Normale Ansicht

Gestern empfangen — 02. September 2026 Actualités Tunisie webdo.tn

Affaire de « complot contre la sûreté de l’État 1 » : La Cour de cassation examine le dossier

02. September 2026 um 14:48

La Cour de cassation examine, jeudi 3 septembre 2026, le dossier connu sous le nom de « complot contre la sûreté de l’État 1 », une affaire judiciaire majeure qui implique plus de 40 prévenus, parmi lesquels des responsables politiques, des hommes d’affaires et d’autres personnalités.

Cette audience intervient après les décisions rendues par la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme auprès de la Cour d’appel de Tunis, le 28 novembre 2025. La juridiction avait alors prononcé des condamnations allant de cinq à 45 ans de prison, assorties, pour certains accusés, de l’exécution immédiate des peines.

Des mesures complémentaires avaient également été prononcées à l’encontre de certains condamnés, notamment la confiscation de biens ainsi que le placement sous contrôle administratif.

Une affaire ouverte en février 2023

Les investigations dans cette affaire ont débuté en février 2023 et ont progressivement concerné plus de 40 personnes. Le dossier a notamment impliqué des figures politiques et économiques, dans le cadre d’une enquête portant sur des soupçons d’atteinte à la sécurité de l’État.

Selon des déclarations antérieures du premier adjoint du procureur de la République près le Pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme, ainsi que des sources judiciaires rapportées par l’agence Tunis Afrique Presse (TAP), plusieurs chefs d’accusation ont été retenus dans ce dossier.

Lire aussi : « Complot contre la sûreté de l’État 2 » : L’examen de l’affaire reporté

Ils portent notamment sur le complot contre la sûreté intérieure et extérieure de l’État, la constitution d’une entente terroriste en lien avec des infractions terroristes et l’adhésion à celle-ci.

Les accusations comprennent également des faits liés à des actes visant à modifier la forme de l’État ou à pousser la population à s’affronter par les armes, ainsi que l’incitation au désordre, au meurtre et au pillage sur le territoire tunisien en lien avec des crimes terroristes.

Le dossier comporte par ailleurs des accusations relatives à l’atteinte à la sécurité alimentaire et à l’environnement.

Une nouvelle étape judiciaire

L’examen du dossier par la Cour de cassation constitue une nouvelle étape dans une affaire qui a suscité une importante attention politique, judiciaire et médiatique en Tunisie.

La Cour de cassation n’est pas une troisième instance chargée de rejuger les faits comme une juridiction de fond. Son rôle consiste notamment à contrôler la correcte application du droit et la régularité juridique des décisions contestées.

L’issue de cette procédure pourrait donc déterminer la suite judiciaire réservée aux décisions prononcées en appel contre les différents accusés.

Le dossier reste particulièrement suivi en raison de la gravité des accusations retenues, de la durée des peines prononcées en appel et du nombre de personnalités concernées.

L’audience du 3 septembre intervient ainsi à un moment important de cette procédure, plus de trois ans après le début des investigations en février 2023 et près d’un an après les condamnations prononcées en appel le 28 novembre 2025.

L’article Affaire de « complot contre la sûreté de l’État 1 » : La Cour de cassation examine le dossier est apparu en premier sur webdo.

Migration clandestine : L’Algérie dépasse désormais la Tunisie sur la route de l’Italie

02. September 2026 um 14:13

La carte des migrations irrégulières vers l’Italie est en train de changer. Alors que les arrivées par voie maritime ont fortement reculé depuis le début de l’année 2026, la Tunisie perd une place dans la hiérarchie des principaux pays de départ au profit de l’Algérie.

Selon les données du ministère italien de l’Intérieur reprises et analysées par Agenzia Nova, 19 601 migrants sont arrivés par mer en Italie au 1er septembre 2026, contre 43 346 à la même date en 2025. Le recul atteint ainsi 54,78 %, soit 23 745 arrivées de moins en un an.

La baisse ne s’est pas limitée au début de l’année. Entre le 3 juillet et le 1er septembre, 5 137 arrivées supplémentaires ont été enregistrées en Italie, contre 12 748 durant la même période de 2025, soit une diminution de 59,7 %. Autrement dit, la saison estivale, traditionnellement propice aux traversées de la Méditerranée, n’a pas inversé la tendance.

La Libye reste de très loin la première route

Malgré la baisse générale des arrivées, la Libye demeure la principale porte de départ vers l’Italie.

Au 1er septembre, 15 570 migrants étaient arrivés en Italie depuis les côtes libyennes, contre 38 232 durant la même période de 2025. La baisse atteint 59,27 %. Malgré cela, la route libyenne représente encore 79,43 % de l’ensemble des arrivées maritimes enregistrées en Italie.

La concentration géographique est également remarquable : environ 98 % des départs depuis la Libye proviennent de la façade occidentale du pays. Près de 78 % de tous les migrants arrivés par mer en Italie depuis le début de l’année sont donc partis de Tripolitaine.

Cette domination de la route libyenne relativise donc le changement observé entre l’Algérie et la Tunisie : il s’agit davantage d’un déplacement dans le classement des routes secondaires que d’un bouleversement de la principale route migratoire vers l’Italie.

L’Algérie passe devant la Tunisie

C’est néanmoins le changement le plus significatif pour la Tunisie. Les arrivées en provenance d’Algérie sont passées de 813 durant la même période de 2025 à 2 292 au 1er septembre 2026. Elles ont donc augmenté de 181,92 % et représentent désormais 11,69 % de l’ensemble des arrivées maritimes en Italie.

Lire aussi : Migration : Deux morts et douze disparus après le naufrage au large de Zarzis

Dans le même temps, les arrivées depuis la Tunisie sont tombées à 1 646, contre 3 290 un an auparavant, soit une baisse proche de 50 %. L’Algérie dépasse ainsi pour la première fois la Tunisie sur cette période de référence.

Le contraste est particulièrement net lorsqu’on compare avec l’année 2025 dans son ensemble : la route algérienne avait alors enregistré 1 812 arrivées, contre 4 841 pour la route tunisienne. En seulement huit mois, l’Algérie a donc déjà dépassé son total de l’année précédente, tandis que la Tunisie se situe à environ un tiers de son niveau de 2025.

La route tunisienne perd-elle durablement son poids ?

Ces chiffres semblent confirmer une tendance déjà observée depuis deux ans : la route tunisienne vers l’Italie a considérablement perdu de son importance après avoir constitué l’un des principaux axes de la migration en Méditerranée centrale.

Le recul intervient dans un contexte de renforcement des contrôles maritimes tunisiens et de coopération accrue avec l’Union européenne et l’Italie. Le Monde avait notamment consacré en mai 2026 une analyse au renforcement de la coopération européenne avec la Tunisie et la Libye pour contenir les flux migratoires.

Les données disponibles montrent toutefois que la diminution des départs depuis la Tunisie ne signifie pas la disparition du phénomène. Des tentatives de traversée continuent d’avoir lieu. Fin août, plusieurs naufrages au large des côtes tunisiennes ont encore fait des morts et des disparus, rappelant que la réduction des flux ne supprime pas le risque ni les motivations qui poussent certains candidats à la migration à prendre la mer.

Un déplacement des routes plutôt qu’une disparition des migrations

Le cas algérien mérite donc une attention particulière. L’augmentation de 181,92 % reste spectaculaire en pourcentage, mais elle porte sur des volumes relativement faibles par rapport à la route libyenne : 2 292 arrivées depuis l’Algérie contre 15 570 depuis la Libye.

Les deux routes présentent par ailleurs des profils différents. Les départs algériens se concentrent notamment dans le nord-est du pays et ont pour destination privilégiée la Sardaigne, tandis que la route libyenne constitue l’axe dominant vers l’Italie continentale.

Les données disponibles au deuxième trimestre allaient déjà dans le sens de cette recomposition. Au 28 juin, la Libye représentait 83 % des arrivées, tandis que l’Algérie et la Tunisie se situaient chacune autour de 8 %, avec 1 198 arrivées depuis l’Algérie contre 1 074 depuis la Tunisie.

Le phénomène semble donc s’être accentué durant l’été : la Tunisie ne constitue plus la deuxième route vers l’Italie ; l’Algérie lui est désormais passée devant.

Une baisse spectaculaire, mais un bilan humain toujours lourd

La baisse des arrivées ne doit enfin pas être interprétée comme une diminution proportionnelle de la dangerosité de la route migratoire.

Selon le Missing Migrants Project de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), au moins 914 personnes sont mortes ou portées disparues depuis le début de 2026 sur la route de la Méditerranée centrale. Ce chiffre est considéré comme un minimum, de nombreux naufrages pouvant ne laisser aucun survivant ni témoin.

Le constat qui se dessine est donc paradoxal : moins de migrants arrivent en Italie, la route tunisienne recule fortement, mais la migration irrégulière ne disparaît pas. Elle se recompose.

La Libye conserve une position écrasante, tandis que l’Algérie prend désormais la deuxième place et que la Tunisie, autrefois au cœur de la route vers Lampedusa, voit son poids diminuer fortement. Pour Tunis, le véritable enjeu sera de déterminer si ce recul traduit une transformation durable des flux ou simplement un déplacement temporaire des itinéraires empruntés par les migrants et les réseaux de passeurs.

L’article Migration clandestine : L’Algérie dépasse désormais la Tunisie sur la route de l’Italie est apparu en premier sur webdo.

Délestages : La STEG annonce de nouvelles coupures ce mercredi dans plusieurs régions

02. September 2026 um 13:39

La situation reste sous tension sur le réseau électrique tunisien. La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a annoncé qu’elle pourrait procéder à des coupures tournantes ce mercredi 2 septembre 2026, entre midi et 17 heures, et ce, à intervalles intermittents.

Selon la STEG, cette mesure vise à préserver la sécurité et la continuité du système électrique, en fonction de l’état du réseau et de l’équilibre entre la production et la consommation. La reprise de l’alimentation électrique pourra intervenir sans préavis.

Cette nouvelle annonce intervient alors que les coupures tournantes se sont multipliées depuis plusieurs semaines, notamment durant les périodes de forte consommation électrique liées aux températures élevées.

Plusieurs régions concernées

Les interruptions peuvent concerner plusieurs zones du pays, notamment dans les régions habituellement intégrées aux opérations de délestage :

  • Grand Tunis : Ben Arous, Rades, Ezzahra, Hammam-Lif, Hammam-Chott, Boumhel, Mégrine, El Mourouj, La Nouvelle Médina, La Soukra, Ain Zaghouan, Les Berges du Lac, Le Kram, La Goulette, La Marsa, Mornag, Borj Cédria, Manouba, Douar Hicher et des zones de l’Ariana.
  • Cap Bon : Nabeul, Hammamet, Korba, Menzel Temime, Kélibia, Soliman, Grombalia, Takelsa, Béni Khiar, Dar Chaâbane et les zones environnantes.
  • Zaghouan : Zaghouan, El Fahs, Bir Mcherga, Jebel Oust et Ez-Zriba.
  • Bizerte : Bizerte, Menzel Bourguiba, Mateur, Ras Jebel, Ghar El Melh, Ghezala, Utique, Sejnane et les localités environnantes.
  • Centre : Sousse, Monastir, Mahdia, Kairouan et plusieurs zones rurales et industrielles.
  • Sfax : Sfax-ville, Sakiet Ezzit, Sakiet Eddaïer, Sfax Ouest, Jebeniana, El Hencha et d’autres secteurs.
  • Sud : Gabès, Médenine, Djerba, Zarzis, Ben Guerdane, Tataouine, Kebili, Douz et plusieurs localités du Sud.
  • Sud-Ouest : Gafsa, Tozeur, Kasserine, Sidi Bouzid et les zones environnantes.

La STEG rappelle toutefois que la liste des zones concernées peut évoluer en fonction de la situation du réseau. Les coupures sont effectuées de manière intermittente afin d’éviter une dégradation plus importante du système électrique. Des annonces similaires ces derniers jours ont déjà concerné de nombreuses zones du Grand Tunis et plusieurs régions du pays.

La société invite ainsi les citoyens à prendre les précautions nécessaires, notamment pour protéger les appareils électriques et les équipements sensibles contre les variations de tension lors du rétablissement du courant.

Lire aussi : Pénuries d’eau et coupures de courant : La Tunisie face au risque d’une crise d’image ?

Cette nouvelle journée de coupures tournantes illustre la persistance des tensions sur le système électrique national, après un été marqué par plusieurs épisodes de délestage et de fortes sollicitations du réseau.

L’article Délestages : La STEG annonce de nouvelles coupures ce mercredi dans plusieurs régions est apparu en premier sur webdo.

Tunisie – Eau potable : Perturbations dans l’approvisionnement dans plusieurs gouvernorats après une panne

02. September 2026 um 12:54

La Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE) a annoncé des perturbations et des interruptions dans l’approvisionnement en eau potable dans plusieurs zones du Grand Tunis et des gouvernorats de Zaghouan et Nabeul, à la suite d’une panne technique soudaine sur l’axe d’adduction alimentant le sud du Grand Tunis.

Selon la SONEDE, cet incident intervient dans un contexte particulièrement difficile, marqué au cours de la période écoulée par un pic de consommation d’eau lié à la vague de chaleur qui a touché la Tunisie. La combinaison de la forte demande et de la défaillance technique affecte notamment les zones situées en altitude.

Les perturbations concernent plusieurs localités

  • Dans le gouvernorat de Tunis : les quartiers Ennour et Bouhajer, dans la délégation d’El Kabaria.
  • Dans le gouvernorat de Zaghouan : les délégations de Bir Mcherga et Jebel Oust.
  • Dans le gouvernorat de Nabeul : la délégation de Soliman.
  • Dans le gouvernorat de Ben Arous : les délégations de Mohamedia, Fouchana, Mégrine, Radès, Hammam-Lif, Hammam Chott, Mornag et Bou Mhel.

Lire aussi : Pénuries d’eau et coupures de courant : La Tunisie face au risque d’une crise d’image ?

La société publique précise que les opérations de réajustement des réseaux de distribution et des réservoirs se poursuivent sans interruption, avec la mobilisation de ses équipes techniques sur le terrain.

Un retour progressif annoncé dans la soirée

La SONEDE prévoit une reprise progressive de l’approvisionnement à partir de 22 heures, ce mercredi 2 septembre 2026. Le retour à un fonctionnement normal pourrait toutefois être progressif, le temps de procéder aux ajustements nécessaires au niveau des réseaux et des réservoirs.

L’entreprise appelle ainsi les habitants des zones concernées à tenir compte de la nature temporaire de ces perturbations et présente ses excuses aux abonnés pour les désagréments occasionnés.

Cet épisode intervient alors que la question de la sécurité de l’approvisionnement en eau potable reste particulièrement sensible en Tunisie, après un été marqué par une forte pression sur les ressources hydriques et par plusieurs perturbations dans la distribution.

Pour la SONEDE, les équipes techniques restent mobilisées « jour et nuit » afin d’accélérer les interventions sur les réseaux et de rétablir le rythme normal de distribution dans les meilleurs délais.

L’article Tunisie – Eau potable : Perturbations dans l’approvisionnement dans plusieurs gouvernorats après une panne est apparu en premier sur webdo.

Pénurie d’eau minérale : Les grandes surfaces du Grand Tunis distribuent plus de 2,3 millions de bouteilles par jour

02. September 2026 um 12:48

La crise de l’eau minérale en bouteille enregistrée cet été en Tunisie a mis en évidence les fragilités du système d’approvisionnement face à l’explosion de la demande durant les périodes de forte chaleur. Alors que les rayons des grandes surfaces ont connu des tensions répétées, les volumes distribués dans le Grand Tunis ont atteint des niveaux particulièrement élevés à la fin du mois d’août.

Le président de la Chambre nationale des propriétaires des grandes surfaces commerciales, Hédi Baccour, a indiqué, lors d’une intervention téléphonique dans l’émission « Sabah Ennes », que plus de 2,3 millions de bouteilles d’eau minérale conditionnée étaient distribuées quotidiennement dans les grandes surfaces des gouvernorats du Grand Tunis entre le vendredi et le lundi 31 août.

Un chiffre qui donne la mesure de la pression exercée sur le marché au cours de cet été marqué par des températures élevées et une demande exceptionnelle en eau embouteillée.

Les grandes surfaces ne représentent pourtant que 5 % de la consommation

Malgré ces volumes considérables, les grandes surfaces commerciales ne constituent qu’une partie limitée du circuit de distribution.

Selon Hédi Baccour, leur part dans la distribution de l’eau minérale conditionnée durant la saison estivale n’a pas dépassé 5 % de l’ensemble des quantités consommées quotidiennement à l’échelle nationale.

Autrement dit, les plus de deux millions de bouteilles distribuées chaque jour dans les grandes surfaces du Grand Tunis ne représentent qu’une fraction du marché national. Cette donnée permet également de relativiser l’idée selon laquelle les grandes surfaces seraient, à elles seules, à l’origine des tensions observées dans l’approvisionnement.

La difficulté est plutôt liée à l’équilibre général entre production, stockage, transport et distribution, dans un contexte où la consommation peut augmenter brutalement en quelques semaines.

Un stock de 40 à 50 millions de bouteilles épuisé dès la mi-juillet

L’un des principaux enseignements de cette crise concerne surtout les capacités d’anticipation du marché.

Hédi Baccour a révélé que le stock disponible d’eau minérale conditionnée, estimé entre 40 et 50 millions de bouteilles, avait été entièrement écoulé dès la mi-juillet.

Cette situation signifie que les réserves constituées avant le pic de la saison estivale n’ont pas permis d’absorber la hausse de la demande. Une fois ces stocks épuisés, le marché s’est retrouvé davantage dépendant de la production quotidienne et de la capacité des industriels à réapprovisionner rapidement les différents circuits de distribution.

Lire aussi : Crise de l’eau en bouteille : Quand le stockage des ménages aggrave la situation

Le problème n’est donc pas uniquement celui de la disponibilité de l’eau à la source. Il concerne également la capacité du secteur à constituer des réserves suffisantes avant les périodes de forte consommation.

Vers une nouvelle organisation de la distribution

Face aux tensions enregistrées, une réunion avec le ministère du Commerce a débouché sur la mise en place d’un mécanisme de distribution « correctif » entre les différentes régions du pays et les différents circuits de distribution, selon le responsable professionnel.

L’objectif est notamment d’éviter qu’une concentration excessive des volumes dans certaines régions ne provoque des ruptures dans d’autres zones du territoire.

Cette réorganisation intervient alors que la demande reste fortement influencée par les conditions climatiques. Les épisodes de chaleur intense peuvent en effet provoquer, en quelques jours, une augmentation considérable de la consommation d’eau embouteillée, mettant sous pression l’ensemble de la chaîne logistique.

Le secteur appelé à revoir ses stocks avant les prochains étés

Pour Hédi Baccour, la situation de cette année doit surtout servir de signal d’alerte aux producteurs. L’épuisement des stocks dès la mi-juillet impose, selon lui, aux industriels de réfléchir à la constitution de réserves plus importantes afin d’éviter la répétition d’une crise similaire lors des prochaines années.

La question dépasse ainsi le seul été 2026. Elle renvoie à la capacité du secteur à anticiper l’évolution de la demande dans un pays confronté à des épisodes de chaleur de plus en plus importants et à une pression croissante sur ses ressources hydriques.

L’eau minérale en bouteille est ainsi devenue un révélateur supplémentaire d’une équation estivale de plus en plus difficile : lorsque la température augmente fortement, la demande progresse rapidement, tandis que les capacités de production, de stockage et de distribution doivent suivre dans des délais très courts.

L’enjeu pour les prochaines années sera donc moins de gérer les pénuries une fois qu’elles apparaissent que de parvenir à les anticiper : constituer des stocks suffisants, mieux répartir les volumes entre les régions et renforcer la coordination entre producteurs, distributeurs et autorités publiques.

L’article Pénurie d’eau minérale : Les grandes surfaces du Grand Tunis distribuent plus de 2,3 millions de bouteilles par jour est apparu en premier sur webdo.

Pénuries d’eau et coupures de courant : La Tunisie face au risque d’une crise d’image ?

02. September 2026 um 11:31

Ce qui, il y a quelques semaines encore, pouvait être perçu comme une succession de difficultés locales est désormais devenu un sujet suivi par la presse internationale. Coupures d’électricité, interruptions de l’approvisionnement en eau, pénurie d’eau en bouteille et températures extrêmes : la crise vécue par les Tunisiens durant l’été 2026 a franchi les frontières et commence à poser une question beaucoup plus sensible pour le pays : quel impact sur l’image de la Tunisie et, surtout, sur son attractivité touristique ?

La multiplication des articles consacrés à la situation tunisienne est révélatrice. Le phénomène n’est plus seulement rapporté par les médias tunisiens. Des médias internationaux comme Le Monde, Associated Press, Reuters, Al Jazeera, le Financial Times ou encore Euronews ont consacré des reportages ou des articles aux conséquences des coupures d’électricité et d’eau.

Le sujet change ainsi de dimension. Il ne s’agit plus uniquement de savoir comment les Tunisiens vivent une période de fortes chaleurs, mais de savoir comment cette situation est perçue depuis l’étranger.

Le Monde : de la crise quotidienne à la crise de l’image

Le Monde a particulièrement documenté la situation. Le 3 août, le quotidien français publiait un reportage consacré à l’impact des coupures d’électricité et d’eau sur le secteur touristique tunisien. Son titre est à lui seul révélateur : « Les touristes viennent ici pour se détendre, mais il devient très difficile de leur offrir cette tranquillité ».

Le choix de cet angle est important. La question n’est plus seulement celle de l’accès aux services publics pour les citoyens. Elle concerne directement l’expérience des visiteurs étrangers.

Lire aussi : Coupures d’eau et d’électricité : Paris alerte les voyageurs à destination de la Tunisie

Or, dans une destination touristique, l’eau et l’électricité ne sont pas des services secondaires. Ils constituent une partie invisible mais fondamentale du produit touristique : climatisation, douches, piscines, restaurants, hôtels, réfrigération des aliments, fonctionnement des équipements et confort général.

Quelques semaines plus tard, Le Monde est revenu sur la crise avec un article publié le 1er septembre consacré à la pénurie d’eau en bouteille. Le quotidien français décrit des rayons vides, des files d’attente et des consommateurs cherchant désespérément à s’approvisionner. Il souligne également que la situation a été aggravée par les coupures d’électricité qui ont perturbé la production dans les usines d’embouteillage.

Le détail est loin d’être anodin : le reportage évoque notamment une vidéo tournée à Hammamet, l’une des principales stations balnéaires du pays, montrant une altercation autour de la vente d’eau.

Autrement dit, même les lieux associés à l’image touristique de la Tunisie se retrouvent désormais présents dans les récits internationaux consacrés aux pénuries.

Quand la crise devient une histoire internationale

Le Monde n’est pas le seul média à avoir porté cette situation à l’attention d’un public international. Associated Press a également décrit un été marqué par des températures pouvant atteindre 50 °C, des pénuries d’eau et d’électricité et une montée de la colère sociale. L’agence américaine explique notamment que les coupures d’électricité ont affecté les stations de pompage de l’eau et le fonctionnement des usines.

Al Jazeera a, de son côté, consacré un reportage à la situation en reliant directement les températures extrêmes aux difficultés d’approvisionnement en eau et aux tensions sur le système électrique tunisien.

Le Financial Times a également analysé les coupures comme un problème dépassant la simple conséquence de la canicule. Le quotidien britannique a mis en avant l’état du réseau électrique, les difficultés d’investissement et les conséquences économiques et sociales des délestages.

Le phénomène est donc particulièrement significatif : plusieurs médias internationaux, avec des lignes éditoriales et des publics très différents, convergent désormais sur le même récit.

Une nouvelle image de la Tunisie ?

C’est là que se trouve l’enjeu pour la destination. La Tunisie vend à l’étranger une promesse touristique fondée notamment sur le soleil, la mer, les plages, les hôtels et le dépaysement. Mais la même chaleur qui constitue un argument touristique devient désormais une source de vulnérabilité lorsqu’elle s’accompagne de coupures d’électricité et de problèmes d’approvisionnement en eau.

Le paradoxe est brutal : le soleil est l’un des principaux atouts de la destination, mais les températures extrêmes peuvent simultanément mettre sous pression les infrastructures nécessaires à l’accueil des touristes.

Lire aussi : Tunisie : Août est fini, les délestages maintenus et le calvaire se prolonge après l’été

Une panne d’électricité de quelques heures n’a évidemment pas le même impact pour un habitant que pour un hôtel accueillant plusieurs centaines de touristes. Dans un établissement touristique, une coupure peut affecter la climatisation, les ascenseurs, les systèmes de pompage, les chambres froides, les cuisines, les piscines ou encore les équipements sanitaires.

Pour un touriste étranger, notamment dans un hôtel quatre ou cinq étoiles, l’accès permanent à l’eau constitue une attente élémentaire. La répétition des coupures peut donc transformer un incident technique en mauvaise expérience touristique.

Le risque n’est pas forcément une chute immédiate des arrivées

Il faut toutefois éviter une conclusion trop rapide : la médiatisation internationale de la crise ne signifie pas automatiquement que la Tunisie va connaître une baisse de ses arrivées touristiques.

Le tourisme dépend de nombreux facteurs : prix, proximité géographique, climat, qualité des plages, infrastructures hôtelières, sécurité, connectivité aérienne et perception générale de la destination.

La Tunisie conserve des avantages considérables, notamment pour les marchés européens. Une partie importante des touristes réserve également ses vacances plusieurs mois à l’avance, et une crise estivale ponctuelle ne suffit pas nécessairement à modifier immédiatement les flux.

Mais le véritable danger pourrait être ailleurs : dans l’évolution progressive de la perception de la destination.

Si les articles sur les coupures d’eau, les pénuries et les problèmes d’électricité continuent à se multiplier, la question pourrait finir par s’installer dans l’esprit des voyageurs et des professionnels du tourisme.

Le problème de la réputation

Dans le tourisme contemporain, l’image d’une destination se construit autant sur les réseaux sociaux que dans les brochures des agences de voyages.

Une photographie d’une plage tunisienne peut promouvoir la destination auprès de millions de personnes. Mais une vidéo montrant des touristes confrontés à une coupure d’eau ou des files d’attente pour acheter des bouteilles peut circuler tout aussi rapidement.

C’est précisément ce qui rend la situation actuelle différente des crises précédentes. Les touristes ne sont plus seulement des consommateurs de l’information produite par les médias traditionnels. Ils produisent eux-mêmes des images, publient leurs expériences et peuvent transformer un incident local en contenu viral.

La pénurie d’eau en bouteille fournit un exemple particulièrement parlant. Le Monde rapporte que des images de tensions entre consommateurs et commerçants ont circulé sur les réseaux sociaux.

L’article Pénuries d’eau et coupures de courant : La Tunisie face au risque d’une crise d’image ? est apparu en premier sur webdo.

Eau : Six nouveaux barrages bientôt ajoutés au réseau tunisien

02. September 2026 um 09:58

La Tunisie dispose aujourd’hui de 37 barrages en exploitation, mais l’augmentation des capacités de stockage ne suffit pas, à elle seule, à résoudre les difficultés structurelles liées à la disponibilité de l’eau. Alors que les réserves des barrages du Nord et du Nord-Ouest se sont nettement améliorées grâce aux précipitations enregistrées en 2025 et au début de 2026, le Centre du pays reste confronté à une situation beaucoup plus tendue.

Invité mercredi 2 septembre 2026 sur les ondes de la Radio nationale, le directeur adjoint de l’exploitation et de la gestion des barrages au ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Mehrez Rajeb, a indiqué que le réseau tunisien compte actuellement 37 barrages réalisés.

Cette infrastructure devrait être renforcée par six nouveaux barrages actuellement en cours de construction. Selon le responsable, certains de ces ouvrages sont désormais proches de leur achèvement, tandis que d’autres se trouvent encore au début des travaux.

60% dans le Nord, seulement 9% dans le Centre

L’amélioration de la situation hydrique n’est toutefois pas homogène sur l’ensemble du territoire. Les précipitations enregistrées durant l’année 2025 et au début de 2026 ont permis aux barrages de bénéficier d’apports importants, dépassant les niveaux habituellement enregistrés, notamment dans les régions du Nord et du Nord-Ouest.

Dans ces régions, le taux de remplissage atteint environ 60 % de la capacité de stockage. Une situation qui traduit une amélioration significative après plusieurs années marquées par la sécheresse et la pression croissante sur les ressources hydriques.

Mais cette amélioration masque une réalité beaucoup plus contrastée. Dans les barrages du Centre, le taux de remplissage ne dépasse pas 9 % de la capacité.

Le contraste est donc particulièrement important : une partie du pays dispose de réserves relativement confortables tandis que d’autres régions restent confrontées à une disponibilité très limitée de l’eau.

Ce déséquilibre géographique constitue l’un des principaux défis de la politique hydraulique tunisienne. La question n’est plus uniquement celle de la quantité globale d’eau disponible dans les barrages, mais également celle de sa répartition dans l’espace et dans le temps.

Construire davantage, mais surtout mieux gérer

Pour le responsable du ministère de l’Agriculture, la politique de l’eau ne peut pas être pensée uniquement en fonction de la situation immédiate. Mehrez Rajeb a insisté sur la nécessité d’adopter une approche de gestion des ressources hydriques sur deux à trois ans. Autrement dit, une bonne saison pluviométrique ne doit pas conduire à considérer la crise de l’eau comme définitivement résolue.

Cette approche est particulièrement importante dans un pays soumis à une forte variabilité des précipitations et à des épisodes de sécheresse de plus en plus difficiles à anticiper.

Une année relativement pluvieuse peut rapidement améliorer les réserves, mais plusieurs mois de déficit pluviométrique peuvent à nouveau exercer une forte pression sur les barrages, les nappes phréatiques et les réseaux d’approvisionnement.

La gestion des barrages doit ainsi être pensée comme une stratégie de sécurisation de la ressource et non comme une réponse ponctuelle à une crise.

Les six nouveaux barrages ne régleront pas tout

La construction de six nouveaux barrages représente un renforcement important des infrastructures hydrauliques tunisiennes. Mais l’augmentation de la capacité de stockage ne constitue qu’une partie de la réponse.

Le pays doit également faire face à la baisse des ressources disponibles, à la surexploitation des nappes, aux pertes dans les réseaux de distribution, à l’augmentation de la demande et aux effets du changement climatique.

La problématique est donc double : mobiliser davantage d’eau et préserver celle qui existe déjà.

Dans ce contexte, chaque mètre cube stocké dans un barrage devient une ressource stratégique qui doit être gérée avec une vision dépassant la seule saison en cours.

Le véritable défi : passer de la gestion de crise à la gestion du risque

Le discours sur les barrages révèle ainsi un changement nécessaire dans la politique tunisienne de l’eau. Pendant longtemps, la réponse aux pénuries a principalement consisté à rechercher de nouvelles ressources ou à gérer les situations d’urgence. Mais la répétition des épisodes de sécheresse impose désormais une logique différente : anticiper les déficits, constituer des réserves suffisantes, améliorer la distribution et adapter la consommation aux ressources réellement disponibles.

Le taux de remplissage de 60 % dans le Nord constitue certes une amélioration, mais il ne doit pas être interprété comme un retour à une situation normale à l’échelle nationale. Le taux de 9 % enregistré dans le Centre rappelle que la vulnérabilité hydrique demeure fortement territorialisée.

La Tunisie se retrouve ainsi face à un paradoxe : elle peut connaître simultanément une amélioration sensible de ses réserves dans certaines régions et une situation critique dans d’autres.

Une bataille qui se joue aussi dans la consommation

La construction de nouveaux ouvrages hydrauliques devra donc être accompagnée d’une politique plus ambitieuse de maîtrise de la demande.

Agriculture, consommation domestique, industrie, tourisme : tous les secteurs sont concernés par la nécessité d’utiliser la ressource de manière plus efficace.

Lire aussi : Eau potable cet été : 58 MD et 81 projets pour limiter les coupures

L’agriculture, qui représente une part importante de la consommation d’eau, constitue notamment un enjeu central. L’amélioration de l’irrigation, la réduction des pertes et l’adaptation des cultures aux conditions hydriques deviennent des leviers essentiels.

Dans les villes également, la réduction des pertes dans les réseaux de distribution et une meilleure maintenance des infrastructures peuvent permettre de préserver des volumes considérables.

Le défi est donc désormais moins celui d’une simple course au stockage que celui d’un modèle global de gestion de l’eau.

Deux ou trois années pour éviter une nouvelle crise

Le message du ministère est finalement clair : la situation hydrique doit être évaluée sur plusieurs années. Les précipitations de 2025 et du début de 2026 ont offert un répit à une partie du pays. Les nouveaux barrages devraient, à terme, accroître les capacités de mobilisation de la ressource. Mais ces avancées ne dispensent pas la Tunisie de préparer les prochaines années.

Car derrière les chiffres de remplissage se trouve une question beaucoup plus stratégique : comment garantir de l’eau lorsque les pluies deviennent plus irrégulières, que les besoins augmentent et que certaines régions restent chroniquement déficitaires ?

Pour la Tunisie, la véritable sécurité hydrique ne se mesurera donc pas uniquement au niveau des barrages après une bonne saison des pluies. Elle se mesurera à la capacité du pays à conserver ses réserves, réduire ses pertes, mieux répartir la ressource et anticiper plusieurs années de déficit.

Les six barrages en construction constituent une réponse infrastructurelle. La gestion de l’eau sur deux ou trois ans, évoquée par le ministère, pourrait constituer la réponse stratégique.

L’article Eau : Six nouveaux barrages bientôt ajoutés au réseau tunisien est apparu en premier sur webdo.

Crédits sur l’honneur : La BCT fixe les règles de dépôt des demandes

02. September 2026 um 07:15

Les demandes de crédits et de microfinancements « sur l’honneur » entreront dans une nouvelle phase à partir du 1er octobre 2026. La Banque centrale de Tunisie impose désormais aux banques concernées de mettre en place des plateformes numériques dédiées, par lesquelles les clients devront obligatoirement déposer leurs demandes.

Cette nouvelle procédure découle de la circulaire publiée par la Banque centrale le 1er septembre 2026, en application du décret n°148 de 2026 daté du 23 juillet. L’objectif affiché est de mettre en place une procédure uniforme pour l’ensemble des banques concernées et surtout de garantir un traitement des demandes selon leur ordre d’arrivée.

Une demande en ligne et un ordre de priorité basé sur la date de dépôt

À partir du 1er octobre, le dépôt des demandes devra se faire exclusivement à travers les plateformes numériques mises en place par chaque banque.

Chaque plateforme devra automatiquement enregistrer la date et l’heure exactes du dépôt et délivrer au client un accusé de réception laissant une trace écrite. Ce mécanisme permettra de déterminer avec précision l’ordre de priorité des demandes et de calculer les délais impartis aux banques pour les examiner et statuer.

Lire aussi : Crédits sur l’honneur : Tout savoir sur ces financements sans intérêts ni garanties

La Banque centrale entend ainsi éviter les différences de traitement entre clients et renforcer la traçabilité de l’ensemble du processus.

Le passage au numérique constitue également une réponse à l’enjeu de transparence soulevé par la mise en œuvre de ce nouveau dispositif de financement. L’objectif est que le client puisse disposer d’une preuve formelle du dépôt de sa demande et de son rang dans le processus de traitement.

Une nouvelle étape pour les crédits sur l’honneur

Le dispositif des crédits et microfinancements sur l’honneur avait été introduit par le décret n°148 de 2026 avec l’objectif de faciliter l’accès au financement pour certaines catégories de demandeurs, notamment pour des besoins de consommation ou le lancement de petits projets.

La nouvelle circulaire ne modifie pas les principes juridiques du dispositif, mais précise surtout la manière dont les demandes doivent désormais être reçues et traitées par les banques.

La digitalisation doit ainsi permettre de passer d’un dispositif juridique à une procédure opérationnelle standardisée.

Les banques devront informer les clients avant le lancement

Avant le 1er octobre, les banques devront également mener des campagnes d’information sous la supervision de la Banque centrale.

Des contenus explicatifs seront prochainement diffusés afin de présenter aux clients les conditions d’accès aux crédits et microfinancements sur l’honneur, les modalités de dépôt des demandes, les différentes étapes de leur examen ainsi que les délais de traitement.

Cette phase d’information vise notamment à éviter que le lancement des plateformes ne crée une nouvelle source de confusion ou de déplacements inutiles pour les demandeurs.

Protection des données et sécurité informatique

La généralisation du dépôt numérique s’accompagne également d’exigences en matière de protection des données personnelles et de sécurité informatique.

Les plateformes devront respecter les dispositions légales et réglementaires applicables à la protection des données ainsi que les exigences de sécurité liées au traitement des informations bancaires et personnelles des clients.

Le choix du 1er octobre comme date de démarrage doit, selon la Banque centrale, permettre aux établissements bancaires de finaliser les dispositifs techniques et les procédures nécessaires avant leur entrée en fonctionnement.

Le véritable enjeu : éviter une nouvelle course aux guichets

Au-delà de la digitalisation, le nouveau mécanisme répond à une question centrale : comment garantir un traitement équitable des demandes lorsque le nombre de candidats au financement risque d’être important ?

En enregistrant automatiquement la date et l’heure du dépôt, les banques disposeront désormais d’un critère objectif pour établir la priorité entre les demandeurs.

Le système pourrait ainsi remplacer une éventuelle course aux agences par une course numérique, avec toutefois une différence essentielle : chaque demande sera horodatée et son dépôt pourra être prouvé.

L’article Crédits sur l’honneur : La BCT fixe les règles de dépôt des demandes est apparu en premier sur webdo.

Crise de l’eau en bouteille : Quand le stockage des ménages aggrave la situation

02. September 2026 um 07:05

La crise des eaux en bouteille en Tunisie ne se résume plus à une rupture ponctuelle dans les rayons. Elle révèle désormais un déséquilibre beaucoup plus profond entre une consommation estivale qui explose, des capacités de production mises sous pression et une demande des ménages amplifiée par les craintes de pénurie.

Le phénomène a pris une ampleur spectaculaire au cours des dernières semaines. Selon la Chambre des propriétaires des grandes surfaces, les eaux conditionnées représentent actuellement entre 50 % et 70 % de la distribution assurée par ces enseignes, contre environ 20 % en temps normal. Plus révélateur encore : durant les quatre derniers jours, elles ont représenté entre 85 % et 90 % du total des ventes enregistrées dans les grandes surfaces.

Autrement dit, les consommateurs ne se contentent plus d’acheter davantage d’eau : ils modifient temporairement leurs habitudes d’achat, au point de faire de cette matière l’essentiel de l’activité commerciale des grandes surfaces.

Quatre fois plus d’eau consommée en juillet

À l’origine de cette tension, un choc exceptionnel de demande. Le directeur des recherches économiques au ministère du Commerce, Samir Khalfaoui, a indiqué que la consommation d’eau conditionnée avait été multipliée par quatre en juillet par rapport à son niveau habituel.

Cette explosion intervient dans un contexte particulièrement contraignant. La vague de chaleur historique a poussé les besoins en eau à des niveaux inhabituels, tandis que les interruptions de distribution d’eau potable ont incité davantage de ménages à se tourner vers les bouteilles.

À cela s’est ajouté un autre facteur : les coupures d’électricité. Plusieurs unités de mise en bouteille ont connu des perturbations de leur production, au moment même où la demande atteignait son pic.

Le résultat est un effet de ciseaux : la demande augmente brutalement alors que l’offre subit elle-même des perturbations.

Le stock de sécurité épuisé plus tôt que prévu

La conséquence la plus significative concerne le stock régulateur national. Celui-ci, qui devait normalement permettre de couvrir les besoins jusqu’à la fin du mois d’août, avait été épuisé dès la mi-juillet.

Cette situation montre surtout que les prévisions de consommation ont été dépassées par la brutalité du phénomène climatique.

La Tunisie compte aujourd’hui 31 stations de conditionnement d’eau en bouteille. Le secteur doit faire face à une concentration très forte de la demande pendant l’été : environ 40 % de la production nationale annuelle est consommée entre juin et septembre.

Lire aussi : Eau conditionnée : Plus de 12 millions de litres mobilisés pour les grandes surfaces du Grand Tunis

La consommation quotidienne passe ainsi d’environ 7 millions de litres pendant le reste de l’année à près de 10 millions de litres durant cette période. Cette saisonnalité rend le marché particulièrement vulnérable lorsqu’un épisode climatique exceptionnel vient perturber les prévisions.

Le paradoxe : plus les consommateurs stockent, plus la tension s’accentue

Face aux rayons vides ou aux difficultés d’approvisionnement, les ménages ont adopté un réflexe classique en période de pénurie : acheter davantage que leurs besoins immédiats.

Les autorités appellent pourtant à éviter le stockage domestique, affirmant que l’approvisionnement est désormais quotidien et que les unités de production ont retrouvé leur rythme normal.

C’est ici que se trouve l’un des paradoxes de la crise : la peur de manquer peut elle-même contribuer à créer le manque.

Lorsqu’un consommateur achète plusieurs packs « au cas où », il retire du marché une quantité d’eau qui aurait normalement été consommée progressivement. Si des milliers de ménages adoptent simultanément ce comportement, la demande apparente devient artificiellement supérieure aux besoins réels.

Les grandes surfaces se retrouvent alors avec des stocks qui disparaissent beaucoup plus rapidement, alimentant à leur tour la perception d’une pénurie.

Une crise amplifiée par les pratiques spéculatives

La tension sur le marché a également créé un terrain favorable aux pratiques spéculatives. Les services de contrôle économique ont saisi, au cours du mois d’août, plus de 700 000 litres d’eau conditionnée pour des infractions liées notamment à des hausses excessives des prix, à l’accaparement et à la spéculation.

Le phénomène ne relève donc plus uniquement d’un problème industriel. Il touche également la chaîne de distribution et les comportements des acteurs du marché.

La multiplication des achats dans les grandes surfaces peut d’ailleurs contribuer à déplacer la pression : lorsque l’approvisionnement y devient plus visible et plus régulier, une partie de la demande se concentre dans ces circuits, expliquant pourquoi les grandes surfaces assurent actuellement jusqu’à 70 % de la distribution dans certaines zones, contre seulement 20 % avant la crise.

Une crise de l’eau… mais aussi une crise de confiance

Au-delà des chiffres, la crise pose une question plus structurelle : pourquoi une interruption de l’eau du robinet se traduit-elle aussi rapidement par une ruée vers l’eau en bouteille ?

Les coupures répétées de l’eau potable ont contribué à renforcer le recours aux eaux conditionnées comme solution de substitution. La bouteille n’est donc plus seulement un produit de consommation estivale ; elle devient, pour une partie des ménages, une forme de sécurité face à l’incertitude de l’approvisionnement.

La crise actuelle met ainsi en évidence une double vulnérabilité : celle du système de production d’eau conditionnée face aux pics climatiques et celle des ménages face aux perturbations du réseau public.

Les autorités assurent que les capacités de production ont désormais retrouvé leur niveau normal et anticipent une amélioration importante de l’approvisionnement dans les prochains jours. Mais l’épisode de cet été pourrait laisser une question durable : si les vagues de chaleur deviennent plus fréquentes et plus intenses, le modèle actuel de consommation d’eau en bouteille pourra-t-il absorber de nouveaux pics de demande ?

La crise actuelle fournit, en quelque sorte, un test grandeur nature de la capacité de la Tunisie à gérer simultanément trois pressions : le changement climatique, la fragilité des infrastructures et l’évolution des comportements de consommation.

L’article Crise de l’eau en bouteille : Quand le stockage des ménages aggrave la situation est apparu en premier sur webdo.

Empfangen — 01. September 2026 Actualités Tunisie webdo.tn

Tunisie : Le deuxième district dresse « la liste des crises à venir » et fixe ses priorités

01. September 2026 um 14:51

Le deuxième district, qui regroupe Tunis, Ariana, Ben Arous, Manouba, Zaghouan et Nabeul, entend anticiper les principales crises susceptibles de survenir au cours des six prochains mois.

Le député du Conseil du deuxième district représentant le gouvernorat de Nabeul, Anis Khelfaoui, a indiqué ce mardi 1er septembre 2026 qu’un inventaire des crises attendues durant les six prochains mois avait été établi, parallèlement à une identification des priorités d’intervention.

Intervenant sur les ondes de la Radio nationale, Anis Khelfaoui a précisé que des réunions seront prochainement organisées avec les administrations centrales et les ministères concernés, en coordination avec la présidence du gouvernement, afin d’examiner ces différents dossiers.

Cinq dossiers considérés comme prioritaires

Selon le député, les problématiques identifiées concernent principalement la rentrée scolaire, l’approvisionnement en eau, la sécurité énergétique, la sécurité alimentaire ainsi que le risque d’inondations.

Ces cinq dossiers renvoient à des enjeux qui dépassent largement le cadre d’une seule gouvernorat. Ils touchent directement les services publics, le pouvoir d’achat, les infrastructures et la capacité des autorités à anticiper les périodes de tension.

La rentrée scolaire constitue ainsi la première échéance immédiate, avec la question des conditions d’accueil des élèves, du transport et de la disponibilité des fournitures et des services nécessaires au bon déroulement de l’année scolaire.

Lire aussi : Session extraordinaire : 61 députés signent, la pétition bientôt déposée à l’ARP

Le dossier de l’eau figure également parmi les principales préoccupations. Dans un contexte marqué par une pression croissante sur les ressources hydriques, son inscription parmi les priorités du district traduit la nécessité de renforcer l’anticipation des difficultés d’approvisionnement et de sécuriser la distribution.

Sécurité énergétique et alimentaire : deux enjeux stratégiques

L’énergie constitue un autre volet majeur du diagnostic établi par le deuxième district. La question de la sécurité énergétique renvoie notamment à la capacité du pays à garantir une alimentation régulière du réseau électrique et à répondre aux pics de consommation, particulièrement durant les périodes de forte chaleur.

À cette problématique s’ajoute celle de la sécurité alimentaire, dans un contexte où les fluctuations des prix, les difficultés d’approvisionnement et les aléas de la production agricole peuvent rapidement se répercuter sur les ménages.

Enfin, le risque d’inondations figure également dans la liste des crises à anticiper. Pour les six gouvernorats du deuxième district, la prévention suppose notamment un suivi des infrastructures hydrauliques, des réseaux d’évacuation des eaux et des zones particulièrement exposées.

Une logique d’anticipation plutôt que de réaction

Au-delà de la liste des crises, la démarche annoncée par le député traduit surtout une volonté de passer d’une gestion réactive à une logique d’anticipation.

L’objectif sera désormais de confronter ce diagnostic territorial aux administrations centrales et aux ministères concernés. Les réunions annoncées devront permettre d’identifier les moyens disponibles, les responsabilités institutionnelles et les interventions prioritaires.

Avec six gouvernorats et des problématiques à la fois urbaines, rurales, sociales et environnementales, le deuxième district constitue ainsi un espace où plusieurs vulnérabilités nationales se concentrent. La capacité des autorités à transformer ce premier inventaire en mesures concrètes sera déterminante au cours des prochains mois.

L’article Tunisie : Le deuxième district dresse « la liste des crises à venir » et fixe ses priorités est apparu en premier sur webdo.

Le dinar tunisien résiste face à l’euro mais recule face au dollar

01. September 2026 um 13:30

Le dinar tunisien affiche une évolution contrastée au terme du premier semestre 2026. Selon les données publiées par la Banque centrale de Tunisie (BCT) dans sa note sur la conjoncture économique, la monnaie nationale est restée relativement stable face à l’euro, tout en enregistrant un recul face au dollar américain.

Comparé aux niveaux enregistrés à la fin de l’année 2025, le dinar a perdu 2 % de sa valeur face au dollar. À l’inverse, il s’est apprécié de 1,8 % face au yen japonais et de 1,4 % face au dirham marocain.

Cette évolution intervient alors que l’euro lui-même a perdu 2,9 % face au dollar sur les marchés internationaux au cours de la même période.

Une amélioration en moyenne sur un an

L’évolution apparaît toutefois différente lorsqu’on compare la moyenne du taux de change enregistrée durant les six premiers mois de 2026 à celle de la même période de 2025.

Sur cette base, le dinar s’est apprécié de 5,9 % face au dollar américain et de 12,4 % face au yen japonais. Il a également gagné 1,8 % face au dirham marocain.

Face à l’euro, la tendance s’inverse : le dinar a enregistré une légère dépréciation de 1,1 % sur la même période.

Lire aussi : Dinar tunisien : Stabilité relative face aux principales devises

Ces chiffres illustrent ainsi une évolution du dinar qui dépend fortement de la période de comparaison retenue. Si la monnaie nationale s’est affaiblie face au dollar entre la fin 2025 et juin 2026, son niveau moyen reste supérieur à celui enregistré un an auparavant.

Le marché des changes en forte progression

Au-delà du taux de change, le marché des devises affiche une nette progression de son activité. Les transactions en devises étrangères réalisées contre le dinar sur le marché spot ont atteint 13,971 milliards de dinars à fin juin 2026, contre 11,298 milliards de dinars durant la même période de 2025.

Le volume des transactions a ainsi progressé de 23,7 % en l’espace d’une année. Cette augmentation est principalement portée par le marché interbancaire. Le volume des opérations entre banques est passé de 7,113 milliards de dinars à fin juin 2025 à plus de 9 milliards de dinars au terme du premier semestre 2026.

Près de 5 milliards de dinars d’opérations avec la BCT

Les opérations réalisées avec la Banque centrale de Tunisie ont également progressé. Leur volume a atteint environ 4,9 milliards de dinars à fin juin 2026, contre 4,1 milliards de dinars un an auparavant.

L’évolution témoigne ainsi d’une activité sensiblement plus importante sur le marché des changes tunisien durant les six premiers mois de l’année.

Derrière les fluctuations du dinar face aux principales devises, les données de la BCT mettent donc surtout en évidence une accélération des échanges sur le marché des changes. Une dynamique à suivre dans les prochains mois, alors que l’évolution du dollar et de l’euro sur les marchés internationaux continuera de peser sur le taux de change du dinar.

L’article Le dinar tunisien résiste face à l’euro mais recule face au dollar est apparu en premier sur webdo.

Tunisie : Août est fini, les délestages maintenus et le calvaire se prolonge après l’été

01. September 2026 um 13:06

Alors que le mois d’août est désormais derrière eux, les Tunisiens ne sont toujours pas au bout de leurs peines avec les coupures d’électricité. La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a annoncé la poursuite du recours aux coupures tournantes ce mardi 1er septembre 2026, entre 13h et 18h, et ce, « à des périodes intermittentes » dans plusieurs zones du pays.

Cette annonce intervient dans un contexte particulièrement sensible : la rentrée scolaire et universitaire vient de commencer et, avec elle, le retour à la double séance dans de nombreux établissements. Une situation qui rend les coupures de courant particulièrement pénalisantes pour les élèves, les enseignants, les familles et les activités économiques.

De l’été à la rentrée, les coupures se prolongent

Présentées initialement comme une mesure liée aux pics de consommation estivaux, notamment en raison de l’utilisation massive des climatiseurs, les coupures continuent donc au-delà du mois d’août.

La poursuite des délestages alimente ainsi les interrogations sur la capacité du réseau électrique à répondre à la demande, alors que les températures commencent progressivement à baisser et que le pays entre dans une nouvelle période de consommation.

Lire aussi : Délestage : De nouvelles coupures d’électricité dans plusieurs régions ce lundi

Pour de nombreux citoyens, le problème n’est désormais plus seulement celui d’une coupure ponctuelle, mais celui d’une situation qui s’installe dans la durée.

Les mêmes zones régulièrement concernées

L’un des principaux motifs de mécontentement concerne également la récurrence des zones annoncées dans les programmes de délestage.

Dans plusieurs régions, des habitants constatent que les mêmes quartiers figurent régulièrement parmi les zones susceptibles d’être privées d’électricité. Mais au-delà de la fréquence des coupures, c’est surtout le respect des horaires annoncés qui suscite l’exaspération.

La STEG annonce des créneaux précis, mais sur le terrain, les coupures peuvent intervenir à des horaires différents, commencer plus tôt ou se prolonger au-delà de la période annoncée. Cette incertitude complique considérablement l’organisation quotidienne des ménages et des entreprises.

La double séance, nouvelle victime des délestages

Le problème prend une dimension particulière avec la fin de l’horaire estivale. La double séance impose déjà aux élèves et aux enseignants des journées plus longues, avec une organisation répartie entre les matinées et les après-midi. Or, le créneau annoncé ce mardi, de 13h à 18h, coïncide précisément avec une partie importante de l’activité professionnelle.

Une coupure pendant les heures d’enseignement peut perturber les cours, notamment dans les établissements qui utilisent des équipements numériques, des systèmes de ventilation ou de climatisation. Elle affecte également les commerces, les administrations et les entreprises qui dépendent quotidiennement de l’électricité.

Pour les familles, l’incertitude est encore plus grande : difficile de savoir si une coupure annoncée pour une période donnée aura effectivement lieu, à quel moment elle commencera et quand l’électricité sera rétablie.

Une communication qui ne suffit plus

La publication de listes de zones et de créneaux horaires constitue une tentative d’informer les usagers. Mais lorsque les horaires annoncés ne correspondent pas systématiquement à la réalité observée, cette communication perd une partie de son efficacité.

La question posée aujourd’hui n’est donc plus uniquement celle de la justification des délestages. Elle concerne également leur prévisibilité et leur gestion.

Pour les citoyens, pouvoir anticiper une coupure est essentiel : cela permet de protéger les appareils électriques, de s’organiser professionnellement, de prévoir les activités scolaires et de limiter les conséquences sur la vie quotidienne.

À défaut, chaque coupure devient une source supplémentaire de frustration.

Une crise qui dépasse désormais la saison estivale ?

La poursuite des délestages au début du mois de septembre pourrait surtout relancer le débat sur le caractère structurel des difficultés du système électrique tunisien.

Si les fortes chaleurs et les pics de consommation ont accentué les tensions durant l’été, la prolongation des coupures après la période estivale pose une question plus large sur l’équilibre entre l’offre et la demande, la capacité de production et l’état du réseau.

En attendant des réponses structurelles, les Tunisiens restent confrontés à une réalité très concrète : les coupures d’électricité continuent, les mêmes zones reviennent régulièrement dans les annonces et les horaires communiqués ne sont pas toujours ceux vécus sur le terrain.

À la veille ou au lendemain de la fin de l’horaire estivale, la colère monte donc d’un cran. Car après un été marqué par les délestages, les citoyens espéraient retrouver un fonctionnement normal. Pour l’instant, ce retour à la normale se fait toujours attendre.

L’article Tunisie : Août est fini, les délestages maintenus et le calvaire se prolonge après l’été est apparu en premier sur webdo.

Empfangen — 31. August 2026 Actualités Tunisie webdo.tn

Tunisie-Allemagne : Plus de 100 millions d’euros d’accords et projets annoncés

31. August 2026 um 19:42

La Tunisie et l’Allemagne renforcent leur coopération économique. À l’occasion du 70e anniversaire de l’établissement de leurs relations diplomatiques, les deux pays ont annoncé la signature de plusieurs accords et projets d’une valeur globale dépassant 100 millions d’euros.

L’annonce a été faite lundi par le ministre tunisien des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue allemand Johann Wadephul.

Les nouveaux projets concernent notamment le soutien aux petites et moyennes entreprises, l’accélération de la transition énergétique, environnementale et numérique, ainsi que le développement régional et l’emploi.

Le ministre tunisien a également indiqué que d’autres projets dans le domaine de l’environnement et des technologies propres, pour un montant supplémentaire de 40 millions d’euros, devraient être signés prochainement.

Plus de 5,3 milliards d’euros d’échanges commerciaux

Au-delà des nouveaux financements, les relations économiques tuniso-allemandes connaissent également une progression importante.

Mohamed Ali Nafti a annoncé que le volume des échanges commerciaux entre la Tunisie et l’Allemagne avait atteint un niveau record en 2025, dépassant 5,3 milliards d’euros.

Lire aussi : Tunisie-Allemagne : Un partenariat économique de 3,3 milliards d’euros au cœur de la visite de Johann Wadephul

L’Allemagne compte par ailleurs parmi les principaux partenaires industriels de la Tunisie. Plus de 320 entreprises allemandes sont actuellement implantées dans le pays, notamment dans des secteurs à forte valeur ajoutée industrielle, avec une présence particulièrement importante dans la fabrication de composants automobiles.

Cette implantation fait de l’Allemagne un partenaire stratégique pour l’industrie tunisienne et pour l’intégration du pays dans les chaînes de valeur européennes.

Numérique, énergie et éducation au cœur de la coopération

Le renforcement de la coopération ne devrait toutefois pas se limiter aux investissements et aux échanges commerciaux. Les deux parties souhaitent également approfondir leur partenariat dans l’éducation, l’enseignement supérieur et la recherche scientifique.

De son côté, le ministre allemand des Affaires étrangères a salué le climat d’investissement en Tunisie et annoncé la volonté de l’Allemagne de contribuer à l’ouverture de nouveaux marchés et de soutenir davantage la transformation numérique du pays.

À l’occasion de ces 70 ans de relations diplomatiques, Tunis et Berlin affichent ainsi leur volonté de donner une nouvelle dimension à leur partenariat, en misant notamment sur la transition énergétique, le numérique, l’industrie et l’emploi.

L’article Tunisie-Allemagne : Plus de 100 millions d’euros d’accords et projets annoncés est apparu en premier sur webdo.

Coupures d’électricité : La STEG annonce de nouvelles interruptions nocturnes

31. August 2026 um 18:54

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) pourrait procéder à des coupures tournantes du courant électrique durant la nuit, dans plusieurs régions du pays.

Selon le communiqué les interruptions sont susceptibles d’intervenir entre 20h et 2h du matin, et ce, à intervalles intermittents, en fonction de la situation du réseau électrique.

Préserver la sécurité du réseau

La STEG explique que ces coupures s’inscrivent dans le cadre des mesures destinées à préserver la sécurité et la continuité du fonctionnement du réseau électrique, alors que la demande demeure élevée.

La société précise que la durée de chaque interruption dépendra de l’état du réseau et que le rétablissement de l’alimentation électrique pourra intervenir sans préavis.

Lire aussi : Délestage : De nouvelles coupures d’électricité dans plusieurs régions ce lundi

Ces coupures tournantes interviennent alors que la STEG a multiplié, au cours des dernières semaines, les annonces d’interruptions temporaires dans différentes régions du pays. Les horaires ont notamment concerné des périodes diurnes et nocturnes, en fonction des besoins de l’équilibre entre la production et la consommation.

Quid des régions ?

Plusieurs régions sont concernées dans le Grand-Tunis, le sud, le nord et le centre du pays.

Grand Tunis

Mornag, Borj Cédria, Radès, La Goulette, Ben Arous, Mégrine, El Ghazala, La Manouba, El Mohammedia, Le Kram, Nouvelle Médina, Jardins d’El Menzah, Borj Touil, Sanhaja Jedida, Manouba, Aïn Zaghouan, Ennasr et La Soukra.

Nord – Cap Bon

Cette région comprend plusieurs zones du Cap Bon, notamment : Kélibia, Nabeul, Hammamet, Menzel Bouzelfa, Menzel Temime, Soliman, Takelsa, Somâa, Korba, Dar Chaâbane, Tazerka, Maâmoura, Béni Khalled, Béni Khiar et Hammam El Ghezaz.

Zaghouan

Jebel Oust, Ez-Zriba, Bir Mcherga, En-Nadhour, Zaghouan Nord, El Fahs et Bouachir.

Bizerte

Jarzouna, Ghazala, Menzel Bourguiba, Tinja, Menzel Abderrahmane, Ez-Zouaouine, Aousja, Ghar El Melh, Utique, Sejnane, El Khaïthmine, Mateur, Menzel Jemil et Menzel Temime.

Nord-Ouest

Er-Rouhia, Makthar, Ghardimaou, Oued Meliz, Bou Salem, Goubellat, Gaâfour, Chemtou, Nebeur et Ettouiref.

Centre

Sidi Bou Ali, Kalaa Kebira, Er-Riadh, Ouled Achour, Jemmal, Ksar Hellal, Sayada, Zaouiet Kontoch, Bouhajla, Nasrallah, Menzel El Mhiri, Sbikha, Bekalta, Cherahil, Rejiche, Souassi, Menzel Kamel, Moknine, Chebba, Khézama, Sahloul 3, Ouled Chamekh, Chetouane Bouhjar, Sahline, Hammam Sousse, Akouda, Kalaa Sghira, Msaken, Enfidha, Hergla, Bouficha, Kerkèr, El Ala et Bennane.

Sfax

Menzel Chaker, Sfax Sud, Sakiet Ezzit, Sakiet Eddaïer, Bir Ali Ben Khalifa, Mahres, Agareb, El Amra, Tina, Sfax Ouest, Sfax Ville, Jebiniana et El Hencha.

Sud

Gabès : cité El Amal, Gabès Ville, El Mawazir, cité Hached, Matress, Menzel Habib, Métouia, Ouedhref, Mareth et El Hamma.

Djerba : Midoun, Houmt Souk, El May, El Jorf, El Ségui, Erriadh, Aghir et Sedouikech.

Kébili : Kébili Ville, Jenoura, Ras El Aïn, El Golâa, Douz et El Faouar.

Tataouine : cité El Mahrajane, Tataouine Nouvelle, cité Oued El Ghomq, Bir Lahmar, Ghomrassen, Remada et Ezzahra.

Médenine – Zarzis et Ben Guerdane

Zarzis, Ben Guerdane, El Basatine, El Mounassa, Ez-Zaouia, El Hicham, Ras Jedir, Ben Guerdane, cité Mars et El Kharrouba.

Médenine

Ed-Darghoulya, cité de la Route de Gabès, cité En Nour, El Lebba, Beni Khedache, Hassi Amor, Bougrara et Harich.

Sud-Ouest

El Hamma, Lajrad, Boumardès, Chebika, Degueche, El Galaa, Souk Jedid, Ech-Chraya, El Hammar, El Makarim, Ech-Chakhar, En-Nouayel, Majel Bel Abbès, El Alenda, Nasrallah, Fouchana, El Hichria, Ouled Hafouz, El Ayoun, Hazoua, Hassi Ferid, Ouled Hamed, Oum El Adham, El Haqna, Mezouna et Nefta.

L’article Coupures d’électricité : La STEG annonce de nouvelles interruptions nocturnes est apparu en premier sur webdo.

Rentrée scolaire : Jusqu’à 800 dinars par élève, la facture s’alourdit pour les tunisiens

31. August 2026 um 18:26

À quelques jours de la rentrée scolaire, le coût des dépenses liées à la scolarité s’impose une nouvelle fois comme une source de pression pour les familles tunisiennes. Si les fournitures de base, notamment les livres et cahiers subventionnés, restent relativement accessibles, ce sont les dépenses annexes qui font rapidement grimper la facture.

Selon le président de l’Association tunisienne des parents et des élèves, Riadh Zahrouni, les dépenses nécessaires pour un seul élève peuvent atteindre entre 150 et 800 dinars, voire davantage selon le niveau scolaire. Les cartables, les équipements sportifs et les autres fournitures viennent ainsi multiplier le coût initial de la rentrée.

Une facture qui ne se limite pas aux fournitures

Pour les familles, le véritable coût de la rentrée ne peut toutefois pas être calculé uniquement à partir du prix des fournitures scolaires.

Riadh Zahrouni souligne que ces dépenses viennent s’ajouter aux charges quotidiennes des ménages, notamment les dépenses alimentaires, le carburant ainsi que les factures d’eau et d’électricité. La rentrée scolaire intervient donc dans un contexte où les budgets familiaux sont déjà fortement sollicités.

À cela s’ajoutent, tout au long de l’année, les frais de transport, de restauration, de garderie, d’hébergement dans les internats ainsi que, pour de nombreuses familles, les cours particuliers.

Jusqu’à plusieurs centaines de dinars supplémentaires

Le phénomène des cours particuliers constitue notamment une importante source de dépenses. Selon Zahrouni, leur généralisation contribue à vider de sa substance le principe de gratuité de l’enseignement public, puisque les familles doivent désormais engager des dépenses supplémentaires pour permettre à leurs enfants de suivre normalement leur parcours scolaire.

Lire aussi : Rentrée scolaire : Comment trouver en ligne les manuels disponibles en librairie

Il estime également que l’école publique ne parvient plus toujours à garantir à l’élève les acquis nécessaires au sein même de la classe, appelant à une réforme du système éducatif permettant de restaurer la qualité de l’enseignement et de réduire la dépendance aux cours particuliers.

Les consommateurs appellent à éviter le marché parallèle

De son côté, la vice-présidente de l’Organisation tunisienne de défense du consommateur, Thouraya Tebassi, qualifie elle aussi la rentrée scolaire de « très coûteuse » pour les familles.

Elle rappelle que la facture ne comprend pas uniquement les livres et cahiers, mais également le transport, l’hébergement dans les internats et les frais de garderie.

Pour limiter les dépenses, elle appelle les familles à privilégier les circuits légaux et à faire valoir leur droit à l’achat des cahiers subventionnés et des fournitures scolaires concernées. Elle met par ailleurs en garde contre certains produits vendus sur le marché parallèle, dont la composition peut, selon elle, présenter des risques pour la santé.

Une rentrée qui pèse sur le budget annuel

Ainsi, derrière la facture visible de la rentrée se cache une dépense beaucoup plus large qui s’étale sur toute l’année scolaire. Entre fournitures, transport, garderie, internat et cours particuliers, la scolarisation d’un enfant représente pour certaines familles plusieurs centaines de dinars supplémentaires.

La question du coût de la rentrée dépasse dès lors le simple prix du cartable et des cahiers : elle renvoie directement à la capacité des ménages tunisiens à absorber une nouvelle série de dépenses dans un contexte général de pression sur le budget familial.

L’article Rentrée scolaire : Jusqu’à 800 dinars par élève, la facture s’alourdit pour les tunisiens est apparu en premier sur webdo.

Les Tunisiens se tournent vers l’eau du robinet, la SONEDE rassure sur la qualité

31. August 2026 um 17:56

Alors que les tensions autour de l’approvisionnement en eau minérale ont poussé de nombreux Tunisiens à se rabattre davantage sur l’eau du robinet, la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE) cherche à rassurer les consommateurs sur sa qualité et sa sécurité sanitaire.

La responsable du département des analyses physico-chimiques du laboratoire central de la SONEDE à Ghedir El Golla, Aïda Bouziri, a affirmé que l’eau potable distribuée par la société dans les différentes régions du pays est conforme aux normes nationales et internationales. Elle a précisé que cette eau fait l’objet d’un contrôle strict et continu.

L’odeur de chlore, un signe de désinfection

Contrairement à une perception largement répandue chez les consommateurs, la présence d’une légère odeur ou d’un goût de chlore dans l’eau du robinet ne signifie pas nécessairement qu’elle est impropre à la consommation.

Selon Aïda Bouziri, la présence perceptible de « javel » témoigne au contraire du processus de désinfection de l’eau et de sa protection contre les bactéries. Elle a également indiqué que l’eau distribuée par la SONEDE ne nécessite pas d’être bouillie avant consommation et que son niveau de salinité respecte les normes en vigueur.

Ces déclarations interviennent dans un contexte où l’eau du robinet pourrait occuper une place plus importante dans les habitudes de consommation, notamment lorsque l’accès à l’eau embouteillée devient plus difficile ou plus coûteux.

Plus de 58 000 échantillons analysés en 2025

La SONEDE assure que le contrôle ne se limite pas à l’eau à sa sortie des installations de traitement.

Le responsable du service de contrôle de la qualité de l’eau au complexe de Ghedir El Golla, Fayçal Naïmi, a expliqué que des prélèvements réguliers sont effectués à différents niveaux : eaux brutes, réservoirs et eau du robinet chez les consommateurs.

Lire aussi : Eau conditionnée : Plus de 12 millions de litres mobilisés pour les grandes surfaces du Grand Tunis

Ces échantillons font notamment l’objet d’analyses bactériologiques, physico-chimiques et biologiques afin de vérifier leur conformité aux normes tunisiennes.

Les chiffres communiqués pour 2025 donnent une indication sur l’ampleur de ce dispositif : plus de 58 000 échantillons ont été prélevés et analysés. Parmi eux, 1,6 % seulement ont été déclarés non conformes aux normes tunisiennes, alors que celles-ci fixent à 5 % le seuil maximal autorisé d’échantillons non conformes.

Une question de confiance, au-delà de la qualité

Au-delà des chiffres, l’enjeu est désormais celui de la confiance des consommateurs. Les difficultés ponctuelles rencontrées dans l’approvisionnement en eau minérale ont contribué à remettre l’eau du robinet au centre des pratiques quotidiennes, mais aussi des interrogations sur sa qualité.

Le message de la SONEDE est donc double : l’eau distribuée fait l’objet d’une surveillance permanente et les contrôles réalisés en 2025 montrent un taux de conformité largement supérieur au seuil prévu par les normes tunisiennes.

Dans un contexte de stress hydrique durable en Tunisie, la question dépasse toutefois la seule disponibilité de l’eau minérale. Elle pose également celle de la confiance dans le réseau public de distribution, de la qualité de l’eau jusqu’au robinet du consommateur et de la capacité du système à maintenir cette qualité malgré les contraintes croissantes sur les ressources hydriques.

L’article Les Tunisiens se tournent vers l’eau du robinet, la SONEDE rassure sur la qualité est apparu en premier sur webdo.

Empfangen — 22. August 2026 Actualités Tunisie webdo.tn

Tunisie : Après un nouvel accident mortel, la CPG face au défi de la sécurité

22. August 2026 um 16:12

Le décès d’un ouvrier de la Compagnie des phosphates de Gafsa, samedi à Métlaoui, après le renversement d’un camion transportant du phosphate, relance avec force la question des conditions de sécurité dans le bassin minier. Au-delà de ce nouveau drame, l’accident met en lumière une problématique plus large : celle d’un appareil productif vieillissant, d’accidents du travail répétés et d’un secteur stratégique que la Tunisie cherche simultanément à relancer.

La Compagnie des phosphates de Gafsa a annoncé, samedi, le décès de l’un de ses ouvriers à la suite du renversement d’un camion de transport de phosphate dans l’un des sites d’exploitation de la ville de Métlaoui.

La victime, Abdelkader Diab, a perdu la vie dans cet accident qui a immédiatement suscité une vive inquiétude parmi les travailleurs du bassin minier.

Ce décès intervient dans un contexte déjà marqué par plusieurs accidents du travail dans différents sites de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG). Des travailleurs et des représentants syndicaux soulèvent depuis plusieurs mois la question des équipements, des moyens de protection et, plus largement, des conditions dans lesquelles s’effectue le travail minier.

Une série d’accidents qui alimente l’inquiétude

Le drame de samedi n’est pas un incident isolé. En janvier dernier, un accident mortel dans une laverie de phosphate de Mdhilla avait provoqué l’arrêt de la production dans plusieurs sites de la région, les travailleurs dénonçant alors la dégradation des conditions de sécurité et réclamant une enquête ainsi que des mesures urgentes.

Quelques semaines plus tard, en février, un camion destiné au transport du phosphate s’était déjà renversé dans le site de Kef Eddour, à Métlaoui, blessant son conducteur.

En juin, quatre autres ouvriers de la CPG avaient été blessés lorsqu’un engin géant de transport du phosphate avait accidentellement percuté le véhicule qui les transportait sur le site de production de Kef Eddour. Le conducteur avait notamment subi de graves fractures.

Cette succession d’accidents pose nécessairement la question de savoir s’il s’agit d’événements indépendants ou du symptôme d’un problème plus profond dans l’organisation et les conditions de travail.

À ce stade, les circonstances précises de l’accident ayant coûté la vie à Abdelkader Diab devront être établies par l’enquête et les investigations compétentes. Il serait donc prématuré d’en attribuer la responsabilité à une défaillance précise.

Lire aussi : CPG : Les agents menacent de trois jours de grève début septembre

La sécurité au travail déjà au centre des préoccupations

La direction générale de la Compagnie des phosphates de Gafsa avait elle-même renforcé ses consignes de sécurité au début de l’année, après une augmentation des accidents dans certains sites de production.

Dans une note diffusée en janvier, la CPG avait appelé ses agents et cadres travaillant dans les mines à ciel ouvert et les laveries à respecter strictement les mesures de sécurité, notamment le port obligatoire des vêtements et chaussures de protection.

La direction avait également demandé aux responsables des différents sites de veiller à la disponibilité des équipements de sécurité, à la préparation des ambulances pour les interventions urgentes, à l’amélioration de l’éclairage des lieux de travail et à l’organisation d’actions de sensibilisation. Ces mesures étaient intervenues après des visites de l’inspection régionale du travail de Gafsa et après plusieurs accidents, dont deux avaient été mortels.

L’article Tunisie : Après un nouvel accident mortel, la CPG face au défi de la sécurité est apparu en premier sur webdo.

Naufrage d’une embarcation de migrants à Zarzis : Le parquet ouvre une enquête judiciaire

22. August 2026 um 15:43

Le parquet a ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire à la suite du naufrage d’une embarcation de migration irrégulière au large des côtes de Zarzis.

Le porte-parole officiel de la Direction générale de la Garde nationale, le général de brigade Houssem Eddine Jebabli, a confirmé samedi 22 août 2026 que l’enquête a été ouverte, sur autorisation du ministère public, pour des faits liés au franchissement clandestin des frontières maritimes ayant entraîné la mort.

Les opérations de recherche se poursuivent

Cette procédure judiciaire intervient alors que les opérations de recherche se poursuivent pour retrouver les personnes portées disparues après le naufrage.

Selon Houssem Eddine Jebabli, d’importants moyens ont été mobilisés dans le cadre de ces recherches. Les unités maritimes côtières et les unités navales au large participent aux opérations, en coordination avec la Marine nationale.

Lire aussi : Migration : Au moins 13 Tunisiens portés disparus, deux rescapés

Un hélicoptère a également été mobilisé afin de renforcer les opérations de recherche et de sauvetage et d’élargir la zone de ratissage.

Etablir les circonstances précises du naufrage

Les recherches se poursuivent donc en mer pour retrouver les disparus, tandis que l’enquête judiciaire devra permettre d’établir les circonstances précises du naufrage et d’identifier les éventuelles responsabilités dans cette nouvelle tragédie liée à la migration irrégulière.

L’article Naufrage d’une embarcation de migrants à Zarzis : Le parquet ouvre une enquête judiciaire est apparu en premier sur webdo.

Empfangen — 21. August 2026 Actualités Tunisie webdo.tn

Transport des carburants : Un préavis de grève se profile après le mouvement surprise

21. August 2026 um 13:59

Le calme est revenu dans les stations-service tunisiennes, mais le dossier du transport des carburants est loin d’être définitivement réglé.

Après le mouvement de protestation surprise observé jeudi 20 août par des chauffeurs de camions chargés du transport des produits pétroliers, les négociations se poursuivent entre les représentants syndicaux, les entreprises de transport et le ministère de tutelle.

Et selon les dernières déclarations de Selwan Samiri, secrétaire général de la Fédération générale du pétrole et des produits chimiques et secrétaire général adjoint de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), la situation pourrait connaître un nouveau tournant : un préavis de grève à une date déterminée pourrait être déposé si les discussions n’aboutissent pas à un accord définitif, a-t-il affirmé au micro de Diwan.

La menace n’est donc pas immédiate, mais le risque d’une nouvelle perturbation de l’approvisionnement reste présent.

Le mouvement de jeudi a été levé, mais le problème demeure

Le mouvement de jeudi avait provoqué une perturbation soudaine du transport et de la distribution des carburants depuis la zone pétrolière de Radès.

L’arrêt des camions-citernes avait rapidement eu des conséquences visibles dans plusieurs stations-service, notamment dans le Grand Tunis, avec des files d’attente importantes et un afflux inhabituel d’automobilistes.

Face à cette situation, des discussions ont été engagées entre les différentes parties. Selwan Samiri affirme que l’UGTT a directement coordonné avec la Fédération générale du transport et les syndicats représentant les travailleurs du secteur, tandis que le ministère de tutelle a engagé des réunions avec les propriétaires des entreprises de transport.

L’objectif est désormais de parvenir à une plateforme d’accord définitive permettant de régler le conflit dans son ensemble. Mais les négociations n’ont pas encore permis de clore définitivement le dossier.

Pourquoi un nouveau mouvement reste possible ?

Selon le responsable syndical, plusieurs revendications professionnelles restent à traiter. Les travailleurs du secteur dénoncent notamment des difficultés récurrentes liées à leurs conditions de travail et à l’application de certains accords.

Lire aussi : Transporteurs de carburants : Accord ou nouveau préavis de grève ce vendredi ?

Pour le syndicat, le problème ne se limite donc pas à l’incident de jeudi. Il s’agit d’un dossier social qui s’est accumulé au fil du temps et qui nécessite une solution durable.

C’est pourquoi Selwan Samiri appelle les différentes parties à prendre leurs responsabilités et à privilégier le dialogue. La fenêtre de négociation reste ouverte, mais l’absence d’accord pourrait conduire au dépôt d’un préavis de grève.

Pourquoi cette menace est particulièrement sensible ?

Le transport des carburants constitue un maillon stratégique de l’économie tunisienne. Le pays peut disposer de stocks de produits pétroliers, mais ceux-ci doivent être acheminés vers les stations-service. Entre les infrastructures de stockage et les automobilistes, les camions-citernes jouent donc un rôle essentiel.

C’est ce qui explique la rapidité avec laquelle la situation s’est tendue jeudi.

L’article Transport des carburants : Un préavis de grève se profile après le mouvement surprise est apparu en premier sur webdo.

Eau minérale : L’Algérie dément avoir exporté vers la Tunisie

21. August 2026 um 13:19

Alors que des publications largement relayées sur les réseaux sociaux ont affirmé ces derniers jours que d’importantes cargaisons d’eau minérale algérienne avaient été acheminées vers la Tunisie pour faire face aux tensions d’approvisionnement, les producteurs algériens ont apporté un démenti clair.

Le directeur général de l’Association des producteurs algériens de boissons (APAB), Aïssa Zelmati, a affirmé au média algérien TSA qu’il n’existe « aucune exportation officielle » d’eaux minérales algériennes vers la Tunisie.

Cette mise au point intervient après la diffusion de vidéos et de publications présentant des camions supposément chargés d’eau minérale algérienne et destinés au marché tunisien. Certaines publications avaient également évoqué une opération visant à contribuer à couvrir les besoins du marché tunisien, alors que plusieurs régions du pays connaissent encore des difficultés d’approvisionnement en eau conditionnée.

Aucun envoi officiel vers le marché tunisien

Selon Aïssa Zelmati, les informations faisant état d’une exportation d’eau minérale algérienne vers la Tunisie sont fausses. Le responsable de l’APAB a précisé que les producteurs algériens n’avaient pas orienté de cargaisons officielles d’eau minérale vers le marché tunisien au cours de l’été 2026.

Le média algérien Ultra Algérie a également rapporté ce démenti, soulignant que l’Association des producteurs avait tranché la polémique née sur les réseaux sociaux autour d’un supposé approvisionnement de la Tunisie par l’Algérie.

L’Algérie confrontée elle aussi à des difficultés

L’explication avancée par les professionnels algériens est également liée à la situation du marché local. Selon les informations rapportées par les médias algériens, le secteur de l’eau minérale en Algérie a lui-même été confronté à des difficultés de production et d’approvisionnement.

Lire aussi : Eau minérale : Après les pénuries, l’État plafonne les prix

Dans ce contexte, les producteurs algériens affirment ne pas disposer d’un surplus officiellement destiné à l’exportation vers le marché tunisien.

En Tunisie, la pénurie reste bien réelle

Le démenti algérien ne remet toutefois pas en cause les tensions effectivement observées sur le marché tunisien de l’eau conditionnée. Plusieurs régions ont connu ces dernières semaines des difficultés d’approvisionnement, dans un contexte de forte hausse de la consommation estivale et de perturbations ayant affecté certaines unités de production.

Les professionnels tunisiens ont expliqué que la demande exceptionnelle, notamment durant les périodes de canicule, avait contribué à épuiser les stocks disponibles. De son côté, le président de la Chambre nationale des producteurs de boissons non alcoolisées a estimé que la situation devrait progressivement revenir à la normale.

Les informations faisant état de grandes cargaisons d’eau minérale algérienne officiellement importées en Tunisie ne sont pas confirmées. Au contraire, la principale organisation représentant les producteurs algériens de boissons assure qu’aucune exportation officielle n’a été effectuée vers la Tunisie cet été.

Le dossier illustre ainsi une nouvelle fois la nécessité de distinguer les images et affirmations circulant sur les réseaux sociaux des informations confirmées par les acteurs directement concernés.

L’article Eau minérale : L’Algérie dément avoir exporté vers la Tunisie est apparu en premier sur webdo.

❌