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Les Ciments de Bizerte: seul le plan de restructuration pourra redresser la situation

06. Oktober 2026 um 08:23

Les états financiers intermédiaires de la société Les Ciments de Bizerte (SCB) ont mis en lumière une situation financière et industrielle toujours délicate. L’atonie industrielle de l’entreprise se poursuit, causée par l’arrêt de la production de clinker enclenché depuis le 15 octobre 2023. Cette interruption prolongée trouve sa source dans la rupture d’approvisionnement en matières consommables essentielles, à l’instar du coke de pétrole et des briques réfractaires, en raison d’une carence chronique de liquidités. Pour tenter de sauver l’essentiel, de maintenir sa part de marché locale et d’honorer a minima ses engagements, la société a dû recourir à l’achat externe de 59 882 tonnes de clinker au cours du semestre. Des acquisitions qui s’avèrent toutefois largement insuffisantes pour combler le déficit opérationnel. En témoigne le coût de la sous-activité, évalué à 11,144 MTND pour la production vendue.

Les revenus de la période s’établissent à 14,802 MTND, en recul par rapport aux 18,601 MTND engrangés au premier semestre 2025. La marge brute, bien qu’en amélioration relative, demeure en territoire négatif à -0,847 MTND (contre -2,625 MTND au 30 juin 2025). Cette amélioration a été absorbée par les charges d’exploitation et le poids des dotations aux amortissements et provisions. Au terme du premier semestre 2026, la société enregistre un résultat net déficitaire de -21,982 MTND, qui s’alourdit à -23,743 MTND après prise en compte des indemnités de départ à la retraite et de certaines charges financières.

La structure financière de la SCB demeure extrêmement fragile. Les capitaux propres avant affectation sont de 74,838 MTND. Cependant, le passif courant, qui a atteint la somme colossale de 232,486 MTND, pèse lourdement sur la solvabilité à court terme de l’entreprise. Cet encours intègre des concours bancaires, des emprunts échus et impayés, ainsi que d’importants effets à payer pour le financement des stocks. Face à cette situation, les commissaires aux comptes ont émis une réserve explicite, soulignant une incertitude significative liée à la continuité de l’exploitation.

L’espoir d’un redressement réside désormais dans la mise en œuvre effective du plan de restructuration élaboré par un cabinet externe et récemment validé par un conseil ministériel restreint. Ce plan stratégique s’articule autour d’un programme d’investissement structuré en trois phases: le redémarrage à court terme de la ligne de production de clinker, la modernisation progressive des équipements industriels, ainsi qu’une optimisation énergétique et environnementale. En parallèle, la société est engagée dans des négociations avancées avec ses principaux partenaires bancaires pour consolider ses dettes et structurer un nouveau pool bancaire. La réussite de ces étapes conditionnera la survie de cette institution centenaire et sa capacité à retrouver un équilibre durable.

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SIAME: un premier semestre équilibré

06. Oktober 2026 um 08:07

La Société industrielle d’appareillage et de matériels électriques (SIAME) a clôturé le premier semestre de l’exercice 2026 avec des indicateurs financiers stables.

Le chiffre d’affaires s’est établi à 20,011 MTND au 30 juin 2026, en baisse de 11,6% en glissement annuel. Cette diminution s’explique principalement par un recul des ventes à l’export, qui se sont élevées à 4,484 MTND au premier semestre 2026, contre 8,157 MTND un an auparavant. Cela est imputable à l’arrêt provisoire des expéditions vers l’Irak, principal marché d’exportation de la société, en raison des tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Le conflit opposant l’Iran aux États-Unis a perturbé les flux commerciaux dans la région, entraînant un blocage des exportations de la société vers ce pays.

La même tendance est observée par les ventes réalisées auprès de la STEG, de 4,487 MTND seulement contre 6,577 MTND au 30 juin 2025. Ce repli s’explique principalement par le décalage du calendrier d’exécution des nouveaux marchés, dont les livraisons sont programmées au cours du second semestre. En revanche, le marché local s’est montré plus dynamique, progressant de 39,6% en rythme annuel, à 11,039 MTND.

Pour contrer la contraction de ses revenus, la société a su optimiser ses charges. Les achats consommés sont en recul à 12,308 MTND, et les charges de personnel ont pu être réduites de 5,5%, à 2,906 MTND.

Les charges financières nettes se sont allégées, passant de 1,137 MTND fin juin 2025 à 0,692 MTND cette année, grâce notamment à la diminution des intérêts sur financements. Le résultat net s’est établi à 1,890 MTND, contre 1,720 MTND à la même date en 2025.

Les perspectives de croissance de la société sont prometteuses. La SIAME est un titre à conserver pour ceux qui veulent avoir de l’industrie dans leurs portefeuilles.

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Le couple alimentation – enseignement alimente la hausse des prix

05. Oktober 2026 um 12:51

Les chiffres de l’inflation des neuf premiers mois de 2026 viennent de tomber. Sans surprise, elle a connu un rebond pour s’établir à 5,6 % en glissement annuel, après avoir atteint 5,4 % en septembre.

 

Le moteur de cette dynamique est l’accélération de la hausse des prix des produits alimentaires et de la fourniture scolaire. Les produits alimentaires et les boissons ont affiché une progression de 8,4 % sur un an, un rythme soutenu par la flambée des prix de certains produits frais de première nécessité, à l’instar des volailles (16,5 %), des gousses et fruits frais (16,3 %), de la viande ovine (14,6 %), de la viande bovine (13,0 %) ainsi que des légumes frais (12,9 %). En revanche, un recul est observé sur les prix des huiles alimentaires, avec un repli de 4,1 % sur la même période.

 

Ces chiffres montrent qu’il convient de maintenir encore le taux directeur élevé, bien que, sans financements à coûts raisonnables, la production ne puisse pas redémarrer. L’inflation demeure un vrai problème et son traitement nécessite une approche équilibrée combinant rigueur monétaire, maîtrise des tensions sur les chaînes d’approvisionnement.

 

Par rapport à août 2026, l’indice général des prix à la consommation a progressé de 0,8 %. Cette évolution mensuelle est fortement marquée par le coût de la rentrée des classes, le groupe de l’enseignement enregistrant un bond de 3,9 % en raison notamment de la hausse des tarifs de l’enseignement privé (primaire et secondaire), des cours de soutien et des fournitures scolaires. De même, le groupe des produits d’habillement et chaussures a poursuivi sa progression pour atteindre 9,2 % sur un an.

Enfin, l’analyse par régime de prix montre que les produits non encadrés (« libres ») continuent de porter l’essentiel de la pression inflationniste avec une hausse de 6,8 %. Tandis que les produits soumis à un encadrement strict affichent une évolution beaucoup plus modérée de 1,2 %. Le taux d’inflation sous-jacente (hors énergie et produits alimentaires) s’est quant à lui stabilisé à 4,9 %.

Ces chiffres montrent qu’il convient de maintenir encore le taux directeur élevé, bien que sans financements à coûts raisonnables, la production ne puisse pas redémarrer. L’inflation demeure un vrai problème et son traitement nécessite une approche équilibrée combinant rigueur monétaire, maîtrise des tensions sur les chaînes d’approvisionnement et, surtout, réformes structurelles pour stimuler durablement l’offre productive.

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L’Afrique s’attaque au chantier des notations souveraines

02. Oktober 2026 um 08:45

La dette est un problème mondial, mais plus accentué en Afrique où les pays paient une prime de risque élevée pour accéder aux ressources. Et derrière tout cela, il y a les agences de rating qui sanctionnent le manque de données et d’infrastructure, ainsi que l’opacité sur certains marchés.

Pour les aider à surmonter ces difficultés, la Banque africaine de développement compte lancer une initiative pour aider les pays du continent à mieux se préparer aux notations de crédit. Les dirigeants africains sont unanimes sur le fait que les coûts de financement sur le continent sont injustement élevés à cause des évaluations des trois principales agences spécialisées. Fitch, S&P et Moody’s ont toujours confirmé qu’elles traitent tous les pays de la même manière, sur la base de leurs modèles.

De plus, la BAD travaille pour permettre un financement local plus important, en mobilisant divers acteurs, notamment les fonds de pension et les banques. Elle cherche à identifier et à lever les obstacles au développement de solides marchés de capitaux.

Pour sa part, le Mécanisme africain d’évaluation par les pairs, une initiative soutenue par l’Union africaine, prévoit de lancer durant ce mois d’octobre une agence de notation à l’échelle du continent, qui vise également à s’attaquer aux coûts d’emprunt élevés. L’amélioration des notations de crédit est une priorité. Actuellement, seuls 3 pays (le Botswana, le Maroc et l’île Maurice) sur 54 du continent disposent actuellement d’une note d’investissement.

Avec une telle agence, plusieurs pays pourraient décrocher une meilleure évaluation. Maintenant, la question concerne sa crédibilité pour les bailleurs de fonds internationaux.

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Soretrak: bénéficiaire, mais dépendante des subventions publiques

02. Oktober 2026 um 08:26

La Société régionale du transport de Kairouan (Soretrak) a publié ses états financiers relatifs à l’exercice 2025. La société a dégagé des produits d’exploitation de 35,850 MTND, en hausse de 11,4% par rapport à 2024. Le modèle économique de l’entreprise repose lourdement sur l’aide de l’État. Les subventions d’exploitation se sont élevées à 23,452 MTND, représentant 65,4% des produits totaux d’exploitation. Les revenus propres de transport (lignes régulières, scolaires, urbaines et abonnements) se sont établis à 11,414 MTND.

Les charges d’exploitation ont atteint 29,334 MTND, dominées par les charges de personnel qui pèsent 15,993 MTND. Grâce au soutien étatique, la société affiche un résultat d’exploitation de 6,514 MTND et un bénéfice net de 4,173 MTND.

L’actif total de la Soretrak est de 38,077 MTND. La société a investi dans le renouvellement de sa flotte, avec l’achat de 24 bus neufs auprès de Golden Dragon. Pour financer ses investissements et ses opérations, et outre le soutien de l’État, la société s’endette auprès du secteur bancaire. Le total des dettes financières est de l’ordre de 9,574 MTND.

La Soretrak, vitale pour la région de Kairouan, ne peut pas fonctionner sans l’assistance financière de l’État. Son management doit se concentrer sur la résolution de problèmes persistants, comme l’absence de rapprochement de l’inventaire physique des immobilisations avec les données comptables. Certains terrains inscrits à l’actif du bilan ne sont toujours pas immatriculés. Il y a également un manque de cadre réglementaire rigoureux et de traçabilité dans l’attribution et le calcul des heures supplémentaires, qui pèsent lourdement sur la masse salariale (plus de 1,768 MTND). Comme la majorité des entreprises publiques, la gouvernance est le principal défi.

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Ennakl Automobiles: des profits solides et une assise financière renforcée

02. Oktober 2026 um 08:08

Ennakl Automobiles, leader de la distribution automobile en Tunisie, a publié ses états financiers intermédiaires au 30 juin 2026, établis selon les normes IFRS. Le chiffre d’affaires s’est élevé à 312,742 MTND, en progression de 2,5% en glissement annuel. Cette croissance s’appuie principalement sur la bonne tenue des ventes de véhicules neufs, qui s’élèvent à 296,884 MTND, ainsi que sur l’activité des pièces de rechange, accessoires et lubrifiants (12,724 MTND).

La marge brute s’est établie à 49,174 MTND, impactée par une hausse des coûts des ventes de 7,7%, à 263,567 MTND. Le résultat opérationnel ressort quant à lui à 20,331 MTND. Le résultat financier est de 25,546 MTND contre 19,448 MTND un an plus tôt. Les produits financiers ont profité d’importants dividendes reçus et à recevoir de la part des filiales et participations, notamment de la part d’Amen Bank (9,974 MTND) et de la filiale Car Gros (14,999 MTND). Le résultat net semestriel ressort à 37,063 MTND, en baisse annuelle de 9,2%.

Au niveau du bilan, le fait le plus marquant est la forte progression des capitaux propres, qui totalisent 437,050 MTND. Cette progression est essentiellement attribuable à la variation des autres éléments du résultat global (AERG), qui affichent un solde de 211,558 MTND. Cette plus-value latente est le résultat de la réévaluation à la juste valeur des actifs financiers détenus par Ennakl, notamment ses participations cotées dans Amen Bank et l’Arab Tunisian Lease, dont les cours boursiers ont connu une appréciation notable. La gestion du risque de capital de l’entreprise demeure prudente. Le ratio d’endettement se maintient à un niveau sain de 38%.

Avec des stocks de 164,267 MTND de véhicules neufs disponibles fin juin 2026, Ennakl devrait passer un bon second semestre. La mobilisation de ressources financières par la voie d’émission d’un emprunt obligataire permettra de contourner les restrictions d’importation imposées par la BCT.

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Les startups africaines ont déjà levé 2 milliards de dollars en 2026

01. Oktober 2026 um 08:51

Les startups africaines ont réussi à franchir le cap des 2 milliards de dollars de financement en 2026, hors cessions, au mois de septembre 2026, selon Africa: The Big Deal. Si les tendances actuelles se maintiennent, les fonds mobilisés pourraient approcher les 3 milliards de dollars d’ici la fin de l’année. Depuis 2019, plus de 25 milliards de dollars ont été investis dans plus de 2 600 startups ayant chacune levé au moins 100 000 dollars.

Ces chiffres suggèrent que, bien que l’Afrique continue d’attirer des investissements substantiels en capital-risque, l’environnement de financement reste plus sélectif, la dette représentant une part croissante des capitaux levés. Cela s’explique par une combinaison de mutations macroéconomiques, de l’évolution de l’aversion pour le risque des investisseurs et des modèles opérationnels spécifiques des entreprises en phase de croissance sur le continent.

Une part importante des startups les plus financées opère dans des secteurs tels que les technologies propres, l’énergie solaire, la logistique et l’agriculture, qui nécessitent des actifs physiques et du matériel. La dette constitue l’instrument financier idéal pour financer ces infrastructures, contrairement aux capitaux propres, traditionnellement conçus pour alimenter une croissance logicielle rapide.

De plus, après la correction du marché mondial du capital-risque, les investisseurs se tournent vers la rentabilité et la discipline financière, rendant les bailleurs de fonds plus durs dans leurs choix. À l’inverse, les prêteurs spécialisés recherchent des flux de trésorerie prévisibles, ce qui rend la dette plus accessible pour les entreprises technologiques africaines matures et génératrices de revenus. Pour les fondateurs, ce mécanisme permet également de lever des capitaux de croissance importants sans dilution excessive du capital. Une grande partie de ces créances proviennent d’ailleurs d’institutions financières de développement et de fonds d’impact social qui soutiennent des projets d’inclusion et de transition énergétique avec des risques maîtrisés.

Dans tout cela, les entités tunisiennes restent peu actives en dépit d’un écosystème considéré parmi les meilleurs au continent. La taille du marché et la réglementation de change demeurent deux handicaps de taille pour la majorité des jeunes entreprises.

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Dette: un mois d’octobre sans complications

01. Oktober 2026 um 08:30

Le mois d’octobre sera spécial pour les finances publiques, non pas en raison de pressions particulières, mais plutôt par le lancement des débats sur le projet de loi de finances 2027.

Les chiffres montrent qu’il s’annonce plutôt calme. Sur le front de la dette locale, le rendez-vous le plus important concerne la ligne de BTA 6,3% octobre 2026, d’un montant de 817,500 MTND, programmée pour le 14 octobre. La question est désormais de savoir s’il y aura un refinancement via une adjudication d’un montant équivalent ou un échange contre des BTA de maturités plus longues.

Le calendrier comporte également deux lignes de BTCT: BTCT 52 semaines du 13/10/2026 pour 156,200 MTND et BTCT 26 semaines du 23/10/2026 pour 50 MTND. Aucune échéance de remboursement n’est en revanche prévue pour les tranches d’emprunts nationaux.

Concernant la dette externe, il y aurait une tranche de 26 MUSD au titre du Mécanisme élargi de crédit contracté auprès du FMI. La loi de finances 2026 a précisé que le montant total à rembourser sur l’année s’élève à 234 MUSD, répartis sur 9 tranches mensuelles, sans toutefois détailler les mois concernés.

Globalement, octobre 2026 ne constitue pas une source de pression pour le Trésor. Il en va de même pour les mois suivants, la page du service de la dette pour 2026 étant quasiment tournée. La fin de l’année semble plutôt consacrée à la préparation de 2027, qui s’annonce bien meilleure que les exercices précédents. Nous allons en effet retrouver des niveaux de service de la dette comparables à ceux de 2023, et ce, après trois années historiquement difficiles.

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L’actif net des OPCVM frôle 12 milliards de dinars

01. Oktober 2026 um 08:18

Encore un record pour les OPCVM. L’actif net frôle 12 milliards de dinars, s’établissant à 11 961,7 MTND fin septembre 2026. Par rapport au mois précédent, la progression est significative, s’élevant à 240,24 MTND. Seuls les véhicules obligataires ont porté cette hausse, affichant une croissance de leurs actifs de 317,96 MTND sur un mois.

Depuis le début de l’année, la dynamique est historique avec une augmentation globale de 3 224,90 MTND. Là encore, les OPCVM obligataires mènent la danse en progressant de 2 633 MTND, suivis des fonds mixtes et actions, en hausse respectivement de 572,80 et 19 MTND. Les nouveaux OPCVM monétaires ayant vu le jour cette année affichent quant à eux un actif net de 0,100 MTND.

Au fond, c’est toute une évolution en douceur du paysage de l’épargne domestique qui se dessine. Face à l’érosion du pouvoir d’achat et à la persistance de l’inflation, les épargnants prennent conscience qu’il existe des véhicules bien plus rémunérateurs que les placements bancaires traditionnels. En effet, les établissements de crédit continuent de rémunérer l’épargne selon des conditions réglementées, laissant des taux servis le plus souvent inférieurs à la hausse réelle du coût de la vie.

Les OPCVM offrent une alternative nettement plus performante et flexible grâce à leur structure même. En période de taux directeurs élevés et de besoins importants de financement de l’État, ces véhicules ont su capter de la valeur en investissant massivement dans des bons du Trésor aux rendements attractifs. De plus, contrairement au petit épargnant isolé qui ne dispose d’aucune marge de négociation auprès des banques, l’OPCVM mutualise les encours pour accéder aux meilleures opportunités du marché financier. Cette tendance est largement favorisée par l’amélioration de la culture financière d’une frange croissante de la population. C’est l’un des impacts positifs de la démocratisation de l’information financière sur les réseaux sociaux.

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L’Europe face au dilemme des canons et du beurre

01. Oktober 2026 um 07:56

Les leaders des grandes économies européennes ont réclamé des coupes de plusieurs centaines de milliards d’euros dans le prochain budget 2028-2034 de l’Union. Les efforts consentis pour financer la défense de l’Europe ne passeront pas sans en payer le prix.

 

Six pays d’Europe soutiennent cette démarche. Il s’agit de l’Allemagne, du Danemark, des Pays-Bas, de l’Autriche, de la Finlande et de la Suède. L’importance de cet appel est qu’ils financent près de 40 % de l’ensemble des contributions des États membres au budget.

La Commission européenne avait déjà présenté ses propositions depuis l’été, avec des projections de 2 000 milliards d’euros. Pour qu’il soit adopté, il faut l’unanimité des 27 États membres. Outre la défense, les dépenses iront en priorité à la compétitivité, l’innovation et la lutte contre l’immigration clandestine.

Plus tôt dans l’année, le FMI a prévenu qu’une nouvelle ère de budgets de sécurité renforcés signifierait que les gouvernements feraient bientôt face à des choix cornéliens quant aux coupes à opérer pour financer la défense. Il a qualifié ce phénomène par l’arbitrage « entre les canons et le beurre ».

 

Mauvais momentum

Le contexte est compliqué, avec la flambée des coûts d’emprunt des États, l’inflation galopante et la croissance molle dans la majeure partie du Vieux continent. Il y a plein d’inquiétudes concernant la hausse des déficits budgétaires dans divers pays de l’UE.

La meilleure illustration vient de l’Hexagone. La France est appelée à réduire drastiquement ses dépenses pour ramener son déficit national de 5,1 % à la ligne directrice européenne fixée à 3 %. Les rendements des obligations souveraines du pays sont à leur plus haut sur plusieurs décennies, valant des coûts d’emprunt parmi les plus élevés au sein du G7.

Par ailleurs, l’Autriche et la Finlande font actuellement l’objet de la procédure européenne de déficit excessif.  Parmi les autres pays soumis à cette procédure figurent également l’Italie, la Pologne et la Belgique.

Et comme le budget de l’UE est payé par ses citoyens, la source du financement de cet effort ne peut provenir que d’efforts douloureux d’assainissement des comptes de chaque pays. Il n’y aura pas de souveraineté européenne sans des finances publiques saines.

 

A la diplomatie de jouer

Cela concerne directement la Tunisie. Il est logique de voir les fonds de voisinage réduits ou, au meilleur des cas, rester stables. L’argent réalloué au réarmement de l’Europe pourrait se faire au détriment des programmes d’aide traditionnels via la politique de voisinage. Idem pour les partenariats stratégiques qui pourraient être ralentis.

De plus, le contrôle des frontières et la lutte contre la migration sont un pilier de la logique sécuritaire de l’UE. Cela implique la protection des frontières sud. Les financements accordés aux pays partenaires seront de plus en plus conditionnés à la gestion des flux migratoires, à la surveillance maritime et à la lutte antiterroriste.

Cela ne colle pas nécessairement avec les besoins de ces pays, comme la Tunisie, qui a besoin davantage d’investissements dans les infrastructures et de soutien aux PME. La diplomatie jouera un rôle important afin de trouver le juste équilibre. Car, nous avons besoin d’une Europe en bonne santé économique, mais aussi en paix.

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Les charges financières en devises poursuivent leur repli

29. September 2026 um 08:44

L’effet de la baisse de l’endettement extérieur commence à être visible et significatif sur la balance des paiements. Les intérêts sur capitaux à long terme, qui avaient enregistré une nette baisse entre 2025 de 20,6%, à 2 017,2 MDT, poursuivent cette tendance en 2026. Fin août, ils se sont établis à 1 184,8 MDT contre 1 383,3 MDT sur la même période de l’année dernière. Bien évidemment, ces chiffres concernent l’intégralité des agents économiques, y compris les opérateurs privés.

Est-ce que c’est une bonne nouvelle? La réponse ne peut être que mitigée. D’une part, pour un pays qui peine à atteindre 100 jours de réserves en devises, exprimés en nombre de jours d’importation, c’est certainement une bonne nouvelle. Nous avons besoin de constituer un stock plus important qui permet de répondre plus facilement aux demandes des agents économiques. De plus, sans un niveau élevé et stable d’avoirs en devises, il ne faut pas espérer un nouveau code de change révolutionnaire.

Mais d’autre part, si le pays se prive de tous les financements étrangers, ce n’est pas nécessairement bon. Ne pas s’endetter en euros ou en dollars pour payer des dépenses courantes sans aucun retour est compréhensible et relève même de la bonne gouvernance. Mais en matière d’investissement, il faut ouvrir le pays.

La trajectoire idéale ne réside ni dans un endettement stérile ni dans une fermeture autarcique, mais dans une transition vers une dette vertueuse, celle qui finance des projets productifs et générateurs de devises, capables de s’auto-rembourser tout en propulsant la croissance économique à long terme.

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Les prix du blé, une autre source de tension budgétaire

29. September 2026 um 08:29

Les perturbations des approvisionnements et la hausse des coûts de l’énergie sont de sérieux problèmes qui risquent d’affecter nos denrées alimentaires, notamment le blé. Non seulement les estimations concernant la production mondiale de blé ont chuté de 4,3% par rapport à l’année dernière, mais l’intensification du conflit entre la Russie et l’Ukraine pèse sur la capacité des exportateurs à accéder aux marchés. La mer Noire est stratégique, le tiers des exportations mondiales de céréales transitant par elle.

Sur les marchés, les contrats à terme sur le blé ont poursuivi leur tendance haussière observée depuis quelques mois. Outre les difficultés d’acheminement du blé ukrainien, il y a du retard de la production de blé en Australie et aux États-Unis.

Et il n’y a pas que cela. Les tensions se sont aggravées avec les soucis sécuritaires en mer Rouge et dans le détroit d’Ormuz, faisant grimper les coûts du transport, de l’énergie et des engrais. Ces événements allongent considérablement les trajets d’acheminement des céréales, alourdissant les coûts opérationnels. Pour les producteurs, les prix de l’urée et de l’ammoniac ont flambé.

Tous ces facteurs indiquent que la hausse des prix alimentaires se manifestera plus nettement au cours des prochains mois. Pour la Tunisie, la facture des importations serait encore plus lourde si ce scénario se confirmait. Le budget de l’État est en train d’absorber les hausses des matières premières importées, mais jusqu’à quand? Cet argent est prélevé sur d’autres dépenses et réduit, pratiquement, toute manœuvre ou réduction de pression fiscale pour l’année prochaine. Il ne faut pas trop attendre de la loi de finances 2027 car le déficit budgétaire se finance par la dette qui, pour être remboursée, a besoin de recettes fiscales.

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L’achat d’une VE est désormais un choix économique, pas environnemental

29. September 2026 um 08:20

Le choc des prix du pétrole provoqué par le conflit au Moyen-Orient insuffle une nouvelle dynamique au marché des véhicules électriques (VE). La hausse des prix des carburants a stimulé la demande des consommateurs pour des solutions alternatives. Les facteurs économiques sont devenus un moteur puissant des ventes de VE, beaucoup plus que les subventions gouvernementales ou les préoccupations environnementales.

Il ne faut pas se limiter aux statistiques sans pousser l’analyse. Les ventes mondiales n’ont progressé que de 4% en glissement annuel de janvier à août 2026. Néanmoins, cette croissance modeste masque des divergences considérables entre les marchés régionaux. L’annulation du programme de subventions aux États-Unis a entraîné un net recul du secteur des VE dans ce marché. Les constructeurs automobiles américains ont effectivement réorienté leurs priorités vers les moteurs traditionnels.

La Chine a constitué un autre point de vulnérabilité avec une demande en repli. Cependant, cette tendance a concerné l’ensemble du marché automobile chinois. De plus, dans les ventes réalisées, le taux de pénétration des véhicules à énergies nouvelles est significativement plus élevé.

Le grand marché qui a gardé sa dynamique est l’Europe, où les ventes ont bondi de 36% jusqu’à fin août 2026.

Ce qui se passe actuellement en Iran et en Ukraine est largement favorable à cette industrie. En même temps, et grâce à l’amélioration constante des performances des batteries et à la baisse des coûts des VE, le bouleversement structurel du marché des voitures particulières pourrait survenir bien plus rapidement que prévu. Le malheur des uns fait le bonheur des autres.

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Comment les assureurs peuvent-ils tirer profit de l’IA?

28. September 2026 um 15:58

Comment les assureurs pourront-ils maximiser le retour sur leurs investissements dans l’IA? C’est à cette question que le cabinet de conseil technologique Accenture a essayé d’apporter une réponse. Son enquête a été menée auprès de 263 cadres supérieurs du secteur de l’assurance exerçant une responsabilité directe sur l’IA, les données, la technologie et la transformation des entreprises.

Il en ressort que moins d’un assureur sur quatre (23%) est parvenu à intégrer le déploiement de l’IA à l’échelle de toute la compagnie. Les capacités en matière d’IA demeurent concentrées au sein de petits groupes avec une montée en compétences limitée dans les domaines de la souscription, des sinistres et de l’actuariat.

Mais même avec l’approche fragmentée actuelle, l’IA procure déjà de meilleurs résultats aux assureurs, en particulier en matière de croissance du chiffre d’affaires. L’étude montre que 81% des assureurs interrogés constatent une amélioration d’au moins 5% de leurs primes brutes acquises grâce à une meilleure tarification, la personnalisation et la vente croisée, qui sont les avantages accordés par cette nouvelle technologie.

Si l’IA génère déjà de réels gains de chiffre d’affaires, la plupart des compagnies laissent encore du potentiel de côté. Elles doivent passer de projets pilotes isolés à une intelligence globale à l’échelle de l’entreprise. L’IA n’est pas à traiter comme un simple programme technologique, mais comme un moteur de croissance, doté de liens clairs entre la stratégie et l’exécution pour créer un impact mesurable.

Accenture formule ensuite cinq recommandations que les entreprises peuvent suivre pour améliorer leur mise en œuvre de l’IA.

La première est d’aligner le déploiement de l’IA sur la stratégie commerciale pour garantir qu’il soutient directement les objectifs de l’ensemble de la compagnie.

La deuxième est de développer les compétences en IA au sein des équipes pour associer expertise technique et métier.

La troisième est de faire évoluer l’écosystème des talents pour intégrer des flux de travail pilotés par l’humain et basés sur des interactions entre agents conversationnels. Pour les assureurs, les agents d’IA dotés d’initiative représentent un changement significatif, les transformant de prestataires de services réactifs en entreprises proactives.

La quatrième est d’adopter une stratégie de données à deux vitesses pour moderniser les systèmes existants, tout en soutenant les technologies d’IA. Des succès rapides par sprints courts libèrent de la croissance et procurent des gains d’efficacité immédiats, tandis que la construction de capacités sur le long terme créé une valeur pérenne.

La dernière est de formaliser une culture de la conformité proactive pour transformer la conception éthique en avantage concurrentiel. Les assureurs qui formalisent tôt leur gouvernance, via une documentation transparente des modèles, une supervision humaine, une traçabilité et une conception éthique, peuvent faire de la confiance un facteur distinctif face à la concurrence.

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La Tunisie a besoin de transformer l’épargne accumulée en valeur

28. September 2026 um 08:13

La nette progression de l’épargne sur les huit premiers mois de 2026 est remarquable. Les dépôts bancaires ont évolué de 1 512 à 38 884 MDT. Idem pour l’épargne postale (+579 MDT à 12 454 MDT) et les dépôts à terme et autres produits financiers (+663 MDT à 19 957 MDT).

Cette abondance relative de liquidités constitue un socle fondamental et rassurant. Disposer de plus de 71 MdsTND cumulés dans ces différentes rubriques d’épargne représente un réservoir de capitaux potentiels prêts à financer la relance, l’innovation et le développement des entreprises.

Cependant, la simple existence de cette épargne ne garantit pas son efficacité économique. Elle doit impérativement être canalisée de manière rigoureuse vers des investissements productifs. Le risque réside dans la stérilisation de ces liquidités et leur orientation exclusive vers des placements sans risque, comme les bons du Trésor.

Pour transformer ce potentiel financier en levier de croissance, les mécanismes d’intermédiation bancaire et financière doivent être optimisés. Il est indispensable de rediriger ces flux vers des projets structurants à fort impact, tels que la transition énergétique, les technologies de l’information, l’industrie manufacturière à haute valeur ajoutée et le soutien aux PME. Tout cela a besoin d’un renforcement du cadre réglementaire actuel, dans le sens d’un coup de pouce au climat des affaires. Cela permettra de canaliser cette épargne vers l’économie réelle et l’investissement de long terme.

Transformer ces liquidités dormantes en un véritable moteur de développement durable est un passage nécessaire si nous voulons changer de cap rapidement. Autrement, cette épargne va encore s’accumuler, au service de la rente.

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L’IA affecte l’emploi des juniors et booste celui des seniors

26. September 2026 um 08:54

L’influence de l’IA sur le marché du travail constitue, pour plusieurs personnes, une inquiétude majeure. Face à une automatisation qui paraît épargner peu de professions, la baisse significative des coûts de remplacement des employés et des cadres accélère cette transition.

Une étude américaine vient de révéler des résultats intéressants. Elle a été réalisée par des chercheurs de l’Université Stanford et du King’s College de Londres, qui ont analysé un échantillon de 1,25 milliard d’offres d’emploi de 41 pays et 154 millions de dossiers d’emploi entre janvier 2021 et mars 2026.

Il en ressort que les entreprises qui utilisent l’IA créent plus d’emplois que celles qui ne l’utilisent pas. Toutefois, ces gains favorisent nettement les employés seniors au détriment des jeunes travailleurs. Le nombre d’employés occupant des postes seniors a augmenté de 6,7% sur cette période dans les entreprises adoptant ces nouvelles technologies, tandis que celui des juniors a reculé de 3% sur la même période. Bien que les recrutements globaux aient augmenté, la part des jeunes travailleurs dans ces entreprises a diminué. L’IA économise la main-d’œuvre pour les juniors et l’étend pour les seniors. C’est encore plus prononcé dans les économies à forte digitalisation.

Les avertissements de dirigeants et d’employés du secteur de l’IA ces dernières semaines sur les risques que les modèles de cette technologie posent aux humains sont donc réels. Mais est-ce que le ralentissement du rythme des innovations est capable de redonner de la profondeur au marché de l’emploi? Les technologies déjà disponibles, si elles sont bien intégrées dans les entreprises, suffisent à faire des dégâts.

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Les bénéfices d’une banque sont désormais un argument commercial

26. September 2026 um 08:32

L’instauration du mécanisme de crédit d’honneur, qui consomme 8% des bénéfices de chaque établissement de crédit, redéfinira profondément la portée de la performance financière au sein du secteur bancaire.

Mécaniquement, les banques qui affichent des pertes se trouvent exclues de ce dispositif, privant de fait leurs clients de ce levier de financement solidaire. Cette réalité confère au profit une nouvelle dimension. La rentabilité devient un argument commercial et marketing totalement inédit.

Alors que la concurrence s’articulait historiquement autour de la tarification, de la qualité des services ou de l’innovation digitale, la solidité financière s’impose désormais comme le reflet direct de l’engagement citoyen d’une banque. Un établissement affichant de solides bénéfices peut légitimement valoriser sa capacité à redistribuer une part substantielle de sa réussite dans l’économie réelle via ces crédits sur l’honneur. Plus les gains sont importants, plus le nombre de bénéficiaire l’est. À l’inverse, les banques qui, pour une raison ou une autre, subissent des pertes s’exposent sérieusement à un risque d’image surtout avec la manière dont les réseaux sociaux sont utilisés. Les responsables de communications ne doivent pas sous-estimer cet aspect.

Dans ce contexte, les banques cotées en Bourse disposent d’un avantage stratégique en matière de visibilité et de transparence. Contrairement aux structures non cotées, leurs publications financières semestrielles offrent un accès public et permanent à leurs résultats. Cette vitrine financière permettra non seulement de rassurer les marchés et les actionnaires, mais elle transforme également leurs indicateurs de rentabilité en véritables bannières publicitaires démontrant leur contribution active aux politiques publiques.

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7,6 milliards de dollars de fusions-acquisitions en Afrique à fin juin 2026

26. September 2026 um 08:17

Les fusions-acquisitions en Afrique ont totalisé 7,88 milliards de dollars au premier semestre 2026, selon les chiffres de TechCabal. Ce volume impressionnant comporte une méga-opération de 6,2 milliards de dollars de MTN sur IHS Towers. Ce chiffre demeure inférieur à ce que Boston Consulting Group a annoncé pour la même période, et qui s’élève à 11,6 milliards de dollars.

Plusieurs autres transactions d’entreprise à forte valeur ont considérablement stimulé la valeur totale du marché. Les plus importantes sont l’acquisition de 66% de NCBA Group par Nedbank pour 850 millions de dollars et Prosus par Uber Technologies pour 315 millions de dollars.

Par secteur, les services financiers ont dominé le paysage de la consolidation, représentant 31,7% de l’ensemble des transactions. Avec 20 opérations, il y a une concurrence acharnée pour capter les populations non bancarisées, rationaliser les paiements numériques et étendre les opérations de prêt au-delà des frontières. Le secteur de la distribution est deuxième, avec un part de 14,3%, suivi des services généraux à 9,5%, et de l’éducation à 7,9%.

La taille de ces transactions souligne un écosystème en maturation rapide, où les valorisations théoriques se transforment activement en liquidités effectives. Les acquéreurs stratégiques trouvent une valeur durable et des opportunités de sortie viables dans un large spectre de l’économie africaine, jetant ainsi des bases solides pour les années à venir. À court terme, il est à souligner que plus le conflit au Moyen-Orient se prolonge, plus les fonds du Golfe mettraient moins d’argent dans le continent, surtout dans le secteur de l’énergie.

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Smart Tunisie: une action nouvelle pour dix anciennes

25. September 2026 um 09:52

Smart Tunisie s’apprête à une augmentation de son capital par incorporation de réserves. L’opération a été autorisée par son Assemblée générale extraordinaire tenue le 29 avril 2026.

La recapitalisation a été fixée à 10 123 440 TND, permettant de porter le capital social de 50 617 215 TND actuellement à 60 740 655 TND après l’émission envisagée. Elle sera réalisée en deux tranches distinctes.

La première a été approuvée par le conseil d’administration du 10 septembre 2026. Elle portera sur 5 061 720 dinars. Il y aura l’émission de 1 012 344 actions nouvelles gratuites, d’une valeur nominale de 5 dinars chacune. Le détenteur de 10 actions anciennes aura droit à une action nouvelle gratuite. La société procèdera à l’acquisition et à l’annulation de 3 droits d’attribution rompus.

L’opération aura lieu le 1er octobre 2026 et les actions nouvelles porteront jouissance à partir du 1er janvier 2026. Elles seront négociées sur la même ligne de cotation que les actions anciennes. À l’issue de la réalisation de la première tranche, le capital sera porté à 55 678 935 dinars.

L’objectif de cette opération est double. D’une part, cela permettra de rémunérer les actionnaires. Les performances sont bonnes et les perspectives de hausse de cours sont réelles. Le premier semestre a été soldé par un bénéfice net de 16,078 MTND. D’autre part, ces opérations constituent le meilleur moyen pour soutenir le cours de l’action. Qui lâchera un titre qui va lui offrir un dividende et une action gratuite, surtout que le rendement annuel s’élève déjà à environ 79%?

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L’Égypte s’allie à Nvidia pour devenir le pôle régional de l’IA

25. September 2026 um 09:41

Le géant technologique Nvidia compte faire de l’Égypte un pôle régional de l’intelligence artificielle (IA). Un protocole d’accord qui définira les domaines potentiels de coopération entre les deux parties sera signé dans les mois à venir.

Nvidia pourra porter énormément à l’Égypte en matière de développement des compétences numériques, de soutien à l’innovation pour les startups et les entrepreneurs, de recherche et développement, ainsi que de renforcement des capacités locales en matière d’informatique et d’IA.

Pour attirer ce géant, Le Caire a fourni des efforts et a lourdement misé sur l’investissement massif en data centers et infrastructures numériques. Nvidia va d’ailleurs fournir la technologie pour le premier centre de données égyptien souverain alimenté par l’IA, épargnant aux opérateurs économiques locaux le coût d’achat et de gestion de leur propre infrastructure.

Le bras opérationnel public, l’ADC, devrait lancer des installations pour fournir, entre autres, de l’hébergement, de l’interconnexion et de l’activation du cloud, avec une capacité initiale de 20 mégawatts au cours de ses trois premières années, avec des plans pour atteindre 200 mégawatts. Les IDE attirés seraient de l’ordre de 200 millions de dollars sur une enveloppe totale de 1 milliard de dollars. En 2030, l’IA pourrait contribuer à hauteur de 7,7 % du PIB égyptien.

Est-ce que la Tunisie pourra trouver une place dans cette nouvelle économie? La réponse est oui. Le marché mondial des centres de données est estimé à plus de 425 milliards de dollars en 2026 et devrait atteindre 902 milliards d’ici 2033. C’est une question de volonté.

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