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Heute — 06. Februar 2026Haupt-Feeds

L’économie tunisienne freinée par une administration inefficace   

06. Februar 2026 um 11:10

En 2025, l’économie tunisienne devrait croître d’environ 2,2 %, marquant une légère amélioration après une performance décevante en 2024, mais restant en deçà du potentiel du pays, freinée par des inefficacités persistantes en matière de gouvernance et d’administration.

Cette croissance est soutenue par le recul de l’inflation, l’amélioration progressive de la balance des transactions courantes et la vigueur persistante du secteur des services, qui représente environ 65 % du PIB, tiré par le tourisme, les services financiers et certains segments industriels, notamment mécaniques et électriques.

Le tourisme demeure un pilier essentiel, contribuant à hauteur d’environ 14 % au PIB et bénéficiant de la hausse des recettes et de l’emploi.

Les investissements directs étrangers se sont accélérés, notamment dans les secteurs manufacturier, énergétique et agricole, reflétant la situation stratégique de la Tunisie, ses accords commerciaux et les réformes réglementaires progressives.

Néanmoins, la dynamique du secteur privé reste freinée par un endettement public important qui évince le crédit, une économie informelle conséquente estimée entre 40 et 60 % de l’activité économique totale, et des inefficacités persistantes en matière de gouvernance et d’administration qui limitent la croissance et la productivité des PME.

Par conséquent, malgré une stabilité macroéconomique en amélioration et quelques réformes positives, des réformes structurelles plus profondes demeurent essentielles pour que la Tunisie parvienne à une croissance plus forte, plus inclusive et plus durable à moyen terme.

I. B.

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IACE : seules 103 000 entreprises déclarent leurs résultats annuels à la DGI

29. Januar 2026 um 16:46

L’Institut arabe des chefs d’entreprises (IACE) vient de publier un nouveau rapport alarmant intitulé « Le secteur privé : pilier discret mais décisif du financement de l’État tunisien ».

Le dit-rapport dénonce une assiette fiscale étroite et inéquitable, qui pèse lourdement sur un secteur privé déjà sursollicité.

Sur 824 593 unités recensées, 87,5 % sont sans salariés (auto-emploi ou micro-activités). Par ailleurs, seules 103 000 entreprises déclarent leurs résultats annuels à la DGI (en baisse de 8,3 % en 2024 vs 2023).

Ces acteurs formels (PME et grandes entreprises) génèrent 43 % de l’emploi formel, 59 % de la valeur ajoutée, 80 % des investissements… et 53 % des recettes fiscales de l’État (IS : 13 %, TVA : 28 %, IRPP à la source : 11 %).

Quant le privé paie, le secteur public coûte cher

Toujours selon l’IACE, les entreprises privées financent déjà plus de la moitié du budget de l’État; malgré une pression fiscale croissante sur un petit nombre d’entreprises. Tandis que les entreprises publiques génèrent un déficit de plus de 2,3 milliards de dinars par an (22 % du déficit total), car l’État leur verse plus qu’elles ne rapportent.

Au delà de cet état des lieux, que peut-on en déduire pour retrouver un équilibre entre secteur public-privé? La réponse est simple pour l’IACE. Ainsi, l’Institut arabe des chefs d’entreprises propose dans un premier temps de formaliser le secteur informel. A savoir, l’inclure comme des micro-activités dans l’assiette fiscale. Une autre proposition consiste à renforcer les PME. Ce qui veut dire les aider à grandir pour créer des emplois et de la richesse. Et pour finir, il faut réduire les coûts publics. Cela passe par l’allégement du fardeau des entreprises d’État sur le budget.
Car sans ces propositions, le système fiscal reste trop étroit, injuste et fragile. Il freine la formalisation et rétrécit la base imposable.

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Augmentations salariales 2026–2028 : Un dispositif unique pour le public, le privé et les retraités

21. November 2025 um 09:53

Le projet de loi de finances 2026 introduit un programme d’augmentations salariales inédit, étalé sur trois ans, au profit des employés du public, du privé et des retraités.

Ces revalorisations concerneront les affiliés à la CNRPS et à la CNSS, avec un calendrier qui débutera en janvier 2026. Le dispositif, présenté comme un pilier de stabilité sociale, servira également de référence aux futures négociations sociales.

Un programme triennal qui touche salariés et retraités

Le gouvernement prévoit un mécanisme d’augmentations successives en janvier 2026, 2027 et 2028. Ce schéma concernera les fonctionnaires du secteur public, les salariés du privé ainsi que les retraités des deux régimes, CNRPS et CNSS.

Les hausses s’inscrivent dans la continuité des accords sociaux antérieurs et visent à renforcer le pouvoir d’achat dans un contexte économique tendu. Les pensions seront revalorisées selon les mêmes paliers annuels que les salaires, avec un alignement automatique par les caisses sociales.

Impact budgétaire : les principaux chiffres

Le Budget 2026 prévoit une enveloppe de 25 267 millions de dinars dédiée aux rémunérations de la fonction publique, contre 24 389 millions de dinars en 2025, soit une progression de +3,6 %. Cette hausse s’accompagne d’une stabilisation de la masse salariale autour de 13,4 % du PIB, contre 14,1 % en 2025. En parallèle, près de 51 878 postes seront régularisés ou recrutés en 2026 (dont 22 523 nouveaux), et une provision d’environ 1 milliard de dinars a été réservée pour la mise en œuvre du dispositif triennal 2026-2028.

Un taux plancher fixé par l’État pour encadrer les négociations

Le taux d’augmentation sera précisé dans la loi de finances et constituera la base de référence pour les discussions entre partenaires sociaux. Ce taux servira de plancher obligatoire, notamment dans le secteur privé où les conventions collectives devront s’y conformer.

Les entreprises publiques comme privées devront revaloriser les salaires selon le taux fixé par l’État, indépendamment de leur situation financière. Du côté des retraités, la CNRPS et la CNSS procéderont automatiquement aux versements en respectant le calendrier triennal. Cette homogénéité est présentée comme un mécanisme visant à consolider la justice sociale.

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Tunisie : Grève générale du secteur privé à Sfax

18. November 2025 um 11:01

Sfax a observé ce mardi une grève générale du secteur privé, déclenchée par l’absence des négociations salariales et l’impasse du dialogue social. Une grève initiée par l’UGTT.

La journée du 18 novembre a marqué un nouvel épisode de tension sociale : à Sfax, l’Union régionale de l’UGTT a maintenu une grève générale dans les entreprises privées, dénonçant l’arrêt des négociations salariales pour 2025-2027, la Centrale syndicale accusant le gouvernement d’avoir bloqué les discussions malgré des engagements antérieurs..

Dialogue social à l’arrêt

Cette grève a concerné les entreprises du secteur privé, dont les salariés se sont rassemblés à la maison de l’UGTT avant de se diriger vers le gouvernorat.

Un mouvement s’inscrit dans la démarche de l’UGTT, celle-ci dénonçant que l’État ait mis fin unilatéralement au cycle de négociations pourtant obligatoire et l’accusant de vouloir imposer des augmentations salariales sans discussions tripartites, une démarche qualifiée « d’inédite depuis 1973 ».

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