Normale Ansicht

France – Canicule : trois réacteurs nucléaires mis à l’arrêt

04. August 2026 um 10:06

La vague de chaleur qui touche la France perturbe le fonctionnement du parc nucléaire. EDF a temporairement arrêté trois réacteurs afin de respecter les contraintes environnementales liées à la baisse du débit de plusieurs fleuves.

Ainsi, deux réacteurs de la centrale de Chooz, dans les Ardennes, sont concernés. Le réacteur n°2 est à l’arrêt depuis le 11 juillet, tandis que le réacteur n°1 a été mis hors service samedi soir afin de respecter l’accord franco-belge de 1998 sur la gestion des eaux de la Meuse.

Un troisième réacteur, situé à la centrale de Cattenom, en Moselle, a été arrêté de manière préventive dans la nuit de vendredi à samedi en raison de la diminution du débit de la Moselle… Par ailleurs, plusieurs autres réacteurs font actuellement l’objet d’ajustements temporaires de puissance : Bugey 3, Tricastin 4 ainsi que les deux réacteurs de Saint-Alban, illustrant les difficultés croissantes que les épisodes de chaleur extrême font peser sur le système électrique français.

Dans un communiqué EDF explique que ces décisions visent à préserver un débit d’eau suffisant pour l’ensemble des usagers des fleuves, aussi bien en France qu’en Belgique; sachant que les départements des Ardennes et de la Moselle étaient placés en vigilance jaune canicule.

Rappelons que la France dispose de 57 réacteurs nucléaires, qui assurent près de 70 % de la production nationale d’électricité; et ces installations, implantées à proximité des fleuves ou du littoral, dépendent des ressources en eau pour leur refroidissement.

Lors des épisodes de sécheresse ou de fortes chaleurs, la diminution des débits et l’élévation de la température des cours d’eau peuvent contraindre l’exploitant à réduire la puissance de certains réacteurs, voire à les arrêter temporairement afin de respecter les normes environnementales relatives aux prélèvements d’eau, aux rejets et au réchauffement des rivières.

L’article France – Canicule : trois réacteurs nucléaires mis à l’arrêt est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

La Hongrie redoute une crise énergétique avec l’arrêt de la centrale nucléaire de Parks

03. August 2026 um 09:30

Le Premier ministre de la Hongrie, Peter Magyar, a averti que les prochains jours seraient décisifs pour la sécurité énergétique du pays avec l’arrivée d’une nouvelle vague de chaleur. Alors que pour la première fois depuis près d’un demi-siècle, la centrale nucléaire de Parks est totalement à l’arrêt.

Dans un message publié dimanche 2 août sur Facebook, le chef du gouvernement de Hongrie a indiqué que cette conjonction exceptionnelle risque de soumettre le réseau électrique national à une forte pression, au moment où la demande en électricité devrait atteindre des niveaux très élevés en raison des températures caniculaires.

Dans ce cadre, Peter Magyar a appelé les entreprises, les collectivités locales et les ménages à réduire autant que possible leur consommation d’électricité, en particulier durant les heures de forte demande en soirée; et ce, afin d’éviter une surcharge du réseau.

A cet égard, il déclare que les cinq prochains jours constitueront un véritable test pour la résilience du système énergétique hongrois, confronté simultanément à une hausse de la consommation et à l’arrêt complet de sa principale source de production d’électricité.

Les autorités suivent de près l’évolution de la situation et espèrent que les efforts de sobriété énergétique permettront de préserver la stabilité du réseau jusqu’au redémarrage des installations nucléaires.

L’article La Hongrie redoute une crise énergétique avec l’arrêt de la centrale nucléaire de Parks est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Canicule, nuits tropicales, explosion de la climatisation : l’été 2026 hors norme en Tunisie

29. Juli 2026 um 14:21

L’été 2026 pourrait marquer un tournant dans la manière dont la Tunisie appréhende les effets du changement climatique sur son système énergétique. Entre la multiplication des vagues de chaleur, la hausse spectaculaire de la demande en climatisation et la pression croissante sur le réseau électrique, le pays fait face à des défis qui pourraient devenir récurrents dans les prochaines années.

Dans une déclaration accordée à L’Économiste Maghrébin, en marge du séminaire intitulé « Facing the Energy Crisis: Empowering Tunisian Households to Embrace Solar Energy », organisé avec le soutien de la Fondation Friedrich Naumann Tunisie, l’ingénieur en environnement et spécialiste en énergie Hamdi Hached revient sur les facteurs qui expliquent cette situation exceptionnelle et appelle à accélérer l’adaptation des infrastructures.

Cette rencontre, qui a réuni des experts, des acteurs institutionnels et des professionnels du secteur énergétique, a notamment porté sur les défis actuels liés à la crise énergétique et sur le rôle du photovoltaïque résidentiel comme levier de résilience et de transition énergétique.

Hamdi Hached note que l’année 2026 constitue une rupture dans l’évolution des phénomènes climatiques extrêmes. « En 2026, nous avons connu une situation exceptionnelle à l’échelle mondiale. Près de 62 % des surfaces terrestres ont été touchées par des vagues de chaleur, avec des températures largement supérieures aux normales saisonnières », explique-t-il à L’Économiste Maghrébin.

Cette tendance s’est également manifestée dans la région méditerranéenne et en Europe, où plusieurs épisodes caniculaires se sont succédé sur une période particulièrement courte. « En seulement 40 jours, nous avons enregistré au moins quatre vagues de chaleur importantes, avec des durées relativement longues », précise l’expert.

Au-delà de l’intensité des températures, Hamdi Hached insiste sur un changement majeur dans le calendrier d’apparition de ces phénomènes. « Les vagues de chaleur étaient auparavant principalement associées à l’été. Aujourd’hui, nous observons des épisodes de forte chaleur dès le mois de mai », souligne-t-il.

Une demande électrique dopée par l’explosion de la climatisation

Pour l’ingénieur, la situation énergétique observée en Tunisie durant l’été 2026 n’est pas une surprise totale. Elle résulte d’une accumulation de facteurs climatiques et structurels qui avaient déjà été identifiés depuis plusieurs années.

« Nous avions été alertés depuis 2013-2014 sur le risque d’atteindre une telle situation. La transition énergétique et la nécessité d’investir dans les infrastructures étaient déjà au centre des discussions », rappelle-t-il.

Parmi les phénomènes les plus préoccupants figure celui des « nuits tropicales », caractérisées par une faible diminution des températures durant la nuit. Cette absence de rafraîchissement naturel empêche les bâtiments de retrouver des températures plus supportables et accentue le recours aux équipements de climatisation.

« Normalement, la température doit diminuer pendant la nuit. Mais nous avons connu des nuits où elle est restée autour de 34, 35 voire 36 degrés dans certaines régions, avec des pointes proches de 38 degrés. Le nombre de nuits tropicales prolongées a fortement augmenté », explique Hamdi Hached.

Cette situation a eu un effet direct sur la consommation électrique. Lorsque les températures restent élevées en continu, les climatiseurs fonctionnent plus longtemps et sollicitent davantage le réseau. « Lorsque la chaleur persiste jour et nuit, la consommation des climatiseurs augmente fortement. Cela a provoqué une hausse brutale de la demande électrique », affirme-t-il.

En outre, l’expert souligne que cette demande supplémentaire a entraîné une augmentation significative de la puissance appelée sur le réseau national. « Nous sommes passés d’une capacité de pointe autour de 5 000 mégawatts à une demande supérieure, avec près de 1 000 mégawatts supplémentaires liés essentiellement aux climatiseurs », détaille-t-il.

Un phénomène qui pourrait se reproduire

Ainsi, Hamdi Hached affirme que l’épisode vécu durant l’été 2026 doit être considéré comme un signal d’alerte. Rien ne permet d’affirmer que ces conditions climatiques resteront exceptionnelles.

« Nous n’avons aucune garantie que ce phénomène ne se reproduira pas. Nous n’avons jamais atteint auparavant ce niveau de chaleur », avertit-il.

Cette évolution intervient dans un contexte où le nombre d’équipements de climatisation installés dans les foyers tunisiens continue d’augmenter. « Aujourd’hui, nous comptons environ 2,8 millions de climatiseurs et ce chiffre continue de progresser. Avec la multiplication des épisodes de chaleur, la demande de refroidissement va continuer à augmenter », estime-t-il.

L’expert ajoute également que l’évolution des besoins sociaux pourrait accentuer cette pression. « Certaines catégories sociales qui n’avaient pas accès auparavant à la climatisation pourraient chercher à s’équiper en raison des fortes chaleurs. Cela entraînera mécaniquement une nouvelle hausse de la demande », explique-t-il.

Anticiper plutôt que subir

Face à cette nouvelle réalité climatique, Hamdi Hachad estime que la Tunisie doit changer d’approche et privilégier l’anticipation plutôt que la gestion des crises ponctuelles.

« Ce phénomène est lié à l’évolution du climat de la planète. Il ne faut pas transmettre un mauvais message aux citoyens en leur faisant porter toute la responsabilité. L’enjeu est plutôt de savoir comment se préparer et comment adapter nos infrastructures », insiste-t-il.

Selon lui, les prochaines décisions d’investissement seront déterminantes. « La vraie question est : que devons-nous investir aujourd’hui pour éviter de revivre cette situation demain ? », interroge-t-il.

L’adaptation du système énergétique ne passe pas uniquement par l’augmentation des capacités de production électrique. Elle implique également une transformation profonde des modes de construction et de consommation.

L’efficacité énergétique comme première ligne de défense

Parmi les solutions envisageables, Hamdi Hachad met en avant le développement du « refroidissement passif », qui consiste à concevoir des bâtiments capables de limiter naturellement l’accumulation de chaleur.

« Il faut réfléchir à l’architecture de nos maisons, de nos bâtiments administratifs et de nos infrastructures pour réduire naturellement la chaleur accumulée », explique-t-il.

La végétalisation des espaces urbains constitue également un levier important. « Chaque arbre, chaque espace vert contribue à créer un microclimat. La baisse de température générée permet de réduire la consommation énergétique liée à la climatisation », souligne-t-il.

L’isolation thermique des bâtiments doit aussi devenir une priorité dans les politiques publiques. « Nous devons revoir notre cadre réglementaire et intégrer davantage les techniques d’isolation thermique dans les constructions futures », plaide l’expert.

Enfin, Hamdi Hached insiste sur la nécessité d’une meilleure préparation des citoyens avant les périodes de forte chaleur. « Il faut mettre en place une véritable stratégie de sensibilisation avant la saison estivale, notamment sur la rationalisation de la consommation électrique. Cela ne réglera pas toute la crise, mais cela peut contribuer à limiter les pics de demande » conclut-il.

L’article Canicule, nuits tropicales, explosion de la climatisation : l’été 2026 hors norme en Tunisie est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Tunisie | Lancement d’un projet pour prévenir les décès par noyade

29. Juli 2026 um 12:34

Dns sa politique de communication qui consiste à n’annoncer que des bonnes nouvelles, le ministère de la Santé n’a pas cru devoir communiquer le nombre de décès enregistrés dans les hôpitaux publics suite aux coupures d’électricité pendant la canicule des dix derniers jours (saura-t-on un jour leur nombre exact ?). Elle préfère communiquer sur un vague projet pour prévenir les décès par noyade. On fait ce qu’on peut…

Ce projet intitulé «Sauver des vies face aux crises liées au climat en Tunisie – Projet de prévention des noyades», lancé par le ministère de la Santé, en collaboration avec l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et avec le soutien du gouvernement japonais, vise à renforcer la prévention des accidents aquatiques et à améliorer la formation des sauveteurs.

La coordinatrice du programme, le Dr Henda Chebbi, a expliqué sur les ondes de la radio Mosaïque FM que projet «s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du plan national de prévention des noyades». Il prévoit, entre autres, des sessions de formation pour les sauveteurs ainsi que des activités de sensibilisation du public aux méthodes appropriées pour porter secours aux victimes sans mettre sa propre vie en danger.

Selon Mme Chebbi, l’OMS estime le décès par noyade est «la troisième cause mondiale de décès par traumatisme involontaire et, en Tunisie, de la sixième cause de mortalité, avec une incidence particulière chez les enfants et les jeunes».

Le projet implique plusieurs acteurs nationaux, notamment la Protection civile, le Croissant-Rouge tunisien, les Scouts et les Sauveteurs, dans le but de former le plus grand nombre possible d’instructeurs et de sauveteurs à court terme et de contribuer à réduire le nombre de victimes de noyade, conformément aux objectifs de l’OMS.

L’ambassadeur du Japon en Tunisie, Takeshi Osuga, a déclaré que ce projet «vise à renforcer les capacités de la Tunisie à gérer les risques sanitaires liés au changement climatique, en particulier les noyades et les vagues de chaleur». Le diplomate a émis l’espoir que cette initiative «favorisera le transfert de l’expérience japonaise en matière de gestion des catastrophes et renforcera la capacité de la Tunisie à sauver des vies».

L’article Tunisie | Lancement d’un projet pour prévenir les décès par noyade est apparu en premier sur Kapitalis.

Électricité en Europe : hausse des prix en vue

29. Juli 2026 um 10:15

Les prix de l’électricité en Europe devraient augmenter cette semaine. Une nouvelle vague de chaleur se propageant sur certaines régions du continent, stimulant la demande d’électricité et menaçant de limiter la production du parc nucléaire français.

Des températures supérieures à la moyenne sont prévues dans une grande partie de l’Europe à partir du mercredi 29 juillet. Madrid devrait atteindre 39 °C pendant plusieurs jours. Paris pourrait grimper jusqu’à 38 °C. Tandis que Berlin pourrait connaître des températures allant jusqu’à 37 °C jeudi, selon le service météorologique Vaisala.

Électricité de France (EDF) a déjà averti qu’elle pourrait réduire la production de sa centrale nucléaire de Tricastin à partir du 1er août, les fortes chaleurs du Rhône risquant d’entraîner des restrictions environnementales sur l’eau de refroidissement. Selon Bloomberg, il s’agit du premier signe que la nouvelle vague de chaleur pourrait à nouveau mettre à rude épreuve le réseau électrique européen.

Les vagues de chaleur précédentes de cet été ont démontré à quel point les températures élevées et prolongées ont pesé sur le marché européen de l’électricité. Les centrales nucléaires françaises utilisent l’eau des rivières pour leur refroidissement et la réglementation environnementale limite la quantité d’eau chaude qu’elles peuvent rejeter dans les cours d’eau. Lorsque la température de l’eau augmente, les réacteurs sont parfois contraints de réduire leur puissance pour respecter ces limites.

Par conséquent, les opérateurs anticipent une hausse des prix de l’électricité, mais pas aussi importante que lors de la précédente vague de chaleur. D’après les prévisions de Kpler, le prix de l’électricité de nuit en Allemagne devrait atteindre 265,34 euros par mégawattheure mercredi, contre un niveau déjà élevé de 216,76 euros mardi. En France, les prix de nuit devraient également se maintenir au-dessus de 200 euros par mégawattheure.

La vague de chaleur devrait également accroître la demande en électricité, les ménages et les entreprises ayant davantage recours à la climatisation. Le gestionnaire du réseau électrique français, RTE, prévoit que la demande atteindra environ 55 gigawatts vendredi midi, soit environ 6 gigawatts de plus qu’à la même heure la semaine dernière.

Les centrales nucléaires ne sont pas les seules touchées. Plus tôt cet été, les fortes chaleurs ont également réduit la production de certaines centrales à gaz, contribuant à faire grimper le prix de l’électricité à plus de 500 euros par mégawattheure.

L’article Électricité en Europe : hausse des prix en vue est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Canicule en Europe : quels effets la Tunisie peut-elle réellement subir ?

26. Juni 2026 um 09:13

Alors qu’une vague de chaleur exceptionnelle touche une grande partie de l’Europe, avec des températures inédites enregistrées jusque dans des régions habituellement tempérées, la Tunisie connaît, pour l’heure, des conditions météorologiques relativement plus clémentes.  Cette situation ne signifie toutefois pas que le pays échappe aux conséquences du changement climatique. Selon l’ingénieur environnemental et spécialiste des...

L’article Canicule en Europe : quels effets la Tunisie peut-elle réellement subir ? est apparu en premier sur Business News.

Alors que l’Europe suffoque, la Tunisie se prépare à un été plus chaud

19. Juni 2026 um 13:01

Alors qu’une vague de chaleur exceptionnelle frappe actuellement plusieurs pays d’Europe occidentale, avec des températures dépassant déjà les 40 degrés Celsius en France, la Tunisie devrait connaître un été relativement normal malgré des températures légèrement supérieures aux moyennes saisonnières. C’est ce qu’a indiqué le climatologue et professeur agrégé en géographie Ameur Bahba lors d’une intervention...

L’article Alors que l’Europe suffoque, la Tunisie se prépare à un été plus chaud est apparu en premier sur Business News.

❌