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Heute — 03. Januar 2026Haupt-Feeds

Règles d’origine révisées : un tremplin pour les exportations tunisiennes, sous conditions

03. Januar 2026 um 05:35

L’ARP a fini l’année avec la ratification des modifications des règles d’origine qui régissent ses échanges avec l’Union européenne. Ces changements visent principalement à faciliter et accroître les exportations tunisiennes vers le marché européen, en assouplissant les critères requis pour qu’un produit soit considéré comme « made in Tunisia ».

 

Les opportunités

Parmi les ajustements majeurs, on note une augmentation du seuil de tolérance pour les composants non originaires, une simplification des règles applicables à des secteurs clés tels que le textile et l’agroalimentaire, et un élargissement des possibilités de cumul d’origine avec d’autres pays partenaires de l’UE. Ces aménagements permettent aux entreprises tunisiennes d’intégrer plus facilement des matières premières ou des composants importés sans perdre l’accès aux avantages tarifaires préférentiels.

 

En pratique, ces nouvelles règles encouragent une intégration plus poussée de la Tunisie dans les chaînes de valeur européennes, en particulier dans des industries comme l’automobile, l’électronique et la mécanique. Les producteurs peuvent désormais recourir plus librement à des intrants d’origine européenne ou provenant de pays tiers liés à l’UE, tout en respectant des conditions de transformation substantielle assouplies. Cela rend la Tunisie plus attractive pour les investissements industriels et les partenariats de production, tout en soutenant la compétitivité à l’export.

 

À plus long terme, cette évolution réglementaire devrait contribuer à renforcer la position exportatrice de la Tunisie et à créer des emplois dans les secteurs orientés vers l’export. Si elle est bien exploitée, cette révision constitue une réelle opportunité de croissance et d’ancrage durable de la Tunisie dans l’espace économique européen.

 

Les risques

Bien évidemment, ces nouvelles règles présentent également des risques si elles ne s’adaptent pas rapidement.

 

En premier lieu, il y a la complexité administrative et le coût de la mise en conformité. Bien que les nouvelles règles soient conçues pour simplifier à long terme, leur mise en œuvre immédiate exige une montée en compétence technique et administrative. Les entreprises qui ne parviennent pas à s’organiser en interne ou à obtenir un accompagnement risquent de commettre des erreurs dans leurs déclarations d’origine, ce qui peut entraîner des pénalités douanières, des retards aux frontières, ou la perte du bénéfice tarifaire préférentiel. Par ailleurs, l’investissement initial en formation, en systèmes de traçabilité et en audit des fournisseurs peut peser sur les PME.

 

En second lieu, il y a la concurrence accrue, tant à l’export que sur le marché intérieur. En facilitant l’accès au marché européen, ces règles attirent aussi les investisseurs étrangers qui pourraient voir la Tunisie comme une plateforme de réexportation vers l’Europe. Si cela peut stimuler l’emploi, cela expose aussi les entreprises locales à une concurrence tuniso-tunisienne plus rude pour l’accès aux ressources, aux talents et aux partenariats. De plus, la possibilité d’utiliser davantage de composants importés pourrait fragiliser les fournisseurs locaux si les entreprises tunisiennes se tournent massivement vers des intrants étrangers moins chers ou plus standardisés, au détriment de la chaîne de valeur nationale.

 

Enfin, il y a la dépendance accrue au marché européen et la vulnérabilité aux changements réglementaires. Une intégration plus poussée dans les chaînes de valeur européennes signifie également une exposition plus forte aux fluctuations de la demande européenne et aux modifications futures des règles commerciales, surtout les normes environnementales. Les PME tunisiennes ne sont pas des championnes en la matière.

 

En tout, ces nouvelles règles représentent une opportunité économique majeure pour la Tunisie, à condition que les entreprises s’approprient rapidement les nouvelles règles et adaptent leur sourcing et leurs processus. L’enjeu est de transformer l’accès préférentiel au marché européen en investissements concrets et en emplois durables. Une stratégie proactive d’accompagnement, de formation et de diversification des marchés reste essentielle pour que les entreprises tunisiennes transforment ces risques en leviers de compétitivité.

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Le marché de la pension livrée a dépassé 51 milliards de dinars en 2025

03. Januar 2026 um 09:05

Le REPO (sale and repurchase agreement) dans la terminologie financière anglo-saxonne, ou pension livrée, est un contrat par lequel une personne morale ou un OPCVM cède temporairement des titres (valeurs mobilières ou effets de commerce) à une autre personne morale ou OPCVM. La particularité réside dans l’engagement irrévocable du cédant de racheter ces actifs, et du cessionnaire de les lui restituer, à un prix et à une date fixés d’avance.

En pratique, il s’agit d’une opération de prêt garantie par des titres. Le cessionnaire prête des liquidités, le cédant emprunte en donnant des titres en garantie. Le taux d’intérêt, librement négocié entre les parties, fluctue en fonction des conditions de liquidité du marché. Plus les liquidités sont rares, plus les taux ont tendance à augmenter et vice-versa.

Après un exercice 2024 record, avec un volume de 70,110 milliards de dinars, 2025 a enregistré un net recul avec un volume de 51,002 milliards de dinars. Le nombre d’opérations a également reculé, passant de 13 735 fin 2024 à 10 466 une année plus tard. Les maturités de 8 à 90 jours sont dominantes, représentant 77,5% des échanges. Côté taux, la baisse a touché toutes les maturités sans exception.

Étant donné que la taille des portefeuilles détenus par les banques demeure importante et qu’il y a encore suffisamment de transactions sur les titres de l’État, ce repli indique un besoin moins accentué en termes de liquidités, expliqué par sa disponibilité d’une part, et par le durcissement des conditions de crédit de l’autre. Il est évident qu’en période d’incertitude économique, les acteurs privilégient les contreparties les plus sûres, réduisant la croissance du volume global des financements.

Pour 2026, nous pensons que le volume va se stabiliser. Rien n’indique une détérioration dans la disponibilité des liquidités pour les banques ou une accélération dans la demande de crédits. À suivre. 

 

 

 

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Pas d’effet janvier à la Bourse de Tunis?

03. Januar 2026 um 08:49

En Bourse, l’effet janvier est un phénomène selon lequel les cours boursiers, notamment ceux des petites capitalisations, affichent une tendance haussière marquée au premier mois de l’année. Il s’explique principalement par des motifs fiscaux. En décembre, les investisseurs vendent souvent des titres même à perte pour alléger leur base imposable, ce qui exerce une pression à la baisse sur les cours. Dès janvier, ces mêmes actifs sont rachetés, tandis que les liquidités nouvelles sont réinvesties, provoquant un rebond technique. L’effet est également renforcé par un sentiment psychologique de nouveau départ qui encourage les prises de risque en début d’année.

Ces dernières années, il n’a pas été observé sur le marché actions tunisien. C’est un signe que le marché est de plus en plus mature et anticipé par de nombreux acteurs qui arbitrent cette saisonnalité en prenant des positions dès décembre.

La première séance de l’exercice, qui a vu le Tunindex laisser des plumes, n’est pas une référence. Il porte l’empreinte d’un repli de certains poids lourds de l’industrie financière, reflétant l’impact de la baisse du Taux Directeur. Mais sur le fonds rien n’a changé entre le 31 décembre 2025 et le 2 janvier 2026 et tout le monde s’attendait à une telle décision par la Banque Centrale. La tendance globale sera dictée par les chiffres des indicateurs d’activité du dernier trimestre, qui seront publiés durant la seconde quinzaine du mois. Les banques, en particulier, seront observées de très près car leurs performances seront décisives pour l’ensemble de la Place.

 

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La TSB affiche une nouvelle perte, la recapitalisation urge

03. Januar 2026 um 08:32

La Tunisian Saudi Bank – TSB a publié ses états financiers 2024, avec quelques mois de retard. L’établissement de crédit a réalisé une perte lourde de 81,102 MTND, portant ses fonds propres à -126,516 MTND.

Le produit net bancaire s’est établi à 11,307 MTND fin 2024, en repli de 13,9% en glissement annuel. La banque affiche une marge d’intérêt négative de -27,009 MTND et sauve partiellement ses chiffres par des commissions nettes de 13,918 MTND et des revenus de portefeuilles de 24,399 MTND.

L’encours net de crédits s’élève à 497,627 MTND (572,609 MTND en 2023). En brut, il est resté quasiment stable à 1 046,926 MTND, mais avec l’accumulation des provisions, il est réduit au niveau affiché. Les créances classées totalisent 697,966 MTND, un niveau excessif par rapport à la taille de l’actif de la banque. Le coût de risque est de 44,801 MTND et pèse lourdement sur les comptes. 

Les dépôts des clients s’est élevé à 878,513 MTND (788,876 MTND fin 2023), dont 168,509 MTND en produits d’épargne et 350,253 MTND en dépôts à terme. Ces comptes génèrent des revenus pour les clients, alors que la banque n’a pas suffisamment de crédits qui lui rapportent des intérêts. 

La TSB ne respecte naturellement pas les ratios prudentiels, ce qui justifie la recapitalisation annoncée de 100 MTND et qui se fait toujours attendre. Nous pensons qu’elle est insuffisante et qu’il faudra la doubler au moins. Du point de vue commercial, la banque ne pourra pas inverser rapidement la tendance et la baisse des taux va affecter ses revenus issus de la gestion d’actifs. Les résultats de l’audit approfondi en cours seront décisifs, car il y a un besoin pour une refonte totale du modèle économique de l’établissement de crédit.

 

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Gestern — 02. Januar 2026Haupt-Feeds

Dette souveraine: un calendrier clément pour janvier 2026

02. Januar 2026 um 11:58

Il serait difficile de trouver un calendrier de paiement de dettes souveraines aussi clément que celui de cette année. Sur le front local, il y a uniquement une ligne BTCT 26 semaines 09012026 pour 123 millions de dinars. En ce qui concerne la dette extérieure, la seule possible échéance serait l’une des neuf tranches programmées, au titre du remboursement du prêt FMI via le Mécanisme élargi de crédit 2016-2019, de 26 millions de dollars. Nous ne disposons pas des dates précises des remboursements de la dette extérieure.

Pour parvenir à cette situation confortable, il faut reconnaître le travail fourni par le Trésor ces dernières années, particulièrement en 2025. L’État va avoir de plus en plus de marge de manouvre durant l’année pour améliorer la qualité de son intervention. Orienter les ressources vers l’investissement et le paiement des fournisseurs serait un énorme pas dans l’amélioration des finances publiques.

À notre avis, cela ne peut être que progressif, car il faut voir l’impact des dispositions de la loi de finances sur les dépenses publiques dans certains chapitres, comme la masse salariale et l’effet des recrutements, ainsi que l’ampleur du soutien que l’État devrait apporter à certaines entités clés, comme les caisses sociales à titre d’exemple. 

L’autre point à suivre cette année est celui de l’intervention du Trésor sur le marché de la dette locale. Est-ce qu’il continuera à lever massivement des ressources, ou se lancerait-il dans un désendettement local auprès des institutions financières? Théoriquement, il peut le faire du moment qu’il a la possibilité de tirer sur les 11 milliards de dinars à sa disposition à la Banque centrale. Nous pensons que dans un souci de bonne gestion et de cohérence avec la politique monétaire, ce financement serait réservé à des interventions précises, comme des opérations sur le marché de change ou un remboursement de lignes importantes sans passer par la case refinancement. Nous vous donnons rendez-vous mensuellement pour suivre l’évolution de ce dossier de près.

 

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OPCVM: un mois de décembre décevant, mais une année 2025 exceptionnelle

02. Januar 2026 um 10:45

Après une série mensuelle exceptionnelle de collectes nettes, décembre 2025 a enregistré une décollecte nette significative, de 705,2 MTND. Sur l’ensemble de l’année, la note globale demeure positive, avec une hausse de l’actif net de 1 492,3 MTND. Le repli du dernier mois de l’année n’est pas un phénomène nouveau, mais c’est son ampleur qui intrigue.

Le retrait provient des véhicules obligataires (-737,1 MTND), qui restent sur une performance annuelle notable, avec des flux positifs annuels de 1 228,2 MTND. Cela s’explique par deux phénomènes.

Le premier est la dynamique sur le marché actions, qui a connu une fin d’année marquée par un volume record pour un mois de décembre, de 313,200 MTND, y compris 128,981 MTND de transactions de blocs. Ces dernières nécessitent la mobilisation de trésorerie qui provient essentiellement des OPCVM.

Le second est l’impôt sur la fortune apporté par la loi de finances 2026, dû par les personnes physiques, et englobant les gains de leurs enfants mineurs à charge. Le taux appliqué est de 0,5% pour les patrimoines nets compris entre 3 et 5 MTND et de 1% au-delà de cette limite. Et comme les avoirs en comptes bancaires et postaux n’entrent pas dans le calcul, contrairement aux parts d’OPCVM, il est logique de basculer son épargne dans les établissements de paiement pour réduire son assiette. C’est du bon sens. Puisque ce sont les clients fortunés qui optent pour ces stratégies, c’est certainement de grosses sommes qui sont mises en jeu, ce qui explique ce mouvement de baisse beaucoup plus important que d’habitude.

Cela ne touche en rien la rentabilité des OPCVM qui devrait abriter de nouvelles ressources de clients, qui ne sont pas concernés par l’impôt sur la fortune, mais affectés par la baisse du taux de rendement de l’épargne, désormais à 4,8% net à partir du 7 janvier 2026. La collecte nette serait de retour dès ce mois, et l’objectif de dépasser la barre symbolique de 10 milliards de dinars d’ici la fin de l’exercice demeure possible.

 

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Agent public formateur: une formule possible, à conditions

02. Januar 2026 um 10:14

L’administration tunisienne concentre certaines des meilleures compétences du pays dans tous les domaines. Il est donc naturel que les cabinets de formation fassent appel à elles pour mener des actions et apporter un savoir-faire essentiel dans une économie où tout passe par l’administration.

Pour encadrer ces interventions, le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle et l’Agence tunisienne de formation professionnelle ont apporté des précisions concernant la réalisation d’activités de formation professionnelle par les agents publics.

L’agent concerné doit impérativement obtenir une autorisation écrite préalable de son directeur général, ou de son représentant habilité, avant de s’engager dans une telle activité. L’autorisation délivrée n’est valable que pour une seule action.

La demande doit être déposée au moins 15 jours avant la date prévue, et accompagnée de toutes les informations relatives à l’agent formateur, à la société bénéficiaire, au volume horaire effectif ainsi qu’aux dates de début et de fin de l’activité.

Le volume horaire autorisé est limité à 4 heures par semaine, en dehors des horaires de travail. De plus, cette activité ne doit en aucun cas porter préjudice aux intérêts de l’administration, ni faire appel aux moyens humains ou matériels de l’administration publique, sauf autorisation expresse du directeur général si cela sert l’intérêt du service.

Ces mesures devraient apporter de l’ordre dans un secteur qui souffre parfois d’un décalage entre l’offre et une demande de plus en plus spécifique. Néanmoins, la limitation à quatre heures par semaine nous paraît très restrictive et pourrait, en pratique, favoriser les contournements. En effet, quelle action sérieuse de formation peut se concevoir sur une demi-journée hebdomadaire? Une logique de plafond mensuel, de 16 à 20 heures, serait plus cohérente avec la réalité des cycles de formation et les pratiques du secteur, tout en maintenant un contrôle strict de l’implication des agents publics.

 

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La prospérité ne se décrète pas, elle se construit

31. Dezember 2025 um 05:34

Depuis la révolution de 2011, la Tunisie a traversé des phases politiques variées, d’un régime parlementaire avec le bricolage des consensus à celui présidentiel. Les Tunisiens ont expérimenté plusieurs modèles, sans que l’un d’eux ne réussisse à répondre pleinement aux attentes sociales et économiques. Cette succession de gouvernances a souvent entretenu un espoir de changement rapide, avant de laisser place aux désillusions.

 

Entre attentes élevées et réalités décevantes

Au fil des années, les Tunisiens ont vu de toutes les couleurs, de l’espoir au désenchantement, de la mobilisation à la passivité. Chaque transition politique a suscité l’espoir d’une amélioration immédiate des conditions de vie; mais les problèmes structurels sont restés tenaces.

 

Ces attentes, souvent placées dans des solutions politiques ou des slogans salvateurs, n’ont pas permis de transformations durables, révélant ainsi l’écart entre les promesses et la réalité socio-économique.

 

Un enseignement doit aujourd’hui être tiré de cette trajectoire. Il n’existe pas de remède miracle, ni de programme politique capable, seul, de régénérer l’économie et la société. Les formules simplistes, qu’elles viennent de la scène nationale ou des recommandations externes (FMI), se sont montrées insuffisantes pour répondre aux défis structurels du pays. C’est désormais vers une prise de conscience collective qu’il faut tendre, une conscience que la prospérité ne se décrète pas, mais se construit.

 

Les formules simplistes, qu’elles viennent de la scène nationale ou des recommandations externes (FMI), se sont montrées insuffisantes pour répondre aux défis structurels du pays.

 

Le travail et la productivité comme piliers de la relance

La seule voie réaliste vers la croissance et la richesse collective passe par une valorisation du travail et une hausse durable de la productivité. Cela implique des réformes en profondeur du système éducatif, de la formation professionnelle, de l’environnement des entreprises et des incitations à l’innovation. Une économie ne peut prospérer sans une main-d’œuvre qualifiée, un secteur privé dynamique et une administration efficace. Tous ces facteurs reposent sur l’effort, la compétence et la persévérance.

 

Le véritable défi pour la Tunisie aujourd’hui est de générer cette prise de conscience et de l’ancrer en un projet national partagé. Il s’agit de dépasser les clivages politiques et de placer le travail, l’investissement et la création de valeur au cœur du modèle de développement. Les Tunisiens, forts de leur expérience des quinze dernières années, ont la capacité de bâtir une prospérité sur des bases solides. Seul l’engagement productif de tous dans l’édification d’un avenir économique viable et juste est capable de changer la donne.

 

Les Tunisiens, forts de leur expérience des quinze dernières années, ont la capacité de bâtir une prospérité sur des bases solides. Seul l’engagement productif de tous dans l’édification d’un avenir économique viable et juste est capable de changer la donne.

 

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Le torchon brûle entre Riyad et Abu Dhabi

30. Dezember 2025 um 10:47

La situation politique au Yémen connaît une forte dégradation. Le chef du Conseil présidentiel vient de décréter l’état d’urgence pour une durée de 90 jours sur l’ensemble du territoire. Cette mesure s’accompagne d’un blocus aérien, maritime et terrestre de 72 heures.

 

La décision intervient dans un contexte de percée militaire des séparatistes du Sud, qui ont récemment pris le contrôle de vastes zones du Yémen, sans rencontrer de résistance significative.

 

Soutenus par les Émirats arabes unis, ces séparatistes visent à rétablir un État indépendant dans le sud du Yémen, région qui avait déjà connu une indépendance sous le nom de République démocratique et populaire du Yémen au cours de la période 1967-1990.

 

Face à leur avancée, le gouvernement yéménite, reconnu par la communauté internationale, a demandé, vendredi 26 décembre 2025, à la coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite d’intervenir pour le soutenir.

 

Justement, cette coalition, qui a averti qu’elle riposterait à toute action militaire des séparatistes et les avait appelés à se retirer, annonce avoir ciblé des cargaisons d’armes et de véhicules en provenance des Émirats arabes unis et destinées aux forces séparatistes. En réaction, la présidence yéménite a annoncé avoir annulé son accord de défense mutuelle avec les Émirats arabes unis.

 

Le ministère saoudien des Affaires étrangères a par ailleurs qualifié le soutien émirati aux séparatistes de « menace pour la sécurité » du royaume et de la région.

 

Ces tensions risquent d’aggraver la situation du pays sinistré. A rappeler que, depuis 2014, un conflit oppose le gouvernement et ses alliés aux rebelles houthistes soutenus par l’Iran. Cette guerre, qui a fait des centaines de milliers de victimes, a entraîné la fragmentation du Yémen et provoqué l’une des pires crises humanitaires. Une trêve négociée en 2022 reste cependant globalement en vigueur.

 

Les marchés boursiers régionaux affichent une tendance négative ce matin du mardi 30 décembre, sans pour autant s’enfoncer dans une chute brutale. Cette modération relative reflète une conviction croissante parmi les investisseurs que l’apaisement politique devrait l’emporter. Dans le contexte actuel, défier ou provoquer Riyad serait une manœuvre aux conséquences potentiellement désastreuses, tant sur le plan politique qu’économique.

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UGTT : la peau est dure, mais le corps est sous perfusion

27. Dezember 2025 um 10:04

Si la dégradation des conditions économiques profondes que le Tunisien traverse depuis une quinzaine d’années n’a pas acté la disparition de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), elle a toutefois profondément altéré sa nature, sa marge de manœuvre et sa relation symbiotique avec l’État.

 

Historiquement, le syndicat constituait bien plus qu’une force de négociation. Il était un pilier de la gouvernance sociale, un contre-pouvoir systémique capable d’imposer son veto et de modeler la politique économique. Son ancrage dans les secteurs vitaux de la fonction publique lui conférait une autorité quasi institutionnelle.

 

Cependant, la phase délicate que les finances publiques avaient traversée, caractérisée par un déficit colossal, une dette élevée et une dépendance croissante aux financements étrangers, a rompu l’équilibre fondamental de cette relation. L’UGTT s’est retrouvée face à un État devenu structurellement incapable de répondre à ses revendications salariales, sans courir le risque d’un effondrement.

 

Contradiction structurelle

En 2022, la guerre en Ukraine, deuxième choc exogène après la pandémie du Covid-19, acheva de paralyser l’économie et les finances du pays. Pour une bonne partie des Tunisiens, l’organisation syndicale était la cause directe de cette débâcle. Ce nouveau contexte a transformé le syndicat, le faisant passer d’un rôle offensif et conquérant à une posture essentiellement défensive et de conservation d’un statu quo social de plus en plus compliqué par l’inflation.

 

Cet affaiblissement stratégique est le produit d’une tenaille aux pressions à la fois externes et internes. De l’extérieur, l’UGTT a été confrontée jusqu’en 2022 à l’implacable logique des conditionnalités des bailleurs de fonds, qui exigent le gel des salaires dans le public, la réduction des subventions et des réformes des entreprises publiques perçues comme des préludes à des privatisations massives. Après le 25 juillet, le président de la République, Kaïs Saïed, commença à mettre les jalons d’un “Etat social“, privant de la sorte le syndicat de sa scène de négociation privilégiée.

Lire aussi: Kaïs Saïed appelle à restaurer le rôle social de l’Etat

En interne, le syndicat est miné par un dilemme paralysant et une perte de crédibilité. Sa direction est tiraillée entre une aile radicale, favorable à la confrontation frontale, et une faction pragmatique, consciente des risques économiques. Chaque compromis est perçu par une partie de sa base comme une trahison, tandis que chaque blocage lui vaut l’accusation de sacrifier l’intérêt national à des intérêts catégoriels. Cette impasse nourrit un sentiment de défiance et une lassitude qui se manifestent par une baisse tangible de la participation aux mouvements de grève.

 

Un syndicat affaibli dans sa capacité d’action

Pourtant, il serait erroné d’en conclure que l’UGTT est devenue une force politique insignifiante ou qu’elle a perdu la peau. Sa force réside moins dans sa capacité à gagner de nouvelles batailles que dans son pouvoir persistant de blocage et dans l’absence d’interlocuteur alternatif pour canaliser le mécontentement social.

 

Aucune réforme structurelle d’envergure ne peut être mise en œuvre en contournant totalement le syndicat, car son ancrage dans les secteurs clés de la souveraineté quotidienne demeure intact. L’État, bien qu’il soit dans le meilleur équilibre de force depuis des décennies, ne semble pas avoir l’intention de se permettre une confrontation totale.

 

Ainsi, l’UGTT cherche aujourd’hui à jouer le rôle du dernier gardien d’un État social, menant des batailles d’arrière-garde pour prévenir des reculs sociaux immédiats plutôt que pour conquérir de nouveaux droits. Son affaiblissement relatif est le signe de son propre échec organisationnel.

 

La crise économique n’a pas eu la peau de l’UGTT au sens de l’avoir éliminée. Néanmoins, elle l’a métamorphosée et enfermée dans une contradiction existentielle. Le syndicat est devenu l’un des principaux points de cristallisation des tensions qui traversent le pays, avec les tensions entre revendications sociales légitimes et contraintes économiques implacables, entre défense des acquis corporatistes et nécessité de réformes, entre logique de confrontation et impératif de survie nationale.

 

Sa peau, trempée dans des décennies de luttes, est dure, mais le corps syndical est sous perfusion, forcé de naviguer dans un environnement où chaque choix est synonyme d’un prix à payer. L’avenir de l’UGTT dépendra de sa capacité à se réinventer, à élargir sa base au-delà du secteur public, à proposer une contre-narrative économique crédible et à retrouver une forme de leadership moral qui transcende la simple défense d’intérêts sectoriels.

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La nouvelle version de Tuneps sera lancée aujourd’hui

26. Dezember 2025 um 09:39

La Haute Instance de la commande publique a informé qu’à partir d’aujourd’hui, 26 décembre 2025, à 20h00, l’exploitation de la nouvelle version de la plateforme de passation des marchés publics en ligne Tuneps sera lancée.

Par conséquent, la plateforme sera temporairement indisponible ce vendredi entre 15h00 et 20h00. Tous les fournisseurs et acheteurs publics sont priés de prendre les dispositions nécessaires. Les acheteurs publics peuvent, si besoin, reporter à l’avance les appels d’offres ou consultations dont la date limite est fixée au vendredi 26 décembre à partir de 15h00 et au samedi 27 décembre 2025.

Du point de vue pratique, les utilisateurs du système doivent télécharger le serveur local dans sa nouvelle version via le lien:  https://www.tuneps.tn/api2/gateway/dowloadLocalServer?fileName=TUNEPS.exe  

La capacité maximale des fichiers d’offres téléchargés pour les appels d’offres publiés à partir du 26 décembre 2025 est de 300 mégaoctets. La taille des fichiers joints pour les consultations reste de 70 mégaoctets.

La nouvelle version de la plateforme Tuneps vise à améliorer la qualité des services grâce à l’utilisation de technologies modernes, notamment par le développement d’un nouveau système de chiffrement et l’ajout de la possibilité d’accès à la plateforme via le certificat de signature électronique DIGIGO, tout en maintenant l’accès via la signature électronique et en préservant la même expérience utilisateur actuelle en termes d’interface et de méthodes de navigation.

Tuneps permet d’augmenter l’efficacité, la responsabilité et l’inclusivité des marchés publics. En accueillant les acheteurs publics et leurs fournisseurs, la plateforme contribuera à promouvoir une plus grande transparence et à offrir des chances égales à tous les prestataires de services.

 

 

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Abondance financière et déficit d’investissement : le grand paradoxe!

26. Dezember 2025 um 10:00

Bien que le calendrier des remboursements de dette locale ne comporte quasiment rien pour décembre, le Trésor s’est montré actif, assurant des ressources importantes lui permettant d’entamer 2026 dans de bonnes conditions.

 

Cela s’ajoute à une recette fiscale qui serait élevée, du moment que le mois de décembre est historiquement l’un des meilleurs en la matière. Cela concerne aussi les dépenses.

 

Toutes les parties en tirent profit

Sur le mois, trois opérations ont été observées :

– Des BTCT 52 semaines 08122026 pour 76,400 MDT.

– Des BTA pour 1 207,745 MDT, sur des échéances juin 2031, mars 2033 et août 2035,

– Et des BTA 9,40% décembre 2035 pour 750,300 MDT.

 

En tout, le montant mobilisé s’est élevé à 2 034,445 MDT. A chaque fois, l’offre a dépassé la demande qui était de 1 300 MDT.

 

En l’absence d’un calendrier de remboursement étoffé pour le mois de janvier, il est clair que l’Etat prépare surtout un début 2026 tranquille. L’année prochaine, les engagements sociaux pris par l’Etat exigent un rythme de dépenses plus soutenu que celui de 2025. Il y a les recrutements, les augmentations salariales et les préparatifs au mois de ramadan, sans oublier les charges courantes budgétisées.

 

Lire aussi — Le service de dette interne atteindrait les 15 milliards de dinars en 2025

 

Pour les banques et les établissements financiers, l’abondance de la liquidité les pousse à chercher des opportunités de placements rentables à long terme. Il est logique de tirer profit au maximum de la baisse des taux qui pourraient intervenir prochainement. C’est crucial pour leur rentabilité future en l’absence d’une demande de financements suffisants en provenance des opérateurs économiques. De plus, le Trésor, qui a désormais 11 milliards de dinars à sa disposition, pourrait faire de moins en moins appel au marché local.

 

Une opportunité à ne pas rater

La situation est unique. L’effet d’éviction, tant pointé du doigt par les PME, ne sera plus là, avec une masse de liquidité disponible importante. Théoriquement, c’est la conjoncture parfaite pour financer une relance transformative, orientée vers la transition écologique et numérique. Le défi est d’identifier qui captera ces ressources; et, surtout, vers quels projets concrets et bancables elles pourront être dirigées.

 

Le principal obstacle n’est donc pas économique, mais réglementaire et organisationnel. Le chantier urgent est de réformer un cadre souvent inadapté, où on trouve un cocktail de complexité administrative, de règles rigides et d’instabilité fiscale qui freinent la matérialisation des projets. Sans une simplification accélérée et une ingénierie publique renforcée, cette liquidité abondante restera stérile, manquant son rendez-vous avec l’investissement productif et la transformation réelle de l’économie.

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Répartition des titres de capital de la Cote de la Bourse : voici ce qui va changer en 2026

26. Dezember 2025 um 09:55

La répartition des titres de capital de la Cote de la Bourse en compartiments et en groupes de cotation pour l’année 2026 vient d’être approuvée par la Bourse des valeurs mobilières de Tunis (BVMT).

 

C’est ainsi que dès le vendredi 02 janvier 2026, trois sociétés, à savoir AIR LIQUIDE TUNISIE, SANIMED et SIAME, quitteront le compartiment « B » pour le « S ».

 

A souligner que le compartiment « B » inclut les émetteurs dont la capitalisation boursière est inférieure à 200 millions de dinars (MDT) ; alors que le « S » (Sous Surveillance) inclut les émetteurs qui ne respectent pas leurs obligations en matière d’information financière ou qui sont touchés par des événements susceptibles de perturber durablement leur situation ou compromettre le bon fonctionnement du marché.

 

Pour sa part, la société LES CIMENTS DE BIZERTE fera le sens contraire, elle quittera le compartiment « S » pour le « B ». Elle sera transférée du groupe 99 (Fixing) au groupe 12 (Fixing). TUNISIE LEASING & FACTORING quittera le compartiment « B » pour intégrer le compartiment « A ».

 

Toujours selon la Bourse de Tunis, ASSURANCES MAGHREBIA, CELLCOM, CIL, OFFICEPLAST, ESSOUKNA  et STAR seront transférées du groupe 12 (Fixing) au groupe 11 (Continu). En revanche, TUNIS RE et WIFACK INTERNATIONAL BANK seront transférées du groupe 11 (Continu) au groupe 12 (Fixing).

 

Au total, le compartiment « A », qui inclut les émetteurs dont la capitalisation boursière est supérieure ou égale à 200 MDT, sera composé de 29 sociétés, contre 33 et 13 sociétés pour les compartiments « B » et « S », respectivement

 

A noter que la capitalisation boursière utilisée pour l’affectation aux compartiments « A » et « B » est la moyenne quotidienne des capitalisations entre le 1er septembre et le 30 novembre 2025. Pour les valeurs nouvellement introduites, la capitalisation boursière est calculée sur la base du prix d’introduction.

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Les échanges sur le marché actions tunisien dépassent 2 milliards de dinars

26. Dezember 2025 um 08:29

Officiellement, le volume des échanges sur la Bourse de Tunis a dépassé le seuil des 2 milliards de dinars, totalisant 2 018,821 MTND à l’issue de la séance d’hier, qui a porté le numéro de la 244e journée de Bourse de l’année.

Le volume des transactions du mois de décembre se dirige vers la première place en termes d’importance. Il a atteint 205,809 MTND, et n’est plus devancé que par les réalisations du mois de juin, qui a affiché un volume de 228,200 MTND.

Le point commun entre les deux mois est la récurrence des transactions de bloc. Le mois de décembre a déjà à son actif des opérations pour 75,242 MTND, une caractéristique de fin d’année. C’est pourquoi nous pensons que la dynamique se poursuivra dans les quatre séances qui restent.

Les investisseurs locaux ont particulièrement animé la place cette année. Les Tunisiens en mode gérance libre ont effectué des achats pour 1 438,978 MTND, contre des ventes de 1 522,582 MTND. Idem pour les OPCVM qui ont assuré des acquisitions de 285,781 MTND pour des cessions de 204,282 MTND.

Les étrangers se sont montrés plutôt acheteurs, avec des acquisitions nettes de 51,413 MTND. Toutefois, et étant donné la montée en flèche de la capitalisation boursière cette année, Les étrangers se sont montrés plutôt acheteurs

La belle dynamique a concerné également le compartiment dette, dont la taille des opérations est de l’ordre de 924,382 MTND, ainsi que les opérations d’enregistrement (1 959,757 MTND) et de déclarations (20,357 MTND). Nous parlons d’un volume global de 5 031,954 MTND, une réalisation dont la Bourse de Tunis devrait être fière.

 

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Répartition des titres de capital de la cote de la Bourse: ce qui changera en 2026

25. Dezember 2025 um 16:34

La Bourse de Tunis vient d’approuver la répartition des titres de capital de la cote de la Bourse en compartiments et en groupes de cotation pour l’année 2026.

Ainsi, et à partir du vendredi 2 janvier 2026, les sociétés Air Liquide Tunisie, Sanimed et Siame seront transférées du compartiment «B  au compartiment «S».

Le compartiment «B» inclut les émetteurs dont la capitalisation boursière est inférieure à 200 Mtnd, celui «S» (sous surveillance) inclut les émetteurs qui ne respectent pas leurs obligations en matière d’information financière ou qui sont touchés par des événements susceptibles de perturber durablement leur situation ou compromettre le bon fonctionnement du marché.

Dans le sens contraire, la société Les Ciments de Bizerte quittera le compartiment «S» et intègrera le compartiment «B». Elle sera transférée du groupe 99 (fixing) au groupe 12 (fixing).

Tunisie Leasing & Factoring quittera le compartiment «B» pour intégrer le compartiment «A».

Les sociétés Assurances Maghrebia, Cellcom, CIL, Office Plast, Essoukna et STAR seront transférées du groupe 12 (fixing) au groupe 11 (continu). En revanche, Tunis Re et Wifak International Bank seront transférées du groupe 11 (continu) au groupe 12 (fixing).

En tout, le compartiment «A», qui inclut les émetteurs dont la capitalisation boursière est supérieure ou égale à 200 Mtnd, sera composé de 29 sociétés. Les compartiments «B» et «S» comporteront, respectivement, 33 et 13 sociétés.

À noter que la capitalisation boursière utilisée pour l’affectation aux compartiments «A» et «B» est la moyenne quotidienne des capitalisations entre le 1er septembre et le 30 novembre 2025. Pour les valeurs nouvellement introduites, la capitalisation boursière est calculée sur la base du prix d’introduction.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Pourquoi AKDITAL a-t-elle choisi la Tunisie ? 

25. Dezember 2025 um 14:55

Le groupe marocain de santé AKDITAL a signé un protocole d’accord pour acquérir la totalité du capital du groupe hospitalier tunisien, Taoufik Hospitals Group (THG). La transaction, qui représente un montant de 90 millions de dollars, constitue la première implantation d’AKDITAL en Afrique du Nord en dehors du Maroc.

 

Pourquoi ce choix de la Tunisie pour investir dans ce secteur vital ? L’analyse de cette acquisition d’AKDITAL révèle une démarche qui dépasse les aspects purement financiers.

 

Un marché à fort potentiel

Le Maroc perçoit la Tunisie en tant que marché porteur et complémentaire, y compris dans le secteur de la santé. Notre écosystème de santé est doté d’un capital humain qualifié, aussi bien en médecins qu’en personnel paramédical, mais dont l’infrastructure publique souffre de sous-investissement chronique et d’une gestion souvent complexe. Cette réalité crée une fenêtre d’opportunité pour des investissements dans des cliniques privées de moyenne et haute gamme, notamment dans des spécialités à forte valeur ajoutée là où la demande dépasse l’offre publique.

 

Lire aussi — AKDITAL acquiert Taoufik Hospitals Group pour 90 millions de dollars

 

Parallèlement, le savoir-faire marocain en matière de gestion d’infrastructures hospitalières, développé via des partenariats public-privé comme ceux des Centres Hospitaliers Universitaires de Rabat ou Marrakech, est un produit exportable que des consortiums marocains proposent pour moderniser la gestion d’établissements tunisiens, améliorant leur efficacité et leur rentabilité.

 

Une dose politique 

D’un point de vue géostratégique, l’investissement dans la santé tunisienne s’inscrit dans une volonté plus large du Maroc d’affirmer son leadership et son rôle de hub régional, notamment face à d’autres puissances présentes dans cet espace. Le Royaume chérifien ne considère pas la Tunisie comme un simple marché, mais comme un maillon essentiel dans une chaîne de valeur sanitaire maghrébine qu’il aspire à structurer. En s’implantant solidement en Tunisie, le Maroc renforce sa position face à des concurrents directs comme la Turquie ou les pays du Golfe qui investissent massivement dans la santé en Afrique.

 

L’objectif sous-jacent est de créer une forme d’interdépendance économique positive et de faire du modèle marocain de santé, qui est un mélange de public, de privé et de digitalisation, une référence dans la région. Cette approche sert également un objectif de soft power : en contribuant à améliorer l’accès aux soins en Tunisie, le Maroc renforce son image de partenaire solidaire et fiable Ce qui a des retombées politiques et diplomatiques positives dans un contexte régional parfois marqué par des tensions.

 

Une opportunité pour la Tunisie

La dimension de coopération Sud-Sud est également présente. La pandémie de COVID-19 a brutalement exposé la vulnérabilité des chaînes d’approvisionnement médicales et la dépendance des pays du Maghreb vis-à-vis des fournisseurs extérieurs. Cet événement a catalysé une prise de conscience quant à la nécessité de construire une autonomie stratégique régionale dans le domaine de la santé.

 

Le Maroc, qui a développé une plateforme nationale de production de vaccins et renforcé ses capacités en dispositifs médicaux, voit dans une collaboration avec la Tunisie un moyen de mutualiser les compétences, les capacités de production et les réseaux de distribution.

 

AKDITAL cherche à concrétiser une telle intégration, en passant par la création d’un pool régional d’achat de médicaments pour négocier de meilleurs prix et le développement de projets de recherche conjoints sur les maladies endémiques. Pour la Tunisie, dont le système public est financièrement asphyxié, un tel partenariat pourrait offrir des solutions alternatives pour améliorer l’accès à des technologies de diagnostic à des coûts maîtrisés, sans dépendre exclusivement de l’aide ou des importations en devises fortes.

 

Défis de taille

Cependant, cette stratégie ambitieuse se heurte à des défis et des sensibilités politiques notables qui en conditionnent le succès. En Tunisie, le secteur de la santé reste perçu comme un pilier de la souveraineté nationale et un droit fondamental garanti par l’État. Toute forme de privatisation, a fortiori portée par des capitaux étrangers, peut susciter des résistances au sein de la société civile, des syndicats puissants du secteur médical, et d’une partie de la classe politique, qui y verrait une forme de démantèlement d’un service public déjà fragile.

 

Par ailleurs, le Maroc doit composer avec la présence d’autres acteurs, notamment l’Algérie qui pourrait voir d’un mauvais œil une expansion économique marocaine perçue comme trop forte dans son voisinage oriental. Le vrai challenge est donc de transformer cette opportunité économique en un partenariat stratégique équilibré, perçu comme mutuellement bénéfique et contribuant à la résilience sanitaire de toute la région face aux crises futures.

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Les sociétés FAPE doivent publier des informations ESG dans leurs états financiers 2025

25. Dezember 2025 um 12:49

Le Conseil du marché financier (CMF) est monté d’un cran en matière d’information sur la durabilité à fournir par les entreprises faisant appel public à l’épargne (FAPE).

Le régulateur a attiré l’attention desdites sociétés sur le fait que les facteurs ESG, lorsqu’ils sont susceptibles d’affecter notamment l’activité, la situation financière, la performance ou les perspectives des sociétés, constituent des informations essentielles devant être portées à la connaissance des investisseurs.

Cette exigence est également conforme aux prescriptions des normes internationales IFRS S1 relatives aux obligations générales en matière d’informations financières liées à la durabilité et IFRS S2 relatives aux informations à fournir sur les changements climatiques.

Dans ce contexte, le CMF a invité les sociétés faisant appel public à l’épargne à inclure, au niveau de leurs états financiers individuels et, le cas échéant, consolidés, arrêtés au 31 décembre 2025, dans les notes annexes y afférentes, une information claire et pertinente sur les principaux facteurs ESG auxquels elles sont exposées.

Ces informations doivent notamment couvrir les risques et opportunités ESG identifiés, ainsi que leurs effets actuels ou potentiels sur la situation financière, la performance, la continuité d’exploitation et les perspectives d’avenir desdites sociétés, que ces effets résultent de leur propre activité ou de celle des entités comprises dans leur périmètre de consolidation.

Par ailleurs, ces exigences d’information revêtent une importance particulière dans le contexte de l’entrée en vigueur, à partir du 1er janvier 2026, du Mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF).

Le MACF est un dispositif mis en place par l’Union européenne visant à instaurer une tarification du carbone applicable aux produits importés sur son territoire douanier, équivalente à celle supportée par les producteurs établis au sein de l’Union européenne. Ce dispositif est susceptible d’avoir des incidences sur les sociétés tunisiennes exportatrices vers l’Union européenne, notamment en matière de coûts, de compétitivité et d’accès aux marchés.

À cet égard, le CMF appelle les sociétés opérant dans des secteurs concernés par le MACF et réalisant directement ou indirectement, par l’intermédiaire des sociétés faisant partie de leurs groupes, des exportations vers l’Union européenne, à fournir dans les notes aux états financiers individuels et, le cas échéant, consolidés arrêtés au 31 décembre 2025, une information permettant à l’investisseur d’apprécier les conséquences de ce mécanisme.

Cette information doit notamment porter sur:

– La manière dont les risques spécifiques liés au MACF ont été identifiés, évalués et intégrés dans la gestion de la société ou du groupe,

– Les dispositifs internes mis en place pour assurer la conformité aux exigences dudit mécanisme, notamment en matière de mesure, de calcul et de déclaration de l’empreinte carbone des produits exportés,

– L’évaluation des impacts actuels et attendus du MACF sur l’activité, la situation financière, la performance, la compétitivité, les marchés d’exportation et les perspectives de la société et, le cas échéant, du groupe.

Le Conseil du marché financier a invité également l’ensemble des sociétés faisant appel public à l’épargne à renforcer leurs dispositifs de gouvernance et de reporting ESG et à se rapprocher de leurs commissaires aux comptes afin de garantir la qualité, la fiabilité et la conformité des informations publiées, au regard des dispositions du cadre conceptuel de la comptabilité et des normes susvisées.

C’est un autre pas important vers l’amélioration de la qualité des publications financières des entreprises, qui ouvrent la voie à de meilleures valorisations par les analystes.

 

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Nvidia acquiert la startup Groq pour 20 milliards de dollars

25. Dezember 2025 um 11:19

Nvidia a approuvé l’achat des actifs de Groq, un concepteur de puces accélératrices à haute performance pour l’IA, pour 20 milliards de dollars en cash. La startup a mobilisé une levée de fonds en septembre dernier, sur la base d’une valorisation de 6,9 milliards de dollars. Groq continuera en tant qu’entreprise indépendante.

Groq a été fondée en 2016 par un groupe d’ingénieurs, dont l’un des créateurs de l’unité de traitement tensoriel de Google, la puce sur mesure du géant de la recherche utilisée par certaines entreprises comme alternative aux unités de traitement graphique de Nvidia. La pépite visait un chiffre d’affaires de 500 millions de dollars cette année.

L’accord représente de loin le plus gros achat jamais réalisé par Nvidia. Payer autant d’argent en numéraire ne lui pose aucun souci, du moment que ses comptes montrent plus de 60 milliards de dollars en liquidités et placements à court terme fin octobre 2026.

Nvidia a intensifié ses investissements dans les startups de puces et l’écosystème au sens large. Trois mois plus tôt, elle a déclaré son intention d’investir jusqu’à 100 milliards de dollars dans OpenAI, la startup s’étant engagée à déployer au moins 10 gigawatts de produits Nvidia. L’idée avec Groq est d’intégrer les processeurs à faible latence de celle-ci dans l’architecture Nvidia AI factory, étendant ainsi la plateforme pour servir une gamme encore plus large de charges de travail d’inférence IA et en temps réel.

Cette transaction et d’autres, qui se déroulent actuellement sur le marché, prouvent que l’explosion de la bulle de l’IA, citée comme le principal risque pour les investisseurs, n’est pas pour demain. Il y a encore un gros potentiel à exploiter et de grosses opérations à observer. 

 

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Tunisie Clearing testera son PCA le 16 janvier 2026

25. Dezember 2025 um 10:07

Dans le cadre de la vérification périodique du maintien en condition opérationnelle de son Plan de continuité d’activité (PCA), Tunisie Clearing procédera à une bascule réelle de son système de production vers le site de secours avec l’ensemble de ses participants et la BCT, et ce, pour toute la journée du vendredi 16 janvier 2026.

À cet effet, et afin de permettre aux participants de tester au préalable l’accès au site de secours, le dépositaire central de titres tunisien a informé ses participants qu’une bascule vers son site de secours est prévue pour le 9 janvier 2026 à partir de 16h30. Les participants pourront ainsi se connecter pour s’assurer de leur accessibilité via les liens d’accès aux systèmes Tanit CSD, CSD Reports & Dashboard participants qui seront utilisés pour le déroulement de la journée du 16 janvier.

Concrètement, le jour J, les participants sont invités à se connecter aux différents systèmes du site de secours de Tunisie Clearing pour reprendre l’activité normale. À partir de 20h00, et après notification par mail, de retour à la normale, ils doivent fournir une liste actualisée des contacts techniques du PCA en remplissant un formulaire spécifique mis à la disposition des parties impliquées.

Tester son PCA n’est pas un simple exercice de conformité. Dans un écosystème numérique en temps réel, la continuité est synonyme de stabilité. Tunisie Clearing s’assurera qu’en cas d’incident cybernétique, technique ou physique, le marché pourra continuer à fonctionner, protégeant ainsi l’ensemble de l’économie réelle qui en dépend. C’est une question de responsabilité systémique.

 

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