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Trump II : quand l’hégémonie américaine bute sur ses propres contradictions

09. Februar 2026 um 17:08

Depuis son investiture pour un second mandat en tant que président des Etats-Unis d’Amérique, en janvier 2025, Donald Trump s’est arrogé des pouvoirs absolus dégagés de toutes contraintes liées au respect des lois américaines en politique intérieure ou de la légalité internationale dans la conduite des relations extérieures de l’Amérique tant dans le domaine des échanges économiques et commerciaux que dans la gestion des conflits et des guerres qui déchirent la planète.

S’estimant investi, depuis son premier mandat, d’une mission d’ordre divin consistant à restaurer « la grandeur » de l’Amérique, il a adopté d’emblée une posture hégémonique et impérialiste  en ayant recours aux pressions et aux sanctions assorties de menaces de recours  à la force contre les pays jugés hostiles voire même « alliés » qui refusent de se soumettre à ses conditions et à ses exigences. Sur tous les conflits en cours, notamment ceux de l’Ukraine et du Proche-Orient, il a adopté des approches qui prétendent rompre avec les politiques et les modes opératoires  des Présidents issus du parti démocrate  jugées fondamentalement nuisibles aux intérêts américains.

En vérité, l’administration Trump cherche désespérément à préserver l’un des attributs majeurs de puissance que les USA ont acquis à l’ère du monde unipolaire après la chute de l’URSS dont notamment la main mise américaine sur la conduite des affaires mondiales et des échanges économiques internationaux à des fins hégémoniques sans tenir compte des intérêts des autres pays et des peuples concernés. L’un des piliers de cette hégémonie a été – outre la prééminence du dollar en tant que monnaie de réserve et de commerce international – la gestion, en dehors du cadre des Nations unies, des crises et des conflits notamment ceux qui sont intrinsèquement liés aux intérêts des USA et de ses alliés à l’instar des conflits en Ukraine et au Proche-Orient ainsi que la guerre en cours visant au renversement du régime iranien.

Mais, en tant que partie prenante à la plupart de ces conflits, qu’ils ont le plus souvent déclenchés ou alimentés, les USA ne sont pas habilités à les arbitrer ou à les solutionner d’autant plus qu’ils se positionnent au-dessus de la légalité internationale. Dès lors, le président Trump n’a toujours pas réussi, contrairement à ses engagements, à esquisser, ne serait-ce qu’un début de solution au conflit ukrainien, en dépit de ses multiples tentatives de médiation qui semblent avoir abouti à une impasse – notamment en raison de ses divergences avec les dirigeants européens  favorables à la poursuite de la guerre – ainsi que son approche opportuniste et transactionnelle qui ne tient pas compte, selon la perception russe, des origines profondes du conflit.

Il en est de même de la guerre génocidaire et d’épuration ethnique menée à Gaza et en Palestine qui s’insère dans un processus de liquidation  de la cause arabe et palestinienne associé à la mise en œuvre au Proche Orient, du projet expansionniste sioniste ainsi que l’élimination de l’Iran et des derniers mouvements de la résistance, considérés en tant qu’obstacle ultime à l’entreprise de reconfiguration de la région au bénéfice d’Israël et de ses alliés occidentaux.

A vrai dire, cette stratégie qui avait débuté avec la première guerre du golfe au début des années 90, a été formalisée  après les attentats du 11 septembre 2001 et la mainmise de l’Etat profond américain piloté par les néoconservateurs américains inféodés à Israël, sur les centres de pouvoirs américains. Thierry Meyssan, reprend, dans son ouvrage paru en 2017[1], la thèse qu’il avait soutenue au départ[2] où il réfute le récit officiel américain sur les évènements du 11 septembre 2011 qui ont été selon lui sciemment provoqués par une partie de l’establishment américain afin de susciter l’adhésion de l’opinion publique américaine à l’entrée des USA en croisade contre le « terrorisme » en tant que substitut au péril soviétique.

En somme, ces attentats ont été mis à profit pour exécuter une sorte de « coup d’Etat » silencieux aux USA afin de favoriser les conditions propices à l’entrée en guerre de l’Amérique contre l’Afghanistan et l’Irak au nom de la lutte contre le « terrorisme islamique »[3] nouvellement érigé par la propagande officielle en nouvel ennemi de la civilisation occidentale.

L’auteur se réfère au témoignage du général américain Wesley Clark, ancien commandant suprême de l’OTAN qui avait publiquement évoqué en 2007, dans un entretien avec « Democraty now » la thèse du « coup d’Etat politique » survenu aux USA en association avec les attentats du 11 septembre. Il avait  indiqué avoir pris connaissance, à cette époque, d’un document secret prévoyant la destruction de sept pays arabes et musulmans en cinq ans, incluant l’Irak, l’Iran, la Syrie, le Liban, la Libye, le Soudan et la Somalie.

En définitive, les « printemps arabes » ont été une étape décisive dans la mise en œuvre de cette stratégie qui est très avancée voire en voie de parachèvement compte tenu de la guerre déclenchée depuis juin 2025 à l’encontre de l’Iran dans la foulée de la chute de la Syrie et de la guerre génocidaire à Gaza et en Palestine.

Ahmed Ben Mustapha
Ancien ambassadeur 

 

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[1]   Thierry Meyssan   Sous nos yeux   Du 11 septembre à Donald Trump  Résistances  Editions Demi – Lune 2017.  Voir notamment la troisième partie intitulée : Les « Printemps arabes », organisés par Washington P 155 – 267

[2]     Thierry Meyssan : L’effroyable imposture suivi de : Le Pentagate  Résistance Editions Demi Lune 2013

[3] Thierry Meyssan   Sous nos yeux   Du 11 septembre à Donald Trump  Résistances  Editions Demi – Lune 2017.  Voir notamment la troisième partie intitulée : Les « Printemps arabes », organisés par Washington  P 160 et s.

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La Tunisie sur la liste des « pays sûrs » : le tournant décisif du Parlement européen

09. Februar 2026 um 16:53

Le Parlement européen vote le 10 février 2026 la liste commune des « pays d’origine sûrs », dont fait partie la Tunisie. Cette décision s’inscrit dans le cadre de la révision des règles européennes en matière d’asile, approuvée en décembre 2025 par la commission des libertés civiles. L’objectif principal est d’accélérer les procédures de traitement des demandes pour les ressortissants des pays concernés.

Outre la Tunisie, cette liste inclut des nations telles que le Maroc, l’Égypte, la Colombie, l’Inde, le Bangladesh et le Kosovo. Les pays candidats à l’adhésion à l’Union européenne bénéficient également de cette présomption de sécurité, sauf en cas de circonstances exceptionnelles, comme un conflit armé généralisé.

Toutefois, ce statut n’est pas définitif. La Commission européenne exercera une surveillance continue et pourra suspendre temporairement un pays si la situation s’y dégrade. Trois critères principaux justifieraient un tel retrait :

  • Un taux de reconnaissance de l’asile dépassant les 20 %;

  • L’activation d’un régime de protection temporaire;

  • L’imposition de sanctions économiques liées à des violations graves des droits fondamentaux.

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SFBT : les actionnaires minoritaires éliront leur représentant au CA le 5 mars

09. Februar 2026 um 16:15

La Société de Fabrication des Boissons de Tunisie (SFBT) tiendra une assemblée générale élective le jeudi 5 mars 2026. L’unique point à l’ordre du jour : la désignation d’un représentant des actionnaires minoritaires au conseil d’administration.

Le mandat du futur administrateur couvrira trois exercices (2026, 2027 et 2028) et prendra fin lors de l’assemblée générale ordinaire statuant sur les comptes 2028 de la SFBT.

Sont considérés comme actionnaires minoritaires les détenteurs individuels d’au maximum 0,5 % du capital social. Pour les investisseurs institutionnels, le seuil est fixé à 5 % maximum du capital.

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Tunisie : les investissements bondissent de 39 % en 2025 et promettent 101 681 emplois

09. Februar 2026 um 14:56

La Tunisie attire de plus en plus de capitaux. En effet, le bulletin annuel 2025 de la Tunisia Investment Authority (TIA) révèle une performance remarquable. Les investissements déclarés atteignent 8 356,4 millions de dinars (MD). Ce chiffre marque une progression de 39,3 % par rapport à l’exercice précédent.

Cette dynamique stimule directement l’emploi. Ainsi, le pays attend la création de 101 681 nouveaux postes, soit une hausse de 5 % sur un an. Le secteur tertiaire porte cette croissance. Il contribue à hauteur de 1 755,4 MD (21 % du total). De plus, ses capitaux engagés bondissent de 75 %. Ce secteur devient le moteur social du pays car il concentrera 59 % des emplois nationaux.

Par ailleurs, le tourisme amorce un redémarrage spectaculaire. Il mobilise 645 MD, triplant quasiment ses résultats précédents (+238 %). Cette reprise s’appuie notamment sur un méga-projet à Jendouba. Ce dernier, valorisé à 300 MD, créera à lui seul 600 postes. En revanche, l’industrie montre des signes de faiblesse. Bien qu’elle reste le premier secteur en volume (35 %), ses investissements reculent de 14,3 %.

Énergies renouvelables et agriculture : des piliers solides

La transition énergétique vers 2035 progresse grâce à un socle financier robuste. Les énergies vertes captent ainsi 1 685,1 MD, soit 20 % de l’enveloppe nationale.

De son côté, l’agriculture confirme son rôle stratégique. Le secteur annonce des projets de 1 347,5 MD. Ces investissements généreront 7 129 emplois. Cette croissance de 11,6 % renforce la sécurité alimentaire du pays.

Géographie : une concentration stratégique

L’investissement se concentre dans dix pôles clés. Ces derniers monopolisent plus de 71 % des fonds. Sidi Bouzid occupe la première place avec 1 013,9 MD, suivie par Tunis et Gabès.

Cependant, les zones de développement régional ne sont pas en reste. Elles absorbent 54 % du montant global. Les projets d’énergie verte soutiennent principalement cette répartition territoriale.

Au niveau des promoteurs, les Tunisiens financent 65 % des montants. Les projets incluant des partenaires étrangers représentent, quant à eux, 35 % du volume global.

Des projets d’intérêt national (PIN) structurants

Enfin, la TIA a enregistré 14 Projets d’Intérêt National. Ceux-ci représentent 2 675,3 MD, soit près d’un tiers de l’enveloppe globale. Ces initiatives se répartissent entre les énergies renouvelables, l’industrie, le tourisme et les services.

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Top 10 des entreprises au classement de L’Économiste Maghrébin

09. Februar 2026 um 12:29

Ce palmarès des dix premières entreprises tunisiennes par chiffre d’affaires révèle plusieurs tendances marquantes de l’économie nationale en 2025.

Le pétrole s’impose comme le secteur le plus représenté avec cinq entreprises dans le Top 10, marquant la suprématie du secteur énergétique. La Société Tunisienne des Industries de Raffinage (STIR) conserve la première place avec un chiffre d’affaires de 7,3 milliards de dinars en 2024, en hausse de 10 % par rapport à 2023. Cette performance illustre le poids stratégique du raffinage dans l’économie nationale.

De son côté, la SNDP (Société Nationale de Distribution des Pétroles – AGIL) occupe la quatrième position avec 2,8 milliards de dinars. À noter, toutefois, que l’ETAP (Entreprise Tunisienne d’Activités Pétrolières) enregistre un recul significatif, passant de 2,8 milliards en 2023 à 2,16 milliards en 2024, soit une baisse de 24 %.

La STEG (Société Tunisienne de l’Électricité et du Gaz) par ses performances records se maintient solidement en deuxième position avec 5,86 milliards de dinars, malgré une légère baisse de 4,4 %. Elle demeure un pilier incontournable du paysage énergétique.

La performance la plus spectaculaire revient au Groupe Chimique Tunisien (GCT), qui bondit à la troisième place avec 3,4 milliards de dinars en 2024. Cela représente une croissance exceptionnelle de 247 % par rapport aux 980 millions de 2023. Ce qui témoigne d’une dynamique retrouvée dans le secteur des phosphates et dérivés.

Télécoms, Transport et Santé Tunisie Telecom progresse légèrement, passant de 1,32 milliard à 1,41 milliard de dinars (+6,3 %). Nouvelair (Groupe TTS) affiche également une croissance robuste de 17 %, atteignant 1,35 milliard de dinars.

Enfin, la Pharmacie Centrale de Tunisie (PCT), unique représentante du secteur de la santé dans ce Top 10, affiche un chiffre d’affaires de 1,76 milliard de dinars. Malgré une baisse de 13 %, elle conserve sa position stratégique de premier plan.

Le classement de L’Economiste Maghrébin confirme donc la forte concentration de l’activité économique tunisienne autour des secteurs énergétique et pétrolier. Si l’émergence spectaculaire du GCT et la résilience d’opérateurs historiques comme la STEG ou Tunisie Telecom démontrent une certaine capacité d’adaptation; la diversification sectorielle reste limitée. L’économie nationale demeure encore très dépendante des hydrocarbures et des ressources naturelles.

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Tunisie : l’anglais pourrait s’imposer dès le primaire et dans toute l’administration

09. Februar 2026 um 10:36

Un bouleversement linguistique se profile dans le paysage éducatif et institutionnel. L’Assemblée des représentants du peuple examine actuellement une proposition législative qui placerait l’anglais au centre du système de formation et de l’appareil étatique.

Le texte porte le numéro 117/2025. La commission parlementaire spécialisée dans l’éducation, la formation professionnelle, la recherche scientifique, la jeunesse et les sports en a entamé l’étude. L’ambition affichée : faire de l’anglais un pilier du dispositif national, de l’école aux administrations.

Concrètement, les élèves découvriraient cette langue dès leur entrée en deuxième année du cycle de base. Il ne s’agirait plus d’une simple matière complémentaire, mais d’une discipline fondamentale au même titre que les autres enseignements obligatoires. La réforme ne s’arrête pas là. Dès le collège, les disciplines scientifiques et technologiques seraient dispensées directement en anglais. Mathématiques, physique, informatique : tous ces cours basculeraient vers la langue de Shakespeare. Un virage radical pour un système longtemps dominé par le français et l’arabe.

L’enseignement supérieur subirait également une transformation profonde. Universités et centres de recherche devraient intégrer obligatoirement l’anglais dans leurs cursus. Sont visés les filières technologiques, les sciences naturelles, la médecine et l’économie. Le projet impose cette mutation sans exception.

Mais l’initiative va au-delà du secteur éducatif. L’article trois du texte étend l’usage de l’anglais à la sphère publique. Administrations centrales et institutions nationales devraient l’adopter comme seconde langue de travail. Cette obligation couvrirait les échanges diplomatiques, la prospection d’investissements étrangers, la coopération économique, ainsi que l’ensemble des systèmes informatiques gouvernementaux.

Les porteurs du projet justifient cette orientation par deux objectifs stratégiques. D’abord, renforcer l’ancrage international de la Tunisie. Ensuite, rendre son système éducatif et administratif plus compétitif face aux standards mondiaux. Dans un contexte de globalisation économique accélérée, l’anglais apparaît à leurs yeux comme un outil indispensable d’intégration et de développement.

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Gestern — 08. Februar 2026Haupt-Feeds

Crise du logement locatif en Tunisie : pour une réforme structurelle

08. Februar 2026 um 22:05

Le président de l’Organisation tunisienne de l’information des consommateurs plaide pour une approche globale combinant régulation des loyers, construction de villes nouvelles et développement de la location-vente.

Lotfi Riahi, président de l’Organisation tunisienne de l’information des consommateurs (OTIC), a livré à L’Économiste Maghrébin une analyse approfondie de la crise du logement locatif en Tunisie. Il appelle à dépasser les solutions ponctuelles au profit d’une vision stratégique d’ensemble.

Selon les données de l’Institut national de la statistique citées par Riahi, l’inflation des loyers a atteint environ 5,3 % en glissement annuel en décembre 2025. Dans le même temps, l’inflation générale s’établissait autour de 4,8 % en janvier 2026. Ce différentiel place le logement parmi les principales sources de pression sur le pouvoir d’achat des ménages tunisiens.

Un enjeu social avant d’être économique

Pour le président de l’OTIC, la question des loyers dépasse désormais le cadre du débat économique. Elle touche directement à la stabilité sociale et à la dignité des familles. Il rappelle que son organisation a appelé dès l’an dernier à une régulation du secteur. Les initiatives législatives récentes interviennent dans un contexte de forte pression subie par des milliers de foyers.

Le logement absorbe une part croissante des revenus. Il influence aussi des décisions majeures, comme le mariage, la procréation, la mobilité géographique et la stabilité professionnelle.

Lotfi Riahi pose une question centrale. Il ne s’agit pas seulement de réguler les prix, mais de restructurer en profondeur la politique du logement. Selon lui, le logement locatif n’est pas une marchandise ordinaire. Il constitue un service essentiel de long terme, comparable à l’éducation ou à la santé.

Le locataire n’est pas un consommateur passager. Il est lié par un contrat qui engage sa stabilité de vie. Cette réalité justifie un encadrement législatif à dimension sociale et économique, davantage qu’une simple intervention sur le marché.

Régulation des loyers : une étape nécessaire mais insuffisante

L’initiative législative visant à limiter les augmentations et à encadrer les contrats ne procède pas, selon Riahi, d’une logique de confrontation avec les propriétaires. Elle vise plutôt à rééquilibrer une relation fragilisée par la spéculation, la rareté de l’offre structurée et l’affaiblissement des mécanismes de contrôle.

Il avertit toutefois que la loi ne suffira pas. Un traitement juridique, même avancé, agit sur les symptômes. Il ne règle pas les causes profondes. La crise ne tient pas uniquement au niveau des loyers, mais aux facteurs ayant rendu le logement rare et coûteux.

Pour Lotfi Riahi, la crise des loyers est avant tout une crise de planification urbaine et de stock immobilier. Lorsque les villes se concentrent excessivement, que les banlieues s’asphyxient et que la production de logements ralentit, les prix augmentent mécaniquement. Le marché devient alors dysfonctionnel, non à cause des textes réglementaires, mais en raison de la rareté de l’offre organisée. La solution structurelle proposée repose sur la création de véritables villes nouvelles. Il ne s’agit pas d’ajouter des quartiers, mais de concevoir des entités urbaines intégrées. Ces villes devraient s’appuyer sur une vision économique et sociale cohérente.

Elles devraient être reliées à des zones d’emploi, disposer de transports publics efficaces, de services éducatifs et sanitaires, ainsi que d’espaces verts assurant une qualité de vie durable.

Lorsque l’État met à disposition des terrains aménagés et un stock immobilier orienté, la pression sur les villes saturées diminue. L’offre s’élargit et les prix baissent naturellement, sans intervention administrative permanente.

La location-vente comme levier social

Dans cette dynamique, le président de l’OTIC met en avant la formule de la location-vente. Il la considère comme l’une des solutions les plus innovantes. Ce mécanisme permet aux familles d’accéder progressivement à la propriété, sans supporter immédiatement le poids d’un crédit bancaire.

Les loyers deviennent un investissement. Les jeunes accèdent à une perspective de stabilité réelle.

Lotfi Riahi plaide pour que cette formule devienne une option stratégique nationale. Son développement devrait impliquer le promoteur public, à travers des projets ciblés et subventionnés, mais aussi le secteur privé, grâce à des incitations fiscales adaptées.

Vers une vision cohérente et durable

Le président de l’OTIC conclut en distinguant la gestion de crise de la construction d’un équilibre durable. La régulation des loyers stabilise le présent. La location-vente sécurise la transition sociale. Les villes nouvelles préparent l’avenir.

Ces solutions forment un système cohérent. Elles redéfinissent le rôle de l’État, qui passerait d’un acteur réactif à un véritable planificateur du marché.

La cherté des loyers n’est pas une fatalité économique. Elle résulte de choix d’aménagement qui peuvent être corrigés. L’initiative législative est une étape nécessaire. Elle ne devient pleinement efficace que si elle s’inscrit dans une politique nationale intégrée, articulant régulation, élargissement de l’offre, soutien à la location-vente et construction de villes intelligentes pour les générations futures.

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Flambée des loyers en Tunisie : faut-il désormais encadrer les prix ?

06. Februar 2026 um 14:27

Dans un contexte de hausse continue des loyers et de pression accrue sur le pouvoir d’achat, la régulation des prix des locations à usage d’habitation s’impose comme un enjeu majeur. La question se pose avec insistance : faut-il, dans la conjoncture économique et sociale actuelle, encadrer les loyers et intervenir sur le marché locatif ? Une proposition de loi récemment soumise à l’Assemblée des représentants du peuple entend apporter une réponse à ce débat.

Le Bureau de l’Assemblée a transmis à la Commission de la législation générale une proposition de loi déposée par la députée Olfa Marouani. Le texte vise à encadrer les prix de location des locaux destinés à l’habitation et à mieux organiser le marché locatif. Pour justifier son initiative, Mme Marouani met en avant la forte augmentation des loyers des appartements et des maisons en Tunisie. Elle qualifie cette situation de « profondément inquiétante, voire alarmante pour les citoyens ».

Selon les données de l’Institut national de la statistique, les loyers ont augmenté d’environ 29 % entre 2020 et 2024, surtout dans les grandes villes. La députée s’appuie également sur une étude du site immobilier « Mubawab ». Celle-ci indique que le loyer moyen national pour les locations de longue durée a atteint 1 650 dinars par mois en 2023.

L’étude révèle aussi de fortes disparités régionales. À Ben Arous, le loyer mensuel le plus bas pour un appartement ordinaire atteint 900 dinars. Dans la banlieue nord de Tunis et à La Marsa, il dépasse 2 000 dinars.

Lire aussi: 5 000 logements d’ici 2030 pour les revenus faibles et moyens

Un poids croissant sur les ménages

La députée cite également les statistiques de l’Organisation tunisienne pour l’orientation du consommateur. Celles-ci montrent que les dépenses de loyer peuvent représenter jusqu’à 40 % du revenu des ménages. Cette charge pèse lourdement sur les familles, notamment celles à revenu limité. Elle souligne par ailleurs que de nombreux propriétaires évitent de conclure des contrats de location écrits. Cette pratique complique l’application de la loi n° 35 de 1976, qui encadre les relations entre bailleurs et locataires. Elle concerne notamment la durée des baux et la révision des loyers.

Vers un encadrement strict des loyers

Face à cette situation, Mme Marouani juge une intervention rapide nécessaire. Elle estime que l’État doit réguler le marché locatif et fixer des règles claires en matière de prix, comme le font plusieurs pays développés. La proposition de loi prévoit de rendre obligatoires les contrats de location écrits, selon un modèle unifié. Elle impose également l’enregistrement de ces contrats et de toute modification ultérieure. Le texte introduit des sanctions financières contre les contrevenants. Enfin, la proposition fixe un plafond maximal pour les loyers. Elle limite aussi les augmentations à 5 % du montant du loyer tous les deux ans, avec un maximum de cinq hausses sur toute la durée du contrat.

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Quinze ans après la révolution, Kaïs Saïed exige un audit total des actifs saisis

06. Februar 2026 um 09:52

Une directive présidentielle pourrait bouleverser le traitement des actifs gelés il y a quinze ans. Mercredi 4 février en fin de journée, le chef de l’État a convoqué à Carthage Mechket Slama Khaldi et Wajdi Hedhili. Ils dirigent respectivement les Finances et les Domaines de l’État. Le président exige une refonte complète du dispositif existant. La présidence a rendu l’information publique jeudi à l’aube, à 5h46 précisément.

Au cœur des échanges : le sort des patrimoines immobiliers et mobiliers. La justice les détient depuis la révolution. Pour le dirigeant tunisien, le statu quo n’est plus tenable. Quinze années se sont écoulées. Nombre de ces actifs n’ont connu aucune évolution. Certains ont vu leur cotation s’effondrer. D’autres ont subi des détériorations volontaires. Les autorités les ont ensuite bradés bien en deçà de leur estimation réelle.

Le locataire de Carthage estime que les orientations prises depuis 2011 dissimulaient une intention précise. Elles visaient à contourner les acquis révolutionnaires. Elles empêchaient la nation de recouvrer les richesses détournées. Il pointe du doigt la prolifération d’organismes créés successivement. Commission de confiscation, instance de gestion des biens saisis, secrétariat permanent institué tardivement, direction dédiée au crédit et à la liquidation judiciaire. Ces structures ont, selon lui, dilué toute traçabilité. Elles ont privé les Tunisiens de leurs droits.

Kaïs Saïed cible également d’autres entités. On les présente comme des instruments d’accompagnement : la Société immobilière de Gammarth ou Al Karama Holding. Leur appellation, ironise-t-il, relève de l’imposture sémantique. Il dénonce la vente d’entreprises à des montants dérisoires. Il critique aussi les budgets colossaux engloutis pour rétribuer administrateurs et cadres. Ces dépenses se poursuivent encore aujourd’hui.

Le président a réclamé à maintes reprises le règlement définitif de ce chapitre. Il demande désormais la révision d’un grand nombre de transactions. Cela concerne les propriétés foncières comme les actifs mobiliers. Il déplore l’action de réseaux qui ont exploité un arsenal législatif en apparence conforme. Ces dispositifs servaient, à ses yeux, des intérêts contraires au bien commun.

Il martèle dans une formule sans équivoque qu’il est temps d’y mettre fin. Pas un centime du patrimoine national ne peut disparaître. Ce droit reste imprescriptible et inconditionnel. Objectif affiché : une redevabilité juste, non une vendetta. Ceux qui choisiront la réconciliation authentique trouveront une porte ouverte. Les autres devront répondre de leurs actes. Pour lui, la frontière entre le vrai et le faux reste nette. Aucune zone grise n’est acceptable.

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CIL : Oceana acquiert près de 5 500 actions

05. Februar 2026 um 21:18

La Société Touristique Oceana a acquis le 4 février 2026 un total de 5 494 actions de la Compagnie Internationale de Leasing (CIL) au prix moyen pondéré de 32,250 dinars par action, pour un montant global de 177 181,500 dinars, selon une déclaration d’opération significative publiée le 5 février 2026.

Cette transaction s’inscrit dans le cadre des obligations de déclaration des opérations significatives réalisées par les personnes exerçant des responsabilités dirigeantes et les personnes qui leur sont liées.  Mohamed Brigui occupe par ailleurs la fonction de Président du Conseil d’Administration au sein de la structure déclarante.

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ALKIMIA face au mur : production en chute libre, projet NPK en ligne de mire

05. Februar 2026 um 20:40

ALKIMIA dévoile ses indicateurs d’activité du quatrième trimestre 2025, révélant une année difficile marquée par un effondrement de ses volumes de fabrication. Les tonnages sont passés de 28 974 à 22 891 tonnes, soit un décrochage de 21% qui affecte directement les comptes de l’entreprise.

Ce retrait concerne l’ensemble des gammes: le tri-poly phosphate de sodium totalise 14 220 tonnes produites, tandis que le MAP cristallisé atteint 8 671 tonnes. L’entreprise pointe du doigt un environnement économique défavorable où les acteurs dotés de chaînes de valeur complètes prennent l’ascendant sur les structures moins intégrées.

Les ventes suivent la même trajectoire. Sur l’exercice clos fin décembre, les revenus s’inscrivent à 100,02 millions de dinars tunisiens, contre 107,21 millions douze mois plus tôt. Le reflux de 6,70% traduit fidèlement la contraction des quantités écoulées sur le marché.

Cette érosion commerciale conjuguée à la sous-utilisation des capacités industrielles met les équilibres financiers sous pression. Les coûts structurels pèsent lourdement alors que l’appareil productif tourne au ralenti, créant une équation délicate pour la gestion des liquidités.

Face à ces tensions, ALKIMIA actionne le levier capitalistique. Vingt millions de dinars ont été levés, avec une libération échelonnée des fonds. Cette enveloppe finance un chantier stratégique: l’implantation d’une ligne NPK capable de produire 80 000 tonnes annuelles, en versions poudre et granulés. Les plans d’ingénierie, tant généraux que techniques, arrivent à leur terme.

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ASSAD : acquisition de 23 700 actions par un membre du conseil d’administration

05. Februar 2026 um 16:21

Firas BECHA, membre du Conseil d’Administration d’ASSAD, a acquis 23 700 actions de la société le 28 janvier 2026, pour un montant total de 75 840 dinars.

L’opération concernant ASSAD et déclarée le 2 février conformément à la réglementation boursière, s’est effectuée au prix unitaire de 3,200 dinars par action.

Cette acquisition s’inscrit dans le cadre des opérations significatives réalisées par les personnes exerçant des responsabilités dirigeantes, soumises à obligation de déclaration auprès du Conseil du Marché Financier.

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Tunisie : l’inflation recule légèrement à 4,8 %

05. Februar 2026 um 14:06

Le taux d’inflation a atteint 4,8 % en janvier 2026, en baisse de 0,1 point par rapport à décembre 2025 (4,9 %). Cette légère décélération s’explique principalement par le ralentissement de la hausse des prix alimentaires et des services de restauration-hôtellerie.

Le fléchissement de l’inflation résulte du ralentissement observé dans deux groupes majeurs. Les produits alimentaires ont enregistré une hausse de 5,9 % en janvier contre 6,1 % en décembre. Tandis que les services de restaurants, cafés et hôtels ont augmenté de 5,5 % en janvier contre 6 % en décembre. Sur un mois, l’indice des prix à la consommation a progressé de 0,3 % entre décembre 2025 et janvier 2026.

En glissement annuel, les prix alimentaires augmentent de 5,9 %. Les hausses les plus marquées concernent les fruits frais avec 17,8 %, la viande d’agneau avec 16,1 %, le poisson frais avec 11,3 % et la viande bovine avec 10,4 %. Les huiles alimentaires constituent l’exception notable avec une baisse de 12 %.

Sur un mois, les prix alimentaires ont progressé de 0,4 %, tirés par la volaille qui a augmenté de 4 %, les fruits de 2,3 % et le poisson frais de 2,1 %. En revanche, les huiles alimentaires ont diminué de 1,6 % et les légumes de 1,8 %.

Produits manufacturés et services : pressions inflationnistes

Sur un an, les prix des produits manufacturés augmentent de 5 %, principalement en raison de la hausse des prix de l’habillement et chaussures de 10,1 % et des produits d’entretien du foyer de 4,9 %. Les services enregistrent une hausse de 3,7 % sur un an, portée notamment par les services d’hébergement qui ont progressé de 11,4 %.

Sur un mois, le groupe « Habillement et chaussures » a progressé de 0,4 % en raison de la hausse des articles d’habillement de 0,4 % et des chaussures de 0,3 %. Les services de loisirs et culture ont augmenté de 0,6 %, principalement dus à la hausse du matériel de traitement de l’information, audiovisuel et photographique de 0,7 %.

Inflation sous-jacente stable à 4,9%

L’inflation sous-jacente, qui exclut les produits alimentaires et l’énergie, se stabilise à 4,9 % en janvier 2026. L’écart entre produits libres et encadrés reste important, avec une hausse de 6 % sur un an pour les produits libres; contre seulement 0,6 % pour les produits encadrés. Pour l’alimentation spécifiquement, les produits alimentaires libres ont connu une hausse de 6,7 %; contre 0,2 % pour les produits alimentaires à prix encadrés.

Principales contributions sectorielles à l’inflation

Les produits manufacturés et les services sont les principaux contributeurs à l’inflation globale, apportant respectivement 2 points et 1,2 point. Par régime de prix, le non alimentaire libre et l’alimentaire libre sont les groupes ayant apporté la plus forte contribution à l’inflation, soit respectivement 3 points et 1,7 point.

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Facturation électronique généralisée : l’UTICA prend les devants

05. Februar 2026 um 12:14

Le Conseil des présidents des fédérations régionales de l’UTICA a décidé mercredi 4 février 2026 de promouvoir activement la généralisation de la facturation électronique pour toutes les transactions commerciales et de services, conformément au chapitre 53 de la loi n°17 de 2025 sur la loi de finances 2026.

Cette obligation, effective depuis le 1er janvier 2026, concerne désormais les prestations de services, les transactions avec l’État, les collectivités locales et les établissements publics, ainsi que les ventes de médicaments et de carburants entre professionnels, à l’exception des détaillants.

Lors de la réunion, présidée par M. Hussein Maâouia, les responsables régionaux ont souligné l’importance de sensibiliser les entreprises et ont proposé l’organisation de séminaires régionaux pour expliquer les dispositions du budget 2026 et présenter les méthodes pratiques pour se conformer à la facturation électronique.

Les participants ont également évoqué la situation économique et sociale du pays, insistant sur la nécessité d’accompagner cette réforme par des mesures de formation et d’information pour les acteurs économiques.

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Intempéries à Nabeul : SOTIPAPIER reprend progressivement sa production

05. Februar 2026 um 11:35

SOTIPAPIER a annoncé la reprise progressive des activités de production sur son site industriel de Nabeul. Et ce, après les intempéries exceptionnelles qui ont touché la région entre le 19 et le 21 janvier 2026.

Le communiqué de SOTIPAPIER précise que des opérations de vérification, de remise en état et de sécurisation des installations sont en cours.

Ces interventions sont menées en coordination avec les équipes internes et les partenaires techniques. Et ce, afin d’assurer des conditions d’exploitation conformes aux exigences de sécurité et de fiabilité. La montée en charge de la production s’effectue de manière graduelle, en fonction de l’avancement de ces opérations techniques.

Par ailleurs, SOTIPAPIER indique que les démarches engagées auprès de la compagnie d’assurance se poursuivent, conformément aux procédures en vigueur.

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ATTIJARI LEASING : Un bénéfice net en légère progression au titre de l’exercice 2025

05. Februar 2026 um 10:57

ATTIJARI LEASING a enregistré un résultat net de 10,06 millions de dinars au titre de l’exercice 2025, en légère progression par rapport à l’année précédente, et prévoit de proposer à ses actionnaires une augmentation du dividende à 2,2 dinars par action, sous réserve de l’accord de la Banque Centrale de Tunisie.

Réuni le 3 février 2026, le Conseil d’Administration de la société a examiné l’activité de l’exercice 2025 et arrêté les états financiers individuels relatifs à cette période. Ces états, qui ont été soumis aux commissaires aux comptes, font ressortir un résultat net de 10 063 421 dinars au 31 décembre 2025, contre 10 003 860 dinars un an auparavant.

Au vu de ces performances, le Conseil d’Administration proposera à l’Assemblée Générale Ordinaire la distribution d’un dividende de 2,2 dinars par action, en hausse par rapport aux 2 dinars distribués au titre de l’exercice 2024. Cette proposition reste conditionnée à l’obtention de l’accord préalable de la Banque Centrale de Tunisie.

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Littérature arabe : Nizar Chakroun lauréat inaugural du Prix Naguib Mahfouz

04. Februar 2026 um 21:44

Le verbe tunisien rayonne sur les rives du Nil. Nizar Chakroun vient de graver son nom dans le palmarès inaugural du Prix Naguib Mahfouz du roman arabe. Cette distinction fraîchement créée illumine désormais le paysage littéraire arabophone. L’annonce est tombée mardi dernier, au crépuscule de la 57e Foire internationale du livre du Caire. En effet, cet événement intervient quinze jours après l’ouverture des portes le 21 janvier.

« Les Jours du Fatimide mis à mort », tel est le titre de cette œuvre qui a su captiver le jury. Le roman a été publié en 2025 dans une coédition Dar Safsafa-Dar Miskiliani. Par ailleurs, il mêle les échos d’un passé fatimide revisité et les interrogations brûlantes de notre présent.

Les jurés saluent « une aventure esthétique audacieuse ». Celle-ci est tissée de temporalités entrelacées. Ainsi, passé, présent et futurs possibles dialoguent dans une construction narrative complexe. Cette dernière sonde les abîmes de l’identité arabe contemporaine. Au cœur du récit : pouvoir, justice, légitimité du jugement. En somme, une enquête historique qui résonne comme un miroir tendu aux violences et aux autorités d’aujourd’hui.

Une double reconnaissance internationale

Ce n’est pas la première fois que l’ouvrage attire les projecteurs. En effet, quelques semaines auparavant, mi-décembre 2025, il figurait sur la liste longue du prestigieux Prix international de la fiction arabe (IPAF) 2026. Seize romans ont été retenus parmi cent trente-sept candidatures. Ces dernières provenaient de dix pays arabes. De plus, la sélection s’est faite sous l’œil du critique tunisien Mohamed Elkadhi, président du jury international.

Un hommage au maître égyptien

Baptiser ce nouveau prix du nom de Naguib Mahfouz n’est pas anodin. En effet, cet écrivain est le premier arabophone couronné par le Nobel de littérature en 1988. Le romancier égyptien, disparu en 2006, incarne à lui seul l’âge d’or du récit réaliste arabe. Par ailleurs, la Foire du Caire a choisi de célébrer sa mémoire. Elle en a fait la personnalité centrale de cette 57e édition.

Nizar Chakroun : un parcours littéraire remarquable

Né en 1970, cet auteur aux multiples casquettes compte plus de vingt ouvrages à son actif. Il est à la fois poète, romancier, critique d’art et traducteur. Son parcours jalonne les distinctions. Notamment, il a reçu le Prix national de la poésie en Tunisie. De même, il a obtenu le Prix arabe de la critique plastique du gouvernement de Sharjah aux Émirats.

Sa bibliographie romanesque impose le respect. Elle comprend « Bent Sidi Raïs » (2011), « La cloche et le minaret » (2018), et « Le sang du taureau » (2019). Puis vint « Zoul Allah » en 2022. Ce dernier a été couronné l’année suivante du Prix Béchir Khraïef du meilleur roman tunisien. Cette distinction lui a été décernée lors de la 37e Foire du livre de Tunis, tenue du 28 avril au 7 mai 2023.

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Le député Ahmed Saïdani aurait été arrêté

04. Februar 2026 um 19:44
L’arrestation du député Ahmed Saïdani a été rendue publique ce mercredi 4 février 2026 par son collègue parlementaire Bilel El Mechri, via une publication sur les réseaux sociaux.
Aucune information officielle n’a été communiquée concernant cette interpellation, ni même les circonstances exactes de l’arrestation, encore moins les motifs ayant conduit à cette mesure. L’annonce faite par Bilel El Mechri n’a pas été accompagnée de précisions supplémentaires sur le contexte ou les raisons de cette arrestation.
Toutefois, il est pas inutile de rappeler qu’Ahmed Saïdani avait attiré l’attention ces dernières semaines par une série de prises de position très critiques envers le chef de l’État, diffusées sur les réseaux sociaux. Ses publications, au ton virulent, avaient suscité de nombreuses réactions.

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Location-vente : 1 213 logements en chantier

04. Februar 2026 um 15:04

Mercredi 4 février 2026, le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, Salah Eddine Zouari, a présenté son plan devant la commission de la Planification stratégique. Son ministère construira des logements en location-vente dans 11 gouvernorats (La Manouba, Ben Arous, Ariana, Nabeul, Bizerte, Kairouan, Sousse, Kasserine, Sfax, Gabès et Tozeur).

La SNIT mère et la SNIT-Nord superviseront deux projets à La Mornaguia et un projet à Fouchana. Ces mêmes sociétés prendront en charge deux autres projets à Oued El Marj et au quartier El Jalaa à Bizerte. Au centre, la SNIT-Centre réalisera trois programmes. Elle construira Sousse Jaouhara et Sousse Sidi Abdelhamid. À Kasserine, elle développera le quartier El Khadhra à Ezzouhour. Dans le Sud, la SNIT-Sud gérera trois sites. Elle interviendra à Thyna et Sakiet Ezzit dans le gouvernorat de Sfax. À Gabès, elle assurera le projet de Bouchamma.

Enfin, la Société de promotion des logements sociaux (Sprols) prendra le relais pour quatre localités. Raoued, Slimane et la ville de Tozeur bénéficieront de son expertise.

Des logements variés et un calendrier échelonné

Le ministre a précisé la nature des habitations prévues. Individuelles ou collectives, elles varient entre 45 et 193 unités par projet. La superficie du terrain détermine cette capacité. Le calendrier s’étale sur trois ans. Certains chantiers démarreront dès février 2026. D’autres suivront en 2027. Un seul projet attendra 2028 : celui du quartier El Jalaa à Bizerte.

Le foncier : entre propriété et cession

Le ministre a abordé la question du foncier. Certains terrains appartiennent déjà aux sociétés qui réaliseront les travaux. Toutefois, l’État possède encore la majorité des parcelles. Une cession légale au dinar symbolique interviendra prochainement. Elle permettra le transfert de propriété aux sociétés concernées. Cette première tranche mobilise des moyens conséquents. Elle comprend 1 213 logements répartis sur l’ensemble du territoire. Le coût global atteint 212 millions de dinars.

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