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Quand Tunis devient la capitale africaine de l’entrepreneuriat féminin (1 au 3 juillet 2026)

27. Juni 2026 um 12:44

La Tunisie accueillera la 7e édition de la Foire Commerciale et de la Conférence d’Affaires des Femmes Entrepreneures du COMESA (CTF7) du 1er au 3 juillet 2026, au siège de l’UTICA à Tunis. Organisée pour la première fois en Afrique du Nord, cette édition rassemblera plus de 6 000 participantes et participants ainsi que 300 entreprises représentant 21 pays africains.

Cet événement majeur offrira une plateforme unique de réseautage, d’échanges commerciaux et de renforcement des capacités pour les femmes entrepreneures du continent. Au programme : stands d’exposition, sessions de formation et d’ateliers pratiques, panels thématiques animés par des experts régionaux et internationaux, rencontres B2B ciblées et sessions de mentorat. Les débats porteront notamment sur l’accès au financement, l’intégration des chaînes de valeur régionales, l’innovation numérique pour les PME dirigées par des femmes, et les politiques publiques favorisant l’entrepreneuriat féminin.

Il convient de noter que l’accueil de la CTF7 à Tunis souligne le rôle croissant de la Tunisie comme hub régional pour le commerce et l’entrepreneuriat en Afrique du Nord. 

Des délégations gouvernementales, des institutions financières, des organisations internationales et des investisseurs sont attendus, ce qui devrait renforcer l’impact économique de la foire et favoriser la visibilité des entrepreneures africaines sur les marchés régionaux et mondiaux. 

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Tunis accueille le 3ᵉ Forum du COMESA

27. Juni 2026 um 10:56

La Tunisie accueillera, les 29 et 30 juin 2026, le troisième forum de présentation des institutions du COMESA, dans le cadre de la Semaine du COMESA 2026.

Placée sous le thème « Élargir les horizons du commerce intra-africain : l’innovation numérique comme moteur d’un accès inclusif et durable aux marchés du COMESA », cette édition vise à renforcer l’intégration économique de la Tunisie dans l’espace africain et à promouvoir la coopération commerciale et d’investissement avec les États membres du marché commun d’Afrique orientale et australe.

Selon un communiqué du ministère du Commerce, l’événement se tiendra sous l’égide du ministre du Commerce et du Développement des exportations, ainsi que de la secrétaire générale du COMESA. Il réunira également les directeurs exécutifs des institutions spécialisées de l’organisation.

La présence du ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, est également attendue.

Le numérique au cœur de l’intégration régionale

Cette édition s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie à moyen terme 2026-2030 du COMESA, qui met l’accent sur le recours au numérique comme levier de transformation économique. L’objectif est de favoriser le développement des chaînes de valeur régionales, d’améliorer la compétitivité et de soutenir une croissance inclusive et durable.

Le thème retenu souligne ainsi l’importance croissante de la transformation digitale dans le renforcement des chaînes de valeur, la facilitation des échanges commerciaux et l’intégration des marchés régionaux.

Le COMESA représente un marché de plus de 655 millions de consommateurs et un produit intérieur brut estimé à près de 1 000 milliards de dollars. L’organisation offre ainsi un potentiel important pour l’usage des technologies dans la facilitation du commerce, l’industrialisation et l’intégration économique.

Objectifs du forum

Le forum vise à mieux faire connaître les institutions du COMESA, leurs programmes et leurs mécanismes de fonctionnement, tout en renforçant la coopération entre les États membres, le secteur privé, les partenaires au développement, les milieux académiques et la société civile.

Il ambitionne également de promouvoir le dialogue, l’innovation, le partage des connaissances et le développement des chaînes de valeur régionales, dans une logique de croissance inclusive et durable.

Le troisième forum sera suivi de la Conférence des femmes d’affaires du COMESA, ainsi que du Salon commercial régional, prévus du 1er au 3 juillet 2026.

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Rééchelonnement des dettes : la BTS offre une seconde chance aux clients endettés

27. Juni 2026 um 10:36

La Banque tunisienne de solidarité (BTS) a annoncé le lancement d’une plateforme en ligne destinée aux clients concernés par des dettes non remboursées depuis plus de dix ans. Ce dispositif, prévu par l’article 70 de la loi de finances 2026, vise à faciliter la restructuration des créances et le dépôt des demandes de rééchelonnement jusqu’au 31 décembre 2026.

La banque précise que les bénéficiaires peuvent soumettre leur demande soit à distance via la plateforme numérique accessible sur son site officiel, soit directement auprès de ses agences, au moyen d’un formulaire dédié.

Les demandes seront examinées par les services compétents de la BTS, conformément aux conditions fixées par la législation en vigueur. Les clients seront ensuite informés des décisions prises concernant leurs dossiers.

La BTS invite l’ensemble des clients éligibles à déposer leurs demandes avant la date limite du 31 décembre 2026, que ce soit en ligne ou auprès de ses agences.

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1,8 milliard de dinars d’exportations tunisiennes vers l’Algérie en 2025

27. Juni 2026 um 10:08

Les exportations tunisiennes vers l’Algérie ont atteint près de 1,8 milliard de dinars en 2025, selon les données communiquées par le Centre de promotion des exportations.

Le directeur du bureau du Centre de promotion des exportations (CEPEX) en Algérie, Anis Belhaj Zekri, a précisé, vendredi, que ces exportations couvrent l’ensemble des secteurs économiques, avec une prédominance marquée des industries mécaniques et électriques, qui représentent plus de 55 % du total.

Les échanges commerciaux entre les deux pays affichent une dynamique haussière soutenue ces dernières années. Ils sont passés de 6,3 milliards de dinars en 2023 à 7,7 milliards en 2024, pour atteindre 8,3 milliards de dinars en 2025, confirmant ainsi le renforcement progressif des relations économiques bilatérales.

Les autorités tunisiennes misent désormais sur une diversification accrue des exportations, notamment en direction des matières premières, des intrants industriels et des composants. Parmi les produits ciblés figurent les tissus destinés à la confection de vêtements professionnels et d’équipements de protection et de sécurité.

La Foire internationale d’Alger comme levier

Dans ce contexte, la participation tunisienne à la Foire internationale d’Alger revêt une importance stratégique. Selon le responsable du CEPEX en Algérie, une prise en charge pouvant atteindre 50 % des frais de participation est prévue pour les entreprises tunisiennes.

Cette présence vise plusieurs objectifs : renforcer la visibilité des produits tunisiens sur le marché algérien, stimuler les exportations, favoriser la création de partenariats industriels et commerciaux entre opérateurs des deux pays, et explorer de nouvelles opportunités d’expansion vers des marchés régionaux et internationaux.

Une dynamique qui confirme la volonté des deux pays de consolider un partenariat économique en constante évolution.

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Kaïes Samet : « Sans nouvel équilibre, le modèle de financement atteindra ses limites dès 2027 »

27. Juni 2026 um 06:00

Le débat sur les alternatives au financement extérieur reste central dans l’économie tunisienne. Plusieurs observateurs continuent de s’interroger sur la soutenabilité du modèle actuel. Quels sont aujourd’hui les leviers de financement disponibles ? Quel rôle pour les banques tunisiennes ? Quels risques pour le budget 2027 ? Voilà la problématique à laquelle des économistes tentent de répondre.  

 

Après une décennie marquée, depuis la révolution de 2011, par une quasi-dépendance totale à l’égard du Fonds monétaire international (FMI) – dont le financement était assorti de conditionnalités strictes –, explique l’économiste Kaïes Samet, la Tunisie a choisi, à partir de 2023, de se tourner résolument vers d’autres voies. Cette décision a été prise en dépit des fortes pressions exercées par les États-Unis et l’Union européenne (UE), qui redoutaient qu’une dégradation de la situation économique en Tunisie ne provoque une crise migratoire, voire un « effondrement du pays ».

Il convient de rappeler que les négociations avec le FMI, engagées autour d’un plan de soutien de 1,9 milliard de dollars, n’avaient plus progressé depuis octobre 2022 et ont été définitivement rompues à l’initiative du président de la République. Parmi les raisons invoquées figurent, d’une part, la crainte d’une perte de souveraineté nationale; et, d’autre part, le refus des réformes imposées par l’institution – telles que la réduction progressive des subventions, la privatisation de certaines entreprises publiques ou le gel des recrutements dans la fonction publique –, mesures jugées susceptibles d’alimenter de nouvelles tensions sociales.

Dans ce contexte, le chef de l’État affirmait que « l’alternative est de compter sur nous-mêmes », dans une logique de souveraineté économique. Une position qui apparaît risquée pour un pays traversant une phase particulièrement critique sur les plans économique et financier.

Dès lors, quels sont les leviers de financement actuellement mobilisables ?

Le principal ressort mobilisé par l’État tunisien est un recours massif au marché intérieur, la Banque centrale de Tunisie (BCT) et les banques locales jouant un rôle moteur dans ce dispositif, dans une économie tunisienne structurellement fondée sur l’endettement. Entre 2021 et 2026, l’État a ainsi multiplié les émissions de bons du trésor et sollicité des concours directs de la BCT pour couvrir son déficit budgétaire. La dette intérieure a connu une forte progression, dépassant désormais les 88 milliards de dinars. Tandis que la dette extérieure a été maîtrisée et partiellement désengagée.

Toutefois, ce refinancement interne, qui relève d’une stratégie à court terme, risque de priver les entreprises privées de crédits disponibles. Ce qui pourrait freiner la croissance économique du pays. Si l’économie nationale tient bon et si les réserves de change restent résilientes, c’est en grande partie grâce aux recettes touristiques et, surtout, aux transferts réguliers des Tunisiens résidents à l’étranger (TRE), qui constituent la principale source d’entrée de devises. Parallèlement, la Tunisie doit puiser dans ses réserves pour faire face à ses échéances extérieures, ce qui limite ses capacités d’importation de matières premières et de produits de base.

Quelle est la structure du financement extérieur de la Tunisie actuellement?

Face aux limites de cette stratégie d’autosuffisance, la Tunisie s’est tournée vers des institutions régionales alternatives, à l’instar de la Banque africaine de développement (BAD) et de l’Afreximbank. Toutefois, la Banque mondiale demeure en pole position, et donc son principal bailleur externe, avec un encours évalué à 14,1 milliards de dinars, soit 19 % du stock total de dette extérieure. Le FMI a été rétrogradé à la troisième position, avec un encours de 5,3 milliards de dinars, après la BAD (8,1 milliards de dinars). L’Afreximbank monte en puissance et se rapproche du FMI, avec 5 milliards de dinars, destinés en partie à soutenir les priorités de développement socio-économique du pays.

Quels risques pour le budget 2027 ?

La stratégie de non-recours au FMI, fondée sur une logique d’autosuffisance souveraine, reste viable à court terme grâce à une mobilisation intensive du marché intérieur. Toutefois, elle devrait atteindre ses limites structurelles dès 2027. À moyen terme, on peut en effet anticiper une éviction, voire un effondrement, de l’investissement privé, une inflation d’origine purement monétaire, une réduction des crédits alloués aux investissements publics pour éviter un défaut de paiement et un endettement extérieur de plus en plus difficile à gérer.

Face à ces risques, le budget 2027 devrait reposer sur une pression fiscale accrue et un recours renforcé aux emprunts bancaires, afin de compenser les déficits de financement liés aux échéances. Il s’accompagnera également d’un strict resserrement des dépenses publiques, le gouvernement cherchant à contenir la progression des dépenses de fonctionnement. Et ce malgré l’augmentation des salaires dans la fonction publique, étalée sur trois ans (2026, 2027, 2028). Toutefois, une désescalade du conflit entre l’Iran et les États-Unis pourrait alléger partiellement les tensions pesant sur le budget 2027.

Ce budget prévoit par ailleurs une mobilisation des recettes fiscales, attendues à environ 47,8 milliards de dinars en 2026, grâce notamment à une fiscalisation accrue de l’économie informelle, à une réforme des subventions et à une maîtrise des investissements publics. En l’absence d’un accord avec le FMI, l’État tunisien devra donc maintenir une politique budgétaire restrictive, couplée à une politique fiscale expansionniste, afin de créer les conditions d’une création de richesse durable et d’un rééquilibrage des comptes publics à long terme.

La Tunisie doit-elle, selon vous, reprendre langue avec le FMI ? Si oui, comment?

Avec des besoins de financement cruciaux, un ralentissement de la croissance économique (le taux étant estimé par le FMI à 2,1 % en 2026) et une pression sur ses réserves de change, la Tunisie doit impérativement reprendre les négociations avec le FMI. L’éventuel accord devra concilier la paix sociale avec le plan de réformes progressif. Alors, quelles sont les mesures à entreprendre par l’Etat tunisien dans le cadre d’un compromis avec le FMI et quels en sont les objectifs poursuivis ?

La Tunisie doit adopter un calendrier de réformes progressif impliquant des ajustements pour la masse salariale publique et les subventions (en ciblant en premier lieu les ménages les plus vulnérables). De même que le pays doit relancer son économie nationale via une stimulation de l’investissement privé, une restructuration des entreprises publiques majoritairement déficitaires et un encouragement des exportations.

La reprise d’un tel dialogue avec le FMI vise une stabilité sur le plan macroéconomique, des réformes structurelles, une amélioration du climat des affaires et un soutien du système financier.

En tout, il s’agit d’un programme souverain et adapté au contexte social sur lequel la Tunisie doit miser pour sortir de l’asphyxie financière, et ce en accompagnement du Plan de développement quinquennal 2026-2030.

Quel rôle doit jouer la BCT dans une perspective de reprise des négociations avec le FMI ?

La BCT garantira la crédibilité macroéconomique de la Tunisie à l’égard du FMI en préservant l’indépendance de sa politique monétaire, en maitrisant l’inflation à travers une politique monétaire restrictive, en fiabilisant ses données sur les avoirs nets en devises (établis à 25,5 milliards de dinars à la fin de l’année 2025), et pourquoi pas en attirant les investissements directs à l’étranger (IDE) via une modernisation de la règlementation des changes. Ainsi, la BCT devra rassurer le FMI sur la capacité du pays à honorer ses engagements extérieurs tout en poursuivant ses missions fondamentales.

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