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Parler au quotidien : le dialecte tunisien perd-il ses repères ?

Von: tmps
06. Juli 2026 um 19:13

Il nous arrive parfois, sous nos cieux et au fil des jours, de nous retrouver contraint de traduire une expression dans notre même langue parlée. Face à des interlocuteurs qui n’ont rien pigé de ce qu’on leur avait raconté ! En effet, un petit mot, qui n’existe pas dans leur lexique linguistique, leur avait interrompu la conversation. Il s’agit du mot «Yassek», du turc «Yassak», qui veut dire «Interdit». Si bien qu’à partir de ce mot, nous avons créé un verbe, celui d’«Iyassak» (Il nous interdit.) Nous pourrons citer également  l’exemple de «Tozzina» qui, au départ, était «Dozzena», en langue italienne, c’est-à-dire le chiffre douze. Les temps ont certes changé mais pas au point de ne plus se comprendre aujourd’hui mutuellement entre les habitants d’un même pays ! Une langue, qu’elle soit littéraire ou parlée, évolue en se renouvelant. Mais ce qui arrive malheureusement à notre dialecte tunisien, c’est qu’il s’effrite de jour en jour, après avoir été d’une richesse sans pareille du temps de nos aïeux. Il contenait, en effet, des mots dont l’origine provenait de pas moins de six pays méditerranéens, sans compter les pays arabes, l’Italie, particulièrement du côté de ses régions du Sud, la France, l’Espagne, la Turquie, Malte, la Grèce. Et nous en oublions, car il est des mots contenus dans notre dialecte et dont l’origine est russe et également turque, comme «Gaouri» qui veut dire mécréant ou infidèle. C’est dire l’influence accrue de la présence des communautés de ces pays en Tunisie sur la langue parlée tunisienne depuis la fin du dix-huitième siècle, le dix-neuvième siècle et la première moitié du vingtième siècle. Cela lui a été d’un grand enrichissement. Une manne de mots qui constitue un trésor, mais que les nouvelles générations rejettent étrangement en choisissant d’emprunter plutôt des mots puisés dans la langue anglaise qu’ils considèrent aujourd’hui comme la meilleure langue pour évoluer et réussir leur vie, en plus de la langue arabe littéraire. Mais le pire, c’est quand ils ne reconnaissent aucune autre langue ! Et c’est là, une autre paire de manches. L’arabe littéraire a remplacé notre langue parlée qui est, de ce fait, devenue élaborée. Cela ne colle pas parfaitement à l’ouïe, du fait qu’une expression en arabe littéraire glissée dans le dialecte tunisien pourrait donner un sens tout à fait différent et contraire à son sens premier. Nous pensons à : «moumarridh» (infirmier qui soigne un patient). Ce mot a été changé de «fermli», émanation d’infirmier en langue française, à «moumarridh». Dans le dialecte tunisien, cela équivaut à : «rendre malade !»

Des pièges à éviter

Plusieurs mots écartés de la langue parlée tunisienne font tomber leurs utilisateurs dans le piège de l’amalgame du sens à travers leur même prononciation. D’un autre côté, notre dialecte tunisien reste très riche d’une région à l’autre de notre pays. Mais il faudrait prendre garde à ne pas utiliser certains mots qui ne donnent pas le même sens, d’une région à l’autre. Le réalisateur d’origine italienne Bernardo Bertolucci avait dit un jour que «le dialecte d’une langue change tous les vingt-cinq kilomètres». C’est dire la grande richesse linguistique dont nous parlons. Dans un coin du Sud tunisien et quand une femme dit à une autre  femme «win jiti ?», cela n’a pas du tout le sens de «où est-ce que tu es arrivée ?», mais «comment vas-tu ?» Et c’est là que la traduction dans la même langue s’impose, comme nous le disions au début de notre article.

Lotfi BEN KHELIFA



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Daech : le Maroc démantèle une cellule terroriste prête à frapper

06. Juli 2026 um 14:27
Le Maroc a déjoué un projet d’attentat attribué à l’organisation État islamique (Daech). Les services de sécurité ont arrêté dix personnes soupçonnées d’appartenir à une cellule terroriste active dans plusieurs villes du royaume. Les enquêteurs ont notamment découvert un véhicule…

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Tirs policiers : cinq choses à savoir sur la loi examinée ce mardi

06. Juli 2026 um 14:04
L’Assemblée nationale examine ce mardi une proposition de loi qui instaurerait une présomption de légalité des tirs policiers. Soutenu par le gouvernement, ce texte, qui modifierait les règles encadrant l’usage des armes par les forces de l’ordre, suscite une vive…

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Émission d’un timbre-poste dédié aux « Mosaïques de la Méditerranée »

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06. Juli 2026 um 12:01

La Poste Tunisienne a indiqué, dans un communiqué publié lundi, avoir émis, le 07 juillet 2026, à l’instar des autres pays membres de l’Union Postale pour la Méditerranée (UPMed), un timbre-poste dédié aux mosaïques de la Méditerranée

Ce timbre-poste ainsi que les autres produits philatéliques réalisés à cette occasion seront disponibles à la vente dans tous les bureaux de poste et via Internet à travers le site www.e-stamps.poste.tn à partir du mardi 07 juillet 2026.

L’émission de ce timbre-poste s’inscrit dans le cadre de sa contribution active aux activités de l’UPMed et du renforcement de son rôle dans le soutien et le développement de la coopération et du partenariat avec les institutions postales méditerranéennes, a souligné la Poste tunisienne.

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Incendie dévastateur à Nebeur : urgence d’une vraie politique de prévention dans les zones agricoles

Von: tmps
05. Juli 2026 um 10:15

Un important incendie s’est déclaré dimanche 28 juin 2026 dans la délégation de Nebeur, relevant du gouvernorat du Kef, causant d’importants dégâts aux terres agricoles de la région. Le sinistre, attisé par des vents violents et des conditions climatiques particulièrement favorables à la propagation des flammes, a ravagé près de 120 hectares de superficies cultivées, infligeant de lourdes pertes matérielles aux agriculteurs locaux.

Ce nouvel incendie remet une fois de plus en lumière la grande vulnérabilité des zones agricoles tunisiennes face aux feux de récolte, un phénomène devenu récurrent durant la période estivale, particulièrement dans les régions céréalières du Nord-Ouest, telles que Le Kef, Siliana et Jendouba. Chaque année, avec l’arrivée des fortes chaleurs, la combinaison de températures élevées, de vents violents, de sécheresse prolongée et la présence massive de matières hautement inflammables -blé sur pied, chaumes, paille et broussailles-, ces zones sont transformées en véritables foyers à haut risque.

Fragilité structurelle de certaines zones agricoles

Le problème ne réside pas uniquement dans les conditions climatiques, mais aussi dans la fragilité structurelle de nombreuses zones agricoles. L’absence d’entretien régulier des pistes agricoles, l’accumulation de broussailles et d’herbes sèches sur les accotements, le manque de bandes coupe-feu entre les parcelles, ainsi que l’insuffisance des équipements de première intervention aggravent considérablement les risques.

Dans plusieurs régions, les agriculteurs comme les autorités locales dénoncent depuis des années le manque d’équipements adaptés : bulldozers pour le débroussaillage, citernes d’eau mobiles, points d’eau de proximité, camions d’intervention en nombre suffisant et moyens logistiques capables de répondre rapidement à ce type de sinistre.

Ainsi, les incendies agricoles ne relèvent plus uniquement du fait accidentel ou du hasard. Ils traduisent également des insuffisances persistantes en matière de prévention, de préparation et d’anticipation. Chaque sinistre met en évidence les limites des dispositifs existants et rappelle l’urgence d’une stratégie plus efficace fondée sur la prévention, l’entretien des zones à risque et le renforcement des moyens d’intervention sur le terrain.

Il suffit d’une étincelle…

En effet, la moindre étincelle, qu’elle provienne d’un engin agricole, d’un véhicule, d’un mégot de cigarette ou d’un simple incident accidentel, peut suffire à déclencher un incendie de grande ampleur en quelques minutes seulement. La rapidité de propagation des flammes rend alors les interventions particulièrement complexes, surtout lorsque les moyens de prévention et d’intervention font défaut.

Intervenant mardi 30 juin 2026 sur les ondes d’une radio de la place, la membre du conseil local de Sidi Khiar, Rim Nasr, est revenue en détail sur les circonstances du sinistre, son lourd bilan ainsi que les difficultés rencontrées pour circonscrire les flammes. Selon ses déclarations, l’incendie se serait déclaré au moment où des habitants transportaient des bottes de foin à proximité d’un oued. Une étincelle accidentelle aurait alors suffi à provoquer un départ de feu, rapidement aggravé par des rafales de vent particulièrement fortes. En quelques minutes, les flammes se sont propagées à une vitesse inquiétante, rendant l’intervention particulièrement difficile. Le bilan des dégâts est considérable. D’après les premières estimations, près de 70 hectares de blé sur pied ont été totalement détruits, ainsi qu’environ 50 hectares de chaumes. À cela s’ajoute la perte de quelque 1.500 bottes de paille, représentant un préjudice économique majeur pour plusieurs exploitants agricoles de la région. Pour de nombreux agriculteurs, ces pertes surviennent à un moment particulièrement critique de la saison, alors que les récoltes constituent l’aboutissement de plusieurs mois de travail, d’investissement et d’efforts.

Défaillance structurelle et manque de moyens 

Cet incendie affecte durablement l’équilibre économique de nombreuses familles rurales dépendant directement de l’activité agricole. Une fois le feu maîtrisé, un drone a été mobilisé afin d’évaluer précisément l’étendue des dégâts et de cartographier les zones touchées. Rim Nasr a précisé que cet équipement n’a pas été utilisé dans le cadre de l’intervention opérationnelle contre les flammes, mais uniquement pour établir un constat précis des pertes agricoles. Cet outil technologique a permis de mieux délimiter les parcelles sinistrées et de fournir une estimation plus rigoureuse des superficies ravagées. Parallèlement, les autorités locales, les unités de la Garde nationale ainsi que les services compétents ont ouvert une enquête afin de déterminer les causes exactes de l’incendie et de vérifier les circonstances du départ de feu. Selon Rim Nasr, les investigations sont toujours en cours. Mais au-delà de l’origine immédiate du sinistre, cet événement met en lumière des défaillances structurelles plus profondes concernant les moyens de prévention et de lutte contre les incendies agricoles dans la région. Rim Nasr a notamment dénoncé le manque criant d’équipements et de moyens logistiques dans la délégation de Nebeur. Elle a particulièrement insisté sur l’absence d’un bulldozer fonctionnel, indispensable pour entretenir les pistes agricoles, nettoyer les accotements et débroussailler les zones sensibles avant la saison des moissons. Selon elle, cet engin est hors service depuis plusieurs mois, ce qui a favorisé l’accumulation de broussailles, d’herbes sèches et de végétation inflammable le long des routes et des pistes agricoles.

Moyens d’intervention largement insuffisants

Autant d’éléments qui constituent de véritables foyers potentiels de propagation du feu. «Nous avons alerté à plusieurs reprises les autorités locales, régionales ainsi que le ministère concerné sur la nécessité de disposer de cet équipement, mais nos demandes sont restées sans suite», a-t-elle regretté. L’élue a également souligné l’insuffisance des moyens d’intervention de la Protection civile. La délégation de Nebeur ne disposerait actuellement que d’un seul camion d’intervention, auquel s’ajoute un véhicule relevant des services forestiers. Des moyens jugés largement insuffisants au regard de l’étendue du territoire, qui couvre neuf secteurs administratifs et de vastes zones agricoles exposées à des risques élevés en période estivale. Cette réalité soulève une problématique récurrente dans plusieurs régions de l’intérieur du pays : le déséquilibre entre l’ampleur des risques et les capacités réelles d’intervention sur le terrain. Face à cette situation, un renforcement des mesures de prévention avant chaque saison des récoltes est indispensable. Parmi les actions prioritaires, elle préconise un entretien régulier des pistes agricoles, le nettoyage systématique des accotements ainsi qu’un débroussaillage renforcé des zones à haut risque. Elle appelle également les agriculteurs à adopter davantage de mesures préventives au niveau de leurs exploitations. Cela inclut notamment l’aménagement de bandes coupe-feu entre les parcelles afin de limiter la propagation des flammes ainsi que l’équipement des tracteurs en citernes d’eau pour permettre une intervention rapide dès les premiers signes de départ de feu.

La prévention, premier rempart contre les catastrophes

De telles mesures permettraient de réduire considérablement l’ampleur des dégâts causés par les incendies agricoles. L’incendie de Nebeur rappelle avec force que la prévention demeure le premier rempart contre ce type de catastrophe. Dans un contexte marqué par des épisodes de chaleur intense, des vents fréquents et des conditions climatiques de plus en plus extrêmes, la protection des zones agricoles devient un enjeu stratégique majeur. Au-delà de l’urgence de réparer les pertes subies par les agriculteurs sinistrés, la priorité reste désormais d’agir sur les causes structurelles de ces incendies afin d’éviter qu’un tel drame ne se reproduise.

Ahmed NEMLAGHI

 

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Quand la Tunisie ne se marie plus : un crédit mariage pour rouvrir l’horizon

Von: tmps
05. Juli 2026 um 09:26

Par Zouhaïr Ben Amor (Universitaire)

Il y a des silences qui finissent par devenir plus bruyants que les cris. En Tunisie, l’un de ces silences porte aujourd’hui un nom simple, ancien, presque familier : le mariage. On n’en parle plus avec la même évidence. On n’y entre plus avec la même confiance. On ne le prépare plus avec la même sérénité. Dans les familles, on fait semblant de sourire, on dit que les jeunes prennent leur temps, qu’ils veulent d’abord réussir, voyager, travailler, se construire. Tout cela est vrai, en partie. Mais derrière cette explication polie, il y a une réalité plus dure : beaucoup de jeunes ne se marient plus parce qu’ils ne peuvent plus se le permettre, parce qu’ils ne voient plus devant eux une route praticable, parce que l’idée même de fonder un foyer est devenue, pour beaucoup, un projet lourd, presque intimidant.

Ce constat n’est pas seulement sentimental. Il est social, économique, psychologique et même démographique. Lorsque les mariages diminuent, ce n’est pas uniquement le nombre de fêtes qui baisse. C’est une partie de l’espérance collective qui se contracte. C’est une société qui hésite à se reproduire, à transmettre, à installer ses enfants dans la confiance. Les chiffres de l’état civil et du chômage ne disent pas tout, mais ils indiquent une direction inquiétante : moins de contrats de mariage, plus de prudence, plus de reports, plus de célibats prolongés, plus de divorces aussi. Le mariage, qui fut longtemps une institution presque naturelle, est devenu un calcul, parfois un pari, souvent un risque.

 

Quand l’amour se heurte au coût de la vie

Il serait injuste d’accuser les jeunes d’individualisme facile ou de manque de courage. Beaucoup d’entre eux aimeraient se marier, bâtir une maison, partager une vie, avoir des enfants. Mais entre le désir et le passage à l’acte, il y a désormais un mur de charges. Louer ou acheter un logement, meubler un appartement, organiser une cérémonie, assurer les dépenses quotidiennes, payer les crédits, anticiper l’arrivée d’un enfant, supporter les imprévus de santé et de transport, tout cela demande une stabilité que beaucoup n’ont pas. Dans un pays où le chômage reste élevé, où les diplômés eux-mêmes peinent à trouver un emploi digne de leur formation, où les salaires progressent moins vite que les prix, le mariage devient moins une promesse qu’une équation impossible.

Il faut dire les choses simplement : on ne fonde pas une famille avec des slogans. On ne rassure pas une épouse, un époux, des parents, des enfants à venir avec des discours abstraits. Le foyer a besoin de tendresse, certes, mais il a aussi besoin d’un toit, d’un revenu, d’une visibilité minimale. Or la visibilité est devenue rare. Le jeune homme qui n’arrive pas à se prendre en charge seul hésite à demander la main d’une jeune femme. La jeune femme diplômée, brillante, active ou en attente d’emploi, refuse à juste titre de s’engager dans une aventure sans base réelle. Les familles qui autrefois aidaient discrètement, sont elles-mêmes fragilisées par la hausse du coût de la vie. Ainsi, chacun attend. Et à force d’attendre, les années passent.

Ce report permanent produit une souffrance intime que l’on minimise trop souvent. On parle du mariage comme d’un événement mondain, alors qu’il est aussi une structure affective. On parle des robes, des salles, des traiteurs, des bijoux, alors qu’il faudrait parler de solitude, de dignité, de sécurité, de confiance. Dans beaucoup de maisons tunisiennes, il y a des filles et des garçons qui ont étudié longtemps, qui ont sacrifié des années, qui ont obtenu des diplômes respectables, mais qui se retrouvent devant une étrange impasse : trop formés pour accepter n’importe quelle vie, trop précaires pour construire la vie qu’ils méritent.

 

La solitude des diplômés et le départ des compétences

Notre société aime célébrer les réussites scolaires. Elle applaudit les médecins, les ingénieurs, les enseignants, les chercheurs, les informaticiens. Mais que deviennent ces réussites lorsque le pays ne leur offre plus les conditions d’une vie normale ? Une partie s’en va. Une autre reste, mais avec le sentiment de se battre contre un plafond bas. Les médecins partent vers d’autres horizons, parfois après des années d’études éprouvantes. Les ingénieurs cherchent ailleurs les salaires, la reconnaissance et les perspectives qu’ils ne trouvent plus ici. Ceux qui restent portent le poids d’une double attente : réussir leur vie professionnelle et sauver en même temps leur vie familiale. C’est beaucoup demander à une génération déjà éprouvée.

Dans ce contexte, le célibat n’est plus seulement un choix personnel. Il devient parfois la conséquence directe d’un déséquilibre national. Une jeune femme diplômée peut être admirée pour son parcours, mais ne recevoir aucune proposition sérieuse, parce que les hommes de sa génération hésitent, calculent, reculent, partent ou se sentent incapables d’assumer. Un jeune homme sérieux peut aimer sincèrement mais se taire, parce qu’il sait que son salaire ne couvrira pas les dépenses d’un foyer. Alors les sentiments existent, mais ils restent suspendus. Les rencontres existent, mais elles ne débouchent pas. Les familles s’inquiètent, les voisins commentent, les réseaux sociaux amplifient les frustrations, et chacun finit par croire que son cas est individuel, alors qu’il s’agit d’un phénomène collectif.

Le plus grave est peut-être là : nous avons transformé un problème national en série de drames privés. On dit à la fille d’être patiente. On dit au garçon d’être courageux. On dit aux parents de ne pas se mêler. On dit aux professionnels des événements de s’adapter. On dit à l’État que ce n’est pas son affaire. Mais lorsque l’économie bloque le social, lorsque le social alourdit le psychologique, lorsque le psychologique se transforme en découragement général, l’État ne peut pas rester spectateur. La famille n’est pas une affaire secondaire. Elle est l’un des piliers invisibles de la stabilité du pays.

 

Un secteur festif qui devient un baromètre social

Les professionnels des événements le sentent avant les autres. Les salles de fêtes, les traiteurs, les décorateurs, les photographes, les musiciens, les coiffeuses, les maquilleuses, les loueurs de robes, les artisans, les fleuristes, les pâtissiers, les transporteurs, tout un écosystème vit autour du mariage. Quand les cérémonies diminuent, ce n’est pas seulement une tradition qui s’efface, c’est une chaîne économique qui tremble. On croit parfois que la fête est un luxe. Mais dans notre pays, la fête est aussi un emploi, un savoir-faire, une saison de travail, une circulation d’argent entre petites entreprises et familles.

Bien sûr, il ne faut pas défendre l’excès pour l’excès. Il y a eu, dans nos pratiques, des dépenses inutiles, des compétitions absurdes, des mariages transformés en vitrines sociales, des familles endettées pour impressionner des invités qui oublient tout le lendemain. Il faut avoir le courage de le dire : certaines dépenses doivent être réduites, certaines habitudes doivent être simplifiées, certains rituels doivent retrouver leur sens. Le mariage ne doit pas devenir une foire de prestige où l’on mesure l’amour au nombre de plats, de robes ou de caméras. Mais la solution ne peut pas être la disparition progressive du mariage. La solution doit être un retour à la mesure, à la dignité, à l’aide intelligente.

C’est pourquoi la question mérite un débat public. Nous ne pouvons pas nous contenter de constater que les jeunes se marient moins, que les naissances reculent, que les divorces augmentent, que les compétences partent, que les familles s’inquiètent, que les métiers de l’événementiel souffrent. Tout cela forme une même toile. Tirer un fil, c’est faire bouger l’ensemble. Le mariage n’est pas uniquement un acte privé entre deux personnes, il est aussi un signal de confiance dans l’avenir. Quand ce signal faiblit, il faut se demander ce que le pays a cessé de promettre à sa jeunesse.

 

Un crédit mariage pour rouvrir l’horizon

C’est dans cet esprit que je romps l’omerta et que j’ose proposer une idée simple : un emprunt ou crédit mariage encadré, raisonnable, accessible, avec une aisance réelle dans le remboursement. Il ne s’agit pas d’encourager les dépenses folles ni de pousser les jeunes à s’endetter pour une nuit de fête. Il s’agit d’accompagner un projet de vie. Un crédit mariage pourrait être conçu comme un crédit social, plafonné, transparent, réservé aux couples qui construisent effectivement un foyer, avec une période de grâce, un taux préférentiel, un remboursement long et léger, et pourquoi pas une bonification partielle de l’État pour les revenus modestes et moyens.

Ce crédit ne devrait pas financer la vanité, il devrait financer l’installation : le logement, les meubles essentiels, les frais administratifs, une cérémonie raisonnable, les premiers équipements du foyer. Les banques pourraient y participer, mais l’État devrait en garantir une partie, car l’enjeu dépasse la rentabilité bancaire. On aide parfois les entreprises parce qu’elles créent de l’emploi. Pourquoi ne pas aider les foyers qui créent de la stabilité ? On finance des secteurs économiques parce qu’ils portent la croissance. Pourquoi ne pas soutenir l’union familiale lorsqu’elle porte la cohésion sociale ?

Pour éviter les abus, il faudrait des règles claires. Le montant doit être plafonné. Le remboursement doit être compatible avec le revenu du couple. Les dépenses éligibles doivent être précisées. Les fournisseurs doivent être déclarés, afin que l’argent circule dans l’économie formelle. Les couples doivent être protégés contre le surendettement. Et surtout, il faut accompagner ce crédit d’une réforme culturelle : apprendre à organiser des mariages beaux, dignes, sobres, sans humiliation financière. Le bonheur a un prix, oui, mais ce prix ne doit pas devenir une punition.

On dira peut-être que l’État a d’autres priorités. C’est vrai. Mais une nation qui ne regarde plus sa jeunesse fonder des foyers avec confiance doit s’interroger sur ses priorités profondes. Le mariage n’est pas une simple fête du samedi soir. Il est un acte de foi dans demain. Il dit qu’un homme et une femme acceptent de construire, malgré l’incertitude. Il dit que les familles continuent de croire à la transmission. Il dit qu’un pays reste habitable, non seulement pour travailler, mais pour aimer, élever des enfants, vieillir entouré.

Nous devons donc sortir de la gêne. Parler du mariage, ce n’est pas être passéiste. Défendre la famille, ce n’est pas nier la liberté individuelle. Proposer un crédit mariage, ce n’est pas acheter le bonheur, c’est reconnaître que le bonheur a besoin d’un minimum de conditions matérielles pour ne pas s’épuiser avant même de commencer. La Tunisie a toujours su inventer des compromis entre tradition et modernité. Elle doit aujourd’hui inventer une politique familiale adaptée à son temps, respectueuse des jeunes, consciente des réalités économiques, mais assez courageuse pour dire que le célibat subi, la précarité affective et la peur de fonder une famille ne sont pas des détails.

Le péril en la demeure n’est pas seulement que les jeunes ne se marient plus. Le péril est que nous nous habituions à cette situation, que nous la commentions avec fatalisme, que nous la rangions parmi les choses normales du temps présent. Rien n’est normal lorsqu’une société cesse progressivement d’offrir à ses enfants les moyens de construire une maison, au sens matériel comme au sens moral. Il est encore temps d’agir. Il est encore temps de simplifier les rites, de soutenir les couples, de protéger les métiers liés au mariage, de retenir les compétences, de donner aux jeunes une raison de rester et de bâtir. Une société qui aide ses enfants à se marier ne finance pas seulement une cérémonie. Elle investit dans sa propre continuité.



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Manouba : campagne de vaccination antirabique de plus de 340 animaux à Borj El Amri

Von: tmps
04. Juli 2026 um 14:59

Les services vétérinaires du Commissariat régional au développement agricole (CRDA) à Manouba, ont organisé, vendredi, une campagne exceptionnelle gratuite de vaccination contre la rage dans la localité d’El Messaidine, relevant de la délégation de Borj El Amri.

L’opération a permis de vacciner plus de 176 chiens et 169 chats, selon des données communiquées à l’Agence TAP par le service de la production animale du CRDA.

Par ailleurs, le chef du service de la production animale au`CRDA, Lotfi Sayahi, a indiqué, à l’Agence TAP, que 96% du cheptel bovin a été vacciné contre la dermatose nodulaire, entre février et juin 2026.

Le taux de couverture vaccinale contre la fièvre aphteuse a atteint 60% et 100%, pour la même période, a ajouté Sayahi.

Concerant les petits ruminants (ovins et caprins), la vaccination contre la fièvre aphteuse (trivalente) a touché 398 mille têtes, soit un taux de couverture de 100%.

La vaccination contre la variole ovine et la peste des petits ruminants a concerné 340 mille têtes, soit un taux de couverture de plus de 86%, d’après la même source.

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Manouba : Vaste campagne contre le commerce anarchique et l’occupation illicite de l’espace public

Von: tmps
04. Juli 2026 um 13:48

Les unités de la police municipale à Manouba ont lancé une campagne visant à lutter contre les occupations illicites des trottoirs, le commerce anarchique et les atteintes à l’ordre et à la tranquillité publics.

Menée dans les délégations de Jedaida et de La Manouba, cette campagne a donné lieu à la constatation de 25 infractions, ainsi qu’à la saisie de 219 chaises et 57 tables.

Les opérations de lutte contre l’occupation illicite du domaine public se poursuivront de manière régulière dans les différents quartiers afin d’endiguer le phénomène d’appropriation de la voie publique, a indiqué à l’Agence TAP une source de la brigade régionale de la police municipale.

(D’après Tap)

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L’impunité administrative : cette panne silencieuse qui coûte cher à la Tunisie

Von: tmps
04. Juli 2026 um 10:16

Par Zouhaïr BEN AMOR (Universitaire)

Il y a des scènes banales qui, à force de se répéter, finissent par raconter tout un pays. Un citoyen se rend à la mairie pour récupérer un papier annoncé comme prêt. Il a pris sa matinée, parfois un taxi, parfois il a laissé son travail, parfois il a demandé à un voisin de garder un enfant ou à un parent de l’accompagner. On lui avait dit : revenez tel jour, votre document sera prêt. Le jour arrive, mais le papier n’est pas là. La formule tombe, légère, presque mécanique : revenez demain. On ne s’excuse pas vraiment. On n’explique pas clairement. On ne mesure pas le temps perdu. On oublie que, pour l’administration, ce n’est qu’un dossier parmi d’autres, mais pour le citoyen, c’est une démarche, une attente, parfois une urgence, souvent une fatigue.

Le plus inquiétant n’est pas seulement le retard. Le plus inquiétant est l’habitude du retard. Ce qui choque n’est pas uniquement qu’une imprimante manque de papier ou qu’un appareil soit en panne. Ce qui choque, c’est que cette panne puisse devenir normale, acceptée, presque intégrée au paysage administratif. Dans une société qui aspire à la modernité, il n’est pas normal qu’un service public dépende du hasard d’une ramette de papier, de l’humeur d’un agent ou de la disponibilité approximative d’un responsable. Un document promis pour le jour J doit être prêt le jour J. Le lendemain n’est pas un détail, c’est une rupture de confiance.

Dans beaucoup de nos administrations, le citoyen ne se plaint pas seulement d’une lenteur. Il se plaint surtout d’une absence de conséquence. Quand un comportement irrégulier est signalé à la hiérarchie, on espère naturellement une vérification, une écoute, une correctionet, lorsque les faits sont établis, une sanction proportionnée. Or très souvent, la plainte disparaît dans les couloirs. Elle devient un papier de plus, un bruit de plus, une gêne de plus. L’agent mis en cause, au lieu d’être rappelé à l’ordre, se sent parfois protégé par l’inertie du système. Il comprend que rien ne lui arrivera. Et quand l’impunité s’installe, le comportement fautif cesse d’être une anomalie : il devient une méthode.

Quand la plainte s’égare dans les couloirs

Le citoyen tunisien connaît cette impression pénible : il parle, mais personne n’écoute vraiment. Il écrit une réclamation, mais elle ne provoque aucun mouvement visible. Il signale un abus, mais l’abus continue. Il dénonce une négligence, mais la négligence revient le lendemain, identique, parfois plus arrogante encore. Cette expérience est destructrice, car elle enseigne au citoyen que la règle existe dans les textes, mais qu’elle se fatigue dans la pratique. Elle lui apprend que l’administration peut être forte devant le faible, mais faible devant ses propres défaillances.

Une hiérarchie qui ne réagit pas affaiblit son autorité. Elle croit parfois préserver la paix interne en évitant le conflit avec l’agent fautif. En réalité, elle nourrit un conflit plus profond avec l’ensemble des citoyens. Elle protège momentanément un individu, mais elle abîme durablement l’institution. Car l’administration n’est pas faite pour protéger les agents contre les usagers, elle est faite pour protéger le service public contre les abus, d’où qu’ils viennent. Un responsable qui enterre une réclamation ne calme pas la situation, il fabrique la prochaine crise.

Il faut aussi sortir d’une confusion très répandue : demander des comptes à un agent public n’est pas une attaque personnelle. Ce n’est pas une vengeance, ce n’est pas une humiliation, ce n’est pas une chasse aux sorcières. C’est simplement le fonctionnement normal d’un service qui doit rendre des comptes. Dans une école, un hôpital, une municipalité, une recette des finances, un bureau d’état civil ou une administration régionale, l’agent n’est pas propriétaire de son poste. Il exerce une mission au nom de la collectivité. Cette mission lui donne des droits, mais aussi des devoirs. Le premier de ces devoirs est le respect du citoyen.

Le petit désordre qui fabrique la grande défiance

On a parfois tendance à sourire devant les petites pannes : pas de papier, pas de toner, pas de signature, pas de cachet, pas de connexion, pas de responsable, pas de réponse. On les traite comme des anecdotes. Pourtant, ce sont précisément ces petites pannes qui fabriquent la grande défiance. Le citoyen n’a pas toujours accès aux grands dossiers de l’État. Il ne voit pas tous les budgets, il ne lit pas tous les décrets, il ne participe pas à toutes les réunions. Mais il voit très bien si l’agent au guichet le respecte, si le document est prêt, si la file avance, si la réponse est claire, si l’horaire est respecté.

L’administration se juge souvent dans ces instants ordinaires. Une imprimante sans papier dans une mairie n’est pas seulement une imprimante sans papier. C’est le symbole d’un système qui n’a pas prévu l’évidence. C’est le signe d’une chaîne de responsabilité rompue : qui devait vérifier les stocks ? Qui devait signaler la panne ? Qui devait acheter le papier ? Qui devait organiser une solution provisoire ? Qui devait informer le citoyen ? Lorsque personne ne répond à ces questions, c’est que tout le monde est responsable en théorie et que personne ne l’est en pratique.

Cette culture du flou est dangereuse. Elle permet à chacun de se réfugier derrière une excuse. L’agent dit que ce n’est pas lui. Le chef de service dit qu’il n’était pas au courant. Le responsable dit qu’il manque de moyens. Le citoyen, lui, rentre chez lui avec son problème non résolu. Bien sûr, nos administrations ont parfois de vrais manques : manque de personnel, manque de matériel, surcharge, budgets limités, procédures anciennes. Il serait injuste de nier ces difficultés. Mais la pauvreté des moyens ne doit jamais devenir un permis de négligence. Quand les moyens sont limités, l’organisation doit être plus rigoureuse, non plus désordonnée.

Le dysfonctionnement répété a un coût invisible. Il coûte des heures de travail perdues, des déplacements inutiles, de l’essence, de la fatigue, de la colère, de la méfiance. Il pousse certains citoyens vers les passe-droits, car ils finissent par croire que la voie normale ne fonctionne pas. Il encourage les relations, les interventions, les coups de téléphone, les connaissances. Et c’est ainsi que la petite panne administrative finit par ouvrir la porte à une grande maladie sociale : l’idée que le droit seul ne suffit pas, qu’il faut toujours connaître quelqu’un pour obtenir ce qui devrait être obtenu simplement.

Sanctionner n’est pas humilier, c’est protéger le service public

Une administration en règle n’est pas une administration qui punit pour punir. C’est une administration qui sait distinguer l’erreur, la faute, la négligence répétée et la fraude. L’erreur peut se corriger par la formation. La faute doit être rappelée. La négligence répétée exige une sanction. La fraude doit être traitée avec fermeté. Si ces niveaux sont confondus, l’injustice apparaît. Mais si rien n’est traité, l’impunité gagne. Le citoyen n’a pas besoin d’une administration brutale, il a besoin d’une administration sérieuse.

Il faut donc mettre en place des mécanismes simples, lisibles et obligatoires. Chaque réclamation doit recevoir un numéro, une date, un délai de réponse et un responsable identifié. Le citoyen ne doit pas déposer une plainte dans le vide. Il doit pouvoir savoir où elle se trouve, qui l’examine et quand une réponse lui sera donnée. La hiérarchie doit être obligée de répondre, même lorsque la plainte n’est pas fondée. Une réponse claire vaut mieux qu’un silence méprisant. Le silence administratif est l’un des plus grands producteurs de colère civique.

Il faut également que les sanctions existent réellement. Une remarque écrite, un avertissement, un déplacement, une suspension, une procédure disciplinaire : tout cela doit être prévu, encadré, contrôlé et appliqué avec justice. Mais il faut surtout que les sanctions soient visibles dans leurs effets, sans nécessairement exposer les personnes à la vindicte publique. Le citoyen n’a pas besoin de connaître tous les détails du dossier disciplinaire, il a besoin de constater que le comportement dénoncé ne se répète plus. La meilleure sanction est parfois celle que l’on ne commente pas, mais dont on voit le résultat : le service fonctionne enfin.

La protection des lanceurs d’alerte internes est également indispensable. Dans chaque administration, il existe des agents honnêtes qui voient les abus, qui souffrent du désordre, qui veulent travailler correctement, mais qui se taisent par peur des représailles ou par découragement. Il faut les protéger. Il faut leur donner des canaux sûrs pour signaler les irrégularités. Une administration saine n’est pas celle où tout le monde se tait, c’est celle où la vérité peut remonter sans que celui qui la dit soit puni à la place de celui qui triche.

Remettre l’administration au service du citoyen

Réformer l’administration ne signifie pas seulement numériser les guichets ou installer des plateformes. Le numérique peut aider, bien sûr, mais il ne remplacera jamais l’éthique du service. Une plateforme peut recevoir une demande, mais elle ne garantit pas à elle seule le respect du délai. Un ordinateur peut imprimer un document, mais il ne remplace pas la conscience professionnelle. La modernisation ne doit pas être un décor, elle doit être une culture, celle du délai respecté, de la réponse claire, de la responsabilité assumée.

Chaque service public devrait afficher des engagements simples : délai de traitement, documents nécessaires, responsable du service, procédure de réclamation, recours possible. Ces informations doivent être visibles, compréhensibles et respectées. Le citoyen ne doit pas venir trois fois pour apprendre à la troisième visite qu’il manque une pièce. Il ne doit pas découvrir au guichet une règle inventée le matin même. Il ne doit pas dépendre du ton d’une personne pour accéder à un droit. La règle doit être écrite, stable, publique et la même pour tous.

Il faut aussi réhabiliter la notion de chef. Un chef de service n’est pas seulement une personne qui signe. C’est une personne qui organise, contrôle, anticipe, corrige. Il doit savoir si l’imprimante fonctionne, si le papier existe, si les agents sont présents, si les citoyens attendent trop longtemps, si les réclamations s’accumulent. La hiérarchie ne peut pas se contenter d’être une décoration administrative, elle doit être une responsabilité quotidienne. Là où il n’y a pas de contrôle, il y aura tôt ou tard du laisser-aller. Là où il n’y a pas de conséquence, il y aura tôt ou tard de l’abus.

La Tunisie n’a pas seulement besoin de grandes réformes annoncées dans les discours. Elle a besoin de petites rigueurs appliquées chaque jour. Elle a besoin d’une administration qui arrive à l’heure, qui répond, qui s’excuse lorsqu’elle se trompe, qui corrige lorsqu’elle faillit, qui sanctionne lorsqu’il le faut. Elle a besoin de responsables qui ne confondent pas solidarité de corps et complicité passive. Elle a besoin d’agents respectés, mais aussi responsables. Elle a besoin de citoyens patients, mais non humiliés.

Le service public est une promesse. Quand cette promesse est tenue, le citoyen retrouve confiance. Quand elle est trahie, même pour une simple feuille de papier, c’est l’État qui se réduit aux yeux de ceux qu’il devrait servir. Une administration digne n’est pas celle qui ne commet jamais d’erreurs, c’est celle qui refuse de les laisser se répéter. C’est celle qui comprend qu’un papier prêt le jour J, une imprimante fonctionnelle, une réclamation suivie et un agent rappelé à l’ordre ne sont pas des détails techniques. Ce sont les gestes élémentaires d’un pays qui se respecte.

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Climat : le printemps 2026 marque un retour à des conditions proches des normales saisonnières

Von: tmps
03. Juli 2026 um 16:17

À l’inverse des années précédentes, le printemps 2026 a marqué un retour vers des conditions climatiques plus proches des normales saisonnières, avec un léger excédent thermique de 0,3 °c, d’après le Bulletin climatique saisonnier, publié, vendredi, par l’INM.

La température moyenne du printemps 2026 a atteint 18,1°c dépassant la normale (17,8°c) de 0,3°c. Elle a varié entre 13,2°C à Thala et 22°c à Tozeur. La saison s’est caractérisée par des températures globalement supérieures à la normale, avec un réchauffement modéré. La température maximale a atteint 23,5°c légèrement inférieure à la normale (23,6°c) de 0,1°c. Elle a varié entre 18,4°c à Thala et 27,9°C à Tozeur. La température minimale s’est établie à 12,6°C dépassant la normale (12°c) de 0.6°c. Elle a varié entre 7,9°c au Kef et 16,1°C à Gabes.

L’INM a rappelé que le printemps 2024 a été le plus chaud depuis 1950 avec un écart de température moyenne de +1,6 °c par rapport à la normale et le printemps de 2025 se classe au deuxième rang des plus chauds avec un excédent thermique de 1,5 °c par rapport aux normales (1991-2020).

// Une pluviométrie globalement proche de la normale

Sur le plan pluviométrique, le cumul des précipitations printanières s’est établi à 2019,9 mm (25 stations principales) contre une normale de 2085,7 mm, soit 96,8 % de la normale, correspondant à un léger déficit de 3,2 %. Le printemps s’est ainsi caractérisé par une pluviométrie proche de la normale mais inégalement répartie selon les régions.

Des excédents pluviométriques ont été enregistrés dans plusieurs régions, notamment à Remada avec 43,4 mm contre une normale de 25,3 mm (+71,5 %), Nabeul avec 141,6 mm contre 87,5 mm (+61,8 %), Kasserine avec 110,5 mm contre 76,1 mm (+45,2 %), Mahdia avec 95,7 mm contre 71,3 mm (+34,2 %) et Jendouba avec 152,9 mm contre 130,7 mm (+17 %).

À l’inverse, plusieurs régions ont connu un déficit pluviométrique, particulièrement Gabès (13,2 mm contre 44,3 mm/ -70,2 %), Matmata (19 mm contre 40,3 mm / -52,9 %), Kébili (15 mm contre 30 mm/ -50 %), Tozeur (15,2 mm contre 28,5 mm / – 46,7 %) et Bizerte (80,8 mm contre 130,1 mm / – 37,9 %). Ainsi, le printemps 2026 se caractérise par une pluviométrie globalement proche de la normale, avec une bonne répartition régionale mais des déficits marqués dans le Sud.

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Clément Sénéchal : « La canicule aggrave les inégalités »

03. Juli 2026 um 10:55
Ancien chargé de campagne climat de Greenpeace France et auteur de Pourquoi l’écologie perd toujours, le sociologue, Clément Sénéchal analyse les propositions des candidats à l’élection présidentielle de 2027 face au réchauffement climatique. Pour lui, la canicule révèle avant tout…

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Ben Arous : un incendie rapidement maîtrisé au marché de gros de Bir El Kassaâ

Von: tmps
03. Juli 2026 um 10:05

Les unités de la protection civile sont parvenues à maitriser un incendie, qui s’est déclaré, jeudi, vers 11h du matin dans un espace inoccupé à proximité du parking du marché de gros de Bir El Kassaa.

Le feu a été totalement éteint sans faire de victimes ni provoquer de dommages matériels significatifs, tout en assurant la poursuite ordinaire des activités du marché, lit-on dans un communiqué rendu de la Société tunisienne des marchés de gros (SOTUMAG).

La société a précisé que ses agents ont détecté le départ de feu dès ses premières manifestations et sont intervenus immédiatement en mettant en œuvre les premières mesures nécessaires afin d’en limiter la propagation et de sécuriser les lieux, en coordination avec les services de la Protection civile, qui se sont rapidement rendus sur place.

Selon le même communiqué, la SOTUMAG a souligné que l’efficacité de cette intervention témoigne de l’état de préparation du dispositif de prévention mis en place. Celui-ci comprend notamment la création d’une cellule de crise, la mise en œuvre d’un programme préventif en prévision de la saison estivale, incluant le débroussaillage et l’élimination des matières inflammables, ainsi que la formation des agents aux premières interventions et à la lutte contre les incendies.

Des exercices de simulation ont également été organisés en coordination avec les services de la Protection civile.

La Sotumag a enfin assuré que la situation est entièrement sous contrôle, réaffirmant son engagement à renforcer davantage son dispositif de sécurité et de prévention afin de garantir la protection des personnes et des biens, ainsi que la continuité de ce service économique stratégique dans l’accomplissement de sa mission nationale.

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Doualemn : sa condamnation confirmée, l’expulsion toujours en suspens

03. Juli 2026 um 08:08
La cour d’appel de Montpellier a confirmé la condamnation de l’ex-influenceur algérien Doualemn à cinq mois de prison avec sursis pour provocation à commettre des violences. Il reste par ailleurs sous le coup d’un arrêté d’expulsion du territoire français. En…

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Zarzis : une secousse tellurique de magnitude 2,4 enregistrée

Von: tmps
02. Juli 2026 um 17:41

Une secousse tellurique d’une magnitude de 2,4 degrés sur l’échelle de Richter (qui en compte 9), a été enregistrée, jeudi, à 16h16min (heure locale), à Zarzis dans le gouvernorat de Médenine, a annoncé l’Institut national de la météorologie (INM).

Les analyses préliminaires effectuées par les stations sismologiques de l’INM, situent l’épicentre de cette troisième secousse, depuis mercredi, à 33,51 degrés de latitude et 11,00 degrés de longitude à Zarzis dans le gouvernorat de Médenine. La secousse a été ressentie par les habitants de la région, a précisé l’INM.

Il convient de noter, qu’une première secousse d’une magnitude de 4,2 sur l’échelle de Richter, avait été signalée, mercredi 1 er juillet 2026, à 14h41 à Zarzis par l’INM.

Par ailleurs, une deuxième secousse tellurique d’une magnitude de 2,6 sur l’échelle de Richter a été ressentie mercredi soir vers 22h38 dans la région de Zarzis.

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Accidents de la route : les décès en hausse de près de 10 % malgré le recul des accidents

Von: tmps
02. Juli 2026 um 14:04

Le nombre de personnes tuées dans les accidents de la route a augmenté de 9,97 pc depuis le début de l’année et jusqu’au 1er juillet courant, par rapport à la même période de 2025.

Au total 629 personnes ont perdu la vie sur les routes au cours de cette période, contre 572 décès enregistrés un an auparavant, soit 57 victimes supplémentaires, selon les statistiques publiées par l’Observatoire national de la sécurité routière (ONSR), relevant du ministère de l’Intérieur.

Cette hausse de la mortalité routière intervient toutefois dans un contexte marqué par un recul significatif du nombre d’accidents. Les données publiées sur le site officiel de l’Observatoire font état de 2 251 accidents de la route, contre 2 814 au cours de la même période de l’année précédente, soit une baisse de 20,01 pc du nombre d’accidents.

La tendance est similaire pour le nombre de blessés, qui a diminué de 19,94 pc, passant de 3 680 à 2 946 victimes jusqu’au 1er juillet courant.

L’inattention au volant et le manque de vigilance demeurent les principales causes des accidents de la route, devant l’excès de vitesse.

S’agissant des accidents mortels, l’excès de vitesse constitue la principale cause de décès, suivi de l’inattention au volant et le manque de vigilance.

Selon les statistiques de l’Observatoire, le mois d’avril a enregistré le plus grand nombre d’accidents depuis le début de l’année, tandis que le mois de mai a été le plus meutrier. Le nombre le plus élevé de blessés a, quant à lui, été recensé au mois de mars.

Par ailleurs, le gouvernorat de Tunis arrive en tête en nombre d’accidents, avec 11,06 pc du total, tandis que le gouvernorat de Kairouan enregistre le plus grand nombre de décès liés aux accidents de la route avec 9,22 pc, suivi des gouvernorats de Mahdia, Nabeul et Gafsa.

(D’après Tap )

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Les salles de sport en plein essor : simple effet de mode ou véritable changement de mode de vie ?

Von: tmps
02. Juli 2026 um 09:26

Pendant longtemps, les salles de sport étaient principalement fréquentées par des passionnés de musculation ou des sportifs confirmés. Aujourd’hui, leur public s’est considérablement diversifié. Étudiants, cadres, retraités, femmes au foyer ou encore adolescents franchissent désormais les portes des clubs de fitness avec des objectifs très variés. Certains souhaitent perdre du poids, d’autres améliorer leur condition physique, réduire leur stress ou simplement adopter un mode de vie plus sain. Cette évolution s’observe également en Tunisie, où de nombreuses salles ouvrent leurs portes chaque année et où les abonnements connaissent une demande croissante. Cette popularité traduit-elle un simple phénomène de mode ou annonce-t-elle un changement durable des habitudes de vie ?

Une nouvelle culture du bien-être

La pratique sportive n’est plus seulement associée à la recherche d’un physique parfait. Depuis plusieurs années, les professionnels de la santé rappellent les nombreux bénéfices d’une activité physique régulière sur l’organisme. Le sport contribue à prévenir les maladies cardiovasculaires, le diabète, l’obésité et certaines pathologies chroniques. Il améliore également le sommeil, réduit le stress, diminue les symptômes de l’anxiété et favorise une meilleure santé mentale. Cette prise de conscience s’est largement diffusée grâce aux campagnes de prévention, aux réseaux sociaux et à la multiplication des contenus consacrés au bien-être. Les coachs sportifs, les nutritionnistes et les médecins insistent désormais davantage sur l’importance d’intégrer l’exercice physique dans le quotidien plutôt que de rechercher uniquement des performances sportives ou esthétiques. En Tunisie, cette évolution est particulièrement visible chez les jeunes actifs, souvent confrontés à un mode de vie sédentaire marqué par de longues heures passées devant un ordinateur. Après une journée de travail, la salle de sport apparaît comme un moyen de se défouler, de retrouver de l’énergie et de préserver sa santé.

Des salles qui se réinventent pour séduire un public plus large

Face à cette demande croissante, les salles de sport ont profondément transformé leur offre. Les établissements ne proposent plus uniquement des appareils de musculation. Les cours collectifs occupent désormais une place centrale avec des disciplines variées comme le yoga, le Pilates, le cycling, le CrossFit, la danse fitness, les entraînements fonctionnels ou encore les séances de renforcement musculaire adaptées à tous les niveaux. Certaines salles vont plus loin en proposant un accompagnement global. Bilans corporels, programmes nutritionnels, coaching personnalisé, applications mobiles de suivi des performances et espaces de récupération permettent aux adhérents de bénéficier d’un encadrement complet. Les femmes représentent aujourd’hui une part importante de cette clientèle. Beaucoup recherchent un environnement rassurant où elles peuvent pratiquer une activité physique adaptée à leurs objectifs, qu’il s’agisse de remise en forme, de tonification musculaire ou simplement de bien-être. Plusieurs établissements proposent d’ailleurs des espaces réservés aux femmes ou des cours spécialement conçus pour elles.

Les réseaux sociaux, moteur de motivation mais aussi de pression

Impossible d’évoquer le succès des salles de sport sans parler de l’influence des réseaux sociaux. Ces derniers regorgent de vidéos d’entraînement, de conseils nutritionnels et de transformations physiques spectaculaires. Les influenceurs spécialisés dans le fitness partagent quotidiennement leurs séances et encouragent leurs abonnés à adopter un mode de vie plus actif. Cette visibilité contribue incontestablement à démocratiser la pratique sportive. Beaucoup de personnes franchissent le pas après avoir découvert des exercices accessibles ou des témoignages inspirants. Les salles de sport elles-mêmes utilisent les réseaux sociaux pour présenter leurs installations, promouvoir leurs offres ou mettre en avant les réussites de leurs adhérents. Cependant, cette exposition permanente peut aussi générer une certaine pression. Les images de corps parfaitement sculptés ou les défis sportifs parfois irréalistes peuvent décourager certaines personnes qui comparent leurs résultats à ceux affichés en ligne. Les spécialistes rappellent pourtant que chaque individu évolue à son propre rythme et que la priorité reste la santé plutôt que la recherche d’un idéal esthétique.

Une pratique qui résiste malgré les contraintes économiques

Le contexte économique actuel pourrait laisser penser que les dépenses consacrées au sport seraient les premières à être supprimées du budget des ménages. Pourtant, de nombreux adhérents choisissent de maintenir leur abonnement malgré l’augmentation du coût de la vie. Cette fidélité s’explique en partie par le fait que la salle de sport est désormais perçue comme un investissement dans la santé plutôt qu’une simple activité de loisirs. Beaucoup considèrent qu’une activité physique régulière permet de prévenir certains problèmes médicaux et d’améliorer durablement leur qualité de vie. Les établissements se sont également adaptés en proposant des abonnements plus flexibles, des forfaits mensuels ou encore des promotions saisonnières afin de toucher un public plus large. Cette diversification de l’offre contribue à maintenir l’attractivité du secteur malgré les difficultés économiques.

Un changement qui semble s’installer durablement

Si certaines personnes s’inscrivent encore dans les salles de sport par effet de mode ou à l’approche de l’été, la tendance générale semble beaucoup plus profonde. Les habitudes évoluent progressivement vers une meilleure prise en compte de la santé physique et mentale. Le sport s’intègre désormais dans le quotidien au même titre qu’une alimentation équilibrée ou qu’un sommeil de qualité. Les entreprises encouragent également cette évolution en mettant en place des programmes de bien-être pour leurs salariés, tandis que les professionnels de santé recommandent de plus en plus souvent une activité physique régulière comme complément aux traitements médicaux.

En Tunisie, cette dynamique devrait continuer à se développer avec l’arrivée de nouveaux concepts, l’ouverture de salles plus spécialisées et l’intérêt grandissant des jeunes générations pour le bien-être. Le défi sera désormais de rendre cette pratique accessible au plus grand nombre, notamment dans les régions où les infrastructures restent insuffisantes. L’essor actuel des salles de sport ne semble donc pas être un simple phénomène passager. Il reflète une évolution plus profonde des mentalités, où prendre soin de sa santé devient une priorité. Si l’esthétique continue de motiver une partie des pratiquants, elle n’est plus la seule raison qui pousse les Tunisiens à enfiler leurs baskets. La recherche d’un meilleur équilibre de vie, d’une meilleure condition physique et d’un bien-être durable apparaît désormais comme le véritable moteur de cette transformation. Si cette dynamique se confirme dans les années à venir, les salles de sport pourraient devenir, au même titre que les centres de santé ou les espaces culturels, des lieux incontournables du quotidien.

Leila SELMI

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IBSAR organise des sessions de formation pour les filles et femmes en situation de handicap

Von: farhat
01. Juli 2026 um 16:55

L’Association Ibsar pour la culture et le loisir des personnes malvoyantes organise une série d’ateliers d’autonomisation juridique au profit des jeunes filles et femmes en situation de handicap.

Dans une publication diffusée sur sa page officielle, l’association précise cette initiative vise à encourager les bénéficiaires à participer activement à la vie publique, à renforcer leurs connaissances et leurs compétences, et à porter le taux de leur participation aux prochaines échéances politiques de 11 % à 20 %.

Ces ateliers s’inscrivent dans le cadre d’un projet d’une durée de 20 mois, soutenu par ONU Femmes et l’Union européenne.

Le projet a pour objectif de renforcer la participation des femmes en situation de handicap aux conseils locaux, en développant leurs capacités en matière de droits et de leadership, et en favorisant leur implication dans la vie publique et les processus de prise de décision.

Le premier atelier s’est tenu les 22, 23 et 24 juin 2026 au profit de jeunes filles et de femmes présentant des handicaps auditifs, visuels et moteurs. Le second s’est déroulé les 24, 25 et 26 juin 2026 et était destiné aux participantes en situation de handicap visuel et moteur.

Ces ateliers constituent la première étape d’un programme de formation intégré, qui sera complété par cinq autres ateliers pour chacun des groupes, afin d’assurer la continuité du processus d’autonomisation et de renforcement des capacités.

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Avec les canicules attendues et un El Niñotoujours aussi menaçant : il fera encore plus chaud cet été

Von: tmps
01. Juli 2026 um 10:18

C’est le bulletin saisonnier publié par l’INM qui le révèle. En Tunisie, on s’attend à un été torride avec des températures plus chaudes que les normales saisonnières pour la saison juillet-août-septembre 2026 et un risque sérieux de voir le phénomène El Niño faire son apparition…

D’après ce bulletin émis par l’Institut national de la météorologie, la saison estivale (juillet-août-septembre) correspond normalement à la période la plus chaude de l’année en Tunisie. Elle est caractérisée par des températures élevées sur l’ensemble du territoire, particulièrement dans les régions du Centre et du Sud. Quant aux précipitations, elles sont irrégulières et généralement faibles.

Selon les normales climatologiques de référence (de 1991 à 2020), les températures moyennes saisonnières varient entre 25,5°C et 27,5°C dans le Nord du pays et les régions côtières, et entre 27°C et 32°C dans les régions du Centre et du Sud. Les températures les plus basses sont observées à Thala, où les moyennes saisonnières sont de l’ordre de 24°C.

Quant à la pluviométrie, le scénario d’une légère augmentation des précipitations par rapport aux normales pour la saison juillet-août-septembre 2026 est privilégiée sur la Tunisie. Toutefois, les variations régionales demeurent possibles en raison de la forte variabilité spatio-temporelle des précipitations estivales.

Les cumuls saisonniers pour la période en question varient globalement entre 59 et 99 mm dans les régions du Nord, entre 41 et 81 mm dans le Centre du pays et deviennent inférieurs à 34 mm dans la plupart des régions du Sud, avec des valeurs inférieures à 10 mm dans l’extrême Sud.

Juillet 2026 : le mois le plus sec de la saison

Les températures moyennes normales de ce mois varient généralement entre 26°C et 30°C dans le Nord et le Centre, et entre 28°C et 33°C dans le Sud. Juillet constitue le mois le plus sec de la saison. Les cumuls des précipitations dépassent rarement 15 mm dans le Nord et le Centre, tandis qu’elles sont presque nulles dans le Sud.

Août 2026 : augmentation sensible des précipitations

Les températures moyennes normales du mois, calculées sur la période de référence 1991-2020, varient entre 25°C et 30°C au Nord et au Centre, et entre 27°C et 33°C dans le Sud du pays. Le mois d’août enregistre une augmentation sensible des précipitations sur plusieurs régions du pays par rapport au mois de juillet. Les cumuls pluviométriques normaux, qui varient entre 15 et 30 mm sur les régions ouest du Nord et du Centre, demeurent inférieurs à 8 mm dans les régions du Sud et dépassent rarement 18 mm dans le reste du territoire.

Septembre 2026 : épisodes orageux de fin d’été

Les températures moyennes climatologiques de septembre, calculées sur la période de référence 1991-2020, oscillent entre 21°C et 27°C sur les régions du Nord et du Centre, et entre 26°C et 29°C dans le Sud du pays. Les précipitations augmentent par rapport aux mois précédents sous l’effet des épisodes orageux de fin d’été. Les cumuls pluviométriques normaux varient généralement entre 38 et 80 mm au Nord et au Centre, alors qu’ils restent plus modestes dans le Sud de la Tunisie, où ils se situent entre 9 et 34 mm.

Comme on le constate, le bulletin évoque une météo estivale ordinaire, mais avec ce qui se passe actuellement, chez nous comme dans la plupart des pays européens, les moyennes citées pourraient bien sauter de manière plus qu’inquiétante car, avec des températures qui avoisinent les 40 degrés en juin, on doit s’attendre au pire durant les mois de juillet et d’août 2026.

Ainsi, les prévisions météo pour la Tunisie en juillet 2026 annoncent, selon certains spécialistes, un temps caniculaire très sec et ensoleillé sur l’ensemble du territoire. Les températures devraient dépasser les normales de saison, avec des moyennes oscillant entre 26°C et 30°C au Nord et au Centre, et pouvant grimper de 33°C à plus de 40°C dans le Sud et à l’intérieur des terres.

Le climat se décline selon les spécificités régionales suivantes :

Régions côtières et Nord (Tunis, Bizerte, Sousse, Djerba) : les températures maximales restent généralement comprises entre 33°C et 36°C. Une brise marine viendra atténuer la sensation de chaleur, avec une température de l’eau idéale pour la baignade (environ 25°C).

Régions intérieures et Sud (Kairouan, Tozeur) : le thermomètre franchira fréquemment la barre des 40°C. Une chaleur étouffante est à prévoir, nécessitant une bonne hydratation et une protection adaptée.

Précipitations : le temps sera quasi désertique. Il ne pleut pratiquement jamais en juillet, avec une moyenne de zéro à un jour de pluie sur l’ensemble du mois.

El Niño risque de s’inviter !

Pour l’été 2026, les prévisions confirment le développement officiel d’un nouvel épisode du redoutable El Niño. Ce phénomène entraîne un réchauffement anormal des eaux du Pacifique équatorial qui, en se superposant au changement climatique, menace de faire de 2026-2027 l’une des périodes les plus chaudes jamais enregistrées.

Pour ce qui est des prévisions, les modèles climatiques de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) prévoient une montée en puissance continue du phénomène tout au long de la saison, avec un risque accru d’épisodes caniculaires durables. En Europe et en Afrique du Nord, l’été se caractérise par des températures supérieures à la normale et des vagues de chaleur prolongées.

Qu’en sera-t-il pour la Tunisie ?

Notre pays, comme ceux du bassin méditerranéen, fait face à des risques climatiques accrus en raison de l’intensité de ce phénomène, considéré comme l’un des plus puissants des dernières décennies. Ainsifaut-il s’attendre à des vagues de chaleur plus longues et plus intenses que la normale, avec des températures locales dépassant souvent les moyennes saisonnières, assorties de nuits caniculaires.

Kamel ZAIEM

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Foire aux fleurs à Ezzahra : sensibiliser à l’amour de la nature

Von: tmps
01. Juli 2026 um 09:26

Les habitants d’Ezzahra et de toutes les villes environnantes ont rendez-vous avec les fleurs et les plantes depuis quelques jours. C’est la Foire aux fleurs, organisée par la commune d’Ezzahra chaque année en début d’été. Cette année, la foire s’installe un peu en retard par rapport aux années précédentes. Depuis des années, les habitants de cette ville se sont habitués à voir cette foire se tenir chaque année fin mai et début juin, une période qui a toujours coïncidé avec la fête des Mères (fin mai) et la Journée Mondiale de l’Environnement (5 juin).

C’est une occasion offerte aux horticulteurs et à beaucoup d’autres artisans spécialisés dans le domaine du jardinage et des outillages et accessoires pour l’entretien des jardins, mais aussi une opportunité pour les gens d’acquérir à des prix promotionnels leurs besoins en plantes pour habiller leurs jardins, leurs terrasses et leurs balcons. Depuis son ouverture, la Foire a drainé un monde nombreux, passionné de plantes et de protection de l’environnement.

Cette foire est un merveilleux rendez-vous de saison, qui remporte chaque année un succès auprès des habitants de cette localité de la banlieue sud et pas mal de visiteurs viennent de partout pour s’approvisionner en fleurs, en arbrisseaux, en plantes ou encore s’enquérir auprès des vendeurs et des spécialistes sur la façon d’entretenir telle ou telle plante ou connaître aussi les noms de milliers d’espèces de plantes et de leurs origines. Les passionnés de fleurs viennent fouiller dans les végétaux exposés, à la recherche d’une plante inconnue, rare ou de collection. Les amateurs dejardinage choisissent les meilleures combinaisons de plantes pour garnir leurs jardins et leurs balcons. Il y a des clients fidèles qui viennent chaque année pour renouveler leurs espaces verts ou l’intérieur de leur appartement.

Cette foire qui se tient sur la place Ennafoura (la fontaine), située sur l’avenue principale qui mène au centre-ville, voit aussi la présence des potiers qui proposent aux clients leurs pots de fleurs ou vases en argile aux multiples dimensions et des apiculteurs qui exposent du miel d’abeilles aux goûts divers. Des producteurs végétaux, des pépiniéristes, des rosiéristes, des grainetiers, des semenciers et des paysagistes viennent de plusieurs régions environnantes pour prendre part chaque année à cette manifestation florale.

On y rencontre également d’autres activités en rapport avec les fleurs, comme la parfumerie et le commerce de l’eau de rose et de géranium et même des plantes naturelles aux vertus médicales. On y croise des exposants qui sont des habitués et qui ne ratent aucune session. Il y a aussi des clients fidèles à cette foire, des amateurs de végétation et de verdure, des amoureux des fleurs et de la nature, qui viennent choisir les meilleures combinaisons de plantes pour garnir leurs espaces verts ou renouveler leurs jardins ou l’intérieur de leurs maisons. Rien qu’à voir la foule des gens qui se précipitent sur les stands, on peut dire que le Tunisien aime le monde des fleurs et trouve du plaisir à vivre entouré de plantes. Cette foire doit certes avoir pour objectif la promotion de la vente des fleurs, des arbustes et des plantes, mais doit être avant tout une manifestation culturelle à but non lucratif, qui tend à sensibiliser les gens à l’amour des plantes et, partant, de la nature et de l’environnement.

Un manque flagrant d’activités culturelles

Cette foire aux fleurs existe depuis une vingtaine d’années. Cet événement a le mérite de créer une certaine animation tout près de la grande fontaine. L’on se demande pourtant pourquoi cette fontaine entourée d’espaces gazonnés a été, depuis quelques années, abandonnée et négligée par les autorités municipales alors qu’avant, des parents accompagnés de leurs petits enfants venaient passer des heures à se divertir sur le gazon autour de la fontaine. Nous avons donc encore une fois remarqué l’absence d’activités culturelles qui doivent accompagner cette foire, comme il se passe dans les foires semblables dans plusieurs villes du monde. Nous aurions souhaité voir cette foire concocter pour le plaisir de ses visiteurs un programme d’animation culturelle qui rime avec l’ambiance des fleurs.

En effet, un concours de dessin en plein air, destiné aux enfants et supervisé par des professeurs des Beaux-arts pourrait avoir lieu en marge de cette foire et aurait pour thème la nature et l’environnement, ce qui pourrait illustrer mieux cet événement. De même, on pourrait organiser en marge de cette foire un colloque ou une conférence où interviennent paysagistes, fleuristes et horticulteurs pour informer le public intéressé sur les nouvelles techniques et découvertes dans le domaine du jardinage et le monde des fleurs. Les organisateurs pourraient également penser à faire appel aux poètes de la région pour déclamer en public leurs poèmes sur le thème des fleurs et de la nature et aux artistes-peintres de la ville pour exposer leurs travaux sur la nature et le monde des fleurs, moyennant des prix à décerner aux meilleures productions. Les troupes musicales de la région pourraient également participer à l’animation de cette foire en donnant des spectacles en plein air. Ce ne sont là que des suggestions qui méritent d’être envisagées pour les prochaines sessions de cette foire aux fleurs dont les senteurs pourraient être plus fragrantes, plus rayonnantes !

Hechmi KHALLADI

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