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Trafic de drogue : Jusqu’à 40 ans de prison à Tunis, les lourdes condamnations se multiplient

10. Juli 2026 um 14:36

La Chambre criminelle près le Tribunal de première instance de Tunis a condamné les membres d’un réseau de trafic de stupéfiants à des peines allant de 20 à 40 ans de prison, assorties d’amendes dépassant 400.000 dinars. Ce verdict s’inscrit dans une série de décisions particulièrement sévères rendues ces dernières semaines contre des filières de narcotrafic, illustrant le durcissement de la réponse judiciaire face à un phénomène en pleine mutation.

Les tribunaux tunisiens continuent de prononcer de lourdes peines dans les affaires de trafic de stupéfiants. Après plusieurs condamnations visant des réseaux spécialisés dans l’importation de cocaïne via l’aéroport de Tunis-Carthage ou les colis postaux, la justice vient de sanctionner un nouveau réseau impliqué dans l’introduction et la distribution de drogues dans la capitale.

Un réseau alimentant le marché de la drogue à Tunis

Selon les éléments de l’enquête, les six condamnés faisaient entrer différentes substances stupéfiantes en contrebande avant de les transporter, de les stocker et de les redistribuer dans plusieurs quartiers populaires de Tunis.

L’affaire a été révélée après une opération menée dans un appartement situé aux Berges du Lac, où les forces de sécurité ont découvert environ 150 kilogrammes de résine de cannabis, 3 kilogrammes de cocaïne et près de 6000 comprimés psychotropes destinés à alimenter le marché illicite.

À l’issue des investigations, les six membres présumés du réseau ont été renvoyés devant la Chambre criminelle du Tribunal de première instance de Tunis.

Des peines pouvant atteindre 40 ans de prison

Le tribunal a prononcé des peines allant de 20 à 40 ans de réclusion, accompagnées d’amendes dépassant 400.000 dinars.

La sévérité de ces condamnations confirme la ligne adoptée par les juridictions tunisiennes face aux réseaux de trafic de drogue, notamment lorsque les dossiers portent sur des quantités importantes de stupéfiants ou mettent en évidence une organisation structurée.

Une série de verdicts contre les filières de narcotrafic

Cette décision intervient dans un contexte marqué par plusieurs condamnations importantes prononcées depuis le mois de juin.

Une ressortissante étrangère a notamment été condamnée à 30 ans de prison pour une tentative d’introduction de cocaïne via l’aéroport international de Tunis-Carthage. Quelques jours plus tard, un autre réseau international a écopé de peines allant jusqu’à 50 ans de prison dans une affaire mêlant trafic de cocaïne et blanchiment d’argent. D’autres filières utilisant les services postaux pour acheminer la drogue vers la Tunisie ont également été lourdement sanctionnées.

Ces dossiers traduisent une évolution des méthodes employées par les trafiquants, qui recourent à différents circuits d’acheminement – frontières terrestres, aéroport, fret postal ou réseaux internationaux – pour alimenter le marché tunisien.

Une réponse judiciaire de plus en plus ferme

La multiplication des condamnations à de très longues peines témoigne de la volonté des autorités judiciaires de renforcer la lutte contre le narcotrafic et les organisations criminelles qui en tirent profit.

Au-delà de la répression, ces affaires mettent également en lumière l’ampleur des réseaux opérant en Tunisie et les défis auxquels sont confrontés les services de sécurité pour démanteler des filières de plus en plus structurées et diversifiées.

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La Caisse nationale d’assurance maladie lance sa nouvelle plateforme E-CNAM

10. Juli 2026 um 14:23

La Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) a lancé une nouvelle plateforme numérique baptisée E-CNAM, appelée à remplacer l’ancien espace web utilisé par les prestataires de soins conventionnés. Au-delà d’un simple changement d’interface, cette évolution s’inscrit dans la modernisation des services numériques de la Caisse et vise à simplifier les démarches des professionnels de santé.

La transformation numérique des services publics se poursuit. Après plusieurs années d’utilisation, l’ancien portail destiné aux prestataires de soins conventionnés de la CNAM laisse place à E-CNAM, une plateforme développée pour offrir davantage de fonctionnalités, améliorer la sécurité informatique et faciliter l’accès aux services en ligne.

Une plateforme plus sécurisée

Selon la CNAM, E-CNAM reprend l’ensemble des services disponibles sur l’ancien espace web tout en intégrant de nouvelles fonctionnalités destinées à améliorer la qualité des prestations offertes aux professionnels de santé.

Cette évolution répond également à un impératif technique. L’ancienne plateforme reposait sur des technologies devenues obsolètes, dont la maintenance et les mises à jour, notamment en matière de cybersécurité, ne pouvaient plus être assurées dans des conditions satisfaisantes.

En renouvelant son infrastructure numérique, la CNAM entend renforcer la fiabilité de ses services et mieux répondre aux exigences actuelles en matière de protection des données et de continuité de service.

Une migration simplifiée pour les utilisateurs

Afin d’accompagner la transition, la CNAM mettra en ligne dès la semaine prochaine un service permettant aux prestataires déjà inscrits sur l’ancien portail de migrer automatiquement vers E-CNAM.

Cette opération pourra être réalisée à distance, sans déplacement dans les centres régionaux ou locaux de la Caisse. Les utilisateurs conserveront leurs identifiants et leurs mots de passe actuels, ce qui devrait faciliter leur prise en main de la nouvelle plateforme.

Cette procédure vise à assurer une transition fluide tout en limitant les démarches administratives pour les professionnels concernés.

Une étape supplémentaire dans la digitalisation de la CNAM

Avec E-CNAM, la Caisse poursuit la modernisation de ses services numériques à destination des médecins, pharmaciens, biologistes, dentistes, cliniques et autres prestataires conventionnés.

L’objectif est de fluidifier les échanges avec les professionnels de santé, de faciliter le suivi des dossiers et de renforcer l’accès aux informations administratives grâce à des outils numériques plus performants.

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Noyades en Tunisie : Les courants d’aspiration, un danger invisible

10. Juli 2026 um 13:22

La Protection civile a appelé vendredi les estivants à la vigilance face aux courants marins d’aspiration, un phénomène capable d’emporter rapidement les nageurs vers le large, y compris les plus expérimentés. Cette mise en garde intervient alors que les noyades continuent de représenter un risque majeur durant la saison estivale, avec des dizaines de décès déjà enregistrés en 2026. Face à la multiplication des accidents, les autorités rappellent les règles essentielles pour éviter de nouveaux drames.

Chaque été, les plages tunisiennes accueillent des milliers de vacanciers, mais la période estivale s’accompagne également d’une hausse des risques liés à la baignade. Parmi les dangers les moins connus figure le courant d’aspiration, un phénomène naturel qui peut surprendre les nageurs et provoquer des situations difficiles, même pour des personnes habituées à la mer.

Un courant puissant qui peut emporter les nageurs vers le large

Dans un communiqué publié vendredi, l’Office national de la protection civile (ONPC) a expliqué que le courant d’aspiration est un courant marin rapide qui entraîne l’eau depuis la plage vers le large.

Contrairement aux idées reçues, ce phénomène ne signifie pas forcément que le nageur est tiré directement vers le fond. Le principal danger vient du fait qu’une personne prise dans ce courant peut paniquer et s’épuiser en essayant de nager directement contre la force du courant.

La Protection civile rappelle que ce risque peut concerner même des nageurs expérimentés et recommande d’éviter les zones proches des rochers, des embouchures et des ports, où les courants peuvent être particulièrement dangereux.

Un bilan des noyades toujours préoccupant en 2026

Cette nouvelle alerte intervient dans un contexte marqué par un nombre important d’accidents liés à la baignade.

Selon les données communiquées par les services de la Protection civile, 19 décès par noyade ont été enregistrés durant le mois d’avril 2026. Neuf autres décès ont ensuite été recensés entre le début du mois de mai et sa mi-période, portant le bilan à 28 morts en seulement deux mois.

Dans certaines régions côtières, les autorités ont également signalé plusieurs cas depuis le début de la saison estivale. À Nabeul, sept noyades ont notamment été recensées depuis le début de l’été 2026.

Depuis le début du mois de juin et jusqu’au 5 juillet 2026, la Tunisie a enregistré 16 décès par noyade, selon le directeur des opérations centrales des unités de la protection civile, Mohsen Boughazala. Ce bilan représente une baisse significative de 31 décès par rapport à la même période en 2025

Ces chiffres rappellent que le phénomène ne concerne pas uniquement les plages très fréquentées. Les zones non surveillées, les plans d’eau et les baignades en dehors des horaires de surveillance représentent également des facteurs de risque importants.

Les comportements qui aggravent les dangers

Au-delà des phénomènes naturels, la Protection civile insiste régulièrement sur l’importance du comportement des baigneurs.

Les autorités recommandent notamment de respecter les drapeaux de signalisation, en particulier l’interdiction de baignade lorsque le drapeau rouge est hissé. Elles appellent également les familles à surveiller constamment les enfants et à éviter toute baignade en cas de fatigue ou de malaise.

La baignade près des infrastructures portuaires, des zones rocheuses ou des embouchures est également déconseillée en raison des mouvements d’eau qui peuvent être difficiles à anticiper.

Comment réagir face à un courant d’aspiration ?

La Protection civile rappelle qu’il ne faut surtout pas tenter de lutter directement contre le courant lorsqu’un nageur se retrouve entraîné vers le large.

Le réflexe recommandé consiste à conserver son calme et à nager parallèlement au rivage afin de sortir progressivement de la zone où le courant est le plus fort. Une fois dégagé, le nageur peut alors tenter de rejoindre la plage en toute sécurité.

Cette réaction, simple en théorie, nécessite toutefois de connaître le phénomène et d’éviter la panique, souvent à l’origine des situations les plus dangereuses.

Avec l’arrivée du pic de la saison estivale, la surveillance des plages et les campagnes de sensibilisation prennent une importance particulière. Les moyens d’intervention de la Protection civile permettent de sauver de nombreuses vies, mais la prévention demeure le premier rempart contre les noyades.

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La Tunisie veut augmenter le revenu des citoyens et franchir un nouveau cap économique

10. Juli 2026 um 12:09

Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a présenté les grandes orientations du Plan de développement 2026-2030 devant les députés. Parmi les principaux objectifs affichés figure l’amélioration du revenu individuel et le repositionnement de la Tunisie parmi les pays à revenu intermédiaire supérieur à l’horizon 2030. Un pari qui nécessitera toutefois une forte capacité d’exécution et la mobilisation d’importantes ressources financières.

Le prochain Plan de développement quinquennal place l’amélioration du niveau de vie et la transformation économique au centre des priorités nationales. Présenté devant l’Assemblée des représentants du peuple, le document entend définir une nouvelle trajectoire fondée sur la valorisation des ressources tunisiennes, le renforcement de l’investissement et une meilleure exploitation des compétences nationales.

Faire progresser le revenu individuel, un objectif majeur

Lors de son intervention, le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a affirmé que l’un des principaux objectifs du Plan de développement 2026-2030 est d’augmenter le revenu moyen par habitant.

L’ambition affichée est également de permettre à la Tunisie d’intégrer, d’ici 2030, le tiers supérieur de la catégorie des pays à revenu intermédiaire supérieur. Un objectif qui implique une accélération de la croissance économique, une amélioration de la productivité et une capacité accrue à créer de la valeur.

Au-delà des indicateurs macroéconomiques, cette orientation place directement la question du pouvoir d’achat et du niveau de vie des citoyens au cœur de la stratégie publique.

Valoriser les ressources et renforcer les partenariats

Selon le ministre, le plan repose sur plusieurs piliers, notamment la consolidation de la souveraineté nationale, la valorisation des ressources naturelles et humaines ainsi que le développement de partenariats avec les acteurs respectant l’indépendance de la décision nationale.

Les projets inscrits dans le programme auraient été sélectionnés sur la base de critères techniques et de leur faisabilité. Le ministère affirme avoir examiné les propositions formulées par les conseils élus en tenant compte de leur maturité et de leur capacité à être concrétisées.

Cette approche vise à éviter l’inscription de projets difficiles à réaliser et à concentrer les efforts sur des investissements ayant un impact économique et social mesurable.

Un financement estimé à 102 milliards de dinars

La mise en œuvre du Plan de développement 2026-2030 nécessitera des moyens financiers importants. L’enveloppe annoncée atteint environ 102 milliards de dinars, avec une mobilisation prévue à travers plusieurs sources : le budget de l’État, les partenariats public-privé et les entreprises publiques.

Ce montant a suscité des interrogations, certains observateurs le jugeant ambitieux, voire difficile à atteindre dans le contexte économique actuel.

En réponse à ces critiques, Samir Abdelhafidh a assuré que les hypothèses retenues reposent sur des données économiques internationales et font l’objet d’un suivi régulier afin d’adapter les orientations du plan aux évolutions économiques.

Le défi de transformer les ambitions en résultats

Au-delà des objectifs annoncés, la principale interrogation concerne désormais la capacité à assurer l’exécution du plan. La mobilisation des financements, l’efficacité administrative, la rapidité de réalisation des projets et la capacité à attirer des investissements seront déterminantes.

Le ministre a insisté sur le rôle central de l’État dans cette phase, estimant que le secteur public devra contribuer pleinement à la réussite du programme.

Le Plan de développement 2026-2030 fixe ainsi une ambition claire : améliorer le niveau de vie des Tunisiens et renforcer la position économique du pays. Mais sa réussite dépendra moins des objectifs affichés que de la capacité à transformer les orientations stratégiques en projets concrets et en résultats visibles pour les citoyens.

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Plan de développement 2026-2030 : Le Parlement valide la feuille de route économique de la Tunisie

10. Juli 2026 um 12:02

L’Assemblée des représentants du peuple a adopté vendredi le projet de Plan de développement 2026-2030 avec 64 voix favorables, contre 24 oppositions et 15 abstentions. Ce vote ouvre la voie à la mise en œuvre d’une feuille de route censée orienter les choix économiques, sociaux et territoriaux de la Tunisie durant les cinq prochaines années. Après l’adoption parlementaire, le principal défi sera désormais de transformer les objectifs annoncés en réalisations concrètes.

Le Plan de développement 2026-2030 franchit une étape décisive avec son approbation par le Parlement. Après les débats en séance plénière et les réponses apportées par le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, les députés ont donné leur feu vert à un document appelé à définir les grandes orientations du pays jusqu’à l’horizon 2030.

Un vote qui valide la stratégie des cinq prochaines années

Le projet de plan a été adopté par l’Assemblée des représentants du peuple avec 64 voix pour, tandis que 24 députés ont voté contre et 15 se sont abstenus.

Le scrutin est intervenu après l’examen du document par les parlementaires et les échanges avec le ministre de l’Économie et de la Planification, qui a répondu aux différentes remarques et interrogations formulées durant la séance plénière.

Samir Abdelhafidh a notamment insisté sur la nécessité de mobiliser l’ensemble des forces nationales pour assurer la réussite du plan, estimant que sa mise en œuvre constitue une responsabilité collective impliquant les institutions publiques, les acteurs économiques et les différentes composantes de la société.

Une feuille de route aux ambitions économiques et sociales

Le Plan de développement 2026-2030 fixe les principales orientations qui doivent guider l’action publique au cours des cinq prochaines années.

Le document prévoit des programmes et des projets à plusieurs niveaux : local, régional, interdistricts et national. Parmi les objectifs affichés figurent l’instauration d’un modèle économique et social plus équitable et durable, l’amélioration de la qualité de vie des citoyens, le renforcement de la compétitivité de l’économie tunisienne et la réduction des écarts de développement entre les régions.

Ces orientations s’inscrivent dans une volonté de rééquilibrer le développement national en donnant davantage d’importance aux territoires et aux besoins spécifiques de chaque région.

Le passage du vote à l’exécution

Si l’adoption parlementaire constitue une étape importante, elle ne représente pas une garantie de réussite. Le principal défi commence désormais avec la phase d’application du plan.

La mobilisation des financements, le lancement effectif des projets, la coordination entre les différentes institutions et la capacité administrative à accélérer les réalisations seront déterminants pour atteindre les objectifs fixés.

Le gouvernement devra également démontrer que les orientations inscrites dans le document peuvent produire des résultats visibles dans la vie quotidienne des citoyens, notamment en matière d’emploi, d’investissement, de services publics et de développement régional.

Les résultats attendus au-delà des chiffres

Au-delà de l’adoption politique du plan, l’enjeu sera d’évaluer son impact réel sur l’économie tunisienne et sur les conditions de vie de la population.

La réussite du Plan 2026-2030 dépendra donc moins de ses ambitions affichées que de sa capacité à générer une croissance durable, à réduire les inégalités territoriales et à transformer les projets annoncés en réalisations concrètes.

Avec ce vote, la Tunisie dispose désormais d’une nouvelle feuille de route économique. La prochaine étape sera celle de l’exécution et des résultats.

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Le paradoxe du tourisme tunisien : Des réservations en hausse, mais 164 hôtels toujours fermés

10. Juli 2026 um 11:32

La Tunisie poursuit sa dynamique touristique et ambitionne d’attirer près de 12 millions de visiteurs en 2026. Pourtant, une partie importante de son parc hôtelier reste hors service, avec 164 établissements toujours fermés. Entre besoin de modernisation, recherche d’investisseurs et montée en gamme, le secteur fait face à un défi majeur : accompagner la croissance de la demande sans disposer de toutes ses capacités d’accueil.

Le tourisme tunisien retrouve progressivement des couleurs, porté par la hausse des arrivées de visiteurs et l’amélioration des recettes. Mais derrière ces performances se cache une réalité plus contrastée : le pays continue de composer avec un parc hôtelier amputé de nombreuses unités, héritage des crises successives qui ont fragilisé le secteur au cours de la dernière décennie.

Une capacité d’accueil encore limitée

Selon les professionnels du secteur, 164 hôtels demeurent actuellement fermés en Tunisie, a rappelé le député Mohamed Yahyaoui, président de la Commission du tourisme à l’Assemblée des représentants, ce vendredi sur les ondes de Jawhara fm. Faillites, difficultés financières, endettement ou encore manque d’investissements figurent parmi les principales raisons qui empêchent leur réouverture.

Cette situation a réduit la capacité d’hébergement du pays. Alors que la demande touristique retrouve un niveau élevé, une partie des infrastructures reste inexploitable, limitant les possibilités d’accueil dans certaines régions et compliquant la montée en puissance de la destination.

Pour les acteurs du tourisme, la relance du parc hôtelier constitue désormais un enjeu aussi important que la promotion de la destination à l’international.

Une croissance qui exige davantage d’investissements

Les perspectives restent pourtant favorables. La Tunisie espère poursuivre sa progression et atteindre près de 12 millions de visiteurs en 2026, après plusieurs saisons marquées par un redressement continu de l’activité.

Cette dynamique impose toutefois d’adapter les capacités d’accueil aux nouvelles ambitions du secteur. Au-delà du nombre de chambres disponibles, la question porte également sur la qualité des infrastructures, les services proposés et la capacité des établissements à répondre aux standards internationaux.

Dans ce contexte, les professionnels plaident pour une accélération des investissements afin de réhabiliter les hôtels fermés, moderniser les établissements vieillissants et attirer de nouveaux opérateurs capables de redonner vie à des unités restées à l’arrêt pendant plusieurs années.

Miser sur une offre touristique plus diversifiée

La stratégie ne repose pas uniquement sur l’augmentation du nombre de lits. Le secteur souhaite également renforcer des segments à plus forte valeur ajoutée, comme le tourisme de santé, le thermalisme, le bien-être ou encore les séjours culturels et écologiques.

L’objectif est double : diversifier les sources de revenus et réduire la dépendance au tourisme balnéaire saisonnier, tout en attirant une clientèle susceptible de séjourner plus longtemps et de dépenser davantage.

Cette évolution suppose également de poursuivre les efforts de formation, d’améliorer la qualité des services et d’accompagner la transition numérique des établissements touristiques.

Transformer les ambitions en résultats

La réouverture des hôtels fermés apparaît aujourd’hui comme l’un des principaux leviers de développement du tourisme tunisien. Au-delà de l’augmentation de la capacité d’accueil, elle permettrait de préserver des emplois, de dynamiser les économies locales et de renforcer l’attractivité de plusieurs régions.

Si les indicateurs touristiques sont de nouveau orientés à la hausse, le véritable défi consiste désormais à transformer cette reprise en croissance durable. Pour y parvenir, la Tunisie devra conjuguer modernisation des infrastructures, diversification de son offre et amélioration de la qualité des prestations afin de consolider sa place parmi les principales destinations touristiques de la Méditerranée.

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Empfangen — 09. Juli 2026 Actualités Tunisie webdo.tn

Mohamed Ben Salem sera rejugé après son opposition à une condamnation de deux ans

09. Juli 2026 um 20:46

L’ancien ministre de l’Agriculture et dirigeant du mouvement Ennahdha, Mohamed Ben Salem, a été arrêté mercredi 8 juillet 2026 dans un hôtel de la région du Cap Bon, avant d’être remis en liberté jeudi après avoir formé opposition à une condamnation rendue par défaut. Condamné à deux ans de prison dans une affaire liée à des soupçons d’infractions douanières, il comparaîtra de nouveau devant la Cour d’appel de Tunis le 21 juillet prochain pour un réexamen du dossier.

Une arrestation après une condamnation par défaut

Mohamed Ben Salem avait été interpellé en exécution d’un mandat de recherche émis par la Cour d’appel de Tunis. Cette mesure faisait suite à un jugement rendu par défaut par la chambre correctionnelle de cette juridiction, qui l’avait condamné à deux ans de prison dans une affaire portant sur des soupçons d’infractions à caractère douanier.

La condamnation ayant été prononcée en son absence, l’ancien responsable disposait de la possibilité de former opposition afin de demander un nouvel examen de l’affaire.

L’opposition entraîne sa remise en liberté

Après son arrestation, Mohamed Ben Salem a exercé son droit d’opposition contre le jugement rendu par défaut. Le parquet général près la Cour d’appel de Tunis a ordonné, jeudi 9 juillet, sa remise en liberté, conformément aux procédures prévues dans ce type de situation.

Une audience a été fixée au 21 juillet 2026 devant la chambre correctionnelle estivale de la Cour d’appel de Tunis. La juridiction devra alors réexaminer le dossier en présence de l’ancien ministre et statuer à nouveau sur cette affaire.

Un autre dossier judiciaire toujours en cours

Cette procédure est distincte d’un autre dossier judiciaire impliquant Mohamed Ben Salem avec plusieurs anciens responsables et figures proches d’Ennahdha.

Le 22 mai 2026, la chambre correctionnelle de la cour d’appel de Gabès l’avait condamné à six mois de prison dans une affaire liée à une tentative présumée de franchissement clandestin des frontières et à la détention de devises d’origine inconnue.

Cette décision avait réduit la peine initiale de trois ans de prison, prononcée en première instance en mars 2025.

Les faits à l’origine de ce dossier remontent à mars 2023, lorsque Mohamed Ben Salem avait été arrêté dans le sud du pays alors qu’il tentait, selon l’accusation, de rejoindre illégalement la Libye. Les enquêteurs avaient indiqué avoir retrouvé en sa possession 12.000 dinars tunisiens et 2100 euros lors de son interpellation.

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Projets publics : Le gouvernement veut passer de la planification à l’accélération

09. Juli 2026 um 20:35

À quelques mois du lancement du Plan de développement 2026-2030, le gouvernement entend accélérer la réalisation des projets publics et donner un nouvel élan à l’investissement. Réuni jeudi sous la présidence de la cheffe du gouvernement Sara Zaâfrani Zenzri, le Conseil des ministres a mis l’accent sur l’amélioration de la performance de l’administration, le renforcement de la gouvernance et le suivi des projets dans l’ensemble des régions, afin de préparer la mise en œuvre des réformes économiques et sociales prévues par le futur plan quinquennal.

Accélérer les projets avant le démarrage du nouveau plan

Présidant le Conseil des ministres au nom du président de la République Kaïs Saïed et sur ses instructions, Sara Zaâfrani Zenzri a appelé à accélérer la réalisation des projets publics dans toutes les régions du pays et à stimuler les investissements publics et privés.

Selon un communiqué de la Présidence du gouvernement, cette mobilisation vise à préparer le lancement des programmes et réformes inscrits dans le Plan de développement 2026-2030, appelé à définir les grandes orientations économiques et sociales des prochaines années.

Le Conseil des ministres a, par ailleurs, examiné plusieurs projets de loi et de décrets à caractère économique et social portant notamment sur la sécurité énergétique, la sécurité alimentaire, le logement, la santé, le transport aérien et la mise en œuvre de plusieurs programmes sociaux.

Une administration plus performante au cœur des priorités

La cheffe du gouvernement a estimé que les réformes législatives ne peuvent produire leurs effets sans une transformation du fonctionnement de l’administration.

Elle a ainsi appelé à instaurer une véritable culture du travail fondée sur la performance, la productivité et l’amélioration de la qualité des services publics, soulignant la nécessité de mettre en place des systèmes certifiés de management de la qualité et de renforcer les mécanismes de gouvernance au sein des établissements publics.

Elle a également rappelé que chaque agent public est tenu d’exercer pleinement ses missions et d’assumer ses responsabilités dans l’intérêt des citoyens.

Un suivi renforcé et davantage de reddition des comptes

Sara Zaâfrani Zenzri a insisté sur le rôle des responsables administratifs, appelés à assurer un suivi régulier du travail de leurs collaborateurs, à évaluer leurs performances et à veiller au respect de la discipline et des obligations professionnelles.

Elle a également souligné la nécessité d’engager les procédures de reddition des comptes et de sanction en cas de manquements, dans le but d’améliorer l’efficacité de l’action publique.

Parallèlement, elle a appelé les responsables aux niveaux central, régional et local à suivre en permanence l’état d’avancement des projets publics afin d’accélérer leur exécution et de lever les obstacles susceptibles de retarder leur réalisation.

Un plan axé sur un développement plus équilibré

Selon la cheffe du gouvernement, le Plan de développement 2026-2030 ambitionne de renforcer l’intégration économique et sociale, de promouvoir un développement global, équitable et équilibré entre les régions et de consolider la justice sociale.

L’objectif affiché est également de bâtir une économie plus forte, plus résiliente et mieux préparée aux mutations rapides de l’environnement international, en s’appuyant sur une administration plus performante et une dynamique accrue de l’investissement public et privé.

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L’Iran riposte aux frappes américaines, la région replonge dans l’escalade

09. Juli 2026 um 19:54

Les affrontements entre les États-Unis et l’Iran ont connu une nouvelle escalade jeudi, quelques heures avant l’inhumation du guide suprême Ali Khamenei à Machhad. Washington a lancé une vaste série de frappes contre des installations militaires iraniennes, tandis que Téhéran a riposté en visant plusieurs pays alliés des États-Unis dans le Golfe. Cette reprise des hostilités fragilise davantage le protocole d’accord conclu le 17 juin et ravive les craintes d’un conflit régional de grande ampleur.

Washington frappe quatre-vingt-dix cibles

Pour la deuxième nuit consécutive, l’armée américaine a mené des frappes de grande envergure contre l’Iran. Selon Washington, près de 90 objectifs militaires ont été visés, notamment des systèmes de défense antiaérienne, des installations de surveillance côtière ainsi que des sites de stockage de missiles et de drones situés sur la côte sud du pays.

Le président américain Donald Trump a déclaré que la trêve était désormais « terminée », qualifiant les dirigeants iraniens de « malades », tout en laissant ouverte la possibilité d’une reprise des négociations par ses émissaires.

Téhéran dénonce des frappes contre des infrastructures civiles

Les autorités iraniennes accusent les États-Unis d’avoir également ciblé des infrastructures civiles afin de perturber les funérailles d’Ali Khamenei. Selon Téhéran, plusieurs ponts ainsi que la liaison ferroviaire reliant Téhéran à Machhad ont été endommagés, compliquant le déplacement des fidèles venus assister à l’inhumation.

Des frappes ont également été signalées à proximité de la centrale nucléaire de Bouchehr, la seule actuellement en activité en Iran, selon des responsables iraniens cités par les médias officiels.

D’après les autorités iraniennes, les bombardements américains ont fait 17 morts et 93 blessés.

Le détroit d’Ormuz au cœur de la crise

L’escalade intervient dans un contexte de fortes tensions autour du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures.

Washington accuse Téhéran d’être responsable d’attaques contre plusieurs navires commerciaux. En réponse, l’Iran affirme avoir pris le contrôle des conditions de navigation dans le détroit, imposant des droits de passage aux navires empruntant cette voie maritime essentielle.

Des représailles contre les alliés de Washington

En riposte aux bombardements américains, les forces iraniennes ont lancé de nouvelles frappes contre plusieurs pays du Golfe considérés comme des alliés de Washington, notamment le Koweït, Bahreïn et le Qatar.

En Jordanie, les systèmes de défense ont également intercepté plusieurs missiles, une première depuis le 11 juin, illustrant l’élargissement des tensions à l’ensemble de la région.

Des funérailles sous haute tension

Malgré les combats, des dizaines de milliers de fidèles se sont rassemblés à Machhad pour accompagner Ali Khamenei vers sa dernière demeure, au sein du sanctuaire de l’imam Reza, principal lieu saint du chiisme en Iran.

La sécurité a été renforcée tout au long de la cérémonie. Un avion de chasse a notamment escorté l’appareil transportant la dépouille de l’ancien guide suprême jusqu’à Machhad.

Dans ce climat de forte tension, plusieurs observateurs estiment que les perspectives diplomatiques entre Téhéran et Washington sont désormais fortement compromises, tandis qu’Israël a de nouveau averti qu’il se réservait le droit de lancer de nouvelles opérations militaires contre l’Iran si nécessaire.

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Baccalauréat : 50,72% de réussite après les deux sessions

09. Juli 2026 um 18:46

Le taux de réussite global au baccalauréat 2026, après les sessions principale et de contrôle, s’est établi à 50,72%, contre 52,59% en 2025, selon les statistiques publiées jeudi par le ministère de l’Éducation. Si ce résultat marque un recul de 1,87 point sur un an, il demeure proche de celui enregistré en 2023 (50,91%) et reste nettement supérieur au niveau exceptionnellement bas de 2022 (39,97%).

Une baisse par rapport à 2025

Au total, 50,72% des candidats ont décroché leur baccalauréat cette année, contre 52,59% en 2025. La tendance met ainsi fin à deux années consécutives durant lesquelles le taux de réussite avait dépassé la barre des 52%.

Sur les cinq dernières sessions, l’évolution du taux de réussite global se présente comme suit :

Taux de réussite

  • 2026 : 50,72%
  • 2025 : 52,59%
  • 2024 : 55,60%
  • 2023 : 50,91%
  • 2022 : 39,97%

Le cru 2026 affiche ainsi un taux inférieur de 4,88 points à celui de 2024, qui reste le meilleur résultat enregistré depuis plusieurs années, mais demeure supérieur de 10,75 points au taux de 2022.

Une session de contrôle décisive

Lors de la session principale, 55.259 candidats ont été admis sur 154.928 ayant composé, soit un taux de réussite de 35,67%.

La session de contrôle a permis à 23.316 candidats supplémentaires de décrocher leur diplôme. Sur les 49.661 candidats ayant passé les épreuves, le taux de réussite s’est établi à 46,95%.

Ces résultats portent le taux de réussite global de l’édition 2026 à 50,72%.

Plus d’un admis sur deux issu du public

Les statistiques du ministère montrent également que 55,82% de l’ensemble des admis sont issus des établissements publics.

Les établissements privés représentent 21,72% des admis, tandis que les candidats libres comptent pour 14,20% des lauréats.

Ces chiffres confirment le poids prépondérant de l’enseignement public dans la réussite au baccalauréat, avec près de six admis sur dix provenant des établissements publics.

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Startup World Cup Tunisie 2026 : Trois startups tunisiennes qualifiées pour la Silicon Valley

09. Juli 2026 um 18:29

Les startups tunisiennes Pwn & Patch, Pixii Motors et WaterSec représenteront la Tunisie lors de la Startup World Cup 2026, dont la finale internationale se tiendra en novembre prochain dans la Silicon Valley. Elles ont décroché leur qualification à l’issue de la première finale nationale de cette compétition, organisée les 22 et 23 avril en marge de la 10e édition du Tunisia Digital Summit (TDS 10). Lauréate de cette sélection, Pwn & Patch défendra les couleurs de la Tunisie à San Francisco avec l’ambition de remporter un investissement d’un million de dollars.

Une première finale nationale organisée au Tunisia Digital Summit

La première édition tunisienne de la Startup World Cup s’est déroulée à l’occasion du Tunisia Digital Summit (TDS 10), rendez-vous annuel dédié à l’innovation, à la transformation numérique et à l’entrepreneuriat technologique.

Cette 10e édition a réuni plus de 2500 participants, parmi lesquels des entrepreneurs, des startups, des experts, des entreprises, des institutions ainsi que plusieurs partenaires, dont Orange Tunisie en qualité de partenaire technologique. L’événement confirme ainsi son positionnement comme l’une des principales plateformes de l’innovation en Tunisie et en Afrique.

Organisée par TPM Events, la finale nationale s’inscrit dans le cadre de la Startup World Cup, une compétition internationale portée par Pegasus Tech Ventures, fonds de capital-risque basé dans la Silicon Valley.

Dix finalistes sélectionnés parmi plus de 160 candidatures

Plus de 160 startups tunisiennes avaient déposé leur candidature pour participer à cette première édition nationale. À l’issue d’un processus de sélection, dix startups ont été retenues pour présenter leurs projets devant un jury composé d’investisseurs, d’experts et de décideurs tunisiens et internationaux.

Le jury a décerné les trois premières places à :

  • Pwn & Patch, spécialisée dans la cybersécurité, qui a remporté le premier prix avec le soutien de Tunisie Place de Marché (TPM) ;
  • Pixii Motors, active dans la mobilité durable, qui s’est classée deuxième avec le soutien de Rose Blanche Group ;
  • WaterSec, spécialisée dans les solutions intelligentes de gestion de l’eau, qui a obtenu la troisième place avec le soutien d’Orange Tunisie.

Direction la Silicon Valley en novembre

Les trois startups lauréates prendront part, en novembre prochain, aux événements de la Startup World Cup en Californie. Ce rendez-vous leur permettra de rencontrer des investisseurs internationaux, des partenaires industriels et de potentiels clients afin d’accélérer leur développement à l’international.

Grâce à sa victoire lors de la finale nationale, Pwn & Patch représentera officiellement la Tunisie à la grande finale mondiale organisée à San Francisco, où les meilleures startups de plusieurs pays seront en compétition pour décrocher un investissement d’un million de dollars.

Des partenaires engagés dans le développement de l’écosystème

À travers son accompagnement de Pixii Motors, Rose Blanche Group affirme sa volonté de soutenir une innovation créatrice de valeur et de renforcer les liens entre le tissu industriel et les jeunes entreprises technologiques. Le groupe agroalimentaire considère ce type d’initiative comme un levier pour encourager l’émergence de solutions innovantes à fort impact économique, environnemental et sociétal.

De son côté, Orange Tunisie met en avant le rôle de son Orange Digital Center dans l’accompagnement des startups à fort potentiel. L’opérateur rappelle que Pwn & Patch a intégré le programme Orange Fab Tunisie (saison 5) en 2023, tandis que WaterSec et Pixii Motors avaient respectivement été lauréate et finaliste de l’édition nationale du concours POESAM 2022.

Un écosystème tunisien qui gagne en visibilité

Pour les organisateurs et les partenaires de cette première finale nationale, la qualification de trois startups tunisiennes pour la Startup World Cup illustre la montée en puissance de l’écosystème entrepreneurial du pays et sa capacité à faire émerger des solutions innovantes à vocation internationale.

Le prochain rendez-vous est fixé en novembre, dans la Silicon Valley, où les représentants tunisiens tenteront de transformer cette qualification en succès sur la scène mondiale.

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L’Iran accuse les États-Unis d’avoir visé des infrastructures civiles

09. Juli 2026 um 10:03

Le conflit entre les États-Unis et l’Iran connaît une nouvelle escalade. Après les frappes américaines menées dans la nuit de mercredi à jeudi contre des installations militaires iraniennes, Téhéran accuse Washington d’avoir également ciblé des infrastructures civiles, notamment des ponts ferroviaires. Le ministère iranien des Affaires étrangères qualifie ces attaques de « crime de guerre flagrant », tandis que les Gardiens de la révolution annoncent des représailles contre des bases militaires américaines dans le Golfe.

Les tensions entre Washington et Téhéran se sont fortement aggravées après une nouvelle vague de frappes américaines ayant visé l’Iran dans la nuit du 8 au 9 juillet.

Selon l’armée américaine, près de 90 cibles militaires ont été frappées, dont des systèmes de défense antiaérienne, dans le cadre d’une opération décidée par le président Donald Trump. Cette offensive intervient au lendemain de la déclaration du président américain annonçant la fin du cessez-le-feu entre les deux pays, après des attaques contre des navires dans le détroit d’Ormuz.

Téhéran dénonce des frappes contre des infrastructures civiles

L’Iran affirme toutefois que les bombardements américains ne se sont pas limités à des objectifs militaires. Dans un communiqué, le ministère iranien des Affaires étrangères accuse les États-Unis d’avoir frappé plusieurs infrastructures civiles, notamment deux ponts ferroviaires situés dans les provinces orientales, sur la ligne reliant le nord-est du pays à la ville sainte de Machhad, où se déroulent ce jeudi les funérailles de l’ayatollah Ali Khamenei.

Le ministère indique également que plusieurs sites ont été touchés dans les provinces côtières du sud du pays.

« Un crime de guerre flagrant »

Les autorités iraniennes ont condamné « dans les termes les plus forts » ces attaques, estimant qu’elles constituent « un crime de guerre flagrant » au regard du droit international.

Téhéran affirme que ces frappes contre des infrastructures civiles représentent une nouvelle escalade et réaffirme sa « détermination à défendre son intégrité territoriale, sa souveraineté et sa sécurité nationale ».

Des représailles contre des bases américaines

En réponse aux frappes américaines, les Gardiens de la révolution ont annoncé avoir lancé des attaques contre des bases militaires américaines au Koweït et à Bahreïn.

Cette riposte marque une nouvelle étape dans l’escalade militaire entre les deux pays, faisant craindre un élargissement du conflit à l’ensemble de la région du Golfe.

Selon les derniers chiffres communiqués par les autorités iraniennes, au moins 14 personnes ont été tuées et 78 autres blessées au cours des frappes américaines menées ces deux derniers jours. Le bilan pourrait encore s’alourdir alors que les opérations militaires se poursuivent et que les tensions restent extrêmement vives entre Washington et Téhéran.

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Météo en Tunisie : Hausse des températures et coups de sirocco attendus ce jeudi

09. Juli 2026 um 08:49

Les températures poursuivent leur hausse ce jeudi 9 juillet en Tunisie, selon les prévisions de l’Institut national de la météorologie (INM). Les maximales atteindront jusqu’à 42°C dans plusieurs régions de l’intérieur, où des coups de sirocco sont attendus. Le temps sera généralement ensoleillé, avec un vent relativement fort près des côtes et sur les hauteurs durant l’après-midi.

Le temps sera clair à peu nuageux sur l’ensemble du territoire, d’après les prévisions publiées par l’Institut national de la météorologie (INM).

Jusqu’à 42°C dans l’intérieur du pays

Le vent soufflera de secteur nord-ouest sur le nord et le centre du pays, et de secteur ouest sur le sud. Il sera faible à modéré avant de se renforcer progressivement l’après-midi, notamment près des côtes et sur les reliefs. La mer sera ondulée sur les côtes nord-est et calme à peu agitée sur le reste du littoral.

Les températures enregistreront une nouvelle hausse. Les maximales oscilleront entre 34 et 38°C sur les régions côtières et les hauteurs, et entre 38 et 42°C dans le reste du pays, avec l’apparition de coups de sirocco dans plusieurs régions de l’intérieur.

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Tunisie : La baisse de l’endettement extérieur ralentit la hausse de la dette totale

09. Juli 2026 um 08:20

La progression de l’endettement total de la Tunisie a marqué un net ralentissement en 2025, selon le dernier rapport annuel de la Banque centrale de Tunisie (BCT). La hausse de la dette s’est limitée à 3,9%, contre 4,5% un an auparavant, grâce à la poursuite du recul de l’endettement extérieur, engagé depuis 2023. Dans le même temps, la dette intérieure continue de progresser et représente désormais près des trois quarts de l’endettement total, tandis que le service de la dette publique a légèrement diminué et devrait poursuivre sa baisse en 2026.

L’endettement total du pays a progressé de 3,9% en 2025, contre 4,5% en 2024, a indiqué la BCT dans son rapport annuel. Cette évolution est attribuée à une baisse plus marquée de l’encours de la dette extérieure, qui a reculé de 9,9%, après une diminution de 6,6% l’année précédente. Dans le même temps, la croissance de la dette intérieure a légèrement ralenti, passant de 9,8% à 9,6%.

La dette extérieure poursuit son recul

Au terme de l’année 2025, l’encours de la dette extérieure s’est établi à 67,16 milliards de dinars, prolongeant la tendance baissière observée depuis 2023.

Selon la Banque centrale, cette évolution résulte principalement de remboursements du principal de la dette extérieure à long terme supérieurs aux nouveaux financements mobilisés durant l’année. À cela s’ajoute un effet de change défavorable lié aux fluctuations du dinar face aux principales devises d’endettement.

Une dette intérieure toujours en hausse

L’encours de la dette intérieure a, pour sa part, atteint 199,254 milliards de dinars. Son rythme de progression s’est légèrement modéré, notamment sous l’effet d’un ralentissement de l’endettement de l’État, dont la hausse est revenue à 21,6% contre 24% en 2024.

L’endettement des autres agents économiques non financiers a également ralenti, avec une progression de 3,3%, contre 3,6% un an auparavant.

Cette évolution confirme la transformation progressive de la structure de l’endettement tunisien. La part de la dette intérieure représente désormais près de 75% de l’endettement total, contre 71% en 2024 et 67% en 2023, traduisant un recours de plus en plus important au financement domestique.

L’État concentre près de la moitié de l’endettement

Par secteur institutionnel, les créances de l’État représentent près de la moitié de l’endettement total. Leur encours a progressé de 5,2% en 2025, contre 6,6% l’année précédente.

De leur côté, les autres agents économiques non financiers ont enregistré une hausse plus modérée de leur endettement, de 2,7%, contre 2,5% en 2024.

Le service de la dette en recul

Le rapport de la BCT fait également état d’une baisse des dépenses consacrées au service de la dette publique. Celles-ci ont diminué de 1,5% en 2025 pour s’établir à 24,44 milliards de dinars.

Cette diminution est essentiellement due au recul de 12,5% du service de la dette extérieure, qui concerne à la fois le remboursement du principal (-10,9%) et le paiement des intérêts (-18,9%).

À l’inverse, le service de la dette intérieure a augmenté de 8%, sous l’effet de la hausse des intérêts (+14,2%) et des remboursements du principal (+5,3%).

Pour 2026, la Banque centrale prévoit une poursuite de cette tendance, avec un service de la dette publique attendu à 23,06 milliards de dinars, soit une baisse supplémentaire de 5,7%.

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Empfangen — 08. Juli 2026 Actualités Tunisie webdo.tn

Azzedine Alaïa : Une exposition révèle l’influence de l’Afrique sur le génie tunisien

08. Juli 2026 um 13:35

La Fondation Azzedine Alaïa à Paris consacre une nouvelle exposition au couturier tunisien disparu, en explorant l’influence profonde de l’Afrique sur son œuvre. À travers des créations rarement montrées, l’événement, qui se déroule à Paris jusqu’au 4 janvier 2027, révèle comment ses racines tunisiennes et son attachement au continent africain ont façonné l’esthétique de l’un des plus grands noms de la haute couture.

Huit ans après sa disparition, Azzedine Alaïa, décédé en 2017, continue de faire l’objet d’hommages dans les plus grandes institutions de la mode. La Fondation Azzedine Alaïa présente actuellement à Paris l’exposition « Azzedine Alaïa et l’Afrique », qui met en lumière une dimension essentielle mais parfois moins connue de son travail : le dialogue permanent entre ses créations et le continent africain.

À travers 62 silhouettes, l’exposition montre comment le créateur a puisé son inspiration dans les matières, les textures et les savoir-faire africains. Raphia, cauris, broderies, franges et jeux de volumes composent un parcours qui retrace plusieurs décennies de création.

Des racines tunisiennes jamais oubliées

Né en Tunisie et installé très jeune à Paris, Azzedine Alaïa a bâti une carrière internationale sans jamais renier ses origines. Son regard sur l’Afrique ne relevait pas d’une tendance passagère, mais d’un attachement profond à son environnement culturel et à son histoire personnelle.

Selon les commissaires de l’exposition, de nombreuses pièces présentées, presque 60 ensembles, robes et sahariennes créés entre 1984 et 2016, témoignent de cette fascination durable pour le continent africain, perceptible aussi bien dans les choix de matières que dans les silhouettes sculpturales qui ont fait sa renommée.

Une reconnaissance mondiale

Cette nouvelle exposition confirme la place d’Azzedine Alaïa parmi les grandes figures de la haute couture mondiale. Ces dernières années, son œuvre a été célébrée à travers plusieurs expositions internationales, notamment autour de son dialogue créatif avec Christian Dior.

Pour le public tunisien, cet hommage parisien rappelle surtout le rayonnement exceptionnel d’un créateur issu de Tunisie, devenu une référence incontournable de la mode internationale tout en conservant une identité artistique profondément marquée par l’Afrique.

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Tunisie : Pourquoi les banques empruntent moins auprès de la Banque centrale ?

08. Juli 2026 um 12:41

Les banques tunisiennes ont moins emprunté auprès de la Banque centrale de Tunisie (BCT) en 2025. L’encours global du refinancement bancaire s’est établi à 11,594 milliards de dinars à fin décembre, contre 13,104 milliards un an plus tôt, soit un recul de 11,5 %, selon le rapport annuel de la BCT. Si cette évolution traduit des besoins de liquidité moins importants, elle reflète aussi un rythme moins soutenu du financement de l’économie. Un indicateur qui, à lui seul, ne permet pas de conclure à une amélioration ou à une dégradation de la conjoncture.

Le refinancement, un mécanisme de soutien aux banques

Le refinancement bancaire désigne les sommes que les banques commerciales empruntent auprès de la Banque centrale afin de disposer des liquidités nécessaires au fonctionnement du système financier.

Concrètement, lorsqu’une banque manque temporairement de ressources disponibles pour répondre aux retraits des clients ou poursuivre ses opérations de financement, elle peut se tourner vers la BCT qui lui fournit des liquidités, généralement contre des garanties.

Ce mécanisme permet à la Banque centrale de maintenir la stabilité du secteur bancaire et d’éviter des tensions susceptibles de perturber l’économie.

Moins de pression sur la liquidité des banques en 2025

La baisse du refinancement observée en 2025 traduit une diminution des besoins des banques auprès de la BCT par rapport à l’année précédente.

Toutefois, cette évolution n’a pas été régulière durant toute l’année. Le recours au refinancement a atteint un pic de 15,120 milliards de dinars en mars 2025, dans un contexte marqué par des tensions accrues sur la liquidité bancaire.

À partir du deuxième trimestre, la tendance s’est inversée avec une diminution progressive des montants sollicités auprès de la Banque centrale, confirmant une détente des besoins de trésorerie du secteur bancaire.

Cette amélioration s’est poursuivie au début de 2026, avec un volume global de refinancement ramené à 11,257 milliards de dinars au premier trimestre.

Une baisse qui reflète aussi un ralentissement du financement de l’économie

Selon la BCT, le recul du refinancement est également lié à la diminution de la contribution des institutions de dépôt au financement de l’économie.

Autrement dit, les banques ont moins eu recours aux liquidités de la Banque centrale, mais cette situation s’explique aussi par une activité de crédit moins dynamique. Lorsque les banques accordent moins de prêts aux ménages et aux entreprises, leurs besoins en ressources supplémentaires diminuent mécaniquement.

Ainsi, la baisse du refinancement ne signifie pas nécessairement que l’économie bénéficie d’un meilleur accès au financement. Elle peut également refléter un ralentissement de la demande de crédits ou une prudence accrue des banques dans l’octroi de nouveaux prêts.

Un équilibre à préserver pour la BCT

Pour la Banque centrale, l’enjeu consiste à maintenir un équilibre entre deux objectifs : assurer suffisamment de liquidités au système bancaire tout en favorisant un financement efficace de l’économie.

Une baisse maîtrisée du refinancement peut témoigner d’une amélioration des conditions de liquidité des banques. En revanche, si elle accompagne une contraction du crédit, elle peut devenir un indicateur d’un ralentissement de l’activité économique.

Le suivi de cet indicateur doit donc être analysé avec d’autres données, notamment l’évolution des crédits accordés, des dépôts bancaires et de l’investissement, afin de mesurer réellement la dynamique du financement en Tunisie.

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Tunisie : 117 millions de nouveaux billets mis en circulation en 2025, le poids du cash se confirme

08. Juli 2026 um 12:05

La circulation du cash poursuit sa progression en Tunisie. En 2025, la Banque centrale de Tunisie (BCT) a mis en circulation 117 millions de nouveaux billets, contre environ 101,5 millions en 2024, soit une hausse annuelle de 15,3%. La tendance est encore plus marquée pour les pièces de monnaie, dont le volume a progressé de 57,2% en un an.

Selon le rapport annuel 2025 de la BCT, ces nouvelles émissions ont représenté une valeur totale de 3,509 milliards de dinars, contre environ 3,04 milliards de dinars en 2024. Elles correspondent à 28% de la valeur totale des retraits de billets, venant compléter les liquidités issues du tri et de la remise en circulation des billets déposés auprès des banques.

Une demande croissante de liquidités

L’augmentation des émissions de billets traduit une demande toujours élevée de monnaie fiduciaire dans l’économie tunisienne. Pour répondre aux besoins en liquidités attendus durant la période 2026-2027, la BCT a lancé dès 2024 un programme de fabrication de l’ensemble des catégories de billets de banque.

Les premières livraisons issues de ce programme ont commencé en 2025, permettant à l’institut d’émission de renforcer les stocks disponibles et d’assurer l’approvisionnement régulier du marché.

Le cash conserve une place importante dans l’économie

La hausse de la demande concerne également les pièces de monnaie. En 2025, leur émission a enregistré une progression importante avec 30 millions de pièces mises en circulation, contre environ 19 millions en 2024, soit une augmentation de 57,2% en volume.

En valeur, les pièces émises ont atteint 19 millions de dinars, en hausse de 46,2% par rapport à l’année précédente.

Malgré le développement des moyens de paiement électroniques et numériques, l’utilisation des espèces demeure largement répandue en Tunisie. La progression continue des émissions de billets et de pièces confirme le poids encore important du paiement en numéraire dans les transactions quotidiennes.

Entre besoin économique et signe de dépendance aux espèces

L’accélération de la circulation du cash ne constitue pas automatiquement un indicateur positif ou négatif pour l’économie. Elle peut refléter une demande accrue de liquidités liée à l’activité économique et aux besoins quotidiens des ménages et des entreprises.

Toutefois, une progression importante du recours aux espèces peut également traduire une forte dépendance aux paiements en liquide, au détriment des moyens de paiement électroniques, avec des enjeux en matière de traçabilité des transactions et de lutte contre l’économie informelle.

Pour la BCT, l’objectif reste donc de garantir une disponibilité suffisante des liquidités tout en accompagnant la modernisation des systèmes de paiement.

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Tunisie : Une forte hausse des températures attendue à partir de vendredi

08. Juli 2026 um 10:46

Une nouvelle vague de chaleur est annoncée en Tunisie à partir de vendredi 10 juillet 2026, avec une hausse « remarquable » des températures prévue notamment durant le week-end des 11 et 12 juillet, selon un bulletin de suivi publié mercredi par l’Institut national de la météorologie (INM).

Les températures dépasseront les moyennes saisonnières habituelles dans la plupart des régions du pays, avec des pics attendus dans plusieurs zones, accompagnés de phénomènes de sirocco.

Des maximales pouvant atteindre 45 degrés

Selon les prévisions de l’INM, les températures maximales oscilleront entre 40 et 45°C dans plusieurs régions intérieures, tandis qu’elles resteront comprises entre 34 et 39°C sur les zones côtières de l’Est.

La hausse sera particulièrement ressentie dans les régions de l’Ouest, où des épisodes de sirocco sont attendus à partir de la semaine prochaine.

Un épisode de chaleur à surveiller

Cette hausse des températures intervient au cœur de la période estivale, marquée habituellement par des conditions météorologiques très chaudes en Tunisie.

Les autorités météorologiques recommandent de suivre régulièrement les bulletins de l’INM, notamment en raison des risques liés aux fortes chaleurs, particulièrement pour les personnes vulnérables et lors des déplacements ou activités en plein air durant les heures les plus chaudes.

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Blanchiment d’argent : Samir Abdelli condamné à 18 ans de prison

08. Juli 2026 um 10:27

L’avocat et ancien candidat à l’élection présidentielle Samir Abdelli a été condamné, mardi 7 juillet 2026, à 18 ans de prison en première instance par la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le tribunal de première instance de Tunis. Il était poursuivi dans une affaire portant sur des accusations liées au blanchiment d’argent et à des infractions à caractère terroriste.

Arrêté en 2024, Samir Abdelli avait été placé en détention provisoire dans le cadre de cette affaire. Après plusieurs mois d’instruction et plusieurs audiences, la juridiction spécialisée a rendu son verdict en présence de l’accusé.

Une affaire impliquant également deux collaborateurs

Le dossier concernait également deux autres prévenus. Le chauffeur personnel de Samir Abdelli a été condamné à trois ans de prison, tandis que sa secrétaire, qui comparaissait en liberté, a écopé de deux ans d’emprisonnement.

Les poursuites portaient sur des faits qualifiés de crimes à caractère terroriste ainsi que sur des infractions liées au blanchiment d’argent.

Le verdict rendu mardi reste une décision de première instance et peut donc faire l’objet d’un appel conformément aux procédures judiciaires en vigueur.

Un ancien candidat à la présidentielle cité dans les Panama Papers

Avant cette affaire judiciaire, le nom de Samir Abdelli avait déjà été évoqué dans l’actualité tunisienne en 2016, après les révélations internationales des Panama Papers.

Son nom était apparu dans une enquête consacrée aux sociétés offshore, notamment autour de la société Faygate Corp, enregistrée au Panama. Ces révélations avaient suscité des interrogations sur les activités financières de plusieurs personnalités à travers le monde.

À l’époque, Samir Abdelli avait démenti toute implication dans des pratiques illégales. Il avait affirmé que ses activités étaient conformes à la loi et expliqué que son intervention dans la création ou la gestion de structures offshore relevait de son activité professionnelle d’avocat d’affaires.

Il avait également rejeté toute accusation d’évasion fiscale ou de blanchiment d’argent, assurant être disposé à fournir les explications nécessaires aux autorités compétentes.

Un parcours politique avant les poursuites judiciaires

Samir Abdelli s’était fait connaître du grand public en se présentant à l’élection présidentielle tunisienne de 2014, avant de poursuivre son activité d’avocat.

Son nom est aujourd’hui associé à une procédure judiciaire dont le verdict en première instance ouvre désormais la voie aux éventuelles étapes d’appel.

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Trump annonce la fin du cessez-le-feu avec l’Iran après de nouvelles frappes américaines

08. Juli 2026 um 10:04

Une nouvelle escalade militaire a éclaté entre les États-Unis et l’Iran, mettant en péril le fragile cessez-le-feu conclu le 17 juin. Washington a lancé une vaste série de frappes contre des cibles militaires iraniennes en représailles aux attaques contre des navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz, tandis que Téhéran affirme avoir riposté en visant des installations militaires américaines au Bahreïn et au Koweït.

Le président américain Donald Trump a déclaré, lors d’un déplacement à Ankara, que le cessez-le-fe-feu était désormais « terminé », estimant qu’il était devenu « inutile de négocier » avec les autorités iraniennes. Malgré cette déclaration, des responsables américains ont indiqué que les canaux diplomatiques n’étaient pas totalement fermés.

Plus de 80 cibles frappées en Iran

Le commandement américain pour le Moyen-Orient (CENTCOM) a annoncé avoir mené des frappes contre plus de 80 objectifs militaires en Iran. Selon Washington, les opérations ont visé des systèmes de défense antiaérienne, des centres de commandement, des radars côtiers, des installations de missiles antinavires ainsi que plus de 60 embarcations des Gardiens de la révolution déployées autour du détroit d’Ormuz. Les États-Unis affirment que ces frappes répondaient aux attaques contre plusieurs navires marchands dans cette voie maritime stratégique.

Parallèlement, l’administration américaine a rétabli les sanctions sur les exportations de pétrole iranien, supprimant le régime dérogatoire qui permettait à Téhéran de vendre son pétrole sur le marché international. Cette décision a immédiatement ravivé les inquiétudes sur l’approvisionnement énergétique mondial.

L’Iran revendique des frappes contre des bases américaines

En réaction, les Gardiens de la révolution ont annoncé avoir lancé une opération combinant missiles et drones contre 85 installations militaires américaines situées au Bahreïn et au Koweït, en représailles aux frappes américaines. Les autorités iraniennes affirment également avoir abattu un drone américain de type MQ-9.

À ce stade, les États-Unis n’ont pas confirmé les dégâts revendiqués par l’Iran. En revanche, le Koweït a indiqué que ses systèmes de défense aérienne avaient été activés pour intercepter des missiles et des drones, tandis que Bahreïn a également signalé des attaques aériennes.

Les attaques contre les navires au cœur de la crise

La reprise des hostilités fait suite à plusieurs attaques contre des navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz, notamment un pétrolier saoudien et un méthanier qatari. Les États-Unis accusent l’Iran d’avoir violé les engagements pris dans le cadre du cessez-le-feu, tandis que Téhéran dénonce une « violation flagrante » de l’accord par Washington.

Cette nouvelle flambée de violence intervient dans une zone stratégique par laquelle transite une part importante des exportations mondiales de pétrole, faisant bondir les cours du brut sur les marchés internationaux.

Le Koweït et le Qatar ont condamné les attaques iraniennes, estimant qu’elles compromettent les efforts diplomatiques engagés pour éviter une reprise généralisée du conflit. De son côté, le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a jugé que la réaction américaine était « nécessaire » après les attaques contre les navires marchands.

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