La Banque Internationale Arabe de Tunisie (BIAT) a publié ses états financiers intermédiaires arrêtés au 30 juin 2026, faisant apparaître un résultat net de 271,4 MDT, contre 246,1 MDT un an plus tôt, soit une progression sur la période. Le résultat par action s’établit à 6,652 dinars, contre 6,031 dinars au 30 juin 2025.
Le total du bilan de la banque atteint 28 039 MDT au 30 juin 2026, contre 25 996 MDT au 30 juin 2025, ce qui représente un accroissement de 2 043 MDT, soit 7,86%. Les capitaux propres s’élèvent à 2 395 MDT, contre 2 368 MDT au 31 décembre 2025, en hausse de 27,1 MDT.
Le produit net bancaire ressort à 802,7 MDT au premier semestre 2026, contre 788,1 MDT un an auparavant. Il résulte d’un total des produits d’exploitation bancaire de 1 270,3 MDT, en hausse de 27,8 MDT (+2,24%) par rapport aux 1 242,5 MDT enregistrés au premier semestre 2025, et de charges d’exploitation bancaire de 467,6 MDT, contre 454,4 MDT, en progression de 13,2 MDT (+2,91%).
Les intérêts et revenus assimilés totalisent 724,7 MDT, contre 738,7 MDT un an plus tôt. Les commissions perçues s’élèvent à 146,1 MDT, contre 135,6 MDT. Les revenus du portefeuille d’investissement atteignent 293,6 MDT, contre 270,2 MDT, et les gains sur portefeuille titres commercial et opérations financières s’établissent à 105,9 MDT, contre 98 MDT.
Le résultat d’exploitation de la banque s’élève à 410,7 MDT au 30 juin 2026, contre 383,9 MDT au 30 juin 2025. Les frais de personnel ont progressé de 17,3 MDT, passant de 204,1 MDT à 221,5 MDT, tandis que les charges générales d’exploitation ont légèrement diminué, de 126,9 MDT à 124,7 MDT. L’impôt sur les bénéfices s’est établi à 139,3 MDT, contre 137,8 MDT un an plus tôt.
Les dépôts et avoirs de la clientèle atteignent 23 022 MDT au 30 juin 2026, contre 20 950 MDT au 30 juin 2025. Les créances sur la clientèle, nettes de provisions et d’agios réservés, s’élèvent à 13 209 MDT, contre 13 023 MDT un an plus tôt. Le portefeuille d’investissement de la banque totalise 7 782 MDT, contre 6 826 MDT.
Le stock de provisions collectives constituées par la banque s’élève à 400 MDT au 30 juin 2026. Durant le semestre, la BIAT a par ailleurs mis en place un nouvel emprunt subordonné, dénommé BIAT 2026-1, d’un montant de 250 MDT.
Sur le plan de la trésorerie, les liquidités et équivalents de liquidités de la banque sont passés de 2 174 MDT au 30 juin 2025 à 3 422 MDT au 30 juin 2026. Les flux de trésorerie provenant des activités d’exploitation se sont établis à 621,4 MDT, contre 189,6 MDT un an plus tôt. Un montant de 244,8 MDT a été versé au titre des dividendes durant la période.
Jusqu’à 15 000 € d’aide et un coaching sur-mesure pendant 8 mois. C’est le “coup de pouce“ qu’a lancé l’ONUDI pour transformer une vingtaine d’entreprises de l’artisanat en “championnes de la compétitivité“.
Pour ce faire, un appel à manifestation d’intérêt vient tout juste de tomber ! En effet, le projet Creative Tunisia 2.0 cherche une vingtaine d’entreprises artisanales tunisiennes prêtes à passer à la vitesse supérieure.
Au programme, un chèque à la clé : une prise en charge jusqu’à 60 % de votre plan de mise à niveau (matériel et immatériel), soit un financement allant de 10 000 € à 15 000 € par entreprise selon sa taille et son business plan ; et un accompagnement VIP : nuit mois d’expertise non-stop avec l’équipe du projet pour diagnostiquer, concevoir et suivre votre plan de développement sur-mesure.
L’objectif ? Créer des emplois concrets, intégrer les populations exposées aux risques de la migration irrégulière et dynamiser le secteur en s’appuyant sur le savoir-faire de la diaspora tunisienne.
Qui est derrière cette initiative ?
Derrière ce programme, on retrouve l’ONUDI, en partenariat avec l’Office national de l’artisanat (ONAT) et l’Office des tunisiens à l’étranger (OTE), soutenu financièrement par l’Union européenne et la Coopération italienne (AICS).
A noter qu’il s’agit d’un tout nouveau projet, totalement indépendant du premier programme « Creative Tunisia » (2019-2025). Pour rappel, la première édition avait mobilisé 9 millions d’euros, structuré 17 chaînes de valeur dans 18 gouvernorats, soutenu 18 associations et donné naissance à 6 hubs créatifs toujours en activité.
La France vient de connaître son été le plus chaud depuis le début des relevés météorologiques en 1900. Marqué par plusieurs épisodes de canicule, une sécheresse exceptionnelle et de vastes incendies, annonce Météo-France.
De juin à août 2026, la température moyenne sur 24 heures a atteint 24,0 °C, soit une anomalie de +3,6 °C par rapport aux normales. L’été 2026 dépasse ainsi largement les précédents records, notamment ceux de 2003 (+2,7 °C) et de 2022 (+2,3 °C).
L’un des marqueurs les plus spectaculaires de cet été réside dans la durée des épisodes de fortes chaleurs. La France a connu 53 jours de vague de chaleur, un niveau qualifié d’« inédit » par Météo-France.
Trois épisodes majeurs se sont succédé entre juin et août, avec des températures exceptionnellement élevées sur une grande partie du territoire. Les températures maximales ont affiché, sur l’ensemble de la saison, une anomalie moyenne de +4,8 °C, dépassant là encore le précédent record de 2003, établi à +3,3 °C.
Une sécheresse aggravée par le déficit de pluie
À la chaleur s’est ajoutée une importante pénurie de précipitations. L’été 2026 figure parmi les plus secs jamais observés en France, avec des précipitations inférieures d’environ 40 % à la moyenne. La combinaison de températures élevées et du déficit pluviométrique a fortement asséché les sols et accentué les risques d’incendie. Les conditions ont été particulièrement difficiles dans plusieurs régions du pays, où les feux de végétation ont atteint une ampleur exceptionnelle.
Cette situation climatique a favorisé la multiplication des incendies géants. Plusieurs milliers d’hectares ont été détruits, notamment dans le sud-ouest et le sud de la France.
Le bilan de l’été a notamment été marqué par un important incendie près de Bordeaux, qui a conduit à l’évacuation d’environ 250 000 personnes. Au total, plus de 100 000 hectares auraient été détruits au cours de la saison. La sécheresse des sols, combinée aux températures extrêmes, a ainsi créé des conditions particulièrement favorables à la propagation rapide des feux.
Des mers également exceptionnellement chaudes
Le record ne concerne pas uniquement les températures terrestres. Les eaux bordant la France métropolitaine et la Corse ont également atteint des niveaux de température jamais observés auparavant. Cette chaleur marine constitue un autre indicateur de l’intensité de l’épisode climatique, avec des conséquences potentielles sur les écosystèmes côtiers et marins.
L’été 2003, longtemps considéré comme la référence en matière de chaleur extrême en France, est désormais nettement dépassé. Avec une moyenne de 24 °C et une anomalie de +3,6 °C, l’été 2026 s’installe au premier rang des étés les plus chauds depuis 1900. Météo-France souligne également que les températures maximales ont atteint des niveaux particulièrement élevés au cours de la saison.
Pour la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, cet été « restera dans l’histoire ». Elle a appelé à « être à la hauteur des enjeux » climatiques, estimant que la question est désormais de savoir si ce record restera exceptionnel ou s’il annonce une succession de nouveaux records.
Une chaleur qui se prolonge en septembre
Le passage à l’automne météorologique ne signifie toutefois pas la fin immédiate des fortes chaleurs. Une nouvelle vague de chaleur touche le sud de la France début septembre, avec des températures pouvant approcher 40 °C dans certains secteurs.
Après un été déjà historique, cette nouvelle séquence de chaleur prolonge ainsi une année 2026 particulièrement exceptionnelle sur le front climatique.
Les rentrées de devises générées par les Tunisiens vivant hors du pays et le secteur touristique ont franchi un nouveau seuil à fin août, soutenues par une hausse annuelle de plus de 5 %. Les premiers conservent une longueur d’avance sur les seconds, tant en volume qu’en rythme de croissance.
Les avoirs en devises accumulés grâce aux transferts des Tunisiens résidant à l’étranger (TRE) et aux recettes touristiques ont totalisé 11,66 milliards de dinars au 31 août 2026, selon les indicateurs monétaires et financiers publiés le 3 septembre par la Banque centrale de Tunisie (BCT).
Arrêté à la fin du huitième mois de l’année, ce montant marque une progression de 568,9 millions de dinars par rapport à la même période de 2025, soit une hausse relative de 5,13 %. Ces deux postes demeurant ainsi les principaux pourvoyeurs de liquidités étrangères pour le pays.
À eux seuls, les revenus du travail cumulés en espèces ont atteint 6,14 milliards de dinars à la date du 31 août dernier, contre 5,83 milliards un an plus tôt. La hausse enregistrée sur cette base annuelle s’élève à 307,9 millions de dinars, correspondant à une augmentation de 5,28 %. Ce rythme est légèrement plus dynamique que celui des rentrées touristiques. Ces dernières se sont établies à 5,52 milliards de dinars sur la même période, en progression de 261 millions de dinars (+4,96 %) par rapport au cumul observé au 31 août 2025, qui était alors de 5,26 milliards.
Les fonds envoyés par les Tunisiens établis à l’étranger continuent donc de constituer la principale source de devises parmi les deux catégories. Ils pèsent pour 52,65 % du total, tandis que les recettes touristiques en représentent 47,35 %. L’écart en valeur absolue entre ces deux flux atteint 618,9 millions de dinars en faveur des transferts des TRE.
À titre de comparaison, sur l’ensemble de l’exercice 2025, les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger et des recettes touristiques s’étaient élevés à 16,86 milliards de dinars, contre 15,86 milliards en 2024. Cette évolution sur un an représentait alors un gain de 996,2 millions de dinars, soit une hausse de 6,28 %
Hannibal Lease a dégagé un résultat net de 3,30 millions de dinars (MDT) au 30 juin 2026, contre 3,81 MDT un an plus tôt, soit une baisse de 13,21 %. Le total du bilan de la société de leasing s’établit à 720,21 MDT à la même date.
Les intérêts et produits assimilés de leasing, principal poste de revenus de la société, se sont établis à 43,15 MDT au 30 juin 2026, contre 44,19 MDT au 30 juin 2025. Les produits nets ressortent à 18,38 MDT, contre 19,11 MDT un an auparavant. Le résultat d’exploitation avant provisions s’établit à 7,39 MDT, contre 8,67 MDT au 30 juin 2025. Après dotations nettes aux provisions, le résultat d’exploitation s’élève à 5,30 MDT, contre 5,70 MDT un an plus tôt. Le résultat des activités ordinaires avant impôt atteint 5,35 MDT, contre 5,75 MDT au 30 juin 2025.
Le résultat par action ressort à 0,300 dinar au 30 juin 2026, contre 0,346 dinar au 30 juin 2025. Au bilan, le total des actifs s’établit à 720,21 MDT au 30 juin 2026, contre 742,56 MDT au 30 juin 2025 et 714,37 MDT au 31 décembre 2025. Les créances sur la clientèle liées aux opérations de leasing s’élèvent à 624,42 MDT, contre 660,80 MDT au 30 juin 2025. Les capitaux propres totalisent 89,24 MDT au 30 juin 2026, contre 86,37 MDT au 30 juin 2025, en hausse de 3,33 %. Le capital social s’établit à 55 MDT, composé de 11 millions d’actions.
Les emprunts et dettes rattachées s’établissent à 532,47 MDT au 30 juin 2026, contre 541,76 MDT au 30 juin 2025. Le total du passif s’élève à 630,98 MDT, contre 656,20 MDT un an plus tôt. Les flux de trésorerie provenant de l’exploitation se sont élevés à 43,18 MDT au 30 juin 2026, contre un flux négatif de 32,68 MDT au 30 juin 2025. La trésorerie s’établit à 21,63 MDT à la clôture du 30 juin 2026, contre 18,80 MDT au 30 juin 2025, après une variation positive de trésorerie de 12,68 MDT sur la période.
La réforme des entreprises publiques revient au cœur de l’agenda gouvernemental. Avec une nouvelle circulaire datée du 28 août 2026, la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, appelle à une refonte structurelle de leur gouvernance. Avec pour objectif de : restaurer les équilibres financiers, améliorer la performance et réduire la dépendance à l’argent public. Une ambition nécessaire, mais dont la concrétisation soulève déjà une question essentielle : pourquoi les mêmes recettes n’ont-elles pas, jusqu’ici, produit les résultats escomptés ?
La circulaire fixe six grands axes : l’amélioration de l’exploitation et des équilibres financiers; la gestion des ressources humaines; la valorisation du patrimoine; la modernisation de l’organisation; la digitalisation et la transparence financière; ainsi que le renforcement des mécanismes de gouvernance et de contrôle. Les plans stratégiques devront désormais être assortis d’objectifs et d’indicateurs de performance mesurables.
Sur le papier, difficile de contester ces orientations. Les entreprises publiques ont besoin de modernisation, de transparence et de responsabilisation. Mais le problème de la Tunisie n’est plus celui du diagnostic. Car, depuis des années, les rapports, programmes et annonces de réforme identifient les mêmes dysfonctionnements : déficits, sureffectifs dans certains cas, retards d’investissement, faiblesse de la gouvernance et dépendance au soutien de l’État.
Le véritable enjeu est donc ailleurs : qui sera réellement responsable des résultats ? Le gouvernement annonce une responsabilisation accrue des dirigeants en cas de manquements ou de retards injustifiés. C’est probablement l’un des points les plus importants de la réforme. Encore faut-il que cette responsabilité ne reste pas un principe administratif supplémentaire. Elle devra s’accompagner de critères transparents de nomination, d’objectifs contractualisés et d’une évaluation régulière des performances.
Autre ambition : renforcer l’autofinancement et diversifier les sources de financement, en orientant les ressources vers les investissements à impact économique et social direct. Là encore, l’objectif est pertinent. Mais demander davantage d’autofinancement à des entreprises déjà structurellement déficitaires sans traiter les causes profondes de leurs difficultés risque de transformer une contrainte financière en simple injonction comptable.
La réforme pose également la question du rôle des ministères de tutelle. La circulaire leur demande davantage de suivi et de contrôle. Mais renforcer le contrôle administratif ne garantit pas automatiquement une meilleure gouvernance. Si la multiplication des validations et des procédures ralentit encore la prise de décision, la réforme pourrait paradoxalement produire davantage de bureaucratie au lieu de l’efficacité recherchée.
La digitalisation constitue, à cet égard, une opportunité réelle, notamment pour améliorer la traçabilité et accélérer les procédures. Mais elle ne pourra être efficace sans transformation parallèle des méthodes de travail et des responsabilités.
Au fond, la Tunisie ne manque ni de constats ni de plans. Elle manque surtout d’une exécution durable, mesurable et politiquement assumée.
La nouvelle réforme sera donc jugée non pas au nombre de circulaires publiées, mais à sa capacité à faire évoluer concrètement les performances des entreprises publiques, à réduire les déficits et, surtout, à améliorer la qualité des services rendus aux citoyens. Le vrai test commence maintenant : passer des bonnes intentions à l’obligation de résultats.
Alors, Mme Zaafrani réussira-t-elle à faire évoluer la situation des entreprises et établissements publics, là où ses prédécesseurs ont tous échoué ? Rien n’est moins sûr. Mais qui sait!
Le groupe industriel tunisien One Tech Holding a publié ses états financiers intermédiaires consolidés arrêtés au 30 juin 2026. Le chiffre d’affaires consolidé atteint 576,3 millions de dinars (MDT), en progression de 5,8 % par rapport au premier semestre 2025. Tandis que le résultat net part du groupe recule à 20,7 MDT, en baisse de 16 % sur la même période.
Le groupe One Tech Holding, spécialisé notamment dans la câblerie, la mécatronique et les technologies de l’information, a arrêté ses comptes consolidés intermédiaires au 30 juin 2026. Les revenus du groupe s’élèvent à 576,3 MDT contre 544,6 MDT un an plus tôt, soit une progression de 5,8 %. Cette hausse de l’activité s’accompagne toutefois d’une augmentation plus rapide des charges d’exploitation, qui passent de 509,2 MDT à 545 MDT sur la période.
Le résultat d’exploitation s’établit ainsi à 32,4 MDT au 30 juin 2026, contre 36,6 MDT au 30 juin 2025. Ce qui représente une baisse de 11,5 %. Après prise en compte des charges financières nettes, qui s’allègent à 4,5 MDT contre 5,2 MDT un an auparavant, le résultat des activités ordinaires avant impôt ressort à 27 MDT, contre 34,3 MDT au premier semestre 2025.
Une fois l’impôt sur les bénéfices déduit, pour un montant de 7,5 MDT, le résultat net des entreprises consolidées atteint 19,5 MDT. En intégrant les dotations aux amortissements des écarts d’acquisition et la quote-part des sociétés mises en équivalence, le résultat net de l’ensemble consolidé s’élève à 18,9 MDT, en baisse de 26,9 % par rapport aux 25,9 MDT enregistrés à fin juin 2025. Après affectation de la part des intérêts minoritaires, qui ressort négative à 1,8 million de dinars, le résultat net part du groupe atteint 20,7 MDT, contre 24,7 MDT un an plus tôt. Soit un repli de 16 %.
Au niveau du bilan, le total des actifs consolidés s’établit à 793,6 MDT au 30 juin 2026, en hausse de 3,7 % par rapport aux 765,3 MDT de juin 2025 et de 3,2 % par rapport aux 769,1 MDT de fin décembre 2025. Cette évolution est portée notamment par la progression des stocks, qui passent de 177,8 MDT à 222,8 MDT, et par celle des créances clients, qui atteignent 267,4 MDT contre 239,1 MDT à fin décembre 2025.
Du côté des capitaux propres, le total avant affectation du résultat s’élève à 412,4 MDT au 30 juin 2026, en progression de 3,3 % par rapport aux 399,2 MDT de juin 2025, mais en léger repli de 1,4 % par rapport aux 418,5 MDT de fin décembre 2025. Une évolution notamment liée à la distribution de dividendes de 26,9 MDT sur la période. Les intérêts minoritaires s’établissent quant à eux à 44,5 MDT.
Sur le plan de l’endettement, le total des passifs consolidés atteint 336,7 MDT, dont 291 MDT de passifs courants et 45,7 MDT de passifs non courants. Les liquidités et équivalents de liquidités s’établissent à 40,2 MDT au 30 juin 2026, contre 59,8 MDT à fin décembre 2025. L’état des flux de trésorerie fait apparaître des flux nets provenant de l’exploitation de 16,7 MDT, des flux liés aux activités d’investissement négatifs de 13,5 MDT et des flux liés aux activités de financement négatifs de 23 MDT, aboutissant à une trésorerie de clôture de 33,7 MDT.
Assurances Maghrebia Vie a dégagé un résultat net de 13,33 millions de dinars au 30 juin 2026, contre 12,71 millions de dinars un an plus tôt, soit une hausse de 4,88 %. Le chiffre d’affaires de la compagnie s’est établi à 77,19 millions de dinars sur la période, contre 67,57 millions de dinars au 30 juin 2025, en progression de 14,24 %.
En effet, le résultat net par action ressort à 0,533 dinar au 30 juin 2026, contre 0,508 dinar un an auparavant. Le résultat technique de l’assurance et de la réassurance vie s’est établi à 11,23 millions de dinars, contre 10,55 millions de dinars au 30 juin 2025.
Les produits financiers nets ont atteint 30,72 millions de dinars au 30 juin 2026, contre 27,41 millions de dinars un an plus tôt, soit une augmentation de 12,08 %. Le montant total des règlements de sinistres et des capitaux échus s’est élevé à 14,42 millions de dinars, contre 11,12 millions de dinars au 30 juin 2025, en hausse de 29,71 %.
Les provisions techniques de la compagnie se sont renforcées de 80,08 millions de dinars sur un an, pour s’établir à 698,34 millions de dinars au 30 juin 2026, contre 618,25 millions de dinars au 30 juin 2025. Soit une progression de 12,95 %.
Au bilan, le total des actifs s’élève à 900,78 millions de dinars au 30 juin 2026, contre 809,56 millions de dinars au 30 juin 2025 et 858,60 millions de dinars au 31 décembre 2025. Les capitaux propres avant affectation atteignent 155,31 millions de dinars au 30 juin 2026, contre 141,85 millions de dinars au 30 juin 2025, en hausse de 9,49 %. Le capital social s’établit à 25 millions de dinars.
Les flux de trésorerie liés à l’exploitation se sont élevés à 9,39 millions de dinars au 30 juin 2026, contre 10,79 millions de dinars au 30 juin 2025. La trésorerie s’établit à 246 868 dinars à la clôture du 30 juin 2026, contre 12,24 millions de dinars au 30 juin 2025 et 2,32 millions de dinars au 31 décembre 2025, après un flux de trésorerie lié aux activités de financement de moins 10,64 millions de dinars. Il correspond, selon les états financiers, à des dividendes et autres distributions.
Le fonds commun de placement (FCP) Iradett CEA, géré par l’intermédiaire en bourse Arab Financial Consultants, va instaurer une commission de surperformance dès que son rendement annuel dépassera 8 %. La décision, actée par le conseil d’administration du gestionnaire lors de sa réunion du 27 mars 2026, entrera en vigueur le 11 septembre 2026. Tel est le communiqué du Conseil du marché financier en date du 3 septembre 2026.
Une rémunération indexée sur la performance
Selon l’avis porté à la connaissance des porteurs de parts et du public, cette nouvelle commission sera calculée après déduction de l’ensemble des frais et commissions. Elle s’élèvera à 20 % hors taxes par an de la différence entre le taux de rendement annuel réalisé par le fonds et le seuil de référence de 8 %.
Autrement dit, seule la part de performance excédant ce plancher de 8 % sera soumise à cette commission incitative, alignant ainsi la rémunération du gestionnaire sur la création de valeur pour les investisseurs.
Un fonds parmi les plus performants du segment CEA
Rappelons que le FCP Iradett CEA, agréé par le Conseil du marché financier (CMF) sous le numéro 20-2006 du 24 mai 2006, figure parmi les fonds les plus dynamiques de la catégorie CEA (Compte épargne en actions). Au 30 juin 2026, il affichait un rendement de 43,49 % depuis le début de l’année, se classant troisième du segment derrière FCP Prosper + CEA (64,29%) et FCP CEA Maxula (46,83%).
Avec un actif net estimé à 46,9 millions de dinars, Iradett CEA se distingue également par l’importance de sa taille. Ce qui renforce sa visibilité auprès des épargnants et des investisseurs institutionnels.
La Tunisie, qui fait face à un déficit énergétique dépassant 60% et continue d’importer une bonne partie de ses besoins en pétrole et gaz, projette, dans le cadre de sa stratégie de développement des énergies renouvelables, de produire 2 000 mégawatts (MW) d’énergie éolienne d’ici 2030, ce qui représentera 36 % de sa capacité renouvelable totale. Il convient cependant de garder présent à l’esprit que l’installation de parcs éoliens peut avoir un impact négatif sur l’environnement, que cette technologie pose des problèmes de maintenance et d’entretien et que l’énergie qu’elle produit ne peut (encore) être stockée. Est-ce vraiment une solution pour la Tunisie ? (Photo: Parc éolien de Haouaria, Nabeul, Cap Bon).
Habib Glenza
L’énergie éolienne est encore peu développée en Tunisie qui compte aujourd’hui deux parcs éoliens : le premier à Sidi Daoud (Nabeul, Cap Bon), mis en service par la Steg dès 2000, avec une capacité totale d’environ 54,5 MW ; et le second à Kchabta et Metline (Bizerte), également réalisé par la Steg avec une puissance globale de 190 MW. Le pays a en projet un troisième parc éolien à El Fahs (Zaghouan) de 75 MW qui sera construit grâce à une subvention japonaise et a identifié plusieurs sites où des parcs similaires pourraient être érigés : à Jebel Tbaga (Gabès) avec un gisement de 600 MW, Jebel Abderrahmane (Nabeul, 400 MW), Beni Khedache (Médenine, 500 MW) et Zaghouan (200 MW).
Bien qu’étant considérée comme une énergie renouvelable, l’impact environnemental des éoliennes nécessite une attention particulière. L’une des préoccupations majeures est la perturbation des habitats naturels.
L’impact environnemental des éoliennes
Les éoliennes peuvent nuire aux oiseaux et aux chauves-souris. De nombreuses études ont montré que les oiseaux migrateurs sont particulièrement vulnérables, surtout lorsqu’ils passent près des parcs éoliens. La mortalité d’oiseaux due aux collisions avec les pales des turbines pose un problème qui requiert des solutions innovantes comme l’intégration de détecteurs de vol ou l’évitement de zones de forte concentration ornithologique.
Un autre aspect de l’impact environnemental concerne la pollution visuelle des éoliennes. La présence de grandes structures métalliques peut défigurer des paysages naturels. Cela soulève des préoccupations chez les résidents locaux et les défenseurs de l’environnement. Des études d’impact visuel sont donc souvent exigées lors de la planification de nouveaux projets éoliens.
À la fin de leur cycle de vie, les éoliennes posent également un défi en matière de gestion des déchets. Les pales, souvent fabriquées en matériaux composites, ne sont pas toujours faciles à recycler. Les entreprises doivent développer des méthodes efficaces de démantèlement et de recyclage pour réduire cet impact. Ces défis font partie intégrante de la planification durable pour l’avenir des énergies renouvelables.
Le bruit que provoquent les éoliennes est une autre préoccupation courante parmi les communautés vivant à proximité des parcs éoliens. En phase de fonctionnement, le bruit généré par les éoliennes peut être perçu comme dérangeant, notamment lors des nuits calmes où le son peut porter sur de longues distances.
Il existe une grande variabilité dans la perception du bruit éolien. Certains résidents s’y habituent, tandis que d’autres trouvent qu’il affecte leur qualité de vie. Des études ont montré que le bruit peut causer du stress, ce qui amène certains gouvernements à mettre en place des régulations strictes quant à la distance minimale à respecter entre les éoliennes et les habitations.
Pour atténuer cet inconvénient, plusieurs innovations ont été développées, comme l’amélioration du design des pales, qui permet de réduire le bruit aérodynamique. De plus, les chercheurs travaillent sur des systèmes de contrôle qui ajustent les conditions de fonctionnement des éoliennes en fonction des conditions météorologiques, minimisant ainsi l’impact sonore lors des périodes sensibles.
Le coût d’entretien et la rentabilité posent question
Le coût d’entretien des éoliennes est un élément crucial à considérer pour évaluer la viabilité des projets éoliens. Bien que le coût d’installation initial soit un investissement à long terme dans des énergies propres, les frais d’entretien et de fonctionnement doivent également être pris en compte.
Les éoliennes nécessitent généralement une maintenance régulière pour garantir leur efficacité, ce qui peut engendrer des coûts non négligeables. Les propriétaires de parcs éoliens doivent budgétiser pour le personnel qualifié, les pièces de rechange et les inspections régulières. Dans de nombreux cas, l’investissement dans la technologie de surveillance peut aider à prévoir les problèmes avant qu’ils ne deviennent coûteux.
Même si l’énergie éolienne restera disponible tant que la terre tournera, elle continuera à subir des fluctuations naturelles. L’intensité du vent varie, donc le rendement de l’énergie produite par les éoliennes varie également.
Alors que l’approvisionnement peut être insuffisant en cas de calme plat, le réseau peut être surchargé en cas de vents très forts. Dans ce dernier cas, il faut même dépenser de l’énergie pour freiner les éoliennes. Ce freinage permet d’éviter les dommages dus à une surcharge. Le manque de constance est l’un des principaux inconvénients de l’énergie éolienne. La production d’énergie par ce biais ne constitue donc qu’une mesure d’appoint.
Les éoliennes sont plus rentables lorsqu’elles sont construites là où le vent souffle le plus fort. Il s’agit principalement des zones proches des côtes, de la haute mer et des montagnes.
Il n’est pas nécessaire d’être un expert pour comprendre que l’installation d’éoliennes dans ces régions est plus coûteuse que dans les plaines, par exemple. C’est pourquoi des subventions publiques sont souvent nécessaires pour couvrir les coûts de construction d’éoliennes dans des endroits rentables. Cependant, une fois que celles-ci sont en place et qu’elles commencent à fonctionner, les coûts sont amortis en peu de temps.
Les éoliennes produisent la plupart de l’électricité dans des régions très ventées, par exemple en mer ou en montagne. Mais dans ces régions, la construction des installations est particulièrement coûteuse et n’est souvent réalisable qu’avec des tarifs de rachat fixes.
La problématique du stockage de l’énergie produite
Actuellement, l’énergie éolienne doit être immédiatement transformée en courant électrique transportable afin de pouvoir être consommée. Si l’énergie n’est pas utilisée, elle s’évapore. Le stockage de l’énergie éolienne représente toujours un défi majeur que les scientifiques et les ingénieurs ne parviennent pas à relever à l’heure actuelle.
Il existe certes la possibilité de stocker l’énergie dans une centrale de pompage-turbinage, mais celles-ci ne peuvent pas être installées partout en raison de leur structure compliquée et sont souvent critiquées, surtout en raison de leur inefficacité. Actuellement, des chercheurs tentent de stocker l’énergie du vent sous forme d’hydrogène et de méthane, c’est-à-dire sous forme de gaz.
Face aux inconvénients des éoliennes, des innovations technologiques sont en cours pour maximiser l’efficacité et réduire les impacts négatifs. L’intégration de solutions hybrides, qui combinent à la fois l’énergie éolienne et solaire, représente un potentiel énorme pour l’avenir des énergies renouvelables.
Les éoliennes offshore, souvent installées en mer loin des côtes, s’avèrent être une solution de choix, offrant des vents plus puissants et constants. Ces installations, bien qu’elles soient plus coûteuses à mettre en place, sont souvent davantage acceptées par le public en raison de leur éloignement des zones habitées et de leur moindre impact visuel. De plus, les avancées technologiques dans la construction de ces dispositifs permettent d’optimiser leur fonctionnement
En conclusion, on pourrait dire que l’installation de l’énergie solaire avec stockage est la meilleure solution, pour un pays comme la Tunisie qui jouit en moyenne de 200 jours de soleil, tant sur le plan du coût de l’investissement, de la maintenance préventive et curative du système que sur le plan du remplacement des panneaux solaires. Bref, cette technologie a pris le dessus sur toutes les énergies renouvelables dans tous les pays du monde. En Pologne, les hôpitaux, les écoles, les fermes agricoles, les industries agroalimentaires, manufacturières et lourdes, les kiosques à carburants et autres, utilisent l’énergie photovoltaïques avec stockage, devenant ainsi autonomes, donc plus de coupures ou autres inconvénients.
Certes, l’investissement coûte cher, mais la facture de l’électricité est presque nulle.