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Tunisie : Après un nouvel accident mortel, la CPG face au défi de la sécurité

22. August 2026 um 16:12

Le décès d’un ouvrier de la Compagnie des phosphates de Gafsa, samedi à Métlaoui, après le renversement d’un camion transportant du phosphate, relance avec force la question des conditions de sécurité dans le bassin minier. Au-delà de ce nouveau drame, l’accident met en lumière une problématique plus large : celle d’un appareil productif vieillissant, d’accidents du travail répétés et d’un secteur stratégique que la Tunisie cherche simultanément à relancer.

La Compagnie des phosphates de Gafsa a annoncé, samedi, le décès de l’un de ses ouvriers à la suite du renversement d’un camion de transport de phosphate dans l’un des sites d’exploitation de la ville de Métlaoui.

La victime, Abdelkader Diab, a perdu la vie dans cet accident qui a immédiatement suscité une vive inquiétude parmi les travailleurs du bassin minier.

Ce décès intervient dans un contexte déjà marqué par plusieurs accidents du travail dans différents sites de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG). Des travailleurs et des représentants syndicaux soulèvent depuis plusieurs mois la question des équipements, des moyens de protection et, plus largement, des conditions dans lesquelles s’effectue le travail minier.

Une série d’accidents qui alimente l’inquiétude

Le drame de samedi n’est pas un incident isolé. En janvier dernier, un accident mortel dans une laverie de phosphate de Mdhilla avait provoqué l’arrêt de la production dans plusieurs sites de la région, les travailleurs dénonçant alors la dégradation des conditions de sécurité et réclamant une enquête ainsi que des mesures urgentes.

Quelques semaines plus tard, en février, un camion destiné au transport du phosphate s’était déjà renversé dans le site de Kef Eddour, à Métlaoui, blessant son conducteur.

En juin, quatre autres ouvriers de la CPG avaient été blessés lorsqu’un engin géant de transport du phosphate avait accidentellement percuté le véhicule qui les transportait sur le site de production de Kef Eddour. Le conducteur avait notamment subi de graves fractures.

Cette succession d’accidents pose nécessairement la question de savoir s’il s’agit d’événements indépendants ou du symptôme d’un problème plus profond dans l’organisation et les conditions de travail.

À ce stade, les circonstances précises de l’accident ayant coûté la vie à Abdelkader Diab devront être établies par l’enquête et les investigations compétentes. Il serait donc prématuré d’en attribuer la responsabilité à une défaillance précise.

Lire aussi : CPG : Les agents menacent de trois jours de grève début septembre

La sécurité au travail déjà au centre des préoccupations

La direction générale de la Compagnie des phosphates de Gafsa avait elle-même renforcé ses consignes de sécurité au début de l’année, après une augmentation des accidents dans certains sites de production.

Dans une note diffusée en janvier, la CPG avait appelé ses agents et cadres travaillant dans les mines à ciel ouvert et les laveries à respecter strictement les mesures de sécurité, notamment le port obligatoire des vêtements et chaussures de protection.

La direction avait également demandé aux responsables des différents sites de veiller à la disponibilité des équipements de sécurité, à la préparation des ambulances pour les interventions urgentes, à l’amélioration de l’éclairage des lieux de travail et à l’organisation d’actions de sensibilisation. Ces mesures étaient intervenues après des visites de l’inspection régionale du travail de Gafsa et après plusieurs accidents, dont deux avaient été mortels.

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Quand trouver devient plus important que choisir : La Tunisie bascule dans une économie de pénuries ?

22. August 2026 um 15:54

Eau, électricité, eau minérale, médicaments, produits alimentaires subventionnés… Après les files d’attente observées devant les stations-service ces derniers jours, une question s’impose dans le débat public : la Tunisie est-elle en train de basculer vers une économie où la rareté devient une donnée ordinaire du quotidien ? L’expression est forte. La réalité, elle, mérite d’être analysée avec davantage de précision.

Les longues files de voitures devant certaines stations-service du Grand Tunis ont ravivé une inquiétude désormais familière. Sur les réseaux sociaux, beaucoup ont immédiatement vu dans ces images l’annonce d’une nouvelle pénurie : après l’eau, l’électricité, l’eau minérale ou certains médicaments, le carburant allait-il rejoindre la liste des produits et services devenus difficiles à obtenir ?

Le diagnostic doit pourtant être nuancé. Dans le cas du carburant, il ne s’agissait pas, à ce stade, d’une pénurie nationale de produits pétroliers. La perturbation est née d’une grève surprise des chauffeurs de camions de transport de carburant dans la zone pétrolière de Radès, qui a momentanément bloqué la distribution vers les stations-service. La grève a ensuite été levée et l’approvisionnement a repris. Mais les files ont parfois persisté, notamment en raison du retard dans la normalisation de la distribution et de la ruée des automobilistes vers les pompes.

C’est précisément là que se trouve l’un des aspects les plus intéressants du phénomène actuel : une perturbation ponctuelle suffit désormais à déclencher une réaction collective de stockage, de précaution et parfois de panique.

Le problème n’est pas seulement la pénurie, mais l’anticipation de la pénurie

Les économistes distinguent généralement la pénurie physique — lorsque l’offre est réellement insuffisante — des difficultés de disponibilité provoquées par la distribution, la spéculation, le stockage, les défaillances logistiques ou les comportements d’achat exceptionnels.

Or, en Tunisie, ces différentes situations semblent aujourd’hui se superposer dans l’imaginaire collectif.

Lorsqu’un Tunisien voit une station-service avec une file d’attente, son réflexe n’est plus nécessairement de se dire qu’il attendra demain. Il peut décider de remplir immédiatement son réservoir. Lorsqu’un produit manque dans un magasin, le consommateur peut en acheter davantage dès qu’il réapparaît. Ce comportement, individuellement rationnel, peut collectivement aggraver le déséquilibre : la peur de la pénurie produit une demande supplémentaire et contribue elle-même à vider les stocks disponibles.

Autrement dit, la Tunisie ne vit pas nécessairement une pénurie permanente de tout, mais elle semble être entrée dans une période où l’incertitude sur la disponibilité de certains produits essentiels est devenue suffisamment forte pour modifier les comportements.

Une succession de crises qui finit par produire un sentiment de rareté

C’est cette accumulation qui explique l’apparition, sur les réseaux sociaux, de l’expression « économie des pénuries ».

L’eau potable est devenue un sujet récurrent, notamment pendant les périodes de forte chaleur et de stress hydrique. Les coupures et perturbations électriques ont également marqué l’été 2026 dans plusieurs régions. Le marché de l’eau minérale a connu récemment des tensions et des difficultés d’approvisionnement, dans un contexte de forte demande et de problèmes de disponibilité. Les services du contrôle économique ont d’ailleurs annoncé avoir relevé 291 infractions dans le secteur de l’eau minérale et saisi plus de 186 000 litres au cours de la première moitié du mois d’août.

Le secteur de la santé n’est pas épargné. En mars dernier, la présidence du gouvernement a elle-même fait état de pénuries et de ruptures répétées de certains médicaments essentiels et spécifiques, une situation ayant conduit les autorités à examiner des mesures urgentes et une réforme plus profonde du système d’approvisionnement.

À cela s’ajoutent les difficultés périodiques concernant certains produits alimentaires, particulièrement ceux dont les prix sont administrés ou subventionnés : sucre, huiles végétales, dérivés des céréales et autres produits de base.

La liste n’est donc pas imaginaire. Mais elle ne signifie pas que le pays aurait officiellement adopté une « économie des pénuries ».

Une économie des pénuries suppose une organisation durable de la rareté

Historiquement, l’expression « économie de pénurie » renvoie à une situation plus profonde qu’une succession de ruptures d’approvisionnement. Elle désigne généralement un système dans lequel les déséquilibres entre l’offre et la demande deviennent structurels, les prix ne jouent plus pleinement leur rôle d’ajustement et les consommateurs doivent consacrer du temps et de l’énergie à trouver des produits ou des services pourtant ordinaires.

Les files d’attente deviennent alors une institution économique. Le consommateur ne choisit plus seulement entre plusieurs produits ou plusieurs prix : il doit d’abord trouver le produit.

C’est ici que la Tunisie se situe dans une zone intermédiaire. Le pays n’est pas une économie administrativement organisée autour de la rareté. Les marchés fonctionnent, les produits continuent globalement de circuler et les ruptures ne touchent pas en permanence l’ensemble des biens essentiels. Mais plusieurs secteurs présentent des fragilités structurelles qui rendent les tensions répétitives : dépendance aux importations, difficultés financières de certaines entreprises publiques, infrastructures vieillissantes, contraintes hydriques et énergétiques, système de subventions complexe, problèmes logistiques et spéculation.

Lire aussi : Tunisie : Kais Saied dénonce les « cartels » et appelle à lutter contre les pénuries

Le système tunisien de compensation contribue, par exemple, à maintenir des prix accessibles pour plusieurs produits et services essentiels. Depuis des décennies, les pouvoirs publics interviennent directement sur les prix des produits alimentaires de base, des hydrocarbures et de certains médicaments. Mais ce mécanisme peut aussi créer des tensions lorsque le coût réel du produit augmente, que l’approvisionnement est perturbé ou que les circuits de distribution sont détournés. L’OCDE relevait déjà les limites et les effets pervers d’un système de subventions généralisées, notamment les risques de contrebande et de mauvaise allocation des ressources.

Le ministère des Finances continue, pour sa part, de présenter les dépenses de compensation comme un instrument destiné à soutenir le pouvoir d’achat et à stabiliser les prix des produits de base, des carburants et des transports.

Le vrai changement est peut-être dans le comportement des Tunisiens

C’est sans doute le point le plus important du débat. Les textes largement partagé sur les réseaux sociaux parle d’un citoyen qui deviendrait progressivement un « gestionnaire de crise », préoccupé non plus par l’amélioration d’un service mais par la nécessité de le trouver.

L’idée mérite d’être entendue, mais elle doit être formulée sans caricature. Oui, les habitudes de consommation peuvent changer lorsque les ruptures deviennent répétitives. Les ménages développent des stratégies d’adaptation : conserver des réserves, acheter davantage lorsqu’un produit est disponible, multiplier les solutions alternatives, s’informer sur les réseaux sociaux, appeler des proches ou se déplacer vers plusieurs points de vente.

Le temps devient alors lui-même un coût économique. Faire la queue pour acheter du carburant, chercher une pharmacie disposant d’un médicament, stocker de l’eau ou modifier son organisation quotidienne en fonction des coupures n’apparaît pas nécessairement dans les statistiques du PIB. Pourtant, ces heures perdues et cette énergie mobilisée représentent un coût réel pour les ménages et pour l’économie.

Lorsque les perturbations se répètent, le citoyen peut finir par considérer comme normal ce qui devrait rester exceptionnel. Une coupure devient « habituelle », une rupture « prévisible », une file d’attente « ordinaire ». La capacité d’adaptation de la société, qui constitue au départ une force, peut alors avoir un effet paradoxal : elle réduit la pression immédiate créée par la crise parce que chacun finit par trouver, individuellement, ses propres solutions.

Mais attention au raccourci politique

Faut-il pour autant conclure que « personne ne demande plus de comptes » ou que les Tunisiens se seraient résignés à vivre dans la pénurie ?

Ce serait aller trop loin. L’existence d’une forte capacité d’adaptation ne signifie pas l’absence de mécontentement. Les réactions massives sur les réseaux sociaux, les critiques contre la qualité des services publics et les demandes d’explication montrent au contraire que la question reste au cœur du débat.

Le problème est plutôt celui de la transformation de la colère collective en stratégies individuelles de survie quotidienne. Quand la priorité devient de trouver de l’eau, de l’électricité, un médicament ou du carburant, le débat public peut effectivement se déplacer. La question « pourquoi ce service dysfonctionne-t-il ? » risque d’être remplacée, temporairement, par « où puis-je le trouver aujourd’hui ? ».

Ce déplacement est moins une preuve de soumission politique qu’un mécanisme classique de gestion de l’incertitude.

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Naufrage d’une embarcation de migrants à Zarzis : Le parquet ouvre une enquête judiciaire

22. August 2026 um 15:43

Le parquet a ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire à la suite du naufrage d’une embarcation de migration irrégulière au large des côtes de Zarzis.

Le porte-parole officiel de la Direction générale de la Garde nationale, le général de brigade Houssem Eddine Jebabli, a confirmé samedi 22 août 2026 que l’enquête a été ouverte, sur autorisation du ministère public, pour des faits liés au franchissement clandestin des frontières maritimes ayant entraîné la mort.

Les opérations de recherche se poursuivent

Cette procédure judiciaire intervient alors que les opérations de recherche se poursuivent pour retrouver les personnes portées disparues après le naufrage.

Selon Houssem Eddine Jebabli, d’importants moyens ont été mobilisés dans le cadre de ces recherches. Les unités maritimes côtières et les unités navales au large participent aux opérations, en coordination avec la Marine nationale.

Lire aussi : Migration : Au moins 13 Tunisiens portés disparus, deux rescapés

Un hélicoptère a également été mobilisé afin de renforcer les opérations de recherche et de sauvetage et d’élargir la zone de ratissage.

Etablir les circonstances précises du naufrage

Les recherches se poursuivent donc en mer pour retrouver les disparus, tandis que l’enquête judiciaire devra permettre d’établir les circonstances précises du naufrage et d’identifier les éventuelles responsabilités dans cette nouvelle tragédie liée à la migration irrégulière.

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Pays-Bas : La canicule tunisienne retarde les uniformes de l’armée

22. August 2026 um 13:32

Les fortes chaleurs enregistrées cet été en Tunisie ont eu une conséquence inattendue aux Pays-Bas : elles ont contribué, selon la Défense néerlandaise, à retarder la livraison des nouvelles tenues de combat de son armée. Des coupures d’électricité ont affecté un fournisseur tunisien intégré à la chaîne de production du groupe allemand Hexonia.

L’information a été communiquée au Parlement néerlandais par le secrétaire d’État à la Défense, Derk Boswijk, et rapportée vendredi 21 août par l’agence néerlandaise ANP et NL Times.

Vestes et pantalons bloqués

Il y a deux ans, le ministère néerlandais de la Défense avait commandé de nouvelles tenues de combat à l’entreprise allemande Hexonia. Une partie de la chaîne d’approvisionnement passe cependant par la Tunisie, où est implanté l’un de ses fournisseurs.

Selon les informations transmises au Parlement, ce sous-traitant a été confronté cet été à des coupures d’électricité attribuées par la Défense néerlandaise aux épisodes de chaleur extrême.

Des pièces essentielles, notamment les vestes et pantalons de combat, n’ont ainsi pas pu être livrées selon le calendrier prévu.

La distribution des nouveaux uniformes devait initialement commencer en septembre 2026. Elle est désormais attendue au cours du premier trimestre 2027, soit un retard d’au moins quatre mois.

Le ministère néerlandais de la Défense assure toutefois que ce décalage n’aura « aucune conséquence pratique » sur l’équipement du personnel actuel et futur de l’armée.

Lire aussi: STEG : 18.294 interventions, mais la colère ne retombe pas

La Tunisie, maillon discret d’une chaîne militaire européenne

Au-delà de son caractère insolite, l’affaire met en lumière la place de l’industrie tunisienne dans certaines chaînes d’approvisionnement européennes. Une entreprise implantée en Tunisie participe ici indirectement à la fabrication d’équipements destinés aux forces armées néerlandaises.

Le nom du fournisseur tunisien concerné n’est toutefois pas indiqué dans les informations publiques disponibles. Il serait donc prématuré d’identifier une entreprise ou une région industrielle particulière.

Cette chaîne de production illustre une organisation industrielle dépassant largement les frontières nationales : le client final est le ministère néerlandais de la Défense, le fabricant Hexonia est allemand et l’un de ses fournisseurs est installé en Tunisie.

Lire aussi: La Tunisie aura traversé l’une des pires séquences caniculaires de son histoire récente

L’épisode montre surtout comment une perturbation locale peut se répercuter plusieurs mois plus tard sur une commande publique européenne. Une panne électrique affectant un sous-traitant suffit à ralentir une chaîne industrielle répartie entre plusieurs pays.

Dans ce dossier, les conséquences de la chaleur tunisienne ont donc dépassé les frontières du pays. Selon les explications fournies par La Haye, les coupures subies par un fournisseur en Tunisie ont fini par retarder jusqu’à la distribution des nouveaux uniformes de l’armée néerlandaise.

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Santé des détenus : La Direction générale des prisons dément les accusations et publie ses chiffres

22. August 2026 um 13:16

La Direction générale des prisons et de la rééducation a démenti, samedi 22 août 2026, les informations faisant état d’une dégradation générale de la santé de certains détenus, de négligences médicales ou d’une absence de soins. L’administration pénitentiaire a également communiqué des chiffres sur les consultations hospitalières enregistrées au premier semestre 2026.

Près de 20 800 consultations hospitalières au premier semestre

Le porte-parole de la Direction générale des prisons et de la rééducation, Hatem Akroute, a indiqué à la TAP que 19 537 consultations médicales de jour avaient été effectuées dans les hôpitaux publics au profit de détenus jusqu’à fin juin 2026.

À celles-ci s’ajoutent 1 236 consultations nocturnes, portant à 20 773 le nombre total de consultations hospitalières rapportées sur cette période.

Ce chiffre correspond au nombre de consultations et non au nombre de détenus pris en charge : une même personne peut avoir bénéficié de plusieurs consultations.

Selon Hatem Akroute, la prise en charge sanitaire en milieu carcéral comprend les examens médicaux, le suivi, les traitements et les analyses nécessaires, ainsi que l’orientation vers les établissements publics spécialisés lorsque l’état du détenu l’exige.

La décision médicale revient aux médecins, selon l’administration

La Direction générale des prisons affirme que les situations sanitaires évoquées récemment sont suivies conformément aux procédures médicales en vigueur.

Son porte-parole précise que les décisions médicales ne sont pas prises sur la base de considérations administratives ou pénales, mais en fonction du diagnostic établi par les professionnels de santé compétents.

L’administration rejette ainsi les informations faisant état de négligences ou d’absence de soins et estime que certaines descriptions diffusées récemment sont susceptibles de donner une image ne correspondant pas à la réalité.

Cette position reste toutefois celle de l’administration pénitentiaire. Les données communiquées à la TAP constituent des chiffres officiels déclarés et ne permettent pas, à elles seules, une évaluation indépendante des conditions sanitaires dans les différents établissements pénitentiaires.

Un nouveau démenti après celui de juillet

Cette intervention n’est pas la première de l’administration pénitentiaire au cours de l’été.

Fin juillet, la Direction générale des prisons avait déjà démenti les informations faisant état d’une détérioration de l’état de santé de certains détenus et d’entraves aux visites, dans un contexte alors marqué par de fortes chaleurs.

La déclaration du 22 août apporte cette fois un élément supplémentaire : des chiffres sur le recours aux hôpitaux publics au cours des six premiers mois de l’année.

La Direction générale des prisons prévient également qu’elle pourrait engager des procédures judiciaires contre toute personne qui diffuserait délibérément des informations qu’elle considère comme fausses ou susceptibles de porter atteinte à la réputation de l’institution pénitentiaire ou de créer la confusion.

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Libye : Washington salue l’accord de Tunis, Al-Menfi tempère

22. August 2026 um 12:41

À peine paraphé à Tunis, l’accord entre représentants de l’Est et de l’Ouest libyens connaît son premier test politique. Alors que Washington y voit une avancée vers des élections nationales, le président du Conseil présidentiel, Mohamed al-Menfi, émet déjà des réserves sur la méthode et la légitimité de certains arrangements.

Cette double réaction illustre la fragilité du compromis obtenu jeudi 20 août dans la capitale tunisienne.

Washington salue une « avancée importante »

Massad Boulos, conseiller principal du président américain pour les affaires arabes et africaines, a salué les progrès réalisés à Tunis concernant les lois électorales et la Haute Commission nationale électorale (HNEC).

Dans une déclaration relayée par Libya Herald, il les présente comme une étape importante vers un processus crédible susceptible de conduire à des élections nationales réussies.

Washington réaffirme également son soutien à l’émergence d’un exécutif unifié. Mais cet objectif appartient à la feuille de route politique plus large soutenue par les Nations unies et ne figure pas dans le texte paraphé à Tunis.

Celui-ci porte sur deux dossiers précis : la formation du conseil de la HNEC et l’amendement du cadre juridique régissant les élections présidentielle et législatives.

Selon la Mission d’appui des Nations unies en Libye (MANUL), les participants doivent poursuivre leurs consultations en Libye afin de définir les modalités d’application de l’accord.

Lire aussi: Libye : Depuis Tunis, appel renouvelé à une solution politique libyo-libyenne

Al-Menfi critique déjà la méthode

À Tripoli, Mohamed al-Menfi s’est montré beaucoup plus réservé.

Dans des déclarations reprises par Anadolu, le président du Conseil présidentiel critique le manque de transparence entourant certains arrangements et insiste sur la nécessité de respecter les références constitutionnelles et les compétences des institutions libyennes.

Il met notamment en garde contre des décisions concernant les institutions souveraines, dont la HNEC, qui pourraient reposer sur des compétences juridiquement contestables.

Al-Menfi estime que la Libye n’a pas besoin d’arrangements susceptibles de reproduire les divisions existantes ou de devenir un nouveau partage des postes et de l’influence.

Il ne rejette toutefois pas explicitement l’ensemble du processus. Ses réserves portent surtout sur la méthode, sa base juridique et les conditions de mise en œuvre du compromis.

Lire aussi: Libye : Depuis Tunis, appel renouvelé à une solution politique libyo-libyenne

Tunis, point de départ et non point d’arrivée

L’accord de Tunis ne constitue donc pas un règlement de la crise libyenne. Il tente d’abord de lever deux obstacles au processus électoral, bloqué depuis l’échec du scrutin prévu en décembre 2021.

Le contraste entre Washington et Al-Menfi donne surtout un aperçu des difficultés à venir.

Pour les États-Unis, Tunis ouvre une nouvelle voie vers les élections. En Libye, le compromis devra encore convaincre les institutions et les acteurs qui n’ont pas directement participé à sa rédaction.

La Tunisie aura ainsi accueilli une étape diplomatique significative. Mais le véritable test commence désormais en Libye : transformer un compromis sur les règles du jeu électoral en mécanisme suffisamment légitime pour être réellement appliqué.

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Huile d’olive tunisienne en Espagne : Une percée commerciale qui inquiète Madrid

22. August 2026 um 12:04

Portée par une récolte exceptionnelle et des prix compétitifs, l’huile d’olive tunisienne s’impose de plus en plus sur le marché espagnol, devenu son premier débouché. Une progression qui commence à susciter une réaction politique chez les producteurs ibériques, qui réclament des mesures de protection.

Une razzia tunisienne sur les importations espagnoles

Selon les dernières données du ministère espagnol de l’Agriculture (MAPA), citées par l’agence EFE, les importations espagnoles d’huile d’olive en provenance de pays extérieurs à l’Union européenne ont bondi de 83,9 % entre janvier et mai 2026, pour atteindre 73.400 tonnes. Toutes origines confondues, l’Espagne a importé 115.300 tonnes d’huile d’olive sur cette période, soit 27,5 % de plus qu’un an auparavant.

Interrogé par EFE, Rafael Pico, directeur général de l’Association espagnole de l’industrie et du commerce exportateur de l’huile d’olive (Asoliva), explique cette hausse par une production nationale inférieure aux attentes — 1,3 million de tonnes depuis octobre, en recul de 8,5 % — et par des écarts de prix marqués entre producteurs méditerranéens. Il cite explicitement la Tunisie, qui a bénéficié d’une récolte abondante et de prix « sensiblement inférieurs » à ceux pratiqués en Espagne et dans le reste de l’Europe.

Cette envolée intervient alors que la Tunisie vit une campagne d’exportation exceptionnelle. Selon l’ONAGRI, ses ventes à l’étranger ont atteint 368.000 tonnes à fin juillet 2026, en hausse de 55,3 % sur un an. L’Espagne est désormais le premier client de l’huile tunisienne, avec 32,1 % des volumes exportés, devant l’Italie (20 %) et les États-Unis (19,2 %).

Lire aussi: Huile d’olive tunisienne : Les exportations dépassent 4,3 milliards de dinars avec une forte hausse des recettes

Un marché stratégique, mais politiquement sensible

Cette présence tunisienne croissante ne passe pas inaperçue auprès des producteurs espagnols. L’organisation agricole COAG réclame depuis plusieurs semaines l’activation des clauses de sauvegarde prévues par l’accord euro-méditerranéen UE-Tunisie, afin de bloquer les entrées d’huile tunisienne au-delà du contingent préférentiel. Ce contingent autorise chaque année l’entrée sans droits de douane de 56.700 tonnes d’huile tunisienne dans l’Union européenne.

Lire aussi: Huile d’olive tunisienne : Bruxelles refuse d’augmenter les quotas sous pression italienne

Pour la COAG, l’afflux d’huile à bas prix a contribué à l’effondrement des cours payés aux producteurs espagnols : l’huile d’olive extra vierge se négocie aujourd’hui autour de 3,4 euros le litre, contre plus de 4 euros en décembre 2025.

Asoliva défend une lecture différente, estimant que ces importations comblent avant tout le manque de disponibilité locale. L’association rappelle que l’huile importée est soumise aux mêmes contrôles sanitaires et qualitatifs que la production européenne, et dément tout recours aux pesticides sur l’huile tunisienne.

Et pour la Tunisie ?

Pour le secteur oléicole tunisien, l’Espagne représente à la fois une opportunité commerciale majeure et un marché de plus en plus exposé à la pression politique. Près d’un tiers des exportations tunisiennes d’huile d’olive prennent aujourd’hui cette direction — une dépendance qui expose la filière tunisienne aux arbitrages réglementaires européens, comme l’illustre déjà le refus de Bruxelles, plus tôt cette année, d’élargir le contingent tunisien sous la pression des producteurs italiens.

Lire aussi: Huile d’olive : Les agriculteurs andalous pointent du doigt la Tunisie

La question n’est donc plus seulement de savoir combien d’huile la Tunisie peut vendre en Espagne, mais jusqu’où cette progression pourra se poursuivre sans provoquer de nouvelles restrictions commerciales.

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Carnets Scandinaves ( 4 ) : Spirales à Oslo

22. August 2026 um 11:36

Je boîte un peu. Mon pied de Vulcain me donne des soucis depuis quelques semaines. Et comme j’ai marché plusieurs heures, la douleur s’est réveillée à cause de ces randonnées en spirale qui m’occupent loin de tout émerveillement.

J’ai pourtant tendance à m’extasier devant la beauté et même celle austère des monuments d’Oslo devrait m’émouvoir. Or, je suis comme insensible à la ville où je me trouve dans un pays où je me rends pour la première fois. Passés les premiers frémissements et la magie des fjords, je me suis comme refermé et arpente une ville qui reste anonyme et où seules m’aimantent la gloire de la lumière et la complainte de l’homme blessé qui parle à son miroir.

Mon spleen scandinave chevillé à l’âme, je ressens fortement le besoin d’une introspection qui irait au-delà de l’écorce des jours et retrouverait la source de mon trouble. Alors que je remue mes tréfonds, les mouettes continuent à ricaner sur un ton rieur qui contraste avec mon état. On dirait qu’elles se moquent de moi et du tragique banal que j’essaie de dénouer.

Un canon tourné vers le fjord, vestige silencieux face au paysage norvégien. (Photo: Hatem Bourial)

Perplexe, je continue à boitiller en pensant aux oiseaux de Hitchcock et à la mouette de Tchékov. En d’autres circonstances et si j’avais plus temps, je serais peut-être aller me recueillir sur la tombe d’Ibsen. Mais aujourd’hui, j’ai l’esprit ailleurs qu’à Oslo, quelque part dans la tectonique des plaques qui taraudent un homme blessé. Et même si je marche indifférent à la ville, je reste sensible aux trésors qu’elle recèle, à ce que je verrais peut-être une autre fois. Il est presque trois heures et j’attends de renouer avec le plein soleil et la cohue urbaine. Il fait plus froid mais le ciel est d’une pureté angélique. Seules les mouettes hilares perturbent le silence.

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Street Food : Le derby Hattab / Manino continue ( longtemps après les fondateurs )

22. August 2026 um 09:35

Dans le quartier du Passage, Hattab et Manino sont deux incontournables du Street Food à la Tunisienne. Leurs restaurants sont restés actifs après la mort des fondateurs et continuent à régaler les gourmands.

Décédé il y trois ans, Hattab était le grand spécialiste du casse-croûte au thon et aussi du kaftagi.

Quant à Manino, il proposait un incomparable complet poisson et de savoureux plats tunisiens.

La mémoire de ces deux amis et néanmoins concurrents est toujours vive. En quelque sorte, le derby du Passage continue dans la postérité de Hattab et Manino.

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La Goulette : La Kharja de Sidi Chérif aura lieu début septembre

22. August 2026 um 09:16

Comme chaque année la procession ( kharja ) de Sidi Chérif aura lieu à la Goulette au début du mois de septembre.

La date de la première journée de la kharja sera le 9 septembre pour un parcours qui se déroulera entre la zaouia de Sidi Chérif et la municipalité de la Goulette.

La kharja se poursuivra ensuite pour les journées du 10 et du 11 septembre.

Selon les traditions locales, la kharja de Sidi Chérif clôture le calendrier des célébrations estivales liées aux principales zaouias de Tunis.

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Migration : Deux morts et douze disparus après le naufrage au large de Zarzis

22. August 2026 um 07:44

Mise à jour – 23 août 2026

Le bilan du naufrage d’une embarcation partie du sud tunisien à destination de l’Italie s’est alourdi. Deux corps ont été repêchés et un seul survivant est désormais confirmé, tandis que douze personnes restent portées disparues.

Ces nouveaux éléments actualisent les premières informations publiées samedi, qui faisaient état de treize disparus et de deux rescapés.

Deux corps repêchés

Le porte-parole de la Garde nationale, Houssem Eddine Jebabli, a indiqué que les opérations de recherche avaient permis de récupérer deux corps. Les dépouilles ont été transférées vers un établissement hospitalier de l’île de Djerba.

Selon les informations communiquées à la TAP et rapportées également par Associated Press, une quinzaine de personnes se trouvaient à bord de l’embarcation.

Le bateau avait pris la mer jeudi depuis le sud-est tunisien. Ses occupants tentaient de rejoindre les côtes italiennes lorsqu’ils ont fait naufrage.

Le bilan communiqué depuis par les autorités permet désormais de préciser les circonstances du drame.

Un seul survivant désormais confirmé

Un seul survivant est à ce stade officiellement confirmé. Il a été retrouvé en mer par un navire commercial alors qu’il portait un gilet de sauvetage.

Son témoignage a notamment permis d’établir qu’environ quinze personnes avaient pris place à bord de l’embarcation.

À la suite de ce sauvetage, les autorités tunisiennes ont renforcé le dispositif destiné à retrouver les autres occupants. Un hélicoptère ainsi que des unités de la Garde maritime ont été mobilisés pour participer aux recherches.

Les opérations se poursuivent et le bilan reste susceptible d’évoluer.

Douze personnes toujours portées disparues

Sur la base des informations actuellement disponibles — une quinzaine de personnes à bord, deux corps retrouvés et un survivant — environ douze personnes restent portées disparues.

Ce chiffre demeure toutefois provisoire tant que le nombre exact de personnes ayant embarqué n’a pas été définitivement établi par les autorités.

Le drame ravive le souvenir du naufrage qui avait profondément marqué Zarzis en 2022. Une embarcation transportant 18 personnes avait alors disparu en mer. L’affaire avait provoqué une importante mobilisation des familles et une controverse autour des opérations de recherche et de l’identification de certaines victimes.

Pour le nouveau naufrage, les recherches se poursuivent au large du sud-est tunisien. La priorité reste de retrouver les personnes encore portées disparues et d’établir un bilan définitif.

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Fortes pluies en Tunisie : Plusieurs régions touchées, des dégâts à Kasserine

22. August 2026 um 07:11

De fortes pluies orageuses ont touché, vendredi 21 août 2026, plusieurs régions du centre et du centre-ouest de la Tunisie. Les images et vidéos diffusées depuis les zones concernées montrent par endroits des précipitations soutenues, de la grêle et d’importants ruissellements.

L’épisode concerne notamment les gouvernorats de Kasserine et Siliana, tandis que l’Institut national de la météorologie (INM) avait annoncé le développement de cellules orageuses sur plusieurs régions du centre du pays.

Des pluies accompagnées de grêle et de vents forts

L’INM confirme que des précipitations ont été enregistrées entre 7h vendredi et 7h ce samedi 22 août. Son bulletin de vigilance, diffusé vendredi à 17h03 et valable jusqu’à samedi à 17h, fait état de cellules orageuses accompagnées de pluies parfois intenses, de chutes de grêle et de rafales pouvant dépasser 70 km/h.

À Siliana, des vidéos diffusées notamment par l’Observatoire tunisien de la météo et du climat ont montré les pluies à Rouhia ainsi que des précipitations accompagnées de grêle dans la délégation de Bargou.

La situation a été plus marquée dans le gouvernorat de Kasserine, où plusieurs localités ont été touchées par les intempéries.

Kasserine parmi les régions les plus touchées

Les pluies et la grêle ont notamment concerné Sbeitla, Hassi El Ferid, Feriana, Foussana et Thala, ainsi que plusieurs secteurs du sud du gouvernorat.

Selon les premières informations rapportées localement, les fortes précipitations ont provoqué des écoulements importants et la montée des eaux dans certains oueds. À Sidi El Harath, dans la délégation de Kasserine Sud, une famille encerclée par les eaux dans son domicile a dû être secourue après les fortes pluies et l’écoulement des oueds, selon une vidéo diffusée par l’Observatoire tunisien de la météo et du climat. La même source fait également état de la mort d’un nombre important de moutons. Voir la vidéo de Sidi El Harath publiée par l’Observatoire

À Bouzguem, des pertes de bétail ont été signalées après les intempéries, tandis que des familles auraient dû quitter temporairement leurs habitations face à la montée des eaux. Des dégâts sur des cultures et notamment des oliviers ont également été rapportés.

Ces éléments constituent encore un premier bilan et devront être précisés par les autorités locales et la Protection civile.

Une vigilance toujours en vigueur

Les conditions météorologiques restent à surveiller ce samedi. L’INM maintient son bulletin de vigilance jusqu’à 17h, en raison du risque associé aux cellules orageuses, aux pluies localement intenses, à la grêle et aux fortes rafales.

L’épisode intervient alors que les autorités tunisiennes viennent justement d’examiner les préparatifs pour la saison des pluies et les risques d’inondation. À ce stade, toutefois, il est trop tôt pour établir un lien entre les dégâts observés vendredi et l’état des opérations de curage ou des infrastructures d’évacuation des eaux : un bilan plus détaillé des zones touchées sera nécessaire.

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Empfangen — 21. August 2026 Actualités Tunisie webdo.tn

Après les délestages : Zaafrana, Bou Argoub… où en est le renforcement du réseau électrique ?

21. August 2026 um 20:32

Les délestages de juillet ont brutalement rappelé la fragilité du système électrique tunisien face aux pics de consommation. Depuis, deux nouvelles infrastructures majeures ont été mises en service : la station de Zaafrana, à Kairouan, le 13 juillet, puis le poste de transformation de Bou Argoub, à Nabeul, ce 21 août. Deux projets distincts, mais qui témoignent d’un même impératif : renforcer un réseau soumis à une pression croissante.

Zaafrana, première pièce d’un programme de 17 postes

Le 13 juillet, la STEG mettait officiellement en service la station de transformation haute et moyenne tension de Zaafrana, dans le gouvernorat de Kairouan, pour un investissement proche de 25 millions de dinars.

Le projet constitue la première réalisation officiellement annoncée d’un programme national portant sur 17 postes de transformation. La station, raccordée au poste de Msaken II, doit notamment améliorer l’alimentation électrique de plusieurs délégations du sud de Kairouan et renforcer la stabilité du réseau pendant les périodes de forte consommation.

Mais cette mise en service ne constitue pas une réponse conçue en quelques semaines après les délestages. Le contrat de Zaafrana avait été signé en 2020 et le chantier avait accumulé les retards en raison de la pandémie de Covid-19 et des difficultés d’approvisionnement liées à la guerre en Ukraine.

La prochaine étape annoncée concerne Ben Guerdane, dans le gouvernorat de Médenine, suivie de Bir Chaâbane, à Kasserine.

Bou Argoub, un autre chantier stratégique

Un peu plus d’un mois après Zaafrana, c’est au Cap Bon qu’une autre infrastructure importante a été mise en service, a annoncé aujourd’hui la Radio nationale.

Le nouveau poste de Bou Argoub, d’une valeur de 47,094 millions de dinars, fonctionne à des niveaux de tension de 225/33 kV et dispose de deux transformateurs. Il est relié à Grombalia, Jebel Ressas et Bouficha par trois lignes aériennes doubles.

Son rôle est différent de celui d’une centrale électrique : le poste ne produit pas d’électricité. Il renforce la capacité du réseau à transporter, transformer et répartir l’énergie entre plusieurs zones.

Ce projet est particulièrement intéressant dans le contexte actuel car il contribue à consolider les échanges électriques entre le Cap Bon, le Grand Tunis et le Sahel.

Le problème n’est donc pas seulement de produire davantage

L’été 2026 a mis en évidence une réalité souvent moins visible : la sécurité électrique ne dépend pas uniquement des mégawatts produits par les centrales.

Lorsque la demande grimpe brutalement, notamment sous l’effet de la climatisation, il faut également disposer d’un réseau suffisamment robuste pour acheminer cette énergie vers les zones de consommation et absorber les variations de charge.

Les délestages de juillet ont justement illustré cette pression sur le système. La STEG avait alors programmé plusieurs opérations de coupure tournante afin de préserver la sécurité et la continuité du réseau.

Dans ce contexte, chaque nouveau poste de transformation constitue une pièce supplémentaire du dispositif.

Et les 15 autres postes ?

C’est désormais la question qui mérite d’être suivie.

Les sources disponibles confirment que Zaafrana est la première réalisation du programme des 17 postes et que Ben Guerdane et Bir Chaâbane figurent parmi les prochaines étapes annoncées.

Les documents techniques de la STEG permettent par ailleurs d’identifier plusieurs autres infrastructures prévues dans le cadre du développement du réseau, notamment à Skhira, Jemmal, Noyel, Sanhaja et Bir Chaâbane, avec différents niveaux de tension et raccordements.

Mais leur état d’avancement en août 2026 n’est pas suffisamment documenté dans les sources publiques consultées pour affirmer qu’elles sont déjà opérationnelles.

C’est donc moins le nombre de postes inaugurés que leur rythme réel de mise en service qui constitue désormais l’indicateur à surveiller.

Après les délestages, la question n’est plus seulement de savoir combien de projets électriques sont annoncés. Elle est de savoir combien sont effectivement entrés en exploitation, combien restent en chantier et combien attendent encore leur mise en service.

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Huile d’olive : En Afrique, la Tunisie dépend presque entièrement du marché égyptien

21. August 2026 um 19:19

La Tunisie affiche des ambitions croissantes sur les marchés africains, mais la géographie de ses exportations d’huile d’olive révèle une réalité beaucoup plus concentrée. Si l’Afrique ne reçoit que 3,8 % des volumes tunisiens exportés, l’Égypte à elle seule en absorbe 3,3 %. Autrement dit, près de 87 % de l’huile d’olive tunisienne destinée au continent africain prend le chemin du marché égyptien, selon un calcul effectué à partir de la ventilation géographique des volumes exportés.

L’Égypte, presque à elle seule

Le constat est saisissant. Sur les 3,8 % des volumes d’huile d’olive tunisienne exportés vers l’Afrique, 3,3 points correspondent à la seule Égypte, rapporte l’Observatoire national de l’Agriculture (ONAGRI).

Le calcul est simple : 3,3 % rapportés aux 3,8 % destinés au continent représentent environ 86,8 %, soit près de 87 % du débouché africain.

Derrière l’Égypte, la présence tunisienne apparaît beaucoup plus limitée et fragmentée. Le continent africain, pourtant régulièrement présenté comme un espace stratégique pour le développement des exportations tunisiennes, reste donc un marché encore marginal pour l’huile d’olive.

Une présence africaine encore très concentrée

Ce chiffre ne signifie pas que l’Égypte absorbe 87 % de l’ensemble des exportations tunisiennes d’huile d’olive. Il s’agit bien de 87 % des volumes destinés au continent africain.

La nuance est importante : l’Afrique elle-même ne représente qu’une part réduite des débouchés de l’huile d’olive tunisienne. Et, à l’intérieur de cette faible part, un seul marché concentre l’essentiel des expéditions.

Cette dépendance géographique contraste avec l’objectif de diversification des marchés et pose la question de la capacité de la Tunisie à élargir réellement ses débouchés africains au-delà de l’Égypte.

L’Arabie saoudite et la Jordanie, des marchés secondaires

La ventilation des exportations montre également que l’Arabie saoudite et la Jordanie représentent ensemble 7,7 % des volumes exportés.

Ces deux marchés occupent donc une place plus importante, à eux seuls, que l’ensemble du continent africain hors Égypte.

Le contraste souligne la concentration des débouchés tunisiens selon les zones géographiques : alors que l’Afrique ne capte qu’une faible proportion des volumes, le marché égyptien domine presque totalement cette présence continentale.

Le défi de la diversification

La forte progression récente des exportations tunisiennes d’huile d’olive masque ainsi une autre réalité : celle de la concentration géographique des marchés.

Pour la Tunisie, l’enjeu ne se limite plus à augmenter les volumes exportés. Il consiste également à diversifier les destinations, notamment sur un continent africain où la présence de l’huile d’olive tunisienne demeure, pour l’instant, largement dépendante d’un seul pays.

L’Égypte apparaît ainsi comme la porte d’entrée principale de l’huile d’olive tunisienne en Afrique. Mais au-delà de ce marché, le potentiel de diversification sur le continent reste encore largement à conquérir.

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Migration : 4829 retours volontaires depuis janvier, plus du double en trois mois

21. August 2026 um 18:59

Le nombre de migrants ayant bénéficié du mécanisme de retour volontaire depuis la Tunisie poursuit sa progression. Selon le dernier bilan communiqué par le ministère des Affaires étrangères, 4829 personnes ont regagné volontairement leur pays d’origine depuis le début de l’année 2026, portant à 25.103 le nombre total de bénéficiaires depuis le lancement du programme. Un chiffre qui marque une nette accélération par rapport au précédent bilan de la mi-mai.

2726 retours supplémentaires en trois mois

Le 19 mai dernier, le bilan faisait état de 22.377 retours volontaires cumulés, dont 2103 enregistrés depuis le début de l’année 2026.

Trois mois plus tard, le compteur annuel atteint désormais 4829 retours, soit 2726 personnes supplémentaires ayant bénéficié du dispositif depuis la mi-mai.

Autrement dit, le nombre de retours volontaires enregistrés en 2026 a été multiplié par 2,3 depuis le précédent bilan. En seulement trois mois, davantage de retours ont ainsi été enregistrés que durant les quatre premiers mois et demi de l’année.

Cette évolution traduit une accélération sensible du rythme des départs dans le cadre du programme de retour volontaire mis en œuvre depuis la Tunisie.

Un total de 25.103 bénéficiaires

Avec les chiffres communiqués ce 21 août, le nombre total de migrants en situation irrégulière ayant bénéficié du mécanisme atteint désormais 25.103 personnes.

Ce bilan concerne les opérations organisées dans le cadre du programme de retour volontaire et ne comprend pas les migrants ayant quitté la Tunisie par le biais de vols commerciaux réguliers.

La progression est donc également visible sur le cumul global : depuis le bilan de mai, celui-ci a augmenté de 2726 bénéficiaires, passant de 22.377 à 25.103.

Un dispositif qui change d’échelle

Au-delà du chiffre global, c’est surtout l’évolution du rythme qui retient l’attention. Alors que 2103 retours avaient été enregistrés depuis le 1er janvier à la mi-mai, ce total a dépassé 4800 trois mois plus tard.

Le mécanisme de retour volontaire constitue ainsi l’un des principaux instruments mobilisés dans la gestion de la migration irrégulière en Tunisie, en permettant aux personnes concernées de regagner leur pays d’origine dans un cadre organisé.

Reste désormais à observer si cette cadence se maintiendra au cours des prochains mois. Avec 4 829 retours déjà enregistrés en moins de huit mois, le bilan 2026 pourrait connaître une progression nettement plus importante que celle observée au printemps.

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Tunisie–Inde : Une chambre d’affaires en projet et un forum tous les six mois

21. August 2026 um 18:45

La coopération économique entre la Tunisie et l’Inde pourrait bientôt s’appuyer sur deux nouveaux mécanismes destinés à renforcer les échanges entre les entreprises des deux pays. Au lendemain du Forum tuniso-indien organisé le 20 août, l’ambassadrice de l’Inde en Tunisie a évoqué la poursuite des démarches en vue de créer une chambre d’affaires bilatérale et d’instaurer un rendez-vous économique semestriel, organisé alternativement en Tunisie et en Inde. À ce stade, aucune annonce ne fait toutefois état de contrats d’investissement précis conclus à l’issue de cette rencontre.

Une présence permanente au-delà des forums

L’idée d’une chambre d’affaires tuniso-indienne constitue l’un des principaux prolongements envisagés après le forum. L’objectif serait de disposer d’une structure permanente capable de rapprocher les entreprises, de faciliter les contacts et d’accompagner le développement de projets communs.

Contrairement à un forum ponctuel, une telle structure permettrait d’inscrire les relations économiques dans la durée. Elle pourrait notamment jouer un rôle d’interface entre les opérateurs privés, identifier des opportunités de partenariat et favoriser une meilleure connaissance des marchés tunisien et indien.

Les secteurs évoqués dans le cadre du rapprochement entre les deux pays couvrent notamment la pharmacie, le numérique, l’agroalimentaire, la mécanique, l’électronique ainsi que les composants automobiles.

Un forum tous les six mois

Le second mécanisme envisagé repose sur l’organisation régulière d’un forum économique tuniso-indien tous les six mois, alternativement dans les deux pays.

L’enjeu est d’éviter que les rencontres entre opérateurs économiques ne restent limitées à des événements isolés. Ce rythme semestriel permettrait d’assurer un suivi des discussions engagées, de présenter régulièrement de nouvelles opportunités et, surtout, de transformer progressivement les intentions de coopération en projets concrets.

Lors de la rencontre avec une délégation d’hommes d’affaires, le ministre du Commerce a d’ailleurs souligné l’importance de l’Inde en tant que partenaire économique pour la Tunisie et la nécessité de développer davantage les échanges entre les deux pays.

Des intentions institutionnelles, mais pas encore de contrats annoncés

C’est précisément sur ce point que la distinction reste importante. Les annonces intervenues après le Forum tuniso-indien du 20 août concernent, pour l’heure, la mise en place d’outils destinés à structurer et intensifier la coopération économique.

La création d’une chambre d’affaires et l’instauration d’un forum semestriel constituent donc des perspectives institutionnelles et organisationnelles, et non l’annonce d’investissements ou de contrats déjà conclus.

La prochaine étape consistera ainsi à mesurer la capacité de ces nouveaux mécanismes à déboucher sur des partenariats concrets dans les secteurs ciblés. Car entre la volonté de rapprocher les milieux d’affaires et la signature effective de projets industriels ou d’investissements, il reste encore une étape essentielle à franchir.

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Transport des carburants : Un préavis de grève se profile après le mouvement surprise

21. August 2026 um 13:59

Le calme est revenu dans les stations-service tunisiennes, mais le dossier du transport des carburants est loin d’être définitivement réglé.

Après le mouvement de protestation surprise observé jeudi 20 août par des chauffeurs de camions chargés du transport des produits pétroliers, les négociations se poursuivent entre les représentants syndicaux, les entreprises de transport et le ministère de tutelle.

Et selon les dernières déclarations de Selwan Samiri, secrétaire général de la Fédération générale du pétrole et des produits chimiques et secrétaire général adjoint de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), la situation pourrait connaître un nouveau tournant : un préavis de grève à une date déterminée pourrait être déposé si les discussions n’aboutissent pas à un accord définitif, a-t-il affirmé au micro de Diwan.

La menace n’est donc pas immédiate, mais le risque d’une nouvelle perturbation de l’approvisionnement reste présent.

Le mouvement de jeudi a été levé, mais le problème demeure

Le mouvement de jeudi avait provoqué une perturbation soudaine du transport et de la distribution des carburants depuis la zone pétrolière de Radès.

L’arrêt des camions-citernes avait rapidement eu des conséquences visibles dans plusieurs stations-service, notamment dans le Grand Tunis, avec des files d’attente importantes et un afflux inhabituel d’automobilistes.

Face à cette situation, des discussions ont été engagées entre les différentes parties. Selwan Samiri affirme que l’UGTT a directement coordonné avec la Fédération générale du transport et les syndicats représentant les travailleurs du secteur, tandis que le ministère de tutelle a engagé des réunions avec les propriétaires des entreprises de transport.

L’objectif est désormais de parvenir à une plateforme d’accord définitive permettant de régler le conflit dans son ensemble. Mais les négociations n’ont pas encore permis de clore définitivement le dossier.

Pourquoi un nouveau mouvement reste possible ?

Selon le responsable syndical, plusieurs revendications professionnelles restent à traiter. Les travailleurs du secteur dénoncent notamment des difficultés récurrentes liées à leurs conditions de travail et à l’application de certains accords.

Lire aussi : Transporteurs de carburants : Accord ou nouveau préavis de grève ce vendredi ?

Pour le syndicat, le problème ne se limite donc pas à l’incident de jeudi. Il s’agit d’un dossier social qui s’est accumulé au fil du temps et qui nécessite une solution durable.

C’est pourquoi Selwan Samiri appelle les différentes parties à prendre leurs responsabilités et à privilégier le dialogue. La fenêtre de négociation reste ouverte, mais l’absence d’accord pourrait conduire au dépôt d’un préavis de grève.

Pourquoi cette menace est particulièrement sensible ?

Le transport des carburants constitue un maillon stratégique de l’économie tunisienne. Le pays peut disposer de stocks de produits pétroliers, mais ceux-ci doivent être acheminés vers les stations-service. Entre les infrastructures de stockage et les automobilistes, les camions-citernes jouent donc un rôle essentiel.

C’est ce qui explique la rapidité avec laquelle la situation s’est tendue jeudi.

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Eau minérale : L’Algérie dément avoir exporté vers la Tunisie

21. August 2026 um 13:19

Alors que des publications largement relayées sur les réseaux sociaux ont affirmé ces derniers jours que d’importantes cargaisons d’eau minérale algérienne avaient été acheminées vers la Tunisie pour faire face aux tensions d’approvisionnement, les producteurs algériens ont apporté un démenti clair.

Le directeur général de l’Association des producteurs algériens de boissons (APAB), Aïssa Zelmati, a affirmé au média algérien TSA qu’il n’existe « aucune exportation officielle » d’eaux minérales algériennes vers la Tunisie.

Cette mise au point intervient après la diffusion de vidéos et de publications présentant des camions supposément chargés d’eau minérale algérienne et destinés au marché tunisien. Certaines publications avaient également évoqué une opération visant à contribuer à couvrir les besoins du marché tunisien, alors que plusieurs régions du pays connaissent encore des difficultés d’approvisionnement en eau conditionnée.

Aucun envoi officiel vers le marché tunisien

Selon Aïssa Zelmati, les informations faisant état d’une exportation d’eau minérale algérienne vers la Tunisie sont fausses. Le responsable de l’APAB a précisé que les producteurs algériens n’avaient pas orienté de cargaisons officielles d’eau minérale vers le marché tunisien au cours de l’été 2026.

Le média algérien Ultra Algérie a également rapporté ce démenti, soulignant que l’Association des producteurs avait tranché la polémique née sur les réseaux sociaux autour d’un supposé approvisionnement de la Tunisie par l’Algérie.

L’Algérie confrontée elle aussi à des difficultés

L’explication avancée par les professionnels algériens est également liée à la situation du marché local. Selon les informations rapportées par les médias algériens, le secteur de l’eau minérale en Algérie a lui-même été confronté à des difficultés de production et d’approvisionnement.

Lire aussi : Eau minérale : Après les pénuries, l’État plafonne les prix

Dans ce contexte, les producteurs algériens affirment ne pas disposer d’un surplus officiellement destiné à l’exportation vers le marché tunisien.

En Tunisie, la pénurie reste bien réelle

Le démenti algérien ne remet toutefois pas en cause les tensions effectivement observées sur le marché tunisien de l’eau conditionnée. Plusieurs régions ont connu ces dernières semaines des difficultés d’approvisionnement, dans un contexte de forte hausse de la consommation estivale et de perturbations ayant affecté certaines unités de production.

Les professionnels tunisiens ont expliqué que la demande exceptionnelle, notamment durant les périodes de canicule, avait contribué à épuiser les stocks disponibles. De son côté, le président de la Chambre nationale des producteurs de boissons non alcoolisées a estimé que la situation devrait progressivement revenir à la normale.

Les informations faisant état de grandes cargaisons d’eau minérale algérienne officiellement importées en Tunisie ne sont pas confirmées. Au contraire, la principale organisation représentant les producteurs algériens de boissons assure qu’aucune exportation officielle n’a été effectuée vers la Tunisie cet été.

Le dossier illustre ainsi une nouvelle fois la nécessité de distinguer les images et affirmations circulant sur les réseaux sociaux des informations confirmées par les acteurs directement concernés.

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Médecine esthétique en Tunisie : L’Ordre des médecins tire la sonnette d’alarme

21. August 2026 um 12:56

La médecine esthétique est devenue omniprésente. Injections pour les lèvres, Botox, acide hyaluronique, soins anti-âge et autres interventions à visée esthétique sont largement promus sur les réseaux sociaux et connaissent un succès croissant auprès du public.

Mais derrière l’image glamour de ces prestations se cache une question fondamentale : qui est réellement autorisé à pratiquer ces actes et dans quelles conditions ?

C’est précisément sur ce terrain que le Conseil national de l’Ordre des médecins est intervenu, vendredi, pour rappeler que la médecine esthétique reste avant tout… de la médecine.

Une injection esthétique n’est pas un simple soin de beauté

Dans un communiqué publié vendredi, l’Ordre des médecins a insisté sur le fait que les injections et autres actes médicaux réalisés à des fins esthétiques doivent être pratiqués par des professionnels qualifiés et compétents, dans des conditions garantissant la sécurité des patients.

Le message est clair : le fait qu’une intervention ait un objectif esthétique ne la transforme pas en une simple prestation de beauté.

Une injection implique un geste invasif, une connaissance de l’anatomie, des produits utilisés, des contre-indications et des complications éventuelles. Elle exige également la capacité d’intervenir rapidement en cas de problème.

« La médecine esthétique demeure de la médecine », rappelle ainsi l’Ordre, soulignant qu’elle doit répondre aux mêmes exigences de compétence, de sécurité, d’éthique et de responsabilité professionnelle.

Le véritable problème : les actes pratiqués par des personnes non habilitées

L’alerte lancée par l’Ordre cible particulièrement les injections et autres actes médicaux réalisés par des personnes qui ne disposent pas des qualifications ou de l’autorisation nécessaires.

Pour l’institution, il ne s’agit plus, dans ce cas, d’une simple activité liée au secteur de l’esthétique.

Il s’agit d’un exercice illégal de la médecine, avec les risques que cela peut représenter pour la santé publique.

L’Ordre met ainsi en garde contre une banalisation de ces pratiques, notamment lorsqu’elles sont ouvertement promues ou évoquées dans les médias et sur les différentes plateformes numériques.

Lire aussi : Médecine esthétique : L’Ordre des médecins serre la vis !

Cette dimension est particulièrement importante à l’heure des réseaux sociaux, où les contenus consacrés aux transformations physiques, aux injections et aux résultats « avant/après » peuvent contribuer à donner l’impression que ces interventions sont anodines et sans danger.

Réseaux sociaux : quand la publicité peut banaliser le risque

L’élargissement du phénomène passe également par les réseaux sociaux. Des prestations esthétiques sont aujourd’hui promues à travers des vidéos, des photographies et des témoignages. Les offres peuvent parfois être présentées comme rapides, accessibles et pratiquement sans risque.

Or, le résultat visible sur une photographie ne permet pas de savoir qui a réalisé l’acte, quelles qualifications possède le praticien, quelle est l’origine du produit utilisé ou encore dans quelles conditions l’intervention a été effectuée.

C’est pourquoi la question dépasse largement le simple choix du consommateur.

Le développement de la médecine esthétique sur les plateformes numériques pose désormais un véritable enjeu de contrôle, d’information et de protection des citoyens.

La vigilance est d’autant plus nécessaire que la pression sociale autour de l’apparence, renforcée par les filtres et les images retouchées, peut pousser certaines personnes à rechercher des interventions rapides et moins coûteuses, sans toujours vérifier le cadre médical dans lequel elles sont proposées.

Pourquoi le lieu de l’intervention est aussi important

L’Ordre des médecins ne s’arrête pas à la qualification de la personne qui réalise l’acte. Il insiste également sur la nécessité que tout acte médical soit effectué dans une structure sanitaire adaptée.

Cela implique notamment le respect des règles d’hygiène et de sécurité, ainsi que la disponibilité des moyens nécessaires pour prendre en charge d’éventuelles complications.

Car même un acte présenté comme « léger » peut entraîner des effets indésirables.

La différence entre un simple incident et une complication grave peut parfois dépendre de la rapidité de la prise en charge et de la capacité du professionnel à identifier immédiatement le problème.

C’est aussi la raison pour laquelle l’Ordre rappelle la notion de responsabilité professionnelle : un acte médical ne se limite pas au geste lui-même, mais comprend l’évaluation du patient, la réalisation de l’intervention et la prise en charge des éventuelles complications.

Le boom mondial de la médecine esthétique

L’alerte intervient dans un contexte de forte croissance mondiale du marché de la médecine esthétique.

Les interventions non chirurgicales séduisent de plus en plus, notamment parce qu’elles sont souvent présentées comme moins lourdes que les opérations de chirurgie esthétique traditionnelles.

Les injections figurent parmi les actes les plus demandés. Cette évolution s’accompagne d’une multiplication des acteurs proposant des services liés à l’esthétique.

C’est précisément cette frontière de plus en plus floue entre salon de beauté, centre esthétique et établissement médical qui rend nécessaire, selon l’Ordre des médecins, un rappel des règles.

Toutes les activités liées à l’apparence ne relèvent pas de la médecine. Mais lorsqu’un acte est médical, son objectif esthétique ne peut pas le faire sortir du cadre médical.

Une question de santé publique

À travers son communiqué, l’Ordre des médecins appelle donc à ne pas normaliser les pratiques illégales.

Il estime que la promotion publique de ces activités doit conduire les autorités compétentes à intervenir et à prendre les mesures nécessaires.

L’enjeu dépasse ainsi la relation entre un praticien et son client. Il concerne la protection des patients, la sécurité des produits, les conditions sanitaires, la compétence des personnes qui interviennent et, plus largement, la santé publique.

Dans un secteur où la demande semble progresser et où les réseaux sociaux jouent un rôle croissant dans la promotion des prestations esthétiques, le rappel de l’Ordre des médecins prend une dimension particulière.

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Carnets Scandinaves ( 3 ) : Dans la ville des mouettes rieuses

21. August 2026 um 12:25

Que j’écrive de nuit – peut-être toute la nuit – me rassure. Car si je suis ici, si loin de Tunis, c’est aussi pour m’éprouver et me retrouver.

Est-on jamais plus seul que dans le silence nocturne d’une ville étrangère ? Ce sont, je crois, dans ces moments que les contradictions résonnent le plus fort et les plaies deviennent apparentes. Je suis venu sous ce ciel fugace réduire quelques fractures et sortir de ce désaccord avec moi-même qui, chaque jour, pèse un peu plus.

Que ma catharsis ait besoin de la lumière d’Oslo ne me surprend pas outre mesure. Après tout, à chacun ses fascinations et ses propres solutions et pour ma part, j’ai simplement un besoin irrépressible de lumière et aussi, je l’avoue, de fuite.

Avec le temps, à l’homme révolté des philosophes, j’ai fini par opposer l’homme blessé que je suis, mes stigmates et mes cicatrices, mes défaites et mes reniements et ce chemin de croix où je suis embourbé depuis si longtemps.

Pourrais-je me libérer de cette chute en vagabondant dans une ville que je ne connais pas comme d’autres chercheraient l’issue d’un labyrinthe ou un simple rayon de lumière pour sortir de la caverne de Platon ?

Dans mon propre dédale, taraudé par l’amertume, résigné à quêter ailleurs une lumière pourtant abondante chez moi, je mesure tout l’écart qui me sépare de ce que je suis devenu : un lâche qui se cache derrière ses blessures au point de théoriser une mince anti-morale de l’homme blessé qui ne cherche ni à lutter ni à se relever.

En même temps, je réalise combien ce voyage ne ressemble pas à mes pérégrinations antérieures. Pour la première fois, je ne suis attiré ni par les monuments ni par les musées ni même par les tavernes. Je suis simplement venu errer dans une ville et de mes yeux, observer les heures claires durant lesquelles la lumière de minuit baigne Oslo.

Presque rien d’autre sinon un règlement de comptes avec moi-même et une sorte de soliloque devant un miroir. Rien de narcissique mais plutôt un réel besoin d’autocritique pour enfin sortir de ce carrefour des impasses qui m’a mené jusqu’en Scandinavie non pas pour échapper à mes silences mais pour me confronter à eux dans le triomphe de la lumière et la relativité de la nuit qui s’estompe, la nuit dont se déchaîne justement Aboulkacem Chebbi.

Je voudrais tant me délester de cette nuit qui saigne en moi et je ressens ce jour qui titube dans la quasi-nuit d’Oslo comme une promesse, un sursaut salvateur, une dialectique où le clair et l’obscur se bousculent dans les patries d’Hamlet. La nuit souveraine et mes blessures toujours sanguinolentes continuent à me remuer. Pour les fuir, depuis quelques semaines, j’écris de brefs poèmes sur l’été et me voici maintenant cheminant de nuit, sans autre but qu’un début de rédemption.

Il est deux heures. De temps en temps, j’entends la rumeur lointaine de deux mouettes qui dialoguent. Le jour reste en suspens dans un ciel qui est traversé par la lumière. Je regrette les lumières de la ville sans lesquelles ce ciel incertain serait plus beau encore dans sa gravité et son refus de céder à la nuit.

Comme des sentinelles dissipées, des dizaines de mouettes sont alignées devant l’opéra et la baie d’Oslo. Leurs mouvements sont aberrants, inattendus. Elles jouent tout simplement et ne prêtent aucune attention aux déambulations de la foule. Je repars avec l’impression qu’elles n’ont pas cessé de m’interpeller. Un peu comme le feraient des vestales au seuil d’un temple. Un peu aussi à la manière de hérauts qui répéteraient un message. Elles auront été mes interlocutrices dans le silence nocturne et restent présentes jusqu’au dernier souffle de ce voyage puisque la gare est maintenant devant moi et  qu’elles me parlent encore au seuil de ce qui restera dans ma mémoire comme la ville des mouettes rieuses.

Lire aussi : Carnets Scandinaves (2) : Dans la lumière énigmatique des rues d’Oslo

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