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Eau minérale : Le retour dans les rayons, mais les achats restent rationnés

12. September 2026 um 10:16

Après plusieurs semaines de pénurie, l’eau minérale revient progressivement dans les rayons. Ce samedi matin, Webdo a constaté dans une grande surface du Grand Tunis la présence de packs d’eau, avec une limitation à deux packs de six bouteilles par client. Un retour qui suscite déjà un certain empressement chez des consommateurs encore marqués par les récentes ruptures de stock.

Certains clients achetaient les deux packs autorisés tandis que d’autres appelaient leurs proches pour les informer du retour de l’eau. Un comportement qui peut traduire la crainte de voir les quantités disponibles rapidement écoulées.

L’amélioration est également rapportée ce samedi par La Presse. Hédi Baccour, président de la Chambre nationale des grandes surfaces commerciales, indique que l’approvisionnement s’améliore depuis une dizaine de jours et que cette tendance devrait se poursuivre grâce à l’augmentation des quantités allouées aux grandes surfaces.

Le responsable reste néanmoins prudent : le retour au rythme habituel dépend encore de la reconstitution des stocks nationaux. Il rappelle que la crise a été aggravée par la forte consommation estivale, les températures élevées et les perturbations de production liées aux coupures d’électricité.

Plus de 9 millions de bouteilles pour le Grand Tunis

Pour faire face aux tensions, le ministère du Commerce avait déclenché un programme exceptionnel de distribution. Fin août, plus de 9 millions de bouteilles de 1,5 et 2 litres avaient été programmées pour approvisionner le Grand Tunis.

Le dispositif a ensuite été étendu à 12 gouvernorats confrontés à des difficultés d’approvisionnement afin de diriger davantage de quantités vers les zones sous tension.

Certaines grandes surfaces ont parallèlement instauré des quotas par client afin d’éviter les achats massifs et de répartir les quantités disponibles. La baisse des températures contribue désormais à réduire la pression sur le marché après une période estivale marquée par une forte hausse de la consommation.

Un stock régulateur presque triplé en 2027

La crise de cet été a surtout conduit les autorités à revoir leur stratégie pour éviter de nouvelles pénuries. Le ministère du Commerce prévoit de porter le stock régulateur d’eau embouteillée à près de 200 millions de litres en 2027, contre environ 70 millions de litres en 2026.

L’objectif est de constituer davantage de réserves durant l’hiver, lorsque la consommation est plus faible, et de renforcer les capacités de stockage des producteurs.

Les grandes surfaces sont également encouragées à constituer leurs propres stocks de sécurité, mobilisables lors des périodes de forte demande. Le mécanisme de distribution exceptionnelle doit, de son côté, permettre d’orienter rapidement des quantités supplémentaires vers les régions connaissant des tensions.

Cette stratégie doit permettre de mieux absorber les pics de consommation lors des vagues de chaleur, mais également les perturbations de production provoquées notamment par des incidents techniques ou des coupures d’électricité.

Le retour de l’eau dans les rayons constitue ainsi un premier signe de normalisation. Les quotas encore constatés montrent toutefois que celle-ci reste progressive, tandis que le prochain enjeu sera de disposer de réserves beaucoup plus importantes avant l’été 2027.

Lire aussi:

  • Après la pénurie de l’été, la Tunisie veut tripler son stock d’eau minérale

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A Médenine, de l’eau de pluie vendue embouteillée !

08. September 2026 um 10:40

La crise de l’eau en Tunisie ne se limite pas aux difficultés d’approvisionnement. Elle peut également favoriser des pratiques susceptibles de présenter des risques pour la santé publique. À Médenine, les opérations de contrôle menées récemment ont ainsi conduit à la saisie de 180 bouteilles en plastique remplies d’eau de pluie, non contrôlée et d’origine inconnue.

Selon des informations rapportées par le quotidien Assabah, les agents de l’Instance régionale de contrôle des produits alimentaires de Médenine ont effectué 45 visites de terrain entre le 31 août et le 7 septembre dans plusieurs délégations du gouvernorat. Ces opérations ont abouti à l’établissement de deux procès-verbaux de saisie, à Médenine et à Zarzis.

Viande de volaille impropre à la consommation

Parmi les produits retirés du circuit figurent également 26 kilogrammes de viande de volaille impropre à la consommation, notamment en raison de son état de détérioration, ainsi que des boîtes de concentré de tomate arrivées à expiration. Ces produits ont été saisis dans le cadre des contrôles visant à protéger les consommateurs et à empêcher la commercialisation de denrées présentant un danger potentiel.

Mais c’est surtout la découverte des bouteilles d’eau qui attire l’attention, dans un contexte tunisien marqué depuis plusieurs années par le stress hydrique. Les contrôleurs ont découvert, dans l’un des espaces commerciaux inspectés, 180 bouteilles en plastique d’une capacité d’un litre et demi, remplies d’eau de pluie. Cette eau n’était soumise à aucun contrôle et son origine était inconnue.

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Les bouteilles ont été détruites après autorisation du parquet de Médenine. La saisie rappelle qu’une eau présentée comme une ressource de substitution ne peut être considérée comme potable sans contrôle sanitaire et traitement approprié. La collecte et le stockage d’eau de pluie dans des conditions non maîtrisées peuvent en effet exposer à différents risques de contamination.

Cette affaire intervient alors que la Tunisie demeure confrontée à une crise hydrique structurelle et à une crise de production d’eau minérale. Malgré l’amélioration du niveau de plusieurs barrages après les précipitations enregistrées en 2025 et au début de 2026, la situation reste contrastée selon les régions. Début septembre, le taux de remplissage des barrages du Nord était d’environ 60 %, alors qu’il ne dépassait pas 9 % dans les barrages du Centre.

La Tunisie reste confrontée à un déficit hydrique structurel

L’épisode de Médenine illustre ainsi une autre dimension de la crise de l’eau : lorsque la ressource devient rare ou irrégulière, des circuits parallèles et des solutions improvisées peuvent apparaître. L’enjeu n’est donc plus seulement de mobiliser davantage d’eau, mais aussi de garantir sa qualité, sa traçabilité et sa sécurité sanitaire.

Pour les autorités, le défi consiste désormais à éviter qu’une amélioration ponctuelle des réserves ne masque les fragilités persistantes du système hydrique tunisien. La saisie de ces 180 bouteilles constitue, à son échelle, un rappel concret : face à la rareté de l’eau, toutes les alternatives ne sont pas nécessairement sûres.

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Mesures pour pallier la pénurie d’eau en bouteille en Tunisie

02. September 2026 um 13:03

La Chambre nationale des grandes surfaces commerciales, relevant de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica) a annoncé le lancement d’un programme de distribution intensive et équitable d’eau embouteillée, afin de pallier les pénuries d’approvisionnement observée ces deux dernières semaines et de répondre à la hausse de la consommation.

Le président de la Chambre, Hédi Baccour, a expliqué dans une déclaration à Diwan FM que cette distribution intensive a débuté progressivement pour couvrir les différents gouvernorats, notamment ceux du Sahel (Mahdia, Monastir et Sousse), qui ont connu une grave pénurie d’approvisionnement.

M. Baccour a confirmé une amélioration de la situation à la suite d’une réunion avec le ministère du Commerce et les producteurs d’eau minérale ; les deux parties ont convenu de rétablir le quota de distribution habituel de 20 % à l’échelle nationale, après qu’il était tombé à environ 5 % au cours de la période précédente.

Il a également indiqué que les enseignes commerciales veilleraient à répartir équitablement les quotas d’achat entre les clients afin de garantir l’accès à l’eau au plus grand nombre de citoyens, tout en se préparant à coordonner la constitution de stocks de régulation et stratégiques pour faire face à toute pénurie éventuelle lors des prochaines périodes de forte demande.

I. B.

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Crise de l’eau en bouteille : Quand le stockage des ménages aggrave la situation

02. September 2026 um 07:05

La crise des eaux en bouteille en Tunisie ne se résume plus à une rupture ponctuelle dans les rayons. Elle révèle désormais un déséquilibre beaucoup plus profond entre une consommation estivale qui explose, des capacités de production mises sous pression et une demande des ménages amplifiée par les craintes de pénurie.

Le phénomène a pris une ampleur spectaculaire au cours des dernières semaines. Selon la Chambre des propriétaires des grandes surfaces, les eaux conditionnées représentent actuellement entre 50 % et 70 % de la distribution assurée par ces enseignes, contre environ 20 % en temps normal. Plus révélateur encore : durant les quatre derniers jours, elles ont représenté entre 85 % et 90 % du total des ventes enregistrées dans les grandes surfaces.

Autrement dit, les consommateurs ne se contentent plus d’acheter davantage d’eau : ils modifient temporairement leurs habitudes d’achat, au point de faire de cette matière l’essentiel de l’activité commerciale des grandes surfaces.

Quatre fois plus d’eau consommée en juillet

À l’origine de cette tension, un choc exceptionnel de demande. Le directeur des recherches économiques au ministère du Commerce, Samir Khalfaoui, a indiqué que la consommation d’eau conditionnée avait été multipliée par quatre en juillet par rapport à son niveau habituel.

Cette explosion intervient dans un contexte particulièrement contraignant. La vague de chaleur historique a poussé les besoins en eau à des niveaux inhabituels, tandis que les interruptions de distribution d’eau potable ont incité davantage de ménages à se tourner vers les bouteilles.

À cela s’est ajouté un autre facteur : les coupures d’électricité. Plusieurs unités de mise en bouteille ont connu des perturbations de leur production, au moment même où la demande atteignait son pic.

Le résultat est un effet de ciseaux : la demande augmente brutalement alors que l’offre subit elle-même des perturbations.

Le stock de sécurité épuisé plus tôt que prévu

La conséquence la plus significative concerne le stock régulateur national. Celui-ci, qui devait normalement permettre de couvrir les besoins jusqu’à la fin du mois d’août, avait été épuisé dès la mi-juillet.

Cette situation montre surtout que les prévisions de consommation ont été dépassées par la brutalité du phénomène climatique.

La Tunisie compte aujourd’hui 31 stations de conditionnement d’eau en bouteille. Le secteur doit faire face à une concentration très forte de la demande pendant l’été : environ 40 % de la production nationale annuelle est consommée entre juin et septembre.

Lire aussi : Eau conditionnée : Plus de 12 millions de litres mobilisés pour les grandes surfaces du Grand Tunis

La consommation quotidienne passe ainsi d’environ 7 millions de litres pendant le reste de l’année à près de 10 millions de litres durant cette période. Cette saisonnalité rend le marché particulièrement vulnérable lorsqu’un épisode climatique exceptionnel vient perturber les prévisions.

Le paradoxe : plus les consommateurs stockent, plus la tension s’accentue

Face aux rayons vides ou aux difficultés d’approvisionnement, les ménages ont adopté un réflexe classique en période de pénurie : acheter davantage que leurs besoins immédiats.

Les autorités appellent pourtant à éviter le stockage domestique, affirmant que l’approvisionnement est désormais quotidien et que les unités de production ont retrouvé leur rythme normal.

C’est ici que se trouve l’un des paradoxes de la crise : la peur de manquer peut elle-même contribuer à créer le manque.

Lorsqu’un consommateur achète plusieurs packs « au cas où », il retire du marché une quantité d’eau qui aurait normalement été consommée progressivement. Si des milliers de ménages adoptent simultanément ce comportement, la demande apparente devient artificiellement supérieure aux besoins réels.

Les grandes surfaces se retrouvent alors avec des stocks qui disparaissent beaucoup plus rapidement, alimentant à leur tour la perception d’une pénurie.

Une crise amplifiée par les pratiques spéculatives

La tension sur le marché a également créé un terrain favorable aux pratiques spéculatives. Les services de contrôle économique ont saisi, au cours du mois d’août, plus de 700 000 litres d’eau conditionnée pour des infractions liées notamment à des hausses excessives des prix, à l’accaparement et à la spéculation.

Le phénomène ne relève donc plus uniquement d’un problème industriel. Il touche également la chaîne de distribution et les comportements des acteurs du marché.

La multiplication des achats dans les grandes surfaces peut d’ailleurs contribuer à déplacer la pression : lorsque l’approvisionnement y devient plus visible et plus régulier, une partie de la demande se concentre dans ces circuits, expliquant pourquoi les grandes surfaces assurent actuellement jusqu’à 70 % de la distribution dans certaines zones, contre seulement 20 % avant la crise.

Une crise de l’eau… mais aussi une crise de confiance

Au-delà des chiffres, la crise pose une question plus structurelle : pourquoi une interruption de l’eau du robinet se traduit-elle aussi rapidement par une ruée vers l’eau en bouteille ?

Les coupures répétées de l’eau potable ont contribué à renforcer le recours aux eaux conditionnées comme solution de substitution. La bouteille n’est donc plus seulement un produit de consommation estivale ; elle devient, pour une partie des ménages, une forme de sécurité face à l’incertitude de l’approvisionnement.

La crise actuelle met ainsi en évidence une double vulnérabilité : celle du système de production d’eau conditionnée face aux pics climatiques et celle des ménages face aux perturbations du réseau public.

Les autorités assurent que les capacités de production ont désormais retrouvé leur niveau normal et anticipent une amélioration importante de l’approvisionnement dans les prochains jours. Mais l’épisode de cet été pourrait laisser une question durable : si les vagues de chaleur deviennent plus fréquentes et plus intenses, le modèle actuel de consommation d’eau en bouteille pourra-t-il absorber de nouveaux pics de demande ?

La crise actuelle fournit, en quelque sorte, un test grandeur nature de la capacité de la Tunisie à gérer simultanément trois pressions : le changement climatique, la fragilité des infrastructures et l’évolution des comportements de consommation.

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Eau minérale : Plus de 700.000 litres saisis et 750 infractions recensées en août

01. September 2026 um 12:08

Le bilan définitif des contrôles menés dans le secteur des eaux minérales durant le mois d’août fait état de 750 infractions économiques et de la saisie de plus de 700.000 litres d’eau conditionnée. Selon le ministère du Commerce, 357 infractions concernent notamment les prix et les pratiques monopolistiques. Ce nouveau bilan marque une nette progression par rapport au précédent point communiqué fin août, qui faisait état de plus de 470.000 litres saisis et de plus de 550 infractions.

Plus de 700.000 litres saisis

Les opérations de contrôle se sont intensifiées au cours des derniers jours du mois d’août, portant le volume total des eaux conditionnées saisies à plus de 700.000 litres. Le précédent bilan, publié par Webdo le 27 août, faisait état de plus de 470.000 litres saisis.

Le volume saisi a donc augmenté d’au moins 230.000 litres en quelques jours, confirmant l’accélération des opérations de contrôle à l’approche de la fin du mois.

750 infractions, dont 357 liées aux prix

Les équipes de contrôle ont également relevé 750 infractions économiques dans le secteur. Parmi celles-ci, 357 infractions sont liées aux prix et aux pratiques monopolistiques.

Le nouveau bilan représente au moins 200 infractions supplémentaires par rapport aux plus de 550 infractions recensées lors du précédent point.

Ces contrôles portent notamment sur le respect des règles de commercialisation, les prix pratiqués et les conditions d’approvisionnement.

Une consommation multipliée par quatre en juillet

Le directeur des recherches économiques au ministère du Commerce, Samir Khalfaoui, a également mis en avant, aujourd’hui sur les ondes de la Radio nationale, l’ampleur de la hausse de la demande.

Selon lui, la consommation d’eau minérale aurait été multipliée par quatre au mois de juillet.

Cette forte progression intervient dans un contexte marqué par les températures élevées et les difficultés d’approvisionnement en eau potable, qui ont accru la demande en eaux conditionnées.

1,2 million de bouteilles livrées à une grande surface en trois jours

Samir Khalfaoui a également cité le cas d’une grande surface ayant reçu 1,2 million de bouteilles d’eau minérale en seulement trois jours.

Ce volume illustre l’importance des flux de distribution nécessaires pour répondre à la demande pendant cette période de forte consommation.

Malgré ces volumes, les autorités ont continué à relever des infractions liées notamment aux prix et aux pratiques considérées comme monopolistiques.

Les contrôles restent renforcés

Le ministère du Commerce poursuit ses opérations de contrôle auprès des différents intervenants du secteur.

L’objectif affiché est de lutter contre les pratiques spéculatives, les dépassements de prix et les comportements susceptibles de perturber l’approvisionnement du marché.

Le bilan du mois d’août confirme ainsi l’ampleur de la mobilisation des équipes de contrôle dans un secteur devenu particulièrement sensible durant la période estivale.

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Tunisie : derrière la pénurie d’eau minérale, le nœud du financement et des contrôles

28. August 2026 um 21:07
Dans les rayons, l’eau en bouteille manque sur l’ensemble du territoire. La canicule et les arrêts de production ponctuels liés aux coupures d’électricité expliquent en partie la tension. Mais la crise révèle aussi un effet pernicieux moins visible : depuis…

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