Normale Ansicht

Zone euro : l’inflation pourrait rester proche de 3 % jusqu’à fin 2026

18. August 2026 um 13:29

La guerre au Moyen-Orient et le renchérissement de l’énergie éloignent l’inflation de la cible de 2 % de la BCE. Philip Lane estime qu’elle pourrait rester autour de 3 % jusqu’à la fin de l’année…

L’inflation dans la zone euro pourrait rester proche de 3 % jusqu’à la fin de 2026, selon Philip Lane, économiste en chef de la Banque centrale européenne (BCE).

Dans un entretien accordé à la radio irlandaise RTÉ lundi 17 août, le responsable de la BCE a estimé que l’inflation devrait évoluer « autour de 3 % » durant le reste de l’année, en raison notamment du renchérissement de l’énergie provoqué par la guerre au Moyen-Orient.

Cette prévision demeure toutefois fortement dépendante de l’évolution du conflit. Une amélioration rapide de la situation géopolitique pourrait réduire les tensions sur les marchés de l’énergie, tandis qu’une prolongation de la crise ferait peser un risque supplémentaire sur les prix.

L’inflation de la zone euro a atteint 2,9 % en juillet, accentuant son éloignement de l’objectif de 2 % fixé par la BCE. La hausse des prix de l’énergie constitue désormais l’un des principaux facteurs de préoccupation pour les responsables monétaires.

Vers une nouvelle hausse des taux ?

Philip Lane s’est gardé de confirmer une éventuelle nouvelle hausse des taux d’intérêt. Il a rappelé que la BCE prendra les décisions nécessaires en fonction de l’évolution des données économiques et des risques inflationnistes.

Les marchés anticipent néanmoins une possible hausse supplémentaire de 25 points de base d’ici la fin de l’année. La prochaine étape majeure sera la réunion de septembre, au cours de laquelle la BCE doit actualiser ses projections économiques.

Le maintien d’une inflation élevée pourrait prolonger la période de taux d’intérêt élevés, avec des conséquences directes pour les ménages endettés, notamment les détenteurs de crédits immobiliers.

Malgré ces risques, Lane s’est montré relativement confiant concernant la conjoncture. L’économie de la zone euro a progressé de 0,4 % au deuxième trimestre, une performance supérieure aux attentes qui témoigne, selon lui, d’une certaine résistance de l’économie face aux chocs géopolitiques.

La BCE reste toutefois confrontée à un équilibre délicat : empêcher une nouvelle accélération de l’inflation sans fragiliser davantage une économie déjà exposée aux conséquences de la crise énergétique et géopolitique.

L’article Zone euro : l’inflation pourrait rester proche de 3 % jusqu’à fin 2026 est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Inflation à 5,1% : pourquoi la vie ne semble-t-elle pas moins chère ?

Von: tmps
18. August 2026 um 10:11

L’inflation poursuit son ralentissement en Tunisie. Selon les dernières données de l’Institut national de la statistique (INS), elle s’est établie à 5,1% en juillet 2026, contre 5,3% en juin et 5,5% en mai. Une évolution qui pourrait, à première vue, être perçue comme une bonne nouvelle pour le pouvoir d’achat. Pourtant, dans le quotidien des ménages, le sentiment d’une vie toujours plus chère reste bien présent. Courses alimentaires, viande, fruits, poisson, sorties ou hébergement : plusieurs dépenses continuent de peser lourdement sur les budgets. Ce décalage apparent entre les statistiques et le ressenti des consommateurs s’explique en réalité assez simplement : lorsque l’inflation ralentit, cela ne signifie pas que les prix baissent, mais qu’ils augmentent moins rapidement.

En juillet, les prix à la consommation ont d’ailleurs encore progressé de 0,2% par rapport au mois précédent. Sur un an, l’augmentation reste particulièrement sensible pour certains produits de consommation courante. Le ralentissement de l’inflation constitue donc un signal économique encourageant, mais il ne suffit pas encore à effacer plusieurs années de hausse des prix ni à redonner immédiatement aux ménages le pouvoir d’achat perdu.

Une inflation qui ralentit ne signifie pas que les prix baissent

C’est probablement l’une des principales sources de confusion lorsqu’un nouveau chiffre de l’inflation est annoncé. Une inflation à 5,1% ne signifie pas que les prix ont diminué de 5,1%, pas plus que le passage de 5,5% en mai à 5,1% en juillet ne traduit un retour aux niveaux de prix observés auparavant. Cela signifie simplement que le rythme général de progression des prix ralentit. Prenons un exemple simple. Lorsqu’un produit passe de 10 à 12 dinars après plusieurs hausses successives, le ralentissement de l’inflation ne le fait pas automatiquement revenir à 10 dinars. Son prix peut continuer à augmenter, mais plus lentement. Pour le consommateur, la différence est fondamentale : le niveau atteint reste élevé et le budget nécessaire pour acheter le même panier qu’il y a quelques années demeure supérieur.

Les chiffres de juillet illustrent parfaitement ce phénomène. L’indice général des prix a progressé de 0,2% en un mois. Dans le même temps, certaines catégories ont enregistré des mouvements plus marqués. Les prix des restaurants et hôtels ont ainsi augmenté de 1,4% en juillet, notamment sous l’effet d’une progression de 7,2% des services d’hébergement. Les groupes santé ainsi que loisirs et culture ont chacun enregistré une hausse mensuelle de 0,7%. À l’inverse, les prix du groupe alimentation et boissons ont diminué de 0,6% par rapport à juin, notamment grâce au recul des légumes, de la viande ovine, de la volaille et des œufs. Ce mouvement mensuel reste toutefois insuffisant pour effacer les augmentations accumulées sur une période plus longue.

L’alimentation continue de peser lourd

C’est sans doute dans le panier alimentaire que le décalage entre le taux général d’inflation et le ressenti des ménages apparaît le plus clairement. Sur un an, les prix du groupe «Alimentation et boissons» ont augmenté de 6,6% en juillet, soit davantage que l’inflation générale. Certes, cette progression ralentit puisqu’elle atteignait encore 7,1% en juin, mais certaines hausses restent particulièrement importantes. La viande ovine affiche ainsi une augmentation de 16,7% sur un an, les fruits frais de 13,8%, la viande bovine de 13,7%, la volaille de 12,5% et les poissons frais de 11,6%. Quelques produits évoluent dans le sens inverse : les huiles alimentaires enregistrent une baisse de 4,9% et les œufs de 3,8%. Mais dans la perception du coût de la vie, tous les produits n’ont pas le même poids. Une augmentation importante de produits achetés régulièrement est immédiatement visible. Le consommateur ne raisonne pas en moyenne statistique lorsqu’il remplit son panier : il constate ce qu’il doit débourser à la caisse. Une famille qui achète régulièrement viande, volaille, poisson et fruits peut donc ressentir une hausse du coût de son alimentation nettement supérieure au chiffre général de 5,1%. La distinction entre produits libres et produits encadrés renforce également ce contraste. En juillet, les prix des produits libres ont progressé de 6,2% sur un an, contre seulement 1,1% pour les produits encadrés. Pour les seuls produits alimentaires, l’écart est encore plus spectaculaire : les produits alimentaires libres ont augmenté de 7,4%, contre 0,2% pour ceux dont les prix sont encadrés.

Quand le ralentissement se fera-t-il sentir dans les portefeuilles ?

La question centrale n’est donc plus seulement de savoir si l’inflation baisse, mais à quel moment cette amélioration statistique pourra être réellement ressentie par les ménages. Le ralentissement observé depuis mai est positif : l’inflation est passée de 5,5% en mai à 5,3% en juin puis à 5,1% en juillet. L’inflation sous-jacente, calculée hors alimentation et énergie, s’est également légèrement repliée, passant de 4,9% en juin à 4,8% en juillet. Mais le pouvoir d’achat dépend d’une équation plus complexe. Il ne suffit pas que les prix progressent moins vite, encore faut-il que les revenus puissent suivre leur évolution. Après plusieurs années de renchérissement, les ménages ont déjà adapté leurs habitudes, réduit certaines dépenses, modifié leurs achats ou renoncé à certains produits devenus trop chers. Même lorsque l’inflation ralentit, ces arbitrages ne disparaissent pas du jour au lendemain.

La baisse du rythme de l’inflation constitue donc une évolution favorable pour l’économie tunisienne, mais elle ne doit pas être confondue avec une baisse généralisée des prix. Pour que l’amélioration soit véritablement perceptible dans le quotidien, il faudra que la modération des prix s’inscrive dans la durée et que l’évolution des revenus permette progressivement aux ménages de retrouver des marges de manœuvre. Le chiffre de 5,1% raconte ainsi une partie de la réalité économique tunisienne. Le panier du consommateur en raconte une autre. Les deux ne sont pas contradictoires : l’inflation ralentit bel et bien, mais les prix restent à des niveaux élevés. Et pour les ménages, c’est encore le montant payé à la caisse, bien davantage que le taux d’inflation annoncé, qui mesure chaque jour la réalité du pouvoir d’achat.

Leila SELMI

 

L’article Inflation à 5,1% : pourquoi la vie ne semble-t-elle pas moins chère ? est apparu en premier sur Le Temps News.

La Fed devrait relever les taux d’intérêt pour freiner l’inflation, estime Hammack

14. August 2026 um 12:36

La présidente de la Réserve fédérale de Cleveland, Beth Hammack, a réitéré son point de vue selon lequel la Banque centrale américaine (Fed) devrait immédiatement relever les taux d’intérêt afin de réduire l’inflation excessivement élevée, rapporte Reuters.

« Lorsque je discute avec des entreprises, je constate qu’elles sont très désireuses de lever des capitaux et d’emprunter pour continuer à investir. Elles perçoivent les opportunités de croissance, ce qui est positif. Je souhaite qu’elles continuent à les percevoir. Mais si cette croissance est excessive… elle pourrait exercer une pression supplémentaire sur les prix, contribuant ainsi aux pressions inflationnistes », a déclaré Mme Hammack lors d’une intervention à la Chambre de commerce de la région de Dayton, dans l’Ohio.

« Nous devons veiller à ce que notre politique permette une certaine modération [de l’activité] afin de ramener l’inflation de son niveau actuel – supérieur à 3 % – à l’objectif de 2 % », a-t-elle ajouté.

L’article La Fed devrait relever les taux d’intérêt pour freiner l’inflation, estime Hammack est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Tunisie | Pas de lueur au bout du tunnel pour les diplômés chômeurs

13. August 2026 um 09:28

Alors que les chiffres officiels révèlent une aggravation de la crise du chômage chez les diplômés universitaires, les différentes coordinations des chômeurs en Tunisie, notamment l’Union des diplômés chômeurs (UDC), multiplient les mouvements de protestation pour faire pression sur l’exécutif en vue d’accélérer la mise en œuvre de la loi n° 18 de 2025, relative au recrutement exceptionnel des personnes au chômage depuis plus de dix ans.

Latif Belhedi

Ces mouvements surviennent dans un contexte de tensions croissantes entre les syndicats de diplômés et les autorités de sécurité, tensions exacerbées par des décisions visant à restreindre les manifestations, prévues sur les plans aussi bien national que régional. Ces restrictions suscitent un vif mécontentement parmi les organisateurs qui font valoir qu’elles sont en totale contradiction avec les slogans officiels prônant la défense des droits, au moment où leurs droits fondamentaux au travail, à la dignité et à l’expression leur sont refusés.

Politique de temporisation et d’ajournement

Ces restrictions des libertés violent la Constitution, disent-ils, estimant que «la liberté d’expression et de réunion ne constitue ni une faveur accordée par les autorités, ni un privilège octroyé ou révoqué au gré de leur volonté. Il s’agit au contraire de droits constitutionnels dont l’exercice ne saurait être soumis à un calendrier dicté par les autorités.»

Ces restrictions, ajoutent-ils, touchent au cœur même du droit des chômeurs à exprimer leurs préoccupations et à contester les atermoiements persistants dans la mise en œuvre d’une loi adoptée il y a plusieurs mois.

Les organisations des diplômés chômeurs tiennent le pouvoir exécutif pour seul responsable du blocage continu de l’application de la loi, ainsi que de toute conséquence découlant de cette politique de temporisation et d’ajournement.

Loi n° 18 et chiffres alarmants du chômage

Il convient de noter que la loi n° 18 de 2025, publiée au Journal officiel le 22 décembre 2025, prévoit des dispositions exceptionnelles pour le recrutement dans le secteur public de diplômés universitaires au chômage depuis plus de dix ans.

Bien que plusieurs mois se soient écoulés depuis sa promulgation, les personnes concernées attendent toujours sa mise en œuvre effective.

Par ailleurs, le retard dans l’élaboration et la publication des décrets d’application nécessaires, ainsi que dans le lancement de la plateforme numérique destinée à la réception et à la modification des candidatures, perdure en dépit des assurances officielles répétées quant à l’engagement de l’État à rendre cette loi opérationnelle.

Cette situation survient à un moment délicat. Elle coïncide avec la publication, par l’Institut national de la statistique, des chiffres relatifs à l’emploi et au chômage pour le premier trimestre 2026. Ces données font état d’une hausse significative de 1,7 % du taux de chômage chez les diplômés universitaires, lequel atteint désormais 24,2 %, contre 22,5 % au dernier trimestre 2025. Les statistiques révèlent également un écart important entre les sexes, avec un taux de chômage de 14,2 % pour les hommes contre 32 % pour les femmes.

En conséquence, la colère de l’opinion publique s’est intensifiée et les appels à une intensification de la contestation pour exiger un emploi immédiat se sont multipliés, dans un contexte de difficultés financières et budgétaires, de hausse de l’inflation, d’augmentation des prix et de baisse du pouvoir d’achat des citoyens.

Par ailleurs, et malgré l’accélération du phénomène de la fuite des compétences, le nombre de diplômés chômeurs continue d’augmenter, dans un contexte caractérisé par une décélération de l’investissement, public et privé, et une faible croissance économique.

L’article Tunisie | Pas de lueur au bout du tunnel pour les diplômés chômeurs est apparu en premier sur Kapitalis.

Inflation — Ridha Chkoundali : une famille tunisienne a besoin d’au moins 5500 dinars par mois pour vivre dignement

09. Juni 2026 um 09:15

Malgré un taux d’inflation qui demeure relativement stable, les signaux envoyés par l’économie tunisienne restent préoccupants. Invité à commenter les dernières données publiées par l’Institut national de la statistique (INS), l’économiste et universitaire Ridha Chkoundali a alerté, mardi 9 juin 2026, sur un changement de tendance de l’inflation, ainsi que sur les risques liés aux...

L’article Inflation — Ridha Chkoundali : une famille tunisienne a besoin d’au moins 5500 dinars par mois pour vivre dignement est apparu en premier sur Business News.

Tunesien: Inflation lag im Dezember 2023 bei 8,1 Prozent

05. Januar 2024 um 20:46

Im Dezember 2023 ging die Inflation auf 8,1% zurück, verglichen mit 8,3% im November 2023. Dies geht aus einer am Freitag veröffentlichten Mitteilung des Nationalen Mehr

Der Beitrag Tunesien: Inflation lag im Dezember 2023 bei 8,1 Prozent erschien zuerst auf Tunesienexplorer.de.

❌