Le comité de défense des martyrs Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi a vivement réagi à la condamnation en appel de l’avocat et membre du comité, Me Abdennaceur Aouini, à un an de prison ferme.
Dans un communiqué publié suite au verdict prononcé le 15 juillet 2026 par la chambre correctionnelle de la Cour d’appel de Tunis, le comité dénonce une décision politique et une tentative de museler les voix libres au sein du barreau tunisien.
La même source précise que la Cour d’appel a annulé le jugement de première instance qui avait initialement prononcé un non-lieu en faveur de Me Abdennaceur Aouini pour le condamner à une peine d’un an de prison pour une affaire remontant à plus de dix ans.
Le Comité estime que cette condamnation « est une mesure de représailles face aux positions de Me Aouini concernant le fonctionnement de la justice et les garanties d’un procès équitable, notamment ses déclarations lors de l’assemblée générale consultative des avocats le 1er mai 2026, ainsi que sa participation active à la grève régionale des avocats à Tunis le 19 mai 2026 ».
Dans son communiqué, le comité a réaffirmé sa solidarité indéfectible avec Me Abdennaceur, en commantant : « Sa voix restera haute, libre et forte à travers nous et tous les hommes libres. ».
On notera que de nombreux militants de la société civile ont également exprimé leur pleine solidarité avec Me Abdennaceur Aouini.
La vague de chaleur se poursuit en Tunisie et des températures record ont encore été enregistrés, frôlant la barre des 47°C ce jeudi 16 juillet 2026.
Selon les dernières données publiées par l’Institut National de la Météorologie (INM), on compte 22 villes ayant enregistré uen température supérieure à 42 degrés.
Des pics ont été enregistrés à Medjez El Bab et à Gaâfour avec 46.6°C puis à Béja et à Jendouba avec 45.7°C, à Sejnane & Rjim Maatoug (44.9°C), à Dahmani (44.8°C).
Parmi les villes les plus chaudes on compte aussi Nasrallah (44.6°C), Mateur (44.5°C), Tajerouine (44.4°C), Aïn Bou Saâdia & Métlaoui (44.3°C), Le Kef (43.3°C) et Tozeur (43.0°C).
La Fédération tunisienne de football a décidé de tourner une nouvelle page après l’échec du Mondial 2026. Elle a confié les clés de la sélection nationale à Mouine Chaabani, avec un objectif affiché : inscrire les Aigles de Carthage dans un projet de reconstruction jusqu’à la Coupe du monde 2030.
Le technicien tunisien de 45 ans arrive avec une mission de longue durée et sera entouré d’un staff largement inspiré de celui qui l’accompagnait récemment à la Renaissance sportive de Berkane. Majdi Traoui fera également son retour dans l’environnement de l’équipe nationale en qualité d’adjoint.
Un choix de stabilité après une période d’instabilité
Après plusieurs changements à la tête de la sélection ces dernières années, la FTF a choisi de miser sur un entraîneur national connaissant parfaitement le football tunisien et disposant déjà d’une expérience importante sur la scène africaine.
Le profil de Mouine Chaabani répond à cette volonté de continuité. Ancien défenseur puis entraîneur emblématique de l’Espérance sportive de Tunis, il s’est construit un palmarès solide avec deux Ligues des champions africaines remportées en 2018 et 2019.
Son parcours l’a ensuite conduit à l’étranger, notamment en Égypte et au Maroc, où il a confirmé sa capacité à gérer des équipes ambitieuses en remportant récemment de nouveaux succès avec la Renaissance sportive de Berkane.
Le chantier d’une sélection à reconstruire
Cette nomination intervient dans un contexte délicat pour les Aigles de Carthage. La Tunisie a quitté la Coupe du monde 2026 dès la phase de groupes après trois défaites face à la Suède (1-5), au Japon (0-4) et aux Pays-Bas (3-1), un bilan qui a accéléré la réflexion autour de l’avenir du staff technique.
L’arrivée d’Hervé Renard, choisi dans l’urgence après le départ de Sabri Lamouchi, devait initialement couvrir la période du Mondial. Le technicien français avait ensuite laissé planer le doute sur une éventuelle poursuite de son aventure, en attendant l’évaluation de la Fédération.
Le choix de Chaabani acte finalement une nouvelle orientation : repartir sur un cycle différent, avec un entraîneur appelé à construire dans la durée plutôt qu’à assurer une transition courte.
Objectif 2030 : rebâtir une identité sportive
Avec un contrat courant jusqu’à la prochaine Coupe du monde, Mouine Chaabani aura la responsabilité de préparer les prochaines échéances internationales tout en renouvelant progressivement l’effectif tunisien.
Son défi sera multiple : retrouver une dynamique sportive, renforcer la compétitivité de la sélection et instaurer une identité de jeu capable de replacer la Tunisie parmi les équipes majeures du continent africain.
La Direction générale de la protection civile (DGPC) annonce que les opérations de lutte contre l’incendie déclaré le 13 juillet 2026 au Djebel Boughanem au Kef Ouest se poursuivent .
L’opération est menée sous la supervision de la Commission régionale de lutte contre les catastrophes du Kef, réunissant la Protection civile, l’Armée de l’air, la Direction générale des forêts, la garde nationale ainsi que les autorités régionales et locales, indique la DGPC en affirmant que cette coordination vise à optimiser l’utilisation des ressources humaines et logistiques.
Face à l’impossibilité d’accéder par voie terrestre à certains foyers actifs situés dans des zones montagneuses abruptes, des moyens ont été déployés, notammnt l’intervention d’un hélicoptère de l’Armée de l’air pour effectuer des largages d’eau ciblés sur les zones les plus accidentées avec l’utilisation d’un avion de reconnaissance de la Garde nationale pour suivre en temps réel l’évolution du feu et orienter les équipes au sol.
La Commission régionale de lutte contre les catastrophes assure que tous les moyens humains et matériels restent pleinement mobilisés et que les différentes opérations se poursuivent jusqu’à la maîtrise totale du sinistre, avec un suivi permanent de la situation sur le terrain pour protéger les habitants et leurs biens.
Les deux principaux moteurs des recettes en devises de la Tunisie continuent de soutenir l’économie nationale. Entre les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger (TRE) et les revenus du tourisme, le pays a enregistré 8,43 milliards de dinars d’entrées en devises au 10 juillet 2026, soit près de 390 millions de dinars de plus qu’à la même période de l’an dernier, selon les données de la Banque centrale de Tunisie (BCT).
Près de 390 millions de dinars supplémentaires en un an
Depuis le début de l’année, les recettes combinées des TRE et du tourisme atteignent 8,43 milliards de dinars, contre 8,04 milliards un an auparavant, ce qui représente une progression de 4,83%.
Cette évolution confirme le rôle central de ces deux ressources dans l’apport de devises à l’économie tunisienne, dans un contexte où les besoins de financement extérieur restent élevés.
Les transferts des TRE en tête
Les revenus du travail cumulés en espèces, qui correspondent principalement aux transferts des Tunisiens résidant à l’étranger, totalisent 4,74 milliards de dinars au 10 juillet, contre 4,51 milliards de dinars un an auparavant, soit une hausse de 5,1%.
Ils demeurent la première source de devises du pays, devant les recettes générées par l’activité touristique.
Le tourisme confirme sa bonne dynamique
Les recettes touristiques s’élèvent à 3,68 milliards de dinars, contre 3,52 milliards à la même date en 2025. Elles progressent ainsi de 4,49%, confirmant la poursuite de la reprise du secteur et sa contribution croissante aux ressources en devises.
Sur l’ensemble de l’année 2025, les recettes cumulées du tourisme et des transferts des TRE avaient atteint 16,86 milliards de dinars, en hausse de 6,28% par rapport à 2024.
Le ciel sera dégagé à peu nuageux sur l’ensemble du pays cette nuit en Tunisie, où les températures nocturnes vont atteindre jusqu’à 37 °C.
Selon les dernières prévisions de l’Institut national de la météorologie (INM), la nuit sera calme, marquée par un vent faible à modéré et une mer peu agitée.
Les températures nocturnes vont varier entre 28 °C et 32 °C sur les régions côtières et les hauteurs, et entre 33 °C et 37 °C sur le reste du pays, ajoute l’INM.
La future loi organique sur les structures sportives prend progressivement forme. Réunie mercredi, la Commission de l’éducation, de la jeunesse et des sports de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a poursuivi l’examen du texte en arrêtant plusieurs orientations majeures, notamment sur les critères d’accès aux postes de direction des clubs et les règles de gouvernance.
Des conditions d’accès plus strictes pour les dirigeants
Les députés ont réaffirmé leur volonté d’accélérer l’adoption d’un nouveau cadre juridique destiné à moderniser les structures sportives, renforcer la bonne gouvernance et améliorer durablement les performances du sport tunisien.
À ce titre, ils ont poursuivi l’examen des amendements proposés par les experts auditionnés ces dernières semaines. Les discussions ont principalement porté sur les conditions d’éligibilité aux postes de responsabilité.
La commission s’est notamment prononcée en faveur du maintien de l’exigence de capacité juridique, de la jouissance des droits politiques et civils, ainsi que d’un niveau minimal d’instruction correspondant au baccalauréat ou à un diplôme équivalent. Les députés ont également débattu de l’expérience en gestion requise et de l’opportunité d’introduire des dispositions favorisant une meilleure représentation des femmes dans les instances dirigeantes.
Les étrangers écartés de la présidence des clubs
Autre sujet sensible : la participation des étrangers résidant légalement en Tunisie à la gouvernance des structures sportives. Une majorité des membres de la commission s’est prononcée pour leur permettre d’adhérer aux clubs, mais sans pouvoir accéder aux fonctions de président ou de vice-président.
Les députés ont également confirmé leur attachement au principe interdisant le cumul de responsabilités au sein de plusieurs structures sportives. Ils souhaitent toutefois maintenir l’exception autorisant un responsable d’une fédération sportive à exercer simultanément des fonctions au sein du Comité national olympique tunisien ou du Comité national paralympique tunisien.
Les travaux ont enfin porté sur la répartition des compétences au sein des structures sportives. Une majorité des députés a proposé de supprimer les dispositions relatives au pouvoir disciplinaire et au règlement des litiges, estimant que ces prérogatives doivent relever directement des structures concernées.
L’examen de la proposition de loi se poursuivra lors des prochaines réunions de la commission, avant son éventuelle transmission en séance plénière. Ce texte est appelé à redéfinir en profondeur l’organisation et la gouvernance du sport tunisien, en fixant de nouvelles règles pour les dirigeants, les clubs et les fédérations.
Le Syndicat des Pharmaciens d’Officine de Tunisie (SPOT) hausse le ton face à la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM). Dans un communiqué publié ce jeudi 16 juillet, il annonce qu’il suspendra sa participation à la filière de soins du tiers payant à compter du 1er août 2026 si la CNAM ne respecte pas, d’ici le 31 juillet, l’ensemble de ses engagements financiers et contractuels envers les pharmacies.
Un ultimatum face à des impayés persistants
Le SPOT justifie cette décision par l’accumulation des dettes de la CNAM envers les pharmaciens, une situation qui, selon lui, fragilise fortement les officines et compromet leur capacité à s’approvisionner en médicaments.
Le syndicat affirme que la CNAM n’a pas respecté les engagements pris dans l’accord signé le 15 janvier 2026, malgré les nombreuses réunions et correspondances échangées avec les responsables de la Caisse et du ministère des Affaires sociales.
Il rappelle notamment qu’une réunion organisée le 25 juin avait débouché sur un accord prévoyant le versement de trois tranches financières. Or, une seule tranche aurait été effectivement réglée à ce jour.
Des griefs multiples contre la CNAM
Outre les retards de paiement, le SPOT dénonce plusieurs pratiques qu’il juge contraires à la législation et aux conventions en vigueur. Le syndicat cite notamment le refus de régler certaines factures de pharmaciens, la fermeture de l’ancienne plateforme électronique au profit d’un nouveau système sans période de transition, ainsi que la multiplication des poursuites judiciaires visant plusieurs officines.
Selon le SPOT, ces mesures mettent directement en péril la pérennité des pharmacies et leur capacité à garantir un approvisionnement régulier en médicaments.
Recours en justice et appel au gouvernement
Face à cette situation, le bureau national du syndicat a mandaté son service juridique afin d’engager les procédures judiciaires et administratives nécessaires pour contraindre la CNAM à respecter ses obligations légales et conventionnelles.
Le SPOT appelle également la cheffe du gouvernement ainsi que les ministres de la Santé, des Affaires sociales, du Commerce et des Finances à intervenir en urgence afin de préserver le secteur pharmaceutique et d’assurer la continuité de l’approvisionnement des citoyens en médicaments. Il rappelle que les pharmacies privées constituent, selon ses termes, « un pilier essentiel de la sécurité sanitaire et pharmaceutique nationale ».
Qui dit été dit saison touristique. La question qui se pose est: où en sommes-nous? Avons-nous atteint le nombre maximum pour les réservations d’hôtel malgré la fermeture de certains hôtels qui malheureusement faute de moyens, n’ont plus d’autres choix que de fermer.
Selon les experts du tourisme, pour cette saison touristique, les réservations ont enregistré un retard particulièrement important. Cela s’explique par un décalage sur les marchés européens traditionnels, laissant entendre en grande partie un climat d’incertitude qui a prévalu depuis le mois de février, dans un contexte de guerre au Moyen-Orient.
Toutefois, à cause de conflit Moyen-Orient, de nombreux vacanciers ont différé leurs décisions. Les périodes habituelles de réservation, notamment en mars et en avril, n’ont pas joué leur rôle habituel, et beaucoup d’opérateurs s’attendaient à une forte vague de last minute qui, finalement, n’a pas été au rendez-vous. La saison s’ouvre donc sur des hôtels loin d’afficher complet, même si la situation varie fortement d’un établissement à l’autre.
Mais la question essentielle: est-ce que le last minute peut sauver la saison estivale dans le cas de la Tunisie? Quand on prend l’exemple des bons hôtels, ils restent souvent protégés par leur réputation, leur positionnement, pris en amont par les tour-opérateurs.
Ce qui fait que les tours opérateurs achètent des chambres sur la base du principe du plein pour vide, ce qui garantit une certaine occupation, avec ou sans client final. Contrairement aux établissements moins bien classés ou moins bien positionnés, qui eux, subissent davantage la pression de la concurrence. A savoir, des prix tirés vers le bas et, souvent, qualifiée d’une image dégradée qui finit par rejaillir sur l’ensemble de la destination.
Autre élément important, le problème du prix qui doit également être replacé dans son vrai contexte. Toujours pour le cas de la Tunisie, vendre plus cher peut aussi signifier mieux valoriser la destination et augmenter les recettes en devises. Pour les différents experts du secteur, cette hausse s’explique aussi par des facteurs objectifs : l’inflation, qui a déclenché le coût des denrées et des intrants utilisés par les hôtels, ainsi que les nouvelles charges fiscales introduites par la loi de finances 2025. Les professionnels ont dû répercuter une partie de ces coûts sur les tarifs, ce qui a mécaniquement poussé les prix à la hausse.
Sur le plan des perspectives, le mois de juillet reste malheureusement difficile, mais août et l’arrière-saison suscitent davantage d’optimisme.
Si on compare avec l’année dernière, la Tunisie avait connu une saison en dents de scie, avec un mois de juillet compliqué avant un bon rebond en août, septembre et octobre. Peut-on espérer que cette année le même résultat. Car au final tout n’est pas perdu. Mais une chose est sûre: si la destination reste attractive, une partie du retard peut encore être rattrapée dans les semaines à venir…
Un autre élément qui pourrait sauver cette saison, est le retour de la clientèle russe. Depuis le 14 juillet, des vols charters ont repris vers Monastir, avec un programme porté par les tour-opérateurs Pegas et Biblio Globus Tunisia · en partenariat avec Pyramids Airlines. Le dispositif prévoit sept rotations hebdomadaires, dont cinq depuis Moscou et deux depuis Saint-Pétersbourg, ce qui ne règle pas à lui seul la question des volumes, mais constitue néanmoins un signal positif pour la destination.
Autrement dit, la saison touristique démarre avec un net retard dans les réservations, en raison d’un contexte géopolitique anxiogène qui a poussé de nombreux voyageurs à attendre le dernier moment. Cela nous amène à la réflexion suivante: on se demande si peut-on encore espérer un rebond en août qui compense un été parti trop tard?
Le Syndicat des Pharmaciens d’Officine de Tunisie (SPOT) suspendra le travail avec la filière de soins du tiers payant à partir du 1er août 2026, si la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) ne respecte pas intégralement, avant cette date, ses engagements financiers et contractuels envers les pharmaciens. Dans un communiqué publié jeudi, le SPOT précise que le vendredi 31 juillet en cours est le dernier délai de mise en œuvre de cette filière si la CNAM n’honore pas ses engagements et ne procède pas au paiement des pharmaciens. Le bureau national du SPOT explique que cette décision a été prise puisque les dettes de la CNAM envers les pharmaciens se sont accumulées ce qui a aggravé la crise financière des pharmaciens et a engendré des difficultés d’approvisionnement en médicaments. Selon le syndicat, la CNAM n’a pas respecté ses engagements énoncés dans l’accord signé le 15 janvier 2026 et ce, malgré les multiples correspondances et réunions tenues avec les responsables de la Caisse et du ministère des affaires sociales. Il rappelle notamment qu’une réunion tenue le 25 juin 2026 avait abouti à un accord prévoyant le versement de trois tranches financières, dont une seule a finalement été versée. Le syndicat a également dénoncé ce qu’il considère comme des pratiques contraires à la loi et aux conventions en vigueur, notamment le refus de régler les factures de certains pharmaciens, la fermeture de la plateforme électronique utilisée jusqu’ici et son remplacement par une nouvelle plateforme sans période transitoire, ainsi que la multiplication des poursuites judiciaires visant certaines pharmacies. « Ces mesures menacent la pérennité des officines et leur capacité à assurer l’approvisionnement en médicaments », ajoute le communiqué. Par ailleurs, le bureau national du SPOT a chargé son service juridique d’engager les procédures judiciaires et administratives nécessaires afin de contraindre la CNAM à respecter la loi, les conventions et les engagements conclus, tout en assurant le suivi des dossiers liés aux mesures visant certaines pharmacies. Le syndicat a, en outre, appelé la cheffe du gouvernement ainsi que les ministres de la Santé, des Affaires sociales, du Commerce et des Finances à intervenir en urgence pour sauver le secteur et garantir la continuité de l’approvisionnement des citoyens en médicaments, soulignant que les pharmacies privées constituent « un pilier essentiel de la sécurité sanitaire et pharmaceutique nationale ».
Une figure emblématique du paysage médiatique tunisien vient d’être rattrapée par la justice. Le journaliste et chroniqueur Haythem El Mekki a été condamné en appel à un an de prison ferme, dans une affaire liée à des déclarations sur la…
Le ministère du Commerce et du Développement des exportations a appelé, jeudi, les acteurs des circuits de distribution à respecter les normes régissant le stockage des produits de l’agriculture et de la pêche, pour mieux valoriser la production et la récolte nationales. Le ministère a souligné que le stockage constitue un mécanisme stratégique essentiel pour soutenir la production nationale, favoriser les exportations, garantir la consommation locale et réguler le marché tout au long de l’année, en particulier durant les périodes de soudure saisonnière. Il a rappelé que l’activité de stockage est régie par un ensemble de lois et de procédures qui définissent strictement les règles permettant de distinguer le stockage organisé des pratiques de stockage anarchique ou monopolistique. Pour rester en conformité, les différents intervenants sont tenus de déclarer les locaux de stockage ainsi que les mouvements de stocks, d’assurer l’approvisionnement du marché via les circuits organisés et de respecter les prix légaux en vigueur. Ils doivent également, tenir à jour tous les documents légaux, commerciaux et comptables, notamment les contrats, les registres de stockage, les factures et les bons de livraison. Le département du commerce a ainsi exhorté les professionnels à poursuivre leurs activités normalement et à s’impliquer dans la constitution de stocks régulateurs et stratégiques, les invitant à contacter ses services pour obtenir des clarifications juridiques ou pour résoudre toute difficulté liée à l’exercice de leur activité.
La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a annoncé ce jeudi 16 juillet 2026 la possibilité de recourir à des coupures tournantes d’électricité dans plusieurs régions du pays, en raison de la forte pression exercée sur le réseau électrique national.
Dans plusieurs communiqués publiés successivement sur sa page Facebook officielle, l’entreprise publique a précisé les zones susceptibles d’être concernées par ces interruptions temporaires, qui pourraient intervenir entre 13h00 et 16h00, à des périodes intermittentes, avec un rétablissement du courant sans préavis.
Plusieurs gouvernorats cités
Dans un premier avis, la STEG a indiqué que les coupures pourraient toucher plusieurs secteurs du Grand Tunis et de ses environs, notamment Harairia, Bardo, Manouba, Ezzouhour, El Menzah V, El Menzah, Ariana, El Manar, Mohamedia, Fouchana, La Jedida, Sanhaja et Borj Cédria.
Dans le nord-est, les zones citées comprennent notamment Hammada Tazarka, Mida, Zariba, Mrazka et Somâa.
Dans le nord-ouest, la STEG a mentionné plusieurs secteurs parmi lesquels Ouchtata, Rouhia, Jdéliane, Oued Melliz, Bou Salem, Bou Arada, Amdoun, Touiref et El Majaz.
Quid de Sfax ?
À Sfax, les interruptions pourraient concerner Gremda, Menzel Chaker, Agareb, Tina, la route de Tunis et la route de Mahdia.
Dans le centre-ouest et le sud-ouest, les zones annoncées incluent notamment Regueb, Lajred, Souk Jedid, Chekhar, Nasrallah, Charaïa, Makarim, El Hammar et El Hichria.
La STEG explique que ces coupures préventives pourraient être nécessaires afin de « préserver la sécurité et la pérennité du système électrique », alors que la consommation atteint des niveaux élevés durant cette période de forte chaleur.
Cette mesure intervient dans un contexte de canicule qui touche plusieurs régions tunisiennes, avec une utilisation massive des climatiseurs et des équipements de refroidissement, provoquant une augmentation importante de la demande en électricité.
La société rappelle que ces interruptions sont ponctuelles et dépendent de l’évolution de la charge sur le réseau. Elle appelle également les citoyens à rationaliser leur consommation durant les heures de forte demande, notamment en début d’après-midi.
Hier soir, mercredi 15 juillet 2026, je n’ai pas seulement regardé un match, celui opposant l’Angleterre à l’Argentine dans le cadre des demi-finales de la Coupe du Monde Fifa. J’ai regardé ma fille regarder un match.Grand spectacle, fortes émotions, bouleversements à couper le souffle, et leçons à tirer…
Manel Albouchi
Elle voulait que l’Angleterre gagne. Moi, au fond de moi, mon intuition penchait pour l’Argentine. Ce n’était pas une certitude rationnelle. Ce n’était pas non plus les statistiques ou l’analyse d’une grande connaisseuse de football.
C’était cette petite voix intérieure que nous connaissons tous, celle qui parfois murmure que, dans la vie comme sur un terrain, on peut être dominé sans être vaincu.
90 minutes de mémoire vive
L’Argentine et l’Angleterre se retrouvent en demi-finale. Un rendez-vous chargé d’histoire ; pas seulement deux maillots, mais deux mémoires sportives et politiques différentes.
Dès les premières minutes, le contraste apparaît. L’Angleterre maîtrise son organisation. Elle construit son jeu avec précision, ferme les espaces, organise ses lignes, avance avec une discipline presque architecturale. L’Argentine, elle, cherche. Elle tourne autour, observe, attend la petite ouverture invisible.
La première mi-temps fut un duel de patience… comme un nœud serré. Personne ne veut être celui qui fera le premier pas vers le vide. Puis arrive la 55ᵉ minute : Anthony Gordon ouvre le score pour l’Angleterre. Le stade bascule. Le scénario semble écrit. L’Angleterre n’a pas seulement un avantage au tableau d’affichage. Elle possède désormais quelque chose de plus précieux : le contrôle psychologique du match.
Alors elle se transforme. Elle devient forteresse, un château médiéval. Chaque tacle devient une pierre ajoutée au mur. Jordan Pickford se dresse comme une tour infranchissable. Chaque balle qu’il arrête devient un souffle de survie.
Une équipe peut construire un mur, mais elle doit tenir derrière. Dès lors, l’Angleterre accepte de souffrir, de résister. Elle ne défend pas seulement un but, mais une possibilité de victoire.
L’injustice dans les yeux d’un enfant
Dans le salon, ma fille est concentrée. Elle ne quitte pas l’écran. Je l’observe. Elle ne regarde pas seulement vingt-deux joueurs courir derrière un ballon. Elle regarde l’histoire. Quelques jours auparavant, elle avait vécu le match Argentine–Égypte avec une sensation forte : celle d’une injustice.
Les enfants ont parfois cette capacité étonnante de ressentir avant de comprendre. Elle connaît quelques termes : arbitrage, statistiques… mais n’a pas encore les mots complexes des adultes : stratégie, géopolitique, intérêts des États, rapport de force, droit international. Elle a simplement une impression intérieure : «Ce n’est pas juste.»
Jean Piaget, dans ses travaux sur le jugement moral de l’enfant, a montré que le sentiment de justice se construit progressivement. L’enfant apprend les règles, mais il apprend aussi quelque chose de plus profond : l’équilibre entre les personnes, la réciprocité, le besoin que chacun ait une place.
Alors peut-être que ce soir-là, ma fille ne choisissait pas seulement l’Angleterre. Elle choisissait une réparation. Elle cherchait, à travers ce jeu, à remettre le monde dans un ordre qui lui semblait plus juste.
L’Argentine continue. Elle ne s’effondre pas. Elle revient. Elle insiste. Elle recommence. En Tunisie, nous avons un proverbe : الدوام ينقب الرخام»» (La durée perce le marbre). Il y a dans cette phrase une sagesse qui dépasse le sport. En effet, certaines résistances ne disparaissent pas aussi facilement sous un coup violent. Elles muent pour revenir encore et encore.
Le football nous fait parfois voyager dans un espace que seul le génie peut imaginer. À la 85ᵉ minute, dans une fraction de seconde où le corps semble avoir décidé avant la pensée, Enzo Fernandez égalise sur un service de Lionel Messi. La forteresse n’est pas tombée d’un coup. Elle a simplement révélé la fissure. Puis, à la 90ᵉ+2, Lautaro Martinez donne l’avantage à l’Argentine sur une passe de Messi.
Deux philosophies du courage
Ce match n’opposait pas seulement deux équipes. Il opposait deux manières d’être au monde, deux formes de résistance.
L’Angleterre nous a montré le courage de tenir. Celui de rester debout quand la pression devient presque insupportable. Celui de protéger ce qui compte.
L’Argentine nous a montré le courage de continuer. Celui de croire encore quand le temps semble manquer. La forteresse contre la vague. Le mur contre l’eau.
En regardant les visages autour de moi, dans ce salon de thé populaire, une question n’a pas arrêté de me revenir : et nous ? Quelle place occupons-nous dans ce grand récit mondial ? Nous vibrons pour des drapeaux qui ne sont pas les nôtres ! Nous adoptons des héros qui portent d’autres couleurs ! Nous déposons nos émotions dans des histoires venues d’ailleurs !
Mais peut-être est-ce aussi cela la puissance du sport : il nous permet d’habiter momentanément une histoire plus grande que nous. Il est cet espace transitionnel cher à Winnicott. Une aire où le jeu rencontre la réalité intérieure. Le football est ce bout de terrain vert et blanc avec des limites et des règles précises. Mais il est aussi un espace symbolique où chacun dépose ses attentes, ses frustrations, ses rêves et parfois ses blessures.
C’est peut-être cela qui rend le football universel : il est réel par son score, mais il devient humain par ce que nous y déposons.
Hier, l’Argentine et l’Angleterre n’ont pas seulement joué une demi-finale. Elles nous ont raconté quelque chose sur nous-mêmes. Nous avons tous nos forteresses. Nous avons tous nos moments où le temps semble contre nous. Nous avons tous une minute 90, ce moment où tout peut encore basculer.
Et parfois, juste après avoir cru que tout était terminé, une porte s’ouvre. Pas toujours celle que nous attendions. Mais celle que nous étions peut-être prêts à voir.
La Tunisie intensifie sa percée sur le marché touristique russe avec le lancement, dès le 14 juillet 2026, d’un nouveau programme de vols charters directs reliant Moscou et Saint-Pétersbourg à l’aéroport international Habib Bourguiba de Monastir.
Ce programme, commercialisé par les voyagistes russes Pegas Touristik et Biblio-Globus, doit s’étendre jusqu’au 9 novembre. Il prévoit jusqu’à cinq vols aller-retour hebdomadaires au départ de Moscou et deux au départ de Saint-Pétersbourg, offrant une capacité théorique totale d’environ 1 540 sièges par semaine à destination de la Tunisie.
Ces vols seront assurés par la nouvelle compagnie charter égyptienne Pyramids Airlines, à l’aide d’un Airbus A321-200 configuré pour 220 passagers. Fondée en 2025, la compagnie a réceptionné son premier appareil fin février et a lancé ses opérations commerciales en 2026.
Les autorités et les professionnels du tourisme tunisiens saluent cette initiative, qui marque le retour des vols charters russes après une interruption de cinq ans et témoigne d’une confiance renouvelée envers la destination. Plus précisément, ce nouveau programme concrétise le retour à grande échelle de Pegas Touristik et des flux touristiques organisés d’importance, alors que certaines liaisons directes avaient déjà été rétablies en avril 2025 par Nouvelair, avec deux vols hebdomadaires reliant Moscou et Saint-Pétersbourg à Monastir.
Cette reprise profite principalement aux stations balnéaires de Monastir, Sousse, Mahdia, Hammamet et de la région du Sahel — des zones traditionnellement incluses dans les forfaits «tout compris» destinés aux touristes russes.
Selon les opérateurs tunisiens, ces nouvelles liaisons aériennes devraient stimuler le taux d’occupation des hôtels, les services de gestion de destination, le transport touristique, la restauration et l’artisanat.
Avant la pandémie, le marché russe constituait une source majeure de tourisme international pour la Tunisie. En 2019, le pays a accueilli plus de 633 000 visiteurs russes ; toutefois, ce chiffre est tombé à environ 14 000 en 2024, en raison notamment de la réduction des vols directs et de l’impact de la guerre en Ukraine sur les transports et les paiements internationaux. Ce regain d’activité survient dans un contexte globalement favorable pour le secteur.
Selon le ministère du Tourisme, la Tunisie a franchi pour la première fois le cap des 11 millions de visiteurs en 2025, bien que le nombre de touristes russes soit resté bien inférieur aux niveaux d’avant la pandémie. Pour les autorités, cette nouvelle liaison aérienne constitue une première étape vers la reconquête d’un marché caractérisé par des séjours en hôtel et un nombre élevé de nuitées. La viabilité à long terme du programme dépendra toutefois du taux de remplissage des avions, de la qualité des services offerts et de la capacité des opérateurs tunisiens à maintenir des prix compétitifs face aux autres destinations méditerranéennes prisées des voyageurs russes.
Le frère de l’auteur de l’attentat du 14 juillet 2016 à Nice a été expulsé de France et renvoyé en Tunisie, a annoncé la préfecture des Alpes-Maritimes. Cette mesure intervient dix ans après l’une des attaques terroristes les plus meurtrières de l’histoire récente de la France.
Selon les autorités françaises, l’homme a été interpellé le 9 juillet près de la promenade des Anglais, avant de faire l’objet d’une Obligation de quitter le territoire français (OQTF). Il a ensuite embarqué depuis l’aéroport de Roissy à destination de la Tunisie, où résident toujours ses parents.
Accusé d’occuper illégalement un logement
Les autorités françaises indiquent qu’il était notamment accusé d’occuper illégalement un logement situé à environ 200 mètres de la promenade des Anglais. Au moment de son arrestation, le préfet des Alpes-Maritimes avait assuré que « toutes les mesures administratives et judiciaires nécessaires » seraient prises à son encontre.
Qui était l’auteur de l’attentat de Nice ?
L’attentat du 14 juillet 2016 avait été perpétré par Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, un ressortissant tunisien de 31 ans installé en France. Le soir de la fête nationale française, il avait lancé un camion de 19 tonnes sur la foule rassemblée sur la promenade des Anglais pour assister au feu d’artifice.
L’attaque avait fait 86 morts, dont plusieurs enfants, et plus de 450 blessés. L’auteur avait été abattu par les forces de l’ordre après avoir parcouru près de deux kilomètres au volant du camion.
L’organisation État islamique avait revendiqué l’attentat quelques jours plus tard. Les investigations menées par la justice française ont toutefois établi que Mohamed Lahouaiej-Bouhlel s’était radicalisé rapidement dans les mois précédant l’attaque, tout en préparant minutieusement son passage à l’acte.
Aucune implication annoncée dans l’attentat
Les autorités françaises n’ont pas indiqué que le frère expulsé était impliqué dans l’attentat de 2016. Son éloignement du territoire repose sur une procédure administrative liée à sa situation en France, notamment l’exécution d’une OQTF, et non sur une implication annoncée dans les faits terroristes de Nice.
Cette expulsion intervient dans un contexte où les autorités françaises continuent d’afficher une politique de fermeté à l’égard des étrangers en situation irrégulière ou faisant l’objet de mesures d’éloignement, particulièrement lorsque leur présence suscite une forte sensibilité en raison de leur lien familial avec des auteurs d’actes terroristes.
Alors que la Tunisie fait face à une forte pression sur son réseau électrique, marquée ces derniers jours par des délestages dans plusieurs régions, l’idée de permettre aux ménages de stocker l’électricité produite par leurs panneaux solaires prend de l’ampleur. Le Groupement professionnel des énergies renouvelables a salué les récentes déclarations du directeur général de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), Nafaa Bakkari, concernant l’intégration de solutions de stockage électrique dans les habitations.
Cette prise de position intervient dans un contexte où la résilience du réseau électrique est devenue une priorité nationale, notamment durant les pics de consommation estivaux.
Réduire le déficit énergétique
Selon les déclarations de Bakkari, l’État et l’ANME travaillent dans le cadre d’une stratégie nationale visant à réduire le déficit énergétique en encourageant les énergies renouvelables, en particulier le photovoltaïque, ainsi que le stockage de l’électricité produite. Le responsable a notamment indiqué que les citoyens seraient encouragés à installer des batteries domestiques afin de disposer d’une réserve d’électricité en cas de coupure de courant.
Le Groupement professionnel des énergies renouvelables estime que cette orientation constitue une avancée stratégique susceptible d’ouvrir une nouvelle étape dans le développement de l’autoproduction d’électricité en Tunisie.
L’organisation appelle ainsi l’ANME et la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) à accélérer l’élaboration des cadres techniques et réglementaires nécessaires afin que ce système puisse entrer rapidement en vigueur. L’objectif est de permettre aux particuliers, mais aussi aux entreprises, de stocker l’énergie produite par leurs installations photovoltaïques pour l’utiliser lorsque la production solaire est insuffisante ou lors d’une interruption de l’alimentation électrique.
Améliorer la continuité de l’alimentation électrique
Selon le groupement, l’association entre panneaux solaires et batteries domestiques présente plusieurs avantages. Elle permettrait d’améliorer la continuité de l’alimentation électrique pour les consommateurs, de réduire la pression exercée sur le réseau national durant les heures de pointe et de renforcer la sécurité énergétique du pays.
L’organisation considère également que ce modèle contribuerait à accompagner la transition énergétique tunisienne en augmentant la part de l’électricité produite localement et consommée directement, sans solliciter en permanence le réseau national.
Des incitations financières réclamées
Pour favoriser une adoption rapide de ces équipements, le Groupement professionnel des énergies renouvelables appelle les autorités à mettre en place plusieurs mesures d’incitation.
Parmi les propositions figurent notamment une réduction, voire une exonération, des droits de douane appliqués aux batteries destinées au stockage de l’énergie solaire, ainsi qu’une révision de la fiscalité applicable aux panneaux photovoltaïques afin de diminuer le coût d’investissement pour les ménages et les entreprises.
Le groupement estime qu’une telle politique permettrait d’élargir considérablement le recours à l’autoproduction électrique en Tunisie.
Une orientation cohérente avec les objectifs de l’ANME
Cette évolution s’inscrit dans la stratégie plus large portée par l’ANME pour accélérer le développement des énergies renouvelables. Son directeur général a rappelé à plusieurs reprises que la Tunisie ambitionne d’augmenter fortement la part des énergies renouvelables dans la production nationale d’électricité afin de réduire sa dépendance énergétique et d’améliorer la sécurité d’approvisionnement.
Si le principe bénéficie désormais d’un soutien affiché de l’ANME et des professionnels du secteur, sa concrétisation dépendra désormais de l’adoption rapide des textes réglementaires et des mécanismes de soutien financier qui permettront aux ménages tunisiens de s’équiper en batteries de stockage à un coût accessible.
Le 14 juillet 2026 avait une double portée à La Marsa. À l’occasion de la fête nationale française, la Résidence de France a également accueilli la célébration des 70 ans des relations diplomatiques entre la Tunisie et la France (1956-2026). Au-delà de la commémoration, cette échéance a été l’occasion de rappeler les nouveaux axes d’une relation appelée à évoluer dans un contexte régional et international en pleine recomposition.
Devant les représentants institutionnels et économiques présents, l’ambassadrice de France en Tunisie, Anne Guéguen, a insisté sur la nécessité de construire une relation fondée sur “un partenariat d’égal à égal”, dépassant les héritages historiques pour se concentrer sur les intérêts communs.
Sur le terrain économique, la France reste l’un des principaux partenaires de la Tunisie. “Les échanges commerciaux illustrent cette interdépendance. L’excédent commercial tunisien vis-à-vis de la France a dépassé les 3 milliards d’euros l’année dernière, un niveau supérieur aux recettes touristiques annuelles, qui ont atteint environ 2,4 milliards d’euros”, affirme Anne Guéguen dans son discours.
Cette évolution traduit une transformation progressive du lien économique entre les deux pays. La Tunisie n’est plus uniquement perçue comme une destination touristique ou un marché de proximité, mais comme une plateforme industrielle intégrée aux chaînes de valeur européennes.
Les entreprises à participation française implantées en Tunisie représentent aujourd’hui plus de 170 000 emplois directs. Elles opèrent notamment dans les secteurs des industries mécaniques et électriques, de l’aéronautique, des services numériques et de l’industrie manufacturière. Dans un contexte marqué par la recherche de nouveaux modèles de production plus proches des marchés européens, le pays entend renforcer son positionnement dans le “nearshoring”.
Le capital humain au cœur du partenariat
Au-delà des échanges commerciaux, la coopération franco-tunisienne repose également sur un facteur clé: le capital humain. En effet, la France accueille près de 16 000 étudiants tunisiens, tandis que le réseau d’enseignement français en Tunisie scolarise environ 20 000 élèves. Cette circulation des compétences constitue l’un des piliers de la relation bilatérale. La mobilité reste toutefois un sujet sensible. En 2025, la France a délivré 116 000 visas aux ressortissants tunisiens, avec un taux de refus inférieur à 16%. Pour Paris, cette mobilité participe à la construction d’un espace de coopération fondé sur les liens humains et la double appartenance culturelle.
Dans le domaine de l’innovation, plusieurs initiatives cherchent également à renforcer les passerelles entre les deux pays. Le développement des centres ELIFE à Sidi Bouzid et Tozeur ainsi que les initiatives autour de l’intelligence artificielle témoignent d’une volonté d’accompagner la montée en compétences technologiques de la Tunisie.
Eau, énergie, santé… les nouveaux axes de coopération
La coopération bilatérale s’oriente également vers des secteurs considérés comme stratégiques pour la souveraineté tunisienne. À travers l’Agence française de développement (AFD), l’Institut français et Expertise France, plusieurs projets portent sur la gestion de l’eau, les énergies renouvelables, les infrastructures sanitaires et le développement régional. La transition énergétique figure parmi les priorités. Alors que la Tunisie cherche à réduire sa dépendance énergétique et à accélérer le déploiement des énergies renouvelables, les projets liés au solaire et à l’éolien deviennent un axe majeur de coopération. Dans le domaine de la santé, le soutien aux infrastructures hospitalières, notamment les projets de Gafsa et Sidi Bouzid, s’inscrit dans une logique de réduction des disparités régionales.
Une relation appelée à se redéfinir
Au-delà des symboles, les deux pays cherchent aujourd’hui à adapter leur relation aux nouveaux équilibres internationaux. L’objectif affiché est celui d’un partenariat davantage basé sur la souveraineté, la confiance et les intérêts réciproques. Cette nouvelle approche intervient dans un contexte où la Méditerranée devient un espace stratégique, entre enjeux énergétiques, mobilité, sécurité alimentaire et recomposition des chaînes industrielles. Pour la France, la Tunisie représente un partenaire stable dans la région. Pour la Tunisie, l’enjeu est de transformer cette proximité historique en davantage d’investissements, de transferts technologiques et d’opportunités économiques. Après 70 ans de relations diplomatiques, le défi n’est donc plus seulement de préserver un lien historique, mais de lui donner une nouvelle dimension, adaptée aux défis économiques et géopolitiques des prochaines années.
La vague de chaleur qui frappe actuellement la Tunisie s’accompagne d’une hausse spectaculaire des départs de feu. En seulement vingt-quatre heures, les unités de la Protection civile sont intervenues pour éteindre 210 incendies, un chiffre qui illustre les risques croissants liés aux températures extrêmes et à la sécheresse qui touchent le pays.
Selon le porte-parole de la Protection civile, les agents ont réalisé au total 746 interventions au cours des dernières 24 heures. Outre les incendies, les équipes ont effectué 182 opérations de secours et de sauvetage sur les routes, 322 interventions de secours médical en dehors des accidents de la circulation, 13 interventions sur les plages ainsi que 19 autres opérations dans divers domaines.
Une intense vague de chaleur aggrave la situation
Cette multiplication des incendies intervient alors que la Tunisie connaît depuis le début de la semaine une intense vague de chaleur. Les prévisions météorologiques annoncent un pic vendredi 17 juillet, avec des températures dépassant les normales saisonnières de près de 13°C dans plusieurs régions. Une situation qui accroît fortement le risque d’incendies, notamment dans les forêts, les champs agricoles, les espaces naturels et les abords des routes.
Face à cette situation, la Protection civile appelle les citoyens à adopter des comportements responsables. Elle insiste notamment sur la nécessité de s’assurer que les mégots de cigarettes sont totalement éteints avant d’être jetés et rappelle qu’il est strictement déconseillé de les abandonner dans la nature ou le long des routes. Les autorités invitent également toute personne apercevant un départ de fumée ou un incendie à le signaler immédiatement afin de permettre une intervention rapide.
La végétation devient particulièrement sèche et inflammable
Les spécialistes rappellent que, durant les épisodes de canicule, la végétation devient particulièrement sèche et inflammable. Dans ces conditions, une simple étincelle, un mégot mal éteint, un barbecue mal maîtrisé ou même certains travaux produisant des étincelles peuvent suffire à provoquer un incendie qui se propage rapidement sous l’effet de la chaleur et du vent.
Au-delà des dégâts matériels, ces incendies mobilisent d’importants moyens humains et logistiques, au moment où les services de secours doivent également faire face à une augmentation des interventions liées aux malaises, aux accidents de la route et aux activités estivales sur les plages.
À l’approche de la journée de vendredi, présentée comme la plus chaude de cet épisode caniculaire, les autorités appellent la population à redoubler de prudence. La prévention demeure le moyen le plus efficace pour éviter que la chaleur exceptionnelle de ces prochains jours ne se transforme en une série de catastrophes évitables.
L’Union européenne (UE) accorde 60 millions d’euros à la Tunisie pour soutenir un projet d’économie d’énergie et de réduction d’émission de gaz à effet de serre. Et c’est l’entreprise italienne Rina Consulting qui a été chargée par la Berd de vérifier l’éligibilité technique des projets, l’état d’avancement des interventions et leur performance environnementale.
Rina devra également vérifier les résultats à long terme en mesurant des paramètres tels que les économies d’énergie, la production d’énergie renouvelable, la réduction des émissions de gaz à effet de serre et l’amélioration de l’efficacité de l’utilisation de l’eau, des matières premières et des ressources.
Geff Tunisie — le premier programme de ce type lancé par la Berd en Tunisie — met une ligne de crédit de 60 millions d’euros à la disposition des institutions financières locales. Bien que le document officiel du projet de la Berd fixe le cadre financier à 58,5 millions d’euros (soit environ 200 millions de dinars tunisiens), le conseil d’administration de la banque a autorisé un montant maximal de 60 millions d’euros. Les fonds seront acheminés par l’intermédiaire de banques tunisiennes et d’autres intermédiaires financiers, qui les utiliseront pour accorder des prêts aux entreprises souhaitant acquérir des machines et des technologies performantes dans les domaines de l’efficacité énergétique, des énergies renouvelables, de la préservation de l’eau et de l’utilisation durable des ressources. Le programme vise spécifiquement à soutenir les petites et moyennes entreprises (PME) au sein des chaînes de valeur et à renforcer leur productivité ainsi que leur compétitivité. Le dispositif associe financement, assistance technique et incitations à l’investissement.
Selon le portail opérationnel du programme, les entreprises peuvent bénéficier d’une contribution équivalant à 10 % du montant du prêt éligible une fois le projet achevé et vérifié avec succès. Cette incitation peut atteindre 15 % pour certaines opérations d’adaptation au changement climatique, notamment les mesures d’efficacité hydrique et les systèmes de cogénération performants. Le soutien technique et les incitations sont principalement financés par l’UE, tandis que des ressources supplémentaires provenant du Fonds spécial des actionnaires de la Berd sont allouées pour faciliter l’accès à la finance verte pour les femmes et les entreprises dirigées par des femmes.
Le programme vise ainsi à lever un obstacle majeur à la modernisation écologique du secteur productif tunisien : la difficulté pour les PME d’obtenir des financements abordables pour des investissements environnementaux et énergétiques.