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Nouvelle condamnation contre Nesrine Ben Ali et Sakher Materi

22. September 2026 um 13:49

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière du tribunal de première instance de Tunis a condamné, ce mardi 22 septembre 2026, Nesrine Ben Ali, fille de l’ancien président Zine El Abidine Ben Ali, et son ancien époux Sakher Materi à six ans de prison avec exécution immédiate.

Selon les informations rapportées par Mosaique FM, le jugement a été rendu par contumace. L’affaire porte sur des faits qualifiés de corruption financière, de préjudice causé à l’administration et d’utilisation irrégulière de fonds publics. Un expert-comptable poursuivi dans le même dossier a, pour sa part, été condamné à cinq ans de prison.

Plusieurs condamnations dans les dossiers liés à l’ancien régime

Cette nouvelle condamnation intervient alors que le dossier judiciaire de Nesrine Ben Ali et Sakher El Materi connaît plusieurs développements depuis plusieurs années. En février 2026, la chambre criminelle spécialisée avait examiné le dossier relatif à des soupçons de corruption financière et de détournement de fonds publics avant de reporter l’affaire au 30 mars, dans l’attente de l’issue d’un recours concernant une décision de la chambre d’accusation.

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Les deux condamnés font déjà l’objet d’autres décisions judiciaires dans des affaires liées à la période de l’ancien régime. En février 2025, la même chambre spécialisée avait notamment condamné par contumace Nesrine Ben Ali, Sakher El Materi et Leïla Trabelsi à six ans de prison avec exécution immédiate dans une affaire portant sur des soupçons de corruption financière et administrative liés à une commande publique.

Une amende de plus de quatre milliards de dinars

Sakher Materi avait également été condamné dans une autre affaire à dix ans de prison avec exécution immédiate, assortis d’une amende de plus de quatre milliards de dinars, dans un dossier présenté comme portant sur le détournement de fonds publics.

Ces procédures s’inscrivent dans le vaste contentieux judiciaire ouvert après la chute du régime de Zine El Abidine Ben Ali en janvier 2011, visant notamment des membres de son entourage familial et économique. Les décisions rendues dans ces différents dossiers concernent toutefois des faits et des procédures distincts, qui doivent être distingués les uns des autres.

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Université Tunis El Manar : Une unité pilote dédiée aux alternatives biologiques aux antibiotiques

22. September 2026 um 10:39

La Tunisie franchit une nouvelle étape dans la recherche et le développement d’alternatives naturelles aux antibiotiques. La première unité pilote destinée à produire ces solutions biologiques a été inaugurée à l’Institut supérieur des sciences biologiques appliquées de Tunis, avec une capacité de production de 150 litres.

Le doyen de l’Université de Tunis El Manar, Moez Chafra, a annoncé cette avancée mardi 22 septembre 2026, sur la Radio nationale. Il a expliqué que la mise en place de cette unité vise à franchir une nouvelle étape, en passant des résultats obtenus dans les laboratoires à une phase de développement expérimental permettant d’envisager une valorisation industrielle.

Le projet cible le secteur avicole

Le projet cible en particulier le secteur avicole, dans lequel l’objectif est de réduire l’utilisation des antibiotiques et de leur substituer des produits d’origine biologique. Cette démarche s’inscrit dans le contexte des préoccupations croissantes liées à l’usage des antibiotiques et au développement de résistances qui peuvent affecter la santé animale, humaine et environnementale.

Pour tester ces alternatives dans des conditions réelles, l’équipe universitaire a collaboré avec une entreprise privée spécialisée dans l’élevage de volailles. Des expérimentations ont ainsi été menées directement dans le secteur avicole. Selon Moez Chafra, les produits développés ont démontré leur efficacité et leur efficience au cours de ces essais, conduisant l’entreprise partenaire à commencer à les utiliser en remplacement des antibiotiques.

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Au-delà de cette première application, l’unité de 150 litres doit servir de plateforme pour poursuivre les travaux de recherche et accompagner le passage vers des applications industrielles. Elle pourrait notamment permettre de développer de nouveaux projets nationaux et internationaux consacrés aux bioprocédés et aux substances biologiquement actives.

Entre recherche académique et besoins des secteurs productifs

Pour l’Université de Tunis El Manar, cette infrastructure constitue ainsi un outil de rapprochement entre la recherche académique et les besoins des secteurs productifs. Elle ouvre également la voie à de nouvelles collaborations avec les entreprises et les partenaires scientifiques autour de solutions biologiques destinées notamment à répondre aux enjeux de santé animale et à la résistance aux antibiotiques.

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Mediwood Studios : Près de cinq millions de dollars pour une série saoudienne tournée en Tunisie

22. September 2026 um 10:10

Une production saoudienne doit mobiliser près de cinq millions de dollars en Tunisie au cours des trois prochains mois pour le tournage d’une série historique aux Mediwood Studios, à Hammamet. Le projet, porté par Yellow Camel Studios en collaboration avec Mediwood Studios, une entreprise tunisienne, constitue une nouvelle étape dans la stratégie visant à attirer durablement les productions internationales en Tunisie.

L’information a été annoncée par la Tunisia Investment Authority (TIA), après une visite effectuée récemment septembre aux Mediwood Studios par Jalel Tebib, président par intérim de la TIA et directeur général de la FIPA-Tunisia. Rasha Al Emam, fondatrice de Yellow Camel Studios, et Mehdi Ajroudi, promoteur de Mediwood Studios, sont directement associés à cette opération.

Mediwood Studios veut attirer durablement les tournages internationaux

Les près de cinq millions de dollars annoncés correspondent aux dépenses prévues pour la production de la série au cours des trois prochains mois. Ils ne constituent donc pas, à ce stade, un investissement de ce montant dans le capital ou les infrastructures de Mediwood Studios. Une partie de cette enveloppe doit toutefois bénéficier à l’économie tunisienne à travers les dépenses liées au tournage, notamment la logistique, l’hébergement, la construction de décors et les prestations techniques.

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Pour les autorités tunisiennes, l’enjeu dépasse ainsi le tournage de cette seule production. La TIA et la FIPA-Tunisia souhaitent utiliser l’arrivée de productions étrangères pour favoriser leur implantation récurrente en Tunisie et développer un écosystème autour des studios. Les secteurs de la logistique, de la construction, de l’hébergement et des services techniques sont notamment concernés.

Développement des infrastructures de Mediwood Studios

Cette stratégie s’appuie également sur le développement des infrastructures de Mediwood Studios. En octobre 2024, Afreximbank avait signé avec la société tunisienne une facilité de 3 millions de dollars destinée à financer l’expansion des studios et à renforcer leur capacité à accueillir des productions nationales et internationales, notamment en provenance du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord.

Avec cette nouvelle production saoudienne, les autorités tunisiennes cherchent désormais à transformer l’accueil de tournages internationaux en activité économique récurrente. L’objectif affiché est de fidéliser les producteurs étrangers et de positionner la Tunisie comme une plateforme régionale pour les industries cinématographiques et audiovisuelles.

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« Citoyenneté photovoltaïque » : Une proposition pour équiper un million de familles gratuitement

22. September 2026 um 09:46

La Chambre nationale de l’énergie photovoltaïque propose de permettre à un million de familles tunisiennes d’installer gratuitement un panneau solaire accompagné d’un onduleur, a annoncé mardi 22 septembre 2026 son président, Ali Kanzari.

Intervenant sur les ondes de la Radio nationale, Ali Kanzari a indiqué que cette proposition, baptisée « Citoyenneté photovoltaïque », serait déployée sur une période de quatre ans. Le dispositif ciblerait les ménages dont la consommation annuelle ne dépasse pas 1 100 kWh et qui bénéficient actuellement d’un soutien de l’État pouvant atteindre 80 %.

Accélérer l’équipement des ménages en énergie solaire

Selon la proposition présentée par la Chambre, l’objectif serait ainsi d’accélérer l’équipement des ménages en énergie solaire tout en réduisant leur dépendance au réseau électrique. La mesure pourrait également contribuer à alléger la facture énergétique des familles ciblées et à renforcer la production d’électricité à partir de sources renouvelables.

Cette annonce intervient alors que la Tunisie s’apprête à accueillir la quatrième édition du Salon international de la transition énergétique SITE 2026, prévu du 1er au 3 octobre sous le thème « Investissement et innovation pour accélérer la transition énergétique ».

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Plus de 60 entreprises tunisiennes et étrangères spécialisées dans l’énergie et la transition énergétique devraient participer à cette édition. Dix start-up seront également présentes dans un espace dédié aux entreprises innovantes, afin de présenter leurs projets et solutions aux investisseurs, experts, professionnels et institutions financières.

Nouvelles perspectives de coopération

Des délégations venues notamment d’Italie, d’Allemagne et de Libye sont également attendues, donnant à l’événement une dimension internationale et ouvrant de nouvelles perspectives de coopération et d’investissement dans le secteur énergétique.

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Tataouine : Une centrale solaire de 120 MW pour 80 millions d’euros

22. September 2026 um 08:44

Une centrale solaire photovoltaïque d’une capacité de 120 mégawatts (MW) sera réalisée dans la région de Remada Ouest, dans le gouvernorat de Tataouine, pour un investissement estimé à près de 80 millions d’euros.

Les composantes du projet ont été présentées lundi lors d’une séance de travail tenue au siège du gouvernorat de Tataouine. La future centrale sera implantée sur une superficie d’environ 200 hectares et sera accompagnée d’une ligne électrique aérienne à haute tension de 225 kilovolts, longue de deux kilomètres. Cette infrastructure permettra de raccorder la centrale au réseau de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG), via une ligne existante reliant Borj Bourguiba à la centrale électrique de Tataouine.

Environ 260 gigawattheures d’électricité par an

Selon les données présentées lors de la réunion, la centrale devrait produire environ 260 gigawattheures d’électricité par an, soit une quantité équivalente à la consommation électrique d’environ 200.000 habitants. Le projet devrait également contribuer à réduire les émissions de dioxyde de carbone de près de 130.000 tonnes par an.

Le chantier devrait générer un nombre important d’emplois directs et indirects durant la phase de construction. Une fois la centrale entrée en exploitation, entre 10 et 15 emplois permanents devraient être maintenus. Le démarrage des travaux est prévu au deuxième trimestre 2027, pour une durée contractuelle comprise entre 15 et 18 mois. La mise en service du projet est ainsi programmée pour la fin de l’année 2028.

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La séance a également été consacrée à la présentation des résultats de l’étude d’évaluation des impacts environnementaux et sociaux du projet. Celle-ci doit être réalisée conformément aux normes internationales applicables, avec notamment l’identification des opportunités susceptibles de renforcer la durabilité environnementale et sociale de la future installation.

Responsabilité sociale du projet

Les participants ont notamment insisté sur les aspects liés à la responsabilité sociale du projet. L’étude reste ouverte aux propositions et observations, qui pourront être prises en considération en coordination avec le bailleur de fonds.

Le gouverneur de Tataouine, Amir Bernji, a souligné que ce projet s’inscrit dans la stratégie nationale visant à réduire le déficit énergétique, renforcer l’indépendance énergétique de la Tunisie et accroître la part des énergies renouvelables dans le mix électrique national.

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Barrage de Mellègue : Des plongeurs mobilisés pour inspecter les infiltrations

22. September 2026 um 07:37

Les travaux de maintenance et de réhabilitation du barrage de Mellègue se poursuivent, après la panne qui avait affecté, en juin 2026, la vanne supérieure de l’ouvrage. Les équipes techniques ont franchi plusieurs étapes importantes dans le cadre des réparations, selon un ingénieur directement impliqué dans les opérations.

D’après les premières données techniques, la panne serait liée au vieillissement de l’ouvrage et à l’arrivée en fin de vie de certains de ses composants. Les travaux concernant la vanne supérieure sont désormais achevés.

Des plongeurs mobilisés pour vérifier les infiltrations

Les interventions ont notamment porté sur les réparations mécaniques et structurelles nécessaires, ainsi que sur des opérations de sablage et de peinture destinées à protéger la structure métallique contre la corrosion. La passerelle a également été remise en place.

Après l’achèvement des travaux sur la vanne, les équipes techniques sont passées à une nouvelle phase consacrée à l’examen des infiltrations d’eau sous la structure du barrage.

Cette intervention est intervenue après la remontée du niveau de l’eau à environ quatre mètres à la suite des dernières précipitations. Des essais techniques ont d’abord été réalisés, avant l’intervention de plongeurs spécialisés chargés d’inspecter les zones situées sous la structure et au niveau du seuil.

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L’objectif était notamment d’identifier les points d’infiltration et d’en déterminer l’origine, aussi bien du côté amont que du côté aval.

Selon les premières constatations, les infiltrations observées restent limitées. Certaines d’entre elles existaient par ailleurs avant l’incident ayant affecté la vanne supérieure et ne seraient donc pas nécessairement liées à cette panne.

Qui des dernières phases ?

Les opérations d’inspection ont été documentées par des photographies et des vidéos. Un rapport technique détaillé doit également regrouper les différentes observations effectuées ainsi que les solutions proposées. Ce rapport sera transmis à l’administration centrale du ministère de l’Agriculture et aux parties concernées.

Les équipes techniques et les plongeurs devraient retourner sur le site dans les prochaines semaines, au plus tard dans un délai d’un mois, afin d’entamer la dernière phase des travaux, consacrée au traitement et à l’obturation des points d’infiltration.

L’achèvement de ces interventions doit permettre d’améliorer l’état opérationnel du barrage de Mellègue et de renforcer sa préparation avant la prochaine saison des pluies, avec la poursuite du suivi technique de l’ouvrage.

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Finances publiques : Les députés réclament des comptes avant le budget 2027

22. September 2026 um 07:26

À l’approche de l’examen du projet de loi de finances 2027, la Commission des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple entend obtenir davantage de visibilité sur la situation des finances publiques. Son président, Maher Kettari, annonce notamment une demande d’audition de la ministre des Finances, dans un contexte marqué par le retard dans la transmission des données relatives à l’exécution du budget 2026.

La commission devrait adresser une correspondance au ministère des Finances afin de demander des explications sur l’absence du rapport concernant l’exécution du budget de l’État au premier semestre 2026. Selon Maher Kettari, le document portant sur la période allant jusqu’au 30 juin devait être transmis au Parlement avant la fin du mois de juillet. Des informations faisant état de ce retard ont également été rapportées par plusieurs médias tunisiens.

Pétrole, financement et risque d’un budget complémentaire

Pour la commission, ces données sont essentielles avant d’entamer l’examen du budget 2027. Elles doivent notamment permettre de mesurer les dépenses effectivement réalisées, le niveau d’exécution des projets et l’évolution des principaux équilibres financiers.

La hausse des cours internationaux du pétrole constitue également un point de préoccupation pour les parlementaires. Le budget 2026 avait été élaboré sur la base d’hypothèses concernant les prix des hydrocarbures, alors que les cours ont évolué depuis. La Commission des finances souhaite donc évaluer les conséquences de cette évolution sur les équilibres budgétaires et déterminer si elle pourrait nécessiter des ajustements, voire un budget complémentaire.

La question du financement du Trésor public par la Banque centrale de Tunisie figure également parmi les sujets que la commission souhaite examiner. La loi de finances 2026 autorise la BCT à accorder au Trésor des facilités de trésorerie pouvant atteindre 11 milliards de dinars, sans intérêts, remboursables sur 15 ans avec une période de grâce de trois ans.

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La commission souhaite notamment connaître les modalités d’utilisation de ces facilités et leur impact sur les finances publiques.

Pas de nouvelles hausses d’impôts en 2027 ?

Sur le volet fiscal, Maher Kettari affirme que les contribuables ne devraient pas être confrontés à de nouvelles augmentations d’impôts en 2027, qu’il s’agisse de personnes physiques ou morales.

Le président de la commission appelle parallèlement l’État à donner l’exemple en matière de maîtrise des dépenses. Selon cette position, alors que les citoyens et les entreprises sont appelés à rationaliser leur consommation et à supporter les contraintes économiques, les administrations publiques devraient également contenir leurs dépenses.

La commission souhaite ainsi qu’il n’y ait pas d’augmentation des budgets des ministères en 2027 et plaide pour une gestion plus rigoureuse des ressources publiques.

Cette position intervient alors que le gouvernement a déjà fixé les grandes orientations du budget 2027, avec notamment le maintien des grands équilibres financiers, la réforme des entreprises publiques, le soutien à l’investissement et le renforcement de la sécurité alimentaire, hydrique et énergétique.

Le Parlement veut d’abord savoir ce qui a été réalisé en 2026

Pour Maher Kettari, l’examen du budget 2027 ne peut être dissocié du bilan du budget 2026. Les députés souhaitent donc disposer d’une vision précise de ce qui a effectivement été réalisé avant de se prononcer sur les nouvelles orientations budgétaires.

La question porte notamment sur les taux d’exécution des dépenses, l’avancement des projets publics, les réformes engagées et leurs effets économiques. Le calendrier est d’autant plus important que le gouvernement poursuit déjà la préparation du projet de loi de finances 2027.

Le débat budgétaire devrait ainsi se concentrer à la fois sur les nouvelles prévisions pour 2027 et sur la capacité de l’État à exécuter concrètement les crédits déjà inscrits au budget 2026.

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Sfax en deux gouvernorats : Le projet refait surface

22. September 2026 um 07:13

Le projet de diviser le gouvernorat de Sfax en deux entités administratives, Sfax Nord et Sfax Sud, revient dans le débat public. L’idée, qui n’est pas nouvelle et remonte à la période précédant 2010, a été relancée à la suite d’une réunion conjointe des conseils locaux de Sakiet Ezzit et Sakiet Eddaier, tenue le 18 septembre.

Intervenant sur le sujet sur les ondes de Diwan FM, le député à l’Assemblée des représentants du peuple Tarak Mahdi a défendu la possibilité de mettre en œuvre ce projet, présenté comme une réponse à l’évolution démographique et à l’étendue géographique du gouvernorat.

Selon lui, Sfax compte désormais plus d’un million d’habitants et pourrait atteindre environ 1,2 million en incluant les migrants. Le gouvernorat couvre par ailleurs un territoire particulièrement vaste, allant de Jebiniana et El Hencha au nord jusqu’à Skhira au sud, en passant notamment par Menzel Chaker, Agareb et Bir Ali Ben Khalifa.

Deux gouvernorats pour rapprocher les services du citoyen ?

L’un des principaux arguments avancés en faveur de cette réorganisation concerne la proximité des services publics. La création de deux administrations régionales permettrait, selon le député, de réduire les déplacements des citoyens et de désengorger une administration régionale aujourd’hui chargée de traiter les dossiers d’un territoire et d’une population importants.

La division pourrait également, selon cette proposition, accélérer le traitement des dossiers dans plusieurs secteurs, notamment la santé, l’équipement et l’éducation, en répartissant les responsabilités entre deux structures administratives.

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Le projet est également présenté comme un moyen de favoriser un développement plus équilibré entre les différentes zones du gouvernorat. Ses défenseurs estiment que deux administrations pourraient permettre de mieux orienter les investissements, les infrastructures et les équipements publics, notamment vers les zones périphériques et intérieures.

Tarak Mahdi évoque également la possibilité d’une répartition plus importante des moyens budgétaires et des équipements sanitaires et universitaires entre le nord et le sud de Sfax.

Une décision relevant de l’État

La concrétisation du projet dépendrait toutefois d’une décision politique au niveau central. Le député estime que la division administrative est réalisable si une volonté politique est engagée par la présidence du gouvernement.

Le projet reste ainsi, à ce stade, une proposition portée par des élus et des acteurs locaux. Sa mise en œuvre nécessiterait des décisions administratives et politiques définissant notamment les limites des deux futurs gouvernorats, leurs sièges, leurs compétences et la répartition des services et des ressources.

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Tomates fraîches : Pourquoi les marchés tunisiens accusent un manque accru

22. September 2026 um 07:04

Le marché tunisien connaît actuellement une disponibilité limitée en tomates fraîches, une situation qui s’explique principalement par les importantes difficultés rencontrées par les producteurs lors des plantations de fin de saison.

Selon Adel Antit, membre de la Chambre nationale des producteurs de tomates, intervenant sur Diwan FM, les vagues de chaleur successives et prolongées enregistrées durant l’été ont lourdement affecté les cultures. Les plantations réalisées à partir de la fin du mois de juin ont notamment été particulièrement vulnérables aux températures élevées.

Des régions productrices durement touchées

Le représentant des producteurs explique que la canicule a entraîné le flétrissement puis la mort d’une grande partie des jeunes plants. Cette situation a considérablement réduit les superficies réellement productives et, par conséquent, les volumes de tomates disponibles sur les marchés.

Le phénomène n’a pas concerné une seule zone agricole. Plusieurs des principales régions tunisiennes spécialisées dans la production de tomates de fin de saison ont subi les mêmes difficultés.

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C’est notamment le cas de Sejnane et de Garaet, dans le gouvernorat de Bizerte, ainsi que de Kasserine et Gafsa. La forte mortalité des plants dans ces zones a entraîné une baisse importante des rendements, alors que ces productions contribuent habituellement à assurer l’approvisionnement du marché durant cette période.

Une disponibilité réduite des tomates fraîches

Adel Antit estime ainsi que seule une quantité très limitée de la production initialement prévue a finalement pu être préservée. Le déficit de production se traduit directement par une disponibilité réduite des tomates fraîches sur les marchés tunisiens.

Cette situation illustre également la vulnérabilité croissante des cultures maraîchères face aux épisodes de chaleur extrême. Pour les producteurs de tomates, les plantations de fin de saison apparaissent particulièrement exposées lorsque les températures élevées se prolongent au moment où les jeunes plants doivent s’implanter et se développer.

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Énergie nucléaire, santé, eau : la Tunisie fixe ses priorités avec l’AIEA

21. September 2026 um 19:45

La Tunisie vient de fixer les priorités de sa coopération avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) pour les quatre prochaines années. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Monder Belaïd, a signé le 17 septembre 2026 à Vienne, avec le directeur général adjoint de l’AIEA chargé de la coopération technique, Hua Liu, le Cadre national de coopération Tunisie-AIEA pour la période 2026-2030.

La signature est intervenue en marge de la 70e session de la Conférence générale de l’AIEA, qui s’est tenue du 14 au 18 septembre à Vienne. En tant que président de la Commission nationale de l’énergie atomique, le ministre a réaffirmé l’engagement de la Tunisie en faveur des usages pacifiques, sûrs et responsables des technologies nucléaires.

Sept secteurs prioritaires

Le nouveau cadre doit servir de feuille de route à la coopération scientifique et technique entre la Tunisie et l’AIEA. Il prévoit sept domaines prioritaires, couvrant notamment la sécurité nucléaire et radiologique, la santé et la nutrition, l’agriculture, l’eau et l’environnement, ainsi que les applications industrielles et les technologies de rayonnement.

Le volet énergétique occupe également une place importante, avec la planification énergétique et l’énergie nucléaire parmi les priorités retenues. Ce point intervient dans un contexte où la Tunisie cherche à diversifier son mix énergétique et à renforcer ses capacités scientifiques et techniques.

L’intérêt pour les applications nucléaires ne se limite en effet pas à la production d’électricité. L’AIEA souligne que ses programmes de coopération technique avec les États membres portent notamment sur la santé, l’agriculture, l’alimentation, la gestion de l’eau et de l’environnement, les applications industrielles et le développement des compétences.

Pour la Tunisie, le domaine de la santé constitue notamment un enjeu important. Le pays avait déjà engagé des démarches avec l’AIEA concernant l’amélioration de l’accès aux traitements de radiothérapie dans le cadre de l’initiative « Rays of Hope ». Les technologies nucléaires sont également utilisées dans la recherche, le diagnostic médical, l’agriculture et l’étude des ressources hydriques.

La question de l’eau est particulièrement stratégique pour la Tunisie. L’AIEA relève elle-même les contraintes liées à la rareté des ressources hydriques tunisiennes et l’utilisation des techniques nucléaires, notamment isotopiques, pour la gestion et l’étude des ressources en eau.

Une coopération qui dépasse la seule question de l’énergie

La signature du programme 2026-2030 ne signifie donc pas que la Tunisie s’engage automatiquement dans la construction d’une centrale nucléaire. Elle établit avant tout un cadre de coopération scientifique et technique permettant de mobiliser l’expertise de l’AIEA dans plusieurs secteurs.

La question nucléaire demeure néanmoins présente dans les réflexions tunisiennes sur le long terme. Lors d’une précédente session de la Conférence générale, la Tunisie avait indiqué étudier les possibilités d’intégrer l’énergie nucléaire dans son mix énergétique, notamment à travers les petits réacteurs modulaires (SMR), en raison notamment de ses besoins énergétiques et de ses contraintes en matière d’eau. Elle avait également proposé un projet dans le cycle de coopération technique 2026-2027 consacré à l’évaluation de l’utilisation de l’énergie nucléaire pour la production d’électricité.

Lire aussi : Tunisie–AIEA : L’énergie nucléaire entre dans les priorités du programme 2026-2030

Le nouveau cadre 2026-2030 donne ainsi une dimension plus structurée à la coopération entre Tunis et l’AIEA. Il doit permettre de renforcer les compétences nationales, d’accéder à l’expertise internationale et de développer des applications concrètes des sciences nucléaires dans des secteurs directement liés aux priorités de développement du pays.

La Tunisie est membre de l’AIEA depuis 1957 et dispose depuis plusieurs décennies d’un cadre de coopération technique avec l’agence. Elle est notamment partie à plusieurs instruments internationaux relatifs à la sûreté et à la sécurité nucléaires.

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Tunisie-Chine : L’ambassadeur Wan Li annonce une accélération de la coopération

21. September 2026 um 19:12

Les relations entre la Tunisie et la Chine connaissent une nouvelle dynamique depuis la visite d’État effectuée par le président Kaïs Saïed à Pékin en mai 2024. Dans un entretien accordé au quotidien « Al Chourouk », l’ambassadeur de Chine en Tunisie, Wan Li, souligne que cette visite a marqué, selon lui, une nouvelle étape dans les relations bilatérales, caractérisée par une accélération de la coopération dans plusieurs domaines.

Le diplomate relève notamment un intérêt croissant des entreprises chinoises pour l’investissement en Tunisie, qu’il présente comme un pays bénéficiant d’un positionnement géographique stratégique entre l’Afrique, l’Europe et l’Asie. Cette évolution intervient alors que Tunis cherche à diversifier ses partenariats économiques et à attirer davantage d’investissements industriels et technologiques.

La visite de Kaïs Saïed à Pékin avait effectivement débouché sur l’établissement d’un partenariat stratégique entre les deux pays. Plusieurs accords avaient alors été signés, portant notamment sur la coopération économique et technique, la création d’un groupe de travail consacré à l’investissement, le développement vert et à faibles émissions de carbone ainsi que la coopération dans les médias.

Des investissements chinois qui se concrétisent

La dynamique ne se limite plus aux déclarations d’intention. Plusieurs projets illustrent l’élargissement de la présence chinoise en Tunisie. Dans l’industrie, Taikang Electronics a officiellement engagé son implantation à Novation City. Un accord d’acquisition de terrain a été signé en mai 2026, faisant entrer le projet dans sa phase opérationnelle. La Tunisia Investment Authority présente cette implantation comme un investissement susceptible de contribuer à la création d’emplois, au transfert de compétences et à l’intégration de la Tunisie dans les chaînes de valeur industrielles internationales.

Dans le secteur des composants automobiles, le groupe chinois Kunshan Chemitec Automotive Components étudie actuellement la création d’une unité industrielle en Tunisie. L’investissement initial envisagé dépasserait 3 millions d’euros et pourrait générer entre 30 et 50 emplois directs au démarrage.

Le secteur automobile pourrait également connaître une nouvelle évolution avec l’intérêt exprimé par BYD pour de nouvelles opportunités d’investissement en Tunisie. Les discussions portent notamment sur les véhicules électriques et hybrides, les infrastructures électriques et le transfert de technologies liées à l’énergie.

Cette orientation rejoint les secteurs identifiés par l’ambassadeur chinois comme présentant un potentiel important pour les prochaines années : énergies renouvelables, industrie manufacturière, infrastructures, technologies, santé et chaîne de valeur minière. Dans un entretien accordé à « La Presse », Wan Li avait notamment évoqué l’intérêt d’entreprises chinoises pour le marché tunisien et la nécessité de développer davantage la valeur ajoutée produite localement.

Des infrastructures aux technologies et à la santé

La coopération sino-tunisienne repose également sur plusieurs projets structurants déjà réalisés ou en cours. La Chine a notamment contribué au financement et à la réalisation du Centre culturel et sportif de Ben Arous, de l’Académie diplomatique internationale et de l’hôpital universitaire de Sfax. D’autres projets ont été évoqués, notamment la rénovation d’infrastructures sportives, l’extension de l’aéroport Tunis-Carthage, le transport ferroviaire, les bus électriques et de nouveaux projets dans le secteur de la santé.

Le projet du pont de Bizerte constitue également un exemple particulier de coopération internationale impliquant une entreprise chinoise. Son financement repose notamment sur la Banque européenne d’investissement et la Banque africaine de développement, tandis que les travaux sont réalisés par une entreprise chinoise avec des équipements et un savoir-faire chinois.

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Dans le domaine sanitaire, le futur centre d’oncologie de l’hôpital universitaire de Gabès fait également partie des projets associés au renforcement de cette coopération. Selon les déclarations de l’ambassadeur chinois, une délégation d’entreprises chinoises a effectué une mission sur le terrain dans le cadre de ce projet.

La coopération s’étend par ailleurs aux technologies. En juillet 2026, l’ambassadeur Wan Li a participé à la cérémonie d’achèvement du Centre tunisien de calcul haute performance, financé par un don chinois.

Pékin cherche aussi à renforcer les échanges commerciaux

L’investissement constitue désormais l’un des volets d’une relation économique plus large. En juin 2026, le Centre de promotion des exportations tunisien a signé un mémorandum d’entente avec le Conseil chinois pour la promotion du commerce international de la province du Hunan. L’objectif affiché est notamment de renforcer les échanges, d’organiser des missions économiques et de faciliter l’accès des entreprises tunisiennes au marché chinois.

Cette coopération intervient alors que Pékin a annoncé une politique d’exonération des droits de douane pour les importations provenant de plusieurs pays africains, dont la Tunisie, ouvrant potentiellement de nouvelles possibilités pour les exportateurs tunisiens.

Parallèlement, Tunis cherche à mobiliser davantage de financements chinois. En juillet 2026, des discussions ont été engagées avec le Fonds de développement Chine-Afrique, le CADFund, afin de renforcer les investissements des entreprises chinoises en Tunisie et d’examiner des mécanismes de soutien financier et technique, notamment au profit des PME.

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Plan Mattei : A Monastir, l’Italie cible désormais l’eau industrielle du textile

21. September 2026 um 18:43

Le Plan Mattei pour l’Afrique s’étend à un secteur stratégique de l’industrie tunisienne : le traitement et la réutilisation des eaux industrielles. À Monastir, l’Office national de l’assainissement (ONAS) prépare un projet de station d’épuration dédiée aux eaux industrielles à dominante textile, dans le cadre du Pôle épuratoire de Monastir Nord.

Le projet, financé par la facilité RPFF du Plan Mattei, gérée par la Banque africaine de développement (BAD), vise notamment à étudier la possibilité de réutiliser l’eau traitée dans les processus industriels. Une orientation qui met en relation les enjeux de stress hydrique, de compétitivité industrielle et de coopération économique tuniso-italienne.

Le projet P-TN-EBA-002 ne constitue pas une annonce lancée le 21 septembre. La Banque africaine de développement avait publié, le 21 août 2026, un avis à manifestation d’intérêt portant sur l’assistance technique nécessaire à la construction de la station d’épuration industrielle à dominante textile du Pôle épuratoire de Monastir Nord. La publication italienne apporte toutefois un éclairage sur les enjeux industriels et les perspectives de participation des entreprises italiennes.

Une station industrielle, au-delà de la simple épuration

La première phase du marché concerne les prestations de conseil et d’accompagnement, et non encore la construction de la station. L’ONAS recherche un consultant ou un groupement de consultants pour intervenir dans la préparation des marchés de travaux, la maîtrise d’œuvre, la supervision ainsi que la planification et la coordination du projet. La durée indicative du contrat est de 60 mois. Les manifestations d’intérêt doivent être déposées au plus tard le 24 septembre 2026 à 11h00, heure tunisienne, avec une présélection pouvant retenir jusqu’à six candidats.

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L’étude de faisabilité du projet doit notamment examiner les possibilités de récupération et de réutilisation des eaux industrielles traitées. Cette orientation prend une importance particulière dans une région confrontée à la pression sur les ressources hydriques, tout en accueillant une activité textile fortement intégrée aux chaînes de production et d’exportation. La future infrastructure s’inscrit ainsi dans une approche combinant réduction de la pollution, gestion de l’eau et soutien aux activités industrielles.

Le Plan Mattei comme levier pour la filière italienne

Au-delà de ses objectifs environnementaux, le projet de Monastir Nord illustre une dimension économique de la coopération financée par le Plan Mattei. Le mécanisme RPFF, administré par le Groupe de la BAD, soutient l’assistance technique liée à cette infrastructure. La publication d’Agenzia Nova souligne notamment les opportunités que le projet pourrait offrir aux sociétés italiennes d’ingénierie, de traitement de l’eau et de technologies environnementales.

L’intérêt pour ces entreprises ne signifie toutefois pas qu’un marché leur a déjà été attribué. La procédure est internationale et porte, à ce stade, sur la sélection des prestataires chargés d’accompagner la préparation et la réalisation du projet. La participation éventuelle d’entreprises italiennes doit donc être distinguée d’une attribution effective de contrats de construction ou d’équipement.

Pour la Tunisie, l’enjeu dépasse la création d’une nouvelle station d’épuration. La mise en place d’une filière de traitement adaptée aux eaux industrielles textiles et l’étude de leur réutilisation pourraient contribuer à une meilleure maîtrise des ressources hydriques et à l’évolution des pratiques environnementales du secteur. Les résultats dépendront notamment des solutions techniques retenues, des conditions de réutilisation et de la mise en œuvre effective des infrastructures prévues.

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Transport des carburants : Les entreprises annoncent la poursuite de leur activité les 23 et 24 septembre

21. September 2026 um 18:34

Les entreprises de transport des hydrocarbures affirment qu’elles maintiendront leur activité les 23 et 24 septembre, malgré le mouvement de grève annoncé dans le secteur. Dans un communiqué, la Chambre nationale du transport des matières dangereuses et la Fédération nationale du transport, relevant de l’UTICA, assurent vouloir garantir l’approvisionnement des stations-service et limiter les perturbations pour les citoyens et l’économie.

La Chambre nationale du transport des matières dangereuses affirme que les entreprises du secteur respectent les obligations légales en matière de couverture sociale, de déclaration des travailleurs et de sécurité professionnelle. Concernant les retards de paiement des cotisations à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), elle précise que les difficultés financières ont concerné deux entreprises, dont les situations auraient depuis été régularisées.

Des divergences sur la couverture sociale et les accords salariaux

L’organisation patronale estime que ces problèmes ne justifient pas un mouvement susceptible de perturber l’approvisionnement du marché et les déplacements des citoyens.

Le communiqué revient également sur le procès-verbal du 2 mai 2019, dont les représentants des entreprises contestent la remise en application. Selon eux, cet accord aurait été annulé depuis plusieurs années et dépassé par les accords généraux portant sur les augmentations salariales pour la période 2022-2024.

La Chambre affirme par ailleurs que les entreprises ont appliqué les augmentations légales prévues pour 2018-2019, celles de la période 2022-2024 ainsi que les hausses fixées par les textes présidentiels du 30 avril 2026 pour la période 2026-2028.

Une grève toujours maintenue à deux jours de son échéance

La Chambre indique que les révisions des tarifs de transport décidées par l’État dans le cadre du mécanisme d’ajustement géographique ont été intégralement affectées au financement des augmentations salariales et de la hausse des coûts des carburants. Elle estime toutefois que ces révisions restent insuffisantes pour couvrir les charges d’exploitation et les revendications du secteur.

Sur le plan juridique, l’organisation patronale affirme ne pas avoir reçu de préavis de grève conforme aux dispositions de l’article 376 et suivants du Code du travail. Elle considère ainsi que tout arrêt de travail ou blocage de la circulation des camions serait illégal.

Cette position intervient alors que l’UGTT a confirmé, le 21 septembre, le maintien de la grève prévue les 23 et 24 septembre 2026, dans l’attente d’une séance de conciliation que le ministère des Affaires sociales devrait convoquer. Le syndicat affirme que plusieurs dossiers restent en suspens, notamment l’application des engagements liés à l’accord de mai 2019.

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À ce stade, les entreprises de distribution pétrolière, les transporteurs et les stations-service affirment être mobilisés pour assurer la continuité de l’approvisionnement durant les deux journées annoncées. La Chambre assure enfin que le dialogue social se poursuit au sein des entreprises afin de trouver des solutions aux difficultés soulevées.

L’issue du conflit dépendra des éventuelles négociations et de la séance de conciliation avant le début de la grève.

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Ligue 1 : Le Club Africain et le CS Sfaxien victorieux

20. September 2026 um 18:12

Lla quatrième journée de Ligue 1 tunisienne a été marquée par la victoire du Club Africain face à Zarzis, le succès du CS Sfaxien contre le CA Bizertin et plusieurs rencontres disputées, dont un match nul entre Ben Guerdane et Hammam-Lif. Une affiche entre le Stade Tunisien et le Club Africain a, quant à elle, été reportée.

Le Club Africain a dominé Zarzis sur le score de 1-0, au terme d’une rencontre intense. Cette victoire permet aux Clubistes de poursuivre leur parcours avec trois points supplémentaires.

De son côté, le CS Sfaxien s’est imposé 2-0 face au CA Bizertin, signant une victoire nette à domicile.

Ben Guerdane s’impose in extremis

De son côté, Ben Guerdane s’est imposé 1-0 face à Hammam-Lif, décrochant trois précieux points au terme de cette rencontre.
Rappelons que la rencontre entre le Stade Tunisien et le Club Africain prévue mercredi dernier a été reportée à une date qui reste à déterminer.

CLASSEMENT

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Aïn Draham-Tabarka : Les fortes pluies provoquent des éboulements sur la RN17

20. September 2026 um 12:54

Les fortes pluies enregistrées vendredi et samedi dans le gouvernorat de Jendouba ont provoqué des glissements de terrain sur la route nationale n°17, reliant Aïn Draham à Tabarka. Des pierres et des quantités de terre se sont détachées des versants montagneux, entraînant également l’obstruction d’un fossé en béton longeant la route.

Selon un responsable de la direction régionale de l’Équipement et de l’Habitat, ces incidents ont nécessité des interventions pour dégager la chaussée et rétablir la circulation. Les opérations ont notamment permis de retirer rapidement les blocs rocheux et les amas de terre tombés sur la route samedi soir.

La situation reste sous surveillance

La situation reste toutefois sous surveillance. Les autorités appellent les automobilistes à faire preuve d’une vigilance particulière sur cet axe, en raison du risque persistant de nouveaux éboulements. La saturation des sols après les précipitations importantes enregistrées dans la région durant l’hiver dernier constitue, selon les services concernés, l’un des principaux facteurs favorisant ces mouvements de terrain.

Face à ce risque, le ministère de l’Équipement a lancé ces derniers jours un appel d’offres portant sur des travaux destinés à prévenir les chutes de pierres et les glissements de terre. Des interventions sont déjà en cours au niveau des zones d’Aïn Dabba et d’Aïn Boumerchane, tandis que d’autres secteurs font encore l’objet d’études ou de procédures d’appel d’offres.

La commission se dit prête

La commission régionale de lutte contre les catastrophes et d’organisation des secours suit l’évolution de la situation et se tient prête à intervenir en cas de besoin. Les autorités rappellent ainsi aux usagers de la route que la prudence demeure nécessaire, particulièrement lors et après les épisodes de fortes précipitations, lorsque les versants fragilisés peuvent provoquer de nouveaux éboulements.

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Tunisie : 69.982 véhicules écoulés en huit mois

20. September 2026 um 10:52

Le marché automobile tunisien connaît une nette accélération en 2026. Au cours des huit premiers mois de l’année, le nombre total de voitures écoulées à travers les circuits officiel et parallèle a atteint 69.982 unités, contre 61.505 durant la même période de 2025, soit une progression de 13,78 %. En seulement un an, le marché a ainsi gagné 8.477 véhicules.

Ces chiffres traduisent une reprise plus marquée que celle observée sur le seul marché des véhicules neufs distribués par les concessionnaires. Au premier semestre déjà, les données de l’Agence technique des transports terrestres faisaient état de 50.217 véhicules neufs immatriculés, contre 42.377 un an auparavant, soit une progression de près de 18 %. Les concessionnaires agréés avaient alors enregistré une hausse de 17,7 %.

Le marché parallèle progresse plus vite que les concessionnaires

Sur les 69.982 voitures comptabilisées jusqu’à fin août, 47.002 ont été commercialisées par les concessionnaires agréés, soit environ 67 % du marché. Ce volume est en hausse de 11,69 % par rapport aux 42.082 véhicules enregistrés durant les huit premiers mois de 2025.

Le circuit parallèle a, pour sa part, atteint 22.980 voitures, contre 19.423 un an auparavant. Sa progression, de 18,31 %, est donc nettement supérieure à celle du réseau officiel. Sa part dans le marché total passe ainsi d’environ 32 % à près de 33 %.

Cette évolution mérite une attention particulière. Elle signifie que la croissance du marché tunisien ne repose pas uniquement sur une augmentation des ventes réalisées dans les réseaux officiels. Les mécanismes de réimmatriculation et surtout l’utilisation du régime d’avantages fiscaux destiné aux Tunisiens résidant à l’étranger, notamment le FCR, continuent de constituer une voie importante d’accès à l’automobile.

Autrement dit, sur trois voitures entrant dans le marché tunisien, environ une passe désormais par le circuit parallèle. La progression de ce dernier peut notamment refléter l’intérêt des ménages et des bénéficiaires du FCR pour des véhicules qui peuvent présenter un rapport équipement-prix différent de celui proposé dans le réseau classique. Elle rappelle également que le prix d’acquisition demeure un facteur déterminant dans un marché où le coût des véhicules neufs reste élevé pour une grande partie des consommateurs.

La croissance du marché ne signifie donc pas nécessairement que tous les automobilistes se tournent massivement vers les concessionnaires. Une partie de la demande cherche d’autres canaux d’approvisionnement, tandis que le marché officiel bénéficie lui aussi d’une progression substantielle.

Les voitures asiatiques et l’électrification changent progressivement le paysage

Au-delà du nombre de véhicules vendus, la structure du marché évolue rapidement. Les données disponibles à fin août montrent notamment la progression des marques asiatiques. Sur le marché officiel, Hyundai a repris la première place avec 4.351 immatriculations, devant Kia avec 4.260, tandis que Citroën occupe la troisième position avec 3.187 véhicules. Omoda et Jaecoo, deux marques du groupe chinois UTIC, ont également réalisé une percée notable avec 1.850 immatriculations selon les données consolidées publiées en septembre.

La progression chinoise est particulièrement significative. Selon une analyse publiée en septembre à partir des données d’immatriculation, les marques chinoises auraient représenté près de 80 % de la croissance du marché des véhicules neufs durant les huit premiers mois de 2026. Cette évolution traduit une intensification de la concurrence sur un marché longtemps dominé par les marques européennes, japonaises et sud-coréennes.

Mais la transformation concerne également les motorisations. À fin août, l’essence reste majoritaire avec 56,14 % des immatriculations du marché officiel, mais sa part est en net recul par rapport aux 65,32 % enregistrés un an auparavant. Le diesel conserve, de son côté, environ 30 % du marché. Dans le même temps, les motorisations électrifiées progressent fortement.

Le changement est particulièrement visible pour les hybrides rechargeables et les voitures 100 % électriques. Les véhicules hybrides rechargeables ont atteint 2.678 immatriculations à fin août, contre 398 un an auparavant, tandis que les voitures entièrement électriques sont passées de 277 à 2.391 unités. Les véhicules électriques à prolongateur d’autonomie, ou REEV, font également leur apparition avec 381 immatriculations. Au total, les véhicules hybrides et électriques représentent désormais près de 14 % des immatriculations, contre moins de 5 % un an auparavant.

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Pour l’automobiliste tunisien, cette évolution signifie donc que le marché de 2026 est plus diversifié qu’auparavant. La progression globale de 13,78 % masque une double transformation : d’un côté, les circuits d’accès à la voiture se diversifient avec la montée du parallèle ; de l’autre, l’offre elle-même se transforme avec l’arrivée de nouvelles marques, notamment chinoises, et la progression rapide des motorisations hybrides et électriques.

Reste toutefois une question centrale : celle du pouvoir d’achat. La hausse du nombre de voitures acquises ne permet pas, à elle seule, de conclure à une amélioration générale de la capacité financière des ménages. Elle indique plutôt que la demande automobile demeure forte et qu’elle s’adapte aux différents mécanismes disponibles, aux nouvelles offres et aux évolutions du marché.

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Muqaddima d’Ibn Khaldoun : L’inscription à l’UNESCO toujours à l’étude

20. September 2026 um 09:37

MISE A JOUR | Lundi 20 septembre

La candidature de l’œuvre au Registre « Mémoire du monde » est en cours d’évaluation, contrairement à l’annonce initiale faisant état d’une inscription déjà acquise. La Muqaddima d’Ibn Khaldoun n’a pas encore fait l’objet d’une décision définitive d’inscription au Registre international « Mémoire du monde » de l’UNESCO. La Délégation permanente de la Tunisie auprès de l’organisation a apporté cette précision samedi 19 septembre 2026, après une annonce présentant l’œuvre comme déjà inscrite.

Selon la Délégation permanente tunisienne, la Tunisie a engagé depuis l’année dernière la préparation du dossier de candidature de la Muqaddima, en coordination avec les pays partenaires. Le dossier est actuellement examiné par les commissions d’experts compétentes de l’UNESCO.

Cette précision intervient après l’annonce faite le 19 septembre par l’historien Abdelhamid El Arquès, coordinateur de la commission internationale chargée de soutenir la candidature d’Ibn Khaldoun et de son œuvre. Lors d’une cérémonie organisée au Centre des arts, de la culture et des lettres « Ksar Saïd », au Bardo, l’annonce avait été relayée comme une inscription effective au registre.

La représentation tunisienne auprès de l’UNESCO a toutefois indiqué qu’aucune décision définitive n’avait encore été prise. Les éléments du patrimoine documentaire retenus devraient être annoncés à l’occasion de la réunion du Conseil exécutif de l’organisation au printemps 2027.


Samedi 19 septembre, l’historien Abdelhamid El Arquès, coordinateur de la commission internationale chargée de soutenir la candidature d’Ibn Khaldoun et de son œuvre, avait annoncé quelLa « Muqaddima » d’Ibn Khaldoun venait d’être inscrite au registre « Mémoire du monde » de l’UNESCO.

L’annonce est intervenue lors de la cérémonie de remise des prix Ibn Khaldoun des sciences humaines et sociales, dans leur 26e édition, et du prix Mahmoud Darwich de poésie, dans sa deuxième édition, organisée au Centre des arts, de la culture et des lettres « Ksar Saïd », à Bardo, en présence de chercheurs, d’intellectuels et d’acteurs du monde culturel.

Une candidature portée par quatre pays

Selon Abdelhamid El Arquès, quatre pays ont participé à la démarche de candidature : la Tunisie, l’Algérie, la Turquie et l’Égypte. Ce choix s’explique notamment par les liens entre Ibn Khaldoun, son parcours intellectuel et les différents espaces dans lesquels il a vécu, travaillé et produit ses écrits.

L’Algérie est notamment liée à l’élaboration de son œuvre historique majeure, tandis que la Turquie conserve certains des plus anciens manuscrits de la « Muqaddima ». L’Égypte occupe également une place importante dans le parcours de l’historien, qui y a vécu et poursuivi une partie de son activité intellectuelle.

La candidature a mobilisé des chercheurs et des intellectuels de plusieurs pays, avec notamment la constitution d’un dossier documentaire comprenant des manuscrits et des documents historiques liés à Ibn Khaldoun et à son œuvre. Selon El Arquès, l’initiative visant à inscrire Ibn Khaldoun et ses écrits au registre de l’UNESCO avait commencé en 2024.

Une reconnaissance internationale pour une œuvre née en Tunisie

L’inscription concerne la « Muqaddima », œuvre dans laquelle Ibn Khaldoun développe une réflexion sur les sociétés, les dynamiques politiques, les économies, les civilisations et les mécanismes de transformation historique. Né à Tunis en 1332, Ibn Khaldoun a construit une œuvre qui a largement dépassé le cadre géographique et intellectuel dans lequel elle a été élaborée.

Le registre « Mémoire du monde » de l’UNESCO vise précisément à préserver le patrimoine documentaire considéré comme ayant une valeur universelle et à favoriser son accessibilité aux générations futures. Il comprend des manuscrits, archives, collections et autres documents provenant de différentes régions du monde.

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Pour la Tunisie, cette inscription place ainsi un élément majeur de son patrimoine intellectuel dans un dispositif international consacré à la conservation et à la transmission de la mémoire documentaire mondiale.

L’annonce intervient par ailleurs quelques semaines après que l’UNESCO a renforcé la visibilité de son programme « Mémoire du monde » dans le monde arabe, avec le lancement en août 2026 de son site consacré au programme en langue arabe et la traduction de plusieurs de ses documents de référence.

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L’Europe se prépare à un scénario de guerre : Les déclarations qui inquiètent

20. September 2026 um 08:43

En l’espace de quelques jours, le discours sécuritaire européen s’est nettement durci. Préparation des infrastructures, protection des sites sensibles, défense aérienne, risques de sabotage et de cyberattaques : plusieurs responsables européens ont multiplié les avertissements face à la menace russe, tandis que Moscou assure ne pas vouloir attaquer l’Europe mais prévient qu’une confrontation directe serait d’une tout autre nature.

Le dernier épisode en date est venu de Paris. Vendredi 18 septembre, Emmanuel Macron a déclaré que la menace des attaques hybrides russes contre la France et l’Europe s’était intensifiée. Le président français a annoncé des mesures pour renforcer la protection des infrastructures critiques et de sites sensibles liés notamment à l’industrie de défense, face aux risques de drones et de cyberattaques.

La veille, le Premier ministre polonais Donald Tusk avait livré un avertissement particulièrement préoccupant devant le Parlement. Selon lui, des évaluations du renseignement indiqueraient que la Russie pourrait chercher à tester la réaction de l’OTAN au moyen de drones ou de missiles visant des pays soutenant l’Ukraine, y compris des États membres de l’Alliance. L’hypothèse évoquée est celle d’incidents pouvant être présentés comme accidentels afin de tester la réponse collective de l’OTAN.

Bruxelles et l’OTAN changent de ton

Ces déclarations interviennent alors que plusieurs pays européens renforcent leurs dispositifs de préparation. En Allemagne, les autorités sanitaires travaillent notamment sur des scénarios impliquant un afflux massif de blessés en cas de conflit majeur. En Europe du Nord et dans les pays baltes, des plans d’évacuation et de protection civile sont également renforcés.

Le mouvement dépasse désormais les déclarations nationales. Le 16 septembre, Ursula von der Leyen a consacré une partie importante de son discours sur l’état de l’Union à la sécurité européenne. La présidente de la Commission européenne a notamment défendu la création d’un Conseil européen de sécurité ainsi qu’un mécanisme permettant aux États membres de coordonner leur réponse face à une menace sécuritaire. Elle a également insisté sur le renforcement des capacités européennes de défense.

Dans le même temps, l’OTAN élargit sa conception de la préparation militaire. L’Alliance demande désormais aux pays membres de renforcer leur capacité à maintenir les services essentiels en situation de crise ou de conflit : énergie, eau, alimentation, communications, transports et santé.

Les chefs militaires de l’OTAN se sont réunis à Copenhague les 18 et 19 septembre afin notamment de discuter du renforcement des capacités de défense et des réponses aux menaces liées aux drones, aux violations d’espace aérien et aux activités hybrides. Cette évolution traduit une volonté de préparer non seulement les forces armées, mais également les infrastructures civiles à fonctionner dans un environnement fortement dégradé.

Incertitude sur l’engagement américain en Europe

À cette pression sécuritaire s’ajoute une incertitude sur le niveau futur de l’engagement américain en Europe. Selon Reuters, une réduction importante des effectifs américains reste envisagée à Washington, même si aucune décision définitive de retrait massif n’a été annoncée. Cette perspective pousse les Européens à accélérer le développement de leurs propres capacités militaires.

La Russie, de son côté, répond par un discours tout aussi dur. Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a déclaré le 16 septembre que Moscou n’avait pas l’intention d’attaquer l’Europe, mais qu’une guerre déclenchée par une attaque européenne contre la Russie serait « complètement différente » et « très courte ». Il a également considéré que le déploiement de forces occidentales en Ukraine pourrait constituer une déclaration de guerre à la Russie.

Le président Vladimir Poutine a, lui aussi, affirmé le 19 septembre que la Russie n’avait pas « d’intentions agressives » envers l’Europe, tout en accusant les gouvernements européens d’utiliser la menace russe pour justifier leur propre renforcement militaire.

Pour l’heure, aucune de ces déclarations ne constitue l’annonce d’une guerre entre la Russie et l’OTAN. Ce qui change, en revanche, est le niveau de préparation affiché par les Européens. La protection des infrastructures, les plans d’urgence, les capacités militaires, les systèmes antidrones et la préparation des services publics sont désormais envisagés à partir de scénarios de crise beaucoup plus graves.

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L’Europe ne dit donc pas qu’une guerre est sur le point de commencer. Mais les décisions et déclarations des derniers jours montrent qu’elle se prépare davantage à la possibilité d’une confrontation majeure, tout en cherchant officiellement à renforcer la dissuasion afin précisément d’éviter qu’un tel scénario ne se produise.

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Tunisie : Les climatiseurs split utilisant ce gaz bientôt interdits

20. September 2026 um 08:27

À partir du 1er janvier 2027, la Tunisie prévoit d’interdire l’importation et la fabrication locale de plusieurs équipements fonctionnant avec certains gaz réfrigérants à fort impact climatique. Cette transition, qui concerne notamment les climatiseurs domestiques, les réfrigérateurs et les distributeurs d’eau réfrigérée, pourrait progressivement modifier les choix proposés aux consommateurs et les technologies utilisées dans les appareils vendus sur le marché tunisien.

Derrière cette réforme environnementale se trouve l’hydrofluorocarbure (HFC), une famille de gaz utilisés pour produire du froid dans de nombreux équipements du quotidien. Mais de quoi s’agit-il concrètement ? Quels appareils sont concernés et quelles conséquences cette évolution pourrait-elle avoir sur les utilisateurs, notamment en matière de prix, d’entretien et de sécurité ?

Les HFC, des gaz présents dans plusieurs appareils du quotidien

Les hydrofluorocarbures, communément appelés HFC, sont des substances chimiques utilisées comme fluides frigorigènes dans les systèmes de climatisation, les réfrigérateurs et différents équipements de production de froid. Leur rôle consiste à absorber et à transférer la chaleur afin de permettre le refroidissement de l’air ou des produits.

Contrairement aux chlorofluorocarbures (CFC), les HFC ne détruisent pas directement la couche d’ozone. Cependant, plusieurs d’entre eux possèdent un potentiel de réchauffement climatique élevé. Leur réduction constitue donc l’un des objectifs de l’amendement de Kigali au protocole de Montréal.

Ces gaz ne sont pas limités aux climatiseurs. Ils peuvent être utilisés dans différents types d’équipements, notamment les climatiseurs domestiques de type split, les réfrigérateurs, les congélateurs et les distributeurs d’eau réfrigérée. Leurs caractéristiques varient selon le fluide utilisé et la conception de chaque appareil.

Quels équipements seront concernés par l’interdiction ?

Le projet de décret tunisien prévoit de cibler plusieurs catégories d’équipements fonctionnant avec des HFC. Parmi les appareils mentionnés figurent les climatiseurs domestiques split utilisant le R-410A, ainsi que certains réfrigérateurs, congélateurs domestiques et distributeurs d’eau réfrigérée.

Pour les climatiseurs domestiques fabriqués localement, le R-32 deviendrait le fluide frigorigène utilisé exclusivement à partir de 2027, conformément aux orientations annoncées par les autorités.

Le R-32 est un hydrofluorocarbure également appelé difluorométhane. Il est utilisé dans les systèmes de climatisation et présente un potentiel de réchauffement climatique inférieur à celui du mélange R-410A. Il ne contribue pas à l’appauvrissement de la couche d’ozone et peut offrir de bonnes performances énergétiques. Toutefois, il est classé comme fluide légèrement inflammable, ce qui nécessite des procédures adaptées lors de l’installation et de la maintenance.

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À retenir : le R-32 n’est pas un gaz totalement dépourvu d’impact climatique. Il s’agit d’une solution de transition qui permet de réduire le potentiel de réchauffement par rapport à certains fluides précédemment utilisés.

Quel impact pour les utilisateurs tunisiens ?

Les climatiseurs actuels ne devront pas nécessairement être remplacés L’annonce de l’interdiction ne signifie pas que les ménages possédant un climatiseur fonctionnant au R-410A devront automatiquement changer leur appareil dès le 1er janvier 2027.

La mesure annoncée concerne l’importation et la fabrication des équipements visés par le projet de décret. Les obligations applicables aux appareils déjà installés, ainsi que les conditions de leur entretien et de leur recharge, devront être précisées par les textes réglementaires définitifs.

Les utilisateurs doivent donc distinguer deux situations : l’achat d’un nouvel appareil et l’entretien d’un équipement existant. Les règles applicables ne sont pas nécessairement identiques.

Le choix d’un nouveau climatiseur pourrait évoluer

Pour les consommateurs qui envisagent d’acheter un climatiseur, la transition vers le R-32 pourrait progressivement modifier les modèles disponibles sur le marché.

Le changement de fluide frigorigène peut avoir des conséquences sur la conception des appareils, les procédures d’installation et la formation des techniciens. En revanche, il n’est pas possible d’affirmer, sur la seule base du projet présenté, que les prix des climatiseurs augmenteront ou baisseront. L’évolution des tarifs dépendra notamment des coûts de production, de l’importation, de la disponibilité des équipements et des conditions commerciales.

Les utilisateurs devront également vérifier la compatibilité du fluide utilisé avec leur appareil. Un climatiseur conçu pour le R-410A ne doit pas être rechargé avec du R-32 sans que l’équipement soit spécifiquement prévu pour cela.

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Sousse se mobilise contre l’occupation anarchique des trottoirs dans la médina

18. September 2026 um 14:58

Une campagne de contrôle visant à lutter contre l’installation anarchique de commerces et l’exploitation excessive des trottoirs a été menée ce vendredi 18 septembre 2026 dans plusieurs points de la médina de Sousse.

L’opération a été supervisée par le Centre de la police municipale de Sousse Médina, en coordination avec le service de la réglementation et de la coordination de la municipalité de Sousse. Elle s’inscrit dans le cadre des efforts visant à préserver l’ordre public et à protéger les espaces publics.

Mesures à l’encontre des contrevenants

Les agents mobilisés ont pris les mesures légales nécessaires à l’encontre des contrevenants, notamment à travers la saisie effective des équipements et des marchandises exploités en violation de la réglementation en vigueur.

Lire aussi : Sousse déclare la tolérance zéro contre les infractions environnementales

La municipalité de Sousse rappelle que l’installation anarchique et l’occupation du domaine public sans autorisation sont interdites. Elle appelle également les propriétaires des commerces à respecter les autorisations qui leur ont été accordées ainsi que les limites des espaces dont l’exploitation est permise.

Avertissement des autorités municipales

Les autorités municipales avertissent que toute infraction à ces dispositions expose ses auteurs aux sanctions et aux procédures légales prévues par la réglementation.

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