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Tunisie – La balance des paiements courants à -2,3 % du PIB fin juin 2026

24. August 2026 um 06:00

Parmi les indicateurs clés pour l’économie tunisienne et qu’il faut suivre de près, nous trouvons la balance des paiements. C’est l’indicateur le plus important pour comprendre la politique monétaire et la marge de manœuvre réelle de l’exécutif. 

 

En analysant les chiffres de 2026, il convient de tenir en considération la conjoncture internationale – hostile – durant les six premiers mois de l’année. L’aggravation des incertitudes économiques est un fait, sous l’impact des tensions géopolitiques au Moyen-Orient.

 

Les importations ont gagné du terrain

La conséquence de ces instabilités est une forte fluctuation des cours des produits énergétiques et une hausse des prix des matières premières ainsi que leurs coûts de fret. Pour un pays importateur net d’énergie et dont l’intégration aux chaînes de valeur des secteurs technologiques demeure limitée comme la Tunisie, c’est bien une mauvaise nouvelle. La facture énergétique a bien été salée. Le déficit énergétique s’est élargi de 1 565 millions de dinars (MDT) pour atteindre 6 779 MDT fin juin 2026.

Au niveau des autres importations, nous notons que celles des produits alimentaires se sont inscrites en hausse de 27,1 % à 4 192 MDT, sous l’effet de l’accroissement des importations des produits non céréaliers (+36,0 %) à l’instar du sucre (730 MDT contre 128 MDT) et du maïs (599 MDT contre 410 MDT en 2025). Parallèlement, les approvisionnements des produits céréaliers ont augmenté de 8,7 % en valeur et 20,4 % en volume.

Quant aux biens d’équipement et de consommation, les importations ont accusé une décélération (8,4 % et 9,3 % respectivement contre 17,6 % et 11,6 % une année auparavant). L’augmentation des achats des biens de consommation a concerné principalement les voitures de tourisme (24,1 %) et les produits pharmaceutiques (8,7 %). Cela a significativement contribué à l’aggravation du déficit commercial de 26,9 % pour se situer à -12 569 MDT.

Quant à la balance des services, elle a enregistré une quasi-stagnation au cours du premier semestre de 2026, pour se situer à 10 265 MDT contre 10 274 MDT en 2025.

 

 

Consolidation de la balance des revenus

En même temps, la bonne tenue des principaux secteurs pourvoyeurs de devises, essentiellement la bonne performance du secteur oléicole et la résilience du secteur touristique et des envois de fonds des Tunisiens résidents à l’étranger, a permis à la balance des paiements de résister.

La balance des revenus primaire et secondaire a dégagé un excédent qui s’est nettement consolidé, pour atteindre 3 889 MDT au cours du premier semestre 2026 (2 982 MDT en 2025).

Cette évolution est principalement imputable à l’accroissement des revenus du travail de 9,8 % à 5 708 MDT et la baisse des dépenses au titre des revenus des investissements (-11,5 % à 2 760 MDT) sous l’effet conjugué du repli des paiements des intérêts de la dette extérieure à long terme (-18,3 %) et de la diminution des dépenses au titre des revenus des investissements directs et de portefeuille (-5,7 %).

Ainsi, le déficit de la balance courante s’est creusé, au cours du premier semestre de 2026, pour s’établir à -4 241 MDT, soit -2,3% du PIB contre, respectivement, -2 844 MDT et -1,6 % une année auparavant.

 

Creusement des besoins de financement

Le compte de capital a dégagé un excédent qui s’est replié au cours du premier semestre 2026, pour revenir à 394 MDT, contre 588 MDT une année auparavant. 

Par ailleurs, le compte financier a dégagé un besoin de financement de -3 847 MDT, contre -2 256 MDT en 2025. Cela est principalement attribuable à la détérioration de la balance des investissements de portefeuille et des autres investissements. Cette dernière a dégagé un solde débiteur de -2 187 MDT (contre un solde créditeur de +3 612 MDT en 2025).

De son côté, le solde débiteur de la balance des investissements direct a accusé un léger repli pour s’établir à -1 551 MDT (contre -1 598 MDT en 2025).

Quant au déficit de la balance générale des paiements, il s’est nettement contracté pour revenir à -109 MDT (contre -4 270 MDT une année auparavant).

Suite à ces évolutions, les avoirs nets en devises se sont repliés à 24 754 MDT, soit l’équivalent de 98 jours d’importation, au terme du premier semestre de 2026 (contre 25 115 MDT et 106 jours, respectivement, à la fin de 2025).

Dans ces conditions, il est logique que la Banque centrale garde son taux directeur stable. L’objectif est de préserver le dinar. Il ne faut pas s’attendre à une révision à la baisse dans les mois à venir, surtout que l’environnement est très favorable à une résistance de l’inflation.

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Huile d’olive tunisienne | Exportations en hausse de 55%

22. August 2026 um 08:22

Selon les dernières données de l’Observatoire national de l’agriculture (Onagri) rapportées par l’agence Tap, il y a eu une évolution notable des performances du secteur de l’huile d’olive en Tunisie au cours des neuf premiers mois de la campagne actuelle, avec des quantités exportées record, atteignant 368 000 tonnes contre 236 900 tonnes durant la même période de la campagne précédente, soit une augmentation de 55,3 %.

Selon un rapport publié vendredi 21 août 2026 par l’Onagri sur sa page Facebook officielle, ce dynamisme des exportations a eu un impact positif sur les recettes financières du pays : la valeur des exportations s’est élevée à 4 605,3 millions de dinars (MDT), enregistrant une croissance de 44,4 % par rapport à la campagne précédente (3 190 MDT).

Cette hausse est portée par une demande mondiale croissante, notamment pour l’huile d’olive vierge extra, qui a représenté à elle seule 83,6 % du volume total exporté.

Les exportations d’huile d’olive conditionnée ont également enregistré une progression de 50,8 %, les quantités exportées passant de 34 1000 tonnes à 51 500 tonnes ; elles représentent ainsi 14 % du volume total des exportations, contre 86 % pour l’huile d’olive exportée en vrac.

La part des exportations d’huile d’olive conditionnée a atteint 18,6 % des recettes totales d’exportation au cours des neuf premiers mois de la campagne actuelle.

Par ailleurs, le prix moyen de l’huile d’olive a augmenté de 1,4 % en juillet 2026 par rapport à la même période de la campagne précédente, passant de 12,97 dinars le kilogramme à 13,16 dinars ; les prix ont varié, selon les variétés, entre 8,22 et 17 dinars le kilogramme.

Plus de 70 marchés

À la fin du mois de juillet 2026, les exportations d’huile d’olive tunisienne étaient réparties sur plus de 70 pays, témoignant ainsi de la diversité des marchés extérieurs.

Le marché de l’Union européenne absorbe la plus grande part des exportations, soit 57,1 %, avec en tête l’Espagne (32,1 %) et l’Italie (20 %).

L’Amérique du Nord occupe la deuxième place avec une part de 24 %, répartie principalement entre les États-Unis (19,2 %) et le Canada (4,8 %).

Les marchés asiatiques représentent 11,3 % du volume total des exportations, l’Arabie saoudite 4,6 %, la Jordanie 3,1 %, le marché africain 3,8 % et le marché égyptien 3,3 %.

673,4 MDT de recettes pour l’huile bio

Concernant l’huile d’olive biologique, les quantités exportées au cours des neuf premiers mois de la campagne 2025/2026 ont atteint environ 51 200 tonnes, pour une valeur avoisinant les 673,2 MDT.

La part de l’huile d’olive biologique conditionnée n’a pas dépassé 6,2 % du volume total des exportations de cette catégorie.

Le prix moyen de l’huile d’olive biologique s’est établi à 13,16 dinars le kilogramme, oscillant entre 12,93 dinars le kilogramme pour l’huile «en vrac» et 16,56 dinars le kilogramme pour l’huile «conditionnée».

L’Italie arrive en tête des pays importateurs d’huile d’olive biologique tunisienne, avec une part de 38 % du volume total exporté, suivie par l’Espagne (26 %), les États-Unis (23 %) et la France (8 %).

Tap

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Huile d’olive : En Afrique, la Tunisie dépend presque entièrement du marché égyptien

21. August 2026 um 19:19

La Tunisie affiche des ambitions croissantes sur les marchés africains, mais la géographie de ses exportations d’huile d’olive révèle une réalité beaucoup plus concentrée. Si l’Afrique ne reçoit que 3,8 % des volumes tunisiens exportés, l’Égypte à elle seule en absorbe 3,3 %. Autrement dit, près de 87 % de l’huile d’olive tunisienne destinée au continent africain prend le chemin du marché égyptien, selon un calcul effectué à partir de la ventilation géographique des volumes exportés.

L’Égypte, presque à elle seule

Le constat est saisissant. Sur les 3,8 % des volumes d’huile d’olive tunisienne exportés vers l’Afrique, 3,3 points correspondent à la seule Égypte, rapporte l’Observatoire national de l’Agriculture (ONAGRI).

Le calcul est simple : 3,3 % rapportés aux 3,8 % destinés au continent représentent environ 86,8 %, soit près de 87 % du débouché africain.

Derrière l’Égypte, la présence tunisienne apparaît beaucoup plus limitée et fragmentée. Le continent africain, pourtant régulièrement présenté comme un espace stratégique pour le développement des exportations tunisiennes, reste donc un marché encore marginal pour l’huile d’olive.

Une présence africaine encore très concentrée

Ce chiffre ne signifie pas que l’Égypte absorbe 87 % de l’ensemble des exportations tunisiennes d’huile d’olive. Il s’agit bien de 87 % des volumes destinés au continent africain.

La nuance est importante : l’Afrique elle-même ne représente qu’une part réduite des débouchés de l’huile d’olive tunisienne. Et, à l’intérieur de cette faible part, un seul marché concentre l’essentiel des expéditions.

Cette dépendance géographique contraste avec l’objectif de diversification des marchés et pose la question de la capacité de la Tunisie à élargir réellement ses débouchés africains au-delà de l’Égypte.

L’Arabie saoudite et la Jordanie, des marchés secondaires

La ventilation des exportations montre également que l’Arabie saoudite et la Jordanie représentent ensemble 7,7 % des volumes exportés.

Ces deux marchés occupent donc une place plus importante, à eux seuls, que l’ensemble du continent africain hors Égypte.

Le contraste souligne la concentration des débouchés tunisiens selon les zones géographiques : alors que l’Afrique ne capte qu’une faible proportion des volumes, le marché égyptien domine presque totalement cette présence continentale.

Le défi de la diversification

La forte progression récente des exportations tunisiennes d’huile d’olive masque ainsi une autre réalité : celle de la concentration géographique des marchés.

Pour la Tunisie, l’enjeu ne se limite plus à augmenter les volumes exportés. Il consiste également à diversifier les destinations, notamment sur un continent africain où la présence de l’huile d’olive tunisienne demeure, pour l’instant, largement dépendante d’un seul pays.

L’Égypte apparaît ainsi comme la porte d’entrée principale de l’huile d’olive tunisienne en Afrique. Mais au-delà de ce marché, le potentiel de diversification sur le continent reste encore largement à conquérir.

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Les exportations d’huile d’olive tunisienne ont bondi de 55 % à fin juin 2026

21. August 2026 um 13:56

Les exportations tunisiennes d’huile d’olive ont atteint 368 mille tonnes au cours des neuf premiers mois de la campagne 2025/2026, contre 236,9 mille tonnes durant la même période de la campagne précédente, soit une hausse de 55,3 %, selon l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI).

La valeur des exportations s’est également appréciée, atteignant 4,6 milliards de dinars, contre 3,19 milliards un an auparavant, soit une progression de 44,4 %.

L’huile d’olive conditionnée représente désormais 14 % des volumes exportés, contre 86 % pour l’huile en vrac. Les exportations conditionnées ont progressé de 50,8 %, passant de 34,1 à 51,5 mille tonnes.

À fin juillet 2026, l’huile d’olive tunisienne était commercialisée dans plus de 70 pays. L’Union européenne demeure le principal débouché, avec 57,1 % des volumes exportés, principalement vers l’Espagne (32,1 %) et l’Italie (20 %). L’Amérique du Nord représente pour sa part 24 %, dont 19,2 % pour les États-Unis.

Le secteur biologique affiche également une progression notable : 51,2 mille tonnes d’huile d’olive biologique ont été exportées au cours des neuf premiers mois de la campagne, pour une valeur de 673,4 millions de dinars. L’Italie constitue le premier marché de cette production avec 38 % des volumes, devant l’Espagne (26 %) et les États-Unis (23 %).

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Record des exportations d’huile d’olive : La Tunisie vend beaucoup, mais vend-elle assez cher ?

21. August 2026 um 12:08

Les exportations tunisiennes d’huile d’olive connaissent une progression spectaculaire. Au cours des neuf premiers mois de la campagne 2025/2026, les quantités exportées ont atteint 368.000 tonnes, contre 236.900 tonnes durant la même période de la saison précédente, soit une hausse de 55,3 %, selon les dernières données de l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI).

En valeur, les recettes ont progressé de 44,4 %, pour atteindre 4,605 milliards de dinars. Mais derrière ces chiffres impressionnants, une question se pose : pourquoi les exportations augmentent-elles aussi fortement, alors que la progression des recettes reste inférieure à celle des volumes ?

Une production exceptionnelle à l’origine de l’envolée

La première explication est relativement simple : la Tunisie dispose cette saison de beaucoup plus d’huile à vendre. La campagne 2025/2026 a été marquée par une récolte exceptionnelle. Les données et estimations sectorielles disponibles confirment que la production tunisienne a fortement progressé après une campagne précédente moins abondante. Le Conseil oléicole international avait notamment fait état d’une production tunisienne de 340.000 tonnes pour la campagne 2024/2025, en hausse de 55 % sur un an, dans un contexte de nette reprise de la production mondiale.

Cette abondance de l’offre permet mécaniquement à la Tunisie d’augmenter ses disponibilités exportables. Résultat : en neuf mois seulement, près de 368.000 tonnes d’huile ont été expédiées vers les marchés étrangers.

La hausse des exportations est donc avant tout une hausse des volumes disponibles et commercialisés.

Plus de tonnes vendues, mais pas une explosion équivalente des revenus

C’est ici que les chiffres deviennent particulièrement intéressants. Les quantités exportées ont augmenté de 55,3 %, tandis que les recettes n’ont progressé « que » de 44,4 %.

Autrement dit, la Tunisie vend beaucoup plus d’huile, mais chaque tonne supplémentaire ne génère pas nécessairement une hausse proportionnelle des recettes.

Cela s’explique notamment par l’évolution des prix internationaux. Après les niveaux exceptionnellement élevés observés lors des précédentes campagnes, en raison des mauvaises récoltes dans plusieurs grands pays producteurs méditerranéens, le marché mondial a progressivement connu une détente avec le retour de productions plus importantes.

Le Conseil oléicole international prévoit d’ailleurs une production mondiale de 3,44 millions de tonnes pour la campagne 2025/2026, après une forte reprise lors de la campagne précédente. L’augmentation de l’offre mondiale exerce logiquement une pression sur les prix.

En Tunisie, l’ONAGRI relève toutefois que le prix moyen à l’exportation a légèrement progressé de 1,4 % en juillet 2026 par rapport à juillet 2025. Cette évolution mensuelle positive intervient après des périodes où les prix moyens avaient connu des variations plus défavorables, notamment au début de la campagne. Les données disponibles pour les premiers mois de 2026 montrent ainsi que l’augmentation des recettes a principalement été tirée par les quantités exportées plutôt que par une forte hausse des prix.

Le vrai paradoxe : la Tunisie exporte surtout son huile en vrac

Le principal enseignement de ces chiffres concerne toutefois la structure même des exportations. Sur les 4,605 milliards de dinars de recettes enregistrées durant les neuf premiers mois de la saison, 81,4 % proviennent de l’huile d’olive exportée en vrac.

L’huile conditionnée ne représente que 18,6 % des recettes. Ce déséquilibre n’est pas nouveau. Lors des premiers mois de la campagne, la part de l’huile conditionnée dans les quantités exportées restait limitée, tandis que l’essentiel de l’huile tunisienne quittait le pays en vrac. Les données de l’ONAGRI ont régulièrement confirmé cette domination du vrac tout au long de la saison.

Le problème est économique : lorsqu’une huile est exportée en vrac, une partie importante de la valeur ajoutée peut être créée ailleurs, au moment du conditionnement, de la commercialisation et de la construction de la marque.

La bouteille, l’emballage, le marketing, la distribution et la notoriété commerciale peuvent alors profiter davantage aux entreprises qui achètent l’huile tunisienne pour la commercialiser sous leur propre marque.

La Tunisie vend donc une matière première agricole de grande valeur, mais ne capte pas toujours l’ensemble de la valeur créée jusqu’au consommateur final.

Pourquoi ne pas exporter davantage d’huile conditionnée ?

Les autorités tunisiennes ont elles-mêmes identifié cette question comme un enjeu stratégique.

Lors d’un conseil ministériel consacré à la préparation de la campagne 2025/2026, le gouvernement avait insisté sur la nécessité d’augmenter les exportations d’huile conditionnée, de développer de nouveaux marchés et d’encourager le conditionnement en Tunisie afin que l’origine tunisienne du produit soit davantage identifiée sur les marchés internationaux.

Lire aussi : Huile d’olive : La Tunisie écrase la concurrence et décroche la première place aux États-Unis

Au premier semestre 2026, les exportations tunisiennes d’huile d’olive conditionnée ont atteint environ 41.000 tonnes, en hausse de 57 %, pour des recettes proches de 666 millions de dinars. Le nombre de destinations s’est également élargi à 62 marchés, avec des perspectives dans des pays comme le Brésil, la Chine, la Russie et la Jordanie, en plus des marchés traditionnels d’Amérique du Nord, du Golfe et d’Europe.

Le problème n’est donc pas l’absence de progression du conditionné, mais sa part encore insuffisante par rapport au volume total exporté.

Et l’huile biologique dans tout cela ?

L’huile d’olive biologique constitue également un segment important pour la Tunisie. Durant les neuf premiers mois de la saison 2025/2026, les exportations d’huile d’olive biologique ont atteint 51.200 tonnes, pour une valeur proche de 673,4 millions de dinars.

Ce segment représente un potentiel particulier, car le bio peut permettre de viser des marchés et des consommateurs prêts à payer davantage pour des produits répondant à des exigences spécifiques de qualité, de traçabilité et de certification.

Le défi tunisien : passer du record de volume au record de valeur

Les chiffres de la saison 2025/2026 confirment donc la puissance exportatrice de la filière tunisienne. 368.000 tonnes exportées en neuf mois. Plus de 4,6 milliards de dinars de recettes. Une hausse de plus de 55 % des volumes.

Mais le véritable défi dépasse désormais la seule quantité. La Tunisie doit transformer son avantage agricole en avantage commercial. Produire davantage est une première étape. Exporter davantage en est une deuxième. Mais capter une plus grande part de la valeur finale grâce au conditionnement, aux marques tunisiennes, à la diversification des marchés et au positionnement sur des segments à forte valeur ajoutée constitue probablement la prochaine bataille.

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