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Empfangen — 24. Juni 2026 Französischsprachig

La SFI et Santander mobilisent 500 millions de dollars pour les PME dans les pays émergents

24. Juni 2026 um 19:24

PME tunisiennes, ceci pourrait vous intéresser. La Société financière internationale (SFI – branche du Groupe de la Banque mondiale dédiée au secteur privé) et la banque espagnole Santander viennent de lancer un mécanisme de partage des risques visant à renforcer l’accès au financement des petites et moyennes entreprises (PME) dans les marchés émergents.

Doté d’une capacité de couverture pouvant atteindre 500 millions de dollars, ce dispositif soutiendra le financement des chaînes d’approvisionnement à l’échelle mondiale, soulignent les deux institutions, lesquelles expliquent que cette initiative devrait permettre de générer près de 1,5 milliard de dollars d’opérations de financement des chaînes d’approvisionnement au cours des trois prochaines années. En tout cas, l’objectif est de faciliter l’accès des PME aux liquidités en s’appuyant sur la solidité financière de leurs grands acheteurs plutôt que sur leur propre capacité d’emprunt. Voilà qui devrait intéressait les petites structures entrepreneuriales tunisiennes.

Concrètement, le mécanisme permettra aux fournisseurs, notamment les petites entreprises, d’être payés plus rapidement pour les biens et services fournis à de grandes entreprises. Cette accélération des paiements doit leur offrir davantage de trésorerie pour couvrir leurs dépenses courantes, investir dans leur croissance et renforcer leur résilience face aux chocs économiques, expliquent la SFI et Santander.

On aura compris que l’initiative intervient dans un contexte où de nombreuses entreprises des marchés émergents continuent de subir les conséquences de la hausse des coûts, des perturbations persistantes des chaînes d’approvisionnement et d’un accès plus restreint au crédit bancaire. « Le financement des chaînes d’approvisionnement est un levier essentiel du commerce mondial, garantissant que les liquidités parviennent aux entreprises et aux intermédiaires clés précisément lorsque les marchés sont confrontés à une volatilité accrue », a déclaré Nathalie Louat, directrice mondiale du financement du commerce et des chaînes d’approvisionnement à la SFI.

Les deux institutions estiment que ce programme contribuera à dynamiser l’activité économique locale, à préserver les emplois et à améliorer la capacité des entreprises à faire face aux périodes de crise.

Cette initiative vise également à répondre au déficit chronique de financement auquel sont confrontées les PME dans les pays émergents. Selon la SFI, ces entreprises font face à un manque de financement évalué à 5 700 milliards de dollars. Ce déficit pourrait atteindre 8 000 milliards de dollars si l’on inclut les entreprises opérant dans le secteur informel.

Acteurs clés de la création d’emplois et de la croissance économique dans de nombreux pays en développement, les PME rencontrent souvent des difficultés à accéder aux prêts bancaires en raison d’un manque de garanties ou de critères d’éligibilité jugés trop contraignants par les établissements financiers.

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Le régime de l’auto-entrepreneur a attiré plus 10 000 Tunisiens

24. Juni 2026 um 18:08

Le régime de l’auto-entrepreneur a déjà enregistré plus de 10 000 adhésions en Tunisie. C’est Riadh Chaoued, le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, qui l’a annoncé. Face à cet engouement croissant, dit-il, le gouvernement prévoit d’étendre progressivement le dispositif aux freelances actifs sur les plateformes numériques ainsi qu’aux porteurs de projets indépendants.

En effet, entièrement digitalisé, le système permet de réaliser en ligne toutes les démarches, de l’inscription à l’obtention des documents officiels. L’État prend en charge les frais d’adhésion durant la première année, tandis que les procédures ont été simplifiées, notamment en matière de couverture sociale, selon le ministre.

Rappelons que ce régime, instauré en 2020 mais entré en vigueur en 2023, s’adresse aux travailleurs indépendants exerçant à titre individuel dans plusieurs secteurs d’activité, à condition que leur chiffre d’affaires annuel ne dépasse pas 75 000 dinars. Il repose sur une plateforme électronique centralisée permettant l’inscription, la déclaration des revenus, le paiement des contributions et la gestion administrative.

Le dispositif prévoit une contribution fiscale simplifiée de 0,5 % du chiffre d’affaires au titre de l’impôt sur le revenu, ainsi qu’une cotisation sociale forfaitaire calculée selon l’activité exercée. Une carte d’auto-entrepreneur, renouvelable tous les trois ans, est également délivrée aux bénéficiaires.

Cette initiative vise à encourager la formalisation du travail indépendant, à renforcer la protection sociale des travailleurs et à mieux structurer l’économie numérique et les activités de services en Tunisie.

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Deux nouvelles marques chinoises sur les routes tunisiennes

24. Juni 2026 um 14:43

Le mardi 23 juin à Gammarth, Auto Hall (groupe Moulin Holding) a officialisé l’arrivée sur le marché tunisien de deux marques automobiles chinoises haut de gamme, à savoir VOYAH et MHERO. Plusieurs chefs d’entreprise étaient présents à cette cérémonie de lancement.

Cette introduction marque une étape clé dans la transition vers une mobilité électrifiée et connectée, en phase avec les nouvelles attentes des consommateurs tunisiens, comme l’a longuement expliqué Anis Ouerlati, DG d’Auto Hall.

VOYAH, marque premium nouvelle génération, propose trois modèles alliant design sophistiqué, technologies embarquées de pointe et motorisations électriques ou hybrides rechargeables. Son identité visuelle s’inspire du Kunpeng, oiseau mythique chinois symbole de liberté.

Les prix TTC en Tunisie sont les suivants :

VOYAH Courage (100 % électrique) : 115 000 DT

VOYAH Free (hybride rechargeable – REEV) : 149 000 DT

VOYAH Dream (hybride rechargeable – PHEV) : 255 000 DT.

Quant au MHERO, dédié au luxe tout-terrain, il cible les amateurs d’aventure avec des véhicules robustes, dotés de systèmes d’assistance intelligents et de capacités de franchissement avancées.

Deux modèles seront commercialisés : MHERO 817 (hybride PHEV) : 169 000 DT; MHERO 917 (hybride REEV) : 350 000 DT.

Ces lancements s’inscrivent dans la stratégie d’Auto Hall pour renforcer son positionnement sur le segment premium en Tunisie, en réponse à une demande croissante pour des véhicules innovants et durables. Le concessionnaire met en avant une expérience client haut de gamme, appuyée par la solidité du groupe Moulin Holding et des standards internationaux.

Alors que le secteur automobile tunisien vit une mutation profonde portée par l’électrification, l’arrivée de ces deux marques chinoises élargit significativement l’offre locale. Les prix annoncés placent déjà ces véhicules en concurrents directs des références européennes et asiatiques du segment.

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Huile d’olive tunisienne, reine sur le marché espagnol !

24. Juni 2026 um 15:37

Les recettes des exportations d’huile d’olive tunisienne ont atteint 4 058,5 millions de dinars (MDT, ou environ 4,1 milliards de dinars) durant les sept premiers mois de la campagne 2025/2026 (novembre-mai), ce qui constitue une hausse de 44,9 % par rapport à la même période de la campagne précédente (2 801,2 MDT), selon l’Onagri (Observatoire national de l’agriculture).

Cette progression est portée par la forte augmentation des volumes exportés, en hausse de 57,9 %, à 327,4 mille tonnes contre 207,3 mille tonnes un an plus tôt, malgré un léger recul du prix moyen de 2%, à 12,96 dinars/kg.

Sur le plan des marchés, l’Union européenne concentre 57,8 % des exportations, devant l’Amérique du Nord (22,8 %), l’Asie (11,5 %) et l’Afrique (4,2 %). L’Espagne reste le premier client avec 33,6 % des volumes, suivie de l’Italie (19,5 %) et des États-Unis (18,3 %).

La structure des exportations reste dominée par le vrac, qui représente 87,1% des volumes, contre 12,9% pour l’huile conditionnée, laquelle ne génère que 17,2% des recettes.

Concernant l’huile d’olive biologique, les exportations ont atteint 44,5 mille tonnes pour une valeur de 583,4 MDT, avec une faible part du conditionné (5,5 %). L’Italie est le principal débouché (38 %), devant l’Espagne (26%), les États-Unis (24 %) et la France (8 %).

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Financement public : des alternatives au FMI, mais des marges de manœuvre réduites

24. Juni 2026 um 14:31

La Tunisie rencontre depuis 2023 des difficultés à mobiliser les financements extérieurs prévus dans ses budgets et ne parvient pas à capter les ressources attendues dans le cadre de l’emprunt extérieur, dans un contexte de rupture des négociations avec le Fonds monétaire international (FMI), a indiqué l’économiste Ridha Chkoundali.

 

Selon l’économiste, à qui on a posé la question « Le financement de l’Etat sans le FMI : jusqu’où est-ce possible », les montants effectivement obtenus au titre de l’emprunt extérieur n’atteignent pas le tiers des enveloppes programmées dans les lois de finances récentes. Cette situation s’expliquerait, toujours selon Ridha Chkoundali, par « la réticence des bailleurs de fonds à accorder des financements à des économies ne disposant pas de programmes de réformes adossés à un accord avec le FMI ».

Et l’économiste de rappeler que « le FMI demeure, pour de nombreux États et investisseurs privés, une référence en matière de confiance dans les programmes économiques », conditionnant ainsi l’accès aux financements internationaux.

Ridha Chkoundali assure que « la question du recours au FMI relève avant tout d’un choix politique et non d’un choix économique », rappelant ainsi en substance que la rupture des négociations et certaines orientations idéologiques vis-à-vis des institutions internationales ont influencé les décisions récentes en matière de financement extérieur.

Est-ce une fatalité ?

Concernant les alternatives au financement externe classique, l’économiste a évoqué le recours à l’emprunt intérieur ainsi qu’au financement direct auprès de la Banque centrale. Toutefois, ces options peuvent avoir, selon lui, des effets négatifs sur l’investissement privé et sur le niveau général des prix.

Dans ce cadre, Ridha Chkoundali a relevé que le coût de l’endettement intérieur est, selon ses propos, plus élevé que celui de l’endettement extérieur. Il explique que la Tunisie n’a pas enregistré, depuis la révolution, un taux de croissance supérieur à 2 %, ce qui limite la capacité de l’économie à supporter un endettement dont le coût excéderait ce niveau de croissance.

Lire aussi: La Tunisie réalisera une croissance de 2,1% en 2026 et 2,8% en 2027 (BAD)

Sur le plan de la gouvernance économique, l’économiste a insisté sur l’absence de coordination entre la politique monétaire et la politique budgétaire. La Banque centrale se concentre sur la maîtrise de l’inflation, tandis que l’État privilégie les objectifs de croissance, sans articulation suffisante entre les deux politiques, regrette-t-il.

De ce point de vue, il estime que les approches monétaires de lutte contre l’inflation, fondées sur la demande, ne seraient pas adaptées au contexte tunisien. Selon lui, les tensions inflationnistes seraient davantage liées à des contraintes d’offre et à des limites de production et d’investissement, analyse-t-il.

D’ailleurs, l’économiste, tout en rappelant que, dans les pays développés, l’augmentation des taux d’intérêt peut attirer les capitaux grâce à des marchés financiers développés, souligne que cela ne serait pas le cas en Tunisie, où le marché financier reste limité.

D’où son plaidoyer pour « une réorientation des politiques économiques vers l’offre, à travers des mesures d’incitation à l’investissement, une réduction de la fiscalité et une augmentation des dépenses d’investissement public », car, estime l’économiste, les politiques monétaires et budgétaires actuelles restent insuffisamment coordonnées.

In fine, Ridha Chkoundali souligne que la soutenabilité du financement de l’État dépend, selon lui, de la capacité à définir des choix économiques cohérents et à renforcer la qualité de la négociation avec les institutions financières internationales, plutôt que d’une rupture avec celles-ci.

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Plan 2026-2030 : PME et artisans réclament moins de bureaucratie et plus de financements

24. Juni 2026 um 14:09

Les représentants de la Fédération tunisienne des artisans et des PME ont plaidé, mardi, devant la commission des plans de développement et des grands projets à l’ARP, pour une simplification des procédures administratives, un meilleur accès au financement et une plus grande stabilité fiscale, dans le cadre des consultations sur le plan de développement 2026-2030.

Ils ont souligné que les PME, qui constituent l’essentiel du tissu économique national, sont confrontées à de nombreuses difficultés, notamment l’accès limité au crédit en raison des exigences élevées en matière de garanties bancaires. Les intervenants ont également dénoncé la lourdeur des procédures administratives et l’inadaptation de certaines législations aux évolutions économiques.

La fédération a par ailleurs alerté sur les effets négatifs des changements fréquents de la fiscalité, de la concurrence de l’économie informelle, de l’exportation de matières premières à faible valeur ajoutée et des insuffisances logistiques dans les régions de l’intérieur.

De leur côté, plusieurs députés ont appelé à des réformes concrètes pour améliorer le climat des affaires, faciliter le financement des PME et renforcer leur contribution à l’emploi, au développement régional et à la croissance économique.

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