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Gestern — 27. Mai 2026Französischsprachig

La BAD recommande à la Tunisie de diversifier ses partenaires financiers

Face à la fragmentation mondiale et au resserrement des financements concessionnels, la Tunisie doit diversifier ses partenaires et s’appuyer davantage sur les garanties multilatérales, les financements mixtes et la mobilisation stratégique de la diaspora, a fait ressortir le rapport sur les Perspectives économiques en Afrique 2026 (PEA 2026).

Présenté mardi 26 mai à Brazzaville, en République du Congo, lors des Assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), organisées du 25 au 29 mai 2026, le rapport a rappelé des principaux risques auxquels la Tunisie fait face.

Il s’agit notamment de la lenteur des progrès en matière de réformes structurelles, la faiblesse de la demande européenne, le conflit au Moyen-Orient, les pressions sur la dette publique, la volatilité des prix de l’énergie et l’intensification des chocs climatiques.

Pour atténuer ces risques, le rapport a mis l’accent sur la nécessité de mobiliser davantage de financements extérieurs au moyen de garanties partielles, améliorer l’efficacité des dépenses et la gouvernance des entreprises publiques et promouvoir le développement du secteur privé afin de créer des emplois.

Par ailleurs, la stabilisation du cadre macroéconomique offre une opportunité de renforcer la mobilisation des ressources, selon le PEA. Dans ce cadre, le rapport a précisé que l’élargissement de la marge de manœuvre budgétaire passe par l’élargissement de l’assiette fiscale, la restructuration des entreprises publiques, l’accélération de l’exécution des investissements publics et l’intensification de la lutte contre la fuite des capitaux. La mobilisation des financements nationaux dépend de la capacité du système bancaire à limiter l’éviction du crédit au secteur privé et à soutenir le développement de la Bourse de Tunis et du marché obligataire national.

Et d’ajouter que la mise en place d’un système financier intégré nécessite de réduire les coûts d’intermédiation et de renforcer la résilience bancaire (gestion des risques et des actifs).

Il a préconisé également, de moderniser la gestion de la dette, de renforcer la supervision financière, développer un marché secondaire des titres d’État et mettre en place des mécanismes concrets de partage des risques avec les partenaires internationaux.

Et de conclure que trois priorités sont à adopter, à savoir l’interconnexion des bases de données fiscales, l’automatisation des contrôles de la TVA et la lutte contre l’économie informelle, la création d’un guichet de financement mixte pour structurer les partenariats public–privé et attirer les capitaux privés ainsi que l’adoption d’une stratégie visant à mobiliser la diaspora en orientant une partie des transferts vers des investissements productifs.

Le tourisme et les exportations industrielles au rendez-vous

Il convient de noter que la croissance de la Tunisie devrait atteindre 2,1 % en 2026 et 2,8 % en 2027, portée par la dynamique du secteur touristique et la reprise des exportations industrielles, selon les prévisions des PEA 2026.

La politique monétaire devrait rester prudente, afin de maintenir l’inflation à 5,7 % en 2026 et à 5,4 % en 2027, tout en gérant la rareté des liquidités intérieures et en préservant la stabilité du dinar tunisien.

Sur le plan budgétaire, les pressions devraient rester fortes, le déficit étant estimé à 6,1 % du PIB en 2026 et à 5,6 % du PIB en 2027. Le déficit courant devrait atteindre 5,3 % du PIB en 2026, a fait ressortir le rapport.

La même source a rappelé le léger redressement de l’économie tunisienne en 2025, avec une croissance du PIB réel de 2,5 %, contre 1,5 % en 2024, portée par l’agriculture, le secteur des phosphates, la construction et le tourisme.

Du côté de la demande, la croissance a été portée par la consommation privée et les exportations, tandis que l’investissement est resté faible en raison de contraintes de financement, liées à une marge de manœuvre budgétaire limitée et à un environnement des affaires peu attractif.

L’inflation a reculé de 7 % à 5,3 %, ce qui a permis à la Banque centrale de Tunisie (BCT) d’abaisser progressivement, son taux directeur à 7 % début 2026, a-t-on rappelé.

Cependant, la dépendance du trésor à l’égard de financements exceptionnels de la BCT accentue la pression sur les équilibres macroéconomiques. Le déficit courant s’est réduit à 5,2 % du PIB en 2025, grâce à l’amélioration du recouvrement des recettes et à la baisse des subventions énergétiques.

Le PEA est le rapport annuel phare du Groupe de la BAD. Il examine de quelle manière l’Afrique peut mobiliser des capitaux à grande échelle pour renforcer sa résilience, accélérer sa transformation structurelle et financer ses ambitions de développement dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes, de resserrement des conditions financières mondiales et de besoins croissants en matière de financement du développement.

Son lancement a réuni des dirigeants mondiaux, des décideurs politiques, des partenaires au développement, des investisseurs, des représentants de la société civile et des dirigeants du secteur privé, pour discuter des perspectives économiques et des priorités de financement de l’Afrique.

Il offre une plateforme pour présenter ces conclusions et recommandations à un large public international et façonner le débat politique sur la mobilisation efficace et le déploiement efficient des capitaux, selon la BAD.

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Été 2026 : l’Algérie assure l’électricité de la Tunisie

25. Mai 2026 um 16:08

L’Algérie a confirmé la poursuite de ses exportations d’électricité vers la Tunisie durant l’été 2026. Et ce, malgré les tensions sur la demande interne en période de pic. Les deux parties ont également évoqué un projet de centrale électrique à cycle combiné d’une capacité de 1 400 MW en Tunisie, actuellement au stade de discussion.

Cette annonce a été faite lors d’une réunion qui se tenait dimanche 24 mai 2026, à Alger, entre le ministre algérien de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad Adjal, et une délégation de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz, STEG, conduite par son PDG, Fayçal Trifa, en présence de responsables de Sonelgaz.

À cette occasion, la partie algérienne a confirmé la poursuite des exportations d’électricité vers la Tunisie durant l’été 2026. Cette période correspond traditionnellement à une forte demande énergétique dans les deux pays.

Les autorités algériennes ont indiqué que ces livraisons seront maintenues malgré les contraintes liées aux pics de consommation sur le réseau national, en raison de l’importance accordée à la continuité de l’approvisionnement de la Tunisie.

Les échanges ont également porté sur le projet d’interconnexion électrique tripartite entre l’Algérie, la Tunisie et la Libye. Ce projet est présenté comme un axe de développement destiné à renforcer les échanges d’énergie et la stabilité des réseaux électriques dans la région.

Des orientations ont été données afin de renforcer la coordination entre Sonelgaz et la STEG, notamment pour l’accompagnement technique et la gestion des besoins énergétiques.

La délégation tunisienne a pour sa part présenté l’état de la coopération avec Sonelgaz et exprimé l’intérêt de la Tunisie pour l’expertise algérienne dans le secteur de l’énergie. Elle a également souligné la nécessité de poursuivre le développement de la coopération bilatérale.

Les deux parties ont conclu la réunion en réaffirmant leur volonté de poursuivre la concertation et de développer les projets communs dans le secteur de l’énergie, notamment en matière d’interconnexion électrique et de production.

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Tunisie – 52 % d’excédent de la balance commerciale alimentaire en avril

18. Mai 2026 um 17:54

La balance commerciale alimentaire a enregistré un excédent de 963,5 millions de dinars (MDT), à fin avril 2026, contre 634,5 MDT durant la même période de l’année 2025, soit une hausse de 51,9 %. Du coup, le taux de couverture s’est amélioré pour atteindre 134,6 %.

D’après des données publiées lundi 18 mai par l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI), cette évolution s’explique par l’accroissement des exportations à un rythme plus élevé par rapport à celui des importations. En effet, les exportations tunisiennes ont progressé de 25,4 %, passant de près de 3 milliards de dinars, durant les quatre premiers mois de 2025, à 3,7 milliards de dinars, à fin avril 2026.

Parallèlement, les importations ont enregistré une hausse de 18,3 %, pour se stabiliser à 2,7 milliards de dinars, contre 2,3 milliards de dinars, une année auparavant.

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Ce pays africain devient le premier exportateur mondial d’agrumes

18. Mai 2026 um 08:21

L’Afrique du Sud est devenue en 2025 le premier exportateur mondial d’agrumes en volume, dépassant pour la première fois Espagne, leader historique du secteur. Selon les données de Trade Map et les informations relayées par l’Association sud-africaine des producteurs d’agrumes (CGA), le pays a exporté environ 3,23 millions de tonnes d’agrumes frais et secs, soit une hausse de près de 28% sur un an.

Cette progression s’inscrit dans une dynamique de croissance continue de la filière sud-africaine, dont les exportations ont plus que doublé en vingt ans. Le pays a bénéficié de conditions météorologiques favorables, de l’entrée en production de nouveaux vergers et d’une forte demande internationale, notamment pour les oranges et les citrons destinés à la transformation. La fin précoce de la saison dans l’hémisphère nord a également prolongé les opportunités de vente pour les exportateurs sud-africains.

De son côté, Espagne a exporté environ 2,98 millions de tonnes en 2025. Le recul du pays européen s’explique principalement par une campagne difficile marquée par la sécheresse, les fortes températures, les épisodes de grêle et le vieillissement des plantations, notamment dans la région de Valence. Selon l’USDA, la production espagnole d’oranges a atteint son plus faible niveau depuis seize ans. Malgré cette performance historique, les perspectives pour 2026 restent incertaines pour l’Afrique du Sud. Les tensions géopolitiques au Moyen-Orient perturbent déjà le transport maritime et augmentent les coûts logistiques vers cette région, qui représente près de 19 % des exportations sud-africaines d’agrumes.

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Oranges maltaises : La Tunisie repart à la conquête du marché français

31. Dezember 2025 um 11:39

La Tunisie a donné le coup d’envoi de la saison d’exportation des oranges maltaises vers la France avec l’expédition d’un premier lot de 200 tonnes à destination du port de Marseille. Un démarrage anticipé qui vise à renforcer la présence tunisienne sur un marché concurrentiel et à relancer une filière stratégique pour l’agriculture nationale.

La campagne d’exportation des oranges maltaises tunisiennes vers la France a officiellement débuté avec une première cargaison de 200 tonnes. Selon Imed Bey, président de l’Union régionale de l’agriculture et de la pêche (URAP) de Nabeul, le rythme des expéditions augmentera progressivement en fonction de la demande du marché français.

Un lancement anticipé pour gagner des parts de marché

Cette saison démarre avec une semaine d’avance par rapport aux années précédentes, une stratégie destinée à prolonger la période d’exportation et à positionner plus tôt le produit tunisien sur les étals européens. Une seule semaine de campagne permettrait d’exporter entre 2000 et 3000 tonnes d’oranges maltaises.

Cette relance s’inscrit dans le cadre des mesures d’encouragement mises en place par le Centre de promotion des exportations. L’objectif affiché pour la saison en cours est d’atteindre 15.000 tonnes exportées, contre environ 5000 tonnes lors de la campagne précédente.

Au-delà des oranges maltaises, les exportations tunisiennes d’agrumes, toutes variétés confondues, ont déjà atteint près de 13.000 tonnes. La Libye demeure un débouché majeur, avec environ 8000 tonnes exportées, un marché que les professionnels appellent à consolider tout en explorant de nouvelles destinations.

Production sous pression hydrique

La production nationale d’oranges maltaises est estimée entre 90.000 et 130.000 tonnes. Malgré les contraintes liées au manque d’eau d’irrigation, la qualité du fruit reste jugée satisfaisante. La répartition des calibres reflète toutefois l’impact du stress hydrique, avec environ 20% de gros fruits, 40% de calibres moyens et 40% de petits calibres.

Selon les professionnels, le goût sucré et la qualité gustative des oranges tunisiennes demeurent un atout majeur pour séduire les marchés extérieurs. La récolte a débuté depuis quelques jours et le rythme de cueillette devrait s’intensifier dans les semaines à venir.

Une concurrence régionale

Les exportateurs tunisiens font face à une concurrence de plus en plus vive, notamment sur le marché français. Le coût élevé du transport maritime et la pression exercée par les oranges égyptiennes, produites à hauteur de près de 380.000 tonnes, constituent des freins majeurs. Les opérateurs égyptiens bénéficient d’avantages logistiques et d’incitations qui renforcent leur compétitivité à l’export.

Dans ce contexte, les acteurs du secteur plaident pour des solutions de soutien ciblées, notamment une réduction des coûts logistiques et des mécanismes de promotion plus efficaces à l’international.

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Tunisie – Commerce extérieur : Le déficit commercial se creuse à -18,4 milliards de dinars

12. November 2025 um 18:52

Le déficit de la balance commerciale tunisienne a atteint -18,435 milliards de dinars à la fin du mois d’octobre 2025, contre -15,716 milliards un an plus tôt, selon les dernières données publiées par l’Institut national de la statistique (INS). Ce recul du solde extérieur s’explique par une progression plus rapide des importations que des exportations.

Un taux de couverture en baisse

Le taux de couverture des importations par les exportations s’est établi à 73,9%, contre 76,7% durant la même période de 2024. L’énergie reste le principal facteur du déséquilibre, avec un déficit énergétique de -9181,5 millions de dinars (MD), suivi des matières premières et demi-produits (-5191,8 MD), des biens d’équipement (-2927 MD) et des biens de consommation (-1769,1 MD).

Seul le secteur alimentaire enregistre un excédent de +633,6 MD, atténuant légèrement la dégradation globale. Hors énergie, le déficit s’établit à -9254,3 MD.

Exportations : une hausse timide tirée par les industries mécaniques

Les exportations tunisiennes ont progressé de 1,1% pour atteindre 52.214 MD sur les dix premiers mois de l’année. Cette croissance reste modeste et hétérogène selon les secteurs :

  • Mines, phosphates et dérivés : +9,4%
  • Industries mécaniques et électriques : +7,7%
  • Énergie : -29,2%, en raison de la baisse des ventes de produits raffinés (790,5 MD contre 1 646,4 MD)
  • Agroalimentaire : -13,8%, tirée vers le bas par la chute des exportations d’huile d’olive (3 062,1 MD contre 4 175,1 MD)
  • Textile, habillement et cuir : -0,9%

Les exportations vers l’Union européenne, représentant 70,5% du total, ont progressé à 36.787,9 MD (+2,7%), portées par l’Allemagne (+10,7%), la France (+9,6%) et les Pays-Bas (+6,4%). En revanche, elles ont reculé vers l’Italie (-8,1%) et l’Espagne (-16,7%).

Vers les marchés arabes, les ventes ont augmenté vers la Libye (+4,4%), le Maroc (+36,1%), l’Algérie (+10,4%) et l’Égypte (+35%).

Importations : forte progression des biens d’équipement et des produits manufacturés

Les importations ont totalisé 70.649,8 MD, soit une hausse de 4,9% par rapport à 2024 (67.339,7 MD). Les principales hausses concernent :

  • Les biens d’équipement : +14,5%
  • Les matières premières et demi-produits : +6,7%
  • Les biens de consommation : +10,9%

En revanche, les importations énergétiques ont reculé de -9,3%, et les produits alimentaires de -5,7%.

Avec l’Union européenne (43,3% du total), les importations ont augmenté à 30.586,6 MD, notamment avec la France (+11,8%) et l’Allemagne (+8,1%), mais ont baissé avec l’Italie (-1,2%), la Grèce (-29,8%) et la Belgique (-8%).

Hors UE, la Chine (+25,1%) et la Turquie (+13,6%) ont renforcé leurs échanges avec la Tunisie, tandis que les importations depuis la Russie (-19,4%) et l’Inde (-4,9%) ont diminué.

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Tunisie : Recettes en berne pour l’huile d’olive malgré un bond des exportations

28. Oktober 2025 um 19:02

Selon l’ONAGRI, la Tunisie a exporté plus de 268 000 tonnes d’huile d’olive à fin septembre 2025, soit une hausse de plus de 40%. Pourtant, les recettes chutent de 28,4% sous l’effet d’un effondrement des prix mondiaux.

L’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI) a annoncé, mardi 28 octobre, que les recettes des exportations d’huile d’olive tunisienne ont atteint 3 599,1 millions de dinars depuis le début de la campagne 2024/2025 (novembre 2024 à septembre 2025).

Ce montant marque une chute de 28,4 % par rapport à la même période de la campagne précédente. Une baisse qui contraste avec la forte hausse des volumes exportés, en progression de 41,3 % sur un an, atteignant 268 600 tonnes.

L’huile conditionnée en légère progression

Cette contre-performance financière est due à la chute du prix moyen de l’huile d’olive, en recul de 46,2 % en septembre 2025 par rapport à l’an dernier, avec des prix variant de 9,28 à 17,9 dinars le kilo, selon les catégories.

L’huile d’olive conditionnée représente 15,1 % des volumes exportés et 21,4 % des recettes totales, contre 13,9 % un an plus tôt.

La majorité reste exportée en vrac (84,9 %), tandis que l’huile extra vierge constitue 77,7 % du volume global.

L’Europe domine toujours le marché

Le marché européen absorbe 58 % des exportations tunisiennes, loin devant l’Amérique du Nord (26,3 %) et l’Afrique (9,4 %). Les principaux importateurs demeurent l’Espagne (26,7 %), l’Italie (26,4 %) et les États-Unis (19,3 %).

La Tunisie a exporté 50 900 tonnes d’huile d’olive biologique à fin septembre, générant 714 millions de dinars de recettes. Cependant, seule 6,3 % de cette quantité est conditionnée.

Le prix moyen du kilo d’huile bio s’établit à 14,02 dinars, variant entre 13,81 D/kg pour le vrac et 17,06 D/kg pour le conditionné. Les principaux acheteurs sont l’Italie (51,1 %), l’Espagne (20,8 %) et les États-Unis (17 %).

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Exportations tunisiennes : La BCT allonge les délais et assouplit les règles de paiement

28. Oktober 2025 um 10:36

La Banque Centrale de Tunisie (BCT) a annoncé de nouvelles mesures destinées à faciliter les exportations tunisiennes, à travers la circulaire n°2025-13 publiée le 27 octobre 2025. Ce texte introduit des ajustements majeurs aux règles encadrant le règlement financier des importations et exportations, avec pour objectif de simplifier les transactions internationales et d’améliorer la compétitivité des entreprises tunisiennes.

Des délais de paiement prolongés à 120 jours

La principale évolution concerne les délais de règlement à l’export. Les exportateurs disposent désormais d’un délai de 120 jours pour recevoir le paiement de leurs ventes, contre 60 jours auparavant. Cette mesure offre davantage de souplesse financière aux entreprises, notamment celles opérant sur des marchés où les cycles de paiement sont plus longs.

Des moyens de paiement plus flexibles

La circulaire introduit aussi une libéralisation des moyens de règlement : les prix des ventes à l’export peuvent désormais être payés par tout moyen de règlement, sans restriction particulière. Cette ouverture permet aux opérateurs économiques de s’adapter aux pratiques commerciales internationales et de négocier des conditions plus avantageuses avec leurs partenaires étrangers.

Une mise à jour des textes de 1994

Ces ajustements modifient les dispositions de l’article 10 de la circulaire n°94-14 du 14 septembre 1994, qui régissait jusqu’ici les transactions commerciales internationales. En actualisant ce cadre réglementaire, la BCT cherche à moderniser les procédures de commerce extérieur et à accompagner la dynamique d’exportation dans un contexte économique mondial en mutation rapide.

Les nouvelles règles, saluées par plusieurs acteurs du secteur, devraient contribuer à fluidifier les opérations d’exportation, à réduire les contraintes administratives et à renforcer la compétitivité des entreprises tunisiennes sur les marchés extérieurs.

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Campagne oléicole 2025-2026 : Le gouvernement met les bouchées doubles

26. Oktober 2025 um 12:37

La réussite de la campagne oléicole 2025-2026 a été au centre d’un Conseil ministériel restreint, samedi au Palais du gouvernement à la Kasbah, présidé par la cheffe du gouvernement Sarra Zaafrani Zenzeri. Face aux enjeux stratégiques de cette filière historique, le gouvernement a présenté un plan complet visant à soutenir les producteurs, sécuriser les stocks et dynamiser les exportations.

Priorité aux petits exploitants et mobilisation de la main-d’œuvre

Le Conseil a insisté sur la nécessité de mettre les petits producteurs au cœur de la campagne, en leur permettant de bénéficier de subventions de l’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA) pour l’acquisition d’équipements de récolte. La mobilisation de la main-d’œuvre est également jugée cruciale pour assurer un déroulement efficace et sans heurts de la récolte.

Stockage et soutien financier

Pour sécuriser la production, l’Office national de l’huile (ONH) est chargé de mettre en œuvre un programme de stockage de 100 à 150 mille tonnes d’huile, avec prime et subventions supplémentaires pour les agriculteurs.

Sur le plan bancaire, la Banque centrale de Tunisie interviendra pour restructurer les dettes des huileries en difficulté, tandis que banques publiques et privées accompagneront les producteurs tout au long de la chaîne, de la récolte à l’exportation.

Expansion à l’international

Le gouvernement veut également stimuler la consommation intérieure, en réduisant les marges appliquées dans les grandes surfaces et en encourageant la commercialisation d’huile conditionnée à prix abordable.

Côté export, la Tunisie mise sur l’augmentation des volumes vers ses marchés traditionnels, mais également sur une diversification vers l’Amérique latine et l’Asie, avec une stratégie de communication et de promotion ambitieuse pour conquérir de nouveaux clients.

Le Conseil a décidé de lancer une étude stratégique sur la filière oléicole, couvrant production, financement, valorisation et exportation, ainsi qu’un plan de restructuration de l’ONH, afin de garantir une meilleure gouvernance et renforcer le positionnement international de l’huile tunisienne.

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Tunisie – Commerce extérieur : Les importations s’envolent, les exportations stagnent

13. Oktober 2025 um 11:29

Les chiffres du commerce extérieur tunisien confirment un déséquilibre croissant entre importations et exportations. Selon les données publiées dimanche par l’Institut National de la Statistique (INS), le déficit commercial s’est creusé à -16.728,3 millions de dinars (MD) à fin septembre 2025, contre -13.497,4 MD un an plus tôt.

Des exportations en quasi-stagnation

Au cours des neuf premiers mois de 2025, les exportations tunisiennes ont à peine progressé, atteignant 46.419,8 MD, un niveau quasiment identique à celui de 2024 (46.404,6 MD). Cette stabilité masque toutefois de fortes disparités sectorielles.

Les industries mécaniques et électriques enregistrent une hausse de +6,4%, tout comme les mines, phosphates et dérivés (+8%). En revanche, les industries agroalimentaires chutent de -14,6% sous l’effet du recul des ventes d’huile d’olive (2.915,2 MD contre 4.038,5 MD), le secteur énergétique plonge de -34,2% (baisse des produits raffinés : 610,4 MD contre 1.466,2 MD), et le textile-habillement-cuirs fléchit légèrement (-1,3%).

Des importations en nette accélération

Les importations, elles, poursuivent leur ascension, atteignant 63.148,1 MD contre 59.902 MD durant la même période de 2024. La hausse est marquée dans les biens d’équipement (+16,2%), les matières premières et demi-produits (+8,1%) et les biens de consommation (+11,4%). Seuls les produits énergétiques (-11,8%) et alimentaires (-3,5%) enregistrent une baisse.

L’Union européenne reste dominante

L’Union européenne absorbe 70,3% des exportations tunisiennes, pour une valeur de 32.622,6 MD (contre 32.284,3 MD en 2024). Les ventes progressent vers l’Allemagne (+11,2%), la France (+8,4%) et les Pays-Bas (+7,2%), mais reculent avec l’Italie (-10,1%) et l’Espagne (-20,3%).

Les exportations vers le monde arabe progressent aussi : Libye (+7,4%), Maroc (+35,9%), Algérie (+11,6%) et Égypte (+33,5%).

Côté importations, l’UE représente 43,2% du total (27.306,2 MD), en hausse avec la France (+12,7%) et l’Allemagne (+8,6%), mais en baisse avec l’Italie (-2,4%), la Grèce (-29,1%) et la Belgique (-7,1%).

Hors Europe, la Tunisie importe davantage de Chine (+29,4%) et de Turquie (+17,7%), tandis que ses achats diminuent depuis la Russie (-22,8%) et l’Ukraine (-36,5%).

Un déficit dominé par la facture énergétique

Le déficit global de -16.728,3 MD reste tiré principalement par le secteur de l’énergie (-8.106,4 MD), suivi des matières premières et demi-produits (-4.990,8 MD), des biens d’équipement (-2.693,7 MD) et des biens de consommation (-1.557,4 MD).

Seul le groupe “alimentation” enregistre un excédent de +620 MD.

Hors énergie, le déficit recule à -8.621,9 MD, tandis que la balance énergétique s’allège légèrement par rapport à 2024 (-8.106,4 MD contre -8.422,1 MD).

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Tunisie : Les exportations industrielles progressent à 38,2 milliards de dinars

26. September 2025 um 18:56

Selon les chiffres publiés par l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII), les exportations industrielles tunisiennes ont atteint 38,2 milliards de dinars entre janvier et août 2025, soit une hausse de 2,5% par rapport à la même période de 2024. Le secteur textile-habillement arrive en tête, tandis que les intentions d’investissement industriel et de services confirment une dynamique soutenue.

Le textile en tête des exportations

Avec 7,4 milliards de dinars, le secteur textile, habillement, cuir et chaussure domine les exportations industrielles tunisiennes. Il est suivi par l’industrie agroalimentaire (4,1 milliards de dinars) ; l’industrie chimique (2,5 milliards de dinars) ; les industries mécaniques et électriques (2 milliards de dinars).

Les intentions d’investissement déclarées auprès de l’APII s’élèvent à 1,2 milliard de dinars, destinés à financer plus de 1900 projets. À terme, ces investissements devraient permettre la création de plus de 20.000 emplois dès l’entrée en production des nouvelles unités.

Du côté des services, les investissements déclarés atteignent 783,3 millions de dinars, avec 7031 projets et 35.661 nouveaux postes d’emploi prévus, confirmant la vitalité de ce secteur.

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