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Tunisie : l’hémorragie des cerveaux coûte des milliards!

13. Mai 2026 um 15:19

La Tunisie fait face à une accélération inquiétante de la fuite de ses compétences. Médecins et ingénieurs quittent le pays par milliers, dans un mouvement qui prend désormais l’allure d’une véritable hémorragie nationale.

Selon les chiffres de Ordre des ingénieurs tunisiens (OIT), environ 6 500 ingénieurs ont quitté la Tunisie en 2024. En 2025, le rythme s’est encore intensifié, atteignant près de 20 départs par jour, soit plus de 7 000 ingénieurs sur une seule année. Les projections pour 2026 dépassent déjà les 8 000 départs annuels si cette dynamique se poursuit.

Le constat est vertigineux : plus de 46 000 ingénieurs tunisiens auraient quitté le pays au cours des dix dernières années, sur un total estimé à 105 000 inscrits à l’Ordre. Autrement dit, une part considérable des compétences techniques du pays s’est progressivement installée à l’étranger.

Le secteur médical traverse une crise tout aussi alarmante. D’après les données relayées par le Conseil national de l’Ordre des médecins, près de 1 300 médecins ont quitté la Tunisie en 2024, principalement vers la France, l’Allemagne et les pays du Golfe. En 2025, les départs dépasseraient les 1 400 médecins, dans un contexte marqué par l’essoufflement de l’hôpital public et la dégradation des conditions de travail.

Lire aussi: La fuite des cerveaux en Tunisie : un diagnostic connu, des réponses encore incomplètes

Pour 2026, les estimations évoquent déjà près de 1 600 départs. Depuis 2021, plus de 6 000 médecins tunisiens auraient quitté le pays, selon plusieurs représentants du secteur.

Derrière ces chiffres, c’est toute la question de l’avenir économique et sanitaire de la Tunisie qui est posée. Car à mesure que les talents s’en vont, le pays voit s’éroder une partie essentielle de son capital humain, formé pendant des années par l’université publique tunisienne.

Une perte économique chiffrée en milliards de dinars !

Sur le plan strictement économique, cette fuite des compétences représente également une perte financière considérable pour la Tunisie. Chaque ingénieur formé dans le système public coûte à l’État plusieurs dizaines de milliers de dinars, tandis que la formation d’un médecin peut dépasser les 100 000 dinars sur l’ensemble de son cursus universitaire et hospitalier. En appliquant ces ordres de grandeur aux flux de départs enregistrés, le manque à gagner devient particulièrement lourd : pour les ingénieurs, les 46 000 départs sur la dernière décennie représenteraient une perte de formation estimée entre 1,4 et 2,7 milliards de dinars, tandis que pour les médecins (plus de 6 000 départs depuis 2021), le coût total avoisinerait les 900 millions de dinars.

Lire également: Fuite des cerveaux : comment arrêter l’hémorragie des médecins tunisiens ?

À cela s’ajoutent les pertes indirectes liées aux impôts non perçus, aux cotisations sociales et à la valeur ajoutée que ces professionnels auraient générée sur le marché national, renforçant encore l’impact structurel de cette hémorragie de compétences sur la capacité du pays à produire de la richesse, à innover et à maintenir la qualité de ses services publics essentiels.

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L’exode des médecins face à un système de santé tunisien défaillant

12. Mai 2026 um 07:25

Un nombre record de jeunes médecins quittent la Tunisie, attirés par de meilleures conditions de travail et des perspectives d’avenir plus prometteuses, ce qui met à rude épreuve le système de santé du pays. (Photo : Diplômés de la faculté de Médecine de Sfax en 2025).

Iyed Hamadi *

En mai 2025, une nouvelle vague de grèves et de manifestations menées par les jeunes médecins tunisiens a révélé l’ampleur de la crise qui frappe le système de santé tunisien. Confrontés à la dégradation de leurs conditions de travail, à des affectations arbitraires et à des critères d’évaluation flous, les médecins se sont mobilisés face à l’inaction persistante du ministère de la Santé, dont les réponses officielles, à l’instar de celles du gouvernement dans son ensemble, ont exacerbé les tensions.

Les hôpitaux tunisiens perdent du personnel, la plupart des jeunes médecins quittant le pays en nombre record : près de 84 % des diplômés en médecine ont fait le choix de partir pour la seule année 2025. Cet exode prive le pays de ses professionnels les plus précieux, alors même que l’État investit massivement dans la formation des médecins. On estime qu’un seul médecin coûte à l’État environ 150 000 dinars tunisiens (environ 50 000 dollars) entre sa première année d’études et l’obtention de son diplôme dans le système d’enseignement public.

Alors que les établissements de santé publique peinent à fournir des soins de qualité, l’État ne s’attaque pas aux causes profondes de cette fuite des cerveaux, aggravant ainsi la crise. Sans solutions concrètes, le personnel médical tunisien, pourtant essentiel, continuera de se réduire comme peau de chagrin.

Évolution des revendications des médecins

Les médecins tunisiens ont formulé de nombreuses revendications à l’encontre du gouvernement. Le point de bascule pour les médecins du pays a été le décès, en décembre 2020, d’un interne en chirurgie de 27 ans, qui a fait une chute de plusieurs étages après avoir utilisé un ascenseur défectueux. Cet incident a suscité une vive indignation face à la vétusté des infrastructures hospitalières, mettant en danger la vie du personnel médical. Un accord a été trouvé avec le gouvernement dans le mois qui a suivi afin d’améliorer la sécurité et les conditions de travail.

Début 2021, les jeunes médecins ont entamé des grèves sporadiques suite à l’échec des réformes. Ce mouvement s’est poursuivi les années suivantes, alimentant la frustration et préparant le terrain pour la mobilisation massive de 2025.

En 2025, les médecins ont commencé à se sentir «exploités», explique le Dr Asma, une jeune interne en dentisterie interrogée par le Tahrir Institute for Middle East Policy (Timep). «Les internes et les résidents sont surmenés et exploités, sans aucun répit… le système les écrase», dit-elle.

Les médecins sont confrontés à de multiples défis : pénurie de personnel et de matériel, installations vétustes et surcharge de travail. «J’ai même dû réaliser des extractions dentaires à la lampe torche de mon téléphone à plusieurs reprises», ajoute le Dr Asma.

Outre les conditions de travail, le principal défi pour les jeunes médecins demeure la faiblesse des salaires et les retards de paiement. Les internes perçoivent environ 1 400 dinars tunisiens (environ 480 dollars) par mois et encore moins pendant leur année de service civil après l’obtention de leur diplôme – une période de service militaire obligatoire pour les médecins – où ils reçoivent entre 750 et 1 200 dinars (environ 250 à 400 dollars). Par ailleurs, les gardes de nuit sont rémunérées en moyenne de 1 à 3 dinars de l’heure, avec des retards de paiement pouvant atteindre un mois.

Le Dr Sonia, médecin dans un hôpital public rural, souligne l’importance d’une augmentation drastique des salaires des médecins afin de leur permettre de vivre dignement.

Alors que la Tunisie continue de faire face à des difficultés économiques, la situation des médecins s’est également dégradée. Ils doivent composer avec une inflation galopante, des pénuries persistantes et des salaires stagnants, à l’instar du reste de la population.

Après des années de promesses non tenues, la réforme structurelle du secteur de la santé est fortement compromise par la politisation du dossier. Les restrictions budgétaires imposées depuis la pandémie et un modèle de gouvernance centralisé ont empêché les hôpitaux de réaliser des améliorations significatives et durables.

La planification et l’allocation des ressources étant concentrées au niveau national et l’autonomie institutionnelle limitée, les hôpitaux régionaux voient leur pouvoir de décision restreint, ce qui engendre une stagnation des structures et des inégalités persistantes.

Promesse d’un nouvel accord

Au printemps 2025, les tensions entre les jeunes médecins et le ministère de la Santé s’intensifient suite au non-respect des engagements pris lors des négociations, entraînant des grèves et des manifestations d’envergure. L’Organisation tunisienne des jeunes médecins (OTJM) reprend alors les négociations avec le ministère, sans succès. La frustration grandit, poussant l’OTJM à appeler à une grève nationale et à une marche en mai. De nombreux médecins y participent, notamment des étudiants en médecine, des internes et des résidents. Un étudiant en quatrième année témoigne : «C’était tellement inspirant de voir tout le monde se rassembler malgré leurs horaires de travail épuisants et leurs examens imminents.»

Le ministère de la Santé réagit en menaçant de représailles : réaffectation aléatoire des postes de stage, retenues sur salaire pour les grévistes et annulation des stages.

En 2025, les responsables du ministère aggravent la situation en menaçant de poursuites judiciaires les représentants de l’OTJM pour organisation des manifestations. Suite à des débrayages successifs de jeunes médecins, le ministère a publié un communiqué exprimant son intention de satisfaire la plupart des revendications des manifestants, en détaillant les mesures proposées telles que des augmentations de salaire et l’amélioration des conditions de travail.

Cependant, en novembre, les tensions se sont ravivées face aux retards du ministère dans la mise en œuvre des réformes promises, entraînant une nouvelle grève nationale. Après une réunion tenue plus tard dans le mois, l’OTJM a suspendu les manifestations suite à une rencontre de conciliation avec le ministère de la Santé et à l’obtention d’assurances concrètes quant à la mise en œuvre des résolutions.

L’exode des médecins

De jeunes médecins ont expliqué à Timep que leur décision de quitter la Tunisie était rationnelle, motivée par la crainte d’une stagnation de carrière et de perspectives économiques limitées. Le Dr Amine, interne en psychiatrie en France, a déclaré : «Dès mon premier jour à l’université, je savais, sans l’ombre d’un doute, que je partirais avant la fin de ma cinquième année d’études.»

Si les facteurs économiques sont au cœur de cet exode, l’évolution professionnelle est tout aussi importante. Le Dr Nada, chirurgienne orthopédiste exerçant actuellement en France, est partie à la recherche de «plus de ressources, d’une formation continue et de réelles perspectives d’évolution». Elle a souligné la difficulté d’acquérir une expérience chirurgicale suffisante pendant son internat et a fait valoir que, pour retenir les médecins, il est nécessaire d’améliorer «les infrastructures et les équipements, de proposer une rémunération plus juste, à la hauteur des responsabilités de la profession, et de mettre en place une culture qui respecte les médecins et protège leur santé mentale».

D’autres spécialisations, comme la radiologie, font également face à des perspectives limitées dans le pays et restent sous-développées, comme l’a souligné le Dr Khaled, interne en radiologie de première année.

Parallèlement, les étudiants qui n’ont pas encore débuté leur internat constatent des problèmes structurels dès leurs stages. Amine, étudiant en cinquième année, a cité la corruption, les pénuries de matériel et le manque de lits, tandis que Rihem, également en cinquième année, s’est inquiété des «injustices subies par les médecins de la part des patients, de leurs familles et du système lui-même».

«Vu la manière dont le gouvernement agit, entre menaces et discours sur notre remplacement par des médecins étrangers, rien ne semble pouvoir enrayer cet exode», a déclaré le Dr Amine.

L’incapacité et le refus de l’État de réformer le système ont fait de la migration un moyen de survie pour les jeunes professionnels. Bien que la Tunisie investisse considérablement dans la formation de ses médecins, leur départ allège la pression salariale sur un système en crise, constituant ainsi un mécanisme discret de réduction des coûts.

Un système de santé au bord de la rupture

L’émigration des médecins et autres professionnels de santé a gravement affecté la capacité du système de santé à fournir des soins de qualité. Alors que la Tunisie perd une part croissante de ses médecins, le système de santé public est le plus durement touché. Nombre de médecins restants se tournent vers le secteur privé, aggravant la pénurie de personnel dans les hôpitaux publics.

Parallèlement, les difficultés économiques que traverse le pays réduisent considérablement l’accès aux services médicaux privés, faisant du système de santé public la seule option pour beaucoup.

Le Dr Sonia a décrit une forte dégradation des conditions dans les hôpitaux publics, soulignant que «des articles de base autrefois considérés comme allant de soi, tels que les gants, les sondes et le désinfectant, sont manquants ou de mauvaise qualité».

Le fort taux de rotation du personnel infirmier et technique – dont beaucoup partent après deux ou trois ans – signifie que les hôpitaux sont «constamment dotés de personnel inexpérimenté». Ce problème ne se limite pas aux médecins, mais concerne tous les professionnels de santé en quête de meilleures perspectives. Ce taux de rotation élevé affecte par conséquent la qualité des soins prodigués, puisque le personnel est constamment formé pour ensuite partir dès qu’il a acquis les compétences nécessaires pour être employable à l’étranger.

Le Dr Sonia a relaté un exemple poignant survenu dans son hôpital : une patiente atteinte d’un cancer de l’endomètre avait besoin d’une IRM, mais a dû attendre six mois pour en obtenir une, faute de quoi elle devait se tourner vers une option hors de prix dans le secteur privé. Son cas aurait pu être facilement guéri par une simple intervention chirurgicale. Au lieu de cela, la maladie est devenue inopérable en raison de métastases importantes. Selon le Dr Sonia, «cette situation aurait pu être facilement évitée si l’IRM avait été réalisée à temps».

Le Dr Mouna, interne en pédiatrie, évoque les conditions de travail dangereuses, expliquant que des agressions de la part de proches de patients sont possibles et qu’«on peut être exposé à la violence sans aucune protection». Elle constate que les réformes promises tardent toujours à se mettre en œuvre, surtout après l’accord de juin 2025. «On nous avait dit que les changements commenceraient fin octobre, mais pour l’instant, rien n’a changé», déplore-t-elle.

Des réformes indispensables pour fidéliser les médecins

Pour faire face à cette crise, une approche globale est nécessaire. Il faut commencer par améliorer la sécurité et les infrastructures des hôpitaux publics afin de garantir un environnement de travail sain.

Parallèlement, il est nécessaire de rétablir la confiance dans le système grâce à des formations transparentes et des critères d’évaluation objectifs.

Il convient également d’améliorer la rémunération des médecins afin de valoriser davantage leur travail.

L’année de service civique obligatoire doit être repensée pour devenir une véritable opportunité professionnelle et non une contrainte.

La mise en œuvre de ces réformes pourrait inciter les médecins tunisiens expatriés à revenir, notamment si le gouvernement met en place un dispositif de réintégration efficace.
En définitive, le système de santé doit placer les patients et les médecins au cœur de ses préoccupations. Des histoires comme celle de Sonia devraient orienter les décisions politiques concernant les chaînes d’approvisionnement, le personnel, la rémunération, la gouvernance, la sécurité et bien d’autres aspects.

Les jeunes médecins constituent l’épine dorsale du système de santé tunisien et ont fait part à maintes reprises de leurs besoins et de leurs préoccupations aux autorités. La solution est simple : il faut les écouter.

Traduit de l’anglais.

* Chercheur associé au Timep, où il travaille sur les migrations et les déplacements de population en Tunisie.

Source : The Tahrir Institute for Middle East Policy.

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Tunisie | Décès du Dr Noureddine Slimane, pionnier de la chirurgie orthopédique

Von: Yusra NY
05. Mai 2026 um 23:32

C’est avec une immense tristesse et une profonde émotion que le Conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom) a annoncé le décès du regretté Docteur Noureddine Slimane, éminent spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologique.

Le Dr Noureddine Slimane était un pionnier de la chirurgie de la colonne vertébrale en Tunisie. Il a su porter avec brio le flambeau de l’excellence académique et médicale, succédant à son illustre prédécesseur, le Pr Mohamed El Kassab.

À la tête de l’Institut Mohamed Kassab d’Orthopédie, il a poursuivi avec dévouement l’œuvre de construction et de modernisation de cette institution de référence et s’est consacré sans relâche au service des patients et à la formation des futures générations de chirurgiens, a indiqué le CNOM ce mardi 5 mai 2026.

Noureddine Slimane a par ailleurs présidé l’Association des parents et amis des handicapés tunisiens (APAHT), qui lui a également rendu hommage ce jour, en regrettant le départ d’un « homme profondément bon, généreux et altruiste ».

Le départ du Dr Slimane laisse un vide immense , mais son héritage scientifique et humain continuera de briller à jamais.

Y. N.

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Médecine en prime time : Samir Elwafi dans le viseur de l’Ordre !

30. Dezember 2025 um 18:23

À force d’inviter des médecins et de traiter de sujets de santé dans ses émissions, Samir Elwafi se retrouve au cœur d’une crispation avec l’Ordre des médecins, qui resserre le contrôle sur les interventions médiatiques des praticiens.


Le Conseil national de l’Ordre des médecins a rappelé, ce mardi, l’obligation pour les praticiens d’obtenir une autorisation préalable avant toute participation aux médias. Une mise au point qui intervient dans un contexte de tension croissante entre l’Ordre et certaines émissions très suivies, au premier rang desquelles celles animées par Samir Elwafi.

L’ordre a insisté sur le caractère impératif de cette procédure, présentée comme une garantie du respect des règles professionnelles et déontologiques. Les médecins souhaitant intervenir dans les médias audiovisuels, écrits ou numériques sont désormais tenus de déposer une demande officielle via l’espace dédié sur le site électronique de l’Ordre, afin qu’elle soit examinée avant toute autorisation formelle.

Le communiqué précise également que le numéro d’autorisation délivré doit obligatoirement être mentionné dans tout contenu diffusé, y compris sur les réseaux sociaux. L’objectif affiché est clair : encadrer strictement les prises de parole publiques des médecins et prévenir toute dérive susceptible de porter atteinte à l’éthique de la profession.

Un programme consacré à la psychiatrie

Derrière cette décision, difficile de ne pas voir une réaction directe à certaines émissions diffusées récemment sur des chaînes privées, et notamment à celles animées par Samir Elwafi, qui invite régulièrement des médecins ou aborde des questions médicales sensibles. Dimanche dernier, un programme consacré à la psychiatrie a particulièrement suscité l’ire de l’Ordre, qui estime que le sujet a été traité d’une manière contraire aux valeurs professionnelles et éthiques de la médecine.

Sans être cité nommément, l’animateur vedette semble ainsi devenir la bête noire de l’Ordre des médecins. Ses émissions, connues pour leur ton direct et leur forte audience, sont régulièrement accusées de brouiller la frontière entre information, spectacle et expertise médicale, en exposant des praticiens à des débats jugés parfois simplificateurs ou sensationnalistes.

Cette sortie ferme de l’Ordre relance un débat récurrent en Tunisie : jusqu’où peut aller la liberté d’expression des médecins dans l’espace médiatique, à l’heure de la multiplication des plateaux télévisés et des contenus numériques dédiés à la santé ? Entre impératif d’information du public et responsabilité professionnelle, la ligne de crête apparaît plus étroite que jamais, surtout lorsque la télévision transforme la médecine en sujet de prime time.

Lire aussi : L’Ordre des médecins impose une autorisation préalable pour toute intervention médiatique

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L’Ordre des médecins impose une autorisation préalable pour toute intervention médiatique

30. Dezember 2025 um 14:33

L’Ordre des médecins a durci le cadre encadrant la présence médiatique des praticiens. Désormais, toute participation à un programme audiovisuel ou numérique devra être soumise à une autorisation préalable du Conseil national, sous peine de manquement aux règles déontologiques.

Le Conseil national de l’Ordre des médecins a rappelé, ce mardi, l’obligation pour les praticiens d’obtenir une autorisation officielle avant toute apparition dans les médias. Cette mesure, annoncée dans un communiqué publié sur la page officielle de l’Ordre, vise à encadrer strictement les prises de parole publiques des médecins.

Une procédure désormais obligatoire

La présidente du Conseil national, Rim Ghacham Attia, a précisé que les médecins souhaitant intervenir dans des émissions de télévision, de radio ou sur des plateformes numériques devront déposer une demande formelle via l’espace professionnel dédié sur le site officiel de l’Ordre. Ces demandes seront examinées avant toute délivrance d’un accord préalable.

L’Ordre a également exigé que le numéro de l’autorisation accordée soit clairement mentionné dans tout contenu diffusé, y compris sur les réseaux sociaux. Cette disposition vise à garantir la traçabilité des interventions et à prévenir toute utilisation abusive du statut médical dans l’espace public.

Un rappel motivé par un dérapage télévisuel

Selon la présidente du Conseil, cette décision fait suite à la diffusion récente d’un programme sur une chaîne privée ayant abordé la psychiatrie d’une manière jugée contraire aux valeurs éthiques et professionnelles de la médecine. L’Ordre estime que ce type de dérive nuit à l’image de la profession et peut induire le public en erreur.

L’Ordre des médecins réaffirme, à travers cette mesure, son rôle de garant de la déontologie et de la responsabilité scientifique dans l’espace médiatique. Il appelle les praticiens à faire preuve de rigueur et de discernement dans leurs interventions publiques, dans le respect des règles professionnelles et de l’intérêt général.

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Tunisie – Résidanat : Une solution digitale qui complique tout ?

17. Dezember 2025 um 09:36

Présentée comme une avancée majeure pour simplifier les démarches des résidents en médecine, la plateforme numérique dédiée au choix des stages se retrouve aujourd’hui au cœur d’une vive contestation. Censée mettre fin aux déplacements obligatoires vers Tunis et instaurer plus d’équité dans l’affectation des stages, la solution digitale mise en place par le ministère de la Santé peine à tenir ses promesses.

Dans un communiqué publié mardi, le ministère de la Santé a annoncé la reprogrammation de l’opération de choix des stages au profit de l’ensemble des résidents inscrits en troisième cycle des études médicales. Cette opération se déroulera à partir du samedi 20 décembre 2025 via la plateforme numérique. Selon le ministère, cette décision vise à garantir le principe d’égalité des chances entre tous les candidats.

En pratique, la situation est tout autre. Dès les premières tentatives d’accès, de nombreux résidents ont signalé des dysfonctionnements techniques récurrents : impossibilité de se connecter, lenteur excessive du système, erreurs lors de la validation des choix ou encore interruptions brutales de la plateforme. Ces problèmes ont plongé des centaines d’étudiants dans un profond désarroi, d’autant que le choix du stage conditionne directement leur parcours professionnel.

Equité dans les choix

Jusqu’à récemment, les résidents étaient contraints de se déplacer physiquement à Tunis pour effectuer ce choix, une procédure lourde, coûteuse et source d’inégalités régionales. La digitalisation de cette étape devait corriger ces déséquilibres. Or, la défaillance de la plateforme a eu l’effet inverse, accentuant le stress et le sentiment d’injustice chez des étudiants déjà soumis à une forte pression académique.

Sur les réseaux sociaux et dans les échanges entre résidents, la colère est palpable. Beaucoup dénoncent une transition numérique mal préparée, lancée sans tests techniques suffisants ni dispositif d’accompagnement efficace. Certains redoutent même que des pannes prolongées n’avantagent indirectement certains candidats au détriment d’autres, remettant en cause l’objectif affiché de transparence et d’équité.

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Tunisie : l’Ordre des Médecins attaque une émission télé pour promotion de pratiques proches de la sorcellerie

09. Dezember 2025 um 14:05
Tunisie : l’Ordre des Médecins attaque une émission télé pour promotion de pratiques proches de la sorcellerie

La polémique enfle autour du programme « Wahch Pro Max », diffusé sur la chaîne El Hiwar Ettounsi, après que la Chambre nationale de l’Ordre des Médecins a annoncé le dépôt officiel d’une plainte contre l’émission. Celle-ci a diffusé une séquence présentant prétendument la possibilité de traiter le cancer par des pratiques assimilées à la […]

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L’Ordre des médecins va attaquer en justice un programme télévisé

09. Dezember 2025 um 10:11

Le Conseil national de l’Ordre des médecins a annoncé qu’il déposera officiellement une plainte contre un programme télévisé ayant diffusé un épisode présentant le traitement du cancer par des méthodes non médicales, mettant en danger la santé des citoyens tunisiens.

Une attaque contre les pratiques non scientifiques

Le Conseil souligne que le traitement du cancer repose sur des médicaments spécifiques et des protocoles cliniques validés par des médecins spécialistes. Ces pratiques sont scientifiquement prouvées et constituent le seul recours sûr pour les patients.

Le programme en question, diffusé dimanche soir sur la chaîne Al Hiwar Ettounsi, a promu le « soin » à base de médecine traditionnelle et de plantes, présenté par un individu sans formation médicale, laissant entendre qu’il pourrait remplacer les traitements conventionnels.

Violation de l’éthique médicale

Le Conseil National de l’Ordre des Médecins de Tunisie, a publié, aujourd’hui un communiqué précisant que ces contenus, souvent présentés sans encadrement scientifique ni avertissement, désorientent le public et peuvent retarder le diagnostic ou le traitement de maladies graves.

Le Conseil dénonce par ailleurs, la promotion de la tradithérapie dans les médias comme alternative ou substitut à la médecine fondée sur les preuves, estimant que la présentation de telles pratiques, sans encadrement scientifique rigoureux ni avertissement clair, induit le public en erreur, banalise des méthodes non validées et expose les citoyens à des retards diagnostiques ou thérapeutiques parfois graves.

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Tunisie : Les jeunes médecins gèlent leur mouvement après un accord avec la Santé

26. November 2025 um 18:44

Les jeunes médecins ont annoncé ce mercredi la suspension de toutes leurs actions de protestation, y compris la grève prévue le 8 décembre. La décision intervient après une séance de conciliation tenue au ministère de la Santé, en présence des représentants institutionnels du secteur.

L’accord porte sur les principaux points de discorde ayant alimenté la contestation des médecins résidents.

Déroulé de l’accord et avancées obtenues

Au terme de la réunion présidée par le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, et réunissant la présidence du Conseil de l’Ordre, les doyens des quatre facultés de médecine et une délégation de négociation de l’Organisation tunisienne des jeunes médecins, plusieurs engagements concrets ont été actés.

Le dossier du service civil a constitué la principale avancée. Une liste comprenant 53 maladies donnant droit à une exemption a été arrêtée, mettant fin à un long désaccord. Par ailleurs, 17 situations d’urgence permettant le rapprochement du lieu d’affectation au domicile ont été définies, tandis que les critères sociaux encadrant ce rapprochement seront finalisés avant la fin de la semaine.

Concernant les gardes et astreintes, des progrès ont été enregistrés dans le règlement des arriérés dus aux personnels de santé dans les hôpitaux publics. Le ministère a également mis en place une application dédiée permettant de signaler les retards de paiement, avec un délai plafond fixé à deux mois pour le traitement des réclamations.

Réactions et perspectives salariales

Sur le plan salarial, l’Organisation a obtenu la reconnaissance d’une augmentation spécifique destinée aux médecins résidents, distincte des mécanismes de revalorisation prévus dans le projet de loi de finances 2026 pour la fonction publique. Une nouvelle séance de négociation est programmée à la mi-décembre avec la présidence du gouvernement et le ministère des Finances afin de fixer le montant définitif de cette hausse.

L’Organisation propose une augmentation d’environ 400 dinars par mois, avec une entrée en vigueur prévue au 1er janvier 2026. Cette perspective a contribué au climat d’apaisement ayant permis la suspension du mouvement.

Ces derniers mois, les jeunes médecins avaient multiplié les actions protestataires en raison de tensions liées aux affectations obligatoires, aux conditions de travail dans les hôpitaux publics, au non-paiement régulier des gardes et à la stagnation salariale. Le secteur souffre par ailleurs d’une fuite croissante vers l’étranger et d’un déficit structurel de ressources humaines.

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Tunisie : 200 à 250 médecins quittent l’hôpital public chaque année

20. November 2025 um 18:21

Le ministère de la Santé engage une nouvelle phase de transformation numérique visant à réduire les inégalités d’accès aux soins. Le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, a confirmé que les autorités misent désormais sur l’intégration accélérée de la technologie et de l’intelligence artificielle pour renforcer la qualité des services et offrir aux citoyens, notamment dans les zones intérieures, des prestations médicales avancées disponibles en continu.

Selon lui, le développement de la télé-radiologie et l’ouverture des services de scanner 24h/24 constituent un tournant majeur pour les hôpitaux régionaux souvent confrontés au manque de spécialistes. L’objectif est clair : permettre aux patients de bénéficier d’un diagnostic rapide, fiable et disponible à distance, même en dehors des horaires habituels.

Parallèlement, la généralisation de la télémédecine doit faciliter l’accès à des spécialités rares comme la pédopsychiatrie, la dermatologie, les maladies métaboliques ou encore la rhumatologie. Un changement qui devrait réduire les déplacements coûteux et améliorer la prise en charge dans les gouvernorats éloignés des grands pôles hospitaliers.

Ces réformes s’inscrivent dans la vision du chef de l’État visant à bâtir un système de santé plus équitable et plus performant, fondé sur l’usage des technologies émergentes. Le ministre rappelle que les hôpitaux tunisiens ont déjà entamé l’adoption de la chirurgie robotique et que l’intelligence artificielle est désormais utilisée dans plusieurs processus de diagnostic, renforçant la confiance des patients dans la qualité des soins.

Sur le plan des ressources humaines, le ministre a souligné que le secteur public accueille chaque année entre 900 et 1000 nouveaux médecins. Toutefois, les départs annuels – liés au départ à la retraite ou à la migration – atteignent 200 à 250 praticiens, un écart qui impose, selon lui, de nouvelles politiques de fidélisation. Les priorités portent notamment sur l’amélioration du cadre de travail, le renforcement du plateau technique, l’accès à des équipements modernes et la mise en place d’une formation continue adaptée aux évolutions technologiques.

Avec ces mesures, le ministère espère non seulement moderniser les infrastructures mais aussi préserver les compétences médicales face à un contexte mondial très concurrentiel.

Lire aussi : Tunisie – Crise sanitaire : Entre fuite des médecins et colère syndicale

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Jeunes médecins : La grève maintenue après l’échec des négociations

18. November 2025 um 18:38

Les négociations tenues mardi entre l’Organisation tunisienne des jeunes médecins et le ministère de la Santé n’ont débouché sur aucun compromis, malgré la présence de représentants de la présidence du gouvernement, du ministère des Finances et de l’Ordre des médecins. À l’issue de la réunion, le président de l’organisation, Wajih Dhekkar, a annoncé le maintien de la grève générale prévue ce mercredi ainsi qu’une mobilisation devant le siège du Parlement, au moment où les députés examinent le projet de budget 2026 du ministère de la Santé.

Cette escalade intervient dans un climat de tension persistant entre les jeunes médecins et la tutelle, accusée d’adopter une politique de « procrastination et d’ignorance » concernant leurs revendications. Au cœur du conflit, l’accord conclu le 3 juillet 2025, dont plusieurs engagements peinent toujours à être appliqués. Les jeunes praticiens dénoncent notamment le non-versement des indemnités liées aux gardes hospitalières, parfois impayées depuis près de cinq ans dans certains services, ainsi que le retard de la révision du texte réglementant ces gardes.

L’accord prévoyait aussi la publication des critères d’exemption, de report ou de maintien du même lieu d’affectation pour la service civil. Or, aucune circulaire n’a été émise à ce jour, alors que son entrée en vigueur devait accompagner la session de recrutement de septembre 2025. À cela s’ajoute la demande d’accélérer la publication du décret relevant le salaire mensuel des jeunes médecins à partir de janvier 2026.

Selon Wajih Dhekkar, le ministère serait revenu sur plusieurs engagements, renonçant à publier les critères d’exemption du service civil et à acter la hausse salariale, pour ne retenir que les augmentations générales prévues dans le budget 2026. La question des arriérés de gardes reste, elle aussi, sans solution.

La grève de mercredi concernera l’ensemble des étudiants en médecine, internes et résidents dans toutes les facultés et structures hospitalières du pays. Seuls les services d’urgence assureront un fonctionnement normal.

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Tunisie – Santé : L’exercice partiel pour les médecins de l’étranger sur la table

14. November 2025 um 07:39

Le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, a rencontré jeudi soir un groupe de médecins, chercheurs et étudiants tunisiens installés dans le sud de la France, lors d’une réunion organisée à la résidence tunisienne à Marseille.

Selon un communiqué du ministère, plusieurs propositions ont été discutées, dont la plus importante concerne la facilitation de la reconnaissance des diplômes obtenus à l’étranger.

Le ministre a également évoqué la possibilité d’autoriser les compétences tunisiennes résidant à l’étranger à exercer partiellement en Tunisie, au sein des établissements publics de santé. Une mesure qui permettrait, selon ses interlocuteurs, de renforcer les équipes médicales, d’enrichir l’expertise locale et de mettre à profit le savoir-faire acquis à l’international.

Initiatives solidaires

Cette rencontre s’est tenue en marge de la participation du ministre au Forum de Marseille sur l’intelligence artificielle. Elle a aussi permis d’aborder les moyens de soutenir les initiatives solidaires dans les domaines de la formation et de la recherche, ainsi que le projet de création d’une plateforme électronique destinée à recenser les compétences médicales tunisiennes à l’étranger et à les connecter avec les institutions de santé en Tunisie.

Dr Ferjani a présenté, à cette occasion, un aperçu des grandes lignes de la réforme du système de santé tunisien, axée sur l’équité, le rapprochement des services médicaux du citoyen et l’amélioration de leur qualité. Il a insisté sur le rôle stratégique que peuvent jouer les compétences tunisiennes à l’étranger pour appuyer cette transformation et contribuer au renforcement du secteur.

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Les jeunes médecins en grève le 19 novembre : Bras de fer avec le ministère de la Santé

13. November 2025 um 10:39

L’Organisation tunisienne des jeunes médecins (OTJM) a annoncé une grève générale nationale pour le 19 novembre, dénonçant le « laxisme et le mépris » du ministère de la Santé face à leurs revendications restées sans suite. Ce mouvement, décidé à l’issue d’assemblées générales dans les facultés de médecine, marque une nouvelle escalade dans un conflit social qui couve depuis plusieurs mois.

Un mouvement de protestation coordonné dans tout le pays

La grève concernera toutes les facultés de médecine et les structures sanitaires et universitaires du pays. Selon le communiqué de l’organisation, les services d’urgences resteront ouverts, mais les autres services fonctionneront au ralenti, se limitant aux gardes essentielles.

En parallèle, les jeunes praticiens prévoient une manifestation devant l’Assemblée des représentants du peuple, le jour même de la séance plénière consacrée au budget du ministère de la Santé, afin de faire entendre leurs revendications au cœur du débat parlementaire.

Un accord toujours pas respecté depuis juillet

Le mouvement s’inscrit dans la contestation du non-respect de l’accord signé le 3 juillet 2025 entre le ministère de la Santé, l’Ordre des médecins et les représentants des jeunes praticiens.

Cet accord, présenté à l’époque comme un « compromis historique », prévoyait notamment le versement des indemnités de garde avant la fin du mois d’août 2025 ; la mise en œuvre en septembre des mesures d’exemption, de report ou de maintien du lieu d’affectation dans le cadre du service civil ; et la publication d’un décret revalorisant le salaire mensuel à partir du 1ᵉʳ janvier 2026.

Aucune de ces promesses n’a, selon l’OTJM, été respectée à ce jour. Les jeunes médecins dénoncent un blocage administratif persistant et accusent le ministère de la Santé de ne pas tenir ses engagements, malgré plusieurs relances et réunions techniques.

Une colère qui enfle dans les hôpitaux

L’Organisation tunisienne des jeunes médecins met en garde contre « les perturbations inévitables » dans les hôpitaux publics et tient le ministère de la Santé et l’Ordre des médecins pour responsables des tensions grandissantes.

Elle affirme rester ouverte à un dialogue sérieux et efficace, mais prévient qu’elle poursuivra ses actions « jusqu’à l’application intégrale de l’accord et la restauration de la confiance dans la réforme du système de santé publique ».

Cette grève du 19 novembre s’annonce comme un test de rapport de force entre le corps médical en formation et les autorités, à un moment où le système de santé tunisien souffre déjà d’un manque criant de personnel et de moyens.

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Publicité sur les réseaux : L’Ordre des médecins sanctionne plusieurs praticiens

05. November 2025 um 10:41

Le Conseil national de l’Ordre des médecins a annoncé avoir engagé des mesures disciplinaires contre plusieurs praticiens pour avoir diffusé des contenus à caractère publicitaire sur les réseaux sociaux, en infraction avec le Code de déontologie médicale. L’institution met en garde contre une dérive croissante du marketing médical en ligne.

Une multiplication de publications promotionnelles sur Internet

Dans un communiqué publié ce mercredi, l’Ordre s’est dit « profondément préoccupé » par la prolifération de contenus promotionnels émanant de médecins sur les plateformes numériques. Il rappelle que toute publicité médicale, directe ou indirecte, demeure strictement interdite par la réglementation tunisienne.

Les infractions constatées concernent des publications sponsorisées, des vidéos promotionnelles, des témoignages de patients ou encore des collaborations avec des influenceurs, autant de pratiques jugées contraires à l’éthique professionnelle.

Rappel à l’ordre et sanctions disciplinaires

L’Ordre des médecins a exhorté l’ensemble des praticiens à retirer immédiatement tout contenu publicitaire diffusé en ligne et à se conformer à la Charte d’éthique professionnelle relative à l’usage du web et des médias numériques.

Plusieurs procédures disciplinaires sont déjà en cours, selon le communiqué. Les médecins reconnus coupables d’infractions répétées ou graves risquent des sanctions allant jusqu’à la radiation du tableau de l’Ordre.

L’institution insiste sur la nécessité de préserver la dignité du corps médical et la confiance du public. Elle affirme son engagement à faire respecter les principes fondamentaux de la déontologie, rappelant que la médecine ne saurait être assimilée à une activité commerciale.

L’Ordre conclut en réaffirmant sa mission : garantir le respect de l’éthique médicale, protéger les patients et maintenir l’intégrité de la profession dans un environnement numérique en pleine expansion.

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Tunisie : Sur 1900 médecins généralistes et de famille, 1600 s’envolent vers l’Europe

23. Oktober 2025 um 18:28

Lors du 8ᵉ congrès national de médecine générale et de médecine familiale, organisé du 23 au 25 octobre 2025 à Hammamet, un constat glaçant a été dressé : la fuite massive des médecins tunisiens vers l’étranger.

Selon le docteur Abdelaziz Hamdane, membre de l’Association tunisienne de médecine générale et de médecine familiale, 1 600 médecins sur 1 900 issus de la dernière promotion ont choisi de s’installer en Europe.

Ce chiffre illustre à lui seul l’ampleur du phénomène migratoire qui touche le corps médical tunisien, notamment les jeunes praticiens fraîchement diplômés, attirés par de meilleures conditions salariales, un environnement professionnel plus valorisant et des perspectives de carrière plus stables.

Le président de l’association, le docteur Habib Jerbi, a rappelé que le pays traverse déjà une phase critique marquée par le vieillissement de la population – les plus de 60 ans représentent désormais 17 % des Tunisiens – et qu’il sera bientôt urgent de renforcer la médecine de proximité et la prise en charge des maladies chroniques. Or, cette mission devient quasi impossible avec un exode continu des compétences médicales.

Les participants au congrès ont tiré la sonnette d’alarme sur les conséquences directes de cette hémorragie humaine : raréfaction des médecins dans les régions intérieures, surcharge dans les hôpitaux publics et difficultés d’accès aux soins primaires.

Le docteur Hamdane a insisté sur le paradoxe que vit aujourd’hui la Tunisie : « Notre formation est reconnue et recherchée à l’étranger, mais notre système ne parvient plus à retenir ses talents ».

Face à cette fuite continue, les experts appellent à une réforme structurelle de la politique de santé, axée sur la valorisation du rôle du médecin généraliste, l’amélioration des conditions de travail et la reconnaissance de la médecine familiale comme pilier de la couverture sanitaire universelle.

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