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En visite à l’Ariana, Kaïs Saïed met les responsables en garde et mise sur la jeunesse

01. Juni 2026 um 08:48

En visite surprise dans plusieurs localités du gouvernorat de l’Ariana, le président de la République, Kaïs Saïed, a échangé directement avec des citoyens sur leurs préoccupations quotidiennes. Réaffirmant son engagement à répondre aux attentes des Tunisiens, il a insisté sur la nécessité de solutions nationales globales, tout en adressant un avertissement aux responsables qui ne remplissent pas leurs engagements.

Le président de la République, Kaïs Saïed, a effectué dimanche soir une visite non annoncée dans le gouvernorat de l’Ariana, où il a rencontré des habitants de plusieurs localités afin de prendre connaissance de leurs préoccupations et de leurs revendications.

Dans une déclaration exclusive accordée à l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP), le chef de l’État a expliqué que cette démarche s’inscrivait dans le cadre de son approche fondée sur le contact direct avec les citoyens et le suivi de leurs conditions de vie. Il a assuré que les efforts se poursuivent afin de répondre aux attentes exprimées par les Tunisiens.

Des solutions nationales plutôt que des réponses ponctuelles

Au cours de ses échanges avec les habitants, Kaïs Saïed a estimé que les problèmes soulevés dépassent souvent le cadre individuel ou local. Selon lui, ces difficultés nécessitent des réponses globales à l’échelle nationale, capables de traiter les causes profondes des dysfonctionnements constatés.

Le président a affirmé que le travail se poursuit « jour et nuit » pour répondre à ce qu’il a qualifié de revendications légitimes, tout en réitérant son attachement aux orientations politiques engagées et sa détermination à poursuivre les réformes qu’il juge nécessaires pour la prochaine étape.

Un avertissement aux responsables et un appel à la jeunesse

Le chef de l’État a également appelé les responsables à assumer pleinement leurs fonctions et à respecter les engagements pris envers les citoyens. Il a souligné que la jeunesse tunisienne possède les compétences nécessaires pour occuper davantage de postes à responsabilité au sein des institutions.

Dans ce contexte, il a averti que les responsables qui n’accomplissent pas leur mission pourraient être remplacés par de jeunes compétences capables de contribuer à la gestion des affaires publiques et à la mise en œuvre des politiques de l’État.

« L’État se gère par ses institutions »

Évoquant la situation du pays, Kaïs Saïed a affirmé que « l’État ne se gère ni par les publications sur les réseaux sociaux ni par les mensonges », soulignant que la Tunisie demeure forte grâce à son peuple et à sa capacité à faire face aux différentes tentatives de déstabilisation.

Le président a enfin insisté sur le rôle des institutions et du respect de la loi dans la conduite des affaires publiques, se disant confiant dans la capacité des Tunisiens à relever les défis auxquels le pays est confronté.

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Tunisie | Kaïs Saïed garde le même cap

01. Juni 2026 um 06:54

Après une absence des radars qui a duré plus d’une semaine, le président Kaïs Saïed est apparu hier soir, dimanche 1er mai 2026, pour, écrira l’agence officielle Tap, «une visite non annoncée dans le gouvernorat de l’Ariana, où il a rencontré des habitants de plusieurs localités afin de prendre connaissance de leurs préoccupations et revendications.»

Latif Belhedi

Comme souvent, la relative longue absence du président de la République, sans aucune communication officielle conséquente pour l’expliquer, a donné lieu à des supputations sur une hypothétique vacance du pouvoir, situation qui angoisse un certain nombre de Tunisiens qui déplorent l’ambiguïté avec laquelle la constitution de 2022, promulguée par Saïed, traite de cette question, surtout en l’absence d’une Cour constitutionnelle pouvant, le cas échéant et en cas de nécessité, la trancher.

Nous n’allons pas nous égarer nous-même dans les débats, parfois surréalistes, auxquels la longue absence du chef de l’Etat a donné lieu. Nous constatons seulement que les propos que Saïed a tenus à l’occasion de cette sortie «inopinée» ont complètement éludé cette question. N’a-t-il pas senti la nécessité de rassurer les Tunisiens, lesquels ont de bonnes raisons de craindre l’inconnu ou, tout au moins, de répondre à ses détracteurs, qui n’ont de cesse de rappeler cette éventualité de vacance de pouvoir qui doit être clairement et définitivement tranchée ?    

Quoi qu’il en soit, dans une déclaration exclusive à l’agence Tap, le chef de l’État a indiqué que cette visite s’inscrivait dans le cadre de sa démarche de contact direct avec les citoyens et de suivi de leurs préoccupations, affirmant sa volonté d’œuvrer à la satisfaction de leurs attentes.

Le président Saïed a souligné que les problèmes soulevés nécessitaient, selon lui, des «solutions nationales globales» plutôt que des réponses limitées à des cas individuels ou à des groupes spécifiques.

Il a ajouté que les efforts se poursuivaient «jour et nuit» pour répondre à ce qu’il a qualifié de revendications légitimes des Tunisiens.

Le président a également réaffirmé son attachement aux choix politiques engagés et sa détermination à poursuivre le travail en vue d’atteindre les objectifs de la prochaine étape.

Par ailleurs, il a appelé les responsables à assumer pleinement leurs fonctions, estimant que la jeunesse tunisienne était en mesure de prendre des responsabilités et de contribuer davantage à la gestion des affaires publiques.

Il a averti que les responsables n’ayant pas tenu leurs engagements pourraient être remplacés par de jeunes compétences.

 «L’État ne se gère ni par les publications sur les réseaux sociaux ni par les mensonges», a lancé le président, ajoutant que «la Tunisie demeure forte grâce à son peuple, capable de faire échec à toutes les manœuvres ourdies contre elle».

Le chef de l’État a assuré que l’État est gouverné par ses institutions et ses lois, exprimant sa confiance dans la capacité des Tunisiens à relever les différents défis.

Bref, rien de nouveau sous le soleil. Des propos déjà entendus et relayés maintes fois par les médias au cours des dernières années. Circulez, il n’y a rien à voir ! Ou plutôt : Rien de nouveau sous le soleil, on garde le même cap, n’en déplaise à ceux, opposants ou non, qui estiment qu’il n’est pas le bon et qu’il ne mènera pas à des progrès réels dans le pays, surtout sur les plans économique et social où les revendications se font le plus entendre, notamment sur les réseaux sociaux.

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Kaïs Saïed fait le point sur les opérations sécuritaires et la lutte contre la spéculation

26. Mai 2026 um 10:32

Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu hier, au Palais de Carthage le ministre de l’Intérieur Khaled Nouri ainsi que le secrétaire d’État chargé de la Sûreté nationale Sofiène Bessadek pour faire le point sur les opérations sécuritaires menées récemment dans le Grand Tunis.

Selon un communiqué de la présidence de la République, cette rencontre a permis au chef de l’État de prendre connaissance des différentes interventions conduites par les forces de sécurité dans plusieurs zones de la capitale et dans d’autres régions du pays.

Arrestations dans des affaires de droit commun et de trafic de drogue

Les opérations sécuritaires menées dans le Grand Tunis ont abouti à l’arrestation de plusieurs délinquants recherchés dans des affaires de droit commun, notamment liées au trafic de drogue, précise la présidence.

Les autorités sécuritaires poursuivent ainsi leurs campagnes visant les personnes recherchées ainsi que les réseaux impliqués dans différentes activités criminelles.

La lutte contre la spéculation au cœur de la réunion

La réunion a également porté sur les actions engagées dans plusieurs régions du pays pour démanteler les réseaux de spéculation accusés de provoquer une hausse des prix sur le marché.

Selon le communiqué, ces pratiques portent atteinte aussi bien aux producteurs qu’aux consommateurs, dans un contexte marqué par la hausse des prix de plusieurs produits.

Cité dans le texte, Kaïs Saïed a affirmé que cette orientation représente « une politique constante de l’État ».

Le président de la République a également souligné que les efforts des autorités se poursuivront « sans relâche » jusqu’à l’éradication définitive de ce qu’il a qualifié de « hausse démesurée des prix ».

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Tunisie – Aïd el-Idha : Grâce présidentielle au profit de 1187 détenus

26. Mai 2026 um 09:30

Le président de la République, Kaïs Saïed, a accordé une grâce présidentielle à 1187 détenus à l’occasion de l’Aïd el-Idha, selon un communiqué publié mardi par la présidence de la République.

Cette mesure présidentielle permettra la libération des détenus concernés, précise la même source.

Une mesure annoncée à l’occasion de l’Aïd

Dans le cadre des mesures prises à l’occasion de l’Aïd el-Idha, la Présidence de la République a également annoncé l’octroi de la libération conditionnelle à 187 détenus supplémentaires.

En Tunisie, les grâces présidentielles sont régulièrement accordées à l’occasion des fêtes religieuses et des célébrations nationales. Ces mesures concernent généralement des détenus répondant à des conditions spécifiques prévues par la législation tunisienne.

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Blocages et dysfonctionnements : La patience de Kaïs Saïed atteint ses limites ?

20. Mai 2026 um 07:18

Le président de la République Kaïs Saïed a effectué, dans l’après-midi du 19 mai, une visite inopinée dans plusieurs zones du gouvernorat de Nabeul, dans un contexte marqué par une multiplication des critiques présidentielles visant les dysfonctionnements des services publics et les retards dans plusieurs projets d’infrastructure.

Le chef de l’État s’est rendu successivement au port d’El Omra, à El Manguaâ puis dans la région de Rtiba, relevant de la délégation de Takelsa, avant de poursuivre sa tournée à Korbous. Selon un communiqué de la présidence, cette visite a permis de constater plusieurs « dépassements liés au domaine public » et d’écouter les préoccupations des habitants de la région.

Un chantier lancé depuis 2018 mais toujours inachevé

Kaïs Saïed a également inspecté la route reliant Nabeul à Kélibia, un chantier lancé depuis 2018 mais toujours inachevé malgré la disponibilité des financements nécessaires. Le président a une nouvelle fois pointé les lenteurs administratives et les blocages qui touchent plusieurs projets publics à travers le pays.

Lire aussi : Kaïs Saïed à Douar Hicher : Immersion nocturne au cœur des doléances des habitants

Selon un communiqué de Carthage, dans la nuit puis à l’aube de ce mardi, le président de la République s’est aussi rendu au collège de Béni Khiar, où il a ordonné le démarrage immédiat des travaux d’aménagement et de maintenance afin d’assurer la sécurité des élèves et d’améliorer les conditions d’étude.

Dysfonctionnements des services publics

Cette tournée intervient quelques heures après une réunion tenue au palais de la Kasbah avec la cheffe du gouvernement Sarra Zaafrani Zenzri. Lors de cette rencontre, Kaïs Saïed a estimé que « les dysfonctionnements dans le fonctionnement des services publics ne peuvent plus être tolérés », jugeant que « le maintien de la situation actuelle à tous les niveaux n’est plus acceptable ».

Les avertissements ont été multipliés

Dans un ton particulièrement ferme, le président tunisien a affirmé que « les avertissements ont été multipliés » et que « le moment est venu de poursuivre la bataille de libération nationale avec ceux qui croient réellement au droit du peuple tunisien à une libération complète des héritages du passé ». Il a également averti que toute personne se considérant « au-dessus de la loi » devra assumer ses responsabilités.

Lire aussi : Tunisie : Le “Portefeuille Index”, signal discret des décisions présidentielles

Depuis plusieurs mois, Kaïs Saïed multiplie les visites de terrain non annoncées et les critiques à l’égard de certaines administrations et responsables publics, dans un discours centré sur la lutte contre la corruption, les retards administratifs et ce qu’il qualifie d’atteintes aux intérêts des Tunisiens.

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Kaïs Saïed à Douar Hicher : Immersion nocturne au cœur des doléances des habitants

18. Mai 2026 um 09:07

Le président de la République, Kaïs Saïed, s’est rendu dimanche soir à Douar Hicher, dans le gouvernorat de La Manouba, où il a échangé directement avec plusieurs habitants afin de prendre connaissance de leurs préoccupations et revendications. Les discussions ont notamment porté sur les infrastructures, la propreté, la santé, le transport et les services publics.

Le président évoque les ressources du pays

Au cours de ses échanges avec les citoyens, Kaïs Saïed a affirmé que la Tunisie dispose d’importantes richesses naturelles ainsi que de compétences humaines capables de contribuer au développement du pays.

Le président de la République a aussi insisté sur la nécessité de répondre aux aspirations des Tunisiens à l’emploi et à une vie digne.

Poursuite de la lutte contre la corruption

Kaïs Saïed a par ailleurs réaffirmé la poursuite des efforts visant à assainir les institutions de l’État de toutes les formes de corruption.

Le chef de l’État a estimé que ces démarches s’inscrivent dans la volonté de répondre aux attentes des citoyens et d’améliorer le fonctionnement des services publics.

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« Elles arrivent »… Kaïs Saïed promet de nouvelles décisions sociales

14. Mai 2026 um 08:07

Le président de la République, Kaïs Saïed, a affirmé suivre « heure par heure » la situation dans l’ensemble du pays, tout en annonçant l’arrivée prochaine de nouvelles décisions destinées à répondre aux attentes sociales des Tunisiens, notamment face au chômage et à la précarité.

Ces déclarations ont été faites lors d’un entretien tenu mercredi après-midi au palais de Carthage avec la cheffe du gouvernement, Sara Zaafrani Zenzri, selon un communiqué de la présidence de la République.

Résultats de la participation tunisienne au sommet Afrique-France

Au cours de cette rencontre, les deux responsables ont évoqué les résultats de la participation tunisienne au sommet Afrique-France organisé à Nairobi, au Kenya, dans un contexte marqué par une recomposition des partenariats économiques et diplomatiques entre les pays africains et les puissances européennes.

Mais c’est surtout le volet intérieur qui a retenu l’attention. Kaïs Saïed a insisté sur le fait que « la Tunisie ne sera une proie facile pour personne », affirmant que le pays fait face à des tentatives de déstabilisation « de l’intérieur comme de l’extérieur ».

Les Tunisiens ont besoin de décisions

Le chef de l’État a également indiqué que les Tunisiens « ont besoin de décisions », assurant que celles-ci « arrivent » afin de mettre fin à « l’injustice, à la misère et à l’appauvrissement » dont souffrent plusieurs catégories sociales.

Cette sortie intervient alors que la situation économique et sociale demeure sous pression, avec un chômage toujours élevé, un pouvoir d’achat fragilisé et des attentes croissantes autour de mesures concrètes susceptibles d’améliorer les conditions de vie. Les déclarations du président relancent ainsi les interrogations sur la nature des décisions annoncées et sur leur calendrier d’application.

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Kaïs Saïed insiste sur l’amélioration des services publics

08. Mai 2026 um 08:54

Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu jeudi après-midi au palais de Carthage la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, pour une réunion consacrée au fonctionnement des services publics et aux difficultés administratives affectant les citoyens.

Selon un communiqué de la présidence de la République, le chef de l’État a appelé à intensifier les efforts afin d’améliorer les prestations fournies dans l’ensemble des régions et des secteurs, tout en poursuivant les mesures visant à réduire les prix.

Simplifier les procédures administratives

La rencontre a porté sur plusieurs dossiers liés aux services publics et à la nécessité de lever les obstacles bureaucratiques qui freinent le traitement des dossiers des citoyens.

Le président de la République a insisté sur l’importance d’améliorer l’efficacité des administrations et de faciliter l’accès aux services publics, dans un contexte marqué par des attentes croissantes concernant la qualité des prestations administratives et sociales.

Au cours de l’entretien, Kaïs Saïed a réaffirmé sa volonté de poursuivre les efforts visant à améliorer les conditions de vie des Tunisiens dans les différentes régions du pays.

« Réaliser les aspirations du peuple »

Le chef de l’État a également évoqué la question de la hausse des prix, assurant que de nouvelles approches seront mises en œuvre afin de contribuer à leur baisse et de répondre aux difficultés économiques et sociales auxquelles font face les citoyens.

Kaïs Saïed a déclaré porter « les espoirs et les aspirations du peuple », affirmant que ces objectifs seront atteints malgré ce qu’il a qualifié de « lourd héritage ».

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Marchés publics : Saïed appelle à une refonte juridique pour débloquer les projets

05. Mai 2026 um 09:23

Le président de la République Kaïs Saïed a reçu, lundi au palais de Carthage à Tunis, la cheffe du gouvernement Sarra Zaafrani Zenzri ainsi que le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, également chargé par intérim de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Salah Zouari. La réunion a porté sur l’état d’avancement des projets d’infrastructures et les solutions pour accélérer leur mise en œuvre.

Accélérer les projets bloqués

Selon la présidence, les discussions ont concerné les mécanismes susceptibles de relancer les projets publics en souffrance ou en retard d’exécution. Le chef de l’État a insisté sur la nécessité d’identifier les obstacles administratifs freinant leur réalisation et de mettre en place des mesures concrètes pour fluidifier les procédures.

Vers une refonte du cadre des marchés publics

Dans ce cadre, Kaïs Saïed a plaidé pour une révision en profondeur du dispositif juridique régissant les marchés publics. Il a appelé à l’élaboration de nouveaux textes visant à simplifier les démarches administratives, jugées responsables de nombreux blocages dans le lancement et l’exécution des projets.

Renforcer le contrôle et la redevabilité

Le président a également mis en avant l’importance d’instaurer un système de contrôle plus efficace afin de garantir une gestion rigoureuse des deniers publics. Il a souligné la nécessité de consacrer le principe de redevabilité, en définissant clairement les responsabilités à chaque étape de réalisation des projets.

Cette orientation s’inscrit dans une volonté affichée de renforcer la gouvernance publique et d’améliorer l’efficacité de l’action de l’État, dans un contexte marqué par des attentes croissantes en matière de développement et d’infrastructures.

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Saïed met en garde contre les “campagnes de désinformation”

05. Mai 2026 um 09:12

Le président de la République Kaïs Saïed a reçu, lundi au palais de Carthage à Tunis, le président de l’Assemblée des représentants du peuple Ibrahim Bouderbala et le président du Conseil national des régions et des districts Imed Derbali.

Au cœur de cette rencontre : la situation générale du pays et les défis politiques actuels. Le chef de l’État a insisté sur la nécessité de préserver l’unité nationale face aux tensions et aux discours qu’il juge déstabilisateurs, selon un communiqué de la Présidence de la République.

Mise en garde contre les réseaux sociaux et les “manœuvres suspectes”

Ledit communiqué rapporte qu’au cours de cet entretien, Kaïs Saïed a tenu un discours ferme sur l’usage des réseaux sociaux dans le débat public, affirmant que la gestion de l’État « n’est pas affaire de publications via les réseaux sociaux ou de pages suspectes », dénonçant des tentatives orchestrées de désinformation.

Le président a également pointé du doigt certaines prises de position qu’il considère comme révélatrices d’un « état de faillite et de désarroi » chez leurs auteurs. Selon lui, ces discours traduisent une volonté de revenir en arrière, en contradiction avec les choix exprimés par les Tunisiens.

Un appel à l’unité nationale face aux défis

Dans ce contexte, le chef de l’État a souligné que les Tunisiens se trouvent « sur un même front » pour faire face à des défis multiples. Il a insisté sur le fait que la patrie demeure le socle du vivre-ensemble, au-delà des divergences politiques et des différences d’approche.

Kaïs Saïed a, en outre, affirmé que le peuple tunisien n’oubliera pas les responsables des crises passées et qu’il rejette toute tentative de retour en arrière.

La souveraineté populaire comme cap politique

En conclusion, le président de la République a réaffirmé que l’avenir du pays sera construit « souverainement » à travers les institutions constitutionnelles issues de la volonté populaire, exprimée notamment lors du référendum.

Ce message s’inscrit dans la continuité du discours présidentiel axé sur la légitimité populaire et la refondation institutionnelle du pays.

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Inflation, croissance, FMI : Saïed veut des résultats visibles dans la vie quotidienne

30. April 2026 um 05:54

Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu, mercredi 29 avril 2026 au palais de Carthage, le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, ainsi que le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Fethi Zouhair Nouri.

Les deux responsables ont présenté au chef de l’État les résultats de leur participation aux réunions de printemps du Fonds monétaire international et du Groupe de la Banque mondiale. Ces réunions se sont tenues à Washington du 13 au 18 avril 2026, avec la participation d’une délégation tunisienne conduite notamment par le ministre de l’Économie et le gouverneur de la BCT.

Selon la présidence de la République, Kaïs Saïed a réaffirmé que la Tunisie, en s’appuyant sur ses choix nationaux et sur le principe du compter sur soi, a réalisé des résultats positifs, notamment en matière de maîtrise de l’inflation et d’amélioration des indicateurs de croissance.

Lire aussi: A Washington, le gouverneur de la BCT défend la résilience de l’économie tunisienne

Des indicateurs appelés à se traduire dans le quotidien

Le chef de l’État a toutefois insisté sur la nécessité de voir ces résultats se refléter concrètement dans la vie quotidienne des citoyens, en particulier dans les domaines de la santé, du transport, de l’éducation et de l’encadrement social.

Il a également réaffirmé que la Tunisie “ne se soumettra à aucune injonction ni pression extérieure”, appelant à ce que la voix du pays soit entendue “haut et fort” dans les conférences et rencontres internationales.

Les états financiers 2025 de la BCT remis à Saïed

Au cours de cette rencontre, le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie a remis au président de la République les états financiers de l’année 2025, accompagnés du rapport des commissaires aux comptes.

Selon le communiqué de la présidence, le chef de l’État a également évoqué ceux qui, selon lui, “pariaient sur l’échec”, affirmant que le peuple tunisien avait déjoué ces pronostics par sa cohésion et sa conscience.

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Carthage : Cap sur les augmentations salariales dans le public, le privé et les retraites

28. April 2026 um 07:48

Le président de la République, Kaïs Saïed, a présidé dimanche 27 avril au palais de Carthage une réunion consacrée à la mise en œuvre de l’article 15 de la loi de finances en vigueur. Cette disposition concerne la revalorisation des salaires et des rémunérations dans les secteurs public et privé, ainsi que les pensions de retraite, pour les années 2026, 2027 et 2028.

La rencontre a réuni la cheffe du gouvernement Sarra Zaafrani Zenzri, la ministre des Finances Mechkat Slama Khaldi, le ministre des Affaires sociales Issam Lahmar et le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle Riadh Chaoued.

Mécanisme d’augmentations salariales

Au cœur des discussions : la concrétisation du mécanisme d’augmentations salariales prévu par la loi de finances. Le chef de l’État a insisté sur la poursuite de la politique sociale de l’État et sur la nécessité de renforcer les équilibres sociaux, dans un contexte économique délicat.

Le dispositif en préparation prévoit des hausses progressives des salaires et des pensions sur une période de trois ans, touchant aussi bien les agents du secteur public que ceux du secteur privé. L’objectif affiché est d’assurer une meilleure prévisibilité des revenus et d’améliorer le pouvoir d’achat, particulièrement pour les retraités.

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Kaïs Saïed a également appelé à finaliser la plateforme numérique destinée à l’ouverture de recrutements pour les chômeurs de longue durée. Il a insisté sur des critères fondés, selon lui, sur « l’équité et la justice », tout en critiquant les recrutements passés qu’il estime avoir été basés sur des logiques de favoritisme.

Lutter contre la corruption et les pratiques illégales

Dans son intervention, le président a réaffirmé la volonté de l’État de lutter contre la corruption et les pratiques illégales au sein de l’administration, tout en réitérant son engagement en faveur des objectifs de la révolution, notamment l’emploi, la liberté et la dignité nationale.

Enfin, sur un autre plan, la présidence a annoncé la révocation de la ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie. Le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, Salah Zouari, a été chargé d’assurer l’intérim à la tête du département.

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Kaïs Saïed lance la FILT et dévoile un nouveau chantier pour l’éducation

24. April 2026 um 09:04

Le président Kaïs Saïed a inauguré, hier, la 40e édition de la Foire Internationale du Livre de Tunis, organisée du 23 avril au 3 mai 2026 sous le slogan « La Tunisie, patrie du livre ». À cette occasion, le chef de l’État a annoncé la création prochaine d’un Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement, destiné à impulser une nouvelle dynamique au système éducatif national.

Une immersion culturelle et diplomatique au Kram

Accueilli au Parc des Expositions du Kram par la ministre des Affaires culturelles Amina Srarfi et plusieurs responsables, le président a entamé sa visite par une exposition consacrée à la calligraphie tunisienne.

Le parcours présidentiel s’est poursuivi à travers plusieurs pavillons, notamment celui de l’Indonésie, invitée d’honneur. Le chef de l’État y a découvert divers ouvrages illustrant les passerelles culturelles entre les deux pays, dont « De Jakarta à Carthage » de Rachid Driss.

Focus sur la jeunesse, l’innovation et la citoyenneté

Au pavillon de l’Instance Supérieure Indépendante pour les Élections, le président a pris connaissance du « coffret de veille démocratique », un outil pédagogique destiné à initier les jeunes à la citoyenneté. Il a également observé des versions adaptées, notamment en braille, ainsi que des supports éducatifs qui viendront enrichir le futur centre de documentation électorale.

La visite a également mis en lumière plusieurs initiatives portées par les jeunes, notamment le projet « Ambassadeurs de la sécurité numérique » présenté par des participants du Centre national de l’informatique pour l’enfant. Dans les différents stands institutionnels et éducatifs, le président a échangé avec des élèves engagés dans des projets innovants intégrant les nouvelles technologies.

Un signal politique pour l’éducation

Au fil de ses échanges avec les élèves, Kaïs Saïed a insisté sur le rôle central de la jeunesse dans l’avenir du pays, affirmant que la Tunisie demeure « un phare dans le monde » grâce à son investissement dans l’éducation.

C’est dans ce contexte qu’il a annoncé la création prochaine d’un Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement. Cette nouvelle structure aura pour mission de repenser et de développer le système éducatif, dans un contexte marqué par les défis de modernisation et d’adaptation aux évolutions technologiques.

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Kaïs Saïed ouvre la 40e Foire internationale du livre de Tunis au Kram

23. April 2026 um 12:16

Le président de la République, Kaïs Saïed, a présidé ce jeudi l’ouverture officielle de la 40e édition de la Foire internationale du livre de Tunis. L’événement se tient au Palais des expositions du Kram et se poursuivra jusqu’au 3 mai 2026. Placée sous le slogan « La Tunisie, patrie du livre », cette édition met à l’honneur la culture et la lecture.

Un rendez-vous culturel majeur

La Foire internationale du livre de Tunis constitue l’un des événements culturels les plus importants du pays. Chaque année, elle rassemble éditeurs, écrivains et passionnés de lecture autour d’un programme riche en rencontres, dédicaces et conférences.

Pour cette 40e édition, les organisateurs ont choisi de valoriser le rôle du livre dans la société tunisienne, en mettant en avant la production éditoriale nationale ainsi que les échanges culturels avec l’étranger.

Une édition sous le signe du livre et de l’identité

À travers le slogan « La Tunisie, patrie du livre », cette édition entend souligner l’ancrage historique du pays dans la culture écrite et la transmission du savoir. La manifestation se veut également un espace de dialogue entre les différentes générations d’auteurs et de lecteurs.

L’ouverture officielle, présidée par le chef de l’État, marque l’importance accordée par les autorités à ce rendez-vous culturel, appelé à renforcer la place du livre dans la vie publique et éducative.

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Tunisie : Saïed hausse le ton face aux responsables défaillants

14. April 2026 um 07:36

Le président de la République Kaïs Saïed a reçu, lundi 13 avril 2026, la cheffe du gouvernement Sara Zaafrani Zenzri au palais de Carthage, pour une réunion consacrée à l’examen de la situation générale dans le pays.

Au cœur de cet entretien, le chef de l’État a insisté sur la nécessité d’engager « plusieurs révisions » à différents niveaux, soulignant que la stabilité sociale constitue, selon lui, le préalable indispensable à toute stabilité politique.

Cohésion sociale comme socle de gouvernance

Cette articulation entre les deux dimensions traduit une lecture classique mais appuyée du pouvoir exécutif, qui place la cohésion sociale comme socle de gouvernance.

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Dans un ton critique, le président a également déploré le fait d’être amené à intervenir personnellement dans le traitement de certaines problématiques, dont il estime qu’une partie est « artificiellement créée ». Il a rappelé que la gestion de ces dossiers relève en priorité des responsables aux échelons national, régional et local, pointant ainsi des dysfonctionnements dans la chaîne de décision administrative.

Tournure plus ferme

Le discours présidentiel a pris une tournure plus ferme en conclusion. Kaïs Saïed a affirmé que les responsables actuellement en poste ont été choisis sur la base d’engagements précis, avertissant que ceux qui n’honorent pas leurs obligations seront remplacés. Il a insisté sur l’absence de tolérance envers « les défaillants ou les démissionnaires de fait », évoquant la possibilité de faire appel à « des compétences patriotes » pour assurer la relève.

Cette prise de position s’inscrit dans une logique de responsabilisation accrue de l’appareil exécutif, sur fond de pressions sociales et économiques persistantes en Tunisie. Elle laisse entrevoir, en filigrane, d’éventuels ajustements au sein de l’administration dans les semaines à venir.

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Kaïs Saïed à Sejoumi et la Cité Helal pour un hommage aux martyrs

10. April 2026 um 10:23

A l’occasion du 88e anniversaire de la Journée des martyrs, le président Kaïs Saïed s’est rendu jeudi au jardin des martyrs de Sejoumi, avant de poursuivre sa visite à la Cité Helal. Cette double séquence, à forte charge symbolique, a mêlé devoir de mémoire et message politique autour de la poursuite de l’action publique. Le chef de l’État y a réaffirmé sa volonté de maintenir les engagements pris face aux attentes sociales et économiques.

Un hommage solennel aux martyrs du 9 avril

La cérémonie commémorative s’est ouverte par la levée du drapeau national au son de l’hymne tunisien, dans une atmosphère de recueillement au monument de Sejoumi, haut lieu de mémoire nationale. Le président a ensuite déposé une gerbe de fleurs devant le mémorial avant de réciter la Fatiha à la mémoire des martyrs tombés lors des événements du 9 avril 1938.

Ce déplacement s’inscrit dans la continuité des célébrations officielles de la Fête des martyrs, date clé dans l’histoire du mouvement national tunisien et symbole de la lutte pour l’indépendance.

À la Cité Helal, un message sur la continuité de l’action publique

Après la séquence mémorielle, Kaïs Saïed s’est rendu à la Cité Helal, où il a échangé directement avec plusieurs habitants du quartier. Cette visite de terrain a servi de cadre à un message centré sur la poursuite des projets de l’État à travers toutes les régions du pays.

Le président a insisté sur la nécessité de maintenir le rythme des réformes et des réponses aux revendications citoyennes, notamment sur les plans social et économique. Dans une déclaration à forte portée politique, il a souligné que les engagements pris resteront valables, malgré les obstacles et l’héritage qu’il qualifie de lourd en matière de corruption et de blocages administratifs.

Entre mémoire nationale et signal politique

Au-delà de la commémoration, cette visite conjointe à Sejoumi et la Cité Helal envoie un double signal : d’une part, l’attachement aux symboles fondateurs de l’État tunisien, et d’autre part la volonté affichée de poursuivre les politiques publiques sur le terrain.

En associant hommage historique et proximité avec les citoyens, la présidence cherche à inscrire cette journée dans une lecture politique plus large, où la mémoire des luttes passées se prolonge par la promesse de continuité institutionnelle.

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« Nettoyer là où je passe », Kais Saïed dénonce le maquillage !

07. April 2026 um 08:11

À l’occasion du 26e anniversaire de la disparition de Habib Bourguiba, le président de la République Kaïs Saïed s’est rendu, lundi 6 avril 2026, à Monastir. Une visite commémorative qui s’est rapidement transformée en inspection de terrain, marquée par de vives critiques à l’égard de la gestion municipale.

Après la cérémonie officielle, le chef de l’État a entamé une tournée au centre-ville, où il a échangé avec des citoyens avant de constater plusieurs irrégularités. Devant un chantier en cours, il a évoqué de sérieux soupçons quant à l’absence d’autorisation, estimant que “tous les indices” pointent vers des travaux réalisés sans permis.

Face à des amas de gravats et de déchets de construction

La situation de la propreté urbaine a également suscité son indignation. Face à des amas de gravats et de déchets de construction abandonnés sur la voie publique, il a dénoncé une quasi-absence des services municipaux, malgré des opérations de nettoyage récentes. “La municipalité est pratiquement absente”, a-t-il lancé, soulignant le décalage entre les interventions annoncées et la réalité sur le terrain.

La visite s’est poursuivie au dépôt municipal, où le président a critiqué l’état de la route y menant, jonchée de déchets. Il a également pointé du doigt une gestion jugée artificielle des préparatifs de sa visite, après avoir appris que des conteneurs avaient été temporairement retirés de la voie publique. “Il suffit de nettoyer les endroits où je passe, ce temps est révolu”, a-t-il déclaré.

Lire aussi : Kais Saied recadre la Télévision Nationale : « Je ne veux plus de fausse propagande »

Gaspillage flagrant de l’argent public

Enfin, Kaïs Saïed s’est attaqué à la lenteur des procédures administratives liées à la gestion des biens saisis entreposés dans le dépôt municipal. Il a dénoncé un enchevêtrement de commissions et d’études retardant la prise de décision, évoquant un “gaspillage flagrant de l’argent public”, les biens concernés restant, selon lui, abandonnés dans des conditions inacceptables.

Cette sortie présidentielle intervient dans un contexte de critiques récurrentes sur la gouvernance locale et la gestion des services municipaux en Tunisie.

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Kais Saied recadre la Télévision Nationale : « Je ne veux plus de fausse propagande »

06. April 2026 um 17:01

Le président de la République Kaïs Saïed a appelé, lundi 6 avril 2026, la télévision nationale à revoir en profondeur son message éditorial, estimant que son discours n’est plus en phase avec les attentes des Tunisiens.

Cette déclaration a été faite à Monastir, à l’occasion de la commémoration du 26e anniversaire de la disparition du leader historique Habib Bourguiba.

Changement du langage médiatique

Dans un ton direct, le chef de l’État a insisté sur la nécessité d’un changement du langage médiatique. Selon lui, certains termes et approches sont désormais dépassés et ne correspondent plus à la réalité de 2026 ni aux attentes du public. « Il y a des expressions qui ont expiré », a-t-il lancé, appelant à une adaptation au contexte actuel.

Refusant explicitement toute logique de propagande fausse, Kaïs Saïed a toutefois souligné que la télévision publique doit assumer pleinement son rôle national. Il a plaidé pour un média « au service du pays et des citoyens », insistant sur l’équilibre entre indépendance éditoriale et responsabilité publique.

Exigences d’indépendance

Cette sortie intervient dans un contexte où les médias publics sont régulièrement interpellés sur leur ligne éditoriale, entre exigences d’indépendance et attentes du pouvoir exécutif. Elle relance le débat sur la redéfinition du rôle de la télévision nationale dans un paysage médiatique tunisien en mutation.

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Kaïs Saïed à Monastir pour commémorer la disparition de Habib Bourguiba

06. April 2026 um 14:59

La Tunisie commémore ce lundi le 26ème anniversaire du décès du leader Habib Bourguiba, père de l’indépendance et fondateur de la République. À cette occasion, le président de la République, Kaïs Saïed, s’est rendu ce matin à Monastir, ville natale du Combattant suprême, pour présider une cérémonie officielle en hommage à l’une des figures les plus marquantes de l’histoire contemporaine du pays.

Bourguiba, architecte de la Tunisie moderne

Né le 3 août 1903 à Monastir, Habib Bourguiba demeure la figure centrale de la construction de l’État tunisien moderne. Après des études au collège Sadiki puis au lycée Carnot de Tunis, il poursuit sa formation en droit et en sciences politiques à Paris avant de revenir exercer comme avocat.

Très tôt engagé dans la lutte nationale, il rejoint le Parti libéral constitutionnel, avant de participer en 1934 à la fondation du Néo-Destour à Ksar Hellal, aux côtés de figures comme Mahmoud El Materi et Tahar Sfar.

Après des années de militantisme contre le protectorat français, ponctuées d’arrestations et d’exils, Bourguiba devient l’homme de l’indépendance et prend la tête du premier gouvernement tunisien après 1956.

Des réformes fondatrices encore visibles

L’un des héritages majeurs de Bourguiba reste la promulgation, le 13 août 1956, du Code du statut personnel, considéré comme une révolution juridique et sociale dans le monde arabe.

Ce texte a notamment instauré l’interdiction de la polygamie, l’encadrement judiciaire du divorce, l’amélioration du statut de la femme, la modernisation du droit de la famille.

Le 25 juillet 1957, la monarchie est abolie et la République proclamée, faisant de Habib Bourguiba le premier président de la Tunisie indépendante.

Sous sa présidence, plusieurs chantiers structurants sont lancés : gratuité et généralisation de l’enseignement, unification de la justice, modernisation administrative, évacuation du dernier soldat français en 1963, récupération progressive des terres agricoles.

Une mémoire toujours au cœur du récit national

Resté au pouvoir jusqu’au 7 novembre 1987, date de son éviction par Zine El Abidine Ben Ali, Bourguiba conserve une place singulière dans la mémoire collective tunisienne.

Décédé le 6 avril 2000, il repose dans son mausolée à Monastir, devenu un haut lieu de mémoire nationale. La présence du chef de l’État à cette commémoration rappelle combien l’héritage du fondateur de la République continue de structurer le débat public tunisien, entre mémoire historique, identité nationale et vision de l’État.

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Tunisie : Le “Portefeuille Index”, signal discret des décisions présidentielles

26. März 2026 um 10:21

Lors de ses déplacements sur le terrain d’envergure, le président de la République apparaît souvent accompagné d’un même accessoire : un portefeuille protocolaire, tenu à la main ou posé à proximité immédiate.

En effet, le portefeuille protocolaire que le chef de l’État ne quitte presque jamais sur le terrain et notamment dans les visites qui sont suivies par des décisions d’envergure. Sa dernière visite à la Pharmacie centrale ne fait pas l’exception.

Tenu fermement à la main ou posé à proximité immédiate, ce portefeuille intrigue autant qu’il questionne. Derrière cet accessoire en apparence banal se cache un outil central du dispositif présidentiel. A première vue, il ne s’agit que d’un simple porte-documents.

Sa présence ne relève pas du hasard

Pourtant, sa présence quasi systématique lors de visites importantes — infrastructures publiques, administrations, banques, sites en difficulté — ne relève pas du hasard. Dans les pratiques de gouvernance, ce type de support ne sert pas uniquement à transporter des notes : il accompagne souvent des séquences de décision.

Aux États-Unis, une vieille théorie intrigue toujours autant les observateurs : le “Pentagon Pizza Index”. Selon cette lecture informelle, une hausse soudaine des livraisons de pizza autour du Pentagone serait le signe d’une activité inhabituelle, voire d’une décision stratégique en préparation.

A plusieurs reprises, – Société Ellouhoum, stade d’El Menzah, société El Fouladh -des déplacements présidentiels ont débouché sur des mesures immédiates : limogeages, instructions fermes ou annonces inattendues. Le portefeuille devient alors plus qu’un accessoire logistique : il s’inscrit dans un moment d’arbitrage, au plus près du terrain.

Mais au-delà de l’objet lui-même, ce type d’observation dit surtout quelque chose du rapport entre pouvoir et visibilité. Dans un système politique où les décisions s’incarnent de plus en plus dans des gestes observables, chaque détail peut devenir un signal – parfois surinterprété, parfois révélateur.

Ce document commence à se transformer en un « Pizza Index » à la Tunisienne. En effet, comme le “Pizza Index” autour du Pentagone, ce portefeuille n’est peut-être qu’un détail. Ou peut-être un signal faible, que seuls les observateurs attentifs savent interpréter. Dans une époque saturée d’images politiques, les décisions ne se prennent plus seulement – elles se donnent à voir. Et parfois, elles tiennent dans un simple portefeuille.

Kais Saied lors d’une visite à la société El Fouladh

Difficile d’aller au-delà de l’hypothèse

Observer ces éléments ne relève pas d’une fascination pour l’accessoire. C’est une tentative de lecture d’un pouvoir qui ne se limite plus aux textes officiels, mais s’exprime aussi dans sa mise en scène, ses rythmes et ses codes implicites.

Sans preuve directe sur le contenu de ce portefeuille, difficile d’aller au-delà de l’hypothèse. Mais dans une présidence marquée par la centralisation et la réactivité, cet objet devient un symbole : celui d’un pouvoir qui se déplace avec ses dossiers – suivis systématiquement de décisions décisives.

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