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Heute — 14. Januar 2026Haupt-Feeds

Aslan Berjeb : « L’investisseur public, locomotive de l’investissement, peut aspirer à plus »

14. Januar 2026 um 13:54

La Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (Conect) a réuni un public record d’adhérents et de non-adhérents lors de sa journée d’information dédiée à la loi de finances 2026. Objectif : démêler les mesures fiscales sociales et les ambiguïtés persistantes, tout en alertant sur un investissement public trop modeste à 8% du budget de l’État, loin des standards régionaux.

Aslan Berjeb, président de la Conect, a déclaré en exclusivité à L’Économiste Maghrébin que le rôle essentiel de la Confédération est de toujours communiquer sur la loi de finances. Et de souligner : « Nous avons enregistré une présence record, entre adhérents et non-adhérents. Je tiens à les remercier pour cela. L’objectif est de clarifier la loi de finances, en particulier au niveau des mesures fiscales ».

Il est tout aussi important de revenir sur la partie comptable de la loi de finances 2026, même si elle semble ne pas relever directement des opérateurs économiques. Évoquant le taux d’investissement public, qui constitue 8% du budget de l’État, Aslan Berjeb a précisé : « En 2025, il s’élevait à 5,4 milliards de dinars ; en 2026, il passe à 6,3 milliards de dinars, soit une augmentation de 0,9 milliard. Cela représente très peu, seulement 8% du budget de l’État, comparé à d’autres pays qui sont loin devant, avec 15 à 20%. Je pense ici à l’Égypte, au Maroc et à l’Algérie. Ce qui signifie que si l’on veut lancer un message rassurant aux opérateurs économiques et considérer l’investisseur public comme la locomotive de l’investissement, je pense qu’on peut aspirer à plus. J’espère que les équilibres budgétaires le permettront lors des prochaines lois de finances ».

Pour revenir aux mesures fiscales, il souligne : « Il s’agit d’une loi de finances éminemment sociale. C’est aussi une loi où certains textes restent ambigus en termes d’applicabilité et d’application. J’en cite quelques-uns, de manière non exhaustive : la voiture familiale, le compte en devises et la facture électronique. Ce sont des textes qui nécessitent absolument des notes communes pour, d’une part, les comprendre et, d’autre part, les appliquer de manière très claire. Et d’ailleurs, pour la facture électronique, on attend incessamment un texte officiel ».

Et de conclure :  » Je comprends parfaitement le dernier communiqué du ministère des Finances, qui tranquillise certes les opérateurs économiques, mais qui nécessite une clarification à travers un texte officiel, une source de droit ».

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Facturation électronique-Conect : 66% des entreprises ne sont pas prêtes

14. Januar 2026 um 12:37

Depuis l’annonce du communiqué du ministère des Finances, la CONECT lance le débat sur la facturation électronique imposée par les lois de finances, lors de la journée du mercredi 14 janvier 2026 à Tunis. 

A cet effet, Mehdi Bhouri, membre du bureau national exécutif de la CONECT, tire la sonnette d’alarme sur la mise en œuvre imminente de la facturation électronique, issue des lois de finances.

Dans une enquête de terrain menée du 6 au 12 janvier auprès d’une soixantaine d’entreprises des secteurs des services, de l’industrie et du commerce, la Conect a révélé un secteur économique pris au dépourvu.

Un calendrier juridique en gestation depuis 2016, mais une préparation défaillante. A cet effet, la CONECT a multiplié les analyses pour anticiper cette réforme : une étude du calendrier juridique lancé, une comparaison des expériences de plus de 80 pays, et cette enquête « flash » qui dresse un portrait alarmant. 

Résultat : 66% des entreprises ne sont pas prêtes et n’ont entamé aucune adaptation, craignant des risques immédiats comme l’arrêt de leur facturation. 

Pire, 83% jugent leur niveau d’information faible ou moyen, et 67% anticipent un impact critique sur leurs activités, entre sanctions et dysfonctionnements techniques.

Le manque d’information émerge comme l’obstacle numéro un, cité par 74% des répondants. « Ce n’est pas un recensement exhaustif, mais un sondage rapide pour prendre le pouls des entreprises », précise Mehdi Bhouri.

Il appelle à un soutien à la numérisation, mais appelle à la prudence. En d’autres termes, si  la CONECT plébiscite la numérisation pour plus de transparence et de justice fiscale, elle met en garde contre une précipitation fatale. 

Les études comparatives l’attestent : les pays ayant imposé la facturation électronique sans infrastructures solides ni accompagnement ont connu des échecs retentissants. 

« Le facteur psychologique est clé : la peur paralyse les acteurs économiques », insiste l’intervenant.Mehdi Bhouri salue la flexibilité actuelle des autorités fiscales, mais il appelle  le ministère des Finances à publier sans tarder une  note explicative.  Enfin, il appelle à  détailler les étapes progressives de l’application, pour apaiser les craintes des entreprises.

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Rapport BM – Abdelkader Boudrigua : « Optimisme pour la résilience tunisienne, un potentiel à saisir »

14. Januar 2026 um 11:27

Le rapport de la Banque mondiale (BM) anticipe une inflation mondiale en baisse à 2,6 % en 2026. Quelle lecture en tirer au regard des tensions géopolitiques persistantes ?

Rencontré lors de l’événement organisé par la CONECT sur la loi de finances 2026 et les questions macroéconomiques, Abdelkader Boudrigua, académicien et enseignant universitaire, a accordé une déclaration exclusive à L’Économiste Maghrébin.

Ainsi, il analyse le rapport de la Banque mondiale, qui prévoit une inflation mondiale à 2,6 % en 2026 malgré les tensions géopolitiques. Il déclare : « On le sait depuis avril, avec les mesures américaines en matière de politique tarifaire et commerciale sous forme de tensions géopolitiques. Nous craignions un impact sur la croissance mondiale et les prix internationaux. Mais depuis octobre, il apparaît que la résilience mondiale est bien plus forte car la croissance s’est maintenue et l’inflation également. »

Lire aussi — BM : l’inflation mondiale devrait baisser à 2,6 % en 2026

Et de poursuivre : « On va continuer à avoir ce cycle de tendance baissière, au moins de stabilité des prix à l’international. Ce qui nous intéresse, ce sont les prix des matières premières, métaux précieux et produits énergétiques. Ce sera dans la maîtrise, avec un impact favorable sur les prix importés, l’inflation importée. Cela peut être consolidé par une reprise de l’investissement local, si on met en place un climat de confiance. »

Et de conclure : « Des signes de stabilisation émergent aujourd’hui, avec une rotation vers l’entreprise et l’efficacité. La prise de conscience politique de l’intérêt de ces économies est réelle. Nous espérons que cela perdure en 2026 pour sortir enfin du tunnel. Cela nécessite un environnement qui inspire confiance et incite les entreprises à investir. Car sans confiance, il n’y aurait pas d’investissement. Ainsi naîtra un cercle vertueux nous permettant de nous en sortir progressivement. Cela fait cinq à six ans, voire 12 ans depuis la phase 2011-2018. Mais je reste optimiste, parce que les opérateurs tunisiens sont résilients. Et nous avons un potentiel à ne pas manquer plus longtemps, sous peine qu’il ne soit trop tard.« 

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Gestern — 13. Januar 2026Haupt-Feeds

BM: l’inflation mondiale devrait baisser à 2,6% en 2026

13. Januar 2026 um 17:56

La Banque mondiale a publié ce mardi 13 janvier 2026 son dernier rapport Global Economic Prospects (GEP), accompagné de la note régionale dédiée au Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA). 

Selon le rapport GEP, l’économie mondiale fait preuve d’une résilience supérieure aux attentes malgré les tensions commerciales persistantes et les incertitudes politiques. Ce qui fait que la croissance devrait légèrement fléchir à 2,6% en 2026 avant de remonter à 2,7% en 2027, signalant une stabilisation sur les deux prochaines années.

Il s’agit d’une révision à la hausse par rapport aux projections de juin, portée en grande partie par une performance américaine plus forte qu’anticipé, qui représente environ les deux tiers de l’ajustement pour 2026.

Il convient de rappeler que dans les années 2020 s’annoncent comme la décennie de la plus faible croissance mondiale depuis les années 1960. Cette mollesse creuse les écarts de niveau de vie à travers le monde : fin 2025, les revenus par habitant dépassaient les niveaux de 2019 dans presque toutes les économies avancées, mais restaient inférieurs dans une économie en développement sur quatre.

Si la croissance de 2025 a bénéficié d’un regain des échanges en anticipation de changements politiques et d’une réorganisation des chaînes d’approvisionnement, cet élan devrait s’estomper en 2026 avec le ralentissement du commerce et de la demande intérieure, atténué toutefois par un assouplissement des conditions financières et une expansion budgétaire dans les grandes économies.

Par ailleurs, l’inflation mondiale devrait baisser à 2,6% en 2026, grâce à un apaisement des marchés du travail et des prix de l’énergie. « Année après année, le moteur de croissance de l’économie mondiale s’affaiblit, tandis que sa résilience face aux chocs politiques se renforce », note Inderjit Gill, économiste en chef de la Banque mondiale.

Les économies émergentes et avancées doivent prioriser l’investissement privé, la libéralisation du commerce, la maîtrise des dépenses publiques et les avancées en technologies et éducation pour éviter la stagnation.

Qu’en est-il de la croissance des économies en développement? 

La croissance des économies en développement ralentira à 4% en 2026 contre 4,2% l’an dernier, avant de remonter légèrement à 4,1% en 2027, soutenue par l’apaisement des frictions commerciales, la stabilité des matières premières, un meilleur financement et des flux d’investissement accrus.

Les pays à faible revenu affichent de meilleures perspectives avec une croissance moyenne de 5,6% sur 2026-2027, mais les revenus par habitant ne progresseront que de 3% en 2026  en deçà de la moyenne 2000-2019 pour n’équivaloir qu’à 12% de ceux des économies avancées. Cela accentue le défi de la création d’emplois face à 1,2 milliard de jeunes entrant sur le marché du travail cette décennie.

Quelles sont les recommandations? 

Pour stimuler la productivité et les emplois formels, il faut prioriser les infrastructures, le capital humain, les réformes de l’environnement des affaires et la mobilisation de capitaux privés.

Toujours selon le rapport GEP, les pays en développement doivent aussi renforcer la viabilité budgétaire face aux chocs, à la hausse du service de la dette et aux besoins croissants, via des règles budgétaires crédibles limitant déficits, dettes et dépenses. Plus de la moitié les appliquent déjà, améliorant les soldes primaires de 1,4 point de PIB après cinq ans.

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Le ministère des Finances assouplit l’application de la facturation électronique obligatoire

13. Januar 2026 um 16:16

Le ministère des Finances a annoncé qu’il adoptera une approche flexible dans l’application de la « facturation électronique obligatoire » entrée en vigueur le 1er janvier 2026, afin d’éviter les perturbations économiques.

L’article 53 de la loi n° 17 de 2025 datée du 12 décembre 2025 relative à la loi de finances pour l’année 2026 impose la soumission des opérations à la facturation électronique à compter du 1er janvier 2026, a rappelé le ministère dans un communiqué.

Cette souplesse dans l’application vise à pallier les difficultés d’accès aux plateformes électroniques que pourraient rencontrer de nombreuses petites et moyennes entreprises en particulier, ainsi que plusieurs autres secteurs d’activité.

Le ministère entend ainsi prévenir les dysfonctionnements et la confusion susceptibles d’engendrer des conséquences indésirables sur la situation économique générale.

A noter que le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu en audience la ministre des Finances, Michket Slama Khaldi, dans la soirée du lundi 12 janvier au Palais de Carthage, audience au cours de laquelle il a été  question entre autres de la facturation électronique. Et du moins qu’on puisse dire, et une fois n’est pas coutume, la presse a été d’un apport important en la matière.

 

Articles en relation:

Kaïs Saïed prône la flexibilité pour la facturation électronique
Mustapha Mezghani : « Imposer la facturation électronique dès janvier 2026, c’est irréaliste »

 

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Crise des dattes : sécheresse et stress hydrique menacent la production

13. Januar 2026 um 14:35

Le secteur des dattes représente un pilier économique majeur, avec une production qui devrait atteindre à 404 000 tonnes pour la saison 2025-2026. Sauf qu’à l’heure actuelle la production n’a atteint que 300 000 mille tonnes, au dessous de la production estimée. 

Malgré ce secteur mondialement connu en exportations, la filière des dattes fait face à des défis climatiques persistants. Avec une baisse récente des exportations et des problèmes structurels de stockage et de commercialisation. 

Les producteurs subissent des impacts climatiques (sécheresse, faible pluviométrie) aggravant la qualité et les pertes post-récolte. Les prix fluctuent et on assiste à une incapacité à couvrir les coûts depuis quelques années; et ce, en raison du stress hydrique. 

Joint par téléphone, Ibrahim Khalifa, président du bureau régional de la CONECT, dresse un état des lieux de la crise que connaît le secteur. 

Entre les tensions sur la ressource en eau et les failles logistiques, les difficultés d’exportations ont fait plonger la production sous les prévisions. Ainsi, elles sont passées de 400 000 tonnes espérées à seulement 300 000-344 000 tonnes réalisées. Notre interlocuteur constate donc que cette baisse pèse lourdement sur les revenus des agriculteurs des oasis. 

Une chose est sûre, le changement climatique y est pour quelque chose, car il a provoqué un déficit hydrique sévère. En effet, les cycles d’irrigation d’un palmier ne devraient pas dépasser sept à huit jours. Or, ils atteignent 10 à 15 jours, avec des débits trop faibles, affaiblissant les palmiers et altérant les fruits. Ce qui a pour conséquence des dattes ternes, déshydratées et bradées à vil prix.

En outre, un autre élément important réside dans les pannes récurrentes des puits. Ils sont entretenus par des associations démunies, qui coupent l’eau en pleine canicule pendant un à deux mois, compromettant ainsi toute la récolte. Cela s’explique par cinq années de sécheresse qui placent la région en zone critique. A cet égard, notons que l’agriculture absorbe 80 % de l’eau disponible.

Par ailleurs, Ibrahim Khelifa insiste sur le  manque de liquidités bloquant les ventes sur pied et un stockage défaillant. Il milite pour des pompages solaires subventionnés, allégeant les factures énergétiques exorbitantes et libérant les forages individuels, prohibés à ce jour. Il précise dans ce contexte : « En tant qu’agriculteurs, nous avons soumis en mars 2025 au ministère de l’Agriculture des solutions pouvant relancer la production des dattes via l’utilisation des pompages solaires. Il faut dire que cela a suscité de l’intérêt, mais il n’y a eu aucun suivi. Alors qu’une telle solution aura un impact potentiel non seulement sur la qualité, mais aussi sur les volumes. »

Un autre frein : les difficultés d’exportation

Les envois vers le Maroc, principal client (17 à 29 % du total), sont bloqués par des quotas et licences imposés dès décembre. Résultat : 25 000 à 35 000 tonnes sont immobilisées avant le Ramadan. Des rumeurs de mesures de rétorsion tunisiennes et des tensions entre les deux pays font grossir les stocks invendus.

De plus, l’Union européenne (44% des exportations), l’Afrique et l’Asie concurrencent l’Algérie, l’Égypte et l’Arabie saoudite. Les expéditions de la saison 2024-2025 ont baissé de 6 %; malgré une légère hausse des prix (6,55 à 6,62 DT/kg). Enfin, notre interlocuteur lance un appel au corps diplomatique et au CEPEX afin de débloquer la situation via une diplomatie plus réactionnelle.

En somme, sans action immédiate, ces stocks invendus risquent de faire plonger les prix et de menacer des milliers d’emplois dans le secteur des dattes. D’où l’urgence à réagir!

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Afreximbank finance l’entrée de Levene Energy

13. Januar 2026 um 11:25

Afreximbank a accordé un crédit de 64 millions de dollars à Levene Energy Development Limited pour financer son investissement de 30 % dans Axxela Limited, leader des infrastructures gazière et électrique en Afrique de l’Ouest.

Cette opération marque une diversification stratégique de Levene, passant du négoce pétrolier vers des revenus stables issus d’actifs infrastructurels au Nigeria, et soutient la transition énergétique régionale via l’accès accru au gaz naturel.

Haytham Elmaayergi, vice-président exécutif d’Afreximbank, a salué cette transaction comme alignée sur les priorités de la banque : promotion du commerce intra-africain, industrialisation et investissements privés dans les infrastructures critiques pour renforcer la sécurité énergétique et les chaînes de valeur pétrolières et gazières.

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Le FCPR Theemar distribuera 236,099 dinars de dividendes par action

13. Januar 2026 um 09:51

Les porteurs de parts du FCPR Theemar Investment Fund vont percevoir un nouveau flux de trésorerie. United Gulf Financial Services – North Africa a officialisé la distribution d’un dividende au titre de l’exercice 2023, marquant une étape supplémentaire dans la phase de liquidation du fonds.

Chaque part souscrite et entièrement libérée donnera droit à un montant de 236,099 dinars. Les paiements débuteront à partir du jeudi 18 décembre 2025, selon le calendrier communiqué par la société de gestion.

Cette opération découle de la décision adoptée par le conseil d’administration lors de sa réunion du 23 septembre 2025. Elle s’inscrit dans le cadre du régime spécifique dont bénéficie le fonds, actuellement en état de liquidation sous procédure allégée.

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Entreprises tunisiennes, une conférence pour accélérer votre expansion en Afrique

11. Januar 2026 um 14:41

Le Conseil d’Affaires Tuniso-Africain (Tunisia Africa Business Council – TABC) organisera, samedi 17 janvier 2026: une conférence-débat consacrée aux mécanismes de financement pour l’expansion des entreprises tunisiennes en Afrique, et ce en partenariat avec l’Association tunisienne des investisseurs en Capital (ATIC),

Cette rencontre a pour objectif de présenter les solutions de financement disponibles pour soutenir les entreprises tunisiennes déjà actives sur le continent ou souhaitant s’y internationaliser.

Les thématiques abordées porteront notamment sur le rôle du capital-investissement en Tunisie et sur les Fonds d’investissement spécialisés (FIS).

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Une contreperformance hebdomadaire de 1,54 % du Tunindex

09. Januar 2026 um 18:34

Pénalisé par les prises de bénéfices post-2025, le marché boursier a entamé la nouvelle année du mauvais pied. L’indice de référence a cumulé sur la semaine du 5 au 9 janvier 2026 une contreperformance de 1,54 %, terminant à 13 136,87 points, selon l’analyse de l’intermédiaire en Bourse, Tunisie Valeurs.

Ainsi, depuis le début de 2026, le benchmark affiche une baisse de 2,3 %. La semaine écoulée a été marquée par une accalmie sur le front des échanges (comparativement à la semaine du 2 janvier 2026).

Une enveloppe de 29,4 MDT seulement a été transigée sur le marché, soit une moyenne quotidienne de 5,9 MD. Notons qu’aucune transaction de bloc n’a été réalisée sur la semaine.

Le titre Sanimed s’est offert la meilleure performance de la semaine. Sans faire l’objet de transactions, l’action du producteur d’articles sanitaires s’est appréciée de 10,5 % à 0,630 D.

Analyse des valeurs

Le titre SIAME a affiché un beau parcours sur la semaine. L’action du spécialiste des appareillages électriques a affiché une embellie de 7 % à 2,740 D. La valeur a drainé un flux réduit de 87 mille dinars sur la semaine.

Le titre Cellcom a enregistré la plus forte baisse hebdomadaire de la cote. L’action a trébuché de 8,3 % à 2,980 D. La valeur a brassé un volume limité de 103 mille dinars sur la semaine.

Le titre MPBS a figuré parmi les plus grands perdants de la semaine. L’action du spécialiste des panneaux de bois a cédé 7,2 % à 8,160 D. La valeur a été échangée à hauteur de 333 mille dinars sur la semaine.

Poulina Group Holding (PGH) a été la valeur la plus dynamique de la semaine. L’action du plus grand holding en Tunisie a abandonné 0,5 % à 18,8 D sur la semaine, tout en alimentant le marché avec des capitaux bien garnis de 3 MDT.

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Bourse de Tunis : +0,13% pour le Tunindex à la clôture vendredi

09. Januar 2026 um 16:41

Le marché boursier a clôturé la séance de vendredi, 9 janvier 2026, sur une note positive. Le benchmark a légèrement progressé de 0,13% à 13 136,87 points dans un flux de 5,1 MDT, selon l’analyse de l’intermédiaires en Bourse, Tunisie Valeurs.

Le titre BH Leasing s’est hissé en tête de peloton avec une progression de 4,5% à 3,990 D. Sur la séance, la valeur a amassé un flux limité de 3 mille dinars.

Le titre Ciments de Bizerte a figuré parmi les plus fortes hausses de la séance. L’action du cimentier a inscrit une avancée de 3,6% à 0,570 D, dans un volume de 18 mille dinars.

Le titre Ennakl a affiché la baisse la plus prononcée de la séance (-3,7% à 14,300 D). L’action a brassé des échanges de 15 mille dinars sur la séance.

Le titre UADH a figuré parmi les plus grands perdants de la séance. L’action s’est délestée de 3,5% à 0,550 D. Notons que la valeur a été transigée à hauteur de 338 mille dinars sur la séance.

 Poulina Group Holding a été la valeur la plus dynamique de la séance. L’action du holding s’est maintenue à l’équilibre, à 18,800 D, en alimentant le marché avec des capitaux de 673 mille dinars.

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La TSB au cœur d’un plan de réforme tuniso-saoudien pour renforcer sa gouvernance

09. Januar 2026 um 09:34

L’avenir de la Tunisian Saudi Bank (TSB) et les moyens de garantir son développement durable ont été au centre d’une réunion tenue mercredi entre la ministre des Finances, Mechket Slama Khaldi, et le président du Conseil d’administration sortant de la banque, Abderrahman Mohamed Ramzi Addas, dont le mandat arrive à son terme, ainsi que le président du Conseil d’administration désigné, Iheb Ben Youssef Lanjawi.

Les échanges ont porté sur la mise en place d’un plan de réforme intégré visant à renforcer les capacités de la banque et à accompagner son évolution, à travers l’amélioration de la gouvernance et la modernisation des mécanismes de gestion. L’objectif est de garantir une utilisation optimale des ressources, d’accroître l’efficacité opérationnelle et de consolider la confiance dans l’établissement, afin de lui permettre de s’aligner sur les priorités et les mutations économiques, dans l’intérêt commun de la Tunisie et de l’Arabie saoudite, selon un communiqué du ministère des Finances publié jeudi.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération financière et économique entre les deux pays. À cette occasion, la ministre des Finances a réaffirmé la volonté de son département de poursuivre la coordination avec la partie saoudienne et de travailler conjointement pour soutenir la TSB et accompagner sa réforme.

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Fiscalité tunisienne 2026 : moins d’impôt, mais sur une base plus large

08. Januar 2026 um 15:10

La loi de finances pour 2026 marque une inflexion notable de la politique fiscale, avec une dominante claire en faveur de la baisse de la pression fiscale. Mais aussi une montée en puissance de la fiscalité indirecte et une prolifération de mesures non fiscales. C’est le constat posé par Faez Choyakh, associé chez EY en charge de la fiscalité, qui a analysé, dans le cadre d’une journée d’information organisée par la Chambre de Commerce et d’Industrie Tuniso-Française (CCITF) le 8 janvier 2026, les principales dispositions du texte à partir de ses équilibres globaux jusqu’à ses mesures les plus techniques.

Sur les 47 mesures recensées, plus de la moitié vont dans le sens d’une diminution de la fiscalité. Dix-sept mesures prévoient toutefois une hausse. Tandis que la fiscalité indirecte s’impose nettement avec dix-neuf mesures, contre seulement sept relevant de la fiscalité directe. À cela s’ajoutent près de quarante-cinq mesures non fiscales, illustrant selon l’intervenant une multiplication des fonds spéciaux et des lignes de financement, sans que ces aspects ne soient détaillés.

Première mesure emblématique : l’exonération totale de l’avantage en nature lié au transport du personnel. Jusqu’ici, l’administration fiscale considérait ce transport comme imposable; sauf pour les entreprises implantées dans les zones de développement régional. À compter de 2026, le transport fourni par l’employeur ne sera plus intégré à l’assiette de l’impôt sur le revenu, ni soumis à retenue à la source, quelle que soit l’activité de l’entreprise ou sa localisation.

L’exonération couvre aussi bien le transport assuré par les moyens propres de l’employeur que le recours à des prestataires de transport collectif; ainsi que le financement d’abonnements nominatifs aux transports publics. En revanche, les primes versées en numéraire devraient rester exclues du dispositif, le texte visant explicitement des services et non des versements en espèces. Des incertitudes demeurent toutefois sur la portée exacte du terme utilisé dans la version arabe de la loi, notamment quant à l’inclusion ou non des cadres.

Cette avancée fiscale risque néanmoins de créer une distorsion avec le régime social. La législation en matière de cotisations sociales demeurant très restrictive sur l’exonération du transport du personnel. À partir de 2026, de nombreuses entreprises pourraient ainsi appliquer un traitement fiscal et social différent à un même avantage.

Dons et subventions : une ouverture aux particuliers sans comptabilité

Autre évolution notable, l’élargissement de la déductibilité des dons aux personnes physiques ne tenant pas de comptabilité, comme les salariés, les retraités ou les titulaires de revenus de capitaux mobiliers. Jusqu’à présent, seules les personnes physiques soumises au régime réel pouvaient déduire certains dons, intégralement ou dans la limite de 2 % du chiffre d’affaires brut.

Désormais, ces contribuables pourront déduire du revenu global imposable les dons effectués au profit de l’État, des collectivités locales, des établissements publics, de certaines structures communautaires et d’associations limitativement énumérées par la loi, notamment dans les domaines social, culturel et sportif. Les personnes tenant une comptabilité restent quant à elles soumises au régime antérieur, avec la distinction entre dons intégralement déductibles et dons plafonnés.

Contribution exceptionnelle des grandes entreprises : la pérennisation

La loi de finances 2026 consacre également la pérennisation d’une contribution directe de 4 % à la charge des banques, des compagnies d’assurance, des opérateurs de télécommunications et des concessionnaires automobiles. Jusqu’ici temporaire et reconduite par périodes, cette contribution devient permanente et s’ajoute à l’impôt sur les sociétés ainsi qu’à la contribution sociale de solidarité.

Du côté des personnes physiques, une mesure favorable concerne les retraités et bénéficiaires de rentes viagères. L’abattement applicable à ces revenus, actuellement fixé à 25 % dans la limite d’un plafond, sera relevé progressivement à 30 %, puis 40 %; avant d’atteindre 70 % à l’horizon 2029. Cette évolution se traduira par une augmentation nette des pensions servies, même si elle soulève, selon Faez Choyakh, une interrogation de principe sur la cohérence fiscale. Les cotisations ayant déjà été déduites durant la vie active.

Contribution sociale de solidarité : statu quo en 2026

Les taux réduits de la contribution sociale de solidarité, initialement temporaires, sont prorogés d’une année supplémentaire. Pour 2026, aucun changement n’est à prévoir, tant pour les personnes physiques que pour les personnes morales. Ce qui évite toute adaptation des systèmes de paie ou des logiciels fiscaux.

La loi introduit une version renforcée de l’impôt forfaitaire destiné aux petits commerçants et exploitants. Fixé à un niveau élevé, entre 4 000 et 5 000 dinars, ce forfait s’accompagne en contrepartie d’une exonération du contrôle fiscal pendant six ans. Toutefois, le dispositif est assorti de nombreuses limites, notamment en cas d’accroissement injustifié du patrimoine ou de dépassement d’un plafond de chiffre d’affaires.

L’application pratique de cette mesure apparaît incertaine. Et ce, en raison d’un texte jugé imprécis, notamment sur la définition des zones rurales ouvrant droit à un abattement. Ces zones d’ombre pourraient, selon l’intervenant, compromettre son effectivité.

Impôt sur la fortune : un champ d’application considérablement élargi

Enfin, la réforme la plus structurante concerne l’impôt sur la fortune. Alors qu’il était auparavant limité à l’immobilier au-delà d’un certain seuil; le nouvel impôt s’étend désormais à l’ensemble des biens meubles et immeubles détenus par le contribuable et ses enfants mineurs, qu’il soit résident ou non résident.

Si certaines exonérations sont prévues, comme l’habitation principale avec son mobilier, les biens affectés à l’exploitation professionnelle ou certains véhicules, l’assiette reste très large. Elle inclut notamment les titres financiers, les créances, les liquidités détenues en espèces, les actifs incorporels, les objets de valeur, ainsi que les cryptoactifs. À la lecture stricte du texte, peu d’échappatoires subsistent, ouvrant la voie à d’importantes questions d’interprétation et à de futurs débats d’application.

À travers ces mesures, la loi de finances 2026 dessine un paysage fiscal contrasté. Lequel mêle allègements ciblés, renforcement de certaines contributions et élargissement significatif de l’assiette de l’impôt sur la fortune, au prix d’une complexité accrue.

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Mohamed Louzir : « Le financement doit-il créer de la richesse ou supporter le déficit ? »

08. Januar 2026 um 12:39

Loi de finances 2026La loi de finances pour 2026 bat tous les records avec 110 articles, dont la moitié proposés par les députés eux-mêmes. Un phénomène inédit dans l’histoire du pays qui témoigne d’une approche pour le moins atypique de la gouvernance budgétaire.

Mohamed Louzir, secrétaire général de la Chambre du commerce et de l’industrie tuniso-française (CCITF), a livré une analyse sans concession de ce texte, lors d’une journée d’information consacrée au sujet, jeudi 8 janvier 2026 à Tunis.

L’intervenant qualifie cette loi de finances d’innovante… ironiquement, bien entendu. En effet, parmi les mesures les plus surprenantes, figure l’instauration d’augmentations salariales directement par voie législative, court-circuitant ainsi les mécanismes traditionnels de négociation entre partenaires sociaux. Une intrusion du législateur dans un domaine qui relève habituellement du dialogue social.

 

Mohamed Louzir qualifie cette loi de finances d’innovante… ironiquement, bien entendu. En effet, parmi les mesures les plus surprenantes, figure l’instauration d’augmentations salariales directement par voie législative, court-circuitant ainsi les mécanismes traditionnels de négociation entre partenaires sociaux.

 

Autre nouveauté de taille : la Banque centrale financera directement l’État à hauteur de 11 milliards sur quinze ans, avec trois années de grâce et sans intérêt. Cette mesure, conjuguée à l’assouplissement de la réglementation des changes permettant aux particuliers d’ouvrir des comptes en devises, marque une rupture avec les pratiques antérieures.

La loi de finances prévoit également l’instauration d’un régime de franchise en douane pour les voitures des familles tunisiennes résidant à l’étranger, sous conditions de revenus.

Par ailleurs, l’interdiction des opérations en espèces a été levée, et surtout, un impôt sur la fortune fait son apparition dans le paysage fiscal tunisien. Tout en suscitant de vives interrogations sur son rendement réel et ses modalités d’application.

Une croissance en berne

Par ailleurs, les chiffres de la croissance montrent un tableau préoccupant. Alors que l’année 2025 devait afficher une progression de 3,2 % du PIB, la réalité s’est avérée bien plus modeste. Et ce, avec un taux qui devrait s’établir à 2,4 %; après un blocage inquiétant au troisième trimestre et une croissance nulle. Cette contre-performance fait suite à une année 2024 catastrophique, où la croissance annoncée à 1,2 % n’a finalement atteint que 0,5 %.

La comparaison régionale est cruelle pour la Tunisie. Pendant que le pays peine à atteindre les 2,5 %, l’Algérie affiche entre 4 et 8 % de croissance grâce à une diversification économique ambitieuse. Le Maroc devrait terminer l’année entre 4 et 4,5 %, dépassant largement ses prévisions initiales. Même la Chine, malgré ses difficultés, maintient une croissance de 5 %.

L’inflation sous contrôle, mais à quel prix

Sur le front de l’inflation, les nouvelles sont cependant encourageantes, mais seulement en apparence. Après avoir culminé à 9 % en 2023, elle est retombée à 7 % en 2024 et devrait s’établir à 5,6 % en 2025. Toutefois, ce taux reste largement supérieur aux standards régionaux : 2,4% en Europe et 1,8 % en Algérie. La question de la maîtrise durable de l’inflation tout en relançant la croissance demeure entière.

En outre, la baisse du prix du baril de pétrole a offert une bouffée d’oxygène bienvenue, permettant de réduire le poids des subventions énergétiques. Mais cette embellie conjoncturelle ne doit pas masquer une réalité structurelle alarmante : la dépendance énergétique de la Tunisie est passée de 8,4 % en 2010 à 64,3 % en 2025. Cette vulnérabilité expose le pays aux fluctuations des cours mondiaux et grève durablement les finances publiques.

 

Mais cette embellie conjoncturelle ne doit pas masquer une réalité structurelle alarmante : la dépendance énergétique de la Tunisie est passée de 8,4 % en 2010 à 64,3 % en 2025.

 

Un déficit structurel inquiétant

De plus, les réalisations de l’année 2025 révèlent un paradoxe : moins de revenus, moins de dépenses, mais aussi moins de déficit. Les recettes fiscales devraient atteindre 44 milliards de dinars contre 42 milliards en 2024. Ce qui témoigne d’une pression fiscale soutenue. Les dépenses, quant à elles, ont bénéficié d’une économie d’environ un milliard sur les subventions énergétiques, grâce à la baisse des cours du pétrole.

L’analyse de l’évolution depuis 2010 dresse un constat sévère : le déficit a explosé de 743 %; tandis que les investissements n’ont progressé que de 21 %. Dans le même temps, les recettes ont augmenté de 247 %. Cette scissure révèle une dérive structurelle majeure où l’augmentation du déficit ne finance pas la croissance future mais sert essentiellement à couvrir des charges de fonctionnement.

Une fiscalité à bout de souffle

L’impôt sur les sociétés non pétrolières connaît une progression spectaculaire, passant de 2,8 milliards de dinars en 2022 à 5,9 milliards attendus en 2025. Cette performance s’explique par un durcissement des contrôles fiscaux et l’imposition à des taux élevés de secteurs comme la banque. Cependant, Mohamed Louzir avertit que le système fiscal commence à atteindre ses limites, avec une pression fiscale désormais comparable à celle de nombreux pays de l’OCDE et largement supérieure à celle des pays africains.

 

« Cependant, le système fiscal commence à atteindre ses limites, avec une pression fiscale désormais comparable à celle de nombreux pays de l’OCDE et largement supérieure à celle des pays africains ».

 

Pour 2026, le budget prévoit des recettes fiscales de 47,7 milliards de dinars, contre 44 milliards attendus en 2025. Cette progression repose sur un maintien de la pression fiscale et un nouveau recours à l’amnistie fiscale comme mécanisme d’urgence pour faire rentrer des liquidités.

Le scandale de la TVA non recouvrée

L’intervenant livre un calcul édifiant sur la taxe sur la valeur ajoutée. Avec un PIB marchand estimé à 132 milliards de dinars et un taux moyen de TVA de 15 %, l’État devrait théoriquement encaisser près de 20 milliards de dinars. Or, les recettes réelles de TVA plafonnent entre 11 et 12 milliards. Cette différence de 7 à 8 milliards représente un manque à gagner colossal, directement imputable aux transactions en espèces, à l’économie informelle et aux diverses formes d’évasion fiscale.

Ce chiffre prend tout son relief quand on le compare au déficit budgétaire prévisionnel de 11 milliards de dinars pour 2026. Si l’État parvenait à recouvrer ne serait-ce qu’une partie de cette TVA évadée, la question du financement monétaire direct par la Banque centrale ne se poserait peut-être même pas.

Cette situation pose également un problème d’équité majeur : ceux qui échappent à la TVA bénéficient des services publics sans y contribuer. Pénalisant d’autant les acteurs économiques qui respectent leurs obligations fiscales.

Un budget 2026 sous haute tension

Pour 2026, le déficit budgétaire devrait dépasser les 11 milliards de dinars, représentant plus de 25 % du budget total de 79 milliards de dinars. Un taux exceptionnellement élevé qui sera intégralement couvert par le financement direct de la Banque centrale. Cette solution interroge sur la soutenabilité du modèle économique tunisien : l’argent frais doit-il servir à financer l’investissement créateur de richesse ou à supporter le déficit courant et les charges de fonctionnement ?

Les remboursements de dette restent à un niveau élevé, autour de 23 milliards de dinars, comparable aux années précédentes. Conjugués à une masse salariale de 25 milliards, ces deux postes absorbent l’essentiel des ressources budgétaires, laissant peu de marge pour l’investissement productif.

Des dépenses de gestion non maîtrisées

Malgré des annonces récurrentes de maîtrise des dépenses de gestion, la réalité du terrain raconte une autre histoire. Les infrastructures vieillissantes nécessitent des entretiens coûteux qui ne sont pas correctement budgétisés. Ces dépenses se retrouvent dispersées dans divers comptes, et en cas d’urgence, comme des difficultés de trésorerie à la Pharmacie centrale ou dans les hôpitaux, les crédits initialement prévus pour l’entretien sont détournés pour payer les fournisseurs et éviter la rupture de services essentiels.

Cette gestion au coup par coup témoigne d’une absence de vision stratégique et d’une incapacité à hiérarchiser les priorités dans un cadre budgétaire contraint.

Les dépenses de fonctionnement représentent 75 % des recettes fiscales. Confirmant ainsi que l’essentiel de l’effort fiscal sert à financer le fonctionnement courant de l’État plutôt que son développement.

 

Cette gestion au coup par coup témoigne d’une absence de vision stratégique et d’une incapacité à hiérarchiser les priorités dans un cadre budgétaire contraint.

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Bourse de Tunis: le Tunindex cède 0,15% à la clôture mercredi 7 janvier

07. Januar 2026 um 16:25

Le marché boursier poursuit son évolution en territoire négatif. Le Tunindex a perdu 0,15% à 13 152 points, à la clôture mercredi 7 janvier, dans un modeste flux de 5,7 millions de dinars (MDT), selon l’analyse de l’intermédiaire en Bourse, Tunisie Valeurs. Aucune transaction de bloc n’a été réalisée sur la séance.

ASSAD a été la valeur vedette de la séance. L’action du spécialiste des batteries automobiles a signé une progression de 4,5% à 3,510 D, en drainant des échanges de 125 mille dinars.

Le titre SIAME est également parvenu à se distinguer sur la séance. L’action du spécialiste des appareillages électriques a inscrit une avancée de 3,1% à 2,650 D, dans un volume limité de 29 mille dinars.

Le titre Ciments de Bizerte s’est placé en lanterne rouge du Tunindex. Sans faire l’objet de transactions, l’action du cimentier a cédé 3,6% à 0,530 D.

Le titre TPR a changé de trajectoire comparativement aux dernières séances. L’action a abandonné –2,1% à 10,950 D, notant que la valeur a été transigée à hauteur de 488 mille dinars sur la séance.

Le titre Poulina Group Holding a chapeauté le palmarès des volumes de la séance. L’action a marqué une pause à 18,800 D, tout en alimentant le marché avec des capitaux de 822 mille dinars.

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Akrem Saadaoui: La Tunisie, hub nord-africain de l’automobile électrique et de la ZLECAf

07. Januar 2026 um 14:53

La Tunisie, forte de son savoir-faire et de son dynamisme, aspire à devenir un moteur du développement automobile africain, misant sur l’innovation, la durabilité et la coopération régionale. C’est ce qui ressort des mots clés d’Akrem Saadaoui, responsable du bureau Afrique du Nord de l’Association africaine des constructeurs automobiles (AAAM Africa). Il met en avant le positionnement stratégique de la Tunisie pour couvrir le Maghreb et l’Égypte.

Rencontré en marge d’un événement en date du mardi 6 janvier 2026, à l’IACE, Akrem Saadaoui a fait savoir que l’association, fondée en 2015 à Johannesburg, dispose d’un siège sud-africain et d’un bureau au Ghana (Accra). Il  rappelle que de par son positionnement et ses richesses, c’est une opportunité d’avoir le bureau Afrique du Nord en Tunisie, qui inclut le Maroc, l’Égypte, l’Algérie, grâce à l’expertise et l’historique qu’on a en tant qu’industrie automobile en Tunisie.

Dynamique du secteur automobile africain

« Aujourd’hui l’Afrique, c’est les nouveaux frontières de l’automobile worldwide », boostée par les crises mondiales et la concurrence chinoise (BYD). L’Afrique produit « 1 million de voitures » par an, visant « entre 3 et 5 millions d’ici à 2030 » (Afrique du Sud, Maroc, Égypte, Tunisie, Ghana). Cette croissance mêle thermique, hybride et électrique, attirant Européens et Asiatiques.

Transition-électrification : défis infrastructurels

Malgré les incitations fiscales, « il faut être réaliste et se préparer pour l’infrastructure aujourd’hui avant de juste faire un shift direct ». Le Pacte de compétitivité (2017, via TIA/GIM) prépare logistique et RSE, avec discussions post-2019 pour bornes de recharge. « Si on peut préparer même à travers les premiers chantiers ces bornes-là et la partie électricité avec la STEG, ce sera peut-être faisable, plutôt que de se limiter aux réductions douanières. »

ZLECAf : opportunité majeure

Il rappelle que la  ZLECAf  offre à la Tunisie une opportunité stratégique pour valoriser son tissu d’équipementiers automobiles, nationaux et internationaux, déjà reconnus à l’échelle mondiale. Il précise dans ce contexte: « La Tunisie a vraiment un tissu de sociétés de composantes nationales et internationales. On a même des entreprises qui rayonnant à l’international ». Cela signifie que  ces entreprises  pourront conquérir les marchés africains grâce aux échanges intra-continentaux favorisés par la ZLECAF.

En somme, les règles d’origine pour l’automobile et le textile, attendues en février 2026 du secrétariat AfCFTA, constituent « le guideline nécessaire pour les tarifs du bien tout qui change entre les pays en Afrique, y compris la Tunisie ». Elles préciseront les conditions d’accès préférentiel, uniformisant les droits de douane et dopant la compétitivité tunisienne sur le continent.

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Facture électronique : urgence d’un report pour éviter l’échec

07. Januar 2026 um 11:44

Le débat sur la facture électronique s’intensifie. Dans ce contexte, Walid Noueiri, directeur de la Communication à la Direction générale des Impôts, appelle à reporter l’entrée en vigueur de la facture électronique. Et ce, face à un débat vif entre l’administration fiscale et les professionnels.

En effet, Walid Noueiri alerte via sa page Linkedin sur les faiblesses de l’infrastructure actuelle, incapable d’absorber des centaines de millions de factures d’un coup.

D’un côté, le pouvoir public vise une plus grande conformité des contribuables et un meilleur accès aux données pour les recoupements et contrôles fiscaux. De l’autre, les professionnels du secteur redoutent un fardeau administratif supplémentaire, s’ajoutant à leurs contraintes existantes. Mais au-delà de ces  contradictions, la question qui se pose : l’infrastructure et la logistique sont-elles prêtes ?

À ce titre, Walid Noueiri propose une solution pragmatique. Il estime qu’il serait sage de reporter l’application de la nouvelle loi, ou à défaut d’adopter un calendrier d’entrée progressive, par activité, chiffre d’affaires ou autre critère pertinent.

Il conclut : « Je ne pense pas que l’infrastructure actuelle soit capable de gérer des centaines de millions de factures d’un seul coup ». Tout en ajoutant: « Un report d’application ou un calendrier d’entrée progressive évitera une marche arrière de la part de l’Administration et un éventuel échec si la logistique ne suit pas. Il aidera les professionnels du métier (et même l’administration fiscale) à bien se préparer à un projet aussi ambitieux. » 

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SIAME : 1,72 million de dinars de bénéfice net au premier semestre 2025

07. Januar 2026 um 10:34

Au 30 juin 2025, la Société industrielle d’appareillage et de matériels électriques (SIAME) affiche un bénéfice net semestriel de 1,72 million de dinars, pour des revenus cumulés de 22,64 millions de dinars. Des chiffres qui traduisent une activité globalement stable sur les six premiers mois de l’année.

Sur la période, le chiffre d’affaires progresse légèrement par rapport au premier semestre 2024, où il s’élevait à 22,14 millions de dinars. Le total des produits d’exploitation atteint 22,65 millions de dinars, quasiment au même niveau que les revenus générés.

L’activité opérationnelle enregistre une amélioration. Le résultat d’exploitation ressort à 3,09 millions de dinars à fin juin 2025, contre 2,80 millions de dinars un an plus tôt. Cette évolution est partiellement absorbée par des charges financières nettes de 1,14 million de dinars, ramenant le résultat des activités ordinaires avant impôt à 2,12 millions de dinars.

Après comptabilisation d’un impôt sur les bénéfices de 400 654 dinars, le résultat net s’établit à 1,72 million de dinars, un niveau très proche de celui constaté au premier semestre 2024, qui s’élevait à 1,75 million de dinars.

Du côté de la situation financière, le total du bilan de SIAME atteint 58,52 millions de dinars au 30 juin 2025. Les actifs non courants, composés essentiellement d’immobilisations incorporelles et corporelles, s’élèvent à 20,05 millions de dinars. Les actifs courants représentent 38,48 millions de dinars, portés principalement par les stocks nets, évalués à 19,15 millions de dinars, et les créances clients nettes, qui atteignent 14,13 millions de dinars.

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Le cabinet InFirst Auditors décortique la loi de finances 2026

07. Januar 2026 um 10:33

InFirst Auditors, cabinet d’expertise comptable inscrit à l’Ordre des Experts Comptables, revient sur la loi de finances 2026 (LF 2026), promulguée le 12 décembre 2025.

Ce cabinet d’expertise souligne que cette loi de finances n’est autre que la succession des budgets précédents, qui s’est focalisée sur l’aide aux ménages. Il en va de même de la mise en place de fonds spécialisés et des crédits bonifiés.

Il convient de noter que l’Assemblée des représentants du peuple a intégré l’impôt sur la fortune aux avoirs mobiliers (véhicules, portefeuilles boursiers, etc.) dès 3 millions de dinars de patrimoine net, à 0,5 % jusqu’à 5 millions et 1% au-delà, nets des emprunts et de la résidence principale.

Selon ce cabinet, cette mesure cible les fortunes élevées; mais elle heurte la classe moyenne aisée par son ampleur.

Un autre élément a été soulevé : à savoir la possibilité pour les résidents tunisiens d’ouvrir des comptes en devises, en dépit des contraintes du change, pour encourager les retours de fonds et les placements.​

En parlant du privilège fiscal automobile !

En outre, le privilège fiscal automobile a été évoqué. En effet, les familles tunisiennes à revenus modestes (inférieurs à 10-14 SMIG selon le nombre de personnes à charge) bénéficient d’un avantage exceptionnel : achat d’un véhicule d’occasion de moins de 8 ans ou neuf, importé ou local, avec droits de consommation à 10 % et TVA à 7 %, calqués sur le régime des « voitures populaires ».

Lire aussi: Maher Ketari : « Suppression des quotas de voitures populaires, un bond de 10 % à 100 % pour répondre aux besoins des familles tunisiennes »

Inspirée des facilités pour la diaspora, cette ouverture démocratise la mobilité, mais soulève des inquiétudes sur sa charge pour les finances publiques et les possibles dérives.​

Fidèle à la lignée des LF passées, 2026 institue des fonds dédiés : justice environnementale (financé par 1 % des profits miniers), cinéma et audiovisuel (1,75 % du chiffre d’affaires des opérateurs internet et télécoms), santé animale, orphelins démunis, insertion des handicapés…

De plus, des lignes de crédit à taux zéro arrosent les PME, les agriculteurs touchés par la sécheresse, les startups et les zones enclavées, pour un volume supérieur à 100 millions de dinars.

Le budget grimpe à 79,6 milliards, avec un trou de 11 milliards comblé sans intérêt par la Banque centrale de Tunisie.​

Ce mix relance l’embauches de diplômés, les dons fiscalement déductibles et les rentrées fiscales (contribution de 4 % sur les gains des banques et des télécoms), mais attise les débats.

Par ailleurs, le cabinet souligne dans son rapport que les décrets d’application, escomptés au printemps 2026, apporteront les détails. Toutefois, les sociétés doivent dès à présent préparer l’impôt sur fortune et la facturation électronique imposée. Au total, la LF 2026 renforce l’État providence dans un contexte de crise.

Lire aussi : Skander Sallemi : « La facturation électronique est une évolution logique, mais mal préparée »

La loi de finances 2026 vise à équilibrer le budget tout en soutenant l’économie face aux défis, en l’occurrence climatique, notamment la sécheresse, et économique comme l’inflation.

Au final, l’analyse d’InFirst Auditors, met l’accent sur les hausses fiscales ciblées, les allègements pour les PME et les secteurs vulnérables, et des mesures sociales. Le budget prévoit un déficit de 11 milliards de dinars, financé en partie par la Banque centrale.

A cet égard, notons que le budget de l’État pour 2026 est de 79,6 milliards de dinars, soit une hausse de 2 % par rapport à 2025. Ce qui fait que les recettes fiscales directes passent de 19,4 à 20,5 milliards. Quant aux dépenses de rémunération, elles augmentent à 25,3 milliards de dinars. Il en va de même de l’investissement qui s’élève à 6,4 milliards de dinars.

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