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Algérie : Avec ses Sukhoï au Niger, Alger change-t-elle de doctrine militaire ?

03. September 2026 um 10:06

Quatre chasseurs algériens Sukhoï Su-30 sur le tarmac de Niamey. L’image aurait été difficilement imaginable il y a encore quelques années, tant l’Algérie a longtemps érigé la non-intervention militaire à l’étranger en principe de sa politique de défense. Le déploiement décidé le 30 août au Niger pourrait ainsi constituer une étape importante dans l’évolution de la doctrine militaire algérienne.

Le ministère algérien de la Défense (MDN) a confirmé l’envoi de deux patrouilles, soit quatre Su-30, accompagnées d’un avion ravitailleur. La décision, prise sur instructions du président Abdelmadjid Tebboune et à la demande des autorités nigériennes, est officiellement présentée comme une « mission de soutien » à l’armée du Niger après la mutinerie qui a secoué Niamey. Les autorités nigériennes ont également confirmé l’arrivée des appareils.

Ce soutien n’est pas totalement isolé. Le 9 août, l’Algérie avait déjà offert à l’armée nigérienne quatre hélicoptères — deux Mi-24V et deux Mi-171 — ainsi que des munitions, des pièces de rechange et du matériel de soutien.

Mais avec l’envoi de chasseurs et de militaires algériens sur le territoire nigérien, Alger franchit un seuil différent.

Une doctrine longtemps restrictive

Depuis l’indépendance, l’Algérie s’est traditionnellement montrée extrêmement réticente à engager son armée hors de ses frontières. Cette position, étroitement liée à sa diplomatie fondée sur la souveraineté des États et la non-ingérence, a longtemps distingué Alger de plusieurs autres puissances régionales.

La révision constitutionnelle de 2020 a toutefois ouvert une possibilité qui n’existait pas dans les mêmes termes auparavant.

L’article 91 de la Constitution permet au président de la République de décider de l’envoi d’unités de l’Armée nationale populaire à l’étranger, mais après approbation à la majorité des deux tiers de chacune des deux chambres du Parlement.

C’est précisément ce cadre qui rend l’opération nigérienne particulièrement intéressante. Le déploiement a été annoncé par le ministère de la Défense, mais aucune approbation préalable des deux chambres n’a été rendue publique.

Le Monde relève ainsi que la séquence ouvre en Algérie un débat sur l’application de cette disposition constitutionnelle et sur la qualification exacte de la mission.

Il serait néanmoins prématuré de parler d’une intervention militaire algérienne au Niger. Aucune participation des Su-30 à des frappes ou à des opérations de combat n’a été annoncée. Alger parle explicitement d’une mission de soutien.

Le Niger devient stratégique pour Alger

L’évolution ne peut pas être dissociée de la détérioration de l’environnement sécuritaire au Sahel.

La mutinerie de Niamey a montré la fragilité persistante du régime d’Abdourahamane Tiani. Selon Reuters et Associated Press, les forces russes de l’Africa Corps ont directement participé aux opérations ayant permis aux loyalistes de reprendre le contrôle de la base militaire de l’aéroport.

Pour Alger, une nouvelle déstabilisation du Niger constituerait un risque majeur. Les deux pays partagent près de 1 000 kilomètres de frontière, tandis que le Niger occupe une place importante dans les équilibres sécuritaires du Sahara et dans plusieurs projets économiques régionaux.

Le rapprochement militaire engagé cet été montre donc qu’Alger ne se contente plus nécessairement d’observer les crises sahéliennes depuis son territoire.

La question est désormais de savoir si Niamey constitue une réponse exceptionnelle à une situation jugée urgente ou le premier exemple spectaculaire d’une doctrine militaire algérienne devenue plus interventionniste depuis la réforme constitutionnelle de 2020.

Pour les autres pays du Maghreb, dont la Tunisie, la distinction est loin d’être théorique. Si l’Algérie accepte désormais plus facilement de projeter directement ses forces pour défendre ses intérêts sécuritaires dans son voisinage, c’est une évolution importante de l’équilibre stratégique régional.

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Prisons : L’OCTT appelle à des mesures urgentes face aux conditions de détention

03. September 2026 um 09:20

L’Organisation contre la torture en Tunisie (OCTT) a appelé à prendre une série de mesures urgentes pour améliorer les conditions de détention, notamment face à la surpopulation carcérale et aux épisodes de fortes chaleurs. Dans une déclaration publiée mercredi 2 septembre 2026, elle fait également état de récents signalements de décès de détenus, rapportés par des familles ou des avocats.

L’organisation indique que ces cas ont été signalés en prison ou dans des services d’urgence et les replace dans un contexte estival marqué par la canicule, le surpeuplement des cellules et un accès aux soins qu’elle juge limité. La déclaration ne fournit toutefois pas de bilan chiffré de ces décès ni d’éléments permettant d’en déterminer les circonstances ou les causes.

Réduire « immédiatement » la surpopulation

Parmi les mesures réclamées, l’OCTT appelle à agir immédiatement pour désengorger les établissements pénitentiaires.

Elle propose la libération des personnes détenues pour des délits mineurs, qu’elles soient en détention provisoire ou déjà condamnées, ainsi que celle des détenus âgés et des personnes souffrant de maladies chroniques.

L’organisation demande également la libération des « prisonniers d’opinion » et des personnes condamnées en vertu du décret-loi n°54 et du Code des télécommunications.

Elle plaide parallèlement pour une limitation du recours à l’emprisonnement et un développement des peines alternatives, notamment le travail d’intérêt général, les amendes et le bracelet électronique.

L’OCTT rappelle à ce titre sa position selon laquelle la détention doit rester l’exception et la liberté la règle, tout en insistant sur le respect de la présomption d’innocence.

Adapter les prisons aux fortes chaleurs

L’organisation demande également des mesures « urgentes et appropriées » pour faire face aux conséquences du changement climatique dans les établissements pénitentiaires.

Elle préconise notamment de réexaminer l’état des infrastructures et d’assurer leur entretien et leur maintenance afin de mieux faire face aux épisodes de chaleur extrême, comme l’a également relevé la TAP dans sa reprise de la déclaration.

L’OCTT insiste par ailleurs sur le droit des détenus aux soins de santé, estimant que la privation de liberté ne doit pas entraîner la privation de leurs autres droits.

Enfin, elle réclame que les organisations de défense des droits humains puissent accéder aux informations concernant les détenus et visiter les établissements pénitentiaires afin d’y exercer un contrôle indépendant. L’organisation considère ce droit de regard comme l’une des garanties fondamentales de prévention des violations.

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Huile d’olive tunisienne au Royaume-Uni : Des licences en hausse de 225%, mais 68% du quota reste inutilisé

03. September 2026 um 08:47

Les licences britanniques délivrées pour l’huile d’olive tunisienne ont plus que triplé en un an. Entre janvier et septembre 2026, elles ont porté sur près de 2446 tonnes, contre 753 tonnes durant la même période de 2025, alors que plus des deux tiers du contingent annuel accordé à la Tunisie restent encore inutilisés.

Selon les données officielles britanniques de suivi des contingents tarifaires, 2445,9 tonnes d’huile d’olive tunisienne ont fait l’objet de licences depuis le début de l’année 2026.

À la même période de 2025, ce volume s’élevait à 752,8 tonnes. La progression atteint ainsi environ 225% en un an.

5277 tonnes encore disponibles

Cette forte accélération ne signifie toutefois pas que le contingent accordé à la Tunisie est proche d’être épuisé.

Le Royaume-Uni prévoit pour 2026 un contingent tarifaire annuel de 7723 tonnes pour l’huile d’olive tunisienne concernée par le dispositif. Après l’allocation de septembre, 5277,1 tonnes restent disponibles.

À ce stade, seulement 31,7% du contingent annuel a donc fait l’objet de licences, tandis que 68,3% reste inutilisé.

La comparaison avec 2025 montre néanmoins une évolution importante. Sur l’ensemble de l’année dernière, les licences délivrées avaient porté sur environ 1573 tonnes. En neuf mois seulement, le volume enregistré en 2026 dépasse donc déjà de plus de 870 tonnes celui de toute l’année 2025.

Une nouvelle fenêtre ouverte en septembre

La Rural Payments Agency britannique a publié le 26 août un nouvel avis aux importateurs concernant le contingent n°05.4032 réservé à l’huile d’olive tunisienne.

Les demandes peuvent être déposées jusqu’au 7 septembre 2026 à 17 heures. Le dispositif permet l’importation à droit nul des catégories d’huile d’olive couvertes par les codes douaniers prévus par les autorités britanniques.

L’enjeu est d’autant plus important que la Tunisie connaît une campagne d’exportation exceptionnelle. À fin juillet, ses exportations d’huile d’olive avaient atteint 368.000 tonnes, en hausse de 55,3% sur un an, selon les données de l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI).

Le marché britannique présente ainsi une situation contrastée : l’utilisation du contingent préférentiel accélère fortement en 2026, mais une large majorité du volume accessible à droit nul reste encore disponible.

Une précision est toutefois essentielle : les données britanniques correspondent aux quantités couvertes par des licences délivrées et non nécessairement aux volumes effectivement importés au Royaume-Uni.

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Énergie : La Tunisie au cœur du nouvel axe nord-africain de l’Allemagne

03. September 2026 um 08:42

La tournée du ministre allemand des Affaires étrangères Johann Wadephul en Tunisie puis en Algérie met en lumière les ambitions énergétiques de Berlin en Afrique du Nord. Alors que l’Allemagne cherche notamment à diversifier ses approvisionnements en gaz auprès de l’Algérie, la Tunisie apparaît comme un autre maillon stratégique des futures connexions énergétiques avec l’Europe.

Le déplacement de Wadephul à Alger, effectué après son passage à Tunis, a surtout mis en évidence la volonté allemande de sécuriser de nouvelles sources de gaz.

Selon EnergyNews, le ministre allemand a présenté l’Algérie comme un « partenaire fiable » et exprimé l’espoir que ce pays puisse couvrir une partie des besoins gaziers de l’Allemagne.

Cette perspective s’appuie notamment sur l’accord conclu entre Sonatrach et le groupe énergétique allemand VNG. Celui-ci prévoit une extension des livraisons de gaz algérien vers l’Allemagne à partir du 1er janvier 2027.

Mais dans cette stratégie régionale, la Tunisie occupe une position qui dépasse largement la question du gaz.

La Tunisie reliée au réseau énergétique européen

Avant la visite de Wadephul à Tunis, le ministère allemand des Affaires étrangères avait explicitement indiqué que les discussions porteraient notamment sur le « raccordement de la Tunisie au réseau énergétique européen » ainsi que sur le développement des énergies renouvelables.

Cette orientation éclaire sous un autre angle les accords de coopération annoncés lors de la visite et déjà évoqués par Webdo. Plus de 100 millions d’euros d’accords et de projets ont notamment été annoncés, avec la transition énergétique et environnementale parmi les domaines concernés.

La Tunisie ne doit donc pas être présentée comme un nouveau fournisseur de gaz de l’Allemagne. Son importance réside notamment dans sa position géographique, son potentiel de production d’énergies renouvelables et les infrastructures destinées à renforcer ses connexions avec le marché énergétique européen.

De l’électricité à l’hydrogène

L’un des projets structurants est ELMED, l’interconnexion électrique sous-marine entre la Tunisie et l’Italie. Cette liaison entre le Cap Bon et la Sicile doit permettre des échanges d’électricité dans les deux sens entre les deux rives de la Méditerranée.

Mais l’enjeu à plus long terme concerne surtout l’hydrogène. Le SoutH2 Corridor est destiné à établir une voie d’acheminement de l’hydrogène vers l’Europe centrale. Dans la nomenclature européenne des infrastructures prioritaires, son axe principal est présenté comme reliant la Tunisie, l’Italie, l’Autriche et l’Allemagne.

Cette infrastructure s’inscrit parallèlement dans une coopération politique plus large associant cinq pays. L’Algérie, la Tunisie, l’Italie, l’Autriche et l’Allemagne ont signé en janvier 2025 une déclaration commune en faveur du développement de ce corridor.

L’Algérie comme la Tunisie ambitionnent ainsi de développer leur production d’hydrogène renouvelable destiné notamment au marché européen.

Côté tunisien, cette architecture comprend également un futur hydrogénoduc entre la Tunisie et l’Italie. Le projet, développé sous l’appellation North Africa Hydrogen Backbone (NAHB), figure dans la liste européenne des projets d’intérêt mutuel sous la dénomination « North Africa Hydrogen Corridor ». Répertorié sous le numéro 10.12, il est explicitement intégré au SoutH2 Corridor.

Une architecture énergétique commence ainsi à se dessiner autour de la Méditerranée centrale : l’Algérie conserve un rôle majeur comme fournisseur de gaz tout en développant son potentiel dans l’hydrogène ; la Tunisie ambitionne elle aussi de produire de l’hydrogène renouvelable tout en renforçant sa fonction de connexion énergétique avec l’Europe.

Les rôles des deux pays ne sont donc pas strictement séparés. Ils sont différents mais de plus en plus imbriqués dans une stratégie reliant les ressources énergétiques d’Afrique du Nord aux marchés européens.

La tournée de Johann Wadephul ne signifie donc pas que Berlin cherche du gaz tunisien. Elle confirme en revanche l’intérêt de l’Allemagne pour une architecture énergétique nord-africaine dans laquelle la Tunisie et l’Algérie occupent toutes deux une place stratégique.

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Tunisie-Allemagne : Plus de 100 millions d’euros d’accords et projets annoncés

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Tunisie-Libye : Saïed appelle à lever les obstacles à la circulation aux postes-frontières

03. September 2026 um 05:50

Le président de la République, Kaïs Saïed, a appelé à intensifier la concertation avec la Libye afin de lever les obstacles et de faciliter la circulation des personnes et des marchandises dans les deux sens aux différents postes-frontières entre les deux pays.

Cette question a été abordée lors d’un entretien téléphonique, mercredi 2 septembre dans l’après-midi, avec le président du Conseil présidentiel libyen, Mohamed Al-Menfi, selon un communiqué de la Présidence de la République publié dans la nuit de mercredi à jeudi.

Faciliter la circulation des personnes et des marchandises

L’entretien a porté sur les relations entre les deux pays et sur la nécessité de faire face aux différents défis à travers une coopération et une concertation accrues.

Kaïs Saïed a particulièrement insisté sur l’accélération du rythme des consultations dans l’objectif de « lever tous les obstacles » et de faciliter la circulation des personnes et des marchandises dans les deux sens au niveau des différents postes-frontières.

Cette question revêt une importance particulière pour les régions du Sud tunisien, où les échanges avec la Libye représentent une composante importante de l’activité économique.

Elle intervient également dans un contexte marqué par des préoccupations exprimées ces derniers jours à Ben Guerdane autour de la situation économique et des conditions du commerce transfrontalier.

Lundi 31 août, une marche organisée à l’appel de structures syndicales locales et régionales avait notamment mis en avant les difficultés économiques rencontrées dans la région ainsi que les restrictions qui, selon les organisateurs, affectent les échanges commerciaux à travers Ras Jedir.

La Tunisie réaffirme sa position sur la Libye

Au-delà de la question des frontières, le chef de l’État a réaffirmé la position de la Tunisie en faveur de l’unité de la Libye.

Kaïs Saïed a également renouvelé son attachement à une solution « libyo-libyenne », considérant que les Libyens disposent des capacités nécessaires pour parvenir eux-mêmes aux solutions qu’ils acceptent et qui permettent d’assurer la sécurité, la stabilité, le développement et la prospérité de leur pays.

La Tunisie et la Libye disposent de deux principaux passages frontaliers terrestres, Ras Jedir et Dhehiba-Wazen, qui jouent un rôle important aussi bien dans les déplacements entre les deux pays que dans leurs échanges commerciaux.

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Empfangen — 31. August 2026 Actualités Tunisie webdo.tn

CAN féminine de volley : La Tunisie balaie le Mali et défiera l’Égypte

31. August 2026 um 06:31

La Tunisie s’est qualifiée pour les quarts de finale du Championnat d’Afrique féminin de volleyball 2026 à Nairobi en surclassant le Mali 3 sets à 0, dimanche 30 août.

Les Tunisiennes ont remporté les trois manches 25-11, 25-15 et surtout 25-4, bouclant leur huitième de finale en seulement 1h03. Elles retrouveront désormais l’Égypte pour une place dans le dernier carré.

42 attaques gagnantes contre 15

Au-delà du score, les statistiques publiées par la Confédération africaine de volleyball (CAVB) témoignent de l’écart entre les deux sélections.

La Tunisie a totalisé 42 points à l’attaque contre 15 pour le Mali, ainsi que 14 contres contre 4 et 7 aces contre un seul pour son adversaire.

Après deux premières manches maîtrisées, la sélection tunisienne a totalement pris le dessus dans le troisième set, remporté 25-4 en seulement 15 minutes.

Abda N. a été la meilleure marqueuse de la rencontre avec 20 points, dont 17 à l’attaque et trois au contre. Jenhani S. a ajouté 13 points, dont quatre contres et quatre aces, tandis que Bouraoui S. a inscrit 10 points.

Campedelli : « Depuis aujourd’hui, notre championnat a commencé »

La sélectionneuse Alessandra Campedelli a surtout vu dans cette victoire un changement d’état d’esprit après une première partie de compétition plus difficile.

« Depuis aujourd’hui, notre championnat a commencé », a-t-elle déclaré à la CAVB.

La technicienne a expliqué que ses joueuses avaient manqué de confiance durant la première phase du tournoi, tout en estimant qu’elles étaient capables de produire un meilleur volleyball.

Le prochain rendez-vous permettra de mesurer cette progression. La Tunisie affrontera l’Égypte en quart de finale dans un duel d’un tout autre niveau.

Campedelli estime que son équipe doit encore progresser sur le plan mental avant cette rencontre, mais se dit convaincue que ses joueuses seront prêtes face aux Égyptiennes.

Après une victoire particulièrement nette contre le Mali, la Tunisie devra désormais confirmer face à l’Égypte pour poursuivre son parcours continental.

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Tunisie : Le FTDES alerte sur un risque pour « la sécurité et la paix sociales »

31. August 2026 um 05:51

Le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES) met en garde contre une aggravation de la crise sociale en Tunisie et estime qu’un nouveau retard dans la réponse aux difficultés économiques et sociales pourrait conduire à une situation menaçant « la sécurité et la paix sociales ».

Dans un communiqué publié dimanche 30 août 2026, le FTDES dresse un constat particulièrement sévère de la situation du pays, qu’il qualifie de « crise globale », allant bien au-delà des seules perturbations dans l’approvisionnement en eau et en électricité.

Le FTDES dénonce ce qu’il qualifie de « déni »

L’organisation évoque les coupures répétées d’eau et d’électricité et les difficultés d’approvisionnement en eau minérale en pleine période de chaleur. Elle cite également la baisse du pouvoir d’achat, le chômage, la précarité économique, la dégradation des services publics et l’aggravation de la crise environnementale.

Le FTDES mentionne également les drames humains en Méditerranée, les restrictions visant, selon lui, les voix critiques ainsi que les conditions carcérales.

Pour l’organisation, ces différentes situations ne constituent pas une succession de crises ponctuelles ou indépendantes, mais traduisent une « crise sociale structurelle étouffante ».

Le Forum fait porter au pouvoir politique la responsabilité de la dégradation de la situation sociale et économique et estime que les réponses apportées ne sont pas à la hauteur de la crise.

Il dénonce également un écart croissant entre la réalité vécue par les citoyens et le discours officiel, considérant que la réponse des autorités reste marquée par le « déni » et le refus d’assumer les responsabilités.

Un avertissement sur un « dérapage social »

Le communiqué critique également l’absence de communication gouvernementale effective avec les citoyens ainsi que le rétrécissement de l’espace civique et ce que le FTDES considère comme une criminalisation de la protestation.

Dans ce contexte, l’organisation avertit que la poursuite du déni et l’absence de réponses sérieuses pourraient pousser le pays vers un « dangereux dérapage social », sur fond d’accumulation des pressions et de montée des tensions.

Le FTDES appelle à prendre des mesures urgentes pour garantir un approvisionnement régulier en eau et en électricité et mettre fin aux perturbations récurrentes.

Il réclame également une intervention pour protéger le pouvoir d’achat, limiter la hausse du coût de la vie et garantir la disponibilité des produits de base, notamment à l’approche de la rentrée scolaire et de ses charges supplémentaires pour les familles.

Le Forum appelle par ailleurs au respect des libertés et à la reprise d’un dialogue entre les autorités, la société civile, les organisations sociales et les citoyens concernés afin de rechercher des solutions à la crise.

La TAP a également fait état dimanche soir des appels du FTDES à des mesures urgentes concernant l’eau, l’électricité et le pouvoir d’achat. L’agence rapporte également l’avertissement du Forum selon lequel un retard supplémentaire dans la réponse aux préoccupations sociales et économiques croissantes pourrait conduire à une situation menaçant la sécurité et la paix sociales.

La responsabilité renvoyée aux institutions de l’État

Dans la conclusion de son communiqué, le FTDES estime que la responsabilité de l’initiative et d’une réponse urgente incombe aujourd’hui aux institutions de l’État, « à leur tête la présidence de la République ».

Cet avertissement intervient alors que les difficultés d’accès à certains services essentiels ont alimenté les mouvements sociaux ces dernières semaines.

En juillet, l’Observatoire social tunisien, relevant du FTDES, avait recensé 1 101 mouvements de protestation, soit le niveau le plus élevé enregistré pour un mois de juillet depuis le début de la série comparative en 2016. Les problèmes liés à l’eau et les coupures d’électricité avaient représenté 678 mouvements, soit 61,6 % du total.

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Session extraordinaire : 61 députés signent, la pétition bientôt déposée à l’ARP

31. August 2026 um 05:31

Le nombre de députés réclamant une session parlementaire extraordinaire continue d’augmenter. Ils sont désormais 61 à avoir signé la pétition, contre 56 samedi, tandis que son dépôt officiel à l’Assemblée des représentants du peuple est annoncé pour ce lundi 31 août ou mardi 1er septembre.

Le député Mohamed Ali, l’un des initiateurs de la démarche, a annoncé dimanche sur Diwan FM que cinq nouveaux élus avaient rejoint l’initiative et que la liste des signataires restait ouverte.

La pétition devrait être déposée au bureau d’ordre de l’ARP lundi ou mardi, a-t-il précisé. Cette étape sera déterminante : à ce stade, les signatures sont réunies, mais la demande n’a pas encore été officiellement enregistrée et aucune session extraordinaire n’a été convoquée.

Les signataires veulent consacrer cette session à la situation sociale, économique et aux services publics, dans un contexte marqué notamment par les coupures d’eau et d’électricité, la hausse des prix et les difficultés d’approvisionnement en certains produits.

Ils évoquent plus largement une dégradation des services essentiels et souhaitent interpeller le gouvernement sur la gestion de ces crises.

De 56 à 61 députés

Samedi, la TAP avait fait état de 56 députés signataires. Selon les données du site officiel de l’ARP citées par l’agence, 152 députés sont actuellement en exercice.

L’article 71 de la Constitution prévoit que, durant les vacances parlementaires, l’Assemblée peut se réunir en session extraordinaire à la demande du président de la République ou du tiers de ses membres, pour examiner un ordre du jour déterminé.

Avec désormais 61 signataires, l’initiative dépasse plus largement ce seuil numérique.

Mohamed Ali estime qu’il n’y a « aucun motif » pour ne pas donner suite à la demande une fois celle-ci déposée. Il justifie l’initiative par ce qu’il décrit comme des crises aiguës et multiples traversées par le pays.

Reste toutefois à distinguer le seuil permettant de demander une session extraordinaire de sa convocation effective.

Une session, mais avec quelle portée ?

La démarche ne vise pas seulement à réunir l’Assemblée. Les députés souhaitent également interpeller l’exécutif sur les causes de la dégradation des services essentiels et la répétition des crises.

Ils proposent d’entendre les responsables concernés, de présenter les données disponibles à l’opinion publique, mais aussi d’examiner les responsabilités politiques et administratives ainsi que les mesures urgentes susceptibles d’être prises.

Obtenir la réunion de l’Assemblée et peser sur l’action gouvernementale constituent toutefois deux questions différentes.

La Constitution de 2022 organise les rapports entre les institutions autour d’un exécutif dans lequel le président de la République occupe une place centrale. Son article 100 dispose que le chef du gouvernement et les ministres mettent en œuvre la politique générale de l’État conformément aux orientations et aux choix définis par le président de la République.

Dans ce cadre, une éventuelle session extraordinaire permettrait surtout aux députés d’interroger publiquement les membres du gouvernement sur les coupures d’eau et d’électricité, les prix, la situation sanitaire ou encore les difficultés d’approvisionnement.

La prochaine étape sera donc moins le nombre de signatures que le dépôt effectif de la pétition à l’ARP et la suite institutionnelle qui lui sera réservée.

Pour l’heure, 61 députés ont signé. La session extraordinaire, elle, n’est pas encore convoquée.

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Siliana : Des vents à plus de 100 km/h ravivent l’incendie de Djebel Boulemane

31. August 2026 um 05:13

L’incendie de Djebel Boulemane, dans la zone de Mzata relevant de la délégation de Bargou, à Siliana, a repris dimanche soir, quelques heures seulement après avoir été totalement maîtrisé. De violentes rafales de vent ont réactivé plusieurs foyers et favorisé une nouvelle extension des flammes.

Selon un responsable de la direction régionale des forêts de Siliana, cité par la TAP, la vitesse du vent a dépassé les 100 km/h, compliquant fortement les opérations sur un terrain déjà difficile d’accès.

Les vents ont également transporté des cendres issues de l’incendie jusqu’aux limites du gouvernorat de Kairouan, selon la même source. (Voir la vidéo en bas de l’article)

Des renforts demandés aux gouvernorats voisins

Face à cette reprise, des renforts ont été demandés aux gouvernorats voisins. Des véhicules des services forestiers et de la Protection civile doivent ainsi rejoindre les équipes déjà mobilisées afin de tenter de contenir la nouvelle progression du feu.

Cette reprise intervient alors que l’incendie avait été totalement maîtrisé aux premières heures de dimanche 30 août. Les agents des forêts et de la Protection civile avaient ensuite entamé et achevé les opérations de refroidissement des zones touchées.

Les fortes rafales ont cependant favorisé la réactivation de foyers résiduels, illustrant la difficulté à sécuriser définitivement ce type d’incendie lorsque les conditions météorologiques restent défavorables.

Le feu de Djebel Boulemane s’était initialement déclaré jeudi 27 août. La présence de plusieurs foyers dispersés et le relief accidenté avaient dès le départ compliqué l’accès des équipes d’intervention à certaines parties du massif.

Deux avions militaires déjà mobilisés

L’ampleur des opérations avait nécessité l’intervention de deux avions militaires pour soutenir les équipes au sol.

D’importants moyens humains et matériels ont également été engagés, avec notamment cinq camions relevant des services forestiers de Siliana, un engin de terrassement ainsi que six véhicules de la Protection civile, selon les informations rapportées par la TAP.

Aucun nouveau bilan officiel de la superficie parcourue par les flammes n’était encore disponible dimanche soir. L’extension provoquée par la reprise de l’incendie pourrait conduire les autorités à réévaluer les dégâts une fois le feu de nouveau maîtrisé.

La situation de Djebel Boulemane est distincte des incendies enregistrés ces derniers jours dans le gouvernorat de Jendouba.

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Empfangen — 30. August 2026 Actualités Tunisie webdo.tn

Mondial 2030 : La crise Maroc-Espagne s’invite dans la coorganisation

30. August 2026 um 09:30

La crise entre le Maroc et l’Espagne autour de Ceuta déborde désormais sur un dossier particulièrement stratégique pour les deux pays : le Mondial 2030. Alors que de nouvelles révélations attribuées au groupe de hackers Jabaroot alimentent les tensions, deux formations espagnoles ont déjà demandé de remettre en cause la coorganisation de la compétition avec le Maroc.

Le dossier est suffisamment sensible pour arriver devant le Congrès espagnol. Pedro Sánchez doit comparaître jeudi 3 septembre devant les députés pour rendre compte de la gestion par son gouvernement des événements survenus à Ceuta depuis le 30 juillet.

La séance doit notamment porter sur les entrées irrégulières par voie maritime depuis le Maroc et les mesures envisagées pour garantir les frontières espagnoles et européennes.

Sumar et Vox ciblent le Mondial

La crise avait déjà atteint le terrain sportif au début du mois d’août.

Le 5 août, Sumar a déposé au Congrès une proposition non contraignante demandant à l’Espagne de ne plus organiser la Coupe du monde 2030 avec le Maroc.

Le texte demande au gouvernement espagnol de saisir la FIFA, la Fédération espagnole de football et le gouvernement portugais afin de réexaminer le modèle actuel d’organisation commune entre l’Espagne, le Portugal et le Maroc.

Un jour plus tard, Vox a présenté une initiative allant dans le même sens, estimant que les événements survenus à Ceuta les 30 et 31 juillet avaient remis en cause la confiance nécessaire à une candidature commune.

Fait politique inhabituel, Vox a ensuite annoncé qu’il voterait également en faveur de la proposition de Sumar. Deux formations situées aux antipodes de l’échiquier politique espagnol convergent ainsi sur un même objectif concernant le Maroc.

Ces initiatives n’ont toutefois pas valeur de décision et ne signifient pas que la coorganisation du Mondial 2030 soit actuellement remise en cause par la FIFA.

Jabaroot ajoute une dimension sécuritaire

Depuis, un autre dossier est venu alimenter les tensions.

Le groupe de hackers Jabaroot a diffusé le 24 août une importante quantité de données présentées comme concernant plus de 70.000 membres ou collaborateurs des services de sécurité et de renseignement marocains.

Selon le média espagnol The Objective, cinq membres de l’ambassade du Maroc à Madrid et onze membres de consulats marocains en Espagne figureraient dans les données divulguées.

Ces informations ont été reprises samedi par Le Monde dans une analyse de la dégradation des relations entre Rabat et Madrid. Vox réclame désormais l’expulsion des diplomates concernés.

La présence d’une personne dans les fichiers diffusés par Jabaroot ne suffit cependant pas à établir son appartenance à un service de renseignement. Les affirmations des hackers doivent donc être distinguées des éléments indépendamment vérifiés.

El País relève de son côté que la « cyberguerre » qui frappe le Maroc depuis 2025 s’est désormais étendue à la crise de Ceuta. Jabaroot prétend notamment disposer d’autres informations concernant les événements migratoires de juillet, sans avoir apporté jusqu’ici de preuves indépendantes permettant d’établir ses accusations.

Madrid maintient le dialogue avec Rabat

Malgré cette accumulation de tensions, le gouvernement espagnol évite pour l’heure l’affrontement diplomatique direct.

Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a affirmé vendredi que sa communication avec son homologue marocain Nasser Bourita restait constante et que la coopération avec le Maroc demeurait essentielle.

Il a toutefois réaffirmé sans ambiguïté la souveraineté espagnole sur Ceuta et Melilla.

Le Mondial 2030 n’est donc pas, à ce stade, institutionnellement menacé. Mais la compétition est désormais entrée dans le débat politique espagnol autour de la crise avec Rabat, à moins de quatre ans d’une Coupe du monde que les deux voisins doivent précisément organiser ensemble.

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Après trois départs à Tarente, Chahd Jeljeli brise le silence

30. August 2026 um 06:58

Quelques jours après avoir quitté la délégation tunisienne aux Jeux méditerranéens de Tarente 2026, la lutteuse Chahd Jeljeli est sortie de son silence. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, elle confirme avoir volontairement pris la décision de « migrer », sans prévenir sa famille, et livre un témoignage sévère sur les conditions dans lesquelles évoluent, selon elle, les sportifs tunisiens des disciplines individuelles.

« Je veux d’abord présenter mes excuses à ma famille que j’ai inquiétée et fatiguée. J’ai pris la décision de migrer sans leur accord ni même les informer, mais je n’avais pas d’autre choix », écrit la lutteuse de 20 ans.

Cette prise de parole apporte ainsi une réponse à une partie des interrogations entourant sa disparition, signalée après sa participation aux Jeux de Tarente.

« 250 dinars » et des primes en attente

Au-delà de son départ, Chahd Jeljeli met directement en cause les conditions matérielles accordées aux sportifs tunisiens.

Elle affirme que l’allocation d’un sportif d’élite s’élève à 250 dinars et qu’elle serait versée tous les six mois, lorsqu’elle l’est effectivement.

La lutteuse assure également n’avoir toujours rien perçu au titre de primes liées aux Championnats d’Afrique 2024 et 2026. Elle ajoute que l’allocation mensuelle n’aurait plus été versée depuis le mois de mai.

Ces affirmations, formulées directement par l’athlète, n’ont pas encore fait l’objet d’une réaction publique des autorités sportives permettant d’en confirmer les montants et les échéances.

Jeljeli évoque également ses conditions d’entraînement. Elle dit s’entraîner matin et soir sans compléments alimentaires alors qu’elle doit, selon son témoignage, perdre jusqu’à neuf kilos à l’approche de certaines compétitions internationales.

Un stage au Kirghizistan également critiqué

La lutteuse revient aussi sur le stage effectué au Kirghizistan avant les Jeux méditerranéens.

Selon elle, elle aurait été amenée à s’entraîner avec des jeunes lutteuses âgées de 14 et 15 ans alors qu’elle se préparait à affronter des athlètes de niveau mondial à Tarente.

Une situation qu’elle oppose aux exigences de résultats auxquelles sont ensuite confrontés les sportifs.

« Le seul objectif du lutteur tunisien aujourd’hui est d’entendre : “ils ont versé” », écrit-elle en référence aux aides financières attendues.

Malgré son départ, Chahd Jeljeli affirme ne pas vouloir renoncer à sa carrière. Elle dit conserver son objectif sportif et espérer qu’un jour elle pourra « lever le drapeau de [son] pays ». Elle présente également ses excuses à son entraîneur Mohamed Ali Bouziane.

Trois cas en quelques jours

Son témoignage prend une dimension particulière alors que Webdo a rapporté trois cas concernant des sportifs tunisiens autour des Jeux méditerranéens de Tarente.

Le premier concernait Chahd Jeljeli, dont l’absence avait été constatée après son combat pour la médaille de bronze des -57 kg. Le chef de la délégation tunisienne, Hatem Mernaoui, avait indiqué à la TAP qu’elle avait quitté la salle de compétition sans prévenir son entraîneur. Ses affaires étaient restées dans sa chambre.

Webdo avait ensuite rapporté la disparition du joueur de raffa Mohamed Amine Saïdi, constatée lors du passage de sa délégation par Rome après sa participation aux Jeux.

Samedi, un troisième cas a été signalé : celui de l’haltérophile Mohamed Amine Bouhijba, absent lors de l’embarquement à Rome alors que sa délégation devait rejoindre Brindisi avant de poursuivre vers Tarente.

Rien ne permet toutefois, à ce stade, d’attribuer aux deux autres sportifs les motivations avancées par Chahd Jeljeli.

Mais le témoignage de la lutteuse déplace désormais le débat : derrière son départ se pose ouvertement la question des conditions de préparation, de rémunération et d’accompagnement des sportifs tunisiens engagés dans les disciplines individuelles.

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Ben Guerdane : Une marche syndicale lundi contre le « resserrement économique »

30. August 2026 um 06:57

Une marche de protestation est annoncée lundi 31 août 2026 à Ben Guerdane pour dénoncer la détérioration de la situation économique et du développement dans la ville, ainsi que les difficultés persistantes affectant le commerce transfrontalier à Ras Jedir.

Le rassemblement doit partir à 9h du siège de l’Union locale du travail de Ben Guerdane, à l’appel de l’Union régionale du travail de Médenine et de l’Union locale.

La décision a été prise samedi 29 août lors d’une réunion du bureau exécutif de l’Union locale avec des représentants des syndicats de base.

Selon les organisateurs, la mobilisation vise à protester contre ce qu’ils qualifient de « resserrement économique continu », la détérioration de la situation du développement à Ben Guerdane et la perturbation de l’activité du commerce transfrontalier à travers Ras Jedir depuis plus de deux ans.

L’organisation syndicale appelle les habitants de la ville à participer à la marche.

Ras Jedir au centre des revendications

La situation du commerce à travers Ras Jedir constitue depuis plusieurs mois l’un des principaux motifs de mécontentement à Ben Guerdane.

En mai dernier, le député Ali Zghoudoud avait notamment affirmé que les échanges commerciaux en provenance de Libye étaient fortement perturbés depuis mars 2024, évoquant des délais pouvant atteindre plusieurs jours pour certains voyageurs et commerçants.

Il convient toutefois de distinguer ces difficultés du fonctionnement du poste-frontière lui-même. Ras Jedir demeure ouvert et la circulation des personnes et des véhicules se poursuit. Les revendications portent essentiellement sur les conditions dans lesquelles s’effectuent les échanges et sur les restrictions affectant le petit commerce transfrontalier.

Une mobilisation après plusieurs jours de tension

Cette marche intervient également dans un contexte particulièrement lourd pour Ben Guerdane.

La ville a été frappée par le récent naufrage d’une embarcation transportant des migrants irréguliers, dont le bilan définitif s’est établi à 15 morts — 14 originaires de Ben Guerdane et un de Zarzis — et un survivant.

Dans un communiqué publié le 23 août, l’Union locale du travail avait déjà réclamé des solutions urgentes aux problèmes économiques et sociaux de la région et appelé à résoudre les difficultés du commerce transfrontalier à Ras Jedir. Elle avait alors elle-même établi un lien entre la situation économique de la ville et les risques pris par certains jeunes pour tenter de rejoindre l’Europe.

Le nouvel appel à manifester lundi marque ainsi le passage à une mobilisation syndicale organisée autour de revendications économiques et de développement, sans que la marche soit officiellement présentée comme directement liée au naufrage.

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Canicule : 633 prises en charge recensées, aucun bilan des décès communiqué

30. August 2026 um 06:56

Le ministère de la Santé a recensé 633 consultations et prises en charge sanitaires « liées aux répercussions de la vague de chaleur » entre le 1er juillet et le 29 août 2026. Publié après les alertes lancées par les jeunes médecins, ce premier chiffre national ne s’accompagne toutefois d’aucune donnée sur les décès.

Dans son communiqué consacré au « suivi de la situation sanitaire durant la vague de chaleur », le ministère indique suivre l’évolution de la situation en coordination avec les structures sanitaires régionales.

Il fait état précisément de « 633 cas de consultation et de prise en charge sanitaire liés aux répercussions de la vague de chaleur » enregistrés en près de deux mois.

Le communiqué ne précise pas combien de ces cas ont nécessité une hospitalisation, combien étaient graves ou ont été admis en réanimation. Il ne fournit pas non plus de ventilation par région.

Les décès ne sont pas évoqués

Plus significatif au regard des interrogations apparues ces dernières heures, le ministère ne fournit aucun bilan des décès liés à cet épisode de chaleur.

Cette absence intervient après l’alerte lancée par l’Organisation tunisienne des jeunes médecins sur la situation dans les établissements hospitaliers.

Son président, Wajih Dhakkar, avait notamment affirmé vendredi que l’organisation avait recensé 13 décès en 24 heures, tout en faisant état de 21 cas de coups de chaleur nécessitant une réanimation au seul hôpital Habib-Bourguiba de Sfax.

Dans son nouveau communiqué, le ministère de la Santé ne revient pas sur le chiffre des 13 décès et ne communique aucun bilan des morts. Les 633 consultations et prises en charge annoncées ne permettent donc ni de confirmer ni d’infirmer le bilan évoqué par le président de l’Organisation tunisienne des jeunes médecins.

Lire aussi: Canicule : Les jeunes médecins alertent, leur président évoque 13 décès en 24 heures

La continuité des services mise en avant

Le ministère insiste en revanche sur le fonctionnement du système de soins. Il affirme qu’aucune interruption dans la continuité des services n’a été enregistrée.

Selon le communiqué, des mécanismes de coordination et de suivi ont été activés aux niveaux local et régional, permettant d’anticiper les besoins et de mobiliser les ressources nécessaires en fonction de l’évolution de la situation.

Le département de la Santé salue également les efforts des personnels médicaux, paramédicaux et administratifs et assure poursuivre la mobilisation des moyens médicaux et techniques nécessaires dans les différentes régions du pays.

Il renouvelle enfin ses recommandations à la population : éviter l’exposition directe au soleil pendant les heures les plus chaudes, boire régulièrement de l’eau et accorder une attention particulière aux personnes âgées, aux enfants et aux malades chroniques.

Avec les 633 consultations et prises en charge désormais officiellement recensées, une première mesure nationale de l’impact sanitaire de la canicule est donc disponible. Son bilan humain, lui, reste à établir.

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Eau, électricité, prix : 56 députés réclament des comptes au gouvernement

30. August 2026 um 06:56

Ils sont 56 députés à réclamer la tenue d’une session parlementaire extraordinaire pendant les vacances de l’Assemblée, en présence des membres du gouvernement. Le seuil constitutionnel est numériquement franchi. Reste une question autrement plus importante : quelle suite peut réellement avoir cette initiative ?

Les signataires veulent consacrer cette session à la situation sociale, économique et aux services publics, dans un contexte marqué notamment par les coupures d’eau et d’électricité, la hausse des prix et les difficultés d’approvisionnement en certains produits.

Les députés évoquent plus largement une dégradation des services essentiels et estiment que la situation dépasse de simples dysfonctionnements conjoncturels pour poser la question de la capacité de l’État à gérer les crises et à répondre aux besoins des citoyens.

Le seuil du tiers dépassé

L’article 71 de la Constitution prévoit que, durant les vacances parlementaires, l’Assemblée des représentants du peuple peut se réunir en session extraordinaire à la demande du président de la République ou du tiers de ses membres, pour examiner un ordre du jour déterminé.

Selon les données du site officiel de l’ARP citées par la TAP, 152 députés sont actuellement en exercice. Avec 56 signataires, l’initiative représente près de 37% des députés et dépasse donc numériquement le tiers requis.

Interrogé par l’agence TAP, le député Mohamed Ali, l’un des initiateurs de la démarche, a indiqué que le nombre de signataires était encore susceptible d’augmenter, d’autres députés ayant manifesté leur soutien à la tenue de cette session.

Il estime également que le nombre de députés ayant rejoint l’initiative dépasse le seuil du tiers prévu par la Constitution.

Une session, mais avec quelle portée ?

La demande des 56 députés ne se limite pas à obtenir une réunion de l’Assemblée. Les signataires souhaitent également interpeller l’exécutif sur les causes de la dégradation des services essentiels et la répétition des crises.

Ils proposent d’entendre les responsables concernés, de présenter les données disponibles à l’opinion publique, mais aussi d’examiner les responsabilités politiques et administratives ainsi que les mesures urgentes susceptibles d’être prises.

Obtenir la réunion de l’Assemblée et peser sur l’action gouvernementale constituent toutefois deux questions différentes.

La Constitution de 2022 organise les rapports entre les institutions autour d’un exécutif dans lequel le président de la République occupe une place centrale. Son article 100 dispose que le chef du gouvernement et les ministres mettent en œuvre la politique générale de l’État conformément aux orientations et aux choix définis par le président de la République.

Dans ce cadre, une éventuelle session extraordinaire permettrait surtout aux députés d’interroger publiquement les membres du gouvernement sur les coupures d’eau et d’électricité, les prix, la situation sanitaire ou encore les difficultés d’approvisionnement.

La portée concrète de cette initiative dépendrait ensuite des réponses apportées par l’exécutif et des suites susceptibles d’être données aux demandes formulées par les élus.

Pour l’heure, les 56 signatures permettent de franchir le seuil numérique prévu par la Constitution. Reste désormais à savoir si cette initiative débouchera effectivement sur la convocation d’une session extraordinaire de l’Assemblée.

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Empfangen — 29. August 2026 Actualités Tunisie webdo.tn

Attijari bank Tunisie : Les créances classées bondissent, leur couverture chute

29. August 2026 um 12:46

Attijari bank Tunisie bénéficie d’un renforcement important de son partenariat avec la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD). Le plafond de la facilité de partage des risques passe de 20 à 70 millions d’euros, soit une multiplication par 3,5.

Cette annonce intervient alors que les comptes 2025 de la banque font apparaître une détérioration sensible de plusieurs indicateurs liés à la qualité de ses actifs.

91 millions de dinars de créances classées supplémentaires

Selon les états financiers d’Attijari bank, le montant brut des créances classées a atteint 493,9 millions de dinars fin 2025, contre 402,9 millions un an auparavant.

La hausse atteint ainsi près de 91 millions de dinars, soit 22,6 % en une année.

Le taux d’actifs classés est passé dans le même temps de 3,44 % à 4,54 %. Plus significatif encore, leur taux de couverture a reculé de 60,10 % à 44,58 %, soit une baisse de plus de 15 points.

Les créances sur la clientèle ont parallèlement reculé à 7,136 milliards de dinars fin 2025, contre 7,346 milliards un an auparavant, selon les états financiers individuels publiés par la banque.

La banque conserve néanmoins des ratios prudentiels supérieurs aux exigences réglementaires, ce qui ne permet pas de parler d’une situation de difficulté financière. La progression des créances classées et surtout la contraction de leur couverture constituent en revanche des indicateurs à surveiller.

La BERD porte son partage des risques à 70 millions d’euros

C’est dans ce contexte que la BERD a annoncé l’augmentation de sa facilité de partage des risques avec Attijari bank Tunisie, de 20 à 70 millions d’euros.

Ce dispositif permet à l’institution européenne de partager une partie du risque associé à certains financements accordés par Attijari bank aux entreprises tunisiennes.

Selon la BERD, ce partenariat a déjà permis de financer 25 projets représentant environ 400 millions de dinars.

Une nouvelle facilité de 10 millions de dollars est également accordée afin de soutenir des investissements environnementaux, sociaux et de gouvernance réalisés par les entreprises clientes.

La simultanéité entre le renforcement du dispositif de la BERD et la hausse des créances classées mérite attention, mais aucun lien de causalité ne peut être établi entre les deux.

La BERD ne présente d’ailleurs pas sa décision comme une réponse à la détérioration de ces indicateurs. Elle explique l’opération par sa volonté d’élargir l’accès au financement des entreprises tunisiennes.

Reste que les comptes d’Attijari bank font ressortir deux évolutions significatives : une progression de près de 23 % des créances classées en un an et une chute de leur taux de couverture à 44,58 %.

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Canicule : Les jeunes médecins alertent, leur président évoque 13 décès en 24 heures

29. August 2026 um 09:24

La vague de chaleur qui frappe la Tunisie continue de mettre les structures hospitalières sous forte pression. L’Organisation tunisienne des jeunes médecins alerte, ce samedi 29 août 2026, sur une hausse « sans précédent » des décès et des hospitalisations, tandis que son président, Wajih Dhakkar, affirme que l’organisation a recensé 13 décès au cours des dernières 24 heures. Les deux informations proviennent toutefois de deux prises de parole distinctes.

Dans un communiqué publié ce samedi, l’Organisation tunisienne des jeunes médecins fait état d’une augmentation sans précédent des décès et des hospitalisations en raison des coups de chaleur et de la hausse des températures.

Elle signale également des décès de détenus admis dans plusieurs services d’urgence et décrit des médecins et infirmiers confrontés à une pression dépassant, selon elle, les capacités du système de santé.

L’organisation ne fournit cependant aucun bilan chiffré dans ce communiqué. Elle affirme que les services compétents du ministère de la Santé recensent les décès, les personnes victimes de coups de chaleur ainsi que les capacités d’accueil des services de réanimation, tout en déplorant qu’aucun chiffre officiel n’ait encore été rendu public.

Wajih Dhakkar : 13 décès recensés en 24 heures

Dans une publication distincte sur sa page Facebook, Wajih Dhakkar livre un bilan beaucoup plus précis.

Le président de l’Organisation tunisienne des jeunes médecins affirme que celle-ci a recensé 13 décès au cours des dernières 24 heures. Sa publication n’établit toutefois pas que ces 13 décès sont tous directement imputables à des coups de chaleur.

Son témoignage se concentre ensuite sur la situation à l’hôpital Habib-Bourguiba de Sfax, où il décrit un service d’urgence en état d’alerte maximale.

Selon Wajih Dhakkar, 21 cas de coups de chaleur nécessitant une réanimation ont été enregistrés durant la seule journée de vendredi. Il fait également état de six décès, dont celui d’un détenu.

Le responsable affirme par ailleurs qu’environ 40 patients se trouvaient dans la salle de déchocage des urgences, alors que sa capacité serait limitée à 16 patients.

Un bilan repris à l’étranger mais pas encore confirmé officiellement

L’alerte a rapidement dépassé les frontières tunisiennes. Al Jazeera a repris ce samedi le chiffre des 13 décès en l’attribuant aux données publiées par Wajih Dhakkar dans la nuit de vendredi à samedi. Le média rapporte également les 21 cas de coups de chaleur nécessitant une réanimation et les six décès signalés à l’hôpital Habib-Bourguiba.

L’agence allemande DPA a également diffusé le bilan de 13 décès attribué au président de l’Organisation tunisienne des jeunes médecins, tout en apportant une précision essentielle : elle indique ne pas avoir pu faire confirmer ces chiffres auprès de sources officielles.

Cette absence de bilan officiel est également au cœur du communiqué des jeunes médecins.

Une divergence sur la situation à Sfax

Les déclarations de Wajih Dhakkar interviennent alors qu’une divergence apparaît sur l’ampleur des conséquences de la chaleur à Sfax.

Dans son post, le président des jeunes médecins conteste directement les déclarations du directeur régional de la Santé, auquel il attribue le démenti de tout décès, avant d’avancer les chiffres recueillis par son organisation.

Une distinction reste néanmoins indispensable : les autorités sanitaires ont évoqué l’absence de décès directement imputables à un coup de chaleur, tandis que les 13 décès avancés par Wajih Dhakkar ne sont pas tous explicitement présentés comme ayant été provoqués par un coup de chaleur.

L’absence d’un bilan détaillé du ministère de la Santé ne permet donc pas, à ce stade, d’établir combien de ces décès sont directement ou indirectement liés aux températures extrêmes.

Les jeunes médecins réclament l’état d’urgence sanitaire

Face à cette situation, l’Organisation tunisienne des jeunes médecins formule une demande claire dans son communiqué : « Déclarez immédiatement l’état d’urgence sanitaire ».

L’alerte intervient au lendemain d’un appel du Conseil national de l’Ordre des médecins à la « plus grande vigilance » face à la vague de chaleur exceptionnelle. Le CNOM a notamment recommandé de limiter les déplacements au strict nécessaire, d’éviter l’exposition au soleil aux heures les plus chaudes et de s’hydrater régulièrement.

À ce stade, le ministère de la Santé n’a pas publié de bilan national permettant d’établir le nombre de décès directement imputables à l’actuelle vague de chaleur.

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Empfangen — 28. August 2026 Actualités Tunisie webdo.tn

Pénurie d’eau minérale : 60.000 bouteilles par jour supplémentaires pour Ben Arous

28. August 2026 um 12:24

Face aux difficultés persistantes d’approvisionnement en eau minérale, les autorités de Ben Arous ont décidé de renforcer les quantités distribuées dans le gouvernorat et de mettre en place un suivi quotidien de leur acheminement jusqu’aux différentes zones.

La principale mesure concerne la société Zahra d’exploitation et d’embouteillage des eaux minérales et boissons, implantée dans la zone d’El Gossaïbi, à Mornag. L’entreprise s’est engagée à doubler la quantité destinée au gouvernorat de Ben Arous, qui passera de 30 000 à 60 000 bouteilles par jour, selon la TAP.

La décision a été prise jeudi 27 août 2026 lors d’une réunion exceptionnelle présidée par le gouverneur de Ben Arous, Abdelhamid Boukadida, consacrée aux perturbations qui affectent l’approvisionnement en eau minérale.

Un suivi quotidien de la distribution

L’augmentation des quantités doit être accompagnée d’un contrôle renforcé des circuits de distribution. Les grossistes présents dans le gouvernorat se sont également engagés à accroître leurs approvisionnements quotidiens.

Un tableau détaillé des distributions devra désormais être transmis chaque jour aux services du gouvernorat. Il indiquera notamment les quantités affectées, les distributeurs concernés et les zones approvisionnées.

Les services de sécurité et les délégués territoriaux seront chargés de suivre l’application de ce programme sur le terrain, en coordination avec la Direction régionale du commerce et du développement des exportations.

Selon les autorités régionales, le dispositif doit permettre de régulariser l’approvisionnement tout en luttant contre la spéculation, les intermédiaires et les détournements de marchandises.

La pénurie persiste

Ces nouvelles mesures interviennent alors que les opérations destinées à réinjecter de l’eau minérale dans les circuits commerciaux se multiplient depuis plusieurs semaines.

À la Manouba, 124 416 bouteilles de deux litres, soit près de 249 000 litres, avaient notamment été injectées dans les circuits commerciaux le 24 août, après une opération similaire à Nabeul.

Lire aussi: Pénurie d’eau minérale : Après les saisies, les injections exceptionnelles gagnent la Manouba

Les autorités avaient auparavant multiplié les contrôles et les saisies dans plusieurs gouvernorats, notamment à Sousse, Nabeul et Ben Arous.

Le passage de 30 000 à 60 000 bouteilles par jour à Ben Arous constitue cette fois une augmentation directe et durable de la quantité distribuée par l’entreprise concernée. Ce volume ne représente cependant pas l’ensemble de l’approvisionnement du gouvernorat, qui est également alimenté par d’autres fournisseurs et circuits de distribution.

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Empfangen — 27. August 2026 Actualités Tunisie webdo.tn

Tarente : La lutteuse tunisienne Chahd Jeljeli portée disparue

27. August 2026 um 16:42

La lutteuse tunisienne Chahd Jeljeli, 20 ans, est portée disparue depuis mardi 25 août alors qu’elle participe aux Jeux méditerranéens de Tarente, dans le sud de l’Italie. Le chef de la délégation officielle tunisienne, Hatem Marnaoui, a confirmé ce jeudi 27 août à l’agence TAP que la délégation était sans nouvelles de la sportive.

Chahd Jeljeli avait disputé mardi le combat pour la médaille de bronze de lutte féminine dans la catégorie des 57 kg, face à l’Italienne Fabiana Rinella.

Elle quitte la salle sans prévenir

Selon le récit livré par Hatem Marnaoui à la TAP, après sa défaite, la Tunisienne était restée aux côtés de l’entraîneur national Mohamed Ali Bouziane pour assister aux autres combats de ses coéquipières.

Elle aurait ensuite quitté la salle sans en informer son entraîneur, alors que celui-ci était occupé à suivre les autres rencontres et que l’affluence était importante.

À la fin des compétitions, son entraîneur et ses coéquipières l’ont recherchée dans la salle, sans parvenir à la retrouver. Ils ont alors pensé qu’elle avait pu regagner seule le village méditerranéen, notamment en raison du nombre important de navettes assurant le transport des sportifs.

Toutes ses affaires étaient dans sa chambre

Une fois au village méditerranéen, l’équipe tunisienne n’a retrouvé aucune trace de la lutteuse. Selon le chef de la délégation, toutes ses affaires personnelles se trouvaient toujours dans sa chambre.

Hatem Marnaoui indique avoir été informé de la disparition tard dans la soirée de mardi. Il affirme avoir alors pris officiellement contact avec les autorités tunisiennes de tutelle, le Comité national olympique tunisien (CNOT), le comité d’organisation des Jeux ainsi qu’avec les services de sécurité présents au village méditerranéen.

À ce stade, aucune information officielle ne permet d’établir les circonstances ou les raisons de sa disparition. Aucune communication des autorités italiennes ou du comité d’organisation apportant des précisions supplémentaires sur les recherches n’avait par ailleurs été retrouvée jeudi après-midi.

Chahd Jeljeli est médaillée de bronze des Championnats d’Afrique 2026 organisés à Alexandrie.

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Nabeul-Monastir : Les coupures d’eau et d’électricité perturbent désormais les transports

27. August 2026 um 04:51

Les coupures répétées d’eau et d’électricité ont provoqué, mercredi 26 août 2026, plusieurs mouvements de protestation dans les gouvernorats de Nabeul et de Monastir. Routes bloquées dans plusieurs localités du Cap Bon et circulation du Métro du Sahel interrompue à Monastir : les perturbations d’eau et d’électricité enregistrées dans plusieurs régions ont désormais des répercussions concrètes sur les transports.

Des routes bloquées dans plusieurs localités de Nabeul

À Nabeul, la contestation a gagné plusieurs quartiers. Des habitants d’El Wafa et d’El Kharrouba ont bloqué la route reliant Nabeul à Hammamet pour protester contre la poursuite des coupures d’électricité, qui affectent notamment l’activité commerciale. Des habitants de Dar Chaâbane El Fehri ont de leur côté fermé la rocade reliant la ville à Nabeul, selon les informations rapportées par Diwan FM.

Un mouvement distinct a également été enregistré à Korba. Des habitants de Qobbet Lagha ont bloqué la route régionale n°44 reliant Korba à Tunis pour dénoncer une interruption de l’eau potable qui dure depuis près de 15 jours dans les zones situées en hauteur de la localité, où vivent environ 250 familles.

Selon Badiâ Bel Amri, membre du conseil local, les coupures d’électricité ont entraîné l’arrêt du système de pompage, aggravant les difficultés d’approvisionnement en eau.

Le Métro du Sahel stoppé à Monastir

À Monastir, les protestations ont directement affecté le transport ferroviaire.

À Sidi Nasr, des habitants protestant contre les coupures répétées d’eau et d’électricité ont incendié des pneus sur la voie ferrée. Une rame du Métro du Sahel a dû interrompre sa progression avant son entrée à la station de la Faculté de Monastir.

Les perturbations affectaient le quartier pour le deuxième jour consécutif.

Des coupures programmées à l’échelle nationale

Ces mouvements interviennent alors que la STEG a multiplié ces derniers jours les annonces de délestages dans plusieurs régions.

Pour la journée de mercredi, l’entreprise avait annoncé des coupures possibles entre 11h30 et 18h, par intermittence et pour des durées pouvant atteindre deux heures. La STEG avait également précisé que la liste des zones concernées n’était pas définitive.

Nabeul, Korba et Dar Chaâbane El Fehri figuraient parmi les localités susceptibles d’être touchées.

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Eau et électricité : Saïed affirme que des enquêtes ont établi des « actes prémédités »

27. August 2026 um 04:30

Selon un communiqué de la Présidence de la République, Kaïs Saïed a indiqué que des enquêtes avaient établi que certaines coupures d’eau et d’électricité enregistrées dans plusieurs régions ne résultaient pas de pannes ordinaires, mais d’« actes prémédités ».

Ces déclarations ont été rapportées à l’issue d’une réunion tenue mercredi 26 août 2026 au palais de Carthage, en présence notamment de la cheffe du gouvernement, Sara Zaafrani Zenzri, des ministres chargés de l’Énergie et des Ressources hydrauliques, ainsi que des PDG de la STEG et de la SONEDE.

Des « actes prémédités »

Le chef de l’État a estimé que la multiplication et la répétition récentes de problèmes dans plusieurs secteurs et régions ne pouvaient être considérées comme une succession d’incidents isolés.

Il a affirmé que les enquêtes avaient établi que des coupures d’eau et d’électricité dans plusieurs régions n’étaient pas dues à des pannes ordinaires, mais à des « actes prémédités ».

Kaïs Saïed a accusé ceux qui auraient planifié et exécuté ces actes de chercher à attiser les tensions, à diffuser des mensonges et des rumeurs et à perturber les citoyens jusque dans l’accès aux services essentiels.

La Présidence ne précise toutefois ni les régions et les coupures concernées, ni leur date. Le communiqué ne fournit pas non plus de détails sur la nature des enquêtes évoquées, leurs conclusions précises ou d’éventuelles procédures engagées.

Un discours qui se précise

Ce n’est pas la première fois que Kaïs Saïed met en doute le caractère purement technique de certaines perturbations.

En juillet, le président avait déjà qualifié les coupures d’eau et d’électricité observées dans plusieurs régions de phénomènes « non ordinaires ». Il avait également évoqué ceux qui chercheraient, selon lui, à perturber les citoyens et à attiser les tensions.

Le communiqué du 26 août marque toutefois une évolution dans le discours présidentiel. Il ne s’agit plus seulement de qualifier certaines perturbations d’anormales : la Présidence affirme désormais que des enquêtes ont établi que certaines coupures résultaient d’« actes prémédités ».

Lire aussi: Eau : De l’usine de bouteilles à Nebhana, Kaïs Saïed dénonce une situation « anormale »

Des coupures qui provoquent désormais des protestations

Cette déclaration intervient alors que les perturbations de l’alimentation en eau et en électricité provoquent des mouvements de protestation dans plusieurs régions.

Mercredi, à Nabeul, des habitants d’El Wafa et d’El Kharrouba ont bloqué la route reliant Nabeul à Hammamet pour protester contre les coupures d’électricité. Des mouvements ont également été signalés à Dar Chaâbane El Fehri, tandis que plusieurs quartiers connaissaient parallèlement des interruptions de l’alimentation en eau potable.

À Monastir, des habitants de Sidi Nasr protestant contre les coupures répétées d’eau et d’électricité ont incendié des pneus sur la voie ferrée. Une rame du Métro du Sahel a dû s’arrêter avant son entrée à la station de la Faculté de Monastir.

Ces tensions surviennent alors que la STEG a également annoncé des délestages dans plusieurs régions afin de préserver l’équilibre entre la production et la consommation d’électricité.

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