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Empfangen — 09. September 2026 Actualités Tunisie webdo.tn

Pluies : La Tunisie prépare son dispositif face aux risques d’inondation

09. September 2026 um 20:26

Face aux perturbations météorologiques attendues en fin de semaine, la Commission nationale de prévention et de lutte contre les catastrophes s’est réunie mercredi à l’École nationale de la protection civile. Présidée par le ministre de l’Intérieur Khaled Nouri, la réunion a porté sur l’état de préparation du dispositif national et sur la coordination entre les différentes structures appelées à intervenir.

Anticiper avant les premières fortes pluies

Le ministre de l’Intérieur a insisté sur la nécessité de renforcer le passage d’une logique essentiellement réactive à une approche davantage préventive et anticipative. Les autorités régionales et locales ont notamment été appelées à accorder une attention particulière aux zones exposées aux inondations : zones basses, lits des cours d’eau, secteurs urbains susceptibles d’accumuler les eaux et infrastructures essentielles.

Cette préparation doit également passer par l’accélération des opérations d’entretien et de curage des cours d’eau, le nettoyage des canaux d’évacuation des eaux pluviales et la vérification des réseaux d’assainissement. L’objectif est de limiter autant que possible les conséquences des fortes précipitations avant leur survenue.

Le ministère a aussi insisté sur la disponibilité opérationnelle des unités chargées des secours, du sauvetage et des évacuations, ainsi que sur la nécessité de disposer des équipements nécessaires à leurs interventions.

Cette exigence de préparation intervient après un été particulièrement sollicité pour les services de la Protection civile. Le bilan quotidien publié par le ministère montre par ailleurs que l’activité reste importante en septembre. Les unités de la Protection civile ont effectué 515 interventions le 9 septembre, dont 92 opérations d’extinction d’incendies.

Des zones vulnérables au centre de la vigilance

La préparation ne concerne pas uniquement les unités d’intervention. Le ministre a demandé aux autorités régionales et locales de renforcer leur vigilance dans les secteurs où une accumulation rapide des eaux pourrait provoquer des dégâts ou perturber la circulation.

L’échange d’informations entre les différents intervenants constitue également un volet central du dispositif. Khaled Nouri a demandé que les données soient transmises rapidement et de manière fiable afin de permettre aux responsables de prendre leurs décisions sur la base d’informations actualisées.

Cette coordination doit permettre de mieux synchroniser les interventions des différents services et d’éviter qu’une situation localisée ne se transforme rapidement en difficulté plus importante.

Le dispositif repose enfin sur la sensibilisation du public. Le ministre a appelé à intensifier les campagnes d’information et à diffuser des consignes simples invitant les citoyens à adopter les comportements appropriés en cas de conditions météorologiques défavorables.

La réunion intervient donc à un moment charnière : après une saison estivale marquée par une forte mobilisation des secours, les autorités cherchent à préparer le dispositif en amont des épisodes pluvieux annoncés. La capacité à identifier rapidement les zones vulnérables, à entretenir les réseaux d’évacuation et à coordonner les interventions constituera désormais l’un des principaux tests de cette volonté affichée de passer de la réaction à l’anticipation.

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Mostra de Venise : Youssef Chebbi décroche deux soutiens pour son prochain film

09. September 2026 um 19:05

Le réalisateur tunisien Youssef Chebbi a obtenu deux soutiens destinés à la post-production de son prochain long-métrage, Plague (Balaa), lors de la 14e édition de Final Cut in Venice, organisée du 6 au 8 septembre dans le cadre du Venice Production Bridge de la 83e Mostra de Venise. Le film bénéficie ainsi de 15.000 euros de prestations de Laser Film pour l’étalonnage, ainsi que de 2500 euros du Festival international du film d’Amiens pour la production de son DCP.

Deux soutiens pour achever le film

Le projet de Youssef Chebbi figurait parmi les six films en cours de production sélectionnés cette année par Final Cut in Venice, un programme destiné à accompagner la finalisation de longs-métrages provenant notamment d’Afrique et de plusieurs pays du Moyen-Orient. Les films sélectionnés sont présentés à des producteurs, distributeurs, acheteurs et professionnels de la post-production afin de faciliter leur financement et leur achèvement.

Pour Plague (Balaa), Laser Film, société basée à Rome, apporte une prestation d’une valeur de 15.000 euros pour l’étalonnage, couvrant jusqu’à 50 heures de travail, technicien compris. Le Festival international du film d’Amiens contribue pour sa part à hauteur de 2500 euros aux coûts de réalisation du DCP, le format numérique destiné notamment à la diffusion en salle.

Ces deux soutiens représentent donc 17.500 euros de prestations et de prise en charge de coûts de post-production.

Un thriller politique situé à Tozeur

Plague (Balaa) est une coproduction réunissant la Tunisie, la France, le Qatar, l’Arabie saoudite et la Slovénie. Le projet est signé Youssef Chebbi, dont le précédent long-métrage, Ashkal, avait été présenté à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes en 2022.

Le nouveau film s’inscrit dans le registre du thriller politique et suit notamment deux jumeaux confrontés à une crise liée à un parasite qui menace les palmeraies de Tozeur. Sa présence à Final Cut in Venice intervient alors que le projet entre dans sa phase de finalisation et cherche à consolider ses ressources industrielles avant sa diffusion.

Une étape vers la finalisation

Pour Plague, les deux soutiens obtenus à Venise interviennent donc à une étape particulièrement importante : celle de la finalisation technique du film. L’étalonnage et la fabrication du DCP constituent deux opérations nécessaires avant la circulation du long-métrage dans les circuits professionnels et, à terme, dans les festivals et les salles.

La sélection à Final Cut in Venice offre également au projet une visibilité auprès des professionnels internationaux. Les six films retenus ont bénéficié de projections les 6 et 7 septembre, suivies le 8 septembre de rencontres individuelles avec des professionnels accrédités.

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France–Tunisie : Tunisair représente près de 70% des vols perturbés recensés par une analyse

09. September 2026 um 18:48

Une analyse réalisée par MTA Conseil recense 120 vols entre la France et la Tunisie susceptibles d’ouvrir droit à une indemnisation au titre du règlement européen CE 261/2004 durant juillet et août 2026. Selon cette analyse, 83 de ces vols étaient opérés par Tunisair, contre 19 par Nouvelair, 15 par Transavia et 4 par Air France. Ces chiffres portent sur l’échantillon identifié par MTA Conseil et ne permettent pas, à eux seuls, d’établir un taux de perturbation de l’ensemble des vols opérés par chaque compagnie.

83 vols Tunisair dans l’échantillon

Les chiffres publiés placent Tunisair très largement en tête des compagnies concernées. Sur les 120 vols identifiés, 83 seraient donc liés à la compagnie nationale, soit environ 69,2% de l’échantillon.

La répartition communiquée par MTA Conseil fait apparaître 19 vols pour Nouvelair, 15 pour Transavia et 4 pour Air France. L’analyse concerne les liaisons entre la France et la Tunisie au cours des mois de juillet et août, période correspondant au pic des déplacements estivaux.

Le chiffre de 83 ne doit toutefois pas être interprété comme signifiant que 70% des vols de Tunisair ont été perturbés. Il représente uniquement la proportion de vols Tunisair parmi les 120 dossiers identifiés par MTA Conseil comme susceptibles d’ouvrir droit à indemnisation.

Quels droits pour les passagers ?

Le règlement européen CE 261/2004 prévoit, sous certaines conditions, une indemnisation en cas d’annulation ou de retard important. Pour les vols au départ de la France vers la Tunisie, les règles européennes peuvent notamment s’appliquer, quelle que soit la nationalité du passager.

MTA Conseil rappelle cependant qu’un retard ou une annulation ne donne pas automatiquement droit à une indemnisation : les circonstances de la perturbation, le délai d’information et le retard finalement subi à destination doivent notamment être examinés.

Le montant dépend notamment de la distance du trajet et de la situation du passager. Dans un cas récent publié par MTA Conseil, une passagère ayant subi une annulation puis un retard de plus de 15 heures sur une liaison Marseille-Tunis a obtenu 250 euros d’indemnisation.

Comment déposer une réclamation ?

Les voyageurs concernés doivent d’abord conserver leur billet, carte d’embarquement, confirmation de réservation et justificatifs relatifs à la perturbation. Les horaires prévus et réels du vol peuvent également être utiles pour établir le retard subi à destination.

Tunisair dispose d’un formulaire spécifique pour les réclamations concernant les retards, annulations et correspondances manquées. La compagnie précise qu’une demande doit être introduite séparément pour chaque passager. Elle indique également s’efforcer de répondre aux réclamations dans un délai maximal de deux mois.

Un bilan qui reste à préciser

L’estimation de 8300 passagers Tunisair potentiellement concernés, correspondant à une moyenne théorique de 100 passagers par vol sur les 83 vols recensés, doit être considérée avec prudence. Elle ne permet pas de déterminer le nombre réel de voyageurs ayant effectivement droit à une indemnisation, chaque dossier devant être examiné individuellement.

De même, l’analyse de MTA Conseil, société spécialisée dans l’accompagnement des passagers et rémunérée notamment sur les indemnisations obtenues, constitue un indicateur à prendre en compte mais qui gagnerait à être confronté aux données des compagnies et des autorités compétentes.

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CHU de Nabeul : « Easy Queue » doit entrer en service la semaine prochaine

09. September 2026 um 18:31

Le système électronique de gestion des files d’attente « Easy Queue » installé au CHU Mohamed-Tahar-Maamouri de Nabeul devrait entrer en exploitation dès la semaine prochaine, alors que les travaux d’installation ont atteint 90%. Le dispositif vise à organiser le passage des patients aux bureaux d’accueil et aux consultations externes, dans un établissement qui reçoit quotidiennement entre 1500 et 1800 patients en consultation externe.

Un ticket pour organiser le parcours du patient

Concrètement, « Easy Queue » repose sur des bornes électroniques destinées à distribuer des tickets aux patients. Ces tickets doivent permettre de déterminer l’ordre de passage et d’orienter les patients vers le service ou la consultation concernés, afin de réduire les attroupements devant les guichets.

Selon le directeur général de l’établissement, Rachdi Ben Harath, le système est actuellement installé à hauteur de 90% et son exploitation est prévue « à partir de la semaine prochaine ». L’objectif affiché est de réduire l’encombrement, d’améliorer l’organisation des priorités et de fluidifier les démarches administratives.

Le dispositif intervient dans un contexte de forte fréquentation. Le bureau d’accueil unique de l’hôpital reçoit entre 1500 et 1800 patients par jour pour les consultations externes. À ce niveau de fréquentation, la gestion des files constitue un enjeu important, notamment aux heures de pointe.

Une numérisation déjà engagée

« Easy Queue » ne constitue toutefois pas la première étape de la digitalisation du parcours des patients au CHU de Nabeul. Depuis octobre 2025, l’établissement a mis en place des tableaux d’enregistrement électroniques destinés notamment aux patients disposant déjà d’un rendez-vous.

Cette solution a permis, selon la direction, d’enregistrer environ 30% des patients, avec une réduction relative des files devant le guichet unique. Le nouveau système doit donc compléter cette première expérience en prenant en charge la gestion physique de l’attente et l’orientation des patients.

L’établissement prévoit également la construction d’un bureau d’accueil supplémentaire, destiné à répartir les patients entre plusieurs points selon les consultations concernées. Ce nouvel espace doit notamment prendre en charge les patients orientés vers les services d’analyses médicales et d’imagerie.

Le véritable test commencera après le lancement

L’annonce de la mise en service constitue une étape importante, mais son efficacité devra surtout être mesurée sur le terrain. Le principal indicateur sera l’évolution du temps d’attente réel entre l’arrivée du patient, l’enregistrement et l’accès à la consultation.

Il faudra également préciser, après le démarrage, quelles consultations seront couvertes par « Easy Queue », selon quels horaires le système fonctionnera et comment seront accompagnées les personnes âgées ou celles peu familiarisées avec les dispositifs électroniques.

La coexistence entre les patients utilisant la préinscription électronique et ceux se présentant directement à l’hôpital constituera également un point à surveiller. Avec près de 30% des patients déjà concernés par l’enregistrement électronique, la coordination entre les deux dispositifs sera déterminante pour éviter de déplacer les files plutôt que de les réduire.

À ce stade, la mise en service reste annoncée pour la semaine prochaine : son impact sur les délais d’attente ne pourra donc être évalué qu’après les premières semaines de fonctionnement.

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Affaire Ghazi Mrabet : Deux nouvelles interpellations dans le cadre de l’enquête

09. September 2026 um 15:31

Les investigations se poursuivent dans l’affaire impliquant l’avocat Ghazi Mrabet. Selon des informations judiciaires, les agents de la brigade centrale de lutte contre les stupéfiants de la Garde nationale de l’Aouina ont procédé à l’interpellation de deux personnes supplémentaires, dans le cadre de l’enquête menée sur cette affaire.

Ces nouvelles interpellations interviennent alors que le parquet près le Tribunal de première instance de Tunis a décidé de prolonger de cinq jours la durée de la garde à vue de l’avocat Ghazi Mrabet. Il est actuellement interrogé dans le cadre d’une enquête portant notamment sur des soupçons liés à la détention et au trafic de stupéfiants.

Appréhendé dans le domicile d’un dealer

L’affaire a débuté après l’arrestation de l’avocat en compagnie d’un individu présenté comme un trafiquant de drogue faisant l’objet d’un mandat de recherche et condamné par contumace à 40 ans de prison. Les deux hommes avaient été appréhendés dans le domicile de ce dernier, selon une source judiciaire.

La perquisition du domicile aurait permis aux enquêteurs de saisir d’importantes quantités de stupéfiants, notamment plus de 8 kilogrammes de cocaïne, environ 4 kilogrammes de cannabis, ainsi qu’une somme d’argent estimée à près de 394.000 dinars. Certaines premières informations faisaient également état de la saisie de plaques de cannabis et de sommes d’argent importantes.

Lire aussi : Affaire Ghazi Mrabet : Cinq jours supplémentaires de garde à vue

D’après la même source judiciaire, l’enquête porte notamment sur des soupçons de constitution d’une organisation destinée au trafic de stupéfiants et de blanchiment d’argent. Les enquêteurs cherchent désormais à déterminer les éventuelles connexions entre les différentes personnes interpellées et à établir précisément le rôle de chacun.

La source judiciaire citée précédemment avait également affirmé que l’avocat, qui se trouvait avec l’individu recherché au moment de l’intervention, aurait tenté d’entraver le travail des agents de la police judiciaire afin de permettre à ce dernier de prendre la fuite. Les forces de l’ordre seraient toutefois parvenues à maîtriser la situation et à procéder à leur arrestation.

Les investigations se poursuivent

Avec l’interpellation de deux nouveaux suspects, les investigations se poursuivent afin de déterminer l’étendue du réseau présumé et d’identifier d’éventuelles autres personnes impliquées. À ce stade, les éléments rapportés relèvent de soupçons faisant encore l’objet d’une enquête judiciaire et ne préjugent pas de la culpabilité des personnes concernées.

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Superintelligence : Un chercheur quitte Anthropic face aux risques de perte de contrôle

09. September 2026 um 14:02

Un chercheur britannique de 27 ans, Jacob Coxon, a annoncé sa démission d’Anthropic, l’un des principaux acteurs mondiaux de l’intelligence artificielle, en raison de ses inquiétudes concernant la course engagée par les grandes entreprises technologiques vers des systèmes d’IA capables, à terme, d’améliorer eux-mêmes leurs propres capacités.

Coxon, qui travaillait sur le pré-entraînement des modèles d’intelligence artificielle, avait auparavant travaillé chez OpenAI avant de rejoindre Anthropic. Il avait notamment choisi cette dernière entreprise en raison de sa réputation dans le domaine de la sécurité de l’IA. Il estime désormais que les deux entreprises sont prises dans une compétition qui pourrait rendre de plus en plus difficiles les arbitrages en faveur de la sécurité.

Dans des déclarations rapportées par le Wall Street Journal, le chercheur affirme que le secteur se dirige vers des scénarios parmi les plus préoccupants et estime que, d’ici la fin de l’année prochaine, certaines situations pourraient devenir incontrôlables. Il évoque notamment les risques liés au développement de systèmes capables d’améliorer progressivement leurs propres performances.

« Une course vers la superintelligence »

Selon Coxon, certains chercheurs utilisent désormais des expressions comme « crunchtime » et « endgame » pour décrire la trajectoire vers des modèles toujours plus autonomes et potentiellement capables de participer eux-mêmes à l’amélioration des systèmes d’IA.

Le chercheur considère qu’aucune entreprise ne serait aujourd’hui en mesure de développer seule et de manière responsable une intelligence artificielle dépassant les capacités humaines dans un large éventail de tâches. Il plaide ainsi pour une intervention des pouvoirs publics et pour une coordination internationale permettant de ralentir le développement si les risques deviennent trop importants.

Son départ intervient alors que les débats sur la sécurité de l’intelligence artificielle prennent une nouvelle ampleur au sein même des entreprises qui développent les modèles les plus avancés.

Des inquiétudes également chez Anthropic et OpenAI

Les avertissements de Coxon ne sont pas isolés. Evan Hubinger, chercheur senior chez Anthropic spécialisé dans la sécurité et l’alignement des systèmes d’IA, a lui aussi déclaré être préoccupé par le risque que l’intelligence artificielle puisse devenir extrêmement dangereuse. Il estime notamment qu’il n’existe pas encore de plan suffisamment solide pour garantir l’alignement d’une future superintelligence avec les intérêts humains.

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Du côté d’OpenAI, le débat sur les risques liés à l’évolution rapide des modèles se poursuit également. Plusieurs responsables et chercheurs du secteur ont appelé à davantage de prudence et à la mise en place de mécanismes permettant aux pouvoirs publics d’intervenir si le rythme de développement des systèmes d’IA devient trop rapide.

Plus de 1 000 acteurs du secteur demandent des mécanismes de ralentissement

Cette inquiétude dépasse désormais les seuls chercheurs ayant quitté les grandes entreprises technologiques. Fin juillet, plus d’un millier de salariés et de professionnels du secteur de l’intelligence artificielle ont signé une déclaration appelant les gouvernements à mettre en place un mécanisme permettant de ralentir le développement des systèmes d’IA les plus avancés lorsque cela serait nécessaire.

La question posée est donc de plus en plus clairement politique : jusqu’où faut-il laisser avancer la course à la puissance des modèles d’intelligence artificielle et à quel moment les gouvernements doivent-ils disposer d’un « frein » capable d’intervenir ?

Les déclarations de Jacob Coxon ne constituent pas une preuve que l’IA deviendra incontrôlable. Elles témoignent toutefois d’une inquiétude croissante au sein même des équipes qui développent ces technologies. Le débat ne porte désormais plus uniquement sur les performances des futurs modèles, mais sur la capacité des sociétés et des États à conserver un contrôle effectif sur des systèmes de plus en plus autonomes.

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Lutte contre la désertification : 6,5 millions de dollars mobilisés pour la Tunisie

09. September 2026 um 13:44

La Tunisie entend renforcer ses efforts pour lutter contre la désertification et restaurer les terres dégradées, dans un contexte marqué par le changement climatique, la raréfaction des ressources en eau et la fragilisation des activités agricoles.

Le pays a participé, au mois d’août dernier, aux travaux de la 17e session de la Conférence des Parties à la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification, organisée à Oulan-Bator, en Mongolie, sous le thème « Restaurer les terres pour restaurer l’espoir ». La rencontre a réuni 197 États et organisations internationales.

Parmi les principales conclusions de cette conférence figure la nécessité de mobiliser près de 355 milliards de dollars à l’horizon 2030 pour investir dans les terres et les parcours. Un objectif qui reste confronté à un important déficit de financement, estimé à 278 milliards de dollars.

La conférence a également permis l’annonce d’un portefeuille de projets dans 23 pays pour un montant de 1,3 milliard de dollars, ainsi qu’une recommandation visant à renforcer la reconnaissance du rôle des parcours dans la lutte contre la dégradation des terres. Selon Hamda Alaoui, point focal national de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification au ministère tunisien de l’Environnement, la Tunisie participe aux différentes initiatives régionales et internationales dans ce domaine.

6,5 millions de dollars pour la Tunisie

Sur le plan national, la Tunisie a élaboré une vision consacrée aux ceintures vertes et a commencé à préparer des projets destinés à restaurer les terres arides. Dans ce cadre, le Fonds pour l’environnement mondial a mobilisé 300 millions de dollars au profit de la communauté internationale pour la restauration des terres arides. La part destinée à la Tunisie est estimée à 6,5 millions de dollars.

Un autre projet, d’une valeur de 15 millions de dollars, doit également être financé par le Fonds d’adaptation au changement climatique. Il concernera notamment les régions du centre tunisien et se trouve actuellement au stade de préparation des études d’exécution.

Lire aussi : La Tunisie déploie sa « ceinture verte »

La Tunisie mène par ailleurs un projet consacré à la préservation des nappes d’alfa, une ressource végétale particulièrement importante pour les écosystèmes des zones arides et semi-arides du pays.

La désertification ne se limite pas à l’avancée du sable

La lutte contre la désertification nécessite toutefois de dépasser l’image classique du désert qui progresse vers les terres agricoles. Selon Hamda Alaoui, la désertification désigne également la perte de fertilité des sols et leur incapacité progressive à maintenir leur productivité.

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Pétrole : Pourquoi la Tunisie importe-t-elle et exporte-t-elle en même temps?

09. September 2026 um 13:14

La Tunisie continue d’importer d’importantes quantités de pétrole et de produits pétroliers tout en exportant une partie de sa production de brut. Cette situation, qui peut sembler paradoxale, est de nouveau mise en lumière par une analyse publiée le 8 septembre 2026 par la plateforme spécialisée « Taqqah », qui s’est penchée sur les flux pétroliers tunisiens au cours des huit premiers mois de l’année.

Selon les données citées par la plateforme, la Tunisie a importé en moyenne 85 000 barils par jour de pétrole brut et de produits pétroliers entre janvier et août 2026, contre 90 000 barils par jour durant la même période de 2025, soit une baisse proche de 6 %. Dans le détail, les importations de brut ont progressé de 55 %, passant de 11 000 à 17 000 barils par jour, tandis que celles de produits pétroliers ont diminué de 14 %, à 68 000 barils par jour.

Dans le même temps, les exportations tunisiennes de pétrole brut sont restées relativement stables, à environ 20 000 barils par jour en moyenne sur les huit premiers mois de 2026. Les volumes ont toutefois connu de fortes variations mensuelles : ils ont atteint 37 000 barils par jour en avril, leur niveau le plus élevé de la période, contre seulement 10 000 barils par jour en mars. En août, les exportations ont atteint environ 26 000 barils par jour, en baisse de 4 % sur un an.

Pourquoi importer du pétrole alors que la Tunisie en exporte ?

Cette apparente contradiction s’explique principalement par la structure du système énergétique tunisien. La Tunisie ne produit pas suffisamment de pétrole pour répondre à l’ensemble de ses besoins énergétiques et dépend donc largement des importations. Mais le brut extrait localement n’est pas nécessairement adapté aux caractéristiques techniques de la raffinerie nationale.

La Tunisie dispose en effet d’une seule raffinerie, la Société tunisienne des industries de raffinage (STIR), implantée à Bizerte. Mise en service en 1963, elle dispose d’une capacité d’environ 34 000 barils par jour, ce qui, selon la plateforme, ne permet de couvrir qu’environ 30 % des besoins du marché tunisien.

À cela s’ajoutent les contraintes liées aux contrats de partenariat conclus dans certains champs pétroliers. Une partie de la production revenant aux partenaires étrangers peut ainsi être exportée conformément aux accords conclus, tandis que la Tunisie importe parallèlement du brut ou des produits raffinés mieux adaptés à ses besoins.

Le problème est donc moins celui d’un simple « manque de pétrole » que celui d’une dépendance croissante à l’égard des importations de produits énergétiques, dans un contexte de baisse de la production nationale.

Une dépendance énergétique qui s’accentue

La plateforme relève également une diminution de 12 % de la production tunisienne de pétrole brut, de condensats et de liquides de gaz naturel, qui s’est établie à environ 26 000 barils par jour en 2025.

Cette contraction de la production intervient alors que la consommation énergétique tunisienne continue d’exercer une forte pression sur les ressources disponibles. Le déficit énergétique a ainsi atteint 6,3 millions de tonnes équivalent pétrole en 2025, contre 5,3 millions un an auparavant, soit une progression de 19 %. La consommation totale a, de son côté, atteint 9,7 millions de tonnes équivalent pétrole.

Cette évolution contribue à expliquer pourquoi la question de la sécurité énergétique occupe désormais une place centrale dans les débats économiques tunisiens, notamment avec l’augmentation des besoins en carburants, en gaz et en électricité.

La Russie en tête des fournisseurs de produits pétroliers

Les données analysées par la plateforme montrent également une évolution importante de l’origine des importations tunisiennes. Entre janvier et août 2026, la Russie s’est classée en tête des fournisseurs de produits pétroliers de la Tunisie, avec une moyenne de 25 000 barils par jour. Elle est suivie par l’Italie, avec 8 000 barils par jour, l’Égypte avec 6 000, puis l’Espagne et la Grèce avec environ 5 000 barils par jour chacune.

Les importations de produits pétroliers ont cependant connu des fluctuations importantes. Elles ont atteint leur maximum en mai, à 80 000 barils par jour, avant de retomber à 57 000 en juillet puis de remonter à 69 000 en août.

Qu’est ce que la plateforme Taqqah ?

La plateforme « الطاقة », également connue sous son nom anglais « Taqqah », est un média spécialisé dans les questions énergétiques, notamment le pétrole, le gaz, les énergies renouvelables, les marchés de l’énergie et la transition énergétique. Son siège est indiqué à Washington et ses contenus s’appuient notamment sur les travaux de son « Energy Research Unit », ou Unité de recherche sur l’énergie.

La plateforme publie régulièrement des analyses consacrées aux pays arabes et accorde une attention particulière aux données de production, d’importation et d’exportation d’hydrocarbures. Elle ne s’est d’ailleurs pas intéressée à la Tunisie pour la première fois.

Lire aussi : Délestage : Une plateforme énergétique basée à Washington annonce la fin des coupures programmées en Tunisie

En juin 2026, elle avait notamment publié un dossier consacré aux principaux champs pétroliers et gaziers tunisiens. Le dossier présentait des données sur les capacités de production et le potentiel des différents champs et était présenté par la plateforme comme un travail documenté et exclusif sur les ressources tunisiennes.

Plus récemment, ses analyses ont également replacé la Tunisie dans le contexte plus large des bouleversements du marché énergétique international. Ses publications ont notamment étudié l’impact de la crise du détroit d’Ormuz sur les importateurs de pétrole et de gaz, dont plusieurs pays arabes.

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UGTT : L’instance administrative nationale se réunit pour examiner la situation syndicale

09. September 2026 um 11:38

L’instance administrative nationale de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) se réunit ce mercredi 9 septembre au siège central de la centrale syndicale à Tunis. Cette réunion est consacrée à l’examen de la situation syndicale ainsi qu’à plusieurs questions liées à la situation nationale. Elle intervient dans un contexte marqué par des tensions autour de l’exercice syndical et par la multiplication des revendications des structures régionales et sectorielles.

Une réunion au siège central de l’UGTT

La réunion de l’instance administrative nationale se tient dans la matinée de ce mercredi 9 septembre au siège central de l’UGTT. L’annonce a été faite par le département de la fonction publique de la centrale syndicale.

L’ordre du jour porte notamment sur l’évolution de la situation syndicale et sur plusieurs dossiers relevant de l’actualité nationale. À ce stade, aucune décision précise n’a été officiellement annoncée concernant d’éventuels mouvements sociaux.

Cette réunion constitue ainsi un rendez-vous important pour la direction syndicale, alors que plusieurs structures de l’UGTT ont récemment exprimé leurs préoccupations concernant les conditions de travail, les droits syndicaux et la situation sociale.

Quel signal après la réunion ?

La réunion intervient quelques jours après la prise de position de l’instance administrative régionale de Tunis, qui a appelé au dialogue et évoqué plusieurs dossiers concernant des syndicalistes licenciés ou faisant l’objet de procédures judiciaires. La structure régionale a également insisté sur les questions liées au pouvoir d’achat, aux prix, à l’approvisionnement et au fonctionnement de certains services publics.

Le 4 septembre, l’instance administrative régionale de Tunis avait également appelé à l’activation de la décision de grève générale, illustrant le niveau de tension atteint sur le front syndical.

Les travaux de l’instance administrative nationale pourraient permettre à la centrale syndicale de préciser ses prochaines orientations face à ces différents dossiers. L’enjeu sera notamment de savoir si l’UGTT privilégiera la poursuite du dialogue et des négociations ou si elle décidera de renforcer la mobilisation syndicale.

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Pluies orageuses : Jusqu’à 70 mm attendus jeudi, plusieurs régions concernées

09. September 2026 um 10:47

Des pluies temporairement orageuses et parfois intenses sont attendues à partir de jeudi après-midi sur le Nord et localement le Centre, avec des cumuls pouvant atteindre 70 millimètres dans plusieurs gouvernorats. Selon un bulletin de suivi de l’Institut national de la météorologie (INM), les précipitations les plus importantes sont attendues jeudi dans plusieurs régions, avant une poursuite du temps pluvieux vendredi.

Des cumuls de 30 à 50 mm dans plusieurs gouvernorats

Les pluies attendues jeudi après-midi concerneront principalement le Nord et localement le Centre. Les quantités maximales devraient atteindre 30 à 50 mm dans les gouvernorats de Bizerte, du Grand Tunis, de Nabeul, de Sousse, de Kairouan et du Kef.

Les cumuls pourraient être encore plus importants dans plusieurs gouvernorats de l’intérieur et du Nord-Ouest, avec jusqu’à 70 mm attendus à Jendouba, Béja, Siliana et Zaghouan.

Ces précipitations pourront être accompagnées localement de chutes de grêle, tandis que des vents forts sont attendus sous les cellules orageuses.

Une situation qui se poursuit vendredi

La dégradation ne devrait pas être limitée à la journée de jeudi. Les pluies se poursuivront vendredi 11 septembre, notamment sur le Nord et localement le Centre.

Les régions de l’Ouest devraient connaître des épisodes parfois intenses. Une baisse des températures est également attendue dans la plupart des régions du pays vendredi.

Avec des cumuls pouvant atteindre 70 mm, Jendouba, Béja, Siliana et Zaghouan constituent les principales zones à surveiller jeudi.

L’évolution exacte des cellules orageuses pourra toutefois entraîner des différences importantes d’une zone à l’autre. L’INM recommande ainsi de suivre les mises à jour de ses bulletins météorologiques au fur et à mesure de l’évolution de la situation.

Cette dégradation marque un changement net après les conditions estivales des dernières semaines et intervient alors que l’INM prévoit également une baisse des températures à partir de vendredi.

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Hannibal Mejbri opéré : Au moins trois à quatre mois d’absence

09. September 2026 um 10:14

Le milieu de terrain tunisien Hannibal Mejbri a subi une intervention chirurgicale après sa blessure aux ischio-jambiers et sera éloigné des terrains pendant au moins trois à quatre mois. L’information a été confirmée par l’entraîneur de Burnley, Nicky Hayen, après le match nul de son équipe contre Wrexham mardi. Le retour du joueur pourrait ainsi intervenir au plus tôt en décembre 2026, sans qu’une date précise puisse encore être fixée.

Une opération après la blessure contre Bristol City

Hannibal Mejbri s’est blessé lors du dernier match de Burnley contre Bristol City. Le milieu tunisien avait ensuite manqué le déplacement à Wrexham (1-1). Après la rencontre, Nicky Hayen a confirmé que le joueur avait été opéré. « Hannibal a eu son opération aujourd’hui », a indiqué l’entraîneur de Burnley, précisant que son absence serait d’au moins trois à quatre mois.

Cette durée signifie que Hannibal Mejbri devrait manquer une importante partie de l’automne avec Burnley. Selon l’évolution de sa récupération et de sa rééducation, son retour à la compétition pourrait intervenir en décembre ou au début de l’année 2027.

Il reste toutefois prématuré de fixer une date définitive de reprise. La durée annoncée par son entraîneur constitue pour l’instant la principale indication disponible.

Un coup dur pour la sélection tunisienne

Cette blessure constitue également un coup dur pour la sélection tunisienne. Une absence de trois à quatre mois pourrait priver les Aigles de Carthage de leur milieu de terrain lors de plusieurs échéances internationales prévues durant cette période.

La priorité sera désormais la récupération du joueur après son intervention chirurgicale. Son retour en sélection dépendra ensuite de son état physique, de sa reprise avec Burnley et de son niveau de compétition après plusieurs mois d’arrêt.

Mejbri avait déjà retrouvé du temps de jeu

Le milieu tunisien avait commencé la saison 2026-2027 avec Burnley et comptait sept apparitions avant sa blessure, pour un total de 375 minutes selon les statistiques disponibles.

Son absence intervient donc alors qu’il avait retrouvé une place régulière dans la rotation de l’équipe anglaise. Sa rééducation constituera désormais la prochaine étape avant d’envisager un retour progressif à l’entraînement puis à la compétition.

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Noyades : 69 décès sur les plages cet été, 46% hors des zones surveillées

09. September 2026 um 09:48

La Protection civile a enregistré 69 décès par noyade sur les plages tunisiennes durant l’été 2026, soit une baisse de 15% par rapport à l’année précédente. Dans le même temps, 688 personnes ont été secourues, un nombre en hausse de 80%. La Protection civile attribue cette amélioration à un renforcement du dispositif de surveillance, tout en alertant sur les risques liés aux plages non surveillées et aux baignades en dehors des horaires autorisés.

69 décès malgré une forte hausse des secours

Le bilan communiqué par la Protection civile, mardi lors d’une conférence de presse, fait état de 688 personnes secourues sur les plages durant la saison estivale 2026.

Malgré une fréquentation importante du littoral et une hausse de 80% du nombre de personnes secourues, le nombre de décès a reculé de 15% par rapport à la même période de 2025, pour atteindre 69 cas.

Cette évolution intervient dans un contexte marqué par des températures élevées et une forte affluence sur les plages durant les mois d’été.

Près d’une noyade sur deux hors surveillance

La Protection civile met toutefois en évidence un facteur de risque majeur : 46% des cas de noyade ont eu lieu sur des plages non surveillées ou en dehors des horaires de surveillance.

Ce chiffre souligne l’importance du choix des lieux de baignade et du respect des horaires de présence des équipes de secours. Les zones non couvertes par le dispositif de surveillance présentent en effet un risque accru en cas de difficulté dans l’eau, notamment lorsque l’intervention des secours est retardée.

310 postes de surveillance sur le littoral

Pour sécuriser les plages, la Protection civile a déployé 310 postes de surveillance le long des côtes tunisiennes. Le dispositif a mobilisé 127 agents de surveillance et 1451 maîtres-nageurs, chargés de prévenir les accidents et d’intervenir rapidement en cas de danger.

La baisse du nombre de décès, conjuguée à l’augmentation du nombre de personnes secourues, est présentée par la Protection civile comme un indicateur de l’efficacité de ce dispositif renforcé.

Au-delà des moyens mobilisés, les chiffres montrent que la prévention demeure essentielle. Le fait que près de la moitié des noyades soient survenues dans des zones non surveillées ou en dehors des horaires de surveillance constitue le principal enseignement du bilan.

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Incendies : Plus de 15.000 hectares brûlés cet été, en hausse de 500%

09. September 2026 um 09:41

Les incendies de forêt ont pris une ampleur exceptionnelle en Tunisie durant l’été 2026, avec plus de 15.000 hectares brûlés, soit une hausse de plus de 500% par rapport à 2025. La Protection civile a recensé une augmentation de près de 50% du nombre de feux et effectué plus de 14.000 interventions pour lutter contre les incendies entre le 1er juin et le 6 septembre. Les épisodes de forte chaleur ont notamment mobilisé les secours à un niveau inédit en juillet.

Une hausse spectaculaire des superficies brûlées

L’été 2026 a été marqué par une forte aggravation des incendies de forêt. Lors d’une conférence de presse, mardi, à l’Ecole nationale de la protection civile, le président de la direction régionale des opérations et du suivi à l’Office national de la protection civile, le Lieutenant colonel Khalil Mechri, a indiqué que les superficies brûlées ont dépassé 15.000 hectares, contre moins de 2500 hectares durant l’été 2025.

La progression dépasse ainsi 500% sur un an, alors que le nombre d’incendies a augmenté de près de 50%. L’écart entre l’évolution du nombre de feux et celle des superficies touchées traduit surtout la violence et l’étendue de plusieurs incendies majeurs enregistrés durant cette saison.

Plus de 14.000 interventions pour les incendies

Entre le 1er juin et le 6 septembre 2026, les unités de la Protection civile ont réalisé 66.484 interventions, soit 17% de plus que durant la même période de l’année précédente.

Plus de 14.000 interventions ont concerné la lutte contre les incendies. Le mois de juillet a concentré une partie importante de cette activité, avec plus de 23.000 interventions, dont 5532 opérations d’extinction d’incendies.

Les 21, 22 et 23 juillet, les unités ont même dépassé le seuil de 1000 interventions quotidiennes, avec environ 300 interventions consacrées chaque jour à l’extinction des incendies.

Djebel Bargou et Jebel Takrouna particulièrement touchés

Parmi les principaux incendies enregistrés cet été, celui de Djebel Bargou, dans le gouvernorat de Siliana, a ravagé environ 2000 hectares.

Le bilan est encore plus important à Jebel Takrouna, à Sakiet Sidi Youssef dans le gouvernorat du Kef, où près de 9000 hectares ont été ravagés par les flammes.

La situation dans les zones frontalières a également nécessité une coordination avec les autorités algériennes, des incendies ayant été enregistrés des deux côtés de la frontière.

Un dispositif renforcé face aux épisodes extrêmes

Pour faire face à la multiplication des départs de feu, la Protection civile a renforcé ses moyens humains et matériels. Les effectifs ont notamment été doublés selon un système de travail adapté, tandis que la réserve centrale a été renforcée par dix camions de pompiers transférés depuis des gouvernorats du Sud et du Centre moins touchés par les incendies.

Un système de volontariat a également été activé au sein des unités régionales afin de renforcer les équipes mobilisées, notamment dans le gouvernorat du Kef.

La Protection civile souligne par ailleurs la coordination avec les services forestiers, les forces de sécurité et de la Garde nationale, les municipalités ainsi que l’armée de l’air.

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Nostalgies : La Poste, Tournier et les timbres exotiques

09. September 2026 um 09:30

Lorsque je me retrouve à la rue Charles de Gaulle, j’ai toujours un pincement au cœur en passant devant la Poste. C’est que le chemin des écoliers me menait souvent par là, du temps où cet immeuble édifié par Henri Saladin en 1885, était le centre vital de tout un pays.

Auparavant, le tout premier hôtel des postes se trouvait dans la médina, à la rue El Mektar. Il se déplacera ensuite dans les parages de l’avenue de France, dans la petite artère nommée rue de l’Ancienne poste. Ce n’est qu’à la fin du dix-neuvième siècle que la bâtisse que nous connaissons a vu le jour et continue à surprendre avec ses volumes de gare parisienne et l’ocre de ses pierres taillées. Pour dire l’importance de l’édifice, il suffit de rappeler que de nombreuses réceptions d’officiels français en visite en Tunisie avaient eu lieu dans l’immense salle des pas perdus.

La Poste occupe tout un îlot urbain, bordé par les rues d’Angleterre et d’Espagne et aussi les rues Nasser et De Gaulle. Tous les quartiers environnants et à vrai dire toute la ville, convergeaient ici qui pour téléphoner et qui pour poster une lettre ou retirer un colis. À chaque fin de mois, les chèques postaux entraient en scène et la presse culminait devant les guichets.

Mes souvenirs de la Poste sont d’abord liés à ma collection de timbres. Je venais ici admirer les nouvelles émissions placées en vitrine et parfois acheter les enveloppes premier jour. Je crois que nous sommes tous passés par ces collections pour lesquelles les enfants étaient capables de toutes les négociations et les plus rusés des subterfuges pour s’emparer de la vignette recherchée.

À cette époque, deux libraires vendaient des timbres. Tous deux avaient leurs vitrines sous les Arcades et présentaient des collections surprenantes venues des pays arabes. À l’époque, chaque émirat avait ses propres timbres et nous rêvions à ces pays lointains dont les noms nous étaient inconnus. Chez Tournier et aussi à quelques pas, chez Sakati, les gamins achetaient des timbres pour en remplir des albums méthodiquement organisés par pays et par continent. À l’école, il existait une véritable bourse d’échanges : les transactions se passaient dans la cour au moment de la récréation et je me souviens en particulier d’un camarade qui avait toujours sa loupe avec lui pour pouvoir observer la précieuse dentelure des timbres.

Décoller des timbres avec de la vapeur d’eau était alors un jeu d’enfant alimenté par les nombreuses cartes postales que les familles recevaient. Que de Mariannes et de châteaux de la Loire ainsi recoltés à l’envers de la Tour Eiffel et de l’Opéra ! Je me souviens de cette époque à laquelle a survécu un album dont je ne sais plus qui en a hérité. Et puis n’ai-je pas appris la géographie grâce à ces timbres qui mariaient exotisme et proximités et nous apprenaient des noms de pays – Suomi, Sverige et d’autres – dans la langue originale.

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Année préparatoire : Réouverture des inscriptions pour les enfants nés en 2021

09. September 2026 um 09:03

Les inscriptions à distance en année préparatoire rouvrent ce mercredi 9 septembre 2026 à partir de midi. La nouvelle période d’inscription concerne les enfants nés en 2021, en vue de leur admission pour l’année scolaire 2026-2027. Le dispositif couvre les établissements publics et privés ainsi que les jardins d’enfants et les kouttabs.

Ouverture à partir de 12h

Les ministères de l’Éducation, de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Seniors, ainsi que des Affaires religieuses, ont annoncé la réouverture de la plateforme d’inscription à distance à partir de 12h ce mercredi.

Cette opération vise les enfants nés en 2021 qui n’ont pas encore été inscrits en année préparatoire. Les parents concernés sont invités à effectuer leur démarche en ligne dès l’ouverture du service.

Plusieurs structures concernées

La procédure concerne les inscriptions en année préparatoire dans plusieurs types de structures. Sont notamment concernés les écoles publiques ; les écoles privées ; les jardins d’enfants ; les kouttabs.

La réouverture permet ainsi aux familles n’ayant pas encore finalisé l’inscription de déposer leur demande à distance.

Où s’inscrire ?

Les démarches doivent être effectuées sur la plateforme officielle Vie scolaire du ministère de l’Éducation.

Cette nouvelle période d’inscription intervient à quelques jours de la rentrée scolaire et vise notamment à permettre aux familles qui n’ont pas pu finaliser leur démarche lors de la première phase de régulariser la situation de leurs enfants.

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Energie Solaire : Plus de 150.000 installations et 420 MW raccordés au réseau basse tension

09. September 2026 um 08:52

La production solaire photovoltaïque poursuit son expansion en Tunisie, avec plus de 150.000 systèmes installés chez les particuliers et une puissance raccordée au réseau basse tension supérieure à 420 MW en 2025. Selon le directeur de l’énergie solaire à l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), les réalisations dans le solaire ont progressé de plus de 60% en un an. Plus de 130 MW de la puissance raccordée concernent par ailleurs les secteurs de l’hôtellerie, de l’industrie et de l’agriculture.

L’autoproduction change d’échelle

Le chiffre de 150.000 systèmes photovoltaïques installés chez les particuliers donne une mesure de l’ampleur prise par l’autoproduction résidentielle. L’ANME recense également plus d’un million de mètres carrés de chauffe-eau solaires installés en Tunisie.

Mais l’indicateur le plus significatif pour mesurer le poids réel du photovoltaïque dans le système électrique reste la puissance raccordée. Celle-ci a dépassé 420 MW sur le réseau basse tension en 2025, selon l’ANME. Ce chiffre traduit le passage progressif du solaire d’une solution individuelle destinée à réduire la facture à une composante de plus en plus visible du système électrique.

La progression des réalisations photovoltaïques a dépassé 60% en 2025 par rapport à 2024, confirmant l’accélération du marché.

Plus de 130 MW dans l’économie productive

L’essor ne concerne pas uniquement les ménages. Plus de 130 MW de capacité photovoltaïque raccordée sont installés dans l’hôtellerie, l’industrie et l’agriculture. Ces secteurs ont un intérêt particulier pour l’autoproduction, puisque leurs consommations électriques peuvent être importantes et que le solaire permet de réduire directement leur recours à l’électricité conventionnelle.

L’exemple d’un hôtel à Djerba illustre concrètement cette logique. L’établissement produit grâce à son installation solaire entre 40% et 50% de ses besoins électriques et réalise une économie estimée à près de 300.000 dinars par an. Le projet, lancé à partir de 2018 puis progressivement renforcé, montre que le photovoltaïque peut être envisagé comme un investissement avec un retour économique mesurable, au-delà de son intérêt environnemental.

Le Fonds de transition énergétique accompagne les projets

L’essor de l’autoproduction repose aussi sur les mécanismes de soutien publics. L’ANME accompagne les entreprises souhaitant investir dans les énergies renouvelables à travers des études techniques, une assistance et les mécanismes financiers du Fonds de transition énergétique (FTE).

Le FTE intervient notamment dans les projets de production d’électricité renouvelable destinés à l’autoconsommation. L’ANME a également digitalisé les procédures d’accès aux aides afin de permettre le dépôt et le suivi des demandes en ligne. Le dispositif couvre notamment PROSOL ELEC et PROSOL ELEC Économique, ainsi que différents projets d’efficacité énergétique et d’énergies renouvelables.

Pour les entreprises, l’ANME indique que la procédure simplifiée du FTE s’adresse notamment aux secteurs industriel, commercial, agricole et tertiaire.

Un enjeu face au déficit énergétique

Cette accélération intervient dans un contexte particulièrement tendu. Selon le responsable de l’ANME cité par l’agence TAP, le déficit énergétique de la Tunisie dépasse 59% de la consommation nationale. L’agence considère dès lors le développement des renouvelables comme une nécessité pour réduire la dépendance aux énergies conventionnelles.

La Tunisie vise une part des énergies renouvelables de 35% à l’horizon 2030, puis 50% en 2035, selon les objectifs rappelés par l’ANME.

Avec plus de 420 MW déjà raccordés en basse tension et une progression annuelle supérieure à 60%, le photovoltaïque constitue ainsi l’un des segments les plus dynamiques de cette transition. Le principal enjeu sera désormais de transformer cette multiplication des installations en une contribution durable à la réduction du déficit énergétique, tout en renforçant les capacités du réseau à intégrer cette production décentralisée.

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Industrie : Les investissements déclarés progressent de 18% et près de 13.000 emplois annoncés

09. September 2026 um 08:35

Les investissements industriels déclarés ont progressé de 18% durant les quatre premiers mois de 2026, selon les données de l’APII. La période a enregistré 745 projets déclarés pour un montant global de 754,6 millions de dinars et un potentiel de 12.934 emplois. Ces chiffres viennent préciser l’annonce faite mardi par le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Slah Zouari, qui avait évoqué une hausse de 18% des investissements industriels et environ 13.000 emplois supplémentaires.

754,6 millions de dinars d’investissements déclarés

Intervenant le 8 septembre lors de la cinquième réunion ministérielle du COMESA consacrée à l’industrie, organisée en Zambie par visioconférence, Slah Zouari a présenté la hausse des investissements industriels comme un indicateur du dynamisme du secteur et de son rôle dans la création d’emplois. Il avait toutefois indiqué seulement que cette progression concernait « les premiers mois » de 2026, sans préciser la période ni le montant correspondant.

Les données de l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation permettent désormais de préciser ce point : sur les quatre premiers mois de l’année, 745 projets industriels ont été déclarés, représentant 754,6 millions de dinars d’investissements. La hausse de 18% concerne donc les investissements déclarés par rapport à la même période de 2025.

Près de 13.000 emplois potentiels

L’autre chiffre avancé par le ministre, celui d’environ 13.000 emplois supplémentaires, correspond également aux données de l’APII. L’agence recense exactement 12.934 emplois potentiels associés aux projets industriels déclarés durant les quatre premiers mois de 2026.

Ces 12.934 emplois correspondent à un potentiel d’emplois lié aux projets déclarés. Ils ne doivent donc pas être interprétés comme 13.000 recrutements déjà effectués ou comme des postes effectivement occupés.

Les industries agroalimentaires en tête

La progression est particulièrement marquée dans les industries agroalimentaires, dont les investissements déclarés ont augmenté de 59,7%, à 312,9 millions de dinars.

Les industries diverses enregistrent pour leur part une hausse de 90,4%, portant leurs investissements à 128,5 millions de dinars. Les industries mécaniques et électriques, importantes pour l’activité exportatrice, affichent une progression plus modérée de 9,6%, à 217,5 millions de dinars.

Ces secteurs figurent également parmi les activités que Slah Zouari a présentées comme porteuses pour la diversification de la base productive, l’augmentation de la valeur ajoutée et le renforcement de la compétitivité tunisienne.

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