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61 Marocains arrêtés en Algérie : Tunis au cœur de l’itinéraire présumé

12. Oktober 2026 um 13:09

Les autorités algériennes ont annoncé, dimanche 11 octobre 2026, l’arrestation de 61 ressortissants marocains soupçonnés d’avoir préparé des actes de sabotage en Algérie. Selon la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), les suspects seraient entrés dans le pays en passant par la Tunisie, avant de rejoindre la ville d’Oran. L’affaire soulève des questions sur les conditions de leur déplacement et les accusations portées contre eux.

D’après le communiqué de la DGSN, repris par plusieurs médias algériens et internationaux, les arrestations ont eu lieu au début du mois d’octobre à Oran, dans le cadre du démantèlement présumé d’un réseau criminel organisé.

Un itinéraire passant par Tunis et la région d’El Kala

Les suspects seraient arrivés par avion à Tunis avant de rejoindre la région d’El Kala, dans la wilaya d’El Tarf, à proximité de la frontière tunisienne. Ils auraient ensuite emprunté des sentiers montagneux et des passages forestiers isolés pour pénétrer sur le territoire algérien, avant de se rendre par voie terrestre à Oran.

Parmi les 61 personnes interpellées figurerait un ancien militaire de l’armée marocaine. Les autorités algériennes ont également annoncé la saisie de passeports marocains et de sommes d’argent en dirhams marocains et en euros.

Lire aussi : Comment l’Algérie veut se positionner sur deux secteurs hautement stratégiques pour la Tunisie

Selon la version officielle algérienne, les personnes arrêtées auraient préparé des actions susceptibles de porter atteinte à la sécurité et à l’ordre publics. Toutefois, le communiqué relayé par les médias ne précise pas la nature des actes envisagés, les cibles potentielles ni les éléments matériels permettant d’étayer ces accusations.

Les suspects ont été présentés devant le procureur de la République près le pôle pénal spécialisé d’Oran, selon les autorités algériennes. Les accusations annoncées ne constituent pas, à ce stade, une preuve de culpabilité.

Des accusations de sabotage sans précisions sur les projets visés

Cette affaire intervient dans un contexte de relations particulièrement tendues entre Alger et Rabat. Les deux pays ont rompu leurs relations diplomatiques en 2021, tandis que leur frontière terrestre commune demeure fermée depuis 1994.

À ce stade, les informations disponibles font état de 61 ressortissants marocains, sans confirmation spécifique de l’arrestation de femmes marocaines ni d’éléments établissant leur éventuelle appartenance à un service de renseignement.

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Nobel d’économie 2026 : Robert Hall et Michael Woodford sacrés pour avoir repensé la stabilisation des économies

12. Oktober 2026 um 11:39

Les Américains Robert E. Hall (Stanford) et Michael Woodford (Columbia) ont reçu le prix Nobel d’économie 2026, annoncé lundi 12 octobre à Stockholm, « pour les fondements microéconomiques de la stabilisation macroéconomique ». Cette annonce ainsi clôt la série des Nobel 2026.

Leurs travaux ont montré qu’on pouvait modéliser l’économie à partir du comportement des ménages et des entreprises, dont les décisions cumulées font l’économie, plutôt que de s’appuyer sur des corrélations entre grandes variables comme l’inflation, la production ou la consommation. « Grâce à ces modèles, des mesures budgétaires et monétaires prises au bon moment peuvent atténuer les hauts et les bas de l’activité économique », a expliqué le jury.

Pour John Hassler, président du comité, ces travaux offrent « un fondement théorique solide » aux modèles utilisés aujourd’hui par les banques centrales et les gouvernements. Ils permettent, selon lui, de mieux faire face aux chocs économiques, tels que les crises énergétiques ou les changements soudains de consommation des ménages.

Le prix, dont le nom exact est « prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel », récompense à la fois l’importance scientifique des travaux et leur influence sur les politiques publiques. D’où un délai de 20 à 25 ans entre la publication des recherches et leur couronnement.

L’an dernier, le Nobel avait distingué le Français Philippe Aghion, le Canadien Peter Howitt et l’Américano-Israélien Joel Mokyr pour leurs travaux sur l’impact de l’innovation sur la croissance, rappelle-t-on.

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Santé mondiale : Hechmi Louzir parmi les experts de la Commission du Lancet

12. Oktober 2026 um 11:29

Le professeur tunisien Hechmi Louzir figure parmi les experts associés à la nouvelle Commission du Lancet sur les menaces mondiales pour la santé au XXIe siècle. Publiée le 11 octobre 2026 et présentée au Sommet mondial de la santé à Berlin, cette étude identifie 17 menaces susceptibles de peser sur la santé et la survie humaines d’ici à 2100.

La participation d’un scientifique tunisien à cette initiative internationale place la recherche nationale au sein d’un travail consacré aux grands risques sanitaires, environnementaux, sociaux et technologiques des prochaines décennies.

La Commission du Lancet sur les menaces mondiales pour la santé au XXIe siècle réunit 35 experts issus de différents domaines, notamment la médecine, l’économie, la sécurité, la gouvernance et les technologies. Ses travaux s’appuient sur des données historiques et des analyses de risques couvrant 204 pays et territoires, élaborées avec le concours de l’Institute for Health Metrics and Evaluation (IHME).

Dix-sept menaces à surveiller jusqu’en 2100

Parmi les risques identifiés figurent les pandémies naturelles, la résistance aux antimicrobiens, le changement climatique, la pollution de l’air, les conflits armés, la malnutrition infantile et l’obésité. L’étude prend également en compte les inégalités de revenus, le faible niveau d’instruction, la dégradation de la santé mentale et le recul de l’aide internationale au développement sanitaire.

Deux menaces retiennent particulièrement l’attention en raison de leur potentiel d’extinction : un conflit nucléaire et l’utilisation malveillante de l’intelligence artificielle. Les auteurs soulignent toutefois que ces risques ne doivent pas être considérés isolément, leurs effets pouvant se renforcer mutuellement.

L’objectif de la Commission n’est pas d’établir un classement définitif des dangers, mais de fournir aux décideurs un cadre commun pour anticiper les crises et orienter les politiques publiques, les investissements et l’innovation.

Agir avant que les risques ne deviennent des crises

Les experts préconisent trois axes d’action : renforcer la préparation des systèmes de santé, accélérer les investissements dans les innovations nécessaires et mettre en place un suivi régulier des menaces émergentes.

L’horizon retenu, de 2025 à 2100, vise à mesurer les conséquences possibles des décisions prises aujourd’hui sur la santé des générations futures. Les auteurs présentent plusieurs scénarios plausibles plutôt qu’une prédiction unique, en soulignant les incertitudes qui entourent certains risques.

Pour la Tunisie, la présence de Hechmi Louzir dans cette initiative constitue un point d’ancrage national dans un débat scientifique mondial. Les travaux de la Commission rappellent surtout que la prévention des crises sanitaires dépasse désormais le seul champ médical et suppose une coordination entre santé publique, environnement, économie, sécurité et technologie.

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« Exil » de Mehdi Hmili : le cinéma tunisien décroche le Grand Prix à Tétouan

12. Oktober 2026 um 10:39
Le long-métrage tunisien Exil (Ightirab), réalisé par Mehdi Hmili, a remporté le Grand Prix Tamouda et le prix de la critique Mustapha Mesnaoui au 31ᵉ Festival de cinéma méditerranéen de Tétouan, au Maroc. Une double distinction pour un film ancré…

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Kamel Ghribi : Un homme d’affaires tunisien au cœur des réseaux internationaux de la santé

12. Oktober 2026 um 10:28

Présent à la Maison-Blanche à l’occasion du Columbus Day, l’homme d’affaires tunisien Kamel Ghribi évolue au croisement de la santé, des investissements et de la coopération internationale. À la tête de GKSD Investment Holding et vice-président du groupe hospitalier italien San Donato, il a déjà porté des initiatives concrètes avec la Tunisie. Reste à savoir si cette présence internationale peut déboucher sur de nouveaux projets dans son pays d’origine.

La participation de Kamel Ghribi à la célébration du Columbus Day organisée à la Maison-Blanche par Donald Trump, le 10 octobre 2026, s’inscrit dans un parcours construit entre l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient. À cette occasion, l’entrepreneur a plaidé pour le renforcement des relations entre l’Italie et les États-Unis, citant notamment les possibilités de coopération dans la santé, les infrastructures, l’innovation et l’investissement.

Au-delà de cette déclaration, son profil présente un intérêt économique plus concret pour la Tunisie. Président de GKSD Investment Holding et vice-président du groupe San Donato, il intervient dans des secteurs où les besoins tunisiens restent importants, notamment les infrastructures sanitaires, la formation médicale et le développement des compétences.

La santé, principal trait d’union avec la Tunisie

L’une des initiatives les plus tangibles remonte à mars 2023. Le groupe San Donato avait alors accueilli en Italie les premières infirmières tunisiennes d’un contingent de 76 professionnelles recrutées dans le cadre d’une coopération impliquant les autorités italiennes. Kamel Ghribi, qui avait soutenu le projet, avait présenté cette démarche comme un moyen de favoriser la formation sanitaire et la mobilité professionnelle légale.

Cette initiative illustre une forme de coopération qui dépasse les déclarations d’intention : elle associe les besoins de recrutement des établissements italiens aux compétences disponibles en Tunisie. Elle pose également la question des bénéfices à long terme pour le pays d’origine, notamment en matière de formation, de circulation des compétences et de partenariats entre établissements.

En janvier 2024, Ghribi avait par ailleurs exprimé publiquement son attachement à la Tunisie et sa volonté de contribuer à son développement, en insistant sur le rôle des compétences tunisiennes et des partenaires internationaux.

Des ambitions à distinguer des investissements réalisés

Le groupe GKSD développe des projets internationaux dans la santé et les infrastructures. Ses activités récentes comprennent notamment des initiatives hospitalières en Irak et en Égypte, ainsi que des opérations dans d’autres marchés. Cette implantation internationale témoigne de sa capacité à mobiliser des partenaires et des compétences dans plusieurs régions.

Pour autant, les projets menés à l’étranger ne constituent pas la preuve d’un investissement imminent en Tunisie.

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Présidentielle en France : l’eurodéputé Raphaël Glucksmann désigné candidat de la gauche sociale-démocrate

12. Oktober 2026 um 08:47

L’eurodéputé Raphaël Glucksmann a largement remporté dimanche la primaire de la gauche sociale-démocrate à la présidentielle en France, où il a la lourde tâche de faire peser ses idées dans la campagne face à l’extrême droite et à la gauche radicale. Le dirigeant du parti Place publique a rassemblé plus de 66 % des voix...

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Inde : la colère des jeunes met le pouvoir de Modi sous pression

12. Oktober 2026 um 09:49

Les autorités indiennes ont bouclé une partie de New Delhi et procédé à des milliers d’interpellations, samedi 10 octobre, pour empêcher une manifestation de jeunes et de partis d’opposition. Au cœur de la mobilisation : la révision des listes électorales, qui aurait entraîné la radiation d’environ 130 millions de noms, et les accusations de partialité visant la Commission électorale.

Le gouvernement de Narendra Modi a répondu par un important dispositif sécuritaire à la mobilisation de la jeunesse indienne. Samedi 10 octobre, la capitale a été placée sous haute surveillance afin d’empêcher un rassemblement organisé par le Parti du peuple cafard, des organisations étudiantes et des partis d’opposition. Selon Le Monde, entre 25 000 et 40 000 policiers et paramilitaires auraient été mobilisés. Plusieurs stations de métro ont été fermées, des liaisons ferroviaires suspendues et l’accès à certains quartiers restreint.

La manifestation devait réclamer la démission de Gyanesh Kumar, président de la Commission électorale indienne. Les opposants l’accusent de conduire une révision des listes électorales susceptible de favoriser le Bharatiya Janata Party (BJP), le parti nationaliste hindou de Narendra Modi.

La controverse porte sur la radiation d’environ 130 millions de noms des listes électorales dans le cadre d’une vaste opération de vérification. Les autorités invoquent notamment des changements de résidence, des électeurs introuvables et des décès. L’opposition estime, pour sa part, que cette procédure risque de priver des millions de citoyens de leur droit de vote et affirme que ses conséquences pourraient affecter de manière disproportionnée les minorités et les populations vulnérables.

Cette polémique intervient à l’approche de plusieurs élections régionales prévues en 2027. Pour les opposants au gouvernement, l’indépendance de la Commission électorale et la transparence du processus d’inscription des électeurs constituent désormais des enjeux majeurs.

Le mouvement de contestation, qui s’est d’abord développé autour des fraudes aux concours d’entrée dans l’enseignement supérieur, avait déjà obtenu un succès politique avec la démission du ministre de l’Éducation en juillet. Il s’est depuis élargi aux questions de gouvernance et de représentation démocratique.

Le chômage nourrit la colère de la Gen Z

Au-delà des accusations portant sur les listes électorales, la mobilisation traduit un mécontentement social plus large. Dans un pays où la population est particulièrement jeune, les difficultés d’accès à l’emploi, les défaillances du système éducatif et les inégalités d’accès aux services publics alimentent la frustration.

Selon les données citées par Le Monde, plus de 40 % des diplômés de l’enseignement supérieur âgés de moins de 25 ans seraient sans emploi. Cette situation fragilise les perspectives d’une génération confrontée à des attentes élevées en matière de mobilité sociale et d’accès au marché du travail.

Le mouvement des jeunes, surnommé le « Parti du peuple cafard », s’est imposé comme un nouveau foyer de contestation. Né sur Internet, il a progressivement dépassé le cadre de la satire politique pour fédérer les  étudiants, les militants et les citoyens critiques à l’égard du gouvernement.

Modi face à un défi politique

Au pouvoir depuis 2014, Narendra Modi conserve une base électorale importante, mais son parti a perdu sa majorité absolue au Parlement lors des élections générales de 2024 et dépend désormais de ses alliés pour gouverner. Les manifestations actuelles ajoutent une nouvelle pression sur son exécutif, après la crise provoquée par les fraudes présumées aux examens.

L’ampleur du dispositif policier et les arrestations massives ont suscité des critiques de l’opposition et l’inquiétude des Nations unies concernant le respect du droit de manifester pacifiquement. Les autorités indiennes défendent, de leur côté, les mesures prises pour maintenir l’ordre public.

La contestation ne permet pas, à ce stade, de conclure à un affaiblissement durable du pouvoir de Modi. Elle révèle néanmoins la convergence de plusieurs griefs, du chômage des jeunes aux interrogations sur l’intégrité électorale.

Pour le gouvernement, le défi consiste désormais à répondre à ces préoccupations sans accentuer les tensions avec une génération qui revendique davantage de transparence, de débouchés professionnels et de garanties démocratiques.

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Ceuta : Des navires de guerre marocains ont failli entrer en collision avec la marine espagnole

12. Oktober 2026 um 09:42

Des bâtiments de la Marine royale marocaine ont effectué plusieurs incursions dans les eaux revendiquées par l’Espagne autour de Ceuta, fin juillet et début août 2026. Selon le quotidien El País, ces manœuvres ont failli provoquer une collision entre navires militaires et conduit Madrid à renforcer son dispositif naval avant une intervention auprès de Rabat.

Les tensions maritimes entre le Maroc et l’Espagne autour de Ceuta ont pris une nouvelle dimension. Dans une enquête publiée lundi 12 octobre, le quotidien espagnol El País révèle que plusieurs bâtiments de la Marine royale marocaine ont pénétré à plusieurs reprises dans les eaux revendiquées par Madrid autour de l’enclave espagnole, les 30 et 31 juillet puis durant les premiers jours d’août.

Selon des sources informées des incidents citées par le journal, au moins une frégate et plusieurs patrouilleurs marocains ont navigué dans cette zone sans autorisation espagnole. Les manœuvres répétées ont fait monter la tension entre les deux marines, au point de faire craindre une collision entre un patrouilleur espagnol et un bâtiment marocain.

Madrid déploie trois bâtiments militaires

Face à ces incursions, l’état-major espagnol a renforcé sa présence navale à Ceuta. Le patrouilleur hauturier Rayo, habituellement basé aux Canaries, est arrivé dans le port de la ville le 3 août pour consolider la surveillance maritime.

La marine espagnole a ensuite mobilisé la frégate Santa María, envoyée depuis la base navale de Rota, en Andalousie. Une avarie a toutefois contraint ce bâtiment à être remplacé par la frégate Navarra. Les deux navires ont fait escale à Ceuta le 6 août afin de transférer l’équipe d’infanterie de marine et son équipement.

Selon les informations rapportées par El País, les mouvements navals marocains ont cessé après ce déploiement dissuasif et une intervention de haut niveau du ministère espagnol de la Défense auprès des autorités marocaines.

Un différend maritime sur fond de crise migratoire

Ces événements se sont déroulés au moment où plus de 70.000 migrants étaient arrivés à Ceuta les 30 et 31 juillet, en franchissant la frontière terrestre ou en rejoignant l’enclave à la nage. Les sources citées par El País n’établissent toutefois pas de coordination entre les mouvements des navires marocains et les arrivées migratoires.

L’incident s’inscrit dans un différend territorial ancien. L’Espagne revendique une mer territoriale de 12 milles nautiques autour de Ceuta, tandis que le Maroc ne reconnaît pas la souveraineté espagnole sur la ville ni sur ses eaux. Cette divergence explique la sensibilité des opérations navales dans la zone.

Les révélations interviennent également à la veille de la visite officielle de Felipe VI et de la reine Letizia à Ceuta, prévue le 13 octobre, puis à Melilla le lendemain. Le souverain espagnol doit ainsi effectuer son premier déplacement officiel dans ces deux villes depuis son accession au trône en 2014, dans un contexte marqué par les tensions migratoires et les différends de souveraineté entre Madrid et Rabat.

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La trêve énergétique de Trump se heurte au refus russe

12. Oktober 2026 um 09:27

Donald Trump a annoncé, dimanche 11 octobre, une « trêve énergétique » entre la Russie et l’Ukraine. Washington veut notamment obtenir l’arrêt des frappes ukrainiennes contre les raffineries russes. Tandis que l’Ukraine réclame la protection de ses infrastructures électriques.

La trêve énergétique annoncée par Donald Trump reste incertaine. Dimanche 11 octobre, le président américain a affirmé sur son réseau Truth Social qu’un cessez-le-feu était immédiatement entré en vigueur entre la Russie et l’Ukraine, assurant que les deux parties avaient donné leur accord. Mais cette annonce a rapidement été relativisée par la Maison Blanche.

Selon un responsable américain cité par Axios, Washington cherche à obtenir un engagement réciproque visant d’abord l’arrêt des attaques contre les raffineries de pétrole, ensuite une suspension des frappes contre les centrales électriques et les réseaux énergétiques pourrait ensuite être envisagée. Or, quelques heures après la déclaration de Trump, des médias ukrainiens ont fait état de nouvelles attaques russes contre des installations électriques…

La proposition américaine, présentée comme un échange « raffinerie contre raffinerie », suscite des réserves à Kiev. L’Ukraine ne dispose que d’une raffinerie de pétrole, régulièrement visée par les frappes russes et dont l’activité est limitée. La Russie possède, en revanche, un réseau beaucoup plus étendu d’installations de raffinage.

L’Ukraine réclame donc avant tout l’arrêt des attaques russes contre ses centrales électriques et ses réseaux de distribution. La perspective d’une trêve limitée aux raffineries ne répondrait que partiellement à ses préoccupations sécuritaires.

Les prix du carburant au cœur des calculs de Trump

La démarche de Donald Trump est également motivée par les répercussions économiques mais aussi politiques du conflit. Les attaques ukrainiennes contre les raffineries russes contribuent aux tensions sur le marché pétrolier. Tandis que la hausse des prix à la pompe pèse sur les consommateurs américains.

À la Maison Blanche, certains responsables estiment que ces opérations compliquent les relations entre Trump et Zelensky. Le président américain reprocherait à son homologue ukrainien de ne pas tenir suffisamment compte des priorités de Washington. Cette pression intervient alors que Trump a récemment remis en question la légitimité politique de Zelensky, allant même jusqu’à évoquer la nécessité d’élire un nouveau président ukrainien.

Les tensions entre les deux dirigeants dépassent désormais la question énergétique. Selon le Financial Times, les États-Unis ont averti des pays européens qu’ils pourraient interrompre les ventes d’armes destinées à l’Ukraine dans le cadre des mécanismes de l’OTAN si Kiev poursuivait ses attaques contre les raffineries russes. Une telle décision fragiliserait les efforts européens pour maintenir l’approvisionnement militaire ukrainien et renforcerait la pression sur le gouvernement de Zelensky, déjà confronté à une guerre d’usure et à des besoins considérables en équipements.

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France : Glucksmann remporte la primaire sociale-démocrate en vue de la présidentielle 2027

12. Oktober 2026 um 08:27

L’eurodéputé et fondateur de Place publique, Raphaël Glucksmann, a remporté, dimanche 11 octobre, la primaire de la gauche sociale-démocrate avec 66,13 % des suffrages exprimés. Il entend incarner une alternative au macronisme et à la gauche radicale de Jean-Luc Mélenchon, mais devra encore relever le défi du rassemblement à gauche en vue de l’élection présidentielle de 2027.

Raphaël Glucksmann a remporté dimanche 11 octobre la primaire de la gauche sociale-démocrate en France, avec 79 600 voix, soit 66,13 % des suffrages exprimés, devant le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, arrivé en deuxième position avec seulement 14 % des voix.

Âgé de 46 ans, l’eurodéputé et fondateur de Place publique entend défendre une ligne sociale-démocrate, pro-européenne et favorable au soutien à l’Ukraine. Il souhaite se démarquer à la fois de la politique menée par Emmanuel Macron et de l’influence de Jean-Luc Mélenchon sur la gauche.

Glucksmann a appelé à l’unité de la famille socialiste et de la gauche démocratique, désignant l’extrême droite comme son principal adversaire. Il défend notamment la justice sociale et fiscale, la transition écologique et le renforcement des institutions démocratiques…

A noter que plusieurs autres figures politiques, dont des responsables écologistes et communistes, poursuivent leurs propres démarches en vue de 2027. La primaire ne règle donc pas la question d’une candidature commune de l’ensemble des forces de gauche.

Sur le plan économique et social, Glucksmann défend notamment une hausse des rémunérations, une fiscalité accrue sur les très grandes successions et un effort en faveur de l’école publique. Il entend également concilier transition écologique et progrès social. En matière internationale, il se distingue par son engagement en faveur de l’intégration européenne et de l’aide à l’Ukraine, ainsi que par ses critiques de la Russie. Cette orientation le situe dans une tradition réformiste et pro-européenne, distincte de celle de la gauche radicale.

La campagne de 2027 sera donc marquée par une concurrence entre plusieurs blocs politiques, tandis que l’extrême droite conserve une place centrale dans les enquêtes d’opinion. Glucksmann devra donc élargir son audience au-delà des sympathisants de la social-démocratie et convaincre qu’il peut porter une alternative crédible à l’échelle nationale.

La prochaine étape sera de transformer le résultat de la primaire en dynamique électorale et de préciser les conditions d’un éventuel rassemblement. La désignation de Glucksmann clarifie la représentation de la gauche sociale-démocrate, mais laisse entière la question de la fragmentation de la gauche française à quelques mois de l’élection présidentielle.

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