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Des projets tunisiens pourraient bénéficier de financements américains allant jusqu’à 20 millions de dollars

07. Juli 2026 um 09:55

Les idées ne manquent pas chez les jeunes porteurs de projets et les entrepreneurs. Le véritable défi réside souvent dans la capacité à les transformer en activité viable, notamment lors des premières phases où le projet doit passer du concept au lancement. Selon l’enquête “Les défis des PME en Tunisie en 2025” menée par la Banque européenne d’investissement (BEI) dans le cadre du programme Trade and Competitiveness Programme (TCP), parmi les obstacles les plus fréquemment cités figure l’accès au financement, un enjeu qui continue de peser sur le développement des PME et des jeunes entreprises innovantes en Tunisie.

Dans ce contexte, de nouvelles opportunités de soutien continuent d’émerger. L’ambassade des États-Unis en Tunisie a annoncé, dans un communiqué, le lancement d’un appel à projets destiné à renforcer les liens économiques entre les États-Unis et la Tunisie à travers le financement d’initiatives innovantes à vocation commerciale et économique.

Porté par le département d’État américain, ce programme prévoit des subventions allant de 250 000 dollars à 20 millions de dollars (soit environ 60 millions de dinars tunisiens) pour accompagner des projets susceptibles de stimuler les échanges commerciaux et de contribuer au développement économique. Les initiatives devront notamment présenter un impact dans plusieurs pôles économiques majeurs du pays, notamment le Grand Tunis, Sfax, Sousse et Bizerte.

Cette initiative intervient alors que l’accès aux ressources financières demeure une préoccupation centrale pour de nombreux entrepreneurs tunisiens. Plusieurs études récentes consacrées aux PME soulignent que le financement reste un obstacle majeur, particulièrement au démarrage des projets. En pratique, de nombreux entrepreneurs s’appuient d’abord sur leurs ressources personnelles ou celles de leur entourage avant de pouvoir accéder à des mécanismes institutionnels.

Face à ce défi, plusieurs dispositifs publics et privés ont progressivement été développés en Tunisie pour accompagner les porteurs de projets. Parmi eux figurent les programmes d’appui de la Banque tunisienne de solidarité (BTS), les structures d’accompagnement liées à l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII), le programme Femmes Entrepreneures de Tunisie (dont l’appel à candidatures est prévu vers la fin de l’année 2026) ainsi que d’autres initiatives privées d’investissement et d’accompagnement.

L’appel lancé par l’ambassade américaine vient ainsi compléter cet écosystème de soutien. Il s’adresse aux organisations à but non lucratif, aux universités, aux entreprises privées ainsi qu’aux organisations internationales disposant d’une expertise du contexte tunisien.

Les projets retenus disposent d’une période de mise en œuvre allant de 12 à 36 mois.  

Selon les informations communiquées par l’ambassade des États-Unis en Tunisie, la procédure de candidature se déroule en plusieurs étapes. Les candidats doivent, dans un premier temps, soumettre une déclaration d’intérêt (“Statement of Interest – SOI”) de une à trois pages présentant les grandes lignes du projet, ses objectifs et son potentiel d’impact. Les porteurs de projets présélectionnés pourront ensuite être invités à déposer un dossier complet.

Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 30 septembre 2026 via la plateforme MyGrants. Les candidats peuvent également demander des informations complémentaires auprès des services concernés en mentionnant la référence du programme DFOP0018712.

À travers cet appel, l’ambassade américaine met en avant le rôle des initiatives économiques comme levier de coopération bilatérale. Pour les acteurs tunisiens, cette opportunité constitue une source de financement supplémentaire dans un environnement où l’enjeu est de permettre aux idées innovantes de franchir le cap de la création et de devenir des projets économiquement viables.

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L’animation marocaine prend son envol avec TV5MONDE

02. Juli 2026 um 09:42
L’audiovisuel marocain franchit une nouvelle étape. TV5MONDE investira un million d’euros dans la production de séries d’animation ludoéducatives marocaines destinées à être diffusées dans le monde entier. Derrière cette annonce se dessine une stratégie de long terme : faire émerger…

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Tunisie-Algérie : aller au-delà du simple commerce frontalier

25. Juni 2026 um 08:30

Le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, a appelé à hisser les relations économiques tuniso-algériennes au rang de partenariat stratégique global, fondé sur la coproduction et l’investissement croisé, estimant que le volume actuel des échanges reste en deçà des potentialités des deux pays.

Présidant l’ouverture du Forum tuniso-algérien sur l’investissement et le commerce transfrontalier, en présence d’officiels et de chefs d’entreprise des deux rives, Samir Abid a insisté sur la nécessité de franchir une nouvelle étape axée sur la création de chaînes de valeur communes, sortant d’une logique de simple commerce frontalier pour entrer dans une ère d’intégration économique durable.

Selon lui, cette évolution permettrait de mieux exploiter la complémentarité des deux économies : l’Algérie avec ses capacités énergétiques et industrielles, la Tunisie avec ses atouts logistiques, son savoir-faire technologique reconnu et son accès privilégié à plusieurs marchés extérieurs. Il a cité plusieurs secteurs à fort potentiel, dont l’agroalimentaire, l’industrie pharmaceutique, les industries mécaniques et électriques, les énergies renouvelables ainsi que les matériaux de construction.

Le ministre a également qualifié l’orientation commune vers les marchés africains, via le corridor continental, de « choix stratégique » susceptible de renforcer l’intégration des deux pays dans les chaînes de valeur régionales et internationales. Pour dynamiser les zones frontalières, il a plaidé pour un renforcement de la coopération directe entre Gafsa et Tébessa, à travers l’institutionnalisation du forum, la création d’un conseil d’affaires régional mixte et l’encouragement de projets de partenariat communs.

Les participants ont examiné les propositions de la commission technique tuniso-algérienne chargée du développement des zones frontalières, tandis que des rencontres B2B ont été organisées dans plusieurs secteurs, dont l’industrie, les mines, l’agriculture, la logistique, le tourisme et la formation. La cérémonie d’ouverture a réuni le gouverneur de Gafsa, le consul d’Algérie dans la région, ainsi que les présidents des chambres de commerce de Nemencha-Tébessa et du Sud-Ouest.

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