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Investissements agricoles : 291,8 MD approuvés pour 4096 opérations

16. September 2026 um 20:31

Les investissements agricoles approuvés en Tunisie ont atteint 291,8 millions de dinars au terme des huit premiers mois de 2026, répartis sur 4096 opérations. Selon l’APIA, ces projets devraient permettre la création de 1569 emplois permanents.

291,8 MD d’investissements approuvés

Les comités d’octroi des avantages de l’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA) ont approuvé 1643 opérations d’investissement, pour un montant total de 267,9 millions de dinars, durant les huit premiers mois de 2026.

À ces projets s’ajoutent 2453 opérations, représentant 23,9 MD, approuvées par les structures d’investissement des Commissariats régionaux au développement agricole (CRDA).

Au total, les investissements agricoles approuvés depuis le début de l’année atteignent ainsi 291,8 MD pour 4096 opérations, avec un potentiel de 1569 emplois permanents.

L’agriculture concentre plus de la moitié des montants

Le secteur agricole arrive en tête avec 159,6 MD d’investissements approuvés. Il est suivi par les services liés à l’agriculture et à la pêche maritime, avec 53,8 MD, puis la pêche avec 28,6 MD et l’aquaculture avec 23,5 MD.

Le financement de ces investissements repose sur plusieurs sources. Les subventions mobilisées ont atteint 69,6 MD, en hausse de 9% sur un an. Les crédits ont représenté 87,9 MD, tandis que l’autofinancement s’est établi à 110,3 MD.

17 projets pour les sociétés communautaires

Les sociétés communautaires ont également bénéficié de ce dispositif. Les comités d’octroi des avantages ont approuvé 17 opérations d’investissement, pour un montant global de 4,5 MD.

Ces projets sont implantés dans sept gouvernorats : Nabeul, Béja, Tataouine, Médenine, Monastir, Le Kef et Sidi Bouzid.

Au-delà des projets déjà approuvés, l’APIA fait état de 4120 opérations d’investissement déclarées, pour un montant de 807,5 MD, entre le début de l’année et le 31 août 2026.

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Coopération militaire : Tunis et Washington renforcent leurs capacités navales

16. September 2026 um 18:47

Le ministre de la Défense nationale, Khaled Sehili, a reçu mercredi le commandant de la Sixième flotte américaine, le vice-amiral Jeffrey Anderson. La rencontre a porté sur le renforcement de la coopération militaire bilatérale, notamment dans le domaine maritime, dans le cadre de l’exercice multinational Phoenix Express 26.

Un partenariat militaire axé sur les capacités navales

Le ministre de la Défense nationale, Khaled Sehili, a reçu, mercredi 16 septembre, au siège de son département, le commandant de la Sixième flotte américaine, le vice-amiral Jeffrey Anderson, en visite en Tunisie à l’occasion de l’exercice naval multilatéral « Phoenix Express 26 ».

La rencontre s’est déroulée en présence de l’ambassadeur des États-Unis en Tunisie et du chef d’état-major de la Marine nationale, selon un communiqué du ministère de la Défense.

À cette occasion, Khaled Sehili a souligné la solidité des relations historiques et d’amitié entre la Tunisie et les États-Unis, ainsi que la profondeur, la continuité et la diversité de leur coopération militaire. Il a présenté ce partenariat comme reposant sur la confiance, le respect mutuel et des intérêts communs.

Le ministre a précisé que cette coopération dépasse le soutien logistique et technique et le renforcement des capacités opérationnelles de l’Armée nationale. Elle englobe également la formation, l’entraînement, l’échange d’expertises et les exercices militaires conjoints.

Il a exprimé le souhait d’élargir cette coopération dans plusieurs domaines stratégiques, notamment la réponse aux menaces maritimes, le renseignement, le développement des capacités navales et l’amélioration du niveau de préparation des forces tunisiennes.

Cette orientation s’inscrit dans un contexte régional marqué, selon le ministre, par la montée de plusieurs défis, dont le terrorisme, la criminalité organisée transfrontalière, la traite des êtres humains, la contrebande et le trafic de stupéfiants.

Phoenix Express 26 : la Tunisie au cœur de la coopération maritime

Khaled Sehili a également mis en avant l’importance de l’accueil par la Tunisie de la nouvelle édition de l’exercice naval multilatéral « Phoenix Express 26 », organisé du 6 au 18 septembre en coopération avec le Commandement des États-Unis pour l’Afrique (AFRICOM).

Selon le ministre, cet exercice illustre la capacité de la Tunisie à accueillir et à diriger des activités militaires multinationales. Il témoigne également du niveau de préparation et d’interopérabilité opérationnelle entre la Marine tunisienne et les forces navales participantes.

Quelque 400 militaires et observateurs représentant 12 pays prennent part à cette édition : l’Algérie, la Libye, le Maroc, l’Égypte, la Turquie, l’Italie, la France, l’Espagne, la Belgique, la Géorgie, les États-Unis et la Tunisie, pays hôte.

Les activités ont débuté à la base navale principale de La Goulette ainsi qu’à la base navale de Bizerte.

Le ministre a par ailleurs affirmé que la Tunisie dispose des atouts nécessaires pour devenir un pôle régional dans le domaine de la formation et de l’entraînement militaires, notamment à travers le Centre d’excellence des forces spéciales navales.

De son côté, le vice-amiral Jeffrey Anderson a salué la coopération militaire entre la Tunisie et les États-Unis, ainsi que les compétences et les capacités de formation de la Marine tunisienne.

Il a également réaffirmé l’engagement de l’administration américaine à poursuivre le renforcement et le développement de la coopération bilatérale, ainsi qu’à soutenir les capacités navales de l’armée tunisienne, dans l’intérêt des deux parties et de la sécurité régionale.

Une coopération renforcée malgré la réaffectation de financements américains

Cette rencontre intervient au lendemain de l’annonce par le département d’État américain de la réaffectation de 52 millions de dollars de financement militaire étranger, provenant notamment de programmes destinés à la Tunisie, à l’Irak, à la Slovaquie et à la Macédoine du Nord. Les fonds doivent être réorientés vers le Panama, le Pérou, l’Équateur et la Colombie, tandis que le montant prélevé sur la part tunisienne n’a pas encore été précisé.

La décision soulève des interrogations sur l’évolution des mécanismes d’assistance militaire américaine et sur les programmes tunisiens concernés. Elle intervient alors même que Washington et Tunis réaffirment leur volonté de développer leur coopération, notamment dans le domaine naval.

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Pluies jeudi : Jusqu’à 60 mm localement dans sept gouvernorats, risque de grêle

16. September 2026 um 12:20

La situation météorologique se précise en Tunisie. Pour jeudi 17 septembre, l’Institut national de la météorologie prévoit des orages parfois forts dans sept gouvernorats, avec des cumuls de 20 à 40 mm et jusqu’à 60 mm localement. Des chutes de grêle et de fortes rafales sont également possibles.

Sept gouvernorats concernés jeudi

Selon le bulletin diffusé mercredi 16 septembre par l’INM, les précipitations orageuses sont attendues jeudi après-midi dans les gouvernorats de Siliana, Kairouan, Mahdia, Monastir, Sousse, Zaghouan et Nabeul.

Les quantités de pluie devraient généralement atteindre 20 à 40 mm dans les zones concernées, avec des cumuls pouvant atteindre localement 60 mm.

L’INM signale également un risque de grêle, accompagné de fortes rafales de vent. Ces phénomènes peuvent être localisés et présenter des intensités variables d’une zone à l’autre.

Une dégradation qui pourrait se prolonger

Cette évolution intervient alors qu’une dégradation des conditions météorologiques était déjà annoncée pour les prochains jours. Les pluies pourraient se poursuivre vendredi et samedi, avec une situation susceptible d’évoluer au fil des mises à jour des prévisions.

Les cumuls annoncés ne concernent toutefois pas uniformément l’ensemble des sept gouvernorats. Il s’agit de quantités maximales attendues dans les zones concernées, et non d’un cumul qui serait enregistré partout.

La situation fera l’objet de nouvelles actualisations en fonction des prochains bulletins de l’INM.

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« NAZA » : 25 minutes d’ovation à Venise, la polémique s’enflamme en Israël

16. September 2026 um 10:38

Le documentaire israélien « NAZA », consacré aux méthodes de ciblage de l’armée israélienne à Gaza, a reçu une ovation de près de 25 minutes à la Mostra de Venise avant de décrocher le Prix spécial du jury. Ce documentaire, réalisé par le journaliste d’investigation Yuval Abraham et la réalisatrice Rachel Szor, a été distingué, samedi 13 septembre, par le prestigieux Prix spécial du jury de la 83ᵉ Mostra de Venise. En Israël, le film et ses deux réalisateurs font depuis l’objet de vives critiques de la part de responsables politiques et militaires.

Un accueil exceptionnel à Venise

Réalisé par Yuval Abraham et Rachel Szor, déjà récompensés aux Oscars pour « No Other Land », « NAZA » a été présenté à la Mostra de Venise le 10 septembre. Sa projection a été suivie d’une ovation debout de 25 minutes, présentée comme la plus longue jamais enregistrée au festival.

Le documentaire, d’une durée de 80 minutes, s’appuie notamment sur les témoignages anonymes de 24 militaires et membres des services de renseignement israéliens. Il examine les procédures de ciblage utilisées pendant la guerre à Gaza et le rôle attribué à des systèmes informatiques dans la sélection des cibles.

Le film a ensuite obtenu le Prix spécial du jury de la 83e Mostra de Venise, renforçant sa visibilité internationale.

Des témoignages au cœur du documentaire

Les personnes interrogées dans le film sont présentées comme d’anciens ou actuels militaires et agents du renseignement. Leurs témoignages portent notamment sur l’évaluation des pertes civiles anticipées lors des frappes et sur les méthodes de ciblage employées à Gaza.

Le documentaire reprend également des éléments issus d’enquêtes journalistiques publiées auparavant, notamment par +972 Magazine, Local Call et The Guardian.

Les réalisateurs défendent la fiabilité de leur travail et affirment que l’identité des témoins ainsi que les éléments présentés ont fait l’objet de vérifications. Ces affirmations restent toutefois au cœur du débat suscité par le film.

L’armée israélienne conteste les accusations

L’armée israélienne rejette les principales accusations formulées dans « NAZA ». Elle conteste notamment la fiabilité des témoignages anonymes et affirme que les décisions de ciblage sont prises par des personnels humains.

L’armée affirme également que les dommages susceptibles d’être causés aux civils sont pris en compte avant les frappes et qu’une attaque n’est pas autorisée lorsque les dommages anticipés sont jugés disproportionnés par rapport à l’avantage militaire attendu.

Après la récompense obtenue à Venise, la controverse s’est rapidement déplacée sur le terrain politique israélien.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a qualifié le film d’« incitation » et dénoncé son impact à l’étranger. Le chef d’état-major de l’armée israélienne, Eyal Zamir, a de son côté demandé l’examen d’éventuelles suites juridiques concernant l’utilisation de documents classifiés dans la réalisation du documentaire.

Le ministre israélien de la Culture, Miki Zohar, est allé plus loin en demandant l’examen de la possibilité de retirer leur nationalité israélienne aux deux réalisateurs. Cette initiative a elle-même suscité des critiques en Israël, notamment dans les milieux du cinéma. Plus de 700 professionnels israéliens du secteur ont signé une pétition en soutien aux cinéastes.

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PLF 2027 : Kaïs Saïed réclame moins d’impôts et la fin des blocages administratifs

16. September 2026 um 09:21

Le président de la République a demandé que le projet de loi de finances 2027 s’inscrive dans le plan quinquennal, tout en appelant à alléger la pression fiscale, faciliter la création d’entreprises et renforcer la responsabilité des hauts fonctionnaires.

Des exigences pour le prochain budget

Le président Kaïs Saïed a reçu, mardi 15 septembre, au palais de Carthage, la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, et le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh. La réunion a porté sur l’élaboration du projet de loi de finances pour 2027, selon un communiqué de la présidence de la République.

À cette occasion, le chef de l’État a insisté sur la nécessité d’aligner les choix budgétaires sur le plan quinquennal approuvé. Il a notamment cité l’équilibre régional, l’emploi et la dignité des citoyens parmi les objectifs à prendre en compte, dans le respect des orientations nationales.

Cette réunion intervient après le Conseil ministériel restreint du 4 août consacré aux grandes orientations du PLF 2027. Le gouvernement avait alors mis en avant la souveraineté économique, l’investissement, la protection sociale et la réforme des entreprises publiques.

Pression fiscale et création d’entreprises

Kaïs Saïed a également demandé une réduction de la pression fiscale et une simplification des procédures de création d’entreprises, de sociétés communautaires et d’initiatives privées.

Le président a dénoncé les obstacles bureaucratiques et les pratiques dilatoires qui, selon lui, entravent les porteurs de projets. Cette orientation place la simplification administrative parmi les enjeux évoqués dans la préparation du futur budget.

« Un responsable assume ou s’en va »

Sur le fonctionnement de l’administration, le président a insisté sur la responsabilité des hauts fonctionnaires. « Un responsable assume ou s’en va », a-t-il déclaré, avant d’ajouter que les nations se construisent avec « l’âme d’un combattant », et non dans l’attentisme.

Le chef de l’État a également dénoncé la corruption et accusé certains acteurs de chercher à déstabiliser les services publics. Il a évoqué les relais de l’ancien système, qu’il accuse de se présenter en victimes et de vouloir faire remonter le temps.

Les arbitrages du PLF 2027 attendus

Les orientations annoncées devront désormais être traduites en dispositions budgétaires et réglementaires. Le Conseil ministériel restreint d’août avait déjà fixé plusieurs priorités, dont la croissance inclusive, la transformation numérique et l’équité fiscale.

La préparation du PLF 2027 se poursuit ainsi autour de plusieurs objectifs : soutenir l’emploi, faciliter l’investissement et assurer la cohérence entre les choix budgétaires et le plan de développement national.

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Entrée sud de Tunis : Circulation réduite à une voie pendant cinq jours

16. September 2026 um 08:41

Les automobilistes devront composer avec une nouvelle restriction de circulation à l’entrée sud de Tunis. Du mercredi 16 au dimanche 20 septembre 2026, des travaux seront menés au niveau de l’échangeur des routes régionales 22 et 24, avec un passage à une seule voie dans chaque sens.

Cinq jours de travaux sur les RR22 et RR24

Le ministère de l’Équipement et de l’Habitat a annoncé la réalisation de travaux de pose de la couche finale en béton bitumineux au niveau de l’échangeur reliant les routes régionales 22 et 24.

Le chantier débutera ce mercredi 16 septembre et se poursuivra jusqu’à dimanche 20 septembre inclus. Durant cette période, la circulation sera maintenue, mais réduite à une seule voie dans chaque sens au niveau de la zone concernée.

Les usagers sont appelés à respecter la signalisation temporaire mise en place ainsi que les limitations de vitesse prévues pendant les travaux.

Des ralentissements à prévoir aux heures de pointe

Cette configuration temporaire risque d’entraîner des ralentissements, particulièrement aux heures de pointe, sur un axe particulièrement sollicité par les automobilistes entrant ou sortant de la capitale.

La réduction du nombre de voies intervient alors que l’entrée sud de Tunis fait l’objet, depuis plusieurs mois, de différentes phases de travaux destinées à améliorer et à élargir cet axe stratégique. Le chantier a déjà donné lieu à plusieurs modifications temporaires de la circulation et à des déviations, notamment sur la RR22.

La nouvelle intervention correspond à une phase spécifique du chantier : la pose de la couche finale de revêtement au niveau de l’échangeur des RR22 et RR24. Elle nécessite donc de réduire momentanément l’espace disponible pour la circulation, sans fermeture complète de l’axe.

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Aide militaire américaine : Une partie des financements destinés à la Tunisie réaffectée

15. September 2026 um 20:24

Les États-Unis réorientent une partie de leur aide militaire vers l’Amérique latine. Le département d’État américain a informé mardi 15 septembre le Congrès de la réaffectation de 52 millions de dollars de financement militaire étranger, provenant notamment de programmes destinés à la Tunisie, à l’Irak, à la Slovaquie et à la Macédoine du Nord. Le montant prélevé sur la part tunisienne n’a pas encore été précisé.

Une enveloppe réorientée vers l’Amérique latine

Selon l’Associated Press, les fonds seront désormais affectés au Panama, au Pérou, à l’Équateur et à la Colombie. Washington justifie cette réorientation par la nouvelle priorité accordée à l’hémisphère occidental, notamment à la lutte contre le narcotrafic et au renforcement de la sécurité autour du canal de Panama.

Le financement militaire étranger américain permet notamment aux pays bénéficiaires d’acquérir des équipements auprès d’entreprises américaines de défense. La décision s’inscrit donc dans une réallocation des ressources américaines en fonction des priorités stratégiques de l’administration Trump.

Quels programmes tunisiens concernés ?

Le département d’État n’a pas encore détaillé la répartition des fonds entre les quatre pays concernés. Il reste donc à déterminer quelle part de l’enveloppe était destinée à la Tunisie et quels programmes pourraient subir cette réaffectation.

L’enjeu est notamment de savoir si elle concerne des acquisitions d’équipements, des programmes de formation ou d’autres volets de l’assistance militaire américaine.

Cette clarification est d’autant plus importante que la coopération entre Tunis et Washington repose sur une feuille de route de long terme et couvre plusieurs domaines, de la modernisation des capacités à la formation et aux exercices conjoints.

Un partenariat qui reste très dense

Le signal envoyé par cette réaffectation contraste avec la dynamique observée ces derniers mois dans les relations militaires tuniso-américaines.

En juin dernier, Washington a livré 48 véhicules HMMWV à l’armée tunisienne, une dotation présentée comme un renforcement des capacités opérationnelles et de la mobilité des forces tunisiennes.

Un mois plus tôt, les deux pays avaient également affiché leur volonté d’élargir leur coopération dans le domaine aérien. Les discussions portaient notamment sur la formation, l’enseignement militaire, l’échange d’expertises, les exercices conjoints et le développement des capacités aériennes.

Cette dynamique s’inscrit dans une relation plus structurée encore. En janvier, Tunis et Washington avaient réaffirmé leur volonté d’approfondir leur partenariat militaire dans le cadre d’une feuille de route à l’horizon 2030, avec des priorités allant de la modernisation des équipements au soutien logistique, à la formation et au développement des capacités opérationnelles.

Le paradoxe est donc réel : Washington réduit aujourd’hui une partie des financements militaires qui bénéficiaient à plusieurs partenaires, dont la Tunisie, alors même que la coopération militaire tuniso-américaine continue de se développer sur le terrain.

La réaffectation annoncée constitue ainsi un signal à surveiller, mais elle ne traduit pas, à ce stade, une rupture du partenariat de défense entre les deux pays. Reste désormais à connaître le montant exact retiré à la Tunisie et les programmes concernés pour mesurer la portée réelle de cette décision.

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Industrie électronique : Eurostat Group renforce son implantation en Tunisie

15. September 2026 um 19:46

Le groupe français Eurostat Group a inauguré une nouvelle implantation à Tunis, destinée à renforcer ses activités dans l’industrie électronique et à servir de plateforme commerciale vers les marchés du Moyen-Orient et de l’Afrique. Le site, opérationnel depuis le 14 septembre 2026, s’inscrit dans la progression des investissements à participation française en Tunisie.

Un site dédié aux équipements ESD

Spécialisé dans la fabrication d’équipements de protection contre les décharges électrostatiques, ou ESD (Electrostatic Discharge), Eurostat Group fournit notamment des solutions destinées à l’industrie des composants électroniques.

Sa nouvelle unité tunisienne s’étend sur 1500 m². Elle est consacrée au thermoformage, à l’usinage de moules et à l’assemblage de produits ESD. Le site doit également accompagner le développement commercial du groupe sur les marchés du Moyen-Orient et de l’Afrique.

À terme, cette implantation pourrait représenter 20% de la valeur globale du groupe.

28 collaborateurs, avec des effectifs appelés à augmenter

L’unité compte actuellement 28 collaborateurs, un effectif appelé à grandir. L’ouverture de ce site traduit ainsi une volonté de faire de la Tunisie non seulement une base de production, mais également un point d’appui pour le développement régional du groupe.

Le choix du pays intervient dans un environnement où les entreprises à participation française occupent déjà une place importante dans le tissu industriel tunisien.

Selon l’ambassade de France en Tunisie, quelque 1700 entreprises à participation française sont actuellement présentes dans le pays, employant plus de 170.000 salariés.

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Devises : Tourisme et transferts des TRE ont rapporté 12,22 milliards de dinars

15. September 2026 um 19:00

Le tourisme et les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger continuent de soutenir les entrées de devises en Tunisie. Au 10 septembre 2026, ces deux sources ont généré ensemble 12,22 milliards de dinars, selon les données de la Banque centrale de Tunisie.

Les transferts de la diaspora en tête

Les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger atteignent 6,41 milliards de dinars au 10 septembre, en hausse de 5,4% sur un an. Ils représentent ainsi un peu plus de la moitié du montant cumulé avec les recettes touristiques.

De leur côté, les recettes touristiques s’élèvent à 5,81 milliards de dinars, affichant une progression de 4,9% sur la même période.

À eux deux, ces flux constituent donc un apport important de ressources en devises pour l’économie tunisienne. Ils ne doivent toutefois pas être assimilés à des recettes d’exportation : les transferts de la diaspora et les revenus du tourisme constituent des flux extérieurs distincts des exportations de biens et de services.

Un soutien aux comptes extérieurs

L’évolution de ces deux sources revêt une importance particulière pour les équilibres extérieurs du pays. Les entrées de devises contribuent notamment à alimenter les disponibilités en monnaies étrangères et à soutenir la capacité de la Tunisie à couvrir ses besoins extérieurs.

Cette contribution intervient alors que le niveau des réserves en devises et leur capacité à couvrir les importations restent des indicateurs essentiels de la situation extérieure du pays.

La progression enregistrée au 10 septembre montre ainsi le rôle complémentaire de deux moteurs traditionnels de l’économie tunisienne : les dépenses des visiteurs étrangers et les transferts effectués par les Tunisiens établis à l’étranger.

Reste à voir si cette dynamique se maintiendra jusqu’à la fin de l’année.

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Bourse de Tunis : 20 sociétés en retard, le CMF saisit la justice

15. September 2026 um 18:48

Le retard dans la publication des comptes semestriels prend une nouvelle dimension sur le marché financier tunisien. Le Conseil du marché financier (CMF) indique, ce mardi 15 septembre, que 20 des 75 sociétés cotées n’ont pas respecté les délais légaux pour publier leurs états financiers intermédiaires du premier semestre 2026, soit près de 27% de la cote.

Des retards jugés excessifs

Dans son communiqué, le CMF dénonce des délais qu’il considère, pour certaines sociétés, comme « largement excessifs ». Il estime également que certaines justifications avancées pour expliquer ces retards ne sont pas sérieuses et ne peuvent être retenues.

Le régulateur rappelle ainsi l’obligation faite aux sociétés cotées de mettre à la disposition du marché leurs informations financières dans les délais prévus par la réglementation.

Pour les investisseurs, cette obligation ne relève pas d’une simple formalité administrative. La publication des états financiers permet de disposer d’informations actualisées sur la situation des entreprises et d’évaluer leurs résultats, leurs risques et leurs perspectives.

Le CMF passe au volet judiciaire

Face à ces manquements, le CMF indique avoir engagé des procédures judiciaires en référé contre plusieurs sociétés en infraction.

Les 20 sociétés recensées comme n’ayant pas respecté les délais ne sont pas présentées comme faisant toutes l’objet d’une procédure judiciaire. Le communiqué établit une distinction entre le nombre total de retardataires et les entreprises contre lesquelles le régulateur a décidé de saisir la justice.

Le CMF n’a pas, dans ce communiqué, détaillé la liste des 20 sociétés concernées ni identifié celles visées par les procédures en référé.

Une information financière sous surveillance

L’affaire pose surtout la question du respect du droit des investisseurs à accéder à une information financière régulière et dans les délais. Sur un marché coté, les retards de publication peuvent limiter la capacité des actionnaires et des autres intervenants à apprécier la situation réelle des entreprises.

Il reste désormais à connaître l’identité des 20 retardataires, celle des sociétés concernées par les référés ainsi que les suites judiciaires et les éventuelles sanctions encourues.

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CNAM : Une révision des maladies et médicaments pris en charge se prépare

15. September 2026 um 18:21

Le dispositif de prise en charge des maladies, médicaments et produits médicaux en Tunisie pourrait prochainement évoluer. Le ministère de la Santé indique qu’une révision globale est actuellement menée avec le ministère des Affaires sociales, sous la supervision de la présidence du gouvernement, avec un enjeu direct pour les assurés sociaux.

Un dispositif en cours de réexamen

Dans une réponse officielle à une question parlementaire en date du 10 septembre, le ministère de la Santé fait état de travaux portant notamment sur la classification des maladies ainsi que sur les listes des médicaments, produits et équipements médicaux pris en charge.

Cette démarche concerne donc plusieurs composantes du dispositif actuel de couverture, sans pour autant modifier, à ce stade, les règles appliquées aux assurés de la CNAM.

Le ministère précise que les travaux sont conduits en coordination avec le ministère des Affaires sociales. La supervision de la présidence du gouvernement souligne par ailleurs que le dossier dépasse le seul cadre sanitaire et touche directement au fonctionnement de la couverture sociale.

Pas encore de nouvelles règles pour les assurés

L’annonce ne signifie toutefois pas qu’une nouvelle liste de maladies ou de médicaments est déjà arrêtée. Aucun nouveau plafond de prise en charge ni aucune date d’entrée en vigueur d’un dispositif révisé n’ont été annoncés dans la réponse ministérielle.

Pour les assurés, l’enjeu sera surtout de connaître les critères retenus pour cette révision et ses conséquences concrètes sur les soins et produits actuellement couverts.

À ce stade, plusieurs questions restent donc ouvertes : quelles pathologies seront concernées par la nouvelle classification ? Quels médicaments, produits ou équipements feront l’objet d’un réexamen ? Les niveaux de prise en charge seront-ils modifiés ? Et surtout, quand ces éventuelles évolutions pourraient-elles entrer en vigueur ?

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Intempéries à Métlaoui : Le père et son fils retrouvés morts après les crues

15. September 2026 um 18:09

Les recherches engagées depuis les crues de samedi à Métlaoui ont pris fin ce mardi 15 septembre avec la découverte des corps des deux personnes portées disparues. Le père a été retrouvé dans la matinée à Oued Thelja, avant que le corps de son fils ne soit découvert à proximité d’Oued S’hili.

Deux corps retrouvés dans la journée

La première découverte a eu lieu dans la matinée à Oued Thelja, où les secours ont retrouvé le corps du père, porté disparu depuis les intempéries de samedi.

Quelques heures plus tard, les recherches ont permis de retrouver le corps de son fils près d’Oued S’hili. La découverte a été confirmée par le directeur régional de la Protection civile à Gafsa, le colonel Bilal Ousaifi, dans une déclaration à Diwan FM.

Ces deux découvertes mettent ainsi fin aux recherches engagées pour retrouver les deux disparus après les importantes crues qui ont touché la région de Métlaoui.

Les conséquences des crues toujours suivies

Au-delà du bilan humain, les intempéries ont également provoqué des dégâts dans plusieurs secteurs de la région, notamment sur le réseau ferroviaire. La situation des infrastructures demeure donc au centre du suivi engagé après les crues.

Sur le terrain, des appels locaux demandent également que soient examinées les conditions d’entretien des oueds et les facteurs ayant pu contribuer à l’ampleur des écoulements. Ces interrogations interviennent alors que les habitants restent confrontés aux conséquences des intempéries et aux dommages enregistrés dans la région.

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Automobile : 13 entreprises coréennes attendues en Tunisie, un test pour la filière locale

15. September 2026 um 12:17

La Tunisie prépare une nouvelle étape dans sa coopération automobile avec la Corée du Sud. Après une réunion avec Hyundai Mobis le 15 septembre, une délégation de 13 entreprises coréennes spécialisées dans les composants automobiles est attendue en Tunisie à la mi-octobre 2026. L’enjeu dépasse la simple visite : il s’agit désormais de voir si les contacts peuvent déboucher sur des commandes locales ou de nouveaux investissements.

De la prospection aux commandes locales

La réunion tenue à Séoul entre l’ambassade de Tunisie et Hyundai Mobis a porté sur les possibilités de renforcer les partenariats industriels, mais aussi sur l’identification d’opportunités d’approvisionnement auprès de fabricants tunisiens. Les deux parties doivent également poursuivre l’étude de projets d’investissement direct.

C’est précisément sur ce terrain que la visite d’octobre peut devenir intéressante pour l’industrie tunisienne. Les 13 entreprises doivent pouvoir rencontrer directement des acteurs locaux, évaluer leurs capacités de production et examiner les possibilités d’intégration dans leurs chaînes d’approvisionnement.

La mission sera organisée avec la Tunisian Automotive Association, la FIPA-Tunisia et la Chambre de commerce tuniso-coréenne. Elle s’inscrit dans le cadre du « Tunisian Automotive Partnership Roadshow », lancé pour multiplier les contacts avec les équipementiers coréens.

L’investissement reste à confirmer

Pour l’instant, aucune implantation industrielle n’est annoncée. Le potentiel existe néanmoins. Hyundai Mobis figure parmi les grands équipementiers mondiaux et développe notamment des composants pour véhicules électriques, des systèmes électroniques, des technologies de sécurité et des solutions liées à la conduite avancée.

Pour la Tunisie, attirer des entreprises de ce profil pourrait permettre de renforcer progressivement une filière déjà orientée vers l’exportation et de favoriser une montée en gamme des fournisseurs locaux.

La visite de la mi-octobre constituera donc un premier test. Les indicateurs à surveiller seront concrets : quelles entreprises participeront, quels fabricants tunisiens seront rencontrés, quels composants seront recherchés et quels engagements éventuels suivront les rencontres.

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Pétrole à plus de 100 dollars : La Tunisie face à un nouveau risque énergétique

15. September 2026 um 11:53

Le retour du Brent au-dessus de 100 dollars intervient à un moment particulièrement sensible pour la Tunisie. Alors que les tensions au Moyen-Orient perturbent les perspectives d’approvisionnement, la facture énergétique tunisienne s’est déjà fortement alourdie en 2026.

Un marché pétrolier sous tension

Le Brent évoluait autour de 107 dollars le baril mardi 15 septembre, après de nouvelles attaques visant des infrastructures énergétiques saoudiennes et la mise hors service du pipeline Est-Ouest, une voie stratégique permettant à l’Arabie saoudite d’acheminer une partie de son pétrole sans passer par le détroit d’Ormuz. Selon Reuters, ces perturbations font peser un risque sur une partie significative de l’offre mondiale.

Pour la Tunisie, l’enjeu ne réside donc pas seulement dans la hausse ponctuelle du prix du brut. Si les perturbations devaient durer, le renchérissement du pétrole pourrait progressivement se transmettre à la facture d’importation, au transport et aux coûts de production.

Une facture énergétique déjà sous pression

Les derniers chiffres de l’Institut national de la statistique montrent que la situation est déjà tendue. Durant les huit premiers mois de 2026, les importations tunisiennes de produits énergétiques ont augmenté de 28,5%. Le déficit de la balance énergétique a atteint 8,93 milliards de dinars, contre 7,15 milliards sur la même période de 2025.

L’énergie représente ainsi environ la moitié du déficit commercial tunisien, qui s’est établi à 17,85 milliards de dinars à fin août. Cette progression intervient alors même que les exportations ont augmenté de 8%, tandis que les importations globales ont progressé de 11,6%.

Autrement dit, une nouvelle flambée durable des hydrocarbures arriverait dans une balance extérieure déjà fragilisée.

Un écart important avec les prévisions budgétaires

Le risque concerne également les finances publiques. La Loi de finances 2026 a été construite sur une hypothèse de Brent à 63,3 dollars le baril, très loin des niveaux actuellement observés.

Cet écart ne signifie pas mécaniquement que le prix à la pompe augmentera dans les mêmes proportions. Il dépend notamment de la politique de compensation, du taux de change, des mécanismes de fixation des prix et de la durée du choc. Mais plus le pétrole reste élevé, plus la pression sur les subventions et sur les équilibres budgétaires devient importante.

Le risque est également inflationniste. L’inflation tunisienne a déjà atteint 5,4% en août 2026. Une hausse durable des carburants ou des coûts de transport pourrait alimenter indirectement les prix d’autres biens et services.

La Tunisie n’est donc pas seulement exposée au niveau du baril, mais surtout à la persistance du choc. Une poussée temporaire peut rester absorbable. En revanche, un pétrole durablement installé au-dessus de 100 dollars compliquerait davantage la facture énergétique, le déficit commercial et les finances publiques.

Dans un pays où le déficit énergétique atteint déjà près de 9 milliards de dinars en huit mois, une nouvelle envolée prolongée des cours constituerait ainsi un risque supplémentaire pour les équilibres économiques de 2026.

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Golf : 19 pays réunis à Hammamet pour une édition historique du Championnat d’Afrique

15. September 2026 um 11:36

La Tunisie s’apprête à accueillir un rendez-vous inédit du golf africain. Le Golf Citrus Hammamet abritera du 14 au 17 octobre 2026 le Championnat d’Afrique de golf, une première depuis la création de la Fédération tunisienne de golf en 1992. Dix-neuf pays participeront à cette édition présentée comme la plus importante jamais organisée sur le continent.

Une participation record à Hammamet

La compétition réunira les représentants de 19 nations africaines, avec la Tunisie en tant que pays hôte. L’Algérie, le Botswana, le Cameroun, l’Égypte, le Gabon, le Ghana, le Kenya, la Libye, l’île Maurice, le Maroc, La Réunion, l’Afrique du Sud, les Seychelles, la Sierra Leone, la Tanzanie, l’Ouganda, la Zambie et le Zimbabwe seront également au rendez-vous.

Cette participation donne à l’événement une dimension particulière pour le golf tunisien, qui accueillera pour la première fois une telle concentration de joueurs africains sur son sol.

Au-delà de la compétition, le championnat constitue un rendez-vous important pour les jeunes joueurs amateurs du continent, dont certains ambitionnent de poursuivre leur parcours vers le circuit professionnel.

Une échéance pour la gouvernance du golf africain

Le rendez-vous de Hammamet aura également une dimension institutionnelle. L’Assemblée générale de la Confédération africaine de golf se tiendra le vendredi 16 octobre dans la ville et doit notamment permettre l’élection du nouveau bureau exécutif de l’instance pour le mandat 2026-2030.

Les dirigeants des fédérations africaines seront réunis à cette occasion, aux côtés de plusieurs invités issus des instances internationales du golf et de la R&A.

Quatre Tunisiens en préparation

La sélection tunisienne poursuit de son côté sa préparation pour cette échéance à domicile. Rabeh Bedoui, Baha Boulakmine et Aziz Dardouri s’entraînent quotidiennement au Golf Citrus Hammamet sous la direction du sélectionneur national Hatem Nasr.

Mehdi Ben Youssef, également retenu pour représenter la Tunisie, poursuit sa préparation aux États-Unis afin d’arriver dans les meilleures conditions pour le championnat.

Une conférence de presse est programmée le 14 octobre au Golf Citrus Hammamet, avant la cérémonie d’ouverture, pour présenter les dernières informations relatives à la compétition et à son organisation.

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Énergie primaire : Le déficit grimpe à 3,8 millions de tonnes équivalent pétrole

15. September 2026 um 10:40

La situation énergétique de la Tunisie continue de se dégrader malgré la progression des énergies renouvelables. À fin juillet 2026, le déficit du bilan d’énergie primaire a atteint 3,8 millions de tonnes équivalent pétrole (Mtep), en hausse de 9 % sur un an, selon le rapport sur la conjoncture énergétique de l’Observatoire national de l’énergie et des mines.

L’indépendance énergétique recule

Le taux d’indépendance énergétique s’est établi à 34% à fin juillet 2026, contre 37% un an auparavant. Cet indicateur tient compte de la redevance perçue au titre du transit du gaz algérien.

Sans cette redevance, le taux d’indépendance énergétique aurait été limité à 27%, contre 28% à fin juillet 2025. La différence illustre le poids de cette recette dans le bilan énergétique national.

Les ressources d’énergie primaire ont, pour leur part, diminué de 6%, pour s’établir à 1,9 Mtep. L’Observatoire attribue principalement cette baisse au recul de la production nationale de pétrole brut et de GPL.

Le pétrole et le gaz restent dominants

Malgré la progression des renouvelables, la structure des ressources énergétiques demeure largement dominée par les hydrocarbures. La production nationale de pétrole et de gaz représente à elle seule 71% des ressources d’énergie primaire.

La contribution de l’électricité produite à partir des sources renouvelables reste limitée à 5% des ressources primaires, même si sa production a progressé de 61 % au cours des sept premiers mois de l’année.

Cette progression ne suffit donc pas encore à modifier profondément la structure globale du bilan énergétique tunisien.

Une demande qui continue de progresser

La demande d’énergie primaire a augmenté de 3% entre fin juillet 2025 et fin juillet 2026. Cette évolution est principalement portée par les produits pétroliers, dont la demande a progressé de 6%, tandis que celle du gaz naturel est restée quasiment stable.

La structure de la demande s’est légèrement modifiée. La part des produits pétroliers est passée de 48% à 49%, alors que celle du gaz naturel a reculé de 51% à 49%. Dans le même temps, l’électricité primaire a doublé sa contribution, de 1% à 2%.

Le transit gazier rapporte moins

Autre élément du bilan : la redevance sur le transit du gaz algérien a diminué de 21% sur un an à fin juillet.

La Tunisie fait ainsi face à une équation énergétique toujours tendue : des ressources nationales en recul, une demande en hausse et un déficit primaire qui se creuse, tandis que les énergies renouvelables progressent encore à partir d’une base limitée.

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Électricité : Le solaire progresse, mais la dépendance au gaz reste forte

15. September 2026 um 10:25

La Tunisie a produit davantage d’électricité au cours des sept premiers mois de 2026, mais cette progression masque une équation énergétique toujours fragile. La production nationale a augmenté de 6%, à 12.333 GWh, tandis que les énergies renouvelables ont progressé beaucoup plus rapidement, avec une hausse de 61%. Malgré cette accélération, le gaz naturel reste largement dominant dans le mix électrique.

Le solaire accélère

La part des énergies renouvelables dans la production nationale d’électricité a atteint 9% à fin juillet, contre une part nettement plus élevée pour le gaz naturel, qui représente encore 90,8% de la production.

Cette progression des renouvelables est notamment portée par le développement des projets solaires, en particulier ceux destinés à l’autoconsommation et à la production indépendante.

Les installations photovoltaïques atteignent désormais environ 515 MW dans le secteur résidentiel raccordé au réseau basse tension, auxquels s’ajoutent 130 MW dans les secteurs industriel, tertiaire et agricole, raccordés aux réseaux moyenne et haute tension.

La production des projets solaires indépendants illustre cette accélération : elle est passée de 39 GWh durant les sept premiers mois de 2025 à 359 GWh sur la même période de 2026. Cette progression s’explique notamment par l’entrée en exploitation de nouvelles centrales, dont celle de Kairouan, d’une capacité de 100 MW, en décembre 2025, puis celles de Sidi Bouzid et de Tozeur, de 50 MW chacune, en avril 2026.

Une demande toujours soutenue

La consommation d’électricité continue toutefois de peser sur le système. La pointe de demande enregistrée en juillet a atteint 4924 MW, soit une hausse de 2% par rapport aux 4837 MW enregistrés un an auparavant.

Dans le même temps, la consommation spécifique des centrales électriques s’est améliorée de 3%, atteignant 206 tonnes équivalent pétrole par GWh. La STEG a assuré 91% de la production nationale, tandis que les importations d’électricité ont reculé de 2% et ont couvert environ 10% des besoins du marché local.

Les ventes d’électricité ont, pour leur part, progressé de 1%, à 9455 GWh. Le secteur industriel représente 58% des ventes d’électricité à moyenne et haute tension.

Le déficit énergétique se creuse

L’accélération des renouvelables ne suffit toutefois pas à réduire la dépendance énergétique du pays. La production nationale d’hydrocarbures a continué de reculer sur les sept premiers mois de l’année.

La production de pétrole brut a diminué de 11%, à environ 0,78 million de tonnes équivalent pétrole, tandis que la production de gaz naturel a baissé de 14%, à environ 0,84 million de tonnes équivalent pétrole.

Dans ce contexte, le déficit commercial énergétique s’est aggravé de 8%, alors que le taux d’indépendance énergétique est passé de 46% à 42% en un an.

Le secteur électrique tunisien avance donc sur deux trajectoires simultanées : le solaire gagne rapidement du terrain, mais le système reste très fortement dépendant du gaz naturel et des ressources énergétiques importées.

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Facturation électronique : La TTN lance un nouveau portail pour les entreprises

15. September 2026 um 10:10

Tunisie TradeNet (TTN) met en service, ce mardi 15 septembre 2026, une nouvelle plateforme dédiée à la facturation électronique. Le portail (portail.elfatoora.tn), accessible en ligne, vise principalement les entreprises et professionnels ayant un faible volume de facturation.

Un portail pour établir et transmettre les factures

La nouvelle plateforme permet aux utilisateurs de réaliser les différentes étapes de la facturation électronique depuis une même interface.

Les entreprises et professionnels pourront notamment établir leurs factures, les signer électroniquement et les transmettre directement, sans avoir recours à des solutions d’intégration spécifiques.

L’objectif est de proposer un dispositif plus accessible aux structures qui ne disposent pas d’un volume de facturation suffisamment important pour justifier la mise en place de solutions techniques plus complexes.

Une inscription en ligne

Les entreprises et professionnels souhaitant bénéficier de ce service doivent effectuer les démarches d’adhésion en ligne via la plateforme dédiée.

La TTN invite également les entreprises et professionnels ayant déjà déposé une demande d’adhésion sur support papier à s’inscrire de nouveau en ligne, afin d’accélérer leur intégration au service.

La mise en service de ce portail s’inscrit, selon la TTN, dans le cadre de la stratégie de digitalisation des services administratifs et du développement des démarches à distance.

Pour les demandes d’information et l’assistance, la TTN met à disposition les adresses commercial@elfatoora.tn et support@elfatoora.tn.

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Tunisie – Météo : Un ciel chargé et des pluies attendues dans plusieurs régions

15. September 2026 um 09:43

Le temps sera marqué ce mardi par une alternance de nuages et de passages pluvieux dans plusieurs régions. Les températures resteront toutefois relativement élevées, avec des maximales pouvant atteindre 35 °C dans le Sud-Ouest, selon les prévisions de l’Institut national de la météorologie (INM).

Des pluies éparses sur le Nord et le Centre

Des passages nuageux concerneront l’ensemble du pays. Ils seront parfois abondants sur les régions côtières du Nord et du Centre, avec des pluies éparses attendues localement.

Cette situation devrait s’accompagner d’un ciel plus chargé par moments sur les zones concernées, sans changement majeur attendu sur le reste du territoire.

Jusqu’à 35°C dans le Sud-Ouest

Les vents souffleront de secteur Nord. Ils seront relativement forts près des côtes Est, tandis qu’ils resteront faibles à modérés dans les autres régions. La mer sera agitée sur les côtes Est et peu agitée sur le reste du littoral.

Les températures maximales varieront généralement entre 28 et 33°C. Elles seront plus fraîches sur les hauteurs de l’Ouest, où elles se situeront autour de 25°C. Dans le Sud-Ouest, le mercure pourra en revanche atteindre 35 °C.

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Composants automobiles : 3 millions d’euros et jusqu’à 50 emplois envisagés par une entreprise chinoise

15. September 2026 um 09:27

Une entreprise chinoise spécialisée dans les composants automobiles étudie la possibilité de s’implanter en Tunisie. Kunshan Chemitec Automotive Components Co., Ltd. a présenté, lundi 14 septembre, à l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII), les grandes lignes d’un projet industriel encore en phase de prospection.

Le projet porte sur la création d’une unité de production sur une superficie d’environ 4000 m². Selon les premières données présentées par l’entreprise, l’investissement pourrait atteindre 3 millions d’euros dans une première phase, avec la création envisagée de 30 à 50 emplois directs. L’effectif pourrait ensuite évoluer en fonction du développement de l’activité.

Des composants destinés notamment à l’automobile

La délégation chinoise, conduite par son CEO Liu Yichao, a présenté les activités de Kunshan Chemitec et ses perspectives de développement en Tunisie. Fondée en 2005, l’entreprise est spécialisée dans la fabrication et l’exportation de faisceaux de câbles (wiring harness) et de solutions destinées à leur protection.

Son offre comprend notamment des rubans adhésifs, des gaines, des tubes tressés et des mousses utilisés dans différentes applications, notamment dans l’industrie automobile.

La société, qui indique être présente dans six pays et travailler avec plusieurs acteurs internationaux du secteur automobile, mène actuellement une démarche de prospection en vue d’une éventuelle implantation en Tunisie.

L’APII présente les conditions d’implantation

La rencontre tenue au siège de l’APII a permis aux représentants de l’entreprise chinoise d’échanger sur les possibilités offertes par le tissu industriel tunisien et sur les étapes nécessaires à la concrétisation du projet.

Les responsables de l’Agence ont présenté les procédures liées à la création et à l’implantation d’une entreprise en Tunisie, ainsi que les mécanismes d’accompagnement et les avantages et incitations prévus par la législation en vigueur.

L’APII a également orienté la délégation vers ses outils consacrés aux secteurs automobile et aéronautique, notamment son tableau de bord sectoriel et son annuaire des entreprises industrielles. Ces ressources doivent notamment permettre à l’investisseur potentiel d’identifier les acteurs présents en Tunisie et les possibilités de partenariat.

À ce stade, aucune implantation définitive n’est annoncée. Le projet demeure soumis à la poursuite des études et des démarches engagées par l’entreprise chinoise. La rencontre illustre néanmoins l’intérêt porté au secteur tunisien des composants automobiles, déjà intégré dans les chaînes de production internationales.

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