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La Tunisie reléguée par les aberrations islamistes et les utopies gauchistes

17. Juli 2026 um 11:55

L’image de la Tunisie, aussi bien à l’intérieur qu’à l’étranger, s’est tellement détériorée depuis 2011 que notre pays a beaucoup perdu de son attractivité de l’investissement extérieur. Ce dont témoignent les récentes enquêtes et classements internationaux en la matière. A qui le faute ?

Elyes Kasri *

Les reproches faits à l’islam politique pour son bilan considéré désastreux au cours de la décennie noire (2011-2021) semblent faire l’objet d’un consensus croissant en Tunisie et pour certains l’allure d’un discours légitimateur virant au fonds de commerce politique.

Toutefois, pour être rigoureux et équitable, il faudrait également faire assumer à la gauche tunisienne son lot de dégâts et de méfaits contre non seulement l’économie nationale mais surtout la culture du travail et de la juste récompense de l’effort et du risque.

Si le règne de Ben Ali était loin d’être idyllique, la mentalité tribale et préindustrielle d’Ennahdha et de ses satellites et le rôle corrosif et surenchériste des partis et organisations gauchistes y compris l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), de même que la mixture insipide de ce qui est qualifié d’Islam de gauche, méritent amplement leur part de responsabilités dans l’énorme gâchis qu’est perçue la Tunisie aujourd’hui par de nombreux Tunisiens et étrangers notamment les institutions qui la classent en bas du tableau dans divers secteurs y compris en matière d’attractivité des investissements. Jugeons-en :

– Global Investment Risk and Resilience Index (Girri 2026) classe la Tunisie 118e sur 150 pays, soit une perte de 7 places par rapport à l’édition précédente. À l’échelle de l’Afrique, elle occuperait la 14e position, sachant qu’avant 2011, elle disputait la première place africaine, tour à tour, à l’Afrique du Sud et à Maurice.

– Global Opportunity Index classe la Tunisie au 88e rang mondial sur 130 pays (selon la dernière édition de l’indice du Milken Institute).

– L’Indice d’Attractivité Mondiale relègue la Tunisie à la 101e place sur 146 pays, la classant dans la catégorie des pays dits «peu attractifs» avec un score global faible.

– Le FMI classe la Tunisie 160e sur 164 pays au monde pour le ratio Investissement/PIB, derrière le Mozambique, le Tchad et le Bénin. Son ratio est de 10,4%, contre une moyenne africaine de 23,3 et une moyenne marocaine de 26,1%.

Après une cascade de régimes et de responsables depuis 2011, le plus dramatique, c’est que l’enjeu en Tunisie semble moins de changer de régime ou de responsables, que de rectifier le logiciel d’un peuple abreuvé jusqu’à la lie d’aberrations et d’utopies gauchistes et anarchistes qui tendent à la rapprocher dangereusement du statut de pays ingouvernable dans un monde en pleine volatilité et en mode de survie prenant des fois une allure interventionniste et agressive.

* Ancien ambassadeur.

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Startups tunisiennes, où les investisseurs placent-ils leur argent?

17. Juli 2026 um 11:23

La finance numérique garde son statut de secteur vedette, mais les investisseurs commencent à regarder ailleurs. Logistique, intelligence artificielle et solutions destinées aux entreprises gagnent progressivement du terrain.

Une tendance déjà visible en 2025 se confirme en 2026! Pendant longtemps, la fintech a été la grande gagnante de la scène startup dans la région MENA. Paiements digitaux, plateformes financières, solutions de crédit ou d’inclusion financière ont attiré une grande partie des investisseurs. Mais les dernières tendances montrent que le marché commence à élargir son horizon.

Selon le rapport de Wamda H1 2026 sur les levées de fonds du premier semestre 2026, la fintech reste en tête des secteurs financés. Mais derrière ce poids lourd régional, d’autres activités avancent rapidement et captent l’attention des fonds.

La logistique fait partie des secteurs qui montent. Le sujet est devenu stratégique avec l’évolution du commerce en ligne et la nécessité pour les entreprises d’améliorer leurs chaînes d’approvisionnement. Les startups qui travaillent sur la livraison, la gestion des stocks ou l’optimisation des flux répondent à des besoins très concrets du marché.

L’immobilier connaît également sa transformation numérique. La proptech poursuit son développement en proposant de nouveaux outils pour gérer, vendre ou exploiter les actifs immobiliers. Dans une région où le secteur immobilier occupe une place importante, ces solutions trouvent naturellement leur public auprès des entreprises comme des particuliers.

Mais le véritable nouveau venu dans le radar des investisseurs reste l’intelligence artificielle appliquée aux entreprises. Loin des usages grand public, les solutions d’Enterprise AI cherchent surtout à automatiser certaines tâches, améliorer la prise de décision et réduire les coûts opérationnels.

Cette orientation traduit une évolution dans les attentes du marché. Les investisseurs regardent moins les technologies uniquement capables de séduire rapidement des utilisateurs. Ils cherchent davantage des solutions qui répondent à un problème économique précis et qui peuvent avoir un impact mesurable.

C’est aussi ce qui explique l’intérêt pour les modèles B2B. Les startups qui travaillent directement avec les entreprises disposent souvent de revenus plus réguliers et de relations commerciales plus longues. Un avantage important dans un environnement où les fonds veulent davantage de visibilité.

La prochaine vague startup dans la région pourrait donc se jouer dans les coulisses des entreprises. Après les applications financières qui ont accompagné la digitalisation des usages, place aux technologies qui promettent de rendre les organisations plus rapides, plus efficaces et mieux connectées.

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Ce géant allemand de l’électronique ouvre sa première usine internationale en Tunisie

17. Juli 2026 um 11:15

Le groupe allemand Deltec, spécialisé dans la fabrication de composants électroniques et les services de production électronique (EMS), a choisi la Tunisie pour sa toute première implantation industrielle à l’international. L’entreprise a annoncé l’acquisition du site de production de Cicor à Borj Cédria et prévoit un ambitieux plan d’expansion qui devrait conduire à la création de plus de 500 emplois.

Cette décision marque une étape importante pour le groupe allemand, mais aussi pour l’industrie électronique tunisienne. Au-delà du rachat du site existant, Deltec entend développer une nouvelle unité de production de plus de 10 000 m², destinée à renforcer sa capacité de production pour ses clients internationaux.

L’investissement ne se limite pas à de nouvelles infrastructures. Le groupe a également choisi de conserver les équipes tunisiennes déjà en place, misant sur les compétences locales pour accompagner son développement. Cette stratégie vise à assurer la continuité des activités tout en intégrant le site tunisien dans l’organisation industrielle mondiale de Deltec.

Pour la Tunisie, cette opération constitue un nouveau signal positif dans un secteur où le pays dispose déjà d’un savoir-faire reconnu. L’industrie électronique représente l’un des principaux pôles d’exportation industrielle du pays grâce à une main-d’œuvre qualifiée, une proximité avec les marchés européens et un écosystème de sous-traitance bien développé.

Afin d’accompagner ce projet, le directeur général de Deltec, Carsten Ellermeier, s’est rendu en Tunisie du 14 au 17 juillet avec une délégation de haut niveau. Au cours de cette visite, les responsables du groupe ont rencontré les autorités tunisiennes ainsi que les équipes de la FIPA-Tunisia et du ministère de l’Économie et de la Planification afin de préparer les différentes étapes de cette implantation.

La délégation a également été reçue au gouvernorat de Ben Arous, où les autorités régionales ont réaffirmé leur engagement à accompagner le projet et à faciliter son déploiement.

Avec cette première usine implantée hors d’Allemagne, Deltec fait de la Tunisie une plateforme stratégique pour servir ses marchés internationaux. Pour le pays, cette décision renforce l’attractivité du territoire auprès des industriels étrangers, notamment dans les activités à forte valeur technologique, où la concurrence entre destinations d’investissement reste particulièrement intense.

 

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El Niño revient ? L’ONU débloque déjà jusqu’à 100 millions de dollars…

17. Juli 2026 um 09:18

L’Organisation des Nations unies passe à l’action avant même que les premiers dégâts ne se produisent. Face au retour annoncé du phénomène climatique El Niño, l’ONU est prête à mobiliser jusqu’à 100 millions de dollars via son Fonds central d’intervention d’urgence (CERF) pour financer des mesures préventives dans les pays les plus exposés. Cette décision marque un changement de stratégie: investir avant les catastrophes plutôt que financer uniquement les secours d’urgence après leur survenue.

Selon Tom Fletcher, secrétaire général adjoint des Nations unies aux affaires humanitaires et coordonnateur des secours d’urgence, plus de 20 millions de dollars ont déjà été décaissés dans six pays afin de soutenir des actions anticipatives. L’objectif est de protéger les populations avant que les sécheresses, les inondations ou les vagues de chaleur ne détruisent les récoltes, les infrastructures et les moyens de subsistance.

Les prévisions des agences onusiennes indiquent qu’El Niño devrait provoquer des épisodes de chaleur extrême, des sécheresses mais aussi des pluies diluviennes selon les régions. L’Amérique latine, l’Afrique orientale et australe, l’Asie et le Pacifique figurent parmi les zones les plus exposées. L’ONU estime que cet épisode pourrait être plus sévère que celui de 2023-2024, alors que de nombreux pays restent fragilisés par des conflits, des déplacements de population et une crise persistante du financement humanitaire.

Le Comité international de secours (IRC) alerte notamment sur la Corne de l’Afrique. En Somalie, où près de 4,8 millions de personnes dépendent déjà de l’aide humanitaire, les modèles climatiques annoncent jusqu’à 60% de probabilité de précipitations supérieures à la normale dans certaines régions. L’organisation rappelle que les inondations provoquées par El Niño en 2023 avaient détruit près de 13 000 tonnes de cultures, et estime qu’un nouvel épisode pourrait avoir des conséquences encore plus lourdes sur des communautés déjà affaiblies.

Le Kenya se prépare également à un risque élevé d’inondations et de glissements de terrain, tandis que l’Ouganda redoute une augmentation des déplacements de population et des maladies liées aux crues. En Asie, le Pakistan pourrait subir davantage de sécheresse et de fortes chaleurs, alors que le Bangladesh et l’Afghanistan restent exposés aux inondations.

Les financements anticipatifs pourront notamment soutenir: les systèmes d’alerte précoce; les transferts monétaires aux ménages vulnérables; l’accès à l’eau potable; la protection du bétail; les actions visant à préserver les récoltes.

Pour l’ONU, cette approche est à la fois plus efficace et moins coûteuse que les interventions déployées une fois les dégâts déjà constatés. «Nous avons besoin de financements précoces et flexibles», a insisté Tom Fletcher, appelant les bailleurs à investir davantage dans l’anticipation.

 

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