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Le Japan Festival 2026 s’installe à la Cité de la Culture de Tunis

10. Oktober 2026 um 23:13

À l’occasion du 70e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre le Japon et la Tunisie, la culture nipponne sera à l’honneur dans la capitale.

L’ambassade du Japon en Tunisie organise un événement exceptionnel, le Japan Festival 2026, qui se tiendra sur trois jours consécutifs à la Cité de la Culture de Tunis : du vendredi 30 octobre au dimanche 1er novembre pour une mmersion au cœur des traditions et des arts japonais

Les amoureux de la culture asiatique sont invités à voyager au Pays du Soleil-Levant à travers une programmation riche, variée et interactive, avec notamment des ateliers d’initiation à la calligraphie japonaise, démonstrations fascinantes de l’art floral (Ikebana) et cérémonies du thé traditionnelles et de nombreux spectacles vivants et animations, qui se succéderont sur scène tout au long du festival pour émerveiller petits et grands.

L’entrée est gratuite et ouverte à tous, précis l’ambassade du Japon, en ajoutant que les horaires détaillés et les différentes étapes du programme seront dévoilés progressivement sur les canaux officiels de l’événement placé sous le signe du partage et de l’amitié tuniso-japonaise.

Y. N.

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Tunisie | Zied El Heni entame une grève de la faim

10. Oktober 2026 um 21:57

Le journaliste Zied El Heni a annoncé dans la soirée de ce samedi 10 octobre 2026, sa participation symbolique à la grève de la faim menée par Ahmed Néjib Chebbi et Abdelhamid Jelassi

Dans une lettre diffusé par sa famille via sa page Facebook, Zied El Heni affirme que cette action vise à protester contre la coupure de la diffusion de la chaîne d’information TV5 Monde en prison et à défendre ainsi le droit d’accès à l’information.

Il a par ailleur rappelé qu’il doit comparaître le 16 octobre devant la Chambre correctionnelle spécialisée dans les affaires de terrorisme au Tribunal de première instance de Tunis et qu’il fera face à une autre convocation devant le tribunal le 6 novembre prochain.

Zied El Heni a par ailleurs déploré les poursuites le visant et fermement rejeté toutes les accusations.

Y. N.

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Quatre dealers recherchés arrêtés à Sijoumi

10. Oktober 2026 um 20:45

Dans le cadre de la lutte contre le trafic de stupéfiants, une opération sécuritaire menée à Sijoumi a permis l’arrestation de quatre trafiquants de drogue.

Ces derniers faisaient l’objet de plusieurs mandats de recherche et sont considérés comme dangereux, a indiqué une source sécuritaire citée par Mosaïque FM, ce samedi 10 octobre 2026.

Lors de leur interpellations, les dealers étaient en possession d’une quantité de cannabis, a précisé la même source, ajoutant qu’un autre individu impliqué dans plusieurs affaires de vol a également été arrêté au cours de la même opération.

L’ensemble des suspects a été placé en garde à vue, tandis que les opérations de traque et de lutte contre le trafic de drogue se poursuivent dans la zone.

Y. N.

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Perturbation temporaire de la circulation à l’entrée sud de Tunis dès le 13 octobre 2026

10. Oktober 2026 um 19:51

​Le Ministère de l’Équipement et de l’Habitat informe les usagers de la route régionale 22, connue sous le nom de l’entrée sud de la capitale, du démarrage des travaux au niveau de la zone de Jebel Jelloud.

Ces travaux s’inscrivent dans le cadre de la réalisation de la deuxième tranche du projet d’élargissement de cet axe routier majeur, précise le ministère en ajoutant que pour assurer le bon déroulement du chantier, la circulation sera partiellement déviée sur deux voies dans chaque sens sur un tronçon d’environ un kilomètre.

Cette mesure concerne aussi bien les automobilistes se dirigeant vers le centre-ville de Tunis que ceux qui quittent la capitale en direction de Sousse, pour une durée d’une semaine à compter du mardi 13 octobre 2026.

​Afin de garantir la sécurité de tous, le ministère invite l’ensemble des usagers de la route à faire preuve de vigilance, à respecter scrupuleusement la signalisation routière installée sur place et à réduire leur vitesse à l’approche de la zone des travaux.

Y. N.

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Météo | Les prévisions pour cette nuit

10. Oktober 2026 um 18:14

Un temps instable s’installe sur le nord de la Tunisie où le ciel sera parfois très nuageux avec des pluies localement orageuses et parfois abondantes sur le littoral, alors que des passages nuageux survoleront le reste du pays.

​C’est ce qu’annonce l’Institut national de la météorologie (INM), ajoutant que le vent soufflera fort à proximité des côtes et sera faible à modéré dans les autres régions.

​Côté températures, les nocturnes seront comprise entre 15 et 21 degrés sur le nord ainsi que sur les hauteurs, et entre 22 à 27 degrés sur les autres zones.

Y. N.

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Affaires religieuses : lancement d’une plateforme numérique pour la gestion administrative des cadres des mosquées

Von: farhat
10. Oktober 2026 um 13:02

Le ministère des Affaires religieuses a lancé une nouvelle plateforme numérique dédiée à la gestion des cadres des mosquées, visant à simplifier les procédures administratives, à réduire les délais de traitement des dossiers et à améliorer la répartition des agents, tout en identifiant les postes vacants.

Présentant cette plateforme, vendredi, le ministre des Affaires religieuses, Ahmed Bouhali, a souligné qu’il s’agit d’une première dans l’histoire du département, s’inscrivant dans les orientations du président Kaïs Saïed en faveur de la numérisation et de la modernisation de l’administration, selon un communiqué du ministère.

Le ministre a salué les efforts des cadres centraux et régionaux ayant contribué à la réalisation du projet, avec la participation d’une entreprise mobilisant de jeunes compétences tunisiennes.

De son côté, la cheffe de cabinet, Ghofrane Sahli, a indiqué que la plateforme permet de suivre les dossiers à toutes les étapes de leur traitement, de clarifier les responsabilités, d’accélérer les échanges entre les services centraux et régionaux et de produire des statistiques précises.

 

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UNESCO : la Tunisie réaffirme la priorité accordée à l’éducation, à la préservation du patrimoine et à la transformation numérique

Von: farhat
10. Oktober 2026 um 12:28

L’ambassadeur, délégué permanent de la Tunisie auprès de l’Organisation des Nations unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO), Dhia Khaled, a réaffirmé la priorité accordée par la Tunisie, depuis son indépendance, à l’éducation, en tant que choix national fondé sur la gratuité et l’obligation de l’enseignement, et sur les principes de citoyenneté et d’égalité des chances.

Dans une allocution prononcée devant la séance plénière de la 225e session du Conseil exécutif de l’Organisation, qui se tient à Paris du 5 au 20 octobre, il a souligné l’engagement de la Tunisie à poursuivre le développement de son système éducatif et à renforcer sa capacité d’adaptation aux mutations sociétales et technologiques.

Cet engagement se traduit, notamment, par la création du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement, conçu comme un cadre stratégique destiné à améliorer la qualité de l’enseignement et à élaborer des politiques éducatives inclusives et durables, a-t-il indiqué, selon un communiqué publié vendredi par la délégation permanente de la Tunisie auprès de l’UNESCO.

Dhia Khaled a, également, insisté sur la nécessité de promouvoir une intelligence artificielle responsable qui respecte les droits fondamentaux des citoyens et les principes de l’éthique, tels que définis par l’UNESCO.

Il a affirmé que la Tunisie entend adopter une approche responsable et inclusive de cette technologie, garantissant le respect des droits des citoyens et des principes de la recommandation de l’UNESCO sur l’éthique de l’intelligence artificielle.

 

Mieux répondre aux enjeux et aux défis actuels

Sur le plan culturel, le délégué permanent de la Tunisie auprès de l’UNESCO a réitéré la détermination de la Tunisie à préserver, protéger et valoriser son patrimoine culturel et naturel. Il a cité, à cet égard, l’inscription, en 2026, du village de Sidi Bou Saïd sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO et l’intégration du Géoparc du Dahar au Réseau mondial des géoparcs mondiaux de l’UNESCO.

Il a, par ailleurs, plaidé pour que l’Afrique occupe une place prioritaire dans l’action de l’organisation, tout en soulignant l’importance de renforcer l’autonomisation des femmes et des jeunes.

Dans ce contexte, il a rappelé l’engagement de la Tunisie en faveur de la mise en œuvre de la résolution 1325 du Conseil de Sécurité de l’ONU sur les femmes, la paix et la sécurité, adoptée le 31 octobre 2000.

Il a, également, fait état de l’élaboration par la Tunisie d’un deuxième plan d’action national pour la mise en œuvre de cette résolution et des résolutions complémentaires, dans le cadre de ses efforts en faveur de la participation et de l’égalité des chances dans les différents domaines.

D’autre part, l’ambassadeur a salué les efforts déployés par l’UNESCO, dans le cadre de son mandat, dans les zones touchées par les conflits et les tensions, notamment en matière de protection du patrimoine et de défense de la liberté d’expression et de la liberté de la presse.

Il a, enfin, souligné la nécessité de renforcer la gouvernance, la transparence et l’efficacité de l’Organisation dans le cadre de l’initiative «UNESCO 80», afin de lui permettre de mieux répondre aux enjeux et aux défis actuels, aux niveaux national et international.

 

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Zied Dabbar : « Libérez les journalistes et mettez fin aux poursuites »

10. Oktober 2026 um 12:05

Le président du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), Zied Dabbar, a appelé à la libération immédiate des journalistes détenus et à l’arrêt des poursuites et des procès visant des dizaines de professionnels des médias.

Lors de l’ouverture du septième congrès du SNJT, il a dressé un constat préoccupant de la situation de la presse en Tunisie, évoquant des journalistes emprisonnés, d’autres confrontés à des condamnations judiciaires et certains contraints de quitter le pays.

Zied Dabbar a notamment demandé la libération de Mourad Zeghidi, Zied El Heni, Mohamed Youssefi et Borhen Bsaies. Il a également exprimé son soutien aux familles des journalistes détenus, soulignant les souffrances liées à l’attente et à l’incertitude.

Le président du syndicat a assuré que le SNJT continuerait à défendre ses membres, quelles que soient les circonstances. Il a également insisté sur l’importance de préserver l’indépendance du syndicat, tout en renforçant les alliances avec les organisations nationales, les syndicats et les associations de défense des droits humains.

Selon lui, la liberté de la presse constitue un droit de la société et non un privilège réservé aux journalistes. Il a rappelé que l’indépendance des médias repose notamment sur celle des journalistes, qui nécessite la garantie de leurs droits professionnels et sociaux ainsi que des conditions de travail au sein d’organisations médiatiques viables.

En conclusion, Zied Dabbar a réaffirmé la volonté du SNJT de rester un espace ouvert à la diversité des opinions et de poursuivre son engagement en faveur de la liberté de la presse et de la dignité des journalistes, indépendamment des changements de direction et des échéances syndicales.

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Administration tunisienne : quand le citoyen doit prendre son courage à deux mains

Von: tmps
10. Oktober 2026 um 10:14

Par Zouhaïr BEN AMOR (Universitaire)

Un document à retirer. Un dossier à déposer. Une situation à régulariser. Sur le papier, la démarche paraît simple. On rassemble ses pièces, on réserve une matinée et l’on se présente au service concerné. Pourtant, lorsque les indications restent imprécises ou que les réponses changent d’un interlocuteur à l’autre, une formalité peut prendre une place démesurée dans la journée. On était venu régler un problème. On repart parfois avec une inquiétude supplémentaire : faudra-t-il recommencer ?

C’est sous cet angle que je voudrais regarder l’administration tunisienne. Derrière les procédures, il y a ce qu’elles font vivre aux personnes. L’attente, l’incertitude, la crainte de mal comprendre, le sentiment de déranger ne figurent pas sur les formulaires. Ils accompagnent pourtant certaines démarches et peuvent peser sur la relation du citoyen avec l’État. Une administration n’est pas seulement un ensemble de bureaux. Elle est aussi une expérience humaine, renouvelée chaque fois que quelqu’un demande un renseignement ou tente de faire reconnaître un droit.

Il serait injuste d’en dresser un portrait uniformément sombre. Des agents accueillent correctement, expliquent avec patience et cherchent des solutions dans les limites de leurs fonctions. Des services accomplissent leur mission sans transformer chaque demande en parcours difficile. Mais ces réalités ne doivent pas nous empêcher d’interroger les situations où la relation se dégrade. Pourquoi une institution destinée à servir peut-elle devenir un lieu que l’on aborde avec appréhension ? Et que laisse cette appréhension dans la vie collective lorsqu’elle finit par paraître normale ?

L’incertitude fatigue davantage que l’attente

Attendre n’est pas nécessairement insupportable. On peut accepter qu’un dossier exige une vérification, qu’un service reçoive beaucoup de demandes ou qu’une décision prenne du temps. Ce qui use davantage, c’est de ne pas savoir. Ne pas savoir si l’on se trouve au bon endroit, si les pièces réunies suffiront, si quelqu’un examine réellement la demande ou si le déplacement suivant permettra enfin d’aboutir.

La différence est considérable. Un délai annoncé permet de s’organiser. Une attente sans explication oblige à rester disponible pour une issue inconnue. Le citoyen ne maîtrise plus son effort. Il peut hésiter entre patienter, revenir, téléphoner ou chercher un autre interlocuteur. Chaque tentative ajoute un peu de fatigue, sans nécessairement apporter davantage de clarté.

Cette fatigue n’a pas le même poids pour tout le monde. Une personne qui peut se déplacer facilement ne vit pas la démarche comme celle qui doit demander une autorisation d’absence, trouver un transport ou se faire accompagner. Pour un parent, une matinée perdue peut désorganiser la journée familiale. Pour quelqu’un dont les revenus dépendent du travail quotidien, le déplacement représente davantage qu’un désagrément. Le temps administratif entre ainsi dans des existences dont il ignore souvent les contraintes.

Il y a aussi ceux qui n’osent pas poser de questions. Un formulaire peut sembler évident à la personne qui le traite régulièrement et rester obscur pour celle qui le découvre. Le citoyen hésite, relit, cherche une indication. Une réponse sèche suffit parfois à le convaincre qu’il aurait dû comprendre seul. Il repart alors avec sa difficulté et, plus pénible encore, avec le sentiment d’être incapable.

On peut appliquer une règle fermement sans humilier. On peut refuser une demande tout en prenant le temps d’expliquer pourquoi. L’administration ne doit pas satisfaire toutes les attentes, mais elle devrait permettre à chacun de comprendre ce qui lui arrive. Cette exigence me paraît élémentaire. Elle engage pourtant toute une manière de considérer la personne qui se tient devant le guichet.

Derrière le guichet, quelqu’un se fatigue aussi

Le regard porté sur le citoyen ne suffit pas. Il faut regarder l’agent, lui aussi pris dans une organisation dont il ne décide pas toujours le fonctionnement. Il reçoit les demandes, entend les plaintes et doit parfois justifier un retard qu’il ne maîtrise pas. Pour le public, il représente l’institution. Dans son travail réel, il peut ne disposer que d’une marge de décision très limitée.

Cette position mérite d’être comprise. Un agent peut connaître la solution souhaitable sans avoir l’autorisation de l’appliquer. Il peut devoir expliquer une consigne peu claire, utiliser un outil défaillant ou attendre une validation avant de répondre. S’il reçoit successivement des personnes inquiètes ou irritées, la journée devient éprouvante. Le citoyen voit quelques minutes de son activité ; il n’en connaît pas nécessairement le reste.

À force, une distance peut s’installer. Répondre brièvement, éviter une discussion, se retrancher derrière la procédure deviennent des façons de tenir. Elles peuvent protéger momentanément l’agent, mais elles appauvrissent la relation. Celui qui demande une explication entend alors une fermeture là où l’autre croit simplement préserver son temps ou respecter ses instructions.

Cela n’excuse ni le mépris ni l’abus d’autorité. Comprendre un comportement ne signifie pas l’accepter. Mais réduire chaque difficulté à la mauvaise volonté d’une personne nous dispense trop facilement d’examiner l’organisation qui l’entoure. Une institution peut demander à ses agents d’être disponibles tout en les plaçant dans des conditions qui rendent cette disponibilité difficile.

Le malentendu se construit ainsi des deux côtés. Le citoyen arrive avec les démarches déjà accomplies, les déplacements et les réponses reçues. L’agent ne connaît pas cette histoire. Il voit une nouvelle demande, parfois formulée avec une impatience qu’il juge injustifiée. L’un pense devoir insister pour être entendu, l’autre se prépare à résister à une pression. La conversation commence, mais chacun se défend déjà.

Former à l’accueil peut aider. Encore faut-il écouter les difficultés des personnels, clarifier leurs responsabilités et leur donner les moyens de répondre. Le respect ne se décrète pas uniquement à l’entrée des bureaux. Il dépend aussi de la manière dont une hiérarchie traite ceux qui y travaillent.

Quand la relation personnelle remplace la règle

Face à l’incertitude, chacun cherche un appui. On demande à un proche comment procéder, on se renseigne sur les habitudes du service, on essaie de savoir à qui s’adresser. Cette entraide est souvent légitime. Elle devient préoccupante lorsque connaître quelqu’un paraît plus rassurant que connaître la procédure.

Le changement est discret, mais profond. Le citoyen ne se demande plus seulement quelles pièces fournir. Il cherche la personne capable de faire avancer les choses. Même lorsqu’aucun passe-droit n’est établi, l’impression que les relations comptent davantage que les règles peut suffire à affaiblir la confiance.

Celui qui ne possède aucun contact se sent alors moins armé. Il peut aborder la démarche avec l’idée qu’il devra attendre davantage ou insister plus longtemps. Celui qui dispose d’une relation peut finir par considérer son intervention comme une simple précaution. Pourquoi suivre un chemin incertain lorsqu’un autre semble plus sûr ? C’est précisément cette question qui devrait nous inquiéter.

Il faut distinguer l’accompagnement du favoritisme. Aider une personne âgée à comprendre un dossier, orienter un voisin vers le bon service ou expliquer une formalité relève de la solidarité. Le problème apparaît lorsque cet accompagnement semble nécessaire pour obtenir un traitement normal, ou lorsque la proximité ouvre une possibilité qui reste fermée aux autres.

Une administration doit offrir un cadre commun. Si chacun croit devoir mobiliser ses ressources personnelles pour y trouver sa place, elle risque de prolonger les inégalités au lieu de les contenir. L’assurance, le statut social, la facilité de parole deviennent alors des avantages supplémentaires.

Les agents consciencieux souffrent également de cette situation. Leur travail peut disparaître derrière une réputation générale de lenteur ou de favoritisme. Ils reçoivent une méfiance qu’ils n’ont pas forcément provoquée. Les personnes finissent, une nouvelle fois, par payer pour un fonctionnement insuffisamment lisible.

Réparer les procédures, retrouver la considération

La modernisation devrait partir d’une question très concrète : que doit savoir une personne avant de commencer sa démarche ? Une information claire sur les pièces, les étapes et les délais peut éviter des déplacements et réduire l’inquiétude. Il faut aussi que cette information reste cohérente d’un interlocuteur à l’autre. Rien ne décourage davantage qu’une consigne annulée par la suivante.

Le numérique peut améliorer les choses. Il peut permettre de suivre une demande, de transmettre un document ou d’obtenir un renseignement sans se déplacer. Mais un écran ne corrige pas automatiquement une mauvaise organisation. Un message d’erreur incompréhensible, une demande bloquée ou l’absence de réponse peuvent reproduire à distance l’impuissance ressentie devant un guichet.

Il faut donc penser l’accompagnement. Certaines personnes maîtrisent les outils numériques, d’autres hésitent ou dépendent d’un proche. La facilité offerte aux premières ne devrait pas devenir un obstacle pour les secondes. Le service public garde la responsabilité de rendre la démarche accessible.

Une réclamation devrait également pouvoir être entendue sans être reçue comme une offense. Elle peut signaler une difficulté que les responsables ne perçoivent pas depuis leur position. Encore faut-il lui donner une suite. Inviter à s’exprimer puis laisser la parole sans réponse ne restaure rien.

Je crois que la confiance se reconstruit dans ces moments modestes : une explication donnée jusqu’au bout, un délai respecté, un retard annoncé, une erreur reconnue et corrigée. Le citoyen n’attend pas nécessairement un privilège. Il veut pouvoir prévoir, comprendre et être traité avec considération.

L’administration tunisienne gagnerait à regarder cette dimension humaine comme une partie de sa mission. Une personne peut accepter une décision défavorable et repartir sans se sentir diminuée. Elle peut attendre tout en sachant que sa demande compte. C’est cette expérience qu’il faudrait rendre ordinaire. Aller demander son droit ne devrait pas exiger de préparer son courage la veille.

 

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Météo | Un samedi pluvieux en perspective

10. Oktober 2026 um 00:04

Pour le samedi 10 octobre 2026, l’Institut National de la Météorologie (INM) prévoit la poursuite de pluies éparses et temporairement orageuses.

Un temps instable est annoncé pour débuter le week-end, selon les prévisions de l’INM, qui précise que les pluies sont attendues principalement sur les régions côtières et le nord de la Tunisie.

Des précipitations éparses à caractère temporairement orageux sont également attendues tout au long de la journée sur les autres régions, ajoute l’INM, qui invite à la prudence et à suivre l’évolution de la carte de vigilance.

Y. N.

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Drogue à l’Ariana | Un réseau démantelé et un dealer arrêté près d’un lycée

09. Oktober 2026 um 23:52

Les unités de la sûreté nationale de l’Ariana Nord ont mené, dans la nuit du jeudi à vendredi, une opération ciblée dans le cadre du trafic de drogues dans la région.

Selon une source officielle citée par l’Agence Tap, les forces de l’ordre ont réussi à démanteler un réseau spécialisé dans le trafic à Borj El Baccouche, conduisant à l’arrestation et au placement en garde à vue de 5 individus.

L’intervention menée par les unités sécuritaires a permis de mettre la main sur des quantités de cannabis et de cocaïne pure et à la saisie de deux véhicules utilisés pour les déplacements des sealers ainsi qu’une somme d’argent provenant de leurs activités illicites.

Dans le cadre de cette même opération, les forces de sécurité ont également interpellé un suspect résidant dans la zone de Sidi Omar relevant de la délégation de Raoued, arrêté en flagrant délit à proximité d’un lycée secondaire, alors qu’il s’apprêtait à écouler sa marchandise.

La fouille a permis de découvrir et de saisir en sa possession une quantité importante de comprimés psychotropes.

Les suspects été placés en détention en attendant la suite des investigations menées sous la supervision du Parquet.

Y. N.

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