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Wafra, un projet agricole tuniso-italien

22. Mai 2026 um 11:14

L’Italie attache une importance cruciale à son partenariat avec la Tunisie dans le secteur agricole, considéré comme l’un des piliers stratégiques de la coopération bilatérale et de la présence italienne en Méditerranée, a déclaré l’ambassadeur d’Italie à Tunis, Alessandro Prunas, lors d’une visite à la nouvelle société italo-tunisienne Wafra Agricole, située dans le gouvernorat de Béja, au nord-ouest du pays.

Le diplomate a cité le projet «Tanit» comme un exemple emblématique de l’engagement italien dans ce secteur. Il l’a décrit comme «le plus grand projet de coopération jamais lancé par l’Italie en Tunisie» et une initiative phare du Plan Mattei visant à renforcer la sécurité alimentaire tunisienne.

Cette visite a permis de mettre en lumière un modèle de collaboration fondé sur l’initiative privée et le transfert d’expertise entre les deux rives de la Méditerranée.

Wafra Agricole est née de la rencontre entre l’entrepreneuse italienne Irene Bonassisa, PDG du groupe Bonassisa, et le dirigeant tunisien Mondher Ben Ayed, fondateur du groupe technologique TMI. Cette coentreprise a pour ambition de développer une agriculture innovante et durable en Tunisie, en s’appuyant sur l’intégration de l’expertise industrielle et l’innovation technologique.

Ce projet associe l’expertise industrielle et juridique du Groupe Bonassisa – entreprise historique des Pouilles active dans les secteurs du pétrole, du gaz et de la sécurité alimentaire – à l’expertise technologique de Ben Ayed, entrepreneur originaire de Sfax et formé aux États-Unis.

L’entreprise a déjà lancé une production agricole sur environ 200 hectares dans la région de Béja, l’une des principales zones céréalières de Tunisie, où elle pratique une agriculture durable basée sur l’irrigation solaire informatisée, la réduction de la consommation d’eau et l’utilisation d’engrais naturels.

«Des entreprises comme Wafra Agricole illustrent la contribution des synergies du secteur privé à la promotion de l’innovation et du développement durable, grâce à l’utilisation de technologies agricoles italiennes, l’échange d’expertise et la valorisation des savoir-faire partagés», a souligné M. Prunas.

I. B. (avec Agenzia Nova).  

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Netanyahu hérisse ses alliés aux Emirats

18. Mai 2026 um 08:52

Le bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a confirmé mercredi 13 mai 2026 que ce dernier avait effectué une visite secrète aux Émirats arabes unis fin mars en pleine guerre contre l’Iran. La divulgation de cette visite par les Israéliens a irrité les Émiratis qui l’ont démentie ! Al-Monitor indique qu’après la révélation de cette visite par les médias israéliens, le bureau du Premier ministre a publié un communiqué confirmant le voyage et le qualifiant de «percée historique dans les relations entre Israël et les Émirats arabes unis».

Imed Bahri

La décision de Netanyahu de révéler cette visite dans un pays voisin de l’Iran en pleine guerre régionale –qui a éclaté suite à la décision conjointe du Premier ministre israélien et du président américain Donald Trump d’attaquer l’Iran le 28 février– semble avoir eu pour but de détourner l’attention de l’opinion publique israélienne de ses difficultés politiques intérieures et de marquer des points politiques avant une campagne électorale cruciale cet automne.

La semaine dernière, les anciens Premiers ministres Naftali Bennett et Yaïr Lapid -ce dernier étant désormais chef de l’opposition- ont formé une alliance, accentuant la pression sur Netanyahu avant les élections prévues en octobre 2026.

Un sondage publié mardi par la chaîne de télévision publique israélienne Kan a révélé que la nouvelle alliance entre Bennett et Lapid, qui est baptisée BeYakhad (Ensemble) est le seul bloc politique actuellement capable de concurrencer sérieusement le Likoud de Netanyahu.

Le sondage indique que si des élections avaient lieu aujourd’hui, l’alliance Bennett-Lapid remporterait 25 sièges, soit un de moins que le Likoud, et serait mieux placée pour former une coalition gouvernementale.

«Un acte irresponsable» 

Un ancien diplomate israélien de haut rang a déclaré à Al-Monitor, sous couvert d’anonymat : «Révéler cette visite était un acte irresponsable. Cela a causé un préjudice considérable aux Émirats arabes unis et à la crédibilité d’Israël auprès de ses alliés, pour un gain politique et médiatique marginal et à court terme». Il a ajouté : «Trahir son allié le plus important dans la région pour un demi-point médiatique est sidérant». Cela a produit l’effet inverse.

Le ministère des Affaires étrangères des Émirats a réagi jeudi par un communiqué inhabituellement ferme niant la visite : «Les allégations concernant des visites non annoncées sont sans fondement, à moins qu’elles ne proviennent des autorités officielles compétentes des Émirats arabes unis». Le communiqué ajoute : «Les Émirats arabes unis affirment que leurs relations avec Israël relèvent de relations publiques menées dans le cadre des accords d’Abraham, bien connus et officiellement déclarés, et ne reposent pas sur des arrangements opaques ou informels».

Un haut responsable israélien, s’exprimant sous couvert d’anonymat au sujet des répercussions de la crise, a déclaré : «Netanyahu est fini là-bas. Ils ont enfin compris à quel point il n’est pas fiable. Depuis le début de la guerre, les relations s’étaient approfondies, et maintenant tout est détruit».

Accords d’Abraham et renforcement des liens

En janvier 2020, à la fin de son premier mandat, Trump a négocié les accords d’Abraham, établissant des relations entre Israël et Bahreïn, le Maroc, le Soudan et les Émirats.

Malgré cette normalisation, les Émirats ont résisté aux pressions visant à inviter Netanyahu pour une visite officielle. Après sa défaite aux élections de 2021, Abou Dhabi a accueilli son successeur Naftali Bennett en décembre de la même année, lui réservant un accueil public chaleureux et une rencontre avec le président émirati Mohammed ben Zayed.

Lapid s’est également rendu aux Émirats en 2021 en tant que ministre des Affaires étrangères, puis y est retourné en 2025 comme chef de l’opposition. Parallèlement, le président israélien Isaac Herzog a effectué plusieurs visites à Abou Dhabi, témoignant du développement des relations bilatérales et sécuritaires.

Après son retour au pouvoir en janvier 2023, Netanyahu a sollicité à plusieurs reprises une invitation aux Émirats, mais ses efforts ont été contrariés par les événements du 7 octobre 2023 et la guerre qui a suivi à Gaza. 

Cependant, la guerre contre l’Iran –notamment l’assassinat de dirigeants clés, les dommages causés aux programmes nucléaire et balistique iraniens et le renforcement de la coopération sécuritaire avec les Émirats– a apparemment amélioré la position de Netanyahu à Abou Dhabi.

Coopération à des niveaux sans précédent

Bien que les Émirats aient publiquement critiqué certaines actions d’Israël contre l’Iran durant le conflit actuel, la coopération en coulisses aurait atteint des niveaux sans précédent.

Israël a déployé ses systèmes de défense aérienne les plus performants aux Émirats ainsi que du personnel militaire afin de contribuer à l’interception des missiles iraniens.

Le Financial Times a également rapporté qu’Israël avait fourni aux Émirats une version de son système de défense aérienne laser Iron Beam.

L’ambassadeur des États-Unis en Israël, le pasteur évangélique Mike Huckabee, a confirmé mardi 12 mai qu’Israël avait envoyé une batterie du système Dôme de fer, ainsi que des technologies de défense avancées et des experts militaires, pour assister les Émirats.

Un diplomate du Moyen-Orient a déclaré à Al-Monitor sous couvert d’anonymat : «Israël a pratiquement mis toutes ses capacités à la disposition des Émirats arabes unis et cela a fonctionné jusqu’à cet acte de vantardise inapproprié»

Tout s’est (momentanément) effondré

Selon un haut responsable israélien : «Ce qui est véritablement inquiétant, c’est que les relations s’étaient renforcées pendant toute la guerre et que la position de Netanyahu aux Émirats s’était même accrue. Il était sur le point de recevoir une invitation officielle pour une visite d’État». Il a ajouté : «Malgré les réserves que Mohammed Ben Zayed avait exprimées à son sujet, il semblait que la glace avait enfin été brisée. Or, tout s’est à nouveau effondré».

L’ancien chef de cabinet de Netanyahu Zeev Agman a réagi au démenti émirati concernant la visite en confirmant qu’il avait accompagné Netanyahu et que l’accueil était exceptionnel. Agman a écrit sur sa page Facebook : «Le Premier ministre a été reçu à Abou Dhabi avec les honneurs. Le cheikh a témoigné un grand respect au Premier ministre et l’a personnellement conduit de l’avion au palais dans sa propre voiture. Les accords conclus lors de cette visite extraordinaire resteront gravés dans les mémoires».

Les fuites médiatiques qui ont incité le bureau de Netanyahu à publier ce communiqué indiquaient également que le chef du Mossad, David Barnea, et le chef du Shin Bet, David Zini, s’étaient rendus aux Émirats pendant la guerre. Barnea s’y était rendu au moins à deux reprises. 

Vendredi, la chaîne de télévision publique Kan a rapporté que le chef d’état-major israélien, Eyal Zamir, s’était lui aussi rendu aux Émirats pendant la guerre pour rencontrer Mohammed Ben Zayed et de hauts responsables de la sécurité émiratie.

Un haut responsable israélien a déclaré : «Après le début des fuites, le bureau du Premier ministre aurait simplement dû garder le silence, comme c’est l’usage dans ce genre de situation. Mais il n’a pas pu s’en empêcher». Il a ajouté : «Les Émirats publient rarement des démentis aussi catégoriques. Cela témoigne de l’ampleur de la colère et du sentiment de trahison. Révéler une telle chose en pleine guerre alors que les Émirats sont en conflit direct avec l’Iran et continueront d’en subir les conséquences par la suite, est inconcevable».

Selon plusieurs sources politiques s’exprimant sous couvert d’anonymat auprès d’Al-Monitor, le cabinet de Netanyahu a tenté d’organiser une visite officielle aux Émirats après la divulgation du voyage. «Ils ont essuyé un refus catégorique, voire un affront», a déclaré une source politique israélienne proche du dossier. «Le simple fait qu’ils aient osé solliciter une visite officielle après tous ces dégâts est sidérant», a ajouté la source.

S’agit-il d’un dommage temporaire ou d’une rupture stratégique ?

Les relations entre Israël et les Émirats ont résisté à de multiples crises régionales et guerres depuis leur normalisation il y a plus de six ans et les deux parties semblaient désireuses de les renforcer davantage. Abou Dhabi avait également manifesté son intérêt pour participer aux efforts de reconstruction et de stabilisation de Gaza. «À l’heure actuelle, ils sont furieux et ne veulent plus entendre parler de Netanyahu», a déclaré la source politique israélienne. «Nous ne pouvons qu’espérer qu’il s’agit d’un dommage tactique et temporaire et non d’une rupture stratégique», a-t-elle ajouté.

Selon des sources diplomatiques à Abou Dhabi, les chances que Netanyahu effectue une visite officielle aux Émirats avant les élections israéliennes d’octobre semblent extrêmement minces. Toutefois, s’il remporte les élections, Mohammed Ben Zayed pourrait se trouver confronté à un dilemme délicat.

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Agriculture | Un système de distribution à réformer en profondeur 

13. Mai 2026 um 08:00

Un verdict sans détour : la chaîne qui relie le champ tunisien à la table du consommateur est grippée. Trop d’intermédiaires, trop peu de régulation, des textes juridiques dépassés et des infrastructures à bout de souffle. Trois experts ont présenté, des pistes de transformation concrètes et chiffrées. 

Latif Belhedi

Il y a quelque chose de paradoxal dans la situation que traverse l’agriculture tunisienne. Le travail est là. La production aussi. Et pourtant, aux deux extrémités de la chaîne, le compte n’y est pas : celui qui cultive peine à en tirer un revenu décent, celui qui achète supporte des prix qui ne reflètent pas la réalité du coût de production. Ce paradoxe, c’est la question centrale qu’a posée Amine Ayed, président de l’IACE, en ouvrant la dixième édition du Tunisia Economic Forum mardi 12 mai 2026, au siège du think tank à Tunis. Un forum qui, depuis une décennie, s’est construit sur le postulat qu’aucune amélioration n’est possible sans l’examen lucide et collectif des défaillances propres à chaque secteur. 

Amine Ayed a tenu à replacer d’emblée le sujet dans sa juste dimension. La modernisation des filières de commercialisation agricole n’est pas une question de logistique ou d’organisation administrative. C’est un enjeu de souveraineté économique. La manière dont une économie fait circuler ce qu’elle produit détermine autant sa richesse finale que sa capacité à la générer.

Or, entre le producteur et l’acheteur final, le système tunisien laisse filer de la valeur à chaque étape : trop d’intermédiaires s’y sont incrustés, le secteur informel y a pris ses aises, la logistique y reste défaillante et les tensions spéculatives y sont récurrentes.

Une approche morcelée

Ce n’est pas un dysfonctionnement sectoriel isolé. C’est un défaut systémique qui érode l’efficacité globale de l’économie, affaiblit sa transparence et mine la confiance de ses acteurs. 

Le président de l’IACE a aussi pointé un travers méthodologique persistant. Les réponses apportées jusqu’ici à ces problèmes ont été parcellaires : les marchés de gros traités séparément des enjeux logistiques, les questions de prix dissociées de celles du commerce informel, les infrastructures pensées hors de tout cadre de gouvernance cohérent.

L’étude présentée lors de ce forum rompt avec cette approche morcelée. Elle propose une lecture d’ensemble, articulée autour de plusieurs scénarios de transformation possibles, avec pour question centrale : comment moderniser ces circuits sans fragiliser les équilibres économiques et sociaux existants ? Car la réforme, a insisté Amine Ayed, est aussi politique que technique. Elle heurte des intérêts en place, bouscule des habitudes ancrées et interroge des rapports de force territoriaux. Elle réclame non seulement des idées, mais de la cohérence dans leur mise en œuvre, une vision à long terme et la volonté effective de les exécuter. 

Trop de marchés, trop peu de contrôle 

C’est Mohamed Hédi Inoubli, à la tête de l’Unité de gestion par objectifs pour la mise à niveau des circuits de distribution des produits agricoles et de la pêche au ministère du Commerce, qui a pris le relais pour cartographier les pathologies du système. Son premier constat est géographique autant qu’institutionnel : la Tunisie compte sept fois plus de marchés que ses voisins algérien et marocain. Cette prolifération, loin d’être un signe de vitalité commerciale, génère une fragmentation qui rend tout contrôle efficace quasi impossible. Elle s’accompagne d’un phénomène de glissement généralisé : les opérateurs débordent de leurs périmètres réglementaires, les rôles se brouillent, et les pratiques monopolistiques ou spéculatives s’y développent en toute impunité. 

La complexité du secteur tient aussi à sa nature intrinsèque. La production agricole est, par définition, variable : d’une saison à l’autre, d’une région à l’autre, les volumes, la qualité et la disponibilité fluctuent de façon significative. Cette instabilité structurelle est aggravée par l’insuffisance chronique du financement agricole, qui empêche les producteurs de valoriser correctement leur récolte, d’atteindre les seuils de volume nécessaires et d’acheminer leur production vers les circuits formels de distribution. Le cadre juridique censé encadrer tout cela est, lui, figé dans le temps. Obsolète, il ne permet plus d’assurer un contrôle commercial opérationnel. 

Face à cette situation, M. Inoubli a présenté le décret n° 47 de 2022 comme le levier réglementaire central de la transformation à engager. Ce texte prévoit plusieurs mécanismes complémentaires. Il rend obligatoire la déclaration des activités commerciales, visant à faire reculer l’économie informelle. Il impose la mise en place de systèmes d’information agréés, permettant une traçabilité numérique de la filière et une connaissance en temps réel des stocks disponibles par l’administration. Il introduit une distinction formelle entre stockage de régulation et stockage spéculatif. Il prévoit enfin un renforcement substantiel des pouvoirs de contrôle et des sanctions applicables. 

Sur le terrain, l’approche repose sur une logique d’expérimentation avant généralisation. Un projet de marché de gros intégré est à l’étude à Béja, couvrant les légumes, les fruits et la volaille. À Sidi Bouzid, un projet pilote de plateforme numérique intégrée a déjà été testé et ses enseignements serviront de base aux futurs déploiements.

Par ailleurs, le système de facturation électronique développé par la Sotumag est d’ores et déjà opérationnel dans treize marchés municipaux. L’objectif est de l’étendre progressivement à l’ensemble des marchés d’intérêt national. Une refonte de la cartographie nationale des marchés est également en préparation, avec pour finalité la suppression ou la fusion des marchés dont la viabilité n’est pas démontrée. Sur ce point, M. Inoubli a rappelé une erreur récurrente des réformes passées : les chevauchements de compétences entre ministères ont souvent constitué le principal obstacle à leur concrétisation. 

Une feuille de route en trois axes 

Ahmed Ben Kheder, consultant auteur de l’étude de l’IACE «Remise en état des circuits de distribution des produits agricoles», a apporté la dimension prescriptive de la journée en détaillant une feuille de route structurée. Son diagnostic préalable confirme et précise ce qui avait été exposé.

La prolifération des intermédiaires est bien la cause première des distorsions de prix, entretenue par une évasion fiscale généralisée et des blocages juridiques tenaces. Les contrats de concession accordés aux gestionnaires de marchés sont trop courts pour déclencher un investissement privé sérieux : aucun opérateur ne s’engagera dans une rénovation coûteuse si le cadre contractuel ne lui garantit pas d’en amortir le coût.

Les communes, de leur côté, manquent cruellement d’expertise technique dans la gestion des circuits de distribution agricole. Les abattoirs se sont progressivement dégradés. Et la procédure d’attribution des concessions, fondée exclusivement sur le critère financier du mieux-disant, écarte de facto les candidats les plus compétents au profit des plus offrants. 

Cette situation n’est pas sans précédent. Entre 2002 et 2008, des chantiers de réhabilitation avaient été lancés. Ils n’ont pas produit les résultats attendus. Faute d’une vision stratégique d’ensemble et de mécanismes de gouvernance adaptés, ces interventions sont restées sans lendemain. La leçon à en tirer est claire selon le consultant : une réforme parcellaire est vouée à l’échec. Seule une approche systémique et cohérente peut produire des effets durables. 

Sa proposition s’organise autour de trois axes. Le premier concerne la professionnalisation de la gestion des marchés. Il s’agit de créer des agences spécialisées et de confier leur pilotage à des gestionnaires compétents, soit par délégation de service au secteur privé, soit par une professionnalisation effective des équipes municipales.

Le deuxième axe vise la qualité des investissements et la création de valeur autour du produit agricole. Concrètement, cela suppose de substituer au critère exclusif de la capacité financière un critère de qualité de service dans la sélection des opérateurs, d’allonger la durée des contrats de concession pour rendre l’investissement attractif, et d’élaborer un cahier des charges de référence servant de socle normatif commun à tous les appels d’offres.

Le troisième axe, de nature transversale, porte sur la gouvernance institutionnelle : clarification des attributions respectives des acteurs centraux et locaux, meilleure articulation entre les niveaux de décision et adoption d’un cadre juridique unifié. 

Pour financer l’ensemble du programme, M. Ben Kheder a recommandé la création d’un fonds national dédié, abondé par les contributions des opérateurs du secteur. Le mode de calcul retenu est significatif : les cotisations seraient assises sur les volumes traités et non sur la valeur des produits, afin d’éviter tout mécanisme inflationniste répercuté sur le consommateur final. Ce fonds serait piloté par une unité de gestion permanente, chargée d’assurer en continu le suivi de la qualité et de la pérennité des infrastructures.

Parallèlement, le consultant a plaidé pour l’émergence de petites entreprises nouvelles aux côtés des opérateurs établis, dans une logique de stimulation concurrentielle susceptible d’élever le niveau général de service. 

La dimension infrastructurelle de la réforme passe aussi par la spécialisation des marchés de gros. Plutôt que des structures généralistes, M. Ben Kheder préconise des équipements dédiés à chaque grande filière : viandes rouges, viandes blanches et produits de la mer bénéficieraient chacun d’infrastructures adaptées à leurs contraintes sanitaires et logistiques spécifiques. Cette spécialisation renforcerait la traçabilité, améliorerait les conditions d’hygiène et élèverait le niveau de professionnalisation de l’ensemble de la chaîne. 

Les effets attendus de ces transformations se déploieraient sur deux registres. Économiquement, elles permettraient de comprimer les distorsions de prix, de réduire significativement le poids du commerce parallèle et de renforcer la compétitivité des filières agricoles tunisiennes.

Socialement, elles agiraient à la fois sur la stabilité des prix à la consommation et sur l’amélioration des conditions de travail de l’ensemble des acteurs qui interviennent tout au long de la chaîne de distribution. 

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Bookingo élargit son offre dans la billetterie maritime

Le voyagiste tunisien basé à Genève vient de finaliser un nouveau partenariat lui permettant d’élargir sa palette d’offres dans le maritime avec les diasporas en ligne de mire.

Bookingo, dirigé par Karim Ayed au départ du marché suisse, se rapproche de Ferry4you, portail de réservation maritime disposant d’une offre commerciale très large.

A travers ce partenariat, Bookingo va diversifier son offre en matière de billetterie maritime et pouvoir offrir aux diasporas de la Suisse romande et de la région frontalière française une plus grande flexibilité de réservation de bateaux toutes compagnies confondues vers la Tunisie mais aussi vers le Maroc, l’Italie, l’Espagne, etc.

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Disparition de Noureddine Ben Ayed : La Tunisie perd l’une de ses grandes figures de la comédie

23. November 2025 um 12:26

L’acteur et humoriste tunisien Noureddine Ben Ayed est décédé ce dimanche 23 novembre à l’âge de 73 ans, laissant derrière lui une empreinte profonde dans la télévision et le théâtre tunisiens.

Le ministère des Affaires culturelles a salué la mémoire d’un artiste qui a su marquer plusieurs générations. Ses rôles populaires, ses sketches devenus cultes et sa présence scénique ont façonné une carrière unanimement saluée.

Un artiste incontournable du petit écran

Figure familière du public tunisien, Noureddine Ben Ayed a traversé plusieurs décennies de création télévisuelle. Il a participé à de nombreuses productions devenues emblématiques, parmi lesquelles Hkayet Mnawar, Khatini (1986), El-Aasifa (1993), Ghada (1994) ou encore El-Hasad (1995).

Son humour spontané, sa gestuelle comique et sa capacité à incarner des personnages populaires lui ont valu une admiration durable, faisant de lui l’un des comédiens les plus appréciés du paysage audiovisuel national.

Un pilier du théâtre et des arts scéniques

Au-delà de l’écran, Noureddine Ben Ayed a laissé une empreinte majeure sur les planches. Son parcours théâtral compte plusieurs pièces à succès, dont Kateb Oumoumi, Awled Lahlel ou encore Darjah Darjah Ya Dorjiha.

Ses sketches cultes — Mosmar Msadded, Hadikat El Hayawénat, entre autres — ont nourri une tradition de comédie populaire qui parlait directement au public, avec un art de la proximité et un sens aigu de l’observation sociale.

Dans son message de condoléances, le ministère des Affaires culturelles a rendu hommage à une figure « marquante » et à une icône de la comédie tunisienne. L’institution a souligné la valeur humaine et artistique de Noureddine Ben Ayed, ainsi que son rôle dans l’enrichissement de la mémoire dramatique nationale.

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Bookingo, ce jeune voyagiste qui monte en puissance sur la Tunisie

En trois ans d’existence, Bookingo, voyagiste tunisien basé à Genève et lancé par Karim Ayed, se fait progressivement une place dans le paysage concurrentiel du tourisme au départ de la Suisse romande.

Bookingo trace sa voie. Ce voyagiste à taille humaine opérant au départ de la Suisse romande et spécialiste de la Tunisie entend conjuguer expertise et proximité avec ses clients, un positionnement qui séduit de plus en plus d’adeptes.

À l’origine du projet, un professionnel aguerri : Karim Ayed, fondateur de Bookingo, affiche plus de 25 ans d’expérience dans le secteur touristique, partagées entre la Tunisie, la France et la Suisse. Une légitimité qui lui permet de mieux maîtriser les attentes d’une clientèle variée, tout en capitalisant sur une connaissance intime de la destination tunisienne.

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Karim Ayed, fondateur de Bookingo, lors de la dernière soirée organisée à Genève.

L’offre de Bookingo se distingue par son amplitude. Le voyagiste propose aussi bien des billets d’avion et de bateau que des séjours en hôtels en Tunisie, sans oublier des formules sur mesure, notamment pour explorer le désert ou pour des séjours de thalassothérapie. Cette diversité traduit la volonté de répondre à plusieurs segments de marché, du voyage standardisé aux expériences plus exclusives. Outre la clientèle touristique traditionnelle, l’agence offre également ses services à la diaspora tunisienne installée dans la région.

Karim Ayed ne veut pas parler de chiffres et de réalisations. Pour lui, les performances se mesurent dans les retours clients et non pas dans le volume d’affaires. « Le plus important pour moi, c’est quand mes clients affichent leur pleine satisfaction dans l’offre que nous lui avons confectionnée », explique-t-il.

Un événement fédérateur à Genève

Le 26 septembre dernier, l’entreprise a marqué un nouveau jalon en organisant à Genève un événement fédérateur sous le slogan «Un petit air de Tunisie à Genève». Clients, partenaires, hôteliers et agences de voyages tunisiennes y ont été conviés pour une présentation de produits et d’opportunités. En associant également la représentation régionale de l’Office National du Tourisme Tunisien (ONTT), Bookingo a inscrit cette initiative dans une démarche de promotion concertée de la destination.

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Les partenaires de Bookingo à la soirée annuelle organisée à Genève à leur intention.

Cet engagement illustre à la fois la maturité grandissante du jeune tour-opérateur et les perspectives prometteuses qui s’ouvrent à lui. Dans un contexte où les voyageurs recherchent davantage d’authenticité et de proximité, Bookingo semble avoir trouvé la formule pour transformer son ancrage tunisien en avantage compétitif durable.

Les partenaires 2025 récompensés par Bookingo:

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Hôtel Royal Karthago Djerba représenté par son directeur général, Riadh Ben Aissa

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Centre Athénée Thalasso Djerba et hôtel Radisson Blu Palace & Thalasso Djerba représentés par son directeur, Kais Nabli.

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L’agence Voyageurs du Désert représentée par son directeur général, Abdelafatteh Mlik.

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L’hôtel Laico Hammamet représenté par son directeur commercial, Moncef Ghenim.

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Tunisian Campers représenté par son fondateur, Mohamed Temimi

-Agence Voyages 2000

-Hôtel Hasdrubal Thalassa & Spa Hammamet

Partenaires institutionnels:

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L’Office national du tourisme tunisien a été partie-prenante de l’opération en la personne de Mohamed Saidi, représentant pour la région.

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Florence Kraft Babel, Présidente ADAPT (Association de développement de projets tuniso-suisses).

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Tunisair à travers Lisa Dessemontet du bureau de la compagnie à Genève.

Les artistes tunisiens de la partie

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Karim Ayed et l’artiste Sofien Safta venu à Genève pour apporter un air de convivialité tunisienne à la soirée.

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Avec le violoniste Rafaat Krir.

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Abderrazak Hamouda, artiste-calligraphe, président de Tunis Art (Association des artistes plasticiens tunisiens en Suisse) et Membre d’Art Club Genève.

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