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La BH Bank signe un partenariat avec le champion olympique Firas Katoussi

09. Juni 2026 um 16:58
Source: Managers

La BH Bank a officialisé, à Tunis, un partenariat avec le champion olympique de taekwondo Firas Katoussi, lors d’une cérémonie organisée à son siège.

Cette collaboration s’inscrit dans la stratégie de responsabilité sociétale de la banque, qui poursuit ses actions en faveur du sport tunisien et de la valorisation des talents nationaux.

Sacré champion olympique aux Jeux de Paris 2024 et numéro un mondial dans sa catégorie, Firas Katoussi s’impose comme l’une des principales références du taekwondo international. Son palmarès comprend plusieurs titres et distinctions obtenus sur la scène mondiale.

À cette occasion, l’athlète a exprimé sa satisfaction de conclure ce partenariat, qu’il considère comme un soutien dans la poursuite de ses objectifs sportifs. Il a évoqué les prochaines échéances, notamment les compétitions internationales à venir et les Jeux olympiques de Los Angeles 2028.

De son côté, la BH Bank a rappelé que ce partenariat s’inscrit dans la continuité de ses engagements sociétaux. Le président du conseil d’administration, Taoufik Mnasri, a souligné l’importance accordée au sport dans le plan RSE 2025-2027 de l’établissement.

Le directeur général par intérim, Lotfi Ben Hammouda, a indiqué que cette collaboration reflète l’ouverture de la banque sur son environnement et son soutien aux figures sportives tunisiennes. Il a rappelé que la BH Bank avait déjà accompagné la championne olympique Habiba Ghribi.

La Fédération tunisienne de taekwondo, représentée par son président Sami Ouni, a salué l’initiative, estimant qu’elle contribue à renforcer l’accompagnement des athlètes tunisiens.

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Ce pays voisin de la Tunisie fait entrer l’IA dans ses université

09. Juni 2026 um 12:50

Selon plusieurs études, notamment celles de MarketsandMarkets et Grand View Research, le secteur mondial de l’EdTech est en pleine expansion. Il pourrait atteindre près de 190 milliards de dollars en 2025 et grimper entre 350 et 400 milliards de dollars d’ici 2030, porté par la montée en puissance de l’IA et des solutions d’apprentissage en ligne.

Dans ce contexte mondial en forte accélération, l’Algérie avance elle aussi sur le terrain de la transformation numérique de son enseignement. À Alger, un nouveau centre dédié à l’enseignement virtuel et à l’innovation pédagogique a été inauguré, selon l’Algérie Presse Service (APS) et WeAreTech Africa.

Concrètement, l’objectif est de moderniser les méthodes d’apprentissage, en développant des outils numériques et en encourageant des modèles hybrides, mêlant cours en présentiel et formation à distance. L’idée est aussi de rendre l’université plus adaptée aux usages numériques actuels.

Cette dynamique ne sort pas de nulle part. À Sidi Abdellah, par exemple, l’écosystème numérique se renforce déjà avec des structures comme l’École nationale supérieure d’intelligence artificielle (ENSIA), qui forme des profils spécialisés en IA et en data science. Petit à petit, c’est tout un pôle technologique qui se met en place.

Au final, l’Algérie s’inscrit dans une tendance mondiale claire : celle d’une éducation qui devient de plus en plus numérique, connectée et tournée vers l’intelligence artificielle, avec l’ambition de mieux préparer les étudiants aux métiers de demain.

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Coton, soja, riz: le Bénin change de méthode avec ses agriculteurs pour la prochaine campagne

09. Juni 2026 um 12:21

Le gouvernement béninois a instauré un nouveau dispositif de primes destiné aux producteurs de coton, soja, riz et cajou, selon les informations rapportées par plusieurs sources dont l’Agence Ecofin. Et ce, pour la prochaine campagne de 2026-2027.

Concrètement, une prime de 10 FCFA par kilogramme sera accordée aux producteurs de coton lorsque la production nationale dépasse 700 000 tonnes. Pour les autres filières agricoles, la même prime est prévue, mais elle sera conditionnée à la livraison des produits aux unités locales de transformation, dans la limite des capacités industrielles disponibles, estimées à 200 000 tonnes pour le cajou, 450 000 tonnes pour le soja et 350 000 tonnes pour le riz.

Cette mesure vise à encourager la transformation locale des produits agricoles et à mieux structurer les chaînes de valeur dans les filières concernées.

Plus largement, elle s’inscrit dans la stratégie du Bénin de renforcer son secteur agricole, un pilier de l’économie nationale, à travers la création de valeur ajoutée, la sécurisation des revenus des producteurs et le développement de l’agro-industrie.

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Tunisie-Algérie: vers un nouveau câble sous-marin vers l’Italie?

09. Juni 2026 um 11:17

L’Algérie et la Tunisie étudient la création d’une nouvelle liaison sous-marine en fibre optique vers l’Italie, destinée à renforcer leurs capacités de transmission de données et à sécuriser leurs échanges numériques avec l’Europe. L’information a été révélée à l’issue de la 4ᵉ session de la Commission technique mixte algéro-tunisienne sur les télécommunications, tenue à Tunis, selon les données rapportées par l’Agence Ecofin.

Cette réflexion intervient dans un contexte où les infrastructures numériques deviennent un enjeu stratégique majeur. Aujourd’hui, plus de 95% du trafic Internet mondial transite par des câbles sous-marins, ce qui en fait des points névralgiques pour les économies numériques. Toute rupture ou saturation peut provoquer des perturbations importantes sur les services financiers, les plateformes cloud ou encore les communications institutionnelles.

Dans ce cadre, Alger et Tunis cherchent moins à créer une simple connexion supplémentaire qu’à multiplier les routes d’acheminement des données. L’objectif est de réduire la dépendance à quelques corridors existants et d’améliorer la continuité de service en cas d’incident technique ou géopolitique.

Les deux pays disposent déjà de plusieurs accès internationaux. L’Algérie est connectée à l’Europe notamment via des liaisons vers l’Espagne et la France, tandis que la Tunisie bénéficie de plusieurs câbles sous-marins en Méditerranée et participe à des projets régionaux comme Medusa, un réseau de 8 760 km reliant plusieurs pays du bassin méditerranéen.

L’enjeu du futur câble vers l’Italie serait donc davantage stratégique que capacitaire. Il s’agirait d’ajouter une route directe supplémentaire vers les principaux hubs numériques européens, dans un contexte où la demande en bande passante augmente sous l’effet de la généralisation du cloud, de la digitalisation des services publics et de l’essor de l’intelligence artificielle.

Au-delà de l’infrastructure sous-marine, les discussions entre les deux pays ont également porté sur des sujets opérationnels comme la réduction des coûts du roaming mobile, la coordination des réseaux aux zones frontalières et le développement de solutions liées aux communications par satellite et à l’Internet des objets.

Cette dynamique s’inscrit dans une stratégie plus large visant à positionner l’Afrique du Nord comme un espace de transit numérique entre l’Europe et le continent africain, selon les informations rapportées par l’Agence Ecofin.

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BERD: George Akhalkatsi nommé à la tête des opérations en Tunisie

08. Juni 2026 um 16:48

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) a annoncé la désignation de George Akhalkatsi comme nouveau responsable de ses opérations en Tunisie. Il prendra officiellement ses fonctions le 1er septembre 2026, succédant à Nodira Mansurova.

Basé à Tunis, il aura pour mission de superviser l’ensemble des investissements de la Banque dans le pays ainsi que la mise en œuvre de ses projets. Il sera placé sous la supervision de Mark Davis, directeur principal de la région SEMED, qui couvre le sud et l’est du bassin méditerranéen.

Un profil opérationnel déjà expérimenté dans la région

Avant sa nomination en Tunisie, George Akhalkatsi occupait le même poste en Arménie. Il dispose ainsi d’une expérience directe dans la gestion des opérations pays au sein de la BERD.

Entré dans l’institution en 2009, il a également exercé plusieurs fonctions au siège de Londres, notamment dans les départements liés à l’industrie, aux services et à la gestion du risque de crédit. Il a par ailleurs travaillé au bureau régional de Tbilissi.

Son parcours professionnel débute dans le secteur bancaire privé. Il a d’abord exercé comme avocat avant de rejoindre la Société Générale, où il s’est orienté vers la finance.

De point de vue formation, George Akhalkatsi est diplômé en droit de l’Université d’État de Tbilissi. Il est également titulaire d’un MBA obtenu à l’INSEAD, école de commerce de référence internationale.

Une institution engagée en Tunisie depuis 2012

La BERD est présente en Tunisie depuis 2012. Son action s’inscrit dans une stratégie de soutien à la diversification de l’économie, au développement du secteur financier et à l’appui aux petites et moyennes entreprises.

Depuis le début de ses activités dans le pays, la Banque a engagé plus de 3 milliards d’euros à travers environ 90 projets, dont une large part destinée au secteur privé.

 

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Hausse des tarifs des auto-écoles: pourquoi les Tunisiens ne sont pas “encore” obligés de la payer

08. Juni 2026 um 16:11

L’annonce d’une nouvelle grille tarifaire pour les services de formation à la conduite, dont l’entrée en vigueur est évoquée pour le 9 juin 2026, par l’Union Régionale de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (Utica) de Kébili, suscite des interrogations parmi les candidats au permis de conduire. Alors que des documents circulent sur les réseaux sociaux et dans certaines auto-écoles, aucune communication officielle des autorités compétentes n’est venue confirmer, à ce stade, l’application de ces nouveaux tarifs.

Selon les règles en vigueur, toute modification des tarifs d’un service réglementé doit suivre un processus administratif précis avant de devenir applicable. Une décision portée par une organisation professionnelle ou une chambre syndicale ne suffit pas à lui conférer une valeur légale. En l’absence d’approbation officielle des autorités de tutelle, une nouvelle grille tarifaire demeure au stade de proposition. Elle ne peut donc être imposée aux usagers tant que les procédures réglementaires n’ont pas été achevées.

La révision éventuelle des tarifs de la formation à la conduite relève de plusieurs intervenants institutionnels.

Quels recours pour les candidats au permis?

Dans l’attente d’une décision officielle, les candidats au permis de conduire peuvent continuer à se référer aux tarifs actuellement en vigueur. En cas de demande de paiement supérieure aux montants appliqués jusqu’à présent, il est recommandé d’exiger une facture ou un reçu détaillant précisément les sommes versées. Ces documents constituent des éléments de preuve en cas de contestation.

Les consommateurs qui estiment faire l’objet d’une pratique irrégulière peuvent également saisir les services de contrôle du ministère du Commerce ou les directions régionales du Transport afin de signaler la situation.

Dans l’attente d’un éventuel communiqué officiel, la question de l’entrée en vigueur de la nouvelle grille tarifaire demeure donc ouverte.

 

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L’Égypte renforce son industrie des énergies vertes avec de nouveaux investissements chinois

08. Juni 2026 um 13:02

L’Égypte accélère sa stratégie de transition énergétique en cherchant non seulement à développer ses capacités de production renouvelable, mais aussi à attirer des industries capables de fabriquer localement les équipements associés. Le pays vise une part de 42% d’énergies renouvelables dans son mix électrique d’ici à 2030, puis environ 60% à l’horizon 2040, selon ses objectifs énergétiques officiels.

Dans cette dynamique, le groupe industriel chinois Sany Group prévoit la construction d’une usine de fabrication de turbines éoliennes en Égypte, pour un investissement estimé à environ 300 millions de dollars, selon les propos relayées par l’agence ecofin. Le site devrait être implanté dans la Zone économique du Canal de Suez, un espace industriel stratégique développé pour attirer les industries exportatrices et logistiques.

L’objectif de cette unité est double: répondre à la demande croissante du marché égyptien en équipements éoliens, tout en permettant à terme une ouverture vers l’exportation vers les marchés du Moyen-Orient et de l’Afrique. Pour info, le projet est également lié à un parc éolien d’une capacité de 1 000 MW dans la région du golfe de Suez, dont il doit accompagner la mise en œuvre industrielle.

À court terme, une partie des équipements nécessaires restera importée, notamment depuis la Chine, en attendant la montée en puissance de la production locale.

Une volonté de montée en gamme industrielle…

Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large du Caire visant à renforcer la valeur ajoutée locale dans les chaînes de production liées aux énergies renouvelables. Selon la même source, le pays cherche ainsi à réduire sa dépendance aux importations, alors que celles-ci restent significatives. Les achats de turbines éoliennes et de composants associés ont dépassé 235 millions de dollars en 2024.

Parallèlement, l’Égypte s’impose progressivement comme un pôle d’attraction pour les industriels du secteur énergétique, en particulier asiatiques. Les investissements récents dans les filières solaire et éolienne témoignent de cette tendance.

Ainsi, toujours selon la même source, le groupe chinois EliTe Solar a récemment lancé une unité de production de composants photovoltaïques dans la Zone économique du Canal de Suez, avec un investissement de 116 millions de dollars et des capacités industrielles de plusieurs gigawatts.

De son côté, un consortium international associant des acteurs chinois, émiratis et bahreïnis développe le projet ATUM Solar à Ain Sokhna. Ce complexe industriel, évalué à environ 220 millions de dollars, doit produire des cellules solaires, des panneaux photovoltaïques et des systèmes de stockage d’énergie.

Selon plusieurs projections sectorielles, le développement des énergies renouvelables en Égypte devrait s’accélérer fortement au cours de la prochaine décennie. La capacité solaire installée pourrait ainsi être multipliée par plus de dix, tandis que l’éolien connaîtrait également une croissance soutenue.

 

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Tunisie: cet aliment demeure le plus gaspillé

08. Juni 2026 um 09:54

Le gaspillage alimentaire des ménages en Tunisie atteint des niveaux jugés préoccupants par les spécialistes du secteur. Selon des données relayées par l’Institut national de la consommation (INC), ce phénomène représenterait un coût global estimé à près de 570 millions de dinars par an, confirmant l’ampleur d’un problème à la fois économique, social et environnemental.

D’après les analyses présentées, les pertes se concentrent principalement au niveau des foyers, où une part non négligeable des achats alimentaires finit à la poubelle. En moyenne, environ 5% des dépenses alimentaires des ménages seraient ainsi gaspillées, ce qui traduit des habitudes de consommation encore peu optimisées.

Les produits les plus concernés restent les denrées de base. Le pain arrive largement en tête des aliments jetés, suivi des pâtes, des céréales, ainsi que des légumes. Les plats cuisinés, notamment lors des périodes de forte consommation comme le mois de Ramadan, contribuent également à ces pertes.

Les chiffres liés au pain illustrent particulièrement l’ampleur du phénomène. Chaque ménage jetterait en moyenne près de 42 kg de pain par an. À l’échelle nationale, cela correspondrait à environ 900 000 pains gaspillés chaque jour, pour un manque à gagner estimé à près de 100 millions de dinars annuels rien que pour ce produit.

Par ailleurs, les experts soulignent un problème structurel qui touche l’ensemble de la chaîne alimentaire, de la production jusqu’à la consommation. Toutefois, les comportements des ménages apparaissent comme un facteur déterminant, notamment en raison d’une gestion insuffisante des achats, du stockage ou encore de la planification des repas.

Les impacts ne sont pas uniquement économiques. Le gaspillage alimentaire exerce également une pression supplémentaire sur les ressources naturelles mobilisées pour produire ces aliments, notamment l’eau et l’énergie, accentuant ainsi les enjeux environnementaux.

Face à cette situation, les autorités annoncent la préparation d’une stratégie nationale de lutte contre le gaspillage alimentaire, en collaboration avec la FAO et le ministère du Commerce. Des ateliers de travail sont programmés les 10 et 17 juin afin de définir des mesures concrètes, un système de suivi et des campagnes de sensibilisation à destination du grand public.

Une occasion aussi de souligner que le n° 330 (juin 2026) du magazine Managers consacre un dossier spécial à l’économie circulaire et aux acteurs qui accélèrent cette transition, en Tunisie comme à l’international. 

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La SOTIPAPIER réduit son capital après l’annulation de 191.681 actions rachetées

06. Juni 2026 um 10:34

La Société Tunisienne Industrielle du Papier et du Carton (Sotipapier) a annoncé la clôture de son programme de rachat d’actions propres ainsi que l’annulation de l’ensemble des titres acquis dans ce cadre, entraînant une réduction de son capital social.

Cette opération intervient à la suite d’une autorisation donnée par l’Assemblée générale extraordinaire du 20 août 2024, qui avait approuvé un programme de rachat d’actions en vue de leur annulation.

Dans ce cadre, la société a racheté 191.681 actions pour un montant global d’environ 1,03 million de dinars, conformément aux décisions validées par les actionnaires.

Réuni le 15 décembre 2025, le Conseil d’administration a acté l’annulation de l’intégralité des actions rachetées, soit 191.681 titres d’une valeur nominale de 1,09 dinar chacun. Cette décision prend effet à compter du 31 octobre 2025.

À l’issue de cette opération, le capital social de la Sotipapier a été réduit de 208.932,29 dinars, passant de 30,72 millions de dinars à environ 30,51 millions de dinars.

Ce type d’opération est généralement utilisé par les entreprises pour ajuster leur structure de capital et optimiser la gestion de leurs actions en circulation.

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Ce village artisanal à Tozeur rejoint les circuits touristiques pour relancer l’artisanat

06. Juni 2026 um 09:38

Castilia, dans les classifications scientifiques, renvoie à un genre de papillons. Mais à Tozeur, le terme ne vole pas dans les livres de biologie, il désigne un village artisanal aujourd’hui intégré aux circuits touristiques. Cette décision, annoncée vendredi par la directrice générale de l’Office national de l’artisanat tunisien (ONAT), Leila Msellati, vise à redonner de la visibilité à ce site qui peine depuis plusieurs années à attirer les visiteurs, comme a été rapporté par l’agence TAP.

Il convient de rappeler que ce site a récemment fait l’objet d’une visite, au mois de mars, dans le cadre d’un projet de coopération entre l’Institut national du patrimoine (INP) et l’Université de Rome “Tor Vergata”. Selon les premières données, le site témoigne d’une occupation ancienne, remontant à l’Antiquité tardive. Les recherches y ont mis en évidence des traces d’activité artisanale, notamment liées au travail du plâtre. Les archéologues estiment par ailleurs que le site pourrait correspondre à une petite agglomération ancienne, voire à une ville enfouie.

Effectuée en marge d’une visite de travail du ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Sofiane Tekaya, cette annonce s’accompagne d’un programme de relance destiné à dynamiser les activités du village tout au long de l’année. L’initiative sera menée en coordination avec les autorités régionales. Selon la responsable de l’ONAT, la faible fréquentation du village s’explique notamment par son éloignement des principaux marchés artisanaux de la ville ainsi que des circuits habituellement empruntés par les touristes, indique la même source. Son intégration dans l’offre touristique régionale devrait ainsi permettre d’accroître sa visibilité et de favoriser la commercialisation des produits artisanaux.

Le programme prévoit également de renforcer la présence des jeunes artisans, dans un contexte marqué par l’arrivée croissante de diplômés de l’enseignement supérieur au sein du secteur. Ces nouveaux profils sont appelés à contribuer à la modernisation des métiers artisanaux tout en valorisant le patrimoine local.

Des partenariats avec plusieurs institutions publiques, dont les ministères de la Famille et des Affaires culturelles ainsi que l’Agence tunisienne de la formation professionnelle, sont également envisagés. Ils devraient déboucher sur l’organisation de manifestations, d’expositions et de foires destinées à attirer davantage de visiteurs.

Au-delà du seul village de Castilia, cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large de valorisation de l’artisanat à Tozeur. La région dispose en effet d’un riche patrimoine artisanal et d’un savoir-faire diversifié qui reflètent son histoire et son identité culturelle. Pour les responsables du secteur, le développement de ces activités représente à la fois un levier de préservation du patrimoine et une opportunité de renforcer l’attractivité touristique du Sud tunisien.

 

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De Tunis à Dubaï, Mehdi Gharbi bâtit des ponts technologiques entre trois continents

05. Juni 2026 um 16:59

Lorsqu’il évoque son parcours, Mehdi Gharbi ne parle ni de réussite fulgurante ni de raccourcis. Il parle surtout de patience, de persévérance et d’opportunités saisies au bon moment.

Ingénieur spécialisé dans les télécommunications et les réseaux mobiles, certifié PMP en gestion de projets, ce Tunisien installé aujourd’hui à Dubaï a passé près de deux décennies au cœur des infrastructures qui rendent possible un monde toujours plus connecté.

Avant de lancer sa propre société de conseil aux Émirats arabes unis, son parcours l’a conduit de la Tunisie à la France, puis vers certains des projets technologiques les plus ambitieux du secteur automobile.

Pendant 14 ans, il évolue dans l’écosystème Orange, entre la Tunisie et la France. Une période déterminante durant laquelle il participe à la gestion de projets complexes impliquant plusieurs pays, opérateurs et partenaires internationaux. “Cette expérience m’a permis de comprendre comment piloter des projets à grande échelle avec des équipes multiculturelles et des acteurs internationaux”, explique-t-il.

En 2019, il s’installe en France. Quelques années plus tard, une nouvelle opportunité s’offre à lui lorsqu’il rejoint le groupe japonais NTT, l’un des géants mondiaux des télécommunications.Le projet qui lui est confié a pour nom BMW. Sa mission est de piloter l’écosystème télécom qui permet aux véhicules du constructeur allemand de rester connectés partout dans le monde.

Derrière une fonctionnalité aussi simple en apparence qu’un appel d’urgence automatique ou une connexion Internet embarquée se cache en réalité une infrastructure mondiale complexe. Grâce à des cartes eSIM intégrées et à des accords de roaming internationaux, les véhicules peuvent transmettre des données, communiquer avec différents services et rester connectés quel que soit le pays où ils circulent. “Nous avons construit tout un environnement réseau dédié exclusivement à BMW”, résume-t-il. Aujourd’hui encore, les usages continuent d’évoluer. Les équipes travaillent notamment sur des solutions permettant à une voiture d’envoyer automatiquement un rapport détaillé aux compagnies d’assurance en cas d’accident ou de sinistre.

Pour Mehdi Gharbi, cette expérience constitue un tournant. “Le projet BMW m’a beaucoup appris sur la gestion de programmes internationaux et sur les technologies qui façonnent la mobilité de demain.” En 2024, il choisit de franchir une nouvelle étape en s’installant à Dubaï pour créer sa propre structure: Protel Consulting DMCC. L’objectif? Accompagner les entreprises dans leurs projets de transformation digitale, d’intelligence artificielle, d’Internet des objets et d’infrastructures télécoms. Mais derrière cette création d’entreprise se cache aussi une volonté plus personnelle: bâtir des passerelles entre les différents écosystèmes technologiques qu’il a découverts au fil de sa carrière. “Mon ambition est de créer un pont entre l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique”, affirme-t-il. Aujourd’hui, l’entreprise travaille avec des clients basés en France, au Luxembourg et aux Émirats arabes unis. Ses activités s’articulent autour de 3 axes; le conseil, la R&D et le développement commercial. L’IA occupe une place croissante dans cette stratégie. L’entreprise développe actuellement plusieurs solutions destinées à répondre à des problématiques concrètes dans des secteurs variés: immobilier, villes intelligentes, tourisme, restauration ou encore détection de fraude. “Nous ne développons pas de l’IA pour faire de l’IA. Nous construisons des solutions adaptées aux besoins réels des entreprises”, insiste-t-il. L’un des projets les plus structurants pour l’avenir de l’entreprise est né d’une collaboration avec la King Abdullah University of Science and Technology (KAUST), en Arabie saoudite. Ce partenariat a notamment contribué à ouvrir la voie à une implantation et à des recrutements en Tunisie. Car malgré une carrière désormais largement internationale, Mehdi Gharbi garde un lien fort avec son pays d’origine. Une partie des activités de Protel Consulting est aujourd’hui développée depuis Tunis, où l’entreprise accueille des stagiaires, des étudiants en projet de fin d’études et de jeunes ingénieurs. Des profils issus notamment de SUP’COM ou de l’ENIT participent déjà à certains projets menés pour des clients internationaux. ” Le talent existe en Tunisie. Ce qui fait souvent la différence, c’est la discipline, la volonté et l’envie d’apprendre”», estime-t-il. Pour lui, l’enjeu dépasse le simple recrutement. Il s’agit aussi de permettre à de jeunes ingénieurs tunisiens d’accéder à des projets auxquels ils n’auraient pas forcément accès depuis leur marché local. “Lorsqu’ils travaillent sur des projets internationaux, ils gagnent en expérience, en expertise et en visibilité. C’est bénéfique pour eux mais aussi pour l’ensemble de l’écosystème.” 

L’aventure entrepreneuriale n’a pourtant pas été un long fleuve tranquille.Il essuie trois refus de visa successifs et doit attendre près de six mois avant de pouvoir finaliser son installation et s’installer à Dubaï. “Cela a probablement été l’une des périodes les plus difficiles de mon parcours”, reconnaît-il.

L’adaptation de sa famille à un nouvel environnement, notamment anglophone, représente également un défi. Mais il souligne la facilité d’intégration offerte par une ville où la majorité des habitants sont des expatriés venus des quatre coins du monde. Deux ans après le lancement de son entreprise, Protel Consulting compte une dizaine de collaborateurs et poursuit sa croissance. Pour Mehdi Gharbi, cette trajectoire reste avant tout le résultat d’un travail de longue haleine. “La persévérance, le réseau professionnel, la curiosité et la patience et KAUST ont joué un rôle essentiel dans mon parcours”, résume-t-il.

Une philosophie qui l’accompagne toujours aujourd’hui, alors qu’il continue de développer des projets à l’intersection des télécommunications, de l’intelligence artificielle et de l’innovation, avec une conviction intacte; les talents tunisiens ont toute leur place dans les grandes transformations technologiques mondiales.

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Tunisie: la carte bancaire révèle de fortes disparités territoriales

05. Juni 2026 um 13:32

Avec environ 55 agences pour 100 000 adultes à Tunis, contre seulement 7 à 8 dans des gouvernorats comme Kasserine ou Sidi Bouzid, l’écart est net et traduit de fortes disparités territoriales dans l’accès aux services bancaires. C’est ce que souligne la dernière note de Melqart Insights, la division de recherche du cabinet de conseil, Melqart Partners, qui analyse le secteur bancaire tunisien sous l’angle de l’allocation territoriale du capital.

Cette différence, qui signifie que la densité bancaire à Tunis, c’est-à-dire le nombre d’agences pour 100 000 adultes, est près de 8 fois supérieure à celle de certaines régions de l’intérieur, ne relève pas d’un simple déséquilibre local mais traduit une organisation plus profonde du système financier. À l’échelle nationale, cette concentration apparaît encore plus clairement puisque le Grand Tunis et le Centre-Est regroupent près de 67 % du réseau bancaire, laissant une large partie de l’intérieur du pays en situation de sous-dotation structurelle.

Pour Dhia Ahmed, Fondateur et Managing Partner de Melqart Partners: “La véritable histoire de la finance tunisienne ne se lit pas uniquement dans les bilans comptables, elle s’inscrit sur la carte. L’asymétrie que nous observons entre le littoral et l’intérieur n’est pas une fatalité géographique, mais le stigmate d’un modèle de développement hérité qui concentre le capital là où la valeur est déjà acquise. Pour nos institutions, le redéploiement territorial n’est plus un sujet de conformité ou de responsabilité sociale, mais un impératif stratégique de croissance et de pérennité pour la prochaine décennie.”

Cette répartition du réseau ne s’est pas construite de manière aléatoire. Elle s’inscrit dans une trajectoire économique ancienne. Depuis les années 1970, le développement tunisien s’est concentré sur le littoral, tourné vers l’industrie, les services et les activités d’exportation. Les banques ont suivi ces pôles déjà dynamiques, en s’installant là où les flux économiques étaient les plus visibles et les risques les plus maîtrisés.

Avec le temps, cette logique d’adaptation a produit un effet cumulatif: la finance s’est consolidée là où elle était déjà présente. Les zones côtières concentrent désormais l’essentiel de l’activité bancaire, tandis que l’intérieur reste en retrait, avec un accès plus limité aux services financiers, au crédit et à l’investissement.

Ce déséquilibre n’est pas seulement spatial, il devient économique et social. Les régions les mieux dotées en agences bancaires sont aussi celles où l’activité est la plus dynamique, tandis que les zones moins bancarisées cumulent souvent chômage plus élevé et fragilité économique.

 

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La Tunisie renforce sa présence touristique à Shanghai

05. Juni 2026 um 10:43
Source: ONTT

Avec plus de 100 millions de touristes chinois voyageant à l’international chaque année, la Chine représente l’un des marchés les plus stratégiques et les plus convoités du tourisme mondial.

À cet effet, la Tunisie a participé, à Shanghai, au salon international ITB China 2026, l’un des principaux rendez-vous du secteur du voyage en Asie. Le directeur général de l’Office national du tourisme tunisien (Ontt), Mohamed Mehdi Haloui, y a mené plusieurs rencontres avec des acteurs majeurs du tourisme et du numérique en Chine. Ces échanges visent à renforcer la promotion de la destination Tunisie sur le marché chinois.

Plusieurs plateformes digitales ont été ciblées pour développer la visibilité de la Tunisie auprès des voyageurs, notamment les jeunes et les touristes indépendants. Des discussions ont eu lieu avec Xiaohongshu, ainsi qu’avec des acteurs du voyage en ligne comme Trip.com Group, Fliggy et Tongcheng Travel.

Les échanges ont également porté sur le développement de nouvelles campagnes de promotion et l’adaptation de l’offre tunisienne aux tendances du tourisme digital.

Des tour-opérateurs chinois ont été rencontrés pour étudier la mise en place de nouveaux circuits vers la Tunisie. Ces programmes couvrent plusieurs segments, dont le tourisme culturel, saharien, balnéaire, d’affaires et haut de gamme.

La question de la connectivité aérienne a aussi été abordée avec la compagnie Spring Airlines, afin de faciliter les déplacements entre les deux pays.

Plus largement, cette mission s’inscrit dans une stratégie visant à renforcer la présence de la Tunisie sur le marché touristique chinois et à diversifier ses partenariats internationaux.

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La startup tunisienne Chitelix finaliste de MassChallenge Switzerland 2026

05. Juni 2026 um 09:53

La startup tunisienne Chitelix, spécialisée dans la valorisation des déchets issus de l’industrie de la pêche, a été sélectionnée parmi les finalistes du programme international d’accélération MassChallenge Switzerland. L’entreprise figure ainsi parmi les projets retenus à l’issue d’un processus de sélection ayant examiné plus de 1 961 candidatures provenant du monde entier.

Cette distinction vient récompenser le développement d’un modèle de biotechnologie marine circulaire fondé sur la transformation des sous-produits de la pêche en biopolymères durables et en solutions biosourcées à forte valeur ajoutée.

Basée à Bizerte, Chitelix a été cofondée par Anis Ben Ghalia. La startup est née d’un constat lié à l’industrie du crabe bleu, dont l’exportation génère quotidiennement d’importantes quantités de déchets. Plutôt que de les éliminer, l’entreprise a développé un procédé permettant d’extraire le chitosan, un biopolymère naturel utilisé comme alternative aux plastiques issus de la pétrochimie.

Installée sur une superficie de 1 300 m² au pôle agroalimentaire de Bizerte, l’usine pilote de Chitelix transforme les déchets de crabes en chitosan et en citrate de calcium. Chaque tonne de matière première traitée permet de produire environ 150 kilogrammes de chitosan, utilisé notamment dans les secteurs de l’agriculture, de la cosmétique, de la pharmacie et des bioplastiques.

Qu’est-ce que le programme MassChallenge Switzerland 2026?

Lancé en Suisse par l’organisation internationale MassChallenge, le programme MassChallenge Switzerland est l’un des plus importants accélérateurs de startups à impact au monde. L’édition 2026 a attiré près de 2 000 candidatures internationales et accompagne pendant quatre mois des jeunes entreprises innovantes à fort potentiel de croissance.

Pendant quatre mois, les startups sélectionnées bénéficient d’un accompagnement par des experts, d’un accès à un réseau d’investisseurs et de partenaires industriels, ainsi que d’opportunités de développement à l’international.

Axé notamment sur les technologies durables, la santé, l’agroalimentaire et l’industrie verte, le programme vise à accélérer la croissance de projets à fort potentiel d’impact économique et environnemental.

La sélection de la startup tunisienne Chitelix parmi les finalistes constitue ainsi une reconnaissance internationale de son modèle de valorisation des déchets marins et de son potentiel de développement à l’échelle mondiale.

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Chocolat sans cacao: une nouvelle disruption en marche sur le marché mondial

04. Juni 2026 um 18:19

 

 

Le cacao est une culture tropicale qui pousse dans plusieurs pays, mais il est aujourd’hui principalement produit en Afrique de l’Ouest. La Côte d’Ivoire en est le premier producteur mondial, suivie du Ghana. Mais si un jour l’on parle de chocolat sans véritable cacao, cela pourrait profondément transformer toute la filière mondiale du chocolat.

En effet, une nouvelle étape vient d’être franchie dans l’industrie du chocolat. Le groupe agroalimentaire Barry Callebaut a annoncé l’intégration de ChoViva, une alternative au chocolat sans cacao développée par la startup allemande Planet A Foods. Une évolution qui marque l’entrée de ces innovations dans une phase d’industrialisation à grande échelle, selon des informations rapportées par l’Agence Ecofin.

Une alternative au chocolat “sans fèves de cacao”

ChoViva se présente comme un substitut au chocolat traditionnel, capable d’en reproduire le goût et la texture sans utiliser de fèves de cacao. Le produit est élaboré à partir de graines de tournesol et de pépins de raisin fermentés et torréfiés, auxquels sont ajoutés sucre, lait et matières grasses.

Initialement développé dans un cadre de recherche par Planet A Foods, le produit a été progressivement testé sur le marché européen depuis le début des années 2020, avant d’être commercialisé à plus grande échelle dès 2024.

Une industrialisation portée par les grands groupes

L’entrée de Barry Callebaut dans la distribution de ChoViva constitue un tournant majeur pour cette technologie. Le groupe suisse, leader mondial de la transformation du cacao, ne se contente plus de suivre la filière traditionnelle, il s’implique désormais dans des alternatives susceptibles de réduire la dépendance aux fèves de cacao. Selon les informations de l’Agence Ecofin, ce partenariat marque le passage d’une innovation de niche à une solution intégrée dans les chaînes industrielles alimentaires mondiales.

Une tendance mondiale d’innovations alternatives…

ChoViva n’est pas un cas isolé. D’autres startups développent également des technologies visant à produire du chocolat sans cacao, que ce soit via la culture cellulaire, la fermentation ou des substitutions végétales. Certaines entreprises travaillent notamment sur du cacao cultivé en laboratoire ou sur des alternatives à base de légumineuses. Ces innovations restent encore en phase pilote ou précommerciale, mais elles traduisent une tendance de fond: la recherche de solutions pour diversifier les sources d’approvisionnement et réduire la dépendance à une filière jugée fragile.

Réalité/ les faits

Cette dynamique intervient dans un contexte difficile pour la filière cacao mondiale. Concentrée à plus de 70% en Afrique de l’Ouest, la production fait face à plusieurs contraintes. On peut citer: vieillissement des plantations, maladies, faible productivité et impacts du changement climatique. Ces tensions ont contribué à une forte volatilité des prix ces dernières années, avec un pic historique atteint fin 2024 sur les marchés internationaux. Même si les cours ont depuis reculé, les analystes estiment que le marché reste structurellement instable.

Si ces alternatives restent encore limitées en termes de volumes, leur montée en puissance pourrait à moyen terme modifier la structure de la demande mondiale de cacao, notamment dans les produits de grande consommation où la substitution est plus facile. Pour les pays producteurs, notamment en Afrique, cette évolution pose une double équation: risque de pression sur les volumes exportés, mais aussi opportunité de repositionnement vers des cacaos premium et mieux valorisés.

Selon les normes internationales du Codex Alimentarius, seuls les produits contenant une proportion minimale de cacao peuvent être commercialisés sous l’appellation “chocolat”, ce qui limite encore la substitution totale. À ce stade, le cacao demeure difficilement remplaçable dans les segments haut de gamme, où son profil aromatique reste central. Toutefois, l’entrée d’acteurs majeurs comme Barry Callebaut dans les alternatives sans cacao confirme une transformation progressive de l’industrie. 

 

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Ce que l’on sait d’Uber Boat, qui débarque en France

04. Juni 2026 um 16:47

Uber décide de s’attaquer au marché du nautisme. Selon plusieurs sources, le géant américain s’est associé au leader européen de la location de bateaux, Click&Boat, pour proposer à partir de mi-juin des sorties en mer avec skipper directement depuis son application.

En effet, Uber élargit son champ d’activité en lançant ce nouveau service “Uber Boat” en France. À vrai dire, il s’agit d’une nouvelle étape dans la stratégie de diversification du groupe, qui vise à devenir une plateforme globale de mobilité et de services touristiques.

Ici, plutôt que de créer sa propre flotte nautique, Uber adopte un modèle d’agrégation en s’appuyant sur l’offre déjà existante de Click&Boat. Cette approche lui permet d’intégrer un marché fragmenté, celui de la location de bateaux, sans supporter les coûts élevés liés à l’acquisition et à la gestion d’actifs. L’objectif est de centraliser, dans une seule interface, des services variés allant du transport urbain aux activités touristiques, afin de renforcer l’engagement des utilisateurs et d’augmenter la fréquence d’utilisation de l’application.

Le lancement est prévu dans 7 villes françaises :

  1. Marseille

  2. Paris

  3. Annecy

  4. Cannes

  5. Nice

  6. Saint-Tropez

  7. Toulon

Toutefois, pour l’heure, le service dépend des règles locales très strictes, surtout en zones protégées, comme le Parc national des Calanques. Ces endroits limitent fortement le nombre de bateaux, les zones de navigation et les activités touristiques… 

 Uber ambitionne de devenir une application “tout-en-un”. L’entreprise a récemment annoncé une collaboration avec Expedia Group afin d’intégrer les réservations d’hôtels directement dans son application.

A suivre…

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Après le durcissement des visas, les États-Unis réduisent leur réseau consulaire en Afrique à l’exception de 20 pays

04. Juni 2026 um 13:01

Dans un contexte où l’accès aux visas américains n’a cessé de se durcir au fil des mois, entre nouvelles contraintes imposées dans plusieurs pays et, dans certains cas, exigence d’une caution pouvant atteindre 15 000 dollars, les États-Unis s’apprêtent à revoir leur réseau consulaire en Afrique, selon l’agence AP News.

S’il s’agit, en réalité, d’un secret de Polichinelle, l’administration Trump multiplie les mesures destinées à limiter les flux migratoires vers les États-Unis et à lutter contre les dépassements de séjour. Concrètement, cette évolution concerne la réorganisation du réseau des ambassades et consulats chargés du traitement des demandes de visa sur le continent africain. D’après AP News, le département d’État prévoit de réduire ce dispositif d’environ 50 centres de traitement à près de 20 pôles régionaux, appelés “hubs”, vers lesquels les demandeurs seront désormais orientés.

Il ne s’agit toutefois pas d’une fermeture des représentations diplomatiques concernées. Les postes qui ne seront pas désignés comme hubs conserveront leurs missions essentielles, notamment les services aux citoyens américains, le renouvellement des passeports, ainsi que la gestion des situations consulaires urgentes ou des dossiers relevant de l’intérêt national.

Dans cette nouvelle configuration, le traitement des visas serait donc concentré dans un nombre limité de capitales africaines, appelées à jouer un rôle régional. Ces hubs incluraient notamment “Abidjan, Accra, Addis-Abeba, Le Cap, Dakar, Dar es Salaam, Djibouti, Johannesburg, Kampala, Kigali, Kinshasa, Lagos, Lomé, Luanda, Malabo, Monrovia, Nairobi, Port-Louis, Praia et Yaoundé”, dit la même source.

À ce stade, aucune communication officielle détaillée n’a été publiée par les autorités américaines sur les modalités précises de mise en œuvre de cette réorganisation. En attendant d’éventuelles confirmations ou précisions supplémentaires, cette réforme esquissée par la même source pourrait néanmoins modifier l’accès aux services consulaires pour de nombreux demandeurs africains, contraints de passer par des centres régionaux pour leurs démarches.

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Industrie aéronautique: Safran prévoit d’étendre ses activités en Tunisie

04. Juni 2026 um 10:47
Source: ministère de l’Économie et de la Planification.

Dans un contexte où la Tunisie cherche à renforcer son positionnement comme hub industriel à forte valeur ajoutée, le secteur aéronautique confirme son rôle stratégique dans l’économie nationale.

Aujourd’hui, la filière aéronautique tunisienne s’appuie sur un tissu de plus de 80 entreprises, majoritairement tournées vers l’export, et génère environ 17 000 emplois directs, selon les données de la FIPA. Intégrée aux chaînes de valeur mondiales, elle s’est spécialisée dans la production de composants de haute précision destinés principalement aux grands donneurs d’ordre européens.

Plus largement, les industries mécaniques et électriques, dont relève l’aéronautique, constituent un pilier majeur de l’économie exportatrice tunisienne. D’après les chiffres de la CETIME, elles représentent plus de 28 milliards de dinars d’exportations, dont environ 76% sont orientés vers l’Union européenne, confirmant la forte dépendance du secteur aux marchés européens.

C’est dans ce cadre que s’inscrit la dynamique actuelle du groupe Safran en Tunisie. Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a reçu le 3 juin les responsables du groupe français afin de faire le point sur l’évolution de ses activités et d’échanger autour de ses orientations stratégiques pour la période 2027-2030.

Au cours de cette rencontre, les représentants de Safran ont présenté leur vision de développement pour les années à venir, ainsi que l’état d’avancement de leurs opérations en Tunisie. De son côté, le gouvernement tunisien a réaffirmé sa volonté d’accompagner les investissements dans les secteurs à forte intensité technologique, considérés comme prioritaires pour la transformation industrielle du pays.

Le ministre a également exprimé le soutien des structures publiques chargées de l’investissement aux projets d’expansion envisagés par le groupe, dans une logique de renforcement du positionnement de la Tunisie dans les chaînes de valeur mondiales.

La performance du secteur repose également sur un capital humain en constante évolution. Le pays dispose de plus de 260 établissements universitaires et d’environ 1 000 centres de formation professionnelle, formant chaque année plus de 65 000 diplômés, dont une part importante dans les filières scientifiques et techniques.

Présent depuis plusieurs années en Tunisie, Safran exploite trois sites de production situés à Soliman, Grombalia et Dhahri. Le groupe y emploie près de 3 300 personnes, dont environ 900 ingénieurs et cadres techniques. Ses activités couvrent la fabrication de plusieurs composants aéronautiques, notamment des sièges d’avions, des systèmes d’éclairage, des équipements de ventilation et d’autres pièces de haute précision.

À travers ce dispositif industriel, la Tunisie s’impose comme un maillon important de la chaîne de production mondiale du groupe, qui fournit plus de 200 clients répartis dans une trentaine de pays.

 

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Une université tunisienne classée parmi les meilleures au monde

03. Juni 2026 um 14:01

L’Université de Tunis El Manar se distingue dans le classement 2026 du Centre mondial de classement des universités (CWUR), en occupant la 995e place au niveau mondial parmi plus de 21 000 établissements d’enseignement supérieur évalués à travers le monde. Cette information a été annoncé via un communiqué officiel publié par l’Université.

Cette position lui permet d’intégrer le groupe des 4,7 % des universités les mieux classées au niveau international, tout en conservant son rang de première université en Tunisie et de 14e en Afrique.

L’établissement se démarque également dans le domaine de la recherche scientifique, où il est classé 955e mondialement, ce qui reflète la production académique de ses chercheurs et son rayonnement dans la communauté scientifique internationale.

Le classement CWUR s’appuie sur des critères objectifs, notamment la qualité et le volume des publications scientifiques, leur impact ainsi que le nombre de citations.

Dans son communiqué, l’université souligne que ce résultat est le fruit d’un effort collectif impliquant l’ensemble de la communauté universitaire et s’inscrit dans une dynamique continue de développement, d’innovation et d’amélioration de la recherche.

Elle considère enfin ce classement comme une reconnaissance de sa capacité à progresser dans un environnement universitaire mondial de plus en plus compétitif et à renforcer sa visibilité à l’international.

 

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Tunisie: coopération avec la société indienne Tenshi pour renforcer la production pharmaceutique

03. Juni 2026 um 11:58

Le ministre de la Santé, Dr Mustapha Ferjani a reçu des responsables de la société indienne Tenshi, spécialisée dans la production de médicaments génériques et innovants. La rencontre a permis de faire le point sur l’avancement des projets conjoints, menés notamment en partenariat avec la Société tunisienne des industries pharmaceutiques (SIPHAT).

Cette collaboration s’inscrit dans une dynamique de soutien à l’investissement et au développement de la production pharmaceutique locale. Tenshi a déjà engagé des activités de fabrication en Tunisie, en coopération avec SIPHAT, contribuant ainsi au renforcement des capacités nationales dans ce secteur stratégique.

À cette occasion, le ministre a réaffirmé l’orientation de la Tunisie vers le renforcement de sa souveraineté pharmaceutique et la promotion de la production locale. Selon communiqué, il a souligné que l’industrie du médicament est appelée à jouer un rôle clé dans le développement économique du pays et à constituer une plateforme d’exportation vers les marchés africains et arabes.

Le ministre a également insisté sur la poursuite des réformes du système sanitaire et pharmaceutique, appelant à une mise en œuvre plus rapide et concrète des projets, fondée sur l’investissement, le transfert de compétences, la création d’emplois et l’amélioration de l’accès des citoyens à des médicaments sûrs et efficaces.

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