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Électricité en France : les prix au plus haut depuis 19 mois

18. August 2026 um 16:19

En France, les prix journaliers de l’électricité ont atteint leur plus haut niveau depuis janvier 2025, en raison des coupures liées aux températures élevées dans les centrales nucléaires du pays et des conditions météorologiques plus nuageuses en Europe qui limitent la production d’énergie solaire.

Les réacteurs continuent de faire face à des contraintes, la hausse des températures des rivières empêchant certaines centrales nucléaires d’utiliser l’eau pour leur refroidissement. La production d’électricité nucléaire en France a chuté samedi à son plus bas niveau depuis octobre, selon les données de RTE publiées lundi 17 août, tandis que la disponibilité du parc nucléaire français est tombée à 58 % lundi, d’après Bloomberg.

Les prix de l’électricité pour le lendemain ont atteint 177,34 euros par mégawattheure lundi, selon les données d’Epex Spot. Les prix en cours de journée ont même été plus élevés pendant certaines heures lundi, ce qui laisse présager un marché encore plus tendu depuis le week-end.

Les vagues de chaleur intenses qui ont frappé le continent cet été ont mis à rude épreuve les réseaux électriques et d’eau, exercé une pression sur les services de santé publique et provoqué d’importants incendies de forêt, même si les températures devraient baisser cette semaine.

Alors que la région a bénéficié de plusieurs semaines de temps clair et ensoleillé, ce qui a permis de réduire les coûts de l’électricité en milieu de journée, la couverture nuageuse limite désormais la production d’énergie solaire. La production d’énergie solaire en Allemagne, qui influe sur les prix de l’électricité en France, devrait atteindre un pic d’environ 25 gigawatts aujourd’hui, selon les modèles de Bloomberg. Cela représente moins de la moitié de la production de pointe enregistrée la semaine dernière, et le niveau de mardi devrait être encore plus bas.

Une vague de temps plus frais et humide est attendue en Allemagne cette semaine, accompagnée d’une nébulosité accrue, selon les modèles météorologiques et les analyses des météorologues. Des conditions venteuses et pluvieuses sont également prévues en France cette semaine, d’après les modèles du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (CEPMMT).

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Marbre tunisien : Anis Ben Saïd alerte sur une double pression fiscale

18. August 2026 um 13:57

Contrôles fiscaux rétroactifs sur dix ans, taxe à l’exportation représentant jusqu’à 60 % du prix de vente : le secteur tunisien du marbre traverse une zone de turbulences qui, selon le conseiller fiscal et enseignant universitaire Anis Ben Saïd, pourrait précipiter la fermeture de nombreuses unités et la perte de près de 50 000 emplois…

Dans une déclaration à L’Economiste Maghrébin, Anis Ben Saïd réclame une intervention législative urgente pour éviter, selon lui, l’effondrement de ce secteur industriel : carrières à l’arrêt, redressements fiscaux impossibles à honorer, exportations en chute libre. À l’origine de cette alerte, une décision de la Direction générale des impôts (DGI), qui aurait entrepris depuis le début de l’année 2026 une vague de contrôles destinés à réclamer aux opérateurs du secteur le droit de consommation sur le marbre. Ce prélèvement, prévu par la loi 88-62, s’applique aussi bien à l’importation qu’à la production locale, sur la base de la Nomenclature Générale des Prix. Ses taux sont loin d’être négligeables : 10 % pour l’extraction, 25 % pour les produits semi-finis et jusqu’à 50 % pour les produits finis.

Le problème, souligne Anis Ben Saïd, c’est que cette exigence entre en contradiction directe avec une position prise en 2005 par la Direction générale des études et de la législation fiscale (DGELF), qui exonérait alors explicitement la production locale de cette taxe. Sur la foi de cette interprétation officielle, les professionnels du secteur et leurs conseils fiscaux n’ont jamais collecté ce droit auprès des consommateurs pendant près de deux décennies.

Résultat : les entreprises se retrouvent aujourd’hui sous le coup de redressements portant sur dix années de défaut de déclaration, pour des montants qu’elles jugent impossibles à assumer. Anis Ben Saïd illustre l’ampleur du problème par un exemple concret : une société réalisant 5 millions de dinars de chiffre d’affaires se voit réclamer 2,5 millions de dinars par l’administration fiscale, soit la moitié de son revenu brut.

Une taxe à l’exportation qui étrangle les carrières

À cette charge s’ajoute une seconde contrainte, instaurée par l’article 26 de la loi de finances 2023 : une taxe à l’exportation frappant le marbre en bloc. Fixée initialement à 250 dinars la tonne, elle a été ramenée à 200 dinars en 2024, un allègement jugé insuffisant par l’expert, qui rappelle que ce montant équivaut à environ 60 % du prix de vente, la tonne de marbre s’écoulant à l’export autour de 100 euros seulement.

Cette pression tarifaire a entraîné un effondrement des volumes exportés, en particulier pour le marbre de Thala, et contraint plusieurs carrières à cesser leur activité, la vente sur le marché local n’étant plus suffisamment rentable pour compenser. La crise que traverse par ailleurs le secteur immobilier n’arrange rien à la situation : la baisse du pouvoir d’achat des ménages pousse les promoteurs à réduire leurs commandes, ce qui pèse directement sur la demande intérieure.

Conséquence paradoxale de cet ensemble de contraintes : le marbre importé devient plus compétitif que la production nationale. Un renversement qui, selon Anis Ben Saïd, risque à terme de faire de la Tunisie un simple pays importateur de marbre, au détriment de son propre tissu industriel.

Les pistes avancées pour la loi de finances 2027

Pour enrayer cette dynamique, le conseiller fiscal défend plusieurs mesures qu’il souhaite voir inscrites dans le prochain projet de loi de finances. La première consiste en une exonération rétroactive portant sur les dix dernières années – une demande également portée par les professionnels du secteur -, qui font valoir que l’État n’a jamais réclamé ce droit de consommation depuis l’entrée en vigueur de la loi, il y a 38 ans.

La seconde proposition concerne le mode de calcul de la taxe elle-même. Anis Ben Saïd suggère d’abandonner le système actuel de taux proportionnels au profit de montants fixes, indexés à la surface, de l’ordre d’un ou deux dinars par mètre carré, par exemple.

Des échanges ont d’ores et déjà eu lieu à ce sujet avec les ministères de l’Industrie et des Finances, ainsi qu’avec plusieurs députés. Anis Ben Saïd appelle désormais les autorités concernées à se saisir pleinement du dossier, afin de préserver, selon ses termes, la valeur ajoutée et les emplois que représente ce secteur pour l’économie tunisienne.

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L’économie circulaire, nouveau relais industriel en Afrique

18. August 2026 um 12:47

Recycler ne suffit plus, l’Afrique veut désormais transformer ses déchets en industries à part entière. C’est le virage affiché à Abidjan, où l’Alliance africaine pour l’économie circulaire (ACEA) a réuni du 30 juin au 2 juillet, avec l’appui du Groupe de la Banque africaine de développement, ses 23 pays membres avec plusieurs industriels et des organismes de normalisation autour d’un seul mot d’ordre : faire passer la circularité du stade des politiques publiques à celui d’industrie.

Réutiliser, réparer, recycler : ces filières ne sont plus considérées comme de simples solutions environnementales, mais comme de futurs relais industriels, notamment par rapport aux minéraux critiques. Le continent africain doit désormais garder une plus grande part de la richesse tirée de ses ressources, plutôt que de la céder en exportant des matières brutes destinées à revenir sous forme de produits finis importés.

Financer le changement d’échelle

Les discussions ont buté sur un point récurrent : sans financement suffisant ou règles communes entre pays, les projets circulaires resteront cantonnés à des expérimentations locales. Les participants ont convenu de porter une position africaine commune lors des prochains grands rendez-vous climatiques, à commencer par la COP31 en Turquie puis la COP32 prévue en 2027 à Addis-Abeba.

Une filière encore ouverte aux investisseurs

Fondée il y a une décennie par le Rwanda, le Nigeria et l’Afrique du Sud, l’Alliance a depuis triplé son nombre d’adhérents pour atteindre 23 pays, preuve d’un intérêt croissant et d’un écosystème encore en construction. Pour les entrepreneurs et investisseurs africains, cette phase de structuration, entre financement et harmonisation réglementaire, ouvre une fenêtre pour se positionner prématurément sur des marchés appelés à prendre de l’ampleur.

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Freelances tunisiens: un cadre légal en vue, un prélèvement de 15% en discussion

18. August 2026 um 10:44

Onze députés au sein de l’Assemblée des représentants du peuple ont déposé, le 10 août 2026, la proposition de loi 36/2026 portant sur le statut juridique des freelances tunisiens qui travaillent avec des clients étrangers.

Le texte cible directement les activités numériques à distance – traduction, conseil, design, marketing digital et développement informatique – restées jusque-là sans cadre spécifique.

Des contreparties qui inquiètent

La mesure qui fait le plus parler dans le cadre de cette proposition de loi concerne l’ouverture aux moyens de paiement électroniques internationaux, PayPal en tête.

Néanmoins, la contrepartie de cette nouveauté inquiète déjà: un prélèvement de 15% sur les revenus perçus dans ce cadre. Il faudra, par la suite, préciser l’assiette exacte et son articulation avec les autres cotisations, faute de quoi l’attractivité du dispositif pourrait rapidement s’éroder.

En s’enregistrant, le freelance pourrait justifier ses revenus, accéder, plus facilement, au crédit bancaire et nouer plus facilement des relations contractuelles avec l’étranger. Les opposants à ce texte réclament déjà des précisions sur la protection sociale et les obligations comptables qui l’accompagneront.

Un potentiel entrepreneurial à concrétiser

Si elle aboutit, cette réforme pourrait restructurer l’économie numérique tunisienne, aujourd’hui composée de milliers de travailleurs indépendants.

Un cadre juridique lisible, couplé à un accès facilité aux paiements internationaux, offrirait aux freelances une base plus solide pour développer leur activité, voire pour la transformer en structure entrepreneuriale pérenne.

L’équilibre entre le taux de prélèvement retenu et les garanties offertes déterminera toutefois l’ampleur réelle de cette dynamique.

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