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Demande de libération rejetée pour Mondher Ounissi

11. Juli 2026 um 23:45

La demande de libération de l’ancien président par intérim du parti islamiste Ennahdha, Mondher Ounissi, a été rejetée par la justice.

La Chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le tribunal de première instance de Tunis aégalement décidé de reporter l’affaire au 25 septembre prochain, indique une source à Mosaïque FM, ce samedi 11 juillet 2026.

Cette affaire concerne la diffusion, sur les réseaux sociaux, d’enregistrements audio qui lui ont été attribués évoquant une rencontre avec des hommes d’affaires et des violations financières qui auraient concerné Ennahdha.

Y. N.

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Polémique autour des mandats au PDL : faits, réactions et enjeux

11. Juli 2026 um 13:42

Le Parti Destourien Libre (PDL) a publié un communiqué pour démentir des rumeurs affirmant que Abir Moussi, présidente du parti et détenue depuis le 3 octobre 2023, envisagerait de violer les statuts pour briguer un mandat auquel elle n’aurait pas droit. Le communiqué rappelle que Abir Moussi a accédé à la présidence lors du congrès de consolidation du 13 août 2016 et que le premier congrès électif du parti s’est tenu du 12 au 14 août 2021, qui a élu la direction actuelle par un vote libre et transparent.

Le PDL cite l’avant‑dernier alinéa de l’article 11 de ses statuts : “ Le président du parti est élu directement par le congrès national. Il est requis que le candidat ait exercé une responsabilité centrale pendant huit années consécutives. Aucun membre ne peut exercer plus de deux mandats complets et consécutifs, comptés à partir du premier congrès électif auquel il a participé. “ Sur cette base, le parti conclut que Abir Moussi serait habilitée à se présenter pour un nouveau mandat et que les allégations d’inéligibilité sont infondées. Le communiqué appelle par ailleurs les médias à cesser de diffuser des informations erronées visant, selon lui, à porter atteinte à l’image de la présidente du PDL. 

Foued Mouakher, dirigeant au PDL, a de son côté rappelé l’importance d’une lecture rigoureuse des textes. Avant la publication du communiqué, il a publié une note expliquant que les débats sérieux doivent s’appuyer sur des faits et des textes, et non sur des impressions ou des coupures médiatiques. Il insiste sur la nécessité de publier les documents originaux pour permettre au public de se forger une opinion éclairée, et condamne les erreurs ou les manipulations dans la transmission d’informations juridiques ou statutaires. Il appelle les médias à vérifier systématiquement leurs sources.

Cette polémique  intervient après une lettre ouverte de l’ancien député Majdi Ben Khiareddine Boudhina, qui avait demandé à Abir Moussi de renoncer à ce qu’il qualifiait de « troisième » mandat. Boudhina estimait qu’un parti qui critique la possibilité d’un troisième mandat présidentiel ne devait pas se soustraire à ses propres règles internes ; il plaidait aussi pour un renouvellement générationnel et un recentrage du discours du parti sur les questions économiques et sociales.

 Sa démarche a suscité des réactions contrastées au sein du mouvement destourien : la majorité des militants ont rejeté son initiative, la considérant comme une attaque contre la direction du parti, en particulier dans le contexte de la détention de Abir  Moussi et des campagnes réclamant sa libération. 

Le 9 juillet, Majdi Boudhina a réagi sur Facebook en affirmant que l’Histoire le jugerait « traître » ou « audacieux ». Le PDL maintient que rien, dans ses statuts, n’interdit la candidature de Abir  Moussi à un nouveau mandat.

La controverse soulève aujourd’hui des questions sur les motivations et le calendrier de l’initiative de Majdi Boudhina : sachant que Abir Moussi est détenue, quel est l’objectif de publier cette lettre ouverte ? Est‑ce un règlement de comptes interne, une prise de position politique ? À qui profite réellement ce débat ? Ces interrogations restent ouvertes et appellent à des explications factuelles plutôt qu’à des spéculations.

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Au sommet de l’Otan, Trump mélange le miel et le fiel !

11. Juli 2026 um 12:15

Arrivé au sommet annuel de l’Otan à Ankara animé de ressentiment et n’épargnant pas plusieurs pays européens de ses griefs habituels, le message d’adieu de Donald Trump, mercredi 8 juillet 2026, offrait pourtant un contraste saisissant entre optimisme et pessimisme.

Imed Bahri

The Guardian rapporte qu’en s’adressant aux journalistes en présence de son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, le président américain a surpris tout le monde en témoignant de son affection pour une alliance qu’il avait pourtant fustigée la veille, évoquant notamment la sempiternelle querelle concernant le Groenland.

«Nous venons de terminer notre réunion de l’Otan et ce fut une excellente réunion ! Il y avait beaucoup d’affection et d’unité dans cette salle aujourd’hui. On ne pouvait pas espérer mieux», a déclaré Trump.

Un revirement de situation frappant par rapport à la veille, lorsque le président américain, assis aux côtés du secrétaire général de l’Otan Mark Rutte avait débité une litanie de griefs bien rodée, notamment un manque de soutien perçu dans la guerre contre l’Iran et le refus de l’Espagne de se conformer aux nouveaux objectifs de dépenses de défense.

Une concorde inespérée

Même Zelensky, autrefois la cible de violentes réprimandes publiques dans le Bureau ovale, semblait avoir gagné en estime auprès de Trump. «Nous avons de bonnes nouvelles à nous dire», a-t-il déclaré, évoquant les perspectives d’un accord pour mettre fin à la guerre de quatre ans et demi entre l’Ukraine et la Russie. Il ajouté concernant son homologue ukrainien : «Il a fait un travail remarquable».

Cette concorde inattendue s’expliquait en partie par Scott Bessent, le secrétaire au Trésor américain, qui, invité par Trump à décrire cette réunion harmonieuse, a déclaré : «Monsieur, tous les Européens vous attribuent le mérite d’avoir sauvé l’Otan et ils veulent faire ce qu’ils ont à faire et vous êtes là pour ça».

L’atmosphère s’est assombrie lorsque la conversation a porté sur l’Iran, avec lequel Trump avait récemment signé un fragile mémorandum d’entente instaurant un hypothétique cessez-le-feu de 60 jours, que Washington ne s’est pas gêné de rompre à plusieurs reprises.

Le président américain a d’ailleurs lui-même déclaré mercredi que le cessez-le-feu était pratiquement rompu, après que les forces américaines ont frappé des cibles iraniennes la veille. Il a affirmé que l’Iran avait violé les termes de l’accord en attaquant trois navires dont un pétrolier qatari (pays intermédiaire dans les négociations) dans le détroit d’Ormuz, voie de passage stratégique vitale, censément rouvert en vertu du récent accord.

Des comptes à régler avec l’Iran

«Nous avons des comptes à régler», a-t-il déclaré au cours d’un long monologue évoquant les soi-disant transgressions iraniennes passées, notamment la fabrication d’engins explosifs improvisés qui ont tué et blessé de nombreux soldats américains en Irak et en Afghanistan.

Alors qu’il y a à peine deux semaines, il avait salué son propre accord comme étant nécessaire pour éviter une catastrophe économique comparable à la Grande Dépression* si le détroit d’Ormuz restait fermé, Trump a désormais écarté toute possibilité d’accord avec les dirigeants iraniens qu’il avait pourtant récemment qualifiés de plus raisonnables après l’assassinat de personnalités clés.

«Ils violent l’accord chaque jour. Ils mentent, ils trichent, ils tuent. Ils tuent depuis 47 ans. Ils ont coulé l’USS Cole», a déclaré le président américain, faisant référence au rôle présumé de l’Iran dans l’attentat d’Al-Qaïda contre un navire de guerre américain en octobre 2000. Quand on veut tuer son chien, on l’accuse de rage !

S’étant déjà contenté de la réouverture du détroit d’Ormuz – par lequel transite 20% des approvisionnements mondiaux en carburant –, Trump a affirmé que l’objectif était désormais la «dénucléarisation», une allusion à la capacité de l’Iran à se doter de l’arme nucléaire et un objectif censé être atteint par la négociation durant le cessez-le-feu de 60 jours.

«Nous allons conclure un accord. Nous pourrions même nous en passer, car, vous savez quoi, c’est plus simple», a-t-il déclaré d’un ton menaçant.

Les circonstances ne semblaient pas propices à la négociation, malgré un bref hommage rendu à Steve Witkoff, son principal émissaire, à Jared Kushner, son gendre, et à JD Vance, qui ont joué un rôle déterminant dans le cessez-le-feu.

«J’ai toujours été un négociateur mais je ne crois pas à une telle approche avec eux. Peut-être une attaque d’envergure, qui ferait des ravages», a-t-il déclaré. 

À plusieurs reprises, son discours a dérapé dans des lapsus et des erreurs d’appellation vaguement comiques.

À un moment donné, évoquant des missiles censés viser le porte-avions USS Abraham Lincoln, il a déclaré qu’ils avaient été tirés par «la République islamique du Japon».

Il confond les noms des pays et des dirigeants

Au beau milieu d’un discours enflammé sur la destruction des forces armées iraniennes, il a brusquement changé de sujet pour affirmer : «L’un des sujets que nous allons aborder aujourd’hui, c’est que nous allons leur donner le droit de fabriquer des missiles Patriot», il parlait bien sûr de l’Ukraine.

À une autre occasion, après une série de questions sur la guerre russo-ukrainienne, il a demandé aux journalistes s’ils avaient une question pour le «président Poutine», tandis que Zelensky, l’adversaire acharné du dirigeant russe, était assis à quelques mètres de lui. Ce moment rappelait une gaffe similaire de Joe Biden lors du sommet annuel de l’Otan à Washington en 2024, peu après le débat télévisé désastreux avec Trump à Atlanta qui a finalement mis fin à sa candidature à la présidence.

Sans doute conscient de cela, Trump a eu une tentative de dissimulation maladroite, persistant et insistant sur le fait qu’il voulait dire Poutine, car il avait un appel téléphonique prévu avec lui plus tard.

Pourtant, son erreur la plus révélatrice a sans doute été sa méprise sur le nom du défunt guide suprême iranien, Ali Khamenei, inhumé cette semaine lors de funérailles nationales, quatre mois après avoir été tué dans une frappe israélienne au début de la guerre.

«Ils voulaient aller aux funérailles de Khomeini», a déclaré Trump, écorchant le nom de Khamenei et le confondant avec celui de l’ayatollah Rouhollah Khomeini, le guide suprême de la révolution iranienne de 1979, qui a instauré des décennies d’hostilité envers Washington après le siège de 444 jours de l’ambassade américaine à Téhéran et la prise d’otages de 52 Américains.

* La Grande Dépression est la plus grave crise économique mondiale du XXe siècle, déclenchée par le krach boursier de Wall Street en octobre 1929 et s’est étendu jusqu’au début de la Seconde Guerre mondiale.

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L’aéronautique tunisienne à l’heure de l’industrie 4.0

11. Juli 2026 um 11:56

Le secteur aéronautique tunisien compte actuellement plus de 85 entreprises spécialisées, emploie plus de 20 000 travailleurs qualifiés et génère des exportations supérieures à 650 millions d’euros, confirmant ainsi son statut de secteur industriel en forte croissance et de plus en plus intégré aux chaînes de valeur mondiales.

L’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (Apii) œuvre pour le développement d’une industrie aéronautique nationale compétitive et innovante d’ici 2030. C’est ce qu’elle a réaffirmé lors de l’Aerospace Meetings Tunisia 2026, un rendez-vous international majeur qui s’est tenu du 7 au 9 juillet 2026 à Tunis sous le thème «Soutenir la chaîne d’approvisionnement aéronautique de demain en Tunisie».

Lors du panel consacré au futur Pacte pour la compétitivité du secteur aéronautique tunisien, la directrice générale adjointe de l’Apii, Manel Rouis, a exposé le rôle de l’agence dans la mise en œuvre de la politique industrielle nationale. Elle a mis en lumière «les outils mis à la disposition des entreprises pour encourager l’investissement, promouvoir l’innovation, favoriser la mise à niveau technologique des petites et moyennes entreprises et renforcer leur compétitivité».

Des représentants du ministère de l’Industrie, de l’Agence foncière industrielle (Afi), du Centre technique des industries mécaniques et électriques (Cetime), de la Société financière internationale (IFC), de Fipa-Tunisia et de l’organisme de coopération allemand GIZ ont également pris part aux échanges.

Parmi les outils présentés figurait le Tableau de bord industriel interactif, développé par l’Apii en collaboration avec la GIZ, qui fournit aux investisseurs et aux entreprises des données actualisées sur le paysage industriel tunisien, notamment le nombre d’entreprises, l’emploi, la répartition géographique et d’autres indicateurs stratégiques appelés à être progressivement enrichis.

Mme Rouis a également souligné les études prospectives menées par l’Apii pour identifier les secteurs industriels émergents ; ces travaux ont abouti à l’élaboration d’un catalogue de projets à fort potentiel et de fiches techniques destinées à guider les investisseurs.

Une attention particulière a été portée à la fabrication additive appliquée à l’aéronautique — fondée sur l’impression 3D industrielle — identifiée comme l’une des technologies susceptibles de transformer la production de composants plus légers, plus complexes et plus performants.

Enfin, Mme Rouis a présenté le Hub Industrie 4.0, une plateforme par laquelle l’Apii accompagne les entreprises tunisiennes dans leur transformation numérique et technologique, favorisant ainsi l’adoption de technologies de pointe, l’accroissement de la productivité et le renforcement de la capacité d’innovation.

Selon Rouis, «le développement d’un écosystème industriel intégré, fondé sur l’innovation, la numérisation, le développement des compétences et la coopération public-privé, est essentiel pour consolider la position de la Tunisie en tant que destination de premier plan pour les investissements dans les industries aéronautique et spatiale, et pour bâtir une chaîne d’approvisionnement locale plus résiliente et à forte valeur ajoutée».

La table ronde en question a esquissé les grandes orientations du futur Pacte de compétitivité aéronautique à l’horizon 2030 ; celui-ci mettra l’accent sur le renforcement de l’intégration locale, le développement de fournisseurs nationaux compétitifs, l’accélération de la transformation technologique des entreprises, l’amélioration du climat des affaires, le développement des compétences et l’attraction d’investissements à forte valeur ajoutée.

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Tunisie | La centrale photovoltaïque de Chebika achevée en décembre 2026

11. Juli 2026 um 11:07

Les travaux de construction de la centrale solaire photovoltaïque de Chebika — située dans le gouvernorat de Kairouan, dans le centre de la Tunisie — ont atteint un taux d’avancement d’environ 34 %. C’est ce qu’a annoncé le chef du projet, Taieb Ktari, à la radio Diwan FM, précisant que l’achèvement de la centrale est prévu pour décembre 2026. (Photo: Centrale photovoltaïque de Metbasta à Kairouan).

Dotée d’une capacité installée de 100 mégawatts, cette centrale est le premier projet de ce type réalisé grâce à un financement entièrement tunisien et avec l’implication de l’expertise nationale à toutes les étapes de conception et de construction.

L’investissement s’élève à 280 millions de dinars tunisiens (environ 82 millions d’euros) et porte sur un site de 200 hectares où seront installés quelque 170 000 panneaux solaires.

Selon M. Ktari, ce projet revêt une importance stratégique pour la Tunisie, non seulement pour la production d’électricité renouvelable, mais aussi pour son impact économique. La centrale contribuera à réduire la consommation de combustibles fossiles importés, renforçant ainsi l’indépendance énergétique du pays et limitant les dépenses énergétiques nationales. En outre, elle permettra de réduire les émissions de carbone, s’inscrivant ainsi dans les engagements de la Tunisie en matière de développement durable et de lutte contre le changement climatique.

La centrale de Chebika s’inscrit dans la stratégie nationale visant à accroître la part des énergies renouvelables dans le mix électrique, à diversifier les sources d’approvisionnement énergétique et à promouvoir l’investissement dans des projets verts.

D’après les autorités tunisiennes, de telles initiatives contribueront également à soutenir la croissance économique, à créer de nouveaux emplois et à valoriser l’expertise technique nationale dans la réalisation de grands projets d’infrastructures stratégiques.

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Mondial 2026 : L’Espagne rejoint la France en demi-finale après avoir écarté la Belgique

11. Juli 2026 um 08:20

L’Espagne disputera les demi-finales de la Coupe du monde 2026. La Roja s’est imposée vendredi soir face à la Belgique (2-1) au terme d’un quart de finale disputé à Los Angeles, validant ainsi son billet pour un choc très attendu contre la France.

Merino délivre la Roja en fin de rencontre

Les Espagnols ont pris les devants à la demi-heure de jeu grâce à Fabian Ruiz, auteur de l’ouverture du score après une première période globalement maîtrisée. Mais les Belges ont rapidement réagi par l’intermédiaire de Charles De Ketelaere, qui a remis les deux équipes à égalité à la 41e minute.

Alors que les prolongations semblaient se profiler, Mikel Merino a fait basculer la rencontre en faveur de l’Espagne. Le milieu espagnol a inscrit le but de la victoire à la 88e minute, offrant à son équipe une qualification précieuse pour le dernier carré.

Un classique européen face aux Bleus

Grâce à ce succès, l’Espagne retrouve la France en demi-finale dans une affiche qui promet un duel de très haut niveau entre deux des principales favorites au titre mondial.

La rencontre est programmée mardi 14 juillet à Dallas, avec un coup d’envoi prévu à 20h (heure de Tunisie). Les Bleus ont décroché leur qualification un peu plus tôt en éliminant le Maroc (2-1), tandis que la Roja a dû attendre les derniers instants pour venir à bout d’une valeureuse sélection belge.

Le vainqueur de cette confrontation décrochera son billet pour la finale de la Coupe du monde 2026.

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