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Empfangen — 20. August 2026 Actualités Tunisie webdo.tn

Carburants : La grève surprise levée à Radès, reprise des livraisons

20. August 2026 um 14:22

Mise à jour à 19h00

La grève surprise observée ce jeudi 20 août 2026 dans la zone pétrolière de Radès a été levée. Le mouvement des chauffeurs de camions-citernes avait provoqué le blocage des sorties de véhicules et interrompu temporairement les livraisons de carburants vers les stations-service.

L’information de la levée du mouvement a été rapportée dans la soirée par la TAP, quelques heures après le déclenchement de la grève.

Reprise après plusieurs heures de blocage

Depuis la matinée, les camions-citernes étaient immobilisés dans la zone pétrolière de Radès, empêchant les opérations habituelles de transport entre les dépôts et les stations-service.

Cette situation avait fait craindre des perturbations de l’approvisionnement si le mouvement venait à se prolonger. Aucune pénurie de carburant à l’échelle nationale n’avait toutefois été établie.

La levée de la grève écarte désormais le scénario d’un blocage prolongé de ce maillon important de la chaîne de distribution des hydrocarbures.

Des revendications sociales à l’origine du mouvement

La grève avait été déclenchée sur fond de revendications professionnelles des chauffeurs de camions de transport de carburants.

Le mouvement concernait notamment des questions liées aux conditions de travail et à l’application d’accords sectoriels portant sur les majorations salariales.

Son caractère soudain avait rapidement attiré l’attention en raison du rôle stratégique de la zone pétrolière de Radès dans l’approvisionnement des stations-service.

Avec la levée du mouvement, les livraisons peuvent reprendre après plusieurs heures de perturbation. Il faudra néanmoins observer le rythme de retour à la normale dans les stations éventuellement affectées par le retard accumulé au cours de la journée.

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Rentrée 2026-2027 : Ouverture des inscriptions scolaires

20. August 2026 um 13:58

A l’approche de la rentrée scolaire 2026-2027, les parents sont appelés à effectuer une nouvelle démarche en ligne. Le ministère de l’Éducation ouvre, ce jeudi 20 août à partir de 20h00, l’opération d’inscription et de réinscription à distance pour les élèves du primaire, du cycle préparatoire et du secondaire.

Cette nouvelle campagne marque une étape importante dans la généralisation des procédures numériques liées à la rentrée. Les familles concernées devront effectuer leurs démarches via la plateforme officielle dédiée à la vie scolaire.

Une procédure désormais en ligne

L’opération concerne les élèves déjà scolarisés dans les établissements publics et appelés à poursuivre leur parcours durant l’année scolaire 2026-2027. Les parents devront donc procéder à la réinscription de leurs enfants dans les délais prévus par le ministère.

Le dispositif concerne également les opérations d’inscription destinées aux élèves qui intègrent les différents niveaux concernés, selon les modalités fixées par l’administration éducative.

Cette démarche s’inscrit dans la volonté de réduire progressivement les procédures administratives effectuées directement dans les établissements et de centraliser les opérations liées à la scolarité sur une plateforme numérique.

Plusieurs campagnes déjà lancées

Cette ouverture générale intervient après le lancement d’autres opérations d’inscription pour la prochaine rentrée.

Les inscriptions en première année primaire avaient été ouvertes plus tôt dans l’année, tandis que celles concernant les classes préparatoires, destinées notamment aux enfants nés en 2021, ont débuté le 18 août 2026.

La campagne ouverte ce jeudi soir vient ainsi compléter le calendrier des inscriptions à distance pour la prochaine année scolaire.

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Déchets : A Béja, la Tunisie teste une méthode japonaise contre le méthane

20. August 2026 um 13:28

A Béja, la gestion des déchets devient le terrain d’une expérience mêlant technologie japonaise, réduction des émissions de méthane et coopération climatique. La Tunisie déploie, avec l’appui du Japon, la méthode dite « Fukuoka » au niveau d’une unité de traitement des déchets, dans le cadre du Mécanisme de crédit conjoint (JCM) conclu entre les deux pays.

L’objectif dépasse la seule amélioration du traitement des déchets. Le projet s’inscrit dans une démarche plus large de réduction des émissions de gaz à effet de serre, de développement de l’économie circulaire et de coopération internationale autour des mécanismes de l’Accord de Paris.

Béja comme laboratoire climatique

La méthode Fukuoka constitue le cœur technologique de cette expérience. Développée au Japon, elle repose sur un mode de stockage semi-aérobie des déchets destiné à favoriser la circulation de l’air dans les installations d’enfouissement.

Cette configuration permet notamment de réduire les émissions de méthane, un gaz à effet de serre particulièrement puissant, tout en améliorant les conditions de stabilisation des déchets et la gestion des eaux de drainage.

Pour la Tunisie, l’intérêt est donc double : améliorer progressivement les pratiques de gestion des déchets tout en s’attaquant à une source importante d’émissions.

Le projet de Béja ne constitue d’ailleurs pas une initiative apparue du jour au lendemain. Sa mise en œuvre s’inscrit dans le cadre d’une coopération engagée depuis plusieurs années entre les partenaires tunisiens et japonais.

Du traitement des déchets aux crédits carbone

L’autre dimension du projet est directement liée à la politique climatique internationale.

Le dispositif s’inscrit dans le cadre du Mécanisme de crédit conjoint (JCM) entre la Tunisie et le Japon, lui-même aligné sur l’article 6 de l’Accord de Paris. Ce mécanisme permet de soutenir des projets utilisant des technologies ou des savoir-faire permettant de réduire les émissions de gaz à effet de serre.

À terme, les réductions d’émissions obtenues grâce au projet peuvent ainsi être quantifiées et valorisées dans le cadre du mécanisme de coopération carbone.

Le traitement des déchets devient alors plus qu’une question environnementale locale : il s’intègre à une architecture internationale de financement et de comptabilisation de l’action climatique.

Une expérience destinée à dépasser Béja

L’intérêt du projet réside également dans sa dimension pilote. Les résultats obtenus à Béja doivent permettre d’accumuler des données, de mesurer l’efficacité de la méthode et de capitaliser sur l’expertise développée.

Cette expérience pourrait ainsi servir de référence pour d’autres territoires confrontés aux mêmes difficultés de gestion des déchets et de réduction des émissions de méthane.

C’est précisément dans cette logique qu’une session de formation a été organisée les 18 et 19 août 2026 à destination d’une délégation réunissant des représentants de plusieurs pays africains, avec le soutien d’ONU-Habitat.

L’objectif était de partager les expériences et les compétences, mais aussi de renforcer les capacités dans deux domaines désormais étroitement liés : la gestion durable des déchets et l’action climatique.

Un modèle à l’épreuve du terrain

Le véritable enjeu se situe désormais dans la capacité de cette technologie à démontrer son efficacité dans les conditions tunisiennes.

Si l’expérience de Béja permet de réduire effectivement les émissions de méthane tout en améliorant la gestion du site, elle pourrait ouvrir la voie à une diffusion plus large de la méthode.

La Tunisie ne se contente donc pas d’importer une technologie japonaise : elle cherche à faire de Béja un terrain d’expérimentation susceptible d’alimenter une coopération climatique à l’échelle africaine.

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Tunisie – Météo : Jusqu’à 42°C et un sirocco attendu ce jeudi

20. August 2026 um 09:20

La chaleur reste bien installée en Tunisie ce jeudi 20 août 2026. Selon les prévisions de l’Institut national de la météorologie (INM), les températures maximales varieront entre 32 et 37°C sur les régions côtières et les hauteurs, et entre 37 et 42°C dans le reste du pays, avec la poursuite du sirocco.

Le ciel sera peu nuageux sur l’ensemble du territoire. Le vent soufflera du secteur est, faible à modéré, avant de se renforcer relativement au cours de l’après-midi près des côtes est. La mer sera peu agitée à localement agitée sur les côtes orientales.

Une chaleur encore marquée à l’intérieur du pays

Si les zones côtières bénéficieront de températures relativement plus modérées, l’intérieur et plusieurs régions du sud continueront d’affronter une chaleur soutenue, avec des maximales pouvant atteindre 42°C, sous l’effet du sirocco.

Cette configuration météorologique prolonge ainsi les conditions estivales chaudes qui continuent de dominer sur une grande partie du pays en cette deuxième moitié du mois d’août.

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Empfangen — 19. August 2026 Actualités Tunisie webdo.tn

Don d’organes en Tunisie : 11 donneurs, 31 greffes… mais une attente toujours immense

19. August 2026 um 12:08

La transplantation d’organes connaît une nette amélioration en Tunisie. Depuis avril et jusqu’au 15 août 2026, onze donneurs en état de mort cérébrale ont permis de réaliser 31 greffes, dont six au profit d’enfants. Le chiffre confirme une dynamique engagée depuis 2025, mais ne doit pas masquer l’essentiel : face à près de 1600 patients en attente d’un rein, le pays manque toujours cruellement de donneurs.

Une progression qui se confirme

Les chiffres permettent de mesurer le chemin parcouru. En 2024, 23 greffes avaient été réalisées à partir de donneurs en état de mort cérébrale. En 2025, le bilan s’est nettement amélioré : 16 donneurs ont permis 46 transplantations, soit 23 reins, 11 foies et 12 cœurs.

Au 15 août 2026, onze donneurs ont déjà permis 31 greffes : 22 reins, trois foies et six cœurs. À ce stade de l’année, la Tunisie a donc déjà réalisé près des deux tiers du nombre de greffes effectuées à partir de donneurs décédés sur l’ensemble de 2025.

La tendance est encourageante. Mais elle doit être replacée dans une réalité beaucoup plus lourde.

Le besoin progresse plus vite

En octobre 2024, le CNPTO faisait état de 1525 patients inscrits sur les listes d’attente. Un an plus tard, ce nombre approchait 1700, dont environ 1600 pour une greffe rénale.

Le problème est donc moins la capacité des équipes médicales à réaliser les transplantations que la disponibilité des organes.

Le cas du rein est particulièrement révélateur. En 2025, 73 greffes rénales ont été réalisées, mais seulement 23 provenaient de donneurs décédés. Les 50 autres étaient issues de donneurs vivants.

La transplantation tunisienne repose ainsi encore largement sur la possibilité de trouver un donneur vivant, alors que les besoins dépassent largement cette capacité.

Un potentiel de donneurs qui reste sous-exploité

Le chiffre le plus préoccupant se trouve peut-être en amont du prélèvement. En 2025, sur environ 100 situations de mort cérébrale, seules 16 familles avaient donné leur accord pour le prélèvement d’organes.

Autrement dit, la question n’est pas uniquement de savoir combien de transplantations les hôpitaux peuvent réaliser. Elle consiste d’abord à déterminer combien de dons potentiels parviennent réellement jusqu’au bloc opératoire. C’est là que se situe l’un des principaux leviers de progression.

La sensibilisation du public et, surtout, l’accompagnement des familles confrontées à la mort cérébrale d’un proche deviennent donc aussi importants que les moyens médicaux et chirurgicaux.

La prochaine étape sera de transformer cette amélioration ponctuelle en tendance durable. Car avec près de 1600 patients en attente d’un rein, chaque donneur supplémentaire ne représente pas seulement une opération de plus : il peut réduire une liste d’attente qui, pour certains patients, continue de s’allonger plus vite qu’elle ne se vide.

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Tunisie : La chaleur revient en force dès samedi, jusqu’à 46°C dimanche et lundi

19. August 2026 um 11:19

La Tunisie s’apprête à connaître une nouvelle séquence de forte chaleur à partir du samedi 22 août. Selon l’Institut national de la météorologie (INM), les températures grimperont nettement dimanche et lundi, jusqu’à 40 à 46°C dans la plupart des régions, avant une baisse mardi. Mais cette accalmie pourrait être de courte durée : le mercure repartira ensuite à la hausse jusqu’à la fin de la semaine.

Un pic attendu dimanche et lundi

Après quelques journées relativement moins chaudes, la situation devrait changer dès samedi. L’INM prévoit une hausse des températures dans la plupart des régions du pays, avec un épisode particulièrement marqué dimanche 23 et lundi 24 août. Les maximales dépasseront alors les normales saisonnières de 6 à 10 degrés et se situeront généralement entre 40 et 46°C.

Le sirocco fera également son apparition, contribuant à renforcer la chaleur, notamment dans les régions exposées aux vents chauds provenant du Sud.

Cette configuration pourrait ainsi produire un contraste important entre les températures actuellement observées et celles attendues au début de la semaine prochaine.

Une baisse mardi, mais pas la fin de la chaleur

Le scénario annoncé par l’INM présente toutefois une particularité : le pic de chaleur ne devrait pas être suivi d’un véritable retour à des températures de saison.

Une baisse est attendue mardi 25 août. Mais cette amélioration devrait rester temporaire puisque les températures repartiront ensuite à la hausse. Pour la fin de la semaine prochaine, l’INM prévoit à nouveau des températures supérieures aux normales saisonnières, cette fois de 4 à 8 degrés.

La Tunisie pourrait donc connaître une succession de deux séquences chaudes en l’espace de quelques jours, séparées par une brève parenthèse de fraîcheur relative.

Une chaleur qui s’inscrit dans un été déjà très chaud

Cette nouvelle prévision ne constitue pas un épisode isolé dans le contexte météorologique de cet été. Le bulletin saisonnier de l’INM publié en juin prévoyait déjà des températures supérieures aux normales pour l’ensemble de la période juillet-août-septembre 2026, avec une chaleur particulièrement marquée dans le Centre et le Sud.

L’enjeu n’est donc pas seulement le chiffre de 46°C attendu dimanche ou lundi. Il réside également dans la répétition des épisodes de forte chaleur et leur faible espacement.

Cette succession peut accentuer la pression sur les populations, les ressources en eau et les systèmes de refroidissement, tout en maintenant une forte demande énergétique.

À ce stade, le scénario météorologique est donc assez lisible : hausse à partir de samedi, pic dimanche et lundi, baisse mardi, puis nouvelle remontée jusqu’à la fin de la semaine. La principale incertitude concerne désormais l’intensité exacte de cette seconde hausse et sa répartition entre les régions.

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Endoscopie digestive : Pourquoi la Tunisie fait venir des experts de l’hôpital de Sheffield

19. August 2026 um 10:10

Des experts de l’hôpital de Sheffield participent, du 17 au 19 août, à une formation consacrée aux techniques avancées d’endoscopie digestive à l’hôpital universitaire Mongi Slim de La Marsa. Si l’information peut donner l’impression que la Tunisie cherche à rattraper un retard, la réalité est plus nuancée : le pays dispose déjà d’une expertise dans ce domaine et cherche surtout à renforcer ses compétences sur des techniques particulièrement spécialisées.

Pourquoi Sheffield ?

Le choix de l’établissement britannique n’est pas anodin. Le service d’endoscopie de Sheffield figure parmi les 20 centres d’excellence de la World Endoscopy Organization (WEO) dans le monde et parmi les deux seuls centres britanniques bénéficiant de cette reconnaissance.

Son activité témoigne d’un niveau de spécialisation élevé, avec notamment plus de 10.000 gastroscopies, 7500 coloscopies, environ 1200 CPRE et 560 écho-endoscopies réalisées chaque année.

Il ne s’agit donc pas, pour les équipes tunisiennes, d’apprendre les bases de l’endoscopie digestive. L’enjeu se situe davantage dans la maîtrise et la standardisation de techniques diagnostiques et thérapeutiques avancées, ainsi que dans l’actualisation des pratiques.

La Tunisie dispose déjà d’une expertise

Cette coopération prend d’autant plus de sens que la Tunisie cherche elle-même à devenir un pôle régional dans ce domaine.

La World Endoscopy Organization a identifié le pays comme un partenaire prometteur pour le développement de la formation en endoscopie digestive en Afrique. En 2026, un programme soutenu notamment par la JICA prévoit ainsi des sessions de formation à Nabeul destinées à des professionnels africains, avec l’intervention d’équipes tunisiennes.

Le paradoxe est donc intéressant : la Tunisie reçoit des experts britanniques tout en commençant elle-même à transmettre son savoir-faire à d’autres pays africains.

L’endoscopie moderne dépasse largement la simple exploration de l’estomac ou du côlon. Elle comprend notamment l’écho-endoscopie, la CPRE et différentes techniques interventionnelles et thérapeutiques complexes.

À ce niveau, la performance ne dépend pas uniquement de la disponibilité du matériel. Elle repose aussi sur la sélection des patients, les protocoles, la qualité du geste, l’interprétation des examens et la capacité à prévenir ou traiter les complications.

C’est précisément ce type de perfectionnement que permettent les échanges avec des centres internationaux à forte activité.

Une coopération qui révèle une montée en gamme

Il serait donc trompeur de présenter cette formation comme la preuve d’un retard tunisien en endoscopie digestive.

Elle témoigne plutôt d’une volonté de faire progresser une expertise déjà existante vers les standards les plus avancés, en confrontant les pratiques locales à celles de centres internationaux de référence.

Le mouvement est d’ailleurs désormais dans les deux sens : Sheffield apporte son expertise en Tunisie, tandis que des équipes tunisiennes s’apprêtent à former des professionnels africains.

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Libye : Tunis au cœur d’un nouveau round pour débloquer le processus électoral

19. August 2026 um 09:18

Tunis accueillera jeudi 20 août une nouvelle réunion du mécanisme libyen « 4+4 », sous l’égide des Nations unies. Cette huitième session intervient après plusieurs avancées techniques sur le processus électoral, mais sans règlement politique permettant encore de transformer ces compromis en élections nationales. À travers ce nouveau round, l’enjeu est donc moins de faire dialoguer les protagonistes que de vérifier si le dialogue peut enfin produire des décisions applicables.

Un mécanisme pour contourner le blocage

Annoncée par Hanna Tetteh, représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU pour la Libye, la réunion réunira les huit membres du format « 4+4 ».

Ce mécanisme rassemble deux représentants de la Chambre des représentants, deux du Haut Conseil d’État, deux du Gouvernement d’unité nationale et deux représentants du commandement militaire de l’Est. Il a été conçu comme un cadre restreint destiné à traiter certains des blocages qui empêchent la progression du processus politique.

Son intérêt tient précisément à son format : réunir autour d’une même table des acteurs issus des principales structures rivales, alors que le dialogue politique plus large peine à produire un compromis définitif.

Des compromis, mais toujours pas de scrutin

Les réunions précédentes ont permis des avancées, notamment sur certains aspects du cadre électoral. Début août, le comité est également parvenu à un accord sur un mécanisme de désignation du président de la Haute Commission nationale électorale.

Mais ces avancées techniques ne doivent pas masquer la réalité politique : la Libye n’a toujours pas réussi à créer les conditions nécessaires à l’organisation d’élections nationales acceptées par les principales parties. C’est là que se situe le véritable défi de la réunion de jeudi.

Le problème libyen n’est plus l’absence de mécanismes de dialogue. Les formats se multiplient, les discussions se poursuivent et certains compromis sont trouvés. Le verrou se situe désormais dans la capacité des institutions et des forces rivales à accepter des règles communes et à renoncer à une partie de leurs intérêts propres.

Le temps presse

Devant le Conseil de sécurité, Hanna Tetteh a également alerté sur la fragilisation des infrastructures et la dégradation des services publics, notamment dans le secteur de l’électricité.

Ce constat rappelle que l’impasse politique n’est pas une question abstraite réservée aux institutions. Elle a des conséquences directes sur le fonctionnement de l’État et sur la vie quotidienne des Libyens.

La multiplication des difficultés économiques et sociales renforce ainsi la pression sur les acteurs politiques. Mais elle souligne également le risque d’un nouveau cycle de discussions sans débouché concret.

Tunis, plus qu’un lieu de réunion

La tenue de cette nouvelle session dans la capitale tunisienne confirme le rôle que Tunis continue de jouer comme espace de médiation et de dialogue dans le dossier libyen.

Mais le véritable indicateur de réussite ne sera pas le nombre de réunions organisées ni même l’annonce de nouveaux compromis.

Il sera de savoir si le « 4+4 » peut contribuer à franchir le dernier obstacle : passer du compromis technique à l’accord politique susceptible d’ouvrir réellement la voie aux élections.

Pour l’ONU comme pour les Libyens, c’est désormais là que se joue la crédibilité de ce processus.

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Tunisie – Météo : Jusqu’à 43°C dans le Sud, le sirocco maintient la chaleur

19. August 2026 um 08:39

La chaleur restera bien installée ce mercredi 19 août en Tunisie, avec des températures maximales comprises entre 31°C et 43°C. Les régions côtières et les hauteurs seront relativement épargnées, tandis que les températures grimperont jusqu’à 41°C dans plusieurs régions intérieures et à 43°C à Tozeur sous l’effet du sirocco.

Une chaleur plus marquée à l’intérieur

Selon les prévisions de l’Institut national de la météorologie (INM), le ciel sera peu nuageux sur l’ensemble du pays.

Les températures maximales varieront entre 31°C et 36°C sur les régions côtières et les hauteurs, tandis qu’elles atteindront 37°C à 41°C dans le reste du pays.

Le Sud-ouest connaîtra les températures les plus élevées, avec un maximum de 43°C attendu à Tozeur, où le sirocco contribuera à accentuer la sensation de chaleur.

Des vents plus soutenus sur les côtes

Le vent soufflera de secteur nord sur le Nord et le Centre et de secteur est dans le Sud. Il sera relativement fort près des côtes, alors qu’il restera faible à modéré à l’intérieur du pays.

La mer sera agitée au Nord et peu agitée sur les autres côtes.

La journée s’annonce ainsi contrastée entre des températures plus modérées sur le littoral et les hauteurs et une chaleur nettement plus forte dans les régions intérieures, particulièrement dans le Sud-ouest.

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Retraites, santé, couverture sociale : La Tunisie ouvre le chantier de la grande réforme

19. August 2026 um 08:29

Le gouvernement vient d’ouvrir un chantier qui pourrait redessiner en profondeur le système de protection sociale. Retraites, couverture sociale, assurance maladie, gouvernance des caisses et numérisation sont désormais réunies dans une même démarche de réforme. Mais derrière l’ambition affichée, les principales questions restent encore ouvertes : quels changements pour les assurés, quel effort pour les cotisants et surtout quel financement pour cette nouvelle architecture ?

Changer d’échelle

Réunie mardi 18 août à la Kasbah, une séance de travail ministérielle consacrée à la réforme de la sécurité sociale a débouché sur une décision claire : la préparation immédiate des textes relatifs aux réformes structurelles.

Le gouvernement entend ainsi dépasser les ajustements ponctuels pour engager une révision globale du système. Le constat avancé est celui d’un modèle confronté à des transformations profondes : vieillissement de la population, évolution du marché du travail, progression du secteur informel, développement du travail indépendant et apparition de nouvelles formes d’activité.

Le système de protection sociale doit donc, selon l’exécutif, être adapté à une réalité qui n’est plus celle dans laquelle ses principaux mécanismes ont été conçus.

Les travailleurs hors radar

L’un des axes les plus révélateurs concerne les catégories qui restent insuffisamment couvertes.

Le gouvernement cite notamment les travailleurs du secteur informel, les actifs agricoles et de la pêche, les indépendants ainsi que les travailleurs des plateformes et des nouveaux métiers.

L’enjeu est majeur : étendre la protection sociale sans appliquer mécaniquement à ces catégories les règles conçues pour le salariat traditionnel.

Il faudra donc imaginer des modalités d’affiliation et de contribution adaptées à des revenus parfois irréguliers, simplifier les procédures et rapprocher les services des bénéficiaires.

Cette extension de la couverture pourrait également constituer un enjeu financier pour les caisses sociales, en élargissant à terme leur base de cotisants.

Les retraites restent le dossier sensible

La réforme des retraites figure bien au cœur du projet. Le communiqué évoque une révision globale et structurelle destinée à adapter les régimes aux évolutions démographiques, économiques et professionnelles. Mais aucune mesure précise n’est encore annoncée, selon le communiqué de la Présidence du Gouvernement.

Pas de nouvel âge légal de départ à la retraite, pas de modification annoncée de la durée de cotisation, pas de changement détaillé du calcul des pensions ni des taux de contribution.

Cette prudence n’est pas anodine. Toute réforme des retraites touche directement l’équilibre entre générations, le niveau de revenu des retraités et la capacité contributive des actifs.

Le gouvernement privilégie donc, à ce stade, le principe d’une mise en œuvre progressive, fondée sur les études et diagnostics déjà réalisés.

Santé et sécurité sociale : rapprocher deux mondes

Autre dimension importante : la réforme ne s’arrêtera pas aux caisses sociales.

L’exécutif veut renforcer l’articulation entre protection sociale et système de santé, notamment dans la prise en charge des soins et des médicaments. Une meilleure coordination entre caisses, structures sanitaires et prestataires est recherchée, avec l’objectif d’améliorer l’accès aux services et leur qualité.

Le gouvernement entend également soutenir la production pharmaceutique locale de médicaments essentiels et de vaccins, dans une logique de renforcement de la sécurité sanitaire du pays.

La numérisation constitue enfin un autre pilier du projet : modernisation de l’identifiant social, digitalisation des services, traitement plus rapide des demandes et poursuite de la numérisation du dossier médical.

Le financement, grande inconnue

C’est ici que commence la partie la plus délicate.

Élargir la couverture sociale, améliorer les prestations, moderniser les caisses et renforcer la prise en charge sanitaire nécessitera des ressources et des arbitrages. Or, le communiqué ne fournit pour l’instant aucune donnée financière ni calendrier détaillé permettant de mesurer l’ampleur de l’effort attendu.

Le gouvernement annonce une première phase de mesures urgentes, suivie de réformes à court et moyen terme, tandis que les transformations structurelles seront conduites progressivement.

L’ambition est donc désormais posée. Reste le passage décisif du principe à l’acte.

La véritable portée de cette réforme se mesurera moins aux annonces générales qu’aux textes qui seront prochainement présentés : c’est là que se révéleront les gagnants, les contributeurs supplémentaires et les efforts demandés aux assurés.

Pour l’heure, la Tunisie vient surtout de franchir une première étape : celle de la décision politique de s’attaquer simultanément aux retraites, à la couverture sociale, à la santé et à la gouvernance du système. Le chantier est ouvert. Le débat, lui, ne fait que commencer.

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Empfangen — 18. August 2026 Actualités Tunisie webdo.tn

Transferts des Tunisiens à l’étranger : Une manne financière encore peu orientée vers l’investissement

18. August 2026 um 13:15

Les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger constituent l’une des principales sources de devises du pays. En hausse régulière, ces flux soutiennent les revenus des familles et contribuent aux équilibres extérieurs. Mais derrière ces milliards de dinars se pose une question stratégique : comment transformer une partie de cette épargne en investissement productif ?

Des milliards de dinars injectés dans l’économie

Les transferts des Tunisiens à l’étranger ont atteint 8,7616 milliards de dinars en 2025, contre 8,2626 milliards en 2024, soit une progression proche de 6%. La tendance s’est poursuivie en 2026 : ils ont atteint 4,7452 milliards de dinars au 10 juillet, contre 4,5151 milliards à la même période de 2025, soit une hausse de 230,1 millions de dinars.

Le poids de ces flux est loin d’être négligeable. Selon la Banque mondiale, les transferts personnels reçus par la Tunisie représentaient 6,3% du PIB en 2024. Ils constituent ainsi, avec les recettes touristiques, une source essentielle de devises pour le pays.

Une épargne qui reste largement tournée vers la consommation

Ces transferts jouent avant tout un rôle social. Ils permettent aux familles de financer leurs dépenses courantes, le logement, les études ou encore les soins. Une fonction indispensable, mais qui limite mécaniquement leur impact sur la croissance lorsqu’ils sont principalement consacrés à la consommation.

Le véritable enjeu consiste donc à orienter une partie de cette épargne vers l’investissement : PME, activités industrielles et de services, start-up ou projets régionaux créateurs d’emplois.

Le gouverneur de la Banque centrale, Fethi Zouhair Nouri, soulignait déjà en mai 2025 la nécessité d’intégrer davantage ces ressources à l’économie nationale sous forme de projets d’investissement. Il estimait alors à environ 120 dollars par mois le transfert moyen d’un Tunisien résidant à l’étranger, contre 200 dollars au niveau mondial.

Le Maroc et l’Égypte montrent l’ampleur du potentiel

Les chiffres régionaux donnent une idée de l’importance de cette manne. En Égypte, les transferts ont atteint 43,1 milliards de dollars entre juillet 2025 et mai 2026, en hausse de 31,2% sur un an.

Au Maroc, ils se sont élevés à 61,48 milliards de dirhams au premier semestre 2026, contre 55,95 milliards un an auparavant. Sur l’ensemble de 2025, ils avaient atteint 122,02 milliards de dirhams.

À l’échelle mondiale, la Banque mondiale estime à 685 milliards de dollars les transferts reçus par les pays à revenu faible et intermédiaire en 2024.

Transformer une manne en levier de croissance

Pour la Tunisie, le défi n’est donc plus de démontrer l’importance de sa diaspora. Il consiste à créer les conditions permettant de convertir une partie de ses ressources financières en capital productif.

Procédures simplifiées, projets clairement identifiés, mécanismes de financement adaptés et climat de confiance sont autant de conditions nécessaires.

Car les Tunisiens de l’étranger apportent bien plus que des devises : ils disposent aussi de compétences, d’expériences et de réseaux internationaux. Mieux connecter ces ressources à l’économie nationale permettrait de faire des transferts non plus seulement un soutien aux équilibres extérieurs, mais un véritable moteur d’investissement et de création d’emplois.

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Douane tunisienne : Un nouveau système numérique pour gérer l’origine des marchandises

18. August 2026 um 12:30

La Tunisie poursuit la digitalisation de ses procédures douanières avec le lancement des travaux techniques d’un système électronique intégré consacré aux règles d’origine. Mené dans le cadre de la coopération tuniso-sud-coréenne et financé par la Corée du Sud, le projet doit permettre à terme de mieux déterminer l’origine des marchandises et d’appliquer plus précisément les avantages douaniers prévus par les accords commerciaux.

Un outil pour déterminer l’origine des produits

Derrière l’appellation technique de « système électronique intégré d’origine » se trouve un dispositif destiné à simplifier la gestion d’une question essentielle dans le commerce international : déterminer l’origine réelle d’une marchandise.

Dans le cadre d’un accord de libre-échange, l’origine d’un produit ne correspond pas nécessairement au pays depuis lequel il est expédié. Elle dépend de règles précises liées notamment à la composition du produit, à la provenance des matières utilisées, à leur valeur ou encore au degré de transformation réalisé.

Cette détermination est importante puisque les marchandises répondant aux critères prévus peuvent bénéficier de droits de douane préférentiels, voire d’exonérations selon l’accord concerné.

Vers une gestion numérique des règles d’origine

Le futur système doit permettre aux opérateurs économiques et à la Douane tunisienne de gérer électroniquement les informations relatives à l’origine des marchandises, rapporte l’Agence TAP.

Pour les entreprises, l’objectif est de faciliter les démarches liées au commerce extérieur et la justification de l’origine de leurs produits. Pour la Douane, il s’agit notamment de disposer d’un outil permettant de vérifier plus efficacement si une marchandise remplit les conditions nécessaires pour bénéficier d’un régime préférentiel.

La digitalisation doit également contribuer à une meilleure traçabilité, à davantage de transparence et à une réduction des traitements administratifs et des risques d’erreur.

Une coopération tuniso-sud-coréenne

Le projet s’inscrit dans le cadre de la coopération technique entre la Douane tunisienne et son homologue sud-coréenne. Son financement est assuré par la Corée du Sud.

Une première rencontre avait eu lieu en avril 2026 pour établir un diagnostic et identifier les besoins techniques nécessaires à la préparation du système.

Les travaux actuellement engagés constituent une nouvelle étape. Ils se poursuivront jusqu’au 18 septembre 2026, avec pour objectif de finaliser la préparation des aspects techniques nécessaires à la mise en place du dispositif.

Une précision est toutefois essentielle : le système n’est pas encore opérationnel. Les travaux lancés concernent sa préparation technique et sa future mise en place.

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Sections préparatoires : Les inscriptions en ligne ouvertes pour les enfants nés en 2021

18. August 2026 um 12:02

Les inscriptions à distance aux sections préparatoires pour l’année scolaire 2026-2027 ont débuté ce mardi 18 août 2026 à midi. Cette opération concerne les enfants nés en 2021 et s’adresse aux familles souhaitant inscrire leurs enfants dans les écoles primaires publiques ou privées, les jardins d’enfants ainsi que les kouttabs. Les parents disposent jusqu’au vendredi 28 août pour effectuer les démarches en ligne sur la plateforme officielle du ministère de l’Éducation.

Une procédure entièrement à distance

Selon un communiqué conjoint des ministères de l’Éducation, de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées, et des Affaires religieuses, les inscriptions sont ouvertes depuis ce mardi à 12 heures.

Les parents ou tuteurs concernés doivent effectuer l’inscription à travers la plateforme viescolaire.education.tn, dédiée aux services de la vie scolaire du ministère de l’Éducation.

L’opération se poursuivra jusqu’au 28 août 2026, date limite fixée pour l’enregistrement des enfants concernés.

Plusieurs structures d’accueil concernées

Le dispositif ne se limite pas aux seules écoles primaires. Les enfants nés en 2021 peuvent être inscrits dans les écoles primaires publiques et privées, mais également dans les jardins d’enfants et les kouttabs proposant des sections préparatoires.

Cette organisation vise à faciliter l’accès des enfants à cette étape préscolaire et à permettre aux familles d’accomplir les formalités sans avoir à se déplacer auprès des établissements.

Une étape avant l’entrée à l’école

Les sections préparatoires constituent une étape importante dans le parcours éducatif de l’enfant. Elles permettent notamment de préparer progressivement les enfants à leur future intégration dans l’enseignement primaire, à travers des activités éducatives adaptées à leur âge.

Avec l’ouverture anticipée des inscriptions en ligne, les autorités misent également sur la simplification des démarches administratives et sur une meilleure organisation des affectations pour la prochaine année scolaire.

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Gafsa : Un agent de sécurité meurt lors d’une opération contre le trafic de drogue

18. August 2026 um 11:27

Un agent de la brigade de lutte contre les stupéfiants de Kasserine a trouvé la mort lundi 17 août à Gafsa, lors d’une opération visant un appartement soupçonné d’être utilisé pour le trafic de drogue. Ramzi Mhamdi a été grièvement blessé après une chute du toit d’un immeuble au cours de l’intervention. Malgré son transfert en urgence à l’hôpital régional de Gafsa, il a succombé à ses blessures.

Une opération dans le centre-ville de Gafsa

L’intervention s’est déroulée dans l’un des quartiers du centre-ville de Gafsa, dans le cadre d’une opération sécuritaire destinée à démanteler une activité présumée de trafic de stupéfiants.

Selon des sources sécuritaires, les forces de l’ordre ont procédé à la perquisition d’un appartement qui aurait été utilisé par des individus impliqués dans ce trafic. Deux suspects ont été arrêtés au cours de l’opération, rapporte Mosaique fm.

Une lutte antidrogue qui se veut plus offensive

Cette intervention s’inscrit dans un contexte de renforcement affiché de la lutte contre le trafic de stupéfiants en Tunisie. Les autorités multiplient les opérations ciblées contre les réseaux de trafic et cherchent également à adapter l’arsenal juridique face à l’évolution du phénomène.

En juin 2026, des représentants du ministère de l’Intérieur auditionnés par l’Assemblée des représentants du peuple avaient notamment souligné la progression du trafic et de la consommation de drogues, dans le cadre de l’examen d’une réforme de la loi n°92-52 relative aux stupéfiants.

Les chiffres des saisies témoignent par ailleurs de l’ampleur de la mobilisation. Au cours du premier semestre 2026, les services de la Douane ont saisi plus de 214 kilogrammes de stupéfiants, dont 78,4 kilogrammes de cocaïne et 134,5 kilogrammes de cannabis, ainsi que près de 180 000 comprimés stupéfiants.

Une chute après l’attaque d’un chien

Lors de l’intervention, Ramzi Mhamdi aurait été surpris et attaqué par un chien particulièrement agressif, que les suspects auraient utilisé pour tenter d’entraver l’intervention des forces de sécurité.

Au cours de l’intervention, l’agent a chuté du toit de l’immeuble, subissant de graves blessures, notamment à la tête. Rapidement pris en charge par ses collègues, il a été transporté vers l’hôpital régional de Gafsa dans un état critique.

Malgré les soins prodigués par les équipes médicales, Ramzi Mhamdi n’a pas survécu à ses blessures.

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Eau minérale : La pénurie révèle un marché où les intermédiaires se multiplient

18. August 2026 um 10:29

La pénurie d’eau conditionnée pourrait commencer à se résorber dans une dizaine de jours, selon Nabil Ayadi, président de la Chambre nationale des commerçants de produits alimentaires en gros. Mais derrière cette promesse de retour à la normale se dessine une autre réalité, moins visible pour le consommateur : le circuit de distribution de l’eau en bouteille a changé. À côté du producteur, du grossiste et du détaillant, de grands dépôts spécialisés dans la vente en gros se sont imposés comme de nouveaux intermédiaires.

De l’usine au consommateur, un maillon supplémentaire

Le marché de l’eau conditionnée fonctionnait traditionnellement selon une chaîne relativement lisible : producteur, grossiste, détaillant. Un modèle classique dans lequel chaque acteur occupait une fonction clairement identifiée dans l’acheminement du produit jusqu’au consommateur.

Selon Nabil Ayadi, cette organisation a toutefois évolué avec l’apparition de grands dépôts spécialisés dans la vente en gros d’eau, a-t-il souligné hier dans une intervention sur les ondes de Mosaique fm.

Ce changement peut sembler technique. Il ne l’est pas nécessairement. Dans un marché soumis à une forte demande, la manière dont les volumes circulent entre les différents intermédiaires devient aussi importante que la quantité produite.

L’eau peut donc être disponible quelque part dans la chaîne sans pour autant se retrouver au bon moment dans les commerces où les consommateurs la recherchent.

Une pénurie qui ne se mesure pas seulement à la production

C’est là que se situe l’un des enseignements de la crise actuelle. Une rupture constatée chez le détaillant ne signifie pas automatiquement que les usines ne produisent pas suffisamment.

Entre la production et la vente finale interviennent désormais plusieurs niveaux de distribution, dont les pratiques commerciales peuvent influencer la circulation des stocks.

Il serait toutefois excessif d’en conclure que les grands dépôts sont responsables de la pénurie. Les informations disponibles ne permettent pas de l’établir. Leur apparition constitue plutôt un nouvel élément à prendre en compte pour comprendre le fonctionnement du marché.

La question devient alors celle de la fluidité du circuit : combien de temps faut-il à une bouteille pour passer de l’usine au commerce ? Combien d’intermédiaires interviennent ? Et surtout, comment les volumes disponibles sont-ils répartis lorsque la demande dépasse les capacités habituelles d’approvisionnement ?

Dix jours pour vérifier si le marché peut respirer

Dans ce contexte, l’échéance annoncée par Nabil Ayadi mérite d’être suivie de près. Le responsable professionnel estime que l’approvisionnement pourrait retrouver son rythme normal dans environ dix jours.

Cette prévision constituera un premier test grandeur nature. Si les rayons se remplissent progressivement, la tension actuelle pourrait n’être qu’un épisode lié à une conjoncture exceptionnelle et à des difficultés temporaires d’approvisionnement.

Si, au contraire, les ruptures persistent malgré une amélioration de l’offre, l’organisation du circuit de distribution devra être examinée de plus près.

Le vrai sujet : qui contrôle la circulation de l’eau ?

La crise actuelle pose ainsi une question qui dépasse la simple disponibilité du produit. Dans un marché où les intermédiaires se multiplient, la disponibilité physique de l’eau ne garantit pas nécessairement sa disponibilité commerciale.

Pour le consommateur, cette distinction est invisible : une bouteille absente du rayon reste une bouteille introuvable, qu’elle manque à l’usine, au grossiste ou au détaillant.

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Fergie Chambers : Interpol met en lumière les accusations américaines

18. August 2026 um 10:06

L’affaire Fergie Chambers franchit une nouvelle étape avec la révélation du contenu de la notice rouge d’Interpol le concernant. Arrêté le 10 juillet à Ibiza à la demande des autorités américaines, l’héritier et mécène du Club Africain est toujours détenu en Espagne, dans l’attente de la suite de la procédure d’extradition. Selon le quotidien espagnol El País, qui affirme avoir consulté la notice, le document permet surtout de préciser les faits que Washington lui reproche.

Trois chefs d’accusation au cœur du dossier

D’après El País, la notice rouge mentionne trois chefs d’accusation : blanchiment d’argent, émeute et complot en vue de provoquer une émeute. Le journal précise que ce dernier chef ne correspond pas exactement à une infraction autonome dans le droit espagnol.

Ces accusations s’inscrivent dans une procédure américaine dont l’acte d’accusation demeure sous scellés. Selon les éléments rapportés par plusieurs médias, Chambers risque jusqu’à 30 ans de prison s’il était reconnu coupable des faits qui lui sont reprochés aux États-Unis.

Il convient toutefois de rappeler que Chambers n’est pas condamné. Les faits évoqués correspondent aux accusations formulées par les autorités américaines et doivent être distingués d’une culpabilité judiciairement établie.

Les 7,5 millions de dollars transférés en Tunisie

L’un des éléments les plus sensibles du dossier concerne la Tunisie. La notice évoquée par El País fait état d’un transfert de 7,5 millions de dollars vers la Tunisie, considéré comme suspect par les autorités américaines dans le cadre de l’accusation de blanchiment.

Ce montant donne une nouvelle dimension aux interrogations entourant les activités financières de Chambers en Tunisie, où il résidait et où il s’était notamment impliqué dans le Club Africain.

Mais l’interprétation de ces transferts est précisément au cœur du désaccord entre l’accusation et la défense.

Interrogée par El País, l’épouse de Chambers, Stella Schnabel, affirme que les fonds transférés en Tunisie n’étaient pas destinés à un investissement, mais notamment au règlement de dettes et au paiement des salaires des joueurs du Club Africain.

Cette version rejoint le rôle financier joué par Chambers auprès du club tunisien, qu’il a soutenu durant la période de crise financière et administrative traversée par le CA. Son implication avait notamment contribué à faire de l’investisseur américain une figure centrale de l’environnement du club.

Pour autant, il serait prématuré d’établir un lien direct entre les sommes transférées et une quelconque infraction : ce que les autorités américaines considèrent comme suspect relève encore de l’accusation, et non d’une décision de justice définitive.

Gaza, le Hamas et la défense de Chambers

La notice évoquerait également un soutien financier à des organisations présentes à Gaza et susceptibles, selon les autorités américaines, d’avoir des liens avec le Hamas. Cette dimension explique en partie pourquoi le dossier dépasse largement la seule question du blanchiment d’argent.

La défense de Chambers conteste les accusations et soutient que les poursuites constituent une forme de persécution politique liée à son engagement en faveur de la cause palestinienne. Ses avocats, dirigés par l’ancien juge espagnol Baltasar Garzón, défendent cette ligne devant les juridictions espagnoles.

Selon eux, l’homme d’affaires aurait consacré environ un million de dollars à des projets et causes humanitaires à Gaza dont 550.000 dollars au Middle East Children’s Alliance, 370.000 dollars au Sameer Project, 300.000 dollars au People’s Health Movement, 200.000 dollars au fonds pour les enfants de Ghasan Abu Sittah et 100.000 dollars au Zaynab Project.

L’Espagne doit désormais poursuivre l’examen de la demande américaine d’extradition. La justice espagnole devra d’abord se prononcer dans le cadre de la procédure, avant qu’une éventuelle décision finale ne revienne au gouvernement espagnol.

La révélation de la notice rouge apporte donc des éléments nouveaux sur le dossier. Mais elle ne tranche pas la question essentielle : les faits reprochés à Fergie Chambers relèvent-ils d’activités criminelles, comme l’affirment les autorités américaines, ou d’activités philanthropiques et politiques, comme le soutient sa défense ? La procédure d’extradition devra précisément permettre de clarifier cette confrontation.

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Météo : Légère baisse des températures, jusqu’à 43°C dans plusieurs régions

18. August 2026 um 09:32

La Tunisie connaîtra ce mardi 18 août 2026 une légère baisse des températures dans le Nord, tandis que le mercure restera stable dans les autres régions. Le ciel sera généralement peu nuageux, avec un renforcement des nuages dans le Sud-Est au cours de l’après-midi. Les maximales atteindront 32 à 37°C dans le Nord, les régions côtières et les hauteurs, contre 38 à 43°C ailleurs, avec des épisodes de sirocco.

Un mercure encore élevé dans plusieurs régions

Selon les prévisions de l’Institut national de la météorologie (INM), les températures seront en léger recul dans le Nord, mais cette amélioration restera limitée. Dans le reste du pays, les températures conserveront des niveaux élevés.

Les maximales varieront ainsi entre 32 et 37°C dans le Nord, sur les zones côtières et les hauteurs. Elles grimperont entre 38 et 43°C dans les autres régions, avec l’apparition de vents de sirocco.

Des nuages plus nombreux dans le Sud-Est

Le ciel sera globalement peu nuageux durant la journée. Une évolution est toutefois attendue dans le Sud-Est, où les nuages deviendront progressivement plus denses au cours de l’après-midi.

Du côté des vents, ils souffleront du secteur nord, relativement forts à localement forts près des côtes nord ainsi que sur les hauteurs. Ils seront en revanche faibles à modérés dans le reste des régions.

Une mer agitée au Nord

La situation maritime restera également agitée. La mer sera agitée à localement très agitée au Nord, tandis qu’elle sera peu agitée à agitée sur les autres côtes.

Les conditions en mer appellent donc à la vigilance, notamment dans les zones septentrionales exposées aux vents les plus forts.

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Tunisair : La ponctualité progresse, mais la facture s’envole

18. August 2026 um 08:54

Tunisair a enregistré une nette amélioration de sa ponctualité au deuxième trimestre 2026, passée de 39% à 54% en un an. Mais derrière ce redressement opérationnel, les indicateurs financiers se dégradent sous l’effet d’une envolée des dépenses de carburant, d’entretien et des charges financières, tandis que l’endettement atteint 728 millions de dinars. Les chiffres monétaires publiés par la compagnie restent toutefois provisoires.

La ponctualité gagne 15 points

C’est l’un des principaux signaux positifs du trimestre. Le taux de ponctualité de la flotte, calculé sur les vols accusant un retard inférieur à quinze minutes, est passé de 39% au deuxième trimestre 2025 à 54% sur la même période de 2026.

L’utilisation de la flotte s’est également améliorée, atteignant 9,97 heures par jour et par avion, contre 8,70 heures un an auparavant. Dans le même temps, le nombre d’heures de vol effectuées par la flotte de Tunisair a progressé de 16%.

Des avions mieux utilisés, mais moins remplis

Cette amélioration opérationnelle ne s’est toutefois pas traduite par une progression du trafic passagers. Tunisair a transporté 656.248 passagers au deuxième trimestre, contre 660.802 un an plus tôt, soit un recul de 1%.

La compagnie explique notamment cette baisse par le déclenchement du conflit dans la région du Golfe. Le coefficient de remplissage a, lui, reculé de 75,2% à 71,6%, alors même que l’offre en sièges-kilomètres progressait de 2%.

Carburant : une facture presque doublée

C’est sur le front des charges que le contraste est le plus saisissant. Les dépenses de carburant ont atteint 164 millions de dinars, contre 85 millions un an auparavant, soit une hausse de 93%.

Tunisair attribue cette envolée à la flambée des cours du Brent et à l’élargissement du différentiel entre le pétrole brut et le kérosène aviation Jet A-1. Selon la compagnie, le prix moyen de la tonne de Jet A-1 a quasiment doublé entre avril et juin 2026.

Les charges d’entretien et de réparation ont également connu une progression spectaculaire, passant de 8 à 29 millions de dinars, soit une hausse de 263%. Les dépenses d’assistance au sol ont augmenté de 16%, tandis que les charges de personnel ont progressé de 13%.

Un endettement qui atteint 728 millions de dinars

La pression financière reste donc considérable. L’endettement de Tunisair s’établit à 728 millions de dinars à la fin du deuxième trimestre 2026, contre 594 millions un an auparavant, soit une hausse de 23%.

La compagnie explique cette progression par la mise en place de nouveaux crédits en 2025 et au début de 2026. Les charges financières ont, elles aussi, fortement augmenté, passant de 6 à 11 millions de dinars, soit +83% sur un an.

Tunisair affiche néanmoins une amélioration de sa liquidité, qui atteint 153 millions de dinars, contre 90 millions au deuxième trimestre 2025.

Les indicateurs du deuxième trimestre dessinent ainsi une situation contrastée. La compagnie nationale semble avoir amélioré certains de ses fondamentaux opérationnels, notamment la ponctualité et l’utilisation de ses avions. Mais cette amélioration intervient dans un environnement où la facture énergétique et les coûts d’entretien pèsent lourdement sur les finances de l’entreprise.

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10.000 dinars pour passer à l’électrique : 47 taxis seulement concernés

18. August 2026 um 08:34

L’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME) ouvre un nouvel appel à candidatures pour l’acquisition de 47 taxis individuels électriques, avec une subvention de 10.000 dinars par véhicule. Les titulaires d’une licence peuvent désormais postuler dans tous les gouvernorats, jusqu’au 18 septembre 2026, alors que le précédent dispositif était réservé à trois zones seulement. Une ouverture nationale qui élargit le champ des bénéficiaires, sans pour autant multiplier les places disponibles.

De trois zones à l’ensemble des gouvernorats

C’est le principal changement de ce nouvel appel. Lors de la précédente opération, lancée au début de l’année, l’ANME avait limité le dispositif aux chauffeurs de taxi individuel exerçant dans les municipalités de Bizerte, Sfax et Djerba.

L’appel concernait alors 50 véhicules électriques. Cette fois, l’accès est élargi aux professionnels titulaires d’une licence dans l’ensemble des gouvernorats du pays, marquant ainsi une extension nationale du programme.

Cette ouverture ne signifie toutefois pas une généralisation massive de l’aide. Seuls 47 bénéficiaires pourront en profiter.

L’ancien appel de l’ANME portait bien sur une aide destinée à l’acquisition de 50 taxis électriques dans les trois zones pilotes.

Une subvention de 10.000 dinars par véhicule

Le dispositif prévoit une aide financière de 10.000 dinars pour l’achat d’un taxi électrique. L’objectif est d’encourager l’introduction progressive de véhicules moins énergivores et moins polluants dans le parc du transport individuel.

Mais le programme reste sélectif. Avec seulement 47 véhicules concernés, l’enveloppe directe consacrée aux subventions représente 470.000 dinars, si chaque bénéficiaire reçoit le montant maximal annoncé.

Le passage de 50 à 47 véhicules s’explique par l’intégration de trois taxis issus du précédent dispositif, selon les informations communiquées dans le nouvel appel.

Un programme national, mais 47 places seulement

L’élargissement territorial constitue donc une avancée importante : un chauffeur de taxi titulaire d’une licence, quel que soit son gouvernorat d’exercice, peut désormais prétendre à l’aide.

Mais cette nationalisation du dispositif renforce aussi la concurrence entre les candidats. Là où le précédent appel répartissait les opportunités entre trois zones ciblées, les 47 aides disponibles sont désormais ouvertes à l’ensemble du territoire.

Les professionnels intéressés ont jusqu’au 18 septembre 2026 pour déposer leur candidature.

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Empfangen — 17. August 2026 Actualités Tunisie webdo.tn

CPG : Les agents menacent de trois jours de grève début septembre

17. August 2026 um 19:44

Les agents, cadres et employés de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) annoncent une grève générale de trois jours, les 1er, 2 et 3 septembre 2026, si leurs revendications ne sont pas satisfaites. L’avis de grève, publié lundi par la section des Offices et des institutions publiques de l’UGTT, intervient après plusieurs demandes restées sans réponse de la direction générale et de l’autorité de tutelle.

Des revendications salariales au cœur du conflit

Les agents de la CPG réclament en premier lieu l’application immédiate des procès-verbaux de réunions et des accords conclus entre les différentes parties.

Le volet salarial occupe également une place centrale dans leurs revendications. Les employés demandent notamment l’application des augmentations salariales prévues, ainsi que l’intégration dans le salaire de base des augmentations correspondant aux années 2015, 2016 et 2017, pour l’ensemble des agents.

Les représentants syndicaux réclament également une revalorisation de l’indemnité de fin de carrière, sur le modèle de celle accordée au Groupement chimique tunisien. À ces demandes s’ajoute une hausse de 4% de l’indemnité de compensation.

Un dialogue jugé insuffisant

La menace de grève intervient dans un contexte de tensions persistantes entre les représentants des travailleurs et la direction de la compagnie.

Réunis le 30 juin 2026, les membres du Conseil sectoriel des mines avaient déjà réitéré leurs demandes et sollicité la tenue d’une réunion de travail avec les responsables concernés.

Selon l’avis de grève, cette demande n’a pas reçu de réponse de la part de la direction générale de la CPG ni de l’autorité de tutelle.

Le syndicat a donc adressé son avis à plusieurs responsables, notamment aux ministres de l’Industrie, de l’Énergie et des Mines et des Affaires sociales, au secrétaire général du gouvernement, au directeur général de l’Inspection du travail et de la conciliation ainsi qu’au directeur général de la CPG.

Trois jours qui pourraient peser sur le secteur

Si aucun accord n’est trouvé avant le début du mois de septembre, le mouvement devrait s’étendre sur trois journées consécutives.

La CPG occupe une place stratégique dans l’économie tunisienne à travers l’extraction et la production de phosphate, une activité qui constitue également un pilier économique historique du bassin minier de Gafsa.

Alors que le phosphate représentait avant 2011 environ 4% du produit intérieur brut et entre 9% et 12% des exportations tunisiennes, sa contribution est aujourd’hui tombée à seulement 0,5% du PIB et près de 3% des exportations. Cette chute est attribuée à une combinaison de perturbations sociales, de difficultés logistiques, d’un sous-investissement prolongé et d’une baisse des capacités de production.

La production moyenne de phosphates de la dernière décennie n’a pas dépassé 3,2 à 3,4 millions de tonnes par an, très loin des niveaux d’avant 2011 lorsque la production atteignait environ 8,2 millions de tonnes par an.

L’annonce de cette grève intervient ainsi dans un secteur où les questions sociales restent étroitement liées aux enjeux de production et de performance de la compagnie.

Pour l’heure, l’avis syndical fixe une échéance claire : les 1er, 2 et 3 septembre. D’ici là, l’ouverture d’un dialogue entre les représentants des travailleurs, la direction et les autorités de tutelle pourrait encore permettre d’éviter le déclenchement du mouvement.

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