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A Carthage, la République se raconte en musique

26. Juli 2026 um 08:41

Vendredi soir, 24 juillet 2026, le Festival international de Carthage a transformé son mythique amphithéâtre en une scène de célébration de l’identité tunisienne. À l’occasion de la Fête de la République, la septième soirée de cette 60ᵉ édition a proposé un spectacle où patrimoine musical, mémoire nationale et création contemporaine se sont entremêlés devant un public nombreux.

Djamal Guettala

Sous la direction de Youssef Belhani, la Troupe nationale de musique a réuni plusieurs figures de la chanson tunisienne, appartenant à différentes générations, sous le titre « La patrie des amants ». En présence de la ministre des Affaires culturelles, Amina Srarfi, le concert a rendu hommage aux grandes voix qui ont façonné le patrimoine musical du pays tout en mettant en lumière les artistes qui en assurent aujourd’hui la continuité.

La culture comme vecteur de l’identité nationale

La soirée a débuté par une annonce hautement symbolique : l’inscription de Sidi Bou Saïd sur la Liste du patrimoine mondial de l’Unesco. La projection d’un film retraçant cette reconnaissance internationale a suscité une vive émotion dans les gradins. Pour de nombreux spectateurs, cette distinction est venue renforcer le caractère exceptionnel d’une soirée consacrée à la culture comme vecteur de l’identité nationale.

Le répertoire proposé a ensuite fait voyager le public à travers plusieurs décennies de la chanson tunisienne. Des œuvres de Saliha, Oulaya ou encore Soulef ont retrouvé une nouvelle jeunesse grâce aux interprétations d’Alia Belaïd, Molka Cherni, Chahrazed Hlel, Ghazi Ayadi, Mariem Noureddine et Sofien Zaidi. Sans céder à la nostalgie, chacun des artistes a apporté sa sensibilité à ces mélodies devenues des repères de la mémoire collective.

Au fil des prestations, les spectateurs ont accompagné les artistes en reprenant de nombreux refrains, transformant progressivement l’amphithéâtre romain en une immense chorale populaire. Cette communion entre la scène et le public a constitué l’un des temps forts de la soirée.

Faire dialoguer patrimoine et création contemporaine

Le final de Sofien Zaidi, construit autour d’un medley de chansons populaires tunisiennes, a donné à la célébration une dimension particulièrement festive. Les applaudissements nourris et les chants du public ont prolongé l’émotion jusqu’aux dernières notes.

Plus qu’un simple concert, cette soirée a illustré la vocation du Festival international de Carthage : faire dialoguer patrimoine et création, transmettre un héritage culturel vivant et rappeler que la musique demeure l’un des langages les plus puissants pour raconter l’histoire et l’identité d’une nation.

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La super informatique en Tunisie : un levier stratégique pour la recherche scientifique et l’innovation

Von: farhat
26. Juli 2026 um 08:34

Par Mondher AFI

Dans le cadre du suivi des projets stratégiques par le Président de la République, Kaïs Saïed, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mondher Belaïd, a présidé, le 23 juillet 2026, la cérémonie d’inauguration du supercalculateur du Centre de Calcul El Khawarizmi, implanté sur le campus universitaire de la Manouba. Réalisée dans le cadre de la coopération tuniso-chinoise, cette infrastructure s’inscrit dans la stratégie nationale de renforcement des capacités scientifiques et numériques.

Elle vise à doter les établissements d’enseignement supérieur et les centres de recherche d’une puissance de calcul de haut niveau, afin de soutenir les travaux nécessitant des traitements intensifs de données, de favoriser le développement de la recherche avancée et d’accompagner l’intégration de la Tunisie dans les nouvelles dynamiques de l’économie de la connaissance.
L’acquisition de cette plateforme de calcul haute performance répond à une évolution profonde des besoins de la recherche contemporaine. Les progrès réalisés dans les domaines de l’intelligence artificielle, de la modélisation numérique, des sciences des matériaux, de la médecine, de l’agriculture intelligente ou encore de la cybersécurité nécessitent des capacités de calcul considérablement supérieures à celles des infrastructures informatiques classiques.
Le supercalculateur ne constitue pas uniquement une avancée technologique, il traduit une évolution profonde des capacités nationales de production scientifique. En mettant à la disposition des chercheurs une infrastructure de calcul haute performance, il devient possible d’aborder des problématiques dont la complexité dépasse largement les possibilités des systèmes informatiques conventionnels. Le traitement simultané de volumes massifs de données, l’exécution de simulations numériques à très grande échelle et la modélisation de phénomènes multidimensionnels permettent d’accélérer considérablement les processus de recherche tout en améliorant la précision, la robustesse et la reproductibilité des résultats.
L’apport de cette infrastructure dépasse la seule augmentation de la puissance de calcul. Elle modifie les pratiques scientifiques elles-mêmes en ouvrant la voie à une recherche fondée sur la simulation, la modélisation prédictive et l’exploitation des mégadonnées. Dans des domaines tels que les sciences du climat, la physique, la biologie, la médecine, les sciences des matériaux, l’ingénierie ou encore l’intelligence artificielle, le calcul intensif permet d’explorer des systèmes complexes, d’analyser des interactions impossibles à reproduire expérimentalement et d’élaborer des modèles d’une précision sans précédent.
Parallèlement, l’essor des architectures de calcul massivement parallèles, combinant unités de calcul classiques et accélérateurs spécialisés, offre les ressources nécessaires au développement des modèles d’intelligence artificielle de nouvelle génération, dont l’entraînement et l’optimisation exigent des capacités de calcul considérables. Le supercalculateur devient ainsi une plateforme stratégique pour le développement des technologies numériques avancées et pour l’émergence de nouvelles applications scientifiques, industrielles et économiques.
Au-delà de sa dimension technique, cette infrastructure représente un levier structurant pour l’écosystème national de la recherche. Elle favorise la mutualisation des ressources, renforce les collaborations interdisciplinaires, accélère le transfert des résultats scientifiques vers l’innovation et améliore l’attractivité des laboratoires dans les réseaux internationaux de recherche. Dans un contexte où la maîtrise du calcul intensif constitue un facteur déterminant de compétitivité scientifique et technologique, le supercalculateur s’impose comme un investissement stratégique au service de la souveraineté numérique, de l’innovation et du développement d’une économie fondée sur la connaissance.

Une coopération scientifique internationale structurante
L’installation du supercalculateur au Centre de Calcul El Khawarizmi s’inscrit dans le cadre du partenariat scientifique et technologique développé entre la Tunisie et la République populaire de Chine. Cette réalisation dépasse largement le cadre d’une coopération fondée sur le financement ou la fourniture d’équipements de haute technologie. Elle traduit une évolution des formes contemporaines de coopération internationale, où le développement scientifique repose sur la complémentarité des ressources, la circulation des connaissances, le partage des expertises et la construction progressive de capacités nationales durables. Le soutien financier chinois, estimé à près de 10,6 millions de dollars, auquel s’ajoutent les investissements réalisés par le Centre de Calcul El Khawarizmi pour adapter les infrastructures d’accueil, illustre une approche intégrée dans laquelle l’investissement matériel est indissociable du renforcement des compétences humaines, de l’appropriation technologique et de la consolidation de l’écosystème national de la recherche.
Cette coopération s’inscrit dans une vision stratégique du développement scientifique selon laquelle la performance d’une infrastructure ne se mesure pas uniquement à sa puissance de calcul, mais à la capacité des institutions qui l’exploitent à transformer cette puissance en production de connaissances, en innovation technologique et en solutions répondant aux besoins du développement économique et social. Dans cette perspective, le supercalculateur constitue un levier destiné à renforcer la souveraineté scientifique du pays en offrant aux chercheurs un accès à des capacités de calcul auparavant limitées ou dépendantes de plateformes étrangères. Il ouvre ainsi la possibilité de conduire des recherches nécessitant des traitements massifs de données, des simulations numériques complexes et des modèles prédictifs avancés dans des domaines aussi variés que la santé, les biotechnologies, l’ingénierie, l’énergie, les sciences du climat, les ressources hydriques, la sécurité alimentaire, l’agriculture de précision, les matériaux innovants ou encore l’intelligence artificielle.
La phase expérimentale du supercalculateur constitue bien davantage qu’une simple étape de validation technique. Elle représente un processus stratégique d’apprentissage collectif destiné à permettre l’appropriation progressive du calcul haute performance par l’ensemble de la communauté scientifique. Cette période favorise le transfert de compétences vers les enseignants-chercheurs, chercheurs, ingénieurs, doctorants et étudiants, afin de développer leur maîtrise des architectures parallèles, de l’intelligence artificielle, du traitement des mégadonnées et de la simulation numérique avancée. L’enjeu consiste à construire une expertise nationale capable non seulement d’exploiter ces ressources, mais aussi de concevoir des applications scientifiques répondant aux priorités de développement du pays.
Cette dynamique illustre également l’évolution des modèles contemporains de coopération scientifique internationale. Les partenariats technologiques ne se limitent plus à la fourniture d’équipements ou au financement de projets ponctuels, ils privilégient désormais le développement du capital humain, la circulation des connaissances, la formation continue et la constitution de réseaux scientifiques internationaux. Dans cette perspective, la valeur d’une infrastructure dépend autant des compétences qu’elle génère que de ses performances technologiques. Le calcul intensif devient ainsi un levier de coopération, d’innovation collaborative et de production de connaissances à forte valeur ajoutée.
L’intégration du supercalculateur transforme durablement la recherche tunisienne en renforçant l’interdisciplinarité, l’excellence scientifique et l’innovation. Son impact dépendra toutefois d’une gouvernance performante, d’une formation continue et d’un accès équitable aux ressources stratégiques.

Des perspectives structurantes pour l’écosystème national de la recherche et de l’innovation
L’apport d’une infrastructure de calcul haute performance ne se limite pas à l’amélioration des capacités de recherche des universités. Par sa vocation transversale, un supercalculateur est appelé à devenir une ressource scientifique mutualisée, susceptible de soutenir l’ensemble de l’écosystème national de la recherche, de l’innovation et du développement technologique. Son utilisation peut progressivement s’étendre aux établissements d’enseignement supérieur, aux centres de recherche, aux organismes publics, aux structures hospitalières ainsi qu’aux secteurs industriels et économiques dont les activités reposent sur l’analyse de données complexes, la simulation numérique et l’optimisation des processus.
L’accès à des ressources de calcul intensif constitue aujourd’hui un facteur déterminant dans la capacité des institutions scientifiques à produire des recherches compétitives à l’échelle internationale. Il favorise la réalisation de projets collaboratifs de grande envergure, facilite l’intégration dans les réseaux internationaux de recherche et permet de répondre aux exigences croissantes des programmes scientifiques reposant sur l’exploitation de volumes massifs de données. Cette évolution contribue également à renforcer les interactions entre recherche fondamentale, recherche appliquée et innovation technologique, en réduisant le temps séparant la production des connaissances de leur valorisation dans les secteurs économique et industriel.
Le calcul haute performance s’impose désormais comme une infrastructure scientifique stratégique au même titre que les grandes plateformes expérimentales ou les équipements de recherche de pointe. Son fonctionnement repose sur des architectures massivement parallèles associant plusieurs milliers de processeurs, des accélérateurs spécialisés, des systèmes de stockage distribués et des réseaux de communication à très faible latence. Cet environnement permet d’exécuter simultanément un nombre considérable d’opérations, de traiter des ensembles de données de très grande dimension et de réaliser des simulations numériques d’une précision inaccessible aux infrastructures informatiques conventionnelles. Les progrès continus de ces architectures, associés au développement de l’intelligence artificielle et de l’analyse des mégadonnées, élargissent constamment le champ des applications scientifiques, industrielles et décisionnelles.
Dans cette perspective, la disponibilité d’une telle infrastructure ouvre de nouvelles possibilités pour des domaines aussi variés que les sciences de la santé, les biotechnologies, les sciences du climat, l’énergie, les matériaux avancés, l’ingénierie, l’agriculture de précision, la cybersécurité ou encore les technologies numériques. La capacité à modéliser des systèmes complexes, à anticiper différents scénarios et à exploiter des données massives constitue désormais un levier essentiel pour améliorer la qualité de la recherche, soutenir la prise de décision et accélérer les processus d’innovation.

Construire un écosystème scientifique durable
Au-delà de ses caractéristiques technologiques, la valeur d’un supercalculateur réside avant tout dans la capacité à structurer un écosystème scientifique et numérique capable d’en assurer une utilisation durable, efficiente et évolutive. Une telle infrastructure ne produit pas, à elle seule, de nouvelles connaissances ; son impact dépend essentiellement des compétences humaines qui l’accompagnent, de l’organisation des institutions qui la mobilisent et de l’existence d’un environnement propice à l’innovation. Son déploiement implique ainsi une stratégie globale associant le développement du capital humain, la modernisation des infrastructures numériques, l’amélioration de la gouvernance des ressources de calcul et la diffusion d’une culture scientifique fondée sur l’exploitation des données et la simulation numérique.
Dans cette perspective, la montée en puissance du calcul intensif suppose un investissement continu dans la formation des chercheurs, des enseignants, des ingénieurs et des étudiants, afin de maîtriser les méthodes avancées de modélisation, d’intelligence artificielle, d’analyse des mégadonnées et d’optimisation algorithmique. Elle nécessite également la mise en place de mécanismes favorisant le partage sécurisé des ressources, l’interopérabilité des plateformes, la gestion des données scientifiques et le développement de réseaux de collaboration entre universités, centres de recherche, institutions publiques et partenaires industriels. Cette approche intégrée permet de transformer une infrastructure technologique en un véritable levier de production, de diffusion et de valorisation des connaissances.
Le calcul haute performance dépasse la seule performance technologique. Intégré à une stratégie nationale de recherche, il constitue un levier de transformation numérique, de coopération scientifique internationale et de développement de compétences avancées en intelligence artificielle, cybersécurité et calcul scientifique. Sa véritable valeur réside dans sa capacité à structurer des réseaux de recherche, stimuler l’innovation interdisciplinaire et renforcer durablement la compétitivité scientifique et technologique du pays.

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L’urgence, aujourd’hui, en Tunisie | Traquer le faux, rétablir la réalité des faits

26. Juli 2026 um 08:12

Une image circule. Une foule dense, des drapeaux, des poings levés. La légende dit : «d’une manifestation antérieure». Ni date, ni lieu, ni échelle vérifiable. On pourrait s’arrêter là, dénoncer une manipulation, refermer le dossier. Mais le vrai sujet n’est pas cette image — c’est ce qu’elle nous a empêchés de regarder pendant que nous la regardions. (Photo : Manifestation de l’opposition à Tunis, le 25 juillet 2026).

Ilyes Bellagha *

Aristote avait déjà séparé l’alèthès du eikos — le vrai du vraisemblable. Le vraisemblable se façonne sur mesure pour l’auditoire qu’il vise ; le vrai, lui, ne se plie à rien. C’est un désavantage structurel : celui qui rapporte les faits reste prisonnier de ce qui est, quand celui qui construit un récit reste libre de l’ajuster à ce que son public veut entendre. Arendt en tirait une conclusion dérangeante — le menteur a toujours un avantage sur celui qui dit le vrai. Une légende floue sur une photo d’archive n’est pas un mensonge caractérisé. C’est un choix de laisser le vraisemblable effectuer le travail que le vrai ne peut pas faire aussi vite : suggérer une ampleur avant qu’aucun fait ne l’établisse.

Ce mécanisme n’appartient à aucun camp. Le pouvoir tunisien met en scène ses propres foules avec les mêmes légendes vagues ; l’opposition fait de même pour les siennes. Ibn Khaldoun avait déjà catalogué, dans la Muqaddima, les raisons pour lesquelles les récits se déforment en passant de bouche en bouche — parti pris, flatterie du pouvoir, exagération, crédulité. Ce que les réseaux sociaux et l’intelligence artificielle ont changé, ce n’est pas la nature de l’erreur, c’est sa vitesse et son échelle. Une chaîne de transmission vivante et vérifiable — un sanad, pour reprendre le mot — devient une copie sans origine, une nuskha, que des millions d’écrans démultiplient avant qu’aucune vérification n’ait eu le temps d’exister.

Popper offre ici une boussole utile : aucun récit ne peut être prouvé vrai de façon définitive, mais une seule faille suffit à établir le faux, sans retour possible. Chercher à prouver qu’une image est authentique est un travail sans fin. Chercher la faille qui la rend fausse — la date absente, le lieu invérifiable — est un travail fini. C’est ce travail-là, modeste et cumulatif, qui reste à la portée d’un lecteur, d’un collège de veilleurs citoyens, d’une rédaction rigoureuse. Pas la reconquête du vrai. La traque du faux.

Le terrain

En rugby, en dehors de la mêlée, il reste le jeu — et après le jeu, on ne plie pas le terrain. Entre le 24 et le 26 juillet, ce qui ne se plie pas, ce sont les chiffres que ni le pouvoir ni l’opposition ne peuvent réviser à leur avantage du jour au lendemain.

La croissance du PIB s’est établie à 2,5 % en 2025, contre 1,6 % en 2024, et à 2,6 % au premier trimestre 2026 — un chiffre que le gouvernement met en avant, quand le FMI, plus prudent, tablait sur 2,1 % pour l’année. L’inflation a reculé à 5,3 % en moyenne annuelle 2025, contre 7 % en 2024, et à 5,0 % en février 2026 — un recul réel, que masque toutefois la hausse persistante des prix alimentaires, viande et produits frais en tête, qui pèse plus lourd sur un ménage modeste que la moyenne agrégée ne le montre. Le taux de chômage global a reculé à 15,2 % au dernier trimestre 2025, puis à 15 % au premier trimestre 2026 — mais le chômage des jeunes de 15 à 24 ans reste figé à 38,4 %, chiffre qui contredit à lui seul tout récit d’amélioration générale, puisque c’est précisément cette tranche d’âge qui peuple la rue.

Sur la dette, la Tunisie a soldé le 15 juillet 2026 son dernier grand emprunt sur les marchés financiers internationaux, un symbole que le pouvoir peut légitimement revendiquer. Mais la dette extérieure, tombée à 39,3 % de l’encours public total fin 2025, n’a pas disparu : elle a changé de nature. Le service de la dette 2026 est attendu en repli de 5,7 %, à 23,06 milliards de dinars — mais les intérêts de la dette intérieure, eux, bondissent de 21 % sur un an. L’État emprunte de plus en plus à ses propres banques, ce qui restreint d’autant le crédit disponible pour l’économie réelle. Les économistes appellent cela l’effet d’éviction. Aucun camp politique n’en fait, pour l’instant, le point de départ d’un programme.

Le non-événement

Vu depuis ce terrain, un rassemblement place de la République — vingt personnes ou vingt mille — est stratégiquement un non-événement. Le pouvoir ne perd rien qu’il n’ait déjà engagé dans la gestion des coupures d’eau et d’électricité ; l’opposition ne gagne rien qu’un supplément de visibilité sans traduction programmatique. Aucun des deux ne revient, ce soir-là, sur le chômage des jeunes ou sur l’effet d’éviction. Le désaccord ne porte pas sur les faits — il ne les touche même pas. Il porte sur un récit contre un autre : «l’État en marche» contre «l’usurpateur de Carthage», deux formules qui s’affrontent sans jamais se rencontrer sur un chiffre commun.

On pourrait n’y voir qu’une défaillance structurelle — l’absence d’un canal institutionnel où un programme chiffré pourrait se construire, depuis un Parlement affaibli et des partis sans relais réel. Mais il y a une autre histoire, plus dure, qu’il faut regarder en face.

La trahison

Un militant réclame le droit de s’exprimer. Son slogan : «je veux m’exprimer». Un jour, on lui répond : vas-y, dis ce que tu as à dire. Il se tait. La contrainte qu’il invoquait vient de tomber, et le silence qui suit révèle que la revendication n’a jamais été un moyen vers un contenu. Elle était la fin elle-même.

Depuis 2011, la scène politique tunisienne rejoue une variante de cette parabole. Chaque fois qu’un espace s’est rouvert — l’Assemblée nationale constituante, les législatives de 2014 et 2019, la période parlementaire d’avant 2021 — ce qui en est sorti n’a que rarement été un menu de vision chiffré et concurrent. Plutôt la reconduction du même rapport de force identitaire, laïcs contre islamistes, ancien régime contre révolution, avec les mêmes slogans recyclés une fois au pouvoir. Un système qui échoue peut ignorer sa propre stérilité. Une trahison suppose qu’à un niveau ou un autre, on le sait — ou qu’on pourrait le savoir si on se regardait honnêtement — et qu’on choisit quand même de rejouer le slogan plutôt que d’affronter le vide qu’il masque.

Ce vide n’est pas non plus soluble par une simple addition des colères. Une coalition qui rassemble, sous un même mot d’ordre du soir, une mouvance civile et Ennahdha n’a pour dénominateur commun qu’un rejet — parce que tout dénominateur positif rouvrirait le clivage de fond que 2011-2013 avait déjà mis à nu : quelle Constitution, quel rapport à la religion, quel régime électoral. La 6ᵉ République que réclame une partie de la gauche française reste un point de convergence parce qu’elle repose sur un référentiel partagé — rapport à la laïcité, à l’État social. Ici, le référentiel diverge à la racine. Le seul terrain d’entente disponible est donc négatif, et il le restera tant que ce clivage fondateur n’aura pas été retraité — ce qui ne se joue certainement pas un soir de rassemblement place de la République.

Durer sans se durcir

Il y a une tentation, face à ce constat, de tout ranger dans la même poubelle — l’information comme l’intox, le pouvoir comme l’opposition, le vrai comme le vraisemblable. Ce n’est pas du discernement, c’est son abandon, et c’est précisément l’état qui profite le plus à qui n’a pas besoin d’être cru, pourvu que rien d’autre ne le soit non plus.

L’alternative n’est ni la naïveté ni la fermeture. C’est un travail permanent, modeste et cumulatif : traquer le faux vérifiable plutôt que réclamer le vrai inatteignable ; tenir le terrain chiffré — celui du chômage des jeunes, de l’effet d’éviction, du service de la dette — comme le seul lieu où le désaccord porte enfin sur une interprétation et non sur un fait fabriqué. C’est un projet plus modeste que «rétablir la vérité». C’est le seul qui soit tenable. Et c’est, en définitive, ce que réclame une République qui ne veut plus se payer de mêlées sans jeu.

* Architecte.

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Fête de la République : la Tunisie célèbre son 69e anniversaire

Von: tmps
25. Juli 2026 um 13:22

La Tunisie célèbre, ce samedi 25 juillet, le 69e anniversaire de la proclamation de la République, un événement historique qui a mis fin à la monarchie husseinite le 25 juillet 1957 et consacré la naissance de l’État républicain, sous la présidence de Habib Bourguiba.

Au-delà du changement de régime, cette proclamation a ouvert la voie à de profondes réformes institutionnelles, administratives, judiciaires et éducatives, ainsi qu’à l’adoption du Code du statut personnel, jetant les bases de l’État moderne.

En près de sept décennies, la Tunisie a connu plusieurs évolutions constitutionnelles, avec les Constitutions de 1959, 2014 et 2022.

Malgré les débats ayant suivi la révolution de 2011 sur le système politique, le choix républicain n’a jamais été remis en cause. Pour les historiens, la République demeure le socle de l’État tunisien, tandis que les enjeux actuels portent davantage sur le renforcement de ses institutions et leur capacité à répondre aux attentes des citoyens.

Cette commémoration intervient, également, au moment du lancement du Plan de développement 2026-2030, le premier élaboré dans le cadre de la Constitution de 2022. Axé sur une approche ascendante, il vise à promouvoir un développement régional équilibré, le renforcement des souverainetés, alimentaire, hydrique et énergétique, le soutien à l’emploi, la modernisation de l’administration et l’amélioration de la gouvernance.

Soixante-neuf ans après sa proclamation, la République tunisienne reste le cadre politique de référence. Le défi est désormais de consolider l’efficacité des institutions, d’accélérer le développement économique et social et de renforcer la confiance entre l’État et les citoyens.

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Fête de la République: se souvenir pour avancer

25. Juli 2026 um 11:07

La célébration du 69e anniversaire de la proclamation de la République tunisienne, commémorée chaque 25 juillet depuis 1957, invite à un regard approfondi sur la portée et les conséquences de cet événement fondateur. Plus qu’un simple rappel de la fin de la monarchie, cette date marque l’avènement d’un État moderne et souverain et symbolise un tournant décisif dans l’histoire nationale, avec des transformations durables sur les plans économique, social et médiatique. Elle incarne à la fois la mémoire des sacrifices pour l’indépendance et la construction progressive d’une identité nationale évolutive.

Sur le plan économique, la Tunisie héritait en 1957 d’une économie peu développée : agriculture peu productive, industrie embryonnaire, infrastructures limitées et marché intérieur restreint. Une priorité fut donc de libérer l’économie du contrôle colonial, notamment par la nationalisation progressive de secteurs stratégiques (électricité, gaz, transports, banques), afin de jeter les bases d’un État autonome. Dans les décennies suivantes, surtout les années 1960 et 1970, des plans de développement ont cherché à industrialiser le pays, moderniser l’agriculture (phosphates, huile d’olive) et développer le tourisme. Ces politiques ont porté leurs fruits : le revenu moyen par habitant a presque quadruplé entre 1960 et la fin des années 1970, signe d’un réel progrès économique.

Les années 1980 ont amorcé une ouverture économique, renforcée ensuite par l’accord de libre-échange avec l’Union européenne en 1995. Cette ouverture a permis une diversification (industrie, agriculture, tourisme), mais n’a pas résolu tous les problèmes : chômage élevé, disparités régionales et tensions sociales, notamment parmi les jeunes diplômés. En 2026, la croissance enregistré une croissance au taux de 2,6% sur un an au cours du premier trimestre, selon les données de l’Institut national de la Statistique ( INS) et le Parlement a adopté un nouveau plan de développement 2026–2030 visant à consolider les acquis tout en répondant aux besoins sociaux. 

La fête de la République renvoie aussi à un engagement pour le progrès social. Après 1957, l’État a investi massivement dans l’éducation, la santé et les infrastructures pour réduire les inégalités régionales et améliorer les conditions de vie. L’adoption du Code du statut personnel sous Habib Bourguiba, portée notamment par Ahmed Mestiri, a profondément transformé la condition des femmes, faisant de la Tunisie un pays pionnier dans la région en matière de droits féminins. L’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a, quant à elle, joué un rôle central dans la défense des droits des travailleurs et dans l’orientation de certaines politiques économiques. Malgré ces avancées, les inégalités sociales et territoriales se sont creusées, avec une concentration des investissements sur les régions côtières, provoquant des migrations internes et alimentant des tensions. La lutte contre la pauvreté, le chômage et les inégalités demeure un défi majeur.

Au-delà du rappel des combats pour l’unité et la liberté, cette commémoration contribue à forger une identité nationale autour des valeurs de progrès, de justice sociale et de dignité. Elle honore la mémoire des martyrs tout en exprimant l’espoir d’un dépassement des divisions et d’un avenir riche de progrès intellectuel, social et culturel.

En définitive, la fête de la République est l’occasion de se souvenir des défis persistants et de rappeler l’aspiration d’un peuple à plus d’égalité et de justice sociale, tout en réaffirmant l’importance de préserver et de transmettre les acquis démocratiques aux générations futures.

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Fête de la République : qui était le dernier bey ?

25. Juli 2026 um 09:15

Soixante-neuf ans après la proclamation de la République, la question peut hanter quelques esprits. Elle mérite d’être posée au regard des difficultés – le moins qu’on puisse dire – que Mohamed Lamine bey a vécues après sa destitution, le 25 juillet 1957.

 

Mohamed Lamine Bey, le dernier monarque husseinite, déposé le 25 juillet 1957, il y a soixante-neuf ans, était-il opposé à la colonisation française et même un nationaliste ? Ou du moins avait-il épousé les thèses des militants pour l’indépendance de la Tunisie, à commencer par celles du Néo-Destour, principal artisan de la libération de la Tunisie du protectorat français, le 20 mars 1956 ? Un protectorat qui a été signé en 1881 sous le règne d’un certain Mohamed Sadok Bey, vingtième d’une lignée husseinite qui a dirigé notre pays de 1705 jusqu’à 1957 ?

 

Une chose est sûre, Mohamed Lamine Bey avait la malchance de succéder à Moncef Bey (1942-1943), présenté comme le plus nationaliste des monarques husseinites.

 

Répondre à la question est bien difficile. Tant les avis sont partagés du moins dans la mémoire collective des Tunisiens. Mais une chose est sûre, Mohamed Lamine Bey avait, sans doute, la malchance de succéder à Moncef Bey (1942-1943), présenté comme le plus nationaliste des monarques husseinites, mort exilé par la France qui voyait en lui un roi attaché à la souveraineté de son pays et de son peuple. Il était surnommé du reste « le bey du peuple ».

Autant dire que lorsqu’il succède à ce dernier, en 1943, Mohamed Lamine Bey sait que sa tâche n’est pas du tout repos. Il a été assimilé à un « usurpateur », selon le récit fait dans le site de notre confrère Leaders en date du 4 avril 2016. On assure, de ce côté, que durant ses « rares déplacements, ses sujets n’éprouvent à son égard que de l’indifférence, voire de l’hostilité » (voir Roger Casemajor, L’action nationaliste en Tunisie, Carthage, MC-Editions, 2009). On assure même qu’il est, selon cette dernière source, « boycotté par les princes husseinites lorsqu’il se rend à la mosquée à l’occasion de l’Aïd es-Seghir », en l’an 1944.

Un triomphe au souverain

Autre fait notoire rapporté par Roger Casemajor, la famille de Moncef Bey, lors du rapatriement de son corps pour être enterré au Djellaz, à Tunis, dit « boycotter la cérémonie pour rendre hommage au défunt bey si Mohamed Lamine Bey y assiste ». Ce dernier ajoute qu’il, « ne s’est d’ailleurs pas déplacé pour leur présenter ses condoléances ». Tout changera par la suite. Comme en 1950, quand Mohamed Lamine Bey récolte les fruits d’un rapprochement avec le Néo-Destour. On rapporte, à ce sujet, que « les Tunisiens font un triomphe au souverain lorsque celui-ci se rend à Kairouan, le 14 avril, et à Sousse, le 30, premiers déplacements d’un bey dans l’intérieur du pays depuis 1881 » (voir Mohamed Ben Salem, L’antichambre de l’indépendance, Tunis, Cérès Productions, 1988).

 

La France le fait céder cependant sur un dossier d’importance : deux décrets de réformes relatifs aux conseils de caïdats et aux municipalités. Ces décrets « visaient la réforme des conseils de caïdats (administration régionale) et des municipalités ».

 

Sans doute en raison du rapprochement opéré par le dernier bey avec les militants du mouvement national. Lequel a été effectué au vu et su des résidents généraux qui n’ont pas apprécié les faits. Mohamed Lamine Bey reçoit même le leader Habib Bourguiba, à son retour d’exil en Egypte, en septembre 1949. Comme il tient tête aux résidents généraux concernant quelques affaires. En particulier une rencontre voulue par le résident général, Jean De Hautecloque, sans la présence des ministres du bey, le 25 mars 1952.

La France, puissance occupante, ne manquera pas de faire pression sur lui et lui faire payer ce qu’elle considère comme des égarements. Elle emprisonne notamment sa fille Zakia, pour soi-disant « sabotage » et l’isole dans son Palais, en 1952, lui interdisant des visites et coupant ses liaisons téléphoniques.

Elle le fait céder cependant sur un dossier d’importance : deux décrets de réformes relatifs aux conseils de caïdats et aux municipalités. Ces décrets « visaient la réforme des conseils de caïdats (administration régionale) et des municipalités. Ils instauraient des élections municipales ouvertes aux Tunisiens et aux Français. Ce que les militants du mouvement national considéraient comme un partage de la souveraineté tunisienne ».

 

Cette signature sera là certainement un des points qui ont fait, sans doute, dire au premier président de la République Habib Bourguiba, que la dynastie beylicale a fauté par une « compromission coloniale ».

 

Présence de deux militants à ses côtés

Certains évoquent la présence à ses côtés de deux militants pour expliquer cette verve, pour ainsi dire, nationale. D’abord son médecin personnel, Abderahmane Mami, qui a joué le rôle de « pont entre le Palais et le mouvement national ». Il fait partie du reste des militants assassinés par la “Main rouge“, un soir de juillet 1954. Ensuite, le docteur Mohamed Ben Salem, militant nationaliste et gendre de Mohamed Lamine Bey.

Cette signature sera certainement un des points qui ont fait, sans doute, dire au premier président de la République, Habib Bourguiba, que l’on voit avec le dernier bey dans notre photo, que la dynastie beylicale a fauté par une « compromission coloniale ». Bourguiba qui, en fait, jugeait tout un passif beylical qui a commencé avec la signature par Sadok Bey du Traité du Bardo du 12 mai 1881 instaurant le protectorat français sur la Tunisie.

Tout le monde connaît la suite : l’homme a connu, selon ses proches, des jours durs après sa destitution. Il a notamment vécu dans quatre résidences (un palais à La Manouba, une petite villa à La Soukra et deux appartements à Tunis); quelquefois dans des conditions jugées difficiles. Le mobilier de sa première demeure était, si l’on croit Béchir Turki (Éclairage sur les recoins sombres de l’ère bourguibienne, Tunis, Sotepa Graphique, 2011), « réduit à sa plus simple expression : dans chaque pièce, un matelas est posé sur le sol sans drap ni couvertures. Quant à la nourriture, elle n’est fournie que pendant les trois premières journées, à charge pour les assignés de se débrouiller par la suite ».

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25 Juillet : pour une République qui éclaire vraiment

25. Juli 2026 um 05:46

A chaque 25 juillet, la Tunisie célèbre sa République. Cette date commémore l’abolition de la monarchie en 1957 et l’instauration d’un régime qui incarne la souveraineté du peuple et l’émancipation nationale.

 

Mais cette année, la fête résonne étrangement presque comme un miroir inversé de l’état du pays. Des millions de Tunisiens vivent au rythme des coupures d’électricité. Cette situation n’est pas une simple fatalité climatique ou technique. Elle est le symptôme criant d’une maladie plus profonde, celle d’un secteur public qui a besoin d’une refonte et, surtout, de moyens.

La promesse républicaine de 1957 était celle d’une émancipation totale. Aujourd’hui, la dépendance énergétique et la vétusté d’une bonne partie des infrastructures de la STEG rappellent que les grands projets d’avenir ont souvent été sacrifiés au profit de la gestion des affaires courantes. La récente vague de chaleur et les délestages, qui ont paralysé l’économie, ont mis à nu la fragilité du modèle. La République ne remplit plus totalement son premier contrat social, celui d’assurer les besoins vitaux de ses citoyens.

La question des entreprises publiques est centrale. Pour les plus importantes d’entre elles, les pertes cumulées sont colossales. C’est le résultat de décennies de mauvaise gestion et d’un manque criant de gouvernance. Ces institutions, censées être les moteurs du développement, sont devenues des gouffres financiers. La réforme n’est plus une option, c’est une urgence vitale. Le 25 juillet doit sonner l’heure d’une prise de conscience générale et du lancement effectif des efforts pour mettre fin à cette gabegie. Il ne s’agit pas de brader le patrimoine national, mais de le sauver.

La réforme doit être radicale car elle touche aux fondements mêmes du pacte républicain. Pour la majorité de ces entreprises, un programme de restructuration est déjà prêt, incluant des contrats-programmes, un renforcement des conseils d’administration, une lutte acharnée contre la corruption et la fusion des structures aux compétences limitées. Le chantier est immense, mais des signaux positifs existent, comme la reprise d’activité de certaines entités à l’instar de la Société tunisienne de sucre. C’est la preuve que la réhabilitation est possible si elle s’accompagne d’une volonté politique ferme et d’une rupture avec les pratiques du passé.

La fête de la République ne peut plus être une simple commémoration historique. Elle doit devenir le catalyseur d’une refondation de toutes les entreprises publiques. L’épisode des coupures d’électricité a sonné le réveil. Il est temps que la République, dans sa substance, éclaire enfin la Tunisie du 21ème siècle.

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La Poste tunisienne | Ouverture exceptionnelle de bureaux ce samedi 25 juillet

24. Juli 2026 um 23:31

​La Poste tunisienne a annoncé que ses bureaux habitués à assurer une permanence le samedi matin poursuivront exceptionnellement leurs services ce 25 juillet 2026

​Ces bureaux de poste seront ouverts au public de 9h à 12h15 afin d’assurer la continuité des services financiers et postaux pour les citoyens durant ce jour férié, fête de la République.

Cette décision a été prise pour faciliter les démarches des citoyens, notamment pour le retrait des pensions de retraite dans les délais impartis, précise l​a Poste tunisienne.

Y. N.

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Kaïs Saïed accorde une grâce présidentielle à 2439 détenus et libère 490 autres

23. Juli 2026 um 18:07

À l’occasion du 69ᵉ anniversaire de la proclamation de la République, le président de la République, Kaïs Saïed, a décidé, ce jeudi 23 juillet 2026, d’accorder une grâce présidentielle spéciale à 2439 détenus. Cette mesure s’inscrit dans le cadre des traditionnelles grâces accordées lors des grandes célébrations nationales. Le chef de l’État a également ordonné la libération conditionnelle de 490 autres prisonniers.

Une grâce spéciale à l’occasion de la fête de la République

La présidence de la République a annoncé que Kaïs Saïed a signé, ce 23 juillet, un décret de grâce présidentielle spéciale bénéficiant à 2439 détenus à l’occasion de la célébration du 69ᵉ anniversaire de la proclamation de la République tunisienne.

Cette mesure vise à permettre à un important nombre de personnes condamnées de retrouver la liberté dans le cadre des prérogatives constitutionnelles du président de la République.

490 détenus supplémentaires en liberté conditionnelle

Outre cette grâce présidentielle, le chef de l’État a donné des instructions pour que 490 détenus supplémentaires bénéficient d’une libération conditionnelle, conformément aux dispositions légales en vigueur.

Au total, 2929 détenus profiteront ainsi des mesures décidées à l’occasion de cette fête nationale, entre grâce présidentielle et mise en liberté conditionnelle.

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Kaïs Saïed : « L’État ne restera pas les bras croisés » face aux coupures et aux incendies

23. Juli 2026 um 08:56

Le président de la République, Kaïs Saïed, a présidé mardi 22 juillet, au palais de Carthage, une réunion consacrée à la situation des services publics essentiels, en présence de plusieurs membres du gouvernement et des responsables de la STEG, de la Sonede et de la Protection civile. Il a appelé à mettre un terme aux longues coupures d’eau et d’électricité, tout en dénonçant des « phénomènes inhabituels » liés aux interruptions de service et aux incendies.

La réunion a rassemblé le ministre de l’Intérieur, Khaled Nouri, le ministre de l’Équipement, de l’Habitat et chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Salah Zouari, le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Ezzeddine Ben Cheikh, le président-directeur général de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG), Fayçal Trifa, le président-directeur général de la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (Sonede), Abdelhamid Menja, ainsi que le directeur général de l’Office national de la protection civile, le colonel Mohamed Rached Souissi.

En ouverture de la réunion, le chef de l’État a affirmé suivre « de près, tout au long de la journée », l’évolution de la situation dans l’ensemble du pays. Il a estimé que les coupures d’eau et d’électricité, ainsi que les incendies enregistrés ces derniers jours, constituent des « phénomènes inhabituels ». Il a assuré que l’État « ne restera pas les bras croisés » face à ceux qui chercheraient, selon lui, à porter préjudice aux citoyens et à attiser les tensions.

Kaïs Saïed est également revenu sur les interruptions des services d’eau et d’électricité ayant dépassé, dans plusieurs régions, les vingt-quatre heures. Une situation qu’il a jugée inacceptable, appelant à y mettre fin immédiatement. Il a, en outre, insisté sur la nécessité d’informer les citoyens à l’avance de toute interruption programmée et de choisir des horaires appropriés lorsque des coupures s’avèrent inévitables.

Le président de la République a, par ailleurs, salué les efforts des unités de la Protection civile, mobilisées en coordination avec les différentes structures militaires, sécuritaires et administratives pour lutter contre les incendies. Il a mis en avant la rapidité et l’efficacité des interventions ayant permis de contenir la propagation des feux, tout en rendant hommage à « l’engagement sans limite » des équipes mobilisées.

En conclusion, Kaïs Saïed a réaffirmé sa confiance dans « la conscience profonde du peuple tunisien », estimant que toutes les tentatives visant à déstabiliser le pays ou à nuire aux citoyens « se briseront » face à cette mobilisation, quelles qu’en soient l’origine ou l’ampleur.

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Kaïs Saïed : la Tunisie a honoré ses engagements malgré une dette « sans bénéfice pour le peuple »

21. Juli 2026 um 08:55

Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu, lundi 20 juillet 2026 au palais de Carthage, la cheffe du gouvernement, Sara Zaâfrani Zenzri, le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, ainsi que le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Fathi Zouhair Nouri.

Selon un communiqué de la présidence de la République, la réunion a porté sur la loi promulguée relative à l’approbation du Plan de développement 2026-2030. Au cours de cette réunion, Kaïs Saïed a évoqué la question de la dette, déclarant que « les dettes se sont accumulées sans que le peuple tunisien n’en bénéficie ». Le chef de l’État a également affirmé que « la Tunisie a honoré tous ses engagements et n’a accusé aucun retard dans le remboursement de ses obligations ».

Dans ce contexte, Kaïs Saïed a appelé à redoubler d’efforts afin de transformer ces dettes en investissements destinés à reconstruire les services publics, « tels que le souhaite le peuple tunisien », selon les termes du communiqué.

Le président de la République a, par ailleurs, déclaré que « la vie des États et des nations connaît des moments où les peuples sont au rendez-vous de l’Histoire pour faire l’Histoire comme ils le souhaitent ». Tout en ajoutant qu’« il n’y a pas de place, à ce moment, pour les mains tremblantes, les cœurs hésitants ou la pensée aliénée », conclut le communiqué de la présidence.

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Le Président Saïed en visite d’inspection à la station de la SONEDE de Ghedir El Golla

Von: farhat
19. Juli 2026 um 06:08

Le Président Kaïs Saïed a effectué, samedi soir, une visite d’inspection à la station de la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE) de Ghedir El Golla, située dans la délégation de La Hrairia, dans le gouvernorat de Tunis.

À cette occasion, le chef de l’État s’est enquis des causes des coupures d’eau potable enregistrées dans plusieurs régions du pays.

La station de Ghedir El Golla est la plus importante installation de la SONEDE. Elle assure le stockage des eaux provenant du barrage de Kasseb et du canal Medjerda–Cap Bon, leur traitement ainsi que leur distribution.

L’infrastructure injecte quotidiennement entre 500.000 et 700.000 mètres cubes d’eau et approvisionne en eau potable la majeure partie des quartiers du Grand Tunis.

(D’après TAP)

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Le Président Saïed visite la zone du « pont de Bizerte » et inspecte des projets de protection contre les inondations

Von: farhat
19. Juli 2026 um 06:04

Le Président de la République, Kaïs Saïed, s’est rendu samedi soir dans la zone du « pont de Bizerte », relevant de la délégation de Kalaât El Andalous (gouvernorat de l’Ariana), où il a inspecté deux projets portant sur la protection contre les inondations de l’oued Medjerda et la restauration du pont andalou historique.

Au cours de cette visite, le chef de l’État a pris connaissance de l’état d’avancement du projet de protection contre les crues de l’oued Medjerda dans cette région, avant de visiter le chantier de restauration du pont andalou de Kalaât El Andalous.

Le président Saïed s’est ensuite entretenu avec plusieurs habitants de la région, dont il a écouté les préoccupations et les doléances.

Le projet de protection contre les inondations de l’oued Medjerda s’étend sur de larges portions du cours du fleuve, jusqu’aux régions du Nord-Ouest et aux zones situées entre le barrage d’El Aroussia, dans le gouvernorat de La Manouba, et la ville de Kalaât El Andalous.

Il vise à mieux maîtriser les crues et à protéger les agglomérations ainsi que les terres agricoles du bassin de l’oued.

Le projet de restauration et de réhabilitation du pont andalou prévoit, pour sa part, l’aménagement des abords du monument et des travaux complets de conservation, afin de préserver cet ouvrage historique.

(D’après TAP)

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Saïed : « Toute personne défaillante dans l’exercice de ses fonctions devra assumer pleinement ses responsabilités »

Von: farhat
19. Juli 2026 um 06:01

Le président Kaïs Saïed s’est rendu samedi après-midi au complexe hydraulique de Ghedir El Golla, relevant de la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (Sonede), où il a inspecté les différentes installations de la station et relevé plusieurs insuffisances, appelant à y remédier dans les plus brefs délais.

Selon un communiqué, le chef de l’État a insisté sur la nécessité d’une parfaite harmonisation entre les intervenants et d’une coordination permanente, soulignant que toute personne reconnue défaillante dans l’exercice de ses fonctions devra assumer pleinement ses responsabilités.

Le président Saïed s’est ensuite rendu dans la zone du pont de Bizerte, dans la délégation de Kalaât El Andalous, où il a pris connaissance de l’état d’avancement du projet de protection contre les inondations dans l’oued Medjerda, réalisé sous la supervision de la Direction générale du génie militaire.

À cette occasion, il a mis l’accent sur l’urgence de trouver des solutions permettant de préserver les eaux de pluie et d’éviter leur perte.

Le président a également inspecté les travaux de restauration du pont historique, construit en 1608, qu’il a qualifié de monument longtemps négligé.

Évoquant l’état du patrimoine national, le président  Saïed a estimé que de nombreux monuments et sites historiques avaient été abandonnés, spoliés ou victimes de trafic.

Il a affirmé que « notre histoire n’est pas à vendre » et que « l’avenir appartient au peuple tunisien », appelant chaque responsable à faire prévaloir, dans chacune de ses décisions, les droits légitimes du peuple tunisien.

(D’après TAP)

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Début du mois de Safar : jeudi 16 juillet

Von: tmps
15. Juli 2026 um 09:33

Le mufti de la République tunisienne, Hichem Ben Mahmoud, a annoncé que le jeudi 16 juillet marquera le premier jour du mois de Safar de l’année 1448 de l’Hégire.

Dans un communiqué publié mardi soir par le Dar Al-Ifta, le mufti a précisé que le mercredi 15 juillet correspondra au 30e et dernier jour du mois de Mouharram, la détermination ayant été effectuée sur la base de l’observation du croissant lunaire, avec recours au calcul astronomique à titre indicatif.

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Le Président de la République reçoit l’ambassadeur de Hongrie en Tunisie

Von: farhat
29. Juni 2026 um 17:27

Le Président de la République, Kaïs Saïed, a reçu, lundi, au palais de Carthage, l’ambassadeur de Hongrie en Tunisie, Majos Mile, qui lui a rendu une visite d’adieu à l’occasion de la fin de sa mission dans le pays, lit-on dans un communiqué publié par le présidence de la République.

 

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