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Qui sont les experts derrière le livre blanc “TunisIA”?

22. Juli 2026 um 14:56

Comment la Tunisie peut-elle transformer son vivier de talents en véritable levier de compétitivité dans l’intelligence artificielle? C’est à cette question que tente de répondre TunisIA, une initiative portée par l’Association des Tunisiens des Grandes Écoles (Atuge), qui vient de dévoiler un livre blanc proposant une vision et une feuille de route à l’horizon 2030.

L’intelligence artificielle n’est ni une tendance, ni technologie d’avenir, mais plutôt un facteur de compétitivité qui redessine les économies. Face à cette transformation, la Tunisie cherche à définir sa propre trajectoire. C’est dans cette optique que l’Atuge a lancé TunisIA, une initiative qui a abouti à l’élaboration d’un livre blanc destiné à servir de référence pour les décideurs publics, les entreprises, les universités et l’ensemble de l’écosystème numérique. Présenté dans le cadre de la 3e édition du Tunisia Global Forum 2026, ce document se veut plus qu’un simple rapport. Ses initiateurs le décrivent comme un “document vivant”, publié en open source afin d’être enrichi au fil des contributions de l’ensemble des acteurs concernés.

L’ambition de l’écosytème est de permettre à la Tunisie de développer une stratégie nationale adaptée à ses réalités, ses besoins, ses points forts… au profit des acteurs, sans reproduire mécaniquement les modèles étrangers. Le Livre Blanc défend ainsi une approche qualifiée de “tunisienne”, fondée sur les compétences locales, la sobriété des investissements et la réponse à des besoins concrets des citoyens, des entreprises et de l’administration.

Une mobilisation de figures de référence, une promesse

L’un des principaux atouts de cette initiative réside dans la diversité des profils mobilisés pour sa conception. Le projet a réuni des experts issus des grandes entreprises technologiques internationales, du monde universitaire, de la recherche et de l’entrepreneuriat. Union fait la force!

Le comité stratégique est présidé par Amine Aloulou, président de l’Atuge Tunisie. Il rassemble notamment Karim Beguir, cofondateur et CEO d’InstaDeep, Nozha Boujemaa, experte internationale et coprésidente du groupe IA de l’OCDE, Imed Zitouni, directeur principal de l’ingénierie chez Meta, Sami Ben Romdhane, vice-président Cloud & AI chez eBay, ainsi que le professeur Elyes Jouini de l’Université Paris Dauphine-PSL. Y participent également plusieurs personnalités reconnues de l’écosystème tunisien, parmi lesquelles Neila Benzina, fondatrice et CEO de Winbee, Mehdi Houas, président de Talan, ainsi que Noomane Fehri, Farouk Kamoun et Badreddine Ouali.La rédaction du document a, quant à elle, été assurée par une équipe composée de Maledh Marrakchi, consultant et enseignant spécialisé en intelligence artificielle, Emna Kharouf, ancienne présidente de l’Atuge Tunisie, et Nozha Ben Hajel-Boujemaa.

Une feuille de route à l’horizon 2030

Le Livre Blanc s’articule autour de 5 mesures structurantes déclinées en 41 recommandations opérationnelles. Ces recommandations sont organisées autour de trois piliers, à savoir, le développement des usages de l’intelligence artificielle, puis, les infrastructures numériques et les données. Elles sont complétées par deux leviers transversaux, consacrés à la gouvernance et au développement des talents. À travers cette feuille de route, les auteurs ambitionnent de créer les conditions nécessaires à une adoption plus large de l’IA dans les secteurs public et privé, tout en renforçant les capacités nationales en matière de recherche, d’innovation et de formation. Au-delà des recommandations techniques, le document fixe également comme objectif “mesurable”! “Permettre à la Tunisie d’intégrer le Top 50 mondial du Global Innovation Index d’ici 2030, en faisant de l’intelligence artificielle un levier de transformation économique et de compétitivité.”

Le défi reste désormais celui de la mise en œuvre. Car si la Tunisie dispose d’atouts reconnus, notamment un important vivier d’ingénieurs et d’entrepreneurs, la réussite de cette stratégie dépendra de la capacité à fédérer durablement les pouvoirs publics, les entreprises, les universités et les investisseurs autour d’une vision commune. C’est précisément l’ambition affichée par TunisIA, qui entend faire de ce Livre Blanc le point de départ d’une démarche collective plutôt qu’un document figé.

 
 

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Tunisie-Malaisie: PME, voici les pistes avancées par FIPA pour de nouveaux partenariats

20. Juli 2026 um 16:20

La relation économique entre la Tunisie et la Malaisie reste aujourd’hui en dessous de ses possibilités. Les deux pays disposent pourtant de plusieurs points de convergence, notamment dans l’agroalimentaire, les industries pharmaceutiques, le halal, le numérique et les services technologiques.

C’est dans cette perspective que l’ambassadeur de Malaisie en Tunisie, Rizany Irwan Muhamad Mazlan, a été reçu le 17 juillet au siège de FIPA-Tunisia par Jalel Tebib, directeur général de FIPA et président par intérim de la Tunisia Investment Authority (TIA), ainsi que Thouraya Khayati, directrice du Marketing international à FIPA et commissaire générale du Tunisia Investment Forum 2026.

Les deux parties ont discuter davantage la manière de renforcer les liens économiques entre les deux pays et d’identifier des secteurs où les entreprises malaisiennes pourraient trouver des opportunités en Tunisie.

Sur le plan commercial, les échanges entre Tunis et Kuala Lumpur restent modestes. En 2024, les exportations tunisiennes vers la Malaisie ont représenté environ 17 millions de dollars, alors que les importations tunisiennes en provenance de ce pays ont dépassé les 70 millions de dollars, d’après les données de Trading Economics. Il est vrai que ces chiffres montrent que la relation existe mais qu’elle reste encore concentrée sur quelques produits et ne reflète pas le potentiel des deux économies.

L’objectif aujourd’hui est donc de passer d’une relation commerciale classique à une logique de partenariat, notamment à travers des investissements croisés et des collaborations industrielles.

En effet, parmi les secteurs évoqués lors de la rencontre figure l’industrie halal. La Malaisie a fait de ce marché un véritable levier économique, en développant un écosystème qui dépasse aujourd’hui l’alimentaire pour englober les cosmétiques, les produits pharmaceutiques, la logistique et les services. Le pays s’appuie notamment sur le système de certification du Département du développement islamique de Malaisie (JAKIM), considéré comme l’un des dispositifs de référence dans ce domaine. Dans le tourisme également, la Malaisie a réussi à construire une image de destination adaptée aux voyageurs musulmans. Elle a conservé en 2026 la première place du Global Muslim Travel Index (GMTI) dans la catégorie des destinations membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), un classement établi par Mastercard et CrescentRating.

Ces expériences pourraient ouvrir des pistes de coopération avec la Tunisie. Le pays dispose déjà d’une industrie agroalimentaire structurée, d’un secteur pharmaceutique exportateur et d’un savoir-faire dans plusieurs produits naturels. Des partenariats avec des acteurs malaisiens pourraient concerner la valorisation des produits, les standards de certification, la distribution ou encore l’accès à certains marchés asiatiques.

L’agroalimentaire apparaît également comme un terrain naturel de rapprochement. L’huile d’olive, les dattes ou encore certains produits transformés tunisiens disposent d’un potentiel sur les marchés asiatiques, tandis que la Malaisie possède une expertise dans la transformation, le packaging et la commercialisation internationale.

Pour les entreprises malaisiennes, l’intérêt de la Tunisie ne se limite pas à son marché intérieur. Le pays met en avant sa position géographique, entre l’Europe, l’Afrique, le Maghreb et le Moyen-Orient, comme un point d’appui pour développer des activités régionales. C’est d’ailleurs l’un des arguments avancés par FIPA-Tunisia auprès des investisseurs étrangers.

Le numérique figure également parmi les secteurs identifiés lors des échanges entre FIPA-Tunisia et l’ambassade de Malaisie. Les deux pays disposent d’écosystèmes technologiques qui pourraient ouvrir des pistes de coopération possibles, comme par exemple dans les services informatiques, les solutions digitales et l’innovation.

La rencontre entre FIPA-Tunisia et l’ambassade de Malaisie ouvre ainsi plusieurs pistes. Le défi sera désormais de passer des intentions aux projets, à travers des échanges entre entreprises, des partenariats sectoriels et une présence accrue dans les rendez-vous économiques des deux pays.

 

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Séance unique: les entreprises face à l’échéance du 20 juillet pour les déclarations mensuelles

20. Juli 2026 um 10:58

La date à retenir pour les entreprises soumises à la télé-déclaration est fixée au 20 juillet 2026. La Direction générale des impôts (DGI) rappelle que cette journée représente le dernier délai pour déposer la déclaration mensuelle et effectuer les opérations de télépaiement associées.

Les personnes morales concernées sont ainsi appelées à respecter cette échéance afin d’éviter les éventuelles pénalités prévues en cas de retard. L’administration fiscale rappelle que le calendrier fiscal doit être anticipé et non traité dans l’urgence durant les dernières heures.

La DGI recommande donc aux entreprises de procéder à leurs déclarations avant l’arrivée de la date limite. Une démarche qui permet d’éviter les difficultés techniques liées à une forte affluence sur la plateforme de télé-déclaration, souvent constatée à l’approche des échéances.

Par ailleurs, une disposition particulière reste applicable lorsque la date limite correspond à un jour férié ou un dimanche. Dans ce cas, le dépôt peut être effectué durant le premier jour ouvrable suivant, sans application de pénalités de retard.

Les entreprises concernées sont ainsi invitées à finaliser leurs démarches fiscales dans les délais afin d’assurer leur conformité avec leurs obligations déclaratives. Il sied aussi de rappeler que cette échéance intervient également dans un contexte de séance unique estivale appliquée dans les administrations tunisiennes, ce qui renforce l’intérêt d’anticiper les démarches afin d’éviter tout retard ou difficulté technique.

 
 

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Fipa: la Tunisie veut transformer l’intérêt bulgare en nouveaux investissements

15. Juli 2026 um 13:06

La Tunisie cherche à transformer la présence d’entreprises bulgares déjà installées en un nouveau levier d’investissement industriel. Reçue le 13 juillet au siège de FIPA-Tunisia, l’ambassadrice de Bulgarie en Tunisie, Boriana Siméonova, a évoqué avec les responsables de l’agence les opportunités offertes par le site tunisien, notamment dans les secteurs à forte valeur ajoutée. La rencontre a également mis en avant le parcours d’Akkuplast, entreprise bulgare implantée en Tunisie et active dans la chaîne de valeur automobile. Aujourd’hui, sept entreprises bulgares opèrent en Tunisie, principalement dans l’industrie, certaines ayant engagé des extensions. Cet intérêt s’inscrit dans une stratégie plus large de la Tunisie pour attirer des investissements industriels tournés vers l’export.

Selon la FIPA-Tunisia, le pays compte plus de 3 700 entreprises à participation étrangère, dont une importante partie opère dans les industries manufacturières. D’ailleurs, le secteur des composants automobiles constitue l’un des principaux atouts, avec plus de 200 entreprises actives et environ 100 000 emplois, selon les données de la FIPA.

Dans l’automobile, la Tunisie s’appuie sur un tissu de plus de 200 entreprises exportatrices intégrées aux chaînes de production européennes. L’enjeu pour Tunis est désormais de convertir ces premiers signaux d’intérêt en nouveaux projets industriels, alors que les entreprises cherchent à rapprocher leurs chaînes d’approvisionnement de leurs marchés.

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Tunisie-Chine : Les ambitions du CADFund pour les PME tunisiennes

15. Juli 2026 um 12:27

La Tunisie poursuit ses discussions avec le China-Africa Development Fund (CADFund), un fonds d’investissement chinois spécialisé dans les projets africains. Lors d’une réunion tenue le 14 juillet à Pékin avec Abdelkhalek Dhakkar, chargé de la coopération économique et de l’investissement à l’ambassade de Tunisie en Chine, Li Shibao, directeur du bureau Afrique du Nord et Afrique de l’Est du CADFund, a réaffirmé l’intérêt du fonds pour les opportunités d’investissement en Tunisie et évoqué un soutien financier et technique aux projets de petites et moyennes entreprises (PME).

Cette annonce traduit une volonté de renforcer la coopération économique entre les deux pays. Mais signifie-t-elle que les entreprises tunisiennes pourront bientôt accéder à un nouveau mécanisme de financement ?

Pourquoi le CADFund n’est pas une banque classique

Créé en 2007 et placé sous l’égide de la Banque de développement de Chine, le China-Africa Development Fund est l’un des principaux instruments de soutien aux investissements chinois en Afrique. Après l’annonce d’une dotation supplémentaire de 5 milliards de dollars en 2015, la taille prévue du fonds a été portée à 10 milliards de dollars.

Contrairement à une banque de développement classique, le CADFund intervient principalement par des prises de participation au capital des entreprises et des projets. Il peut également recourir à des instruments de quasi-capital, investir dans d’autres fonds et apporter des services de conseil en matière de financement et de structuration.

Sa mission consiste d’abord à accompagner les entreprises chinoises investissant en Afrique et à rapprocher partenaires chinois et africains. Il peut toutefois également investir dans des entreprises africaines et dans des projets de coopération associant les deux parties.

Selon les dernières données communiquées par la China Development Bank, le CADFund avait engagé, fin août 2025, plus de 8,7 milliards de dollars dans 39 pays africains, contribuant à mobiliser plus de 32,8 milliards de dollars d’investissements et de financements d’entreprises chinoises sur le continent.

Le fonds cible notamment l’agriculture, l’industrie manufacturière, les infrastructures, les parcs industriels et le développement des ressources. Les projets sont sélectionnés en fonction de leur intérêt stratégique, de leur équilibre financier et de leur viabilité à long terme.

Une coopération engagée depuis mars 2026

Les échanges entre la Tunisie et le CADFund ne datent pas de cette semaine.

Fin mars 2026, une délégation conduite par Li Shibao s’était rendue en Tunisie pour rencontrer les responsables de la FIPA-Tunisia et de l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII). Les discussions avaient porté sur les opportunités d’investissement offertes par la Tunisie ainsi que sur les secteurs susceptibles d’intéresser les entreprises chinoises.

Le fonds a ensuite participé au Tunisia Investment Forum des 25 et 26 juin 2026 avant cette nouvelle réunion organisée à Pékin le 14 juillet.

À chaque étape, les échanges se sont intensifiés. Lors de la dernière rencontre, les deux parties ont examiné les moyens de renforcer leur coopération économique ainsi que les possibilités d’un soutien financier et technique à des projets portés par des PME opérant dans des secteurs prioritaires.

En revanche, aucun projet identifié, aucun montant d’investissement et aucun calendrier de mise en œuvre n’ont été annoncés.

Les PME tunisiennes devront encore patienter

À ce stade, aucun mécanisme spécifique permettant aux PME tunisiennes de solliciter le CADFund n’a été annoncé. La documentation du fonds indique toutefois qu’il est ouvert aux entreprises éligibles et que les projets peuvent être recommandés par les gouvernements ou les organismes concernés. En pratique, son intervention reste principalement orientée vers les investissements chinois en Afrique et vers les projets africains associés à des partenaires chinois.

Les autorités n’ont pas précisé si les entreprises tunisiennes concernées devront être associées à des partenaires chinois, ni si le soutien prendra la forme de prises de participation, de cofinancements ou d’un accompagnement technique.

Autrement dit, les discussions engagées depuis plusieurs mois ouvrent une perspective de coopération, mais ne constituent pas encore un dispositif opérationnel de financement.

Pour transformer cette coopération en investissements concrets, la Tunisie devra présenter des projets suffisamment structurés, rentables et compatibles avec la stratégie du CADFund. Le fonds investissant avant tout dans des projets à fort potentiel économique, la qualité des dossiers sera déterminante.

Les prochains mois permettront de mesurer si ce rapprochement diplomatique débouche sur des réalisations concrètes ou s’il reste au stade des intentions.

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Industrie: le Cetime prépare les entreprises tunisiennes au virage de la décarbonation

14. Juli 2026 um 13:40

Le compte à rebours est lancé pour les industriels tunisiens. Le 15 juillet 2026, à Novation City à Sousse, la 5ème édition des Rencontres Sectorielles du CETIME mettra au centre des débats un enjeu devenu stratégique: la capacité des entreprises à répondre aux nouvelles exigences environnementales imposées par les marchés internationaux.

Consacrée aux secteurs de l’automobile et de l’aéronautique, cette édition intervient alors que la décarbonation n’est plus un simple engagement volontaire, mais un facteur déterminant de compétitivité. Avec le renforcement des normes européennes, notamment à travers le Mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF), les exportateurs tunisiens doivent désormais démontrer leur capacité à réduire leur empreinte carbone pour préserver leur accès au marché européen.

L’objectif de cette rencontre est clair : passer du diagnostic à l’exécution. Après avoir identifié les principaux défis en 2025, le CETIME veut accélérer la mise en place de solutions concrètes autour de l’efficacité énergétique, de l’économie circulaire, de la digitalisation industrielle et de l’innovation technologique.

Pour y parvenir, le centre mise sur une mobilisation élargie réunissant industriels, fédérations professionnelles, institutions d’appui et acteurs académiques, dont le GITAS, la TAA, FIPA, l’APII, l’ENISO et l’INSAT. Une approche destinée à rapproier les besoins des donneurs d’ordres des capacités locales de recherche et développement.

Créé en 1982, le CETIME entend jouer un rôle de plateforme technologique pour accompagner la montée en gamme des entreprises. Avec 8 pôles de compétence et 18 laboratoires, le centre propose aux PME des moyens d’essai, de prototypage et de qualification nécessaires pour répondre aux standards internationaux.

Au-delà de la contrainte réglementaire, la transition écologique devient ainsi un nouveau levier de différenciation pour l’industrie tunisienne. Dans les filières automobile et aéronautique, l’enjeu est désormais de passer d’une logique de compétitivité basée sur les coûts à un modèle fondé sur la technologie, la conformité et la valeur ajoutée.

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Des projets tunisiens pourraient bénéficier de financements américains allant jusqu’à 20 millions de dollars

07. Juli 2026 um 09:55

Les idées ne manquent pas chez les jeunes porteurs de projets et les entrepreneurs. Le véritable défi réside souvent dans la capacité à les transformer en activité viable, notamment lors des premières phases où le projet doit passer du concept au lancement. Selon l’enquête “Les défis des PME en Tunisie en 2025” menée par la Banque européenne d’investissement (BEI) dans le cadre du programme Trade and Competitiveness Programme (TCP), parmi les obstacles les plus fréquemment cités figure l’accès au financement, un enjeu qui continue de peser sur le développement des PME et des jeunes entreprises innovantes en Tunisie.

Dans ce contexte, de nouvelles opportunités de soutien continuent d’émerger. L’ambassade des États-Unis en Tunisie a annoncé, dans un communiqué, le lancement d’un appel à projets destiné à renforcer les liens économiques entre les États-Unis et la Tunisie à travers le financement d’initiatives innovantes à vocation commerciale et économique.

Porté par le département d’État américain, ce programme prévoit des subventions allant de 250 000 dollars à 20 millions de dollars (soit environ 60 millions de dinars tunisiens) pour accompagner des projets susceptibles de stimuler les échanges commerciaux et de contribuer au développement économique. Les initiatives devront notamment présenter un impact dans plusieurs pôles économiques majeurs du pays, notamment le Grand Tunis, Sfax, Sousse et Bizerte.

Cette initiative intervient alors que l’accès aux ressources financières demeure une préoccupation centrale pour de nombreux entrepreneurs tunisiens. Plusieurs études récentes consacrées aux PME soulignent que le financement reste un obstacle majeur, particulièrement au démarrage des projets. En pratique, de nombreux entrepreneurs s’appuient d’abord sur leurs ressources personnelles ou celles de leur entourage avant de pouvoir accéder à des mécanismes institutionnels.

Face à ce défi, plusieurs dispositifs publics et privés ont progressivement été développés en Tunisie pour accompagner les porteurs de projets. Parmi eux figurent les programmes d’appui de la Banque tunisienne de solidarité (BTS), les structures d’accompagnement liées à l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII), le programme Femmes Entrepreneures de Tunisie (dont l’appel à candidatures est prévu vers la fin de l’année 2026) ainsi que d’autres initiatives privées d’investissement et d’accompagnement.

L’appel lancé par l’ambassade américaine vient ainsi compléter cet écosystème de soutien. Il s’adresse aux organisations à but non lucratif, aux universités, aux entreprises privées ainsi qu’aux organisations internationales disposant d’une expertise du contexte tunisien.

Les projets retenus disposent d’une période de mise en œuvre allant de 12 à 36 mois.  

Selon les informations communiquées par l’ambassade des États-Unis en Tunisie, la procédure de candidature se déroule en plusieurs étapes. Les candidats doivent, dans un premier temps, soumettre une déclaration d’intérêt (“Statement of Interest – SOI”) de une à trois pages présentant les grandes lignes du projet, ses objectifs et son potentiel d’impact. Les porteurs de projets présélectionnés pourront ensuite être invités à déposer un dossier complet.

Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 30 septembre 2026 via la plateforme MyGrants. Les candidats peuvent également demander des informations complémentaires auprès des services concernés en mentionnant la référence du programme DFOP0018712.

À travers cet appel, l’ambassade américaine met en avant le rôle des initiatives économiques comme levier de coopération bilatérale. Pour les acteurs tunisiens, cette opportunité constitue une source de financement supplémentaire dans un environnement où l’enjeu est de permettre aux idées innovantes de franchir le cap de la création et de devenir des projets économiquement viables.

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Retards de paiement : la FTAPME presse l’État de régler les créances des PME

30. Juni 2026 um 10:14

La Fédération tunisienne des artisans et petites et moyennes entreprises (FTAPME) hausse une nouvelle fois le ton. Dans un communiqué publié lundi 29 juin 2026, elle dénonce la persistance des retards de paiement de plusieurs entreprises et établissements publics envers leurs fournisseurs, malgré l’exécution des prestations et le respect des procédures contractuelles. L’organisation estime que...

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PME : Mehdi Barbouch dénonce une « asphyxie » fiscale et la concurrence du marché parallèle

18. Juni 2026 um 10:28

La pression fiscale, la contrebande, les retards de paiement de l’État et les difficultés d’accès au financement menacent la survie d’une partie croissante des petites et moyennes entreprises tunisiennes. C’est le constat dressé par le président de la Fédération tunisienne des artisans et petites et moyennes entreprises (FTAPME), Mehdi Barbouch, qui a alerté sur la...

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« Citoyen superviseur » : la FTAPME veut faire des citoyens les contrôleurs de l’administration

15. Juni 2026 um 13:34

La Fédération tunisienne des artisans et des petites et moyennes entreprises (FTAPME) appelle à la mise en place d’une plateforme numérique et d’une application mobile baptisées « Citoyen superviseur ». Dans un communiqué publié dimanche 14 juin 2026, l’organisation estime que cet outil permettrait aux citoyens, aux artisans et aux chefs d’entreprise de signaler les...

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