Normale Ansicht

STB: une collecte record, des marges sous pression

24. Juli 2026 um 08:08

La STB a publié ses indicateurs d’activité pour le deuxième trimestre 2026. L’évolution du PNB reflète la pression sur les marges de la banque. Sur les six premiers mois de l’année 2026, le PNB s’est établi à 313,775 MDT, en baisse de 10,4% en glissement annuel.

Cette diminution résulte d’une contraction des produits d’exploitation bancaires de 8,8%, partiellement compensée par une réduction des charges d’exploitation bancaires de 7,3%. Les intérêts perçus ont enregistré une forte baisse de 22,1%, tandis que les commissions en produits sont restées quasi stables (-0,6% ). Les revenus du portefeuille-titres commercial et d’investissement ont augmenté de 17,1%.

Les charges opératoires ont évolué de 7,3% sur la période, atteignant 178,615 MDT. Cette hausse est essentiellement due à l’augmentation de 14,6% des frais de personnel, alors que les charges générales d’exploitation ont diminué de 10,2%. En conséquence, le coefficient d’exploitation est passé de 47,5% à la fin du deuxième trimestre 2025 à 56,92% un an plus tard.

S’agissant des dépôts de la clientèle, ils ont enregistré une hausse substantielle de 1 215,077 MDT, soit une progression de 10,3% en glissement annuel, pour atteindre 12 973,018 MDT. Cette évolution est tirée par l’ensemble des catégories de dépôts. Les dépôts à vue ont augmenté de 7,4%, à 4 623,625 MDT, tandis que ceux d’épargne ont évolué de 7,6%, à 5 155,579 MDT.

Du côté des emplois, l’encours des crédits nets a reculé de 3,17%, passant de 9 094,150 MDT en juin 2025 à 8 805,607 MDT en juin 2026. Cette baisse contraste avec la forte augmentation du portefeuille titres d’investissement, qui a progressé de 20,3%, à 5 032,904 MDT. À l’inverse, le portefeuille titres commercial a diminué de 40,4%, ramenant son encours à 240,691 MDT.

À fin juin 2026, la STB affiche une évolution contrastée de ses principaux postes, caractérisée par une progression notable des ressources collectées et des investissements, mais aussi par une contraction des revenus bancaires. Le résultat semestriel serait plutôt stable par rapport à l’année précédente.

L’article STB: une collecte record, des marges sous pression est apparu en premier sur Managers.

ATB: vers un modèle orienté efficience

23. Juli 2026 um 08:25

L’Arab Tunisian Bank (ATB) a dévoilé ses indicateurs d’activité pour le deuxième trimestre 2026. Au 30 juin 2026, le PNB s’est établi à 179,989 MDT, contre 171,329 MDT à la même période en 2025, soit une progression notable de 5,1%. Pourtant, sur le deuxième trimestre, le PNB a reculé de 4,3%, à 76,108 MDT.

Les produits d’exploitation bancaire ont effet reculé à 355,068 MDT, contre 397,532 MDT un an plus tôt. Les intérêts encaissés ont significativement baissé de 17,5%, à 249,567 MDT. Idem pour les commissions en produits, avec un recul de 2,0%, à 39,492 MDT. Seuls les revenus de portefeuille ont augmenté, totalisant 66,009 MDT. En même temps, il y a eu une réduction plus importante des charges d’exploitation bancaire, de 22,6%, à 175,079 MDT.

Les indicateurs de bilan montrent un ajustement des volumes, que la banque semble mener de manière volontaire pour privilégier la solidité et la rentabilité. L’encours des crédits à la clientèle s’établit à 4 856,034 MDT à fin juin 2026, en repli de 8,6% par rapport à juin 2025. Cette baisse pourrait refléter une politique de sélection plus rigoureuse des dossiers, visant à contenir le risque et à améliorer la qualité du portefeuille.

Parallèlement, les dépôts de la clientèle sont de 6 613,415 MDT, en légère baisse sur un an. Cette contraction est toutefois contrebalancée par une amélioration de la structure du passif. Les dépôts à vue, ressource gratuite, ont progressé de 1,9% pour atteindre 2 265,641 MDT. Les dépôts d’épargne, considérés comme stables, ont enregistré une hausse de 5,5%, s’établissant à 1 934,019 MDT. Cette évolution indique que la banque renforce ses ressources de base, les plus stables et les moins sensibles aux tensions de liquidité.

Globalement, l’ATB cherche à évoluer vers un modèle plus efficient. En maîtrisant ses charges et en optimisant la structure de son bilan, la banque démontre sa capacité à générer une croissance rentable, même dans un environnement de volumes en repli. Cette stratégie, axée sur la qualité et la rentabilité, semble lui offrir une trajectoire de développement solide.

L’article ATB: vers un modèle orienté efficience est apparu en premier sur Managers.

La BIAT franchit le seuil des 23 milliards de dinars de dépôts

22. Juli 2026 um 08:46

Au terme du premier semestre 2026, la BIAT a réaffirmé son leadership. Le PNB s’est établi à 802,723 MDT, affichant une hausse de 1,9% en glissement annuel.

La structure de formation du PNB met en évidence le poids prépondérant des revenus issus des portefeuilles titres et des opérations financières, qui s’élèvent à 399,481 MDT (+8,5% en rythme annuel) et représentent 49,8% du PNB global. La marge sur commissions y contribue à hauteur de 144,875 MDT (18% du PNB), marquant une hausse de 7,7%, tandis que la marge d’intérêts s’établit à 258,366 MDT (32,2% du PNB).

Les charges opératoires de la banque ressortent à 372,266 MDT, s’inscrivant en hausse de 5,0%. Cette évolution s’explique notamment par la progression des frais de personnel (+8,5% à 221,484 MDT), alors que les charges générales d’exploitation connaissent un léger repli de 1,7%, à 124,728 MDT. Le coefficient d’exploitation de la banque ressort ainsi à 46,4%, contre 45,0% à la même date en 2025.

L’encours de dépôts de la clientèle s’est apprécié de 2 071,875 MDT, soit 9,9% en glissement annuel. Les dépôts d’épargne se sont consolidés de 10,3%, à 5 919,469 MDT, tandis que les dépôts à vue ont progressé de 9,4% pour atteindre 10 740,532 MDT.

L’encours de crédits nets enregistre une légère progression de 1,4% pour s’établir à 13 203,525 MDT au 30 juin 2026.

Parallèlement, l’établissement a fortement intensifié le déploiement de son portefeuille titres, qui s’accroît de 14,1% sur douze mois pour atteindre 7 790,868 MDT. C’est une bonne garantie pour la soutenabilité de la profitabilité de la banque à moyen terme, indépendamment de la trajectoire des taux.

L’article La BIAT franchit le seuil des 23 milliards de dinars de dépôts est apparu en premier sur Managers.

BNA: solide dynamique commerciale et résilience opérationnelle

22. Juli 2026 um 08:13

Au terme du premier semestre 2026, la BNA Bank a confirmé sa bonne forme. Les dépôts de la clientèle ont enregistré une progression remarquable de 18,8% sur un an, pour atteindre 15 387,551 MDT. Cette dynamique repose en grande partie sur l’envolée des dépôts à vue, qui ont bondi de 27,0% pour s’établir à 4 734,116 MDT. De leur côté, les dépôts d’épargne conservent une trajectoire ascendante régulière, affichant une hausse de 8,8%, à 4 838,129 MDT. Cette tendance contribue à réduire la part des ressources rémunérées à coût élevé.

Côté crédit, la BNA a maintenu une approche prudente de la distribution du crédit. L’encours net des créances sur la clientèle s’établit à 14 515,906 MDT fin juin 2026, enregistrant une croissance modérée de 4,8% sur douze mois.

En parallèle, la banque a renforcé son encours du portefeuille titres, qui a progressé de 9,1% pour dépasser la barre des 9 777 MDT, porté principalement par de nouvelles souscriptions en bons du Trésor assimilables (BTA).

Cela explique le niveau des revenus du portefeuilles, qui ont totalisé 415,957 MDT, soit 74,4% du PNB de la première moitié de l’année. La marge d’intérêt s’est établie à 63,237 MDT, en repli par rapport aux 84,174 MDt enregistrés sur la même période en 2025.

Sur le plan de l’efficacité opérationnelle, les charges ont connu une hausse contenue de 4,4%, s’établissant à 208,541 MDT. La masse salariale a été particulièrement bien maîtrisée, n’évoluant que de 3,4%, à 146,566 MDT, tandis que les charges générales d’exploitation ont progressé de 9,2% pour atteindre 55,346 MDT.

Les chiffres publiés sont de bon augure pour le résultat semestriel qui, sauf un provisionnement exceptionnel, s’inscrira en hausse.

L’article BNA: solide dynamique commerciale et résilience opérationnelle est apparu en premier sur Managers.

UIB: croissance au rendez-vous

20. Juli 2026 um 13:15

Après un exercice 2025 marqué par les impacts de la baisse du taux directeur et le coût des ressources, l’UIB a affiché une solide première moitié de l’année.

Au second trimestre 2026, le PNB s’est inscrit en hausse de 6,0 % en glissement annuel à 140,701 Mtnd. La banque a pu stabiliser sa marge d’intérêt, qui a évolué de 0,9% à 73,054 Mtnd et a amélioré les commissions nettes (40,201 Mtnd) et les revenus de portefeuille (27,445 Mtnd).

Sur le premier semestre, la hausse du PNB était de 5,7% en rythme annuel. La marge d’intérêt s’est élevée à 146,112 Mtnd, contre 142,181 Mtnd une année auparavant, soit une hausse de 2,8%. Retraité de l’impact de la loi 2024-41 portant amendement au code de commerce de 15,800 Mtnd à fin juin 2026 vs 12,100 Mtnd à fin juin 2025, l’évolution serait de 5%. En chiffres ajustés, l’évolution du PNB aurait été de 6,8% par rapport à juin 2025.

Du côté des dépenses, l’UIB a fait preuve d’une gestion rigoureuse de sa structure de coûts. Les charges opératoires globales n’ont progressé que de 1,6%, s’établissant à 148,238 Mtnd au 30 juin 2026. Les frais de personnel suivent la même tendance avec une hausse contenue de 1,6% à 109,133 Mtnd . Grâce à cette maîtrise combinée à la hausse des revenus, l’efficacité opérationnelle de la banque s’améliore significativement. Le coefficient d’exploitation s’établit en effet à 54,3% à fin juin 2026, contre 56,4% un an plus tôt. Retraité de l’impact réglementaire lié au code de commerce, ce coefficient descend même à un niveau très performant de 51,3%.

Cette orientation positive de l’efficacité a permis permet au Résultat Brut d’Exploitation de progresser de +11,1% (+13% en données retraitées) pour atteindre 125,200 Mtnd au terme de ce premier semestre 2026, contre 112,700 Mtnd à fin juin 2025.

Sur le plan commercial, les dépôts se sont établis à 7 183,567 Mtnd, alors que l’encours net de crédits a totalisé 6 497,908 Mtnd. Il y a une certaine stabilité par rapport à la fin de l’année 2025, traduisant un contexte économique serré et une stricte politique de sélection des risques.

Sur le marché, le titre réalisé un rendement de plus de 32%, témoignant de la confiance des investisseurs. Les chiffres publiés indiquent déjà un bon résultat semestriel en vue.

L’article UIB: croissance au rendez-vous est apparu en premier sur Managers.

CIL: tous les indicateurs au vert

20. Juli 2026 um 12:57

La Compagnie Internationale de Leasing (CIL) a confirmé sa bonne santé financière au terme du premier semestre 2026. Ces performances sont portées par une forte dynamique commerciale. La compagnie a confirmé son statut de valeur de premier plan du secteur du leasing.

Sur la période avril-juin 2026, les mises en force ont augmenté de 14 % en rythme annuel à 130,989 Mtnd. L’activité est notamment portée par les segments Location de voitures (+29 % à 48,974 Mtnd), Agriculture et Pêche (+ 64% à 22,678 Mtnd) et Commerce (+20 % à 17,882 Mtnd). Les approbations ont évolué de 10 % à 131,693 Mtnd, ce qui assure déjà la production du troisième trimestre.

Sur le premier semestre, les mises en force ont gagné 26 % à 234,964 Mtnd, sous l’impulsion des segments de l’Agriculture et Pêche et de la Location des voitures, qui respectivement totalisé 53,739 Mtnd et 89,463 Mtnd. Les perspectives à court terme restent bien orientées puisque les approbations globales de contrats ont elles aussi bondi de 40 % sur le semestre, totalisant 289,510 MDT.

Cette solide activité commerciale s’est directement traduite dans les comptes de la compagnie. Les revenus bruts de leasing affichent une croissance de 14% à 224,473 Mtnd, tandis que les revenus nets s’établissent à 48,758 Mtnd (+14%).

La véritable satisfaction vient de la rentabilité. Le Produit Net de Leasing a enregistré une hausse de 20%, s’élevant à 27,462 Mtnd à fin juin 2026 contre 22,802 Mtnd un an plus tôt. La hausse des charges d’exploitation a été fermement maîtrisée à +9% (8,023 Mtnd), ce qui dénote une amélioration continue de la productivité opérationnelle de la CIL.

Sur le plan bilanciel, la CIL a renforcé sa structure de manière très saine. Bien que le total des engagements ait progressé de 11% pour atteindre 795,394 Mtnd, l’entreprise a réussi le tour de force de réduire le volume de ses engagements classés (créances douteuses) de 1%, les ramenant à 75,199 Mtnd. Cela témoigne d’une politique rigoureuse d’octroi et de recouvrement dans un contexte économique pourtant complexe.

Au vu de ces indicateurs, le rendement de plus de 60% depuis le début de l’année est justifié. Si vous détenez ce titre, préservez-le.

L’article CIL: tous les indicateurs au vert est apparu en premier sur Managers.

Ennakl Automobiles émet une dette obligataire de 60 Mtnd

20. Juli 2026 um 12:52

Il n’est pas commun de voir une société non financière émettre une dette obligataire en Tunisie. Le concessionnaire automobiles, Ennakl, est entré dans ce club fermé en annonçant l’émission d’une dette obligataire de 60 MTND. Le Conseil d’administration dispose d’une autorisation accordée par la dernière Assemblée Générale Ordinaire des actionnaires, tenue le 24 juin 2026, lui permettant d’émettre un montant total de 100 MTND d’emprunts obligataires sur une période d’une année.

L’emprunt est sans recours à l’appel public à l’épargne. Une seule catégorie est proposée aux actionnaires, ayant une valeur nominale de 100 TND, une durée de 5 ans et proposant un amortissement annuel constant au taux de 9,20 % brut.

Les souscriptions à cet emprunt démarreront le 20 juillet 2026 et clôturés, au plus tard, le 31 juillet 2026. La structure de l’actionnariat de la société fait que l’opération aurait déjà été clôturée.

Cette mobilisation de fonds vise à mobiliser les liquidités requises pour le renouvellement des SBLC (Standby Letters of Credit) existantes auprès des intermédiaires agréés, en conformité avec les dispositions de la circulaire n°2026-04 de la Banque Centrale de Tunisie. Elle permettra ainsi au concessionnaire de satisfaire aux nouvelles exigences réglementaires tout en assurant la continuité du financement de ses opérations d’importation.

Le marché financier offre ainsi une solution pour mobiliser les fonds nécessaires pour continuer l’exploitation et c’est l’un des avantages d’être coté en Bourse et d’avoir une structure de capital institutionnelle. Reste à voir si les distributeurs des autres marques opteront pour le même choix, même si c’est compliqué à faire.

L’article Ennakl Automobiles émet une dette obligataire de 60 Mtnd est apparu en premier sur Managers.

La grande mutation des voies pétrolières face au péril iranien est lancée

20. Juli 2026 um 12:36

Au-delà des tensions récurrentes dans le détroit d’Ormuz, le secteur de la logistique pétrolière s’apprête à vivre des transformations structurelles majeures.

 

Soucieux de sécuriser leurs rentes financières face aux risques géopolitiques, les pays exportateurs cherchent à diversifier leurs voies d’acheminement. C’est précisément dans cette optique que l’Irak et la Syrie ont officialisé un accord visant à réhabiliter un oléoduc stratégique, ouvrant ainsi une nouvelle voie de contournement pour l’or noir.

 

Renaissance de l’axe Bagdad-Damas

Bagdad et Damas ont signé cet accord lors d’un sommet de la Chambre de commerce à Washington portant sur les investissements américains en Irak. Les Américains ont capté une marge réelle pour augmenter la production de pétrole et réduire les dépendances vis-à-vis de voisins hostiles.

L’oléoduc s’étend de Kirkouk, dans le nord de l’Irak, jusqu’à la côte méditerranéenne de la Syrie, avec une capacité nominale de 700 000 barils par jour. Il est fermé depuis qu’il a été endommagé lors de l’invasion de l’Irak par les États-Unis en 2003.

Lire aussi : L’Irak confie la relance de Kirkouk aux majors américaines

L’Irak, deuxième plus grand producteur de pétrole de l’OPEP, a lourdement souffert des perturbations du trafic de pétroliers dans le détroit d’Ormuz pendant la guerre entre les États-Unis et l’Iran. Bagdad dépend de sa ville portuaire méridionale de Bassora, sur le golfe Persique, en raison des options limitées d’oléoducs pour acheminer son pétrole vers les marchés mondiaux. La production de pétrole de l’Irak a chuté de plus de 50 % pour atteindre environ 1,9 million de barils par jour en juin, contre environ 4,2 millions de barils par jour en février.

 

Quid de la menace d’infrastructure globale ?

Plusieurs États du Golfe souhaitent étendre la capacité de leurs oléoducs afin de réduire leur dépendance à l’égard d’Ormuz. Les Émirats arabes unis construisent un deuxième oléoduc vers le port de Fujaïrah, sur le golfe d’Oman, ce qui doublerait leur capacité d’exportation en dehors du détroit. L’Arabie saoudite envisage d’étendre de 2 millions de barils par jour son oléoduc menant à la mer Rouge.

Mais si les oléoducs peuvent servir de couverture contre les risques géopolitiques dans le détroit d’Ormuz, ils ne résolvent pas la menace sous-jacente que fait peser l’Iran sur les infrastructures énergétiques de la région. Le problème n’est pas la voie navigable. Les derniers mois ont montré que l’Iran peut utiliser des armes pour attaquer les installations de chargement, les stations de pompage, les stations d’arrivée, ces terminaux ainsi que les unités de stockage de ces oléoducs.

L’article La grande mutation des voies pétrolières face au péril iranien est lancée est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Le pétrole repart à la hausse, le Brent dépasse les 85 dollars le baril

14. Juli 2026 um 08:11

Les prix du pétrole ont augmenté ce matin du 14 juillet 2026 après que Donald Trump a annoncé son intention d’imposer des frais de transit dans le détroit d’Ormuz, à hauteur de 20 % sur toutes les marchandises transportées.

Le blocus des ports iraniens a également repris. Cela a suscité des inquiétudes quant à d’éventuelles perturbations des approvisionnements mondiaux en brut.

 

Lire aussi : Détroit d’Ormuz : Trump propose une sécurité américaine… payante

 

Washington rejette les droits iraniens

Les États-Unis ont rejeté les projets iraniens de percevoir des droits sur les navires transitant par le détroit, jugés illégaux en vertu du droit international. Mais plutôt que d’appeler au retour du détroit à son statut d’avant-guerre, en tant que voie d’eau internationale sans droits, Trump a affirmé que les navires commerciaux tentant le transit doivent désormais verser de l’argent de protection aux États-Unis.

L’Organisation maritime internationale des Nations unies (OMI), qui régule le transport maritime, a déclaré qu’elle s’oppose fermement à la perception de frais pour le passage par les détroits utilisés pour la navigation internationale. Il n’existe effectivement aucun fondement juridique permettant d’introduire des droits obligatoires pour le simple transit par un détroit.

 

Lire également : L’OMI rejette les revendications de l’Iran sur le détroit d’Ormuz

 

Les marchés réagissent

En réaction, le baril de Brent de la mer du Nord, référence internationale, pour livraison en septembre, a grimpé à 84,84 dollars, prolongeant ses gains après avoir bondi de 9,6 % lors de la séance précédente. A la rédaction de ces lignes, il a même dépassé les 85 dollars. La possibilité que le régime iranien se retire du mémorandum d’accord jusqu’après les élections de mi-mandat aux États-Unis a également augmenté, un scénario qui verrait très probablement des prix du pétrole plus élevés plus longtemps.

Ce qui se passe n’est pas une bonne nouvelle pour nos finances publiques. L’impact est direct puisque l’Etat a choisi d’absorber le choc de prix en gardant les prix à la pompe stables d’une part, et en préservant le prix de l’électricité. Ce n’est pas rien, surtout avec cette canicule qui coïncide avec le pic de la consommation. Certes, il y aura des arbitrages à faire et c’est certainement l’investissement public qui en paiera la facture en premier lieu. Pour les entreprises, elles seront certainement rattrapées par l’inflation importée et par les coûts de transport qui ont flambé.

L’économie mondiale a besoin de voir ce conflit prendre fin, car, autrement, il ne faut pas s’offusquer de voir le FMI procéder à une nouvelle révision à la baisse de ses perspectives de croissance en octobre prochain.

L’article Le pétrole repart à la hausse, le Brent dépasse les 85 dollars le baril est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Le taux de l’épargne nationale à 5,3% en 2025

10. Juli 2026 um 10:28

Si le contexte économique demeure serré, c’est qu’il y a certaines difficultés structurelles qui empêchent l’économie de redémarrer. La première d’entre elle est la faiblesse de l’épargne nationale.

Les dernières années étaient décevantes à ce niveau, et nous avons désormais les chiffres de 2025. Un redressement a été observé à 9 471 MTND, en hausse de 1,5 % par rapport à 2024, mais encore en deçà des 9 828 MTND enregistrés en 2023. Cette légère amélioration s’explique par la hausse de l’épargne intérieure, soutenue par la progression de l’activité économique. La croissance du PIB nominal (+8%) était plus rapide que celle de la consommation (+7,4%). À cela s’ajoute la contribution positive du secteur extérieur, notamment à travers l’augmentation des transferts effectués par les Tunisiens résidents à l’étranger, qui ont totalisé 11 445 MTND, soit 6,6% du PIB.

L’épargne de l’Administration Centrale a poursuivi son redressement pour la deuxième année consécutive, sous l’effet d’une progression des recettes propres, notamment fiscales, à un rythme plus soutenu que celui des dépenses de fonctionnement. Ainsi, l’excédent des ressources propres et dons par rapport aux dépenses courantes, (y compris les intérêts de la dette) est passé de 409 MTND en 2024 à 903 MTND en 2025.

Toutefois, par rapport au RNDB, le taux de l’épargne nationale a reculé à 5,3 % contre 5,6 % en 2024.

Globalement, ce niveau demeure faible et n’a permis de couvrir que 9,3% des dépenses d’équipement, contre 4,1% en 2024. D’ailleurs, le taux de financement intérieur de la FBCF, il a connu une baisse, revenant de 38,4% contre 35,4% une année auparavant. L’objectif de 2026 est d’atteindre une épargne de 11 021 MTND, soit un taux d’épargne de 5,7 %.

L’insuffisance de l’épargne intérieure est structurelle, liée notamment à la faiblesse des revenus, à une propension élevée à la consommation et à des déséquilibres budgétaires persistants. Dans ces conditions, le financement de la FBCF continue de dépendre largement des ressources extérieures, notamment à travers l’endettement extérieur et les flux nets d’investissements étrangers. C’est pourquoi l’endettement extérieur demeure vitale pour la croissance économique. Il faut juste l’orienter vers la création de valeur, pas vers les dépenses courantes.

L’article Le taux de l’épargne nationale à 5,3% en 2025 est apparu en premier sur Managers.

Le FMI revoit à la baisse (3%) la croissance mondiale 2026

09. Juli 2026 um 08:29

Le Fonds monétaire international (FMI) a abaissé ses prévisions de croissance pour l’économie mondiale à 3% en 2026, contre une estimation précédente de 3,1% en avril, tout en relevant ses prévisions pour l’année suivante de 3,2 à 3,4%.

De même, le FMI a revu à la baisse ses prévisions de croissance pour le Moyen-Orient et l’Asie centrale pour l’année 2026, les fixant à 0,7% contre 1,9% en avril, tout en augmentant ses prévisions pour l’année 2027 à 6,5% contre 4,6%.

Le Fonds a expliqué que le boom de l’intelligence artificielle a contribué à limiter l’impact de la hausse des coûts de l’énergie provoquée par la guerre, bien que certains pays aient été plus touchés que d’autres. Les cours mondiaux du pétrole ont fortement reculé depuis l’annonce du protocole d’accord entre les États-Unis et l’Iran le mois dernier, avant de repartir à la hausse en raison d’un regain d’incertitude sur les chances de paix.

Ce ralentissement limité montre que les effets de la guerre au Moyen-Orient ont été partiellement compensés par une accélération de la dynamique tirée par la demande dans le cycle technologique mondial, grâce aux développements de l’intelligence artificielle et à l’expansion de ses applications.

Le rapport a ajouté que les prix du pétrole ont augmenté de manière moins brutale que ne le craignaient certains analystes, grâce aux prélèvements sur les réserves stratégiques. Les économies les plus touchées sont les pays importateurs d’énergie qui jouent un rôle mineur dans les chaînes d’approvisionnement mondiales du secteur technologique.

Le FMI a également prévenu que les pleins effets de la crise, qui se sont étendus aux prix des engrais en plus des coûts du carburant, ne se sont pas encore totalement manifestés, soulignant que les risques restent orientés à la baisse. Il a mis l’accent en particulier sur le risque d’une reprise des hostilités militaires, avertissant que la reprise du conflit engendrerait une hausse supplémentaire des prix des matières premières, une volatilité persistante, des pénuries d’approvisionnement et des pressions sur les taux de change.

L’institution financière multilatérale a mis en garde contre une autre possible correction des attentes portées par le secteur technologique, ce qui pourrait peser sur les marchés financiers et compromettre le commerce mondial. Dans un tel scénario, les investissements dans les secteurs à forte intensité technologique pourraient chuter soudainement, et les valorisations élevées des marchés boursiers, en particulier dans les économies exportatrices de technologies d’IA et les marchés où se concentrent les entreprises technologiques, pourraient subir une correction brutale.

L’article Le FMI revoit à la baisse (3%) la croissance mondiale 2026 est apparu en premier sur Managers.

La sous-traitance a généré plus de 16 milliards de dinars en 2025

09. Juli 2026 um 08:15

Un grand nombre d’entreprises industrielles tunisiennes pratiquent la sous-traitance pour le compte de donneurs d’ordre européens, notamment dans le textile et l’électronique. Ce modèle économique repose sur une séparation stricte entre la propriété des matières et la main-d’œuvre. Les donneurs d’ordre étrangers envoient des intrants en Tunisie sans en transférer la propriété. Les usines locales assurent la transformation et/ou l’assemblage et facturent uniquement leurs services, avant de réexporter le produit fini. En 2025, la rémunération de ces services de fabrication fournis par les entreprises tunisiennes a progressé de 10,9%, générant 16,397 milliards de dinars.

Bien que la Tunisie ne soit pas propriétaire de ces flux, l’activité génère des mouvements massifs de marchandises aux frontières. À l’entrée des composants, les importations de matières premières et demi-produits expédiées vers la Tunisie à des fins de fabrication ont augmenté de 6,5%, s’établissant à 21,200 milliards de dinars (soit 24,8% du total des importations totales). Ces flux sont majoritairement composés d’intrants pour les produits manufacturés (51%) et de certains biens de consommation (30,7%).

Une fois la valeur ajoutée tunisienne intégrée, les exportations de ces produits transformés ont progressé de 8,4% pour atteindre 37,6 milliards de dinars. Ce segment représente désormais 59% des exportations totales du pays, et se compose quasi exclusivement de produits manufacturés.

Bien que souvent critiquée pour sa faible valeur ajoutée, la sous-traitance s’impose clairement comme un pilier de résilience indispensable pour l’économie tunisienne. En agissant comme un amortisseur social massif, elle absorbe une main-d’œuvre peu ou moyennement qualifiée, tout en générant des devises essentielles pour la balance des paiements. De plus, ce modèle a favorisé une montée en gamme technologique grâce au transfert de compétences et à l’adoption de normes internationales strictes, dynamisant par ricochet un réseau de PME locales. Si la dépendance vis-à-vis des donneurs d’ordre étrangers reste un point de vigilance, la sous-traitance demeure, en fin de compte, un moteur essentiel qui maintient la Tunisie connectée aux chaînes de valeur mondiales.

L’article La sous-traitance a généré plus de 16 milliards de dinars en 2025 est apparu en premier sur Managers.

Le régime FCR dope les revenus du travail

08. Juli 2026 um 08:46

Parmi les ressources en devises qui ont permis de sauver l’exercice budgétaire et extérieur de la Tunisie, nous trouvons les transferts des Tunisiens résidents à l’étranger (TRE). En 2025, les revenus du travail ont totalisé 11 444,6 MDT, de quoi soulager la pression sur la demande des financements bilatéraux et multilatéraux.

Mais ce que nous oublions souvent, c’est que ces revenus du travail ne sont pas exclusivement du cash. Ils peuvent prendre deux formes de transferts. La première est les apports en espèces, qui comportent les envois de fonds des travailleurs tunisiens à l’étranger (revenu secondaire), et la rémunération des salariés (revenu primaire). La seconde est l’apport en nature, qui comprend entre autres les véhicules importés dans le cadre du régime FCR (Franchise pour changement de résidence).

Les apports en espèces se sont élevés à 8 785,2 MDT, soit 76,8% du total des revenus du travail (83,1% en 2024). Cette évolution a été favorisée par la généralisation des solutions digitales de transfert d’argent qui ont permis d’accroître significativement la rapidité, la fiabilité et l’accessibilité des envois de fonds. Le reste des revenus est constitué d’importation de voitures sous le régime FCR, valorisé à 2 659,4 MDT. Cette formule exonère les TRE des différents droits et taxes douanières.

Leur contribution s’est accrue passant, d’une année à l’autre, de 16,9 à 23,2% du total suite principalement aux effets des mesures mises en œuvre en 2024, accordant des avantages aux Tunisiens résidents à l’étranger. En fait, l’article 24 de la loi de finances 2024 stipule que les Tunisiens résidant à l’étranger peuvent bénéficier d’une exonération totale ou partielle du paiement des droits et taxes exigibles une fois tous les dix ans lors de l’importation ou de l’achat sur le marché local d’une motocyclette, d’une voiture de tourisme ou d’une voiture à usage professionnel, y compris les véhicules tout-terrain, dont le poids total n’excède pas trois tonnes et demie (3,5 t).

La diaspora, dont la taille ne cesse de progresser, joue de plus en plus un rôle stratégique dans le développement économique du pays, en stabilisant la balance des paiements. C’est en partie un retour sur investissement dans l’enseignement et la formation.

L’article Le régime FCR dope les revenus du travail est apparu en premier sur Managers.

Les émissions sur le marché primaire dépassent 501 MDT

08. Juli 2026 um 08:18

À la clôture du premier semestre 2026, le marché primaire affiche une physionomie répétée, marquée par une prédominance des titres de créances. Au total, les émissions s’élèvent à 501,199 MDT fin juin 2026, une baisse globale de 28,5% par rapport à la même période en 2025 (700,560 MDT).

Les émissions de titres de créances ont attient 490,200 MDT, dont 310 MDT mobilisés par les sociétés cotées et 180,200 MDT par celles hors cote. Bien qu’elles soient en repli de 16,84% par rapport au premier semestre 2025, ces émissions représentent plus de 97,8% de l’ensemble de l’activité du marché. L’opération la plus importante est celle à 250 MDT. Il y a aussi Amen Bank et Taysir Microfinance, avec 60 MDT chacune. Le compartiment des Sukuk est resté totalement atone sur cette période, n’enregistrant aucune opération.

Sur la Cote de la Bourse, la tendance majeure en matière de titres de capital ne s’est pas orientée vers l’appel public à l’épargne classique, mais plutôt vers la consolidation interne. L’opération phare de ce semestre est portée par Assurances Maghrebia. La compagnie a procédé à une incorporation de réserves d’un montant de 10 MDT. Cette stratégie reflète la volonté des entreprises cotées de renforcer leur structure financière et de rassurer les actionnaires dans un contexte macroéconomique serré.

Le compartiment Hors-Cote s’est distingué par une opération de restructuration, celle de la Sodek Sicar. La société a réduit son capital d’un montant de 0,548 MDT, matérialisé par l’annulation de 109 760 actions. Puis, une injection en numéraire de 0,999 MDT a été réalisée sans recours à l’appel public à l’épargne. Elle a été intégralement souscrite par un consortium de banques, à savoir la BH Bank, la STB Bank et la BNA Bank.

Face à une conjoncture globale exigeante, les sociétés tunisiennes maintiennent leur préférence pour la dette, un comportement dicté en partie par les règles prudentielles des institutions financières. Cette tendance historique se traduit par une rareté des augmentations de capital et une faible sollicitation des actionnaires.

L’article Les émissions sur le marché primaire dépassent 501 MDT est apparu en premier sur Managers.

❌