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Tunisie : 127 stations d’épuration, 152 plages nettoyées

05. Juni 2026 um 16:25

À l’occasion de la Journée nationale et internationale de l’environnement, célébrée ce vendredi 5 juin 2026 par le ministère de l’Environnement sous le thème « Green Waves : Small Actions, Big Impacts », le ministre Habib Abid a mis en avant les principales réalisations et ambitions de la Tunisie en matière d’assainissement, de protection du littoral, de gestion des déchets et de préservation de la biodiversité. L’occasion de dresser un état des lieux marqué par des chiffres significatifs et des objectifs ambitieux à l’horizon 2030.

La Tunisie accélère ses efforts en matière de protection de l’environnement, de gestion des ressources en eau et de préservation de la biodiversité. C’est ce qu’a affirmé le ministre de l’Environnement, Habib Abid, en dressant un état des lieux des principaux chantiers engagés à l’échelle nationale.

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Sur le volet de l’assainissement, le ministre a indiqué que le pays dispose aujourd’hui de 127 stations d’épuration, capables de traiter près d’un million de mètres cubes d’eaux usées par jour. Ce dispositif s’appuie sur un réseau de plus de 18.500 kilomètres de conduites et permet de couvrir environ 70 % de la demande nationale en matière d’assainissement.

Selon Habib Abid, le Plan 2026-2030 devrait permettre de porter ce taux à près de 80 %, grâce à de nouveaux investissements destinés à renforcer les infrastructures existantes et à étendre les services aux zones encore non couvertes.

Le ministre a également souligné l’importance de la valorisation des eaux traitées. Bien que leur qualité reste perfectible, elles représentent, selon lui, une ressource stratégique pour l’agriculture et un levier important pour la protection de l’environnement marin.

Concernant la propreté des plages, les efforts ont été renforcés cette année. Après un programme ayant concerné 133 plages en 2025, le ministère est passé à 152 plages en 2026. La campagne de nettoyage a été lancée dès le 1er juin afin de préparer la saison estivale et d’améliorer la qualité du littoral tunisien.

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Parallèlement, plusieurs grands projets d’aménagement et de protection du littoral sont en cours. Le ministère mène notamment des interventions destinées à lutter contre l’érosion côtière et à préserver les écosystèmes marins les plus vulnérables.

La gestion des déchets constitue également un axe majeur de la stratégie environnementale. Habib Abid a révélé que près de 37 000 tonnes de déchets ont été collectées dans le cadre des opérations menées récemment, soit une hausse de 30 % par rapport aux volumes habituellement enregistrés. Face à cette progression, le ministère entend désormais accentuer les efforts de valorisation et de recyclage afin de transformer ces déchets en ressources économiques.

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Environnement: la Tunisie investit 5,6 milliards de dinars, mais le défi reste humain

05. Juni 2026 um 14:52

À l’occasion de la Journée nationale et internationale de l’environnement, célébrée cette année sous le thème « Green Waves : Small Actions, Big Impacts », le directeur général de l’Agence nationale de protection de l’environnement (ANPE), Mohamed Naceur Jeljeli, a plaidé pour un changement profond des comportements afin d’accompagner les investissements engagés dans la transition écologique.

Un chiffre a particulièrement retenu l’attention : la Tunisie a mobilisé près de 5,6 milliards de dinars d’investissements dans les secteurs liés à l’environnement en une seule année. Un montant qui englobe notamment les énergies renouvelables, l’agriculture durable, le tourisme écologique, les stations d’épuration, les décharges contrôlées et l’ensemble des activités relevant de l’économie verte.

« C’est un chiffre important », a souligné Mohamed Naceur Jeljeli, rappelant que l’environnement constitue aujourd’hui un véritable levier de développement économique et non plus seulement une question de protection des ressources naturelles.

Sur le plan international, la Tunisie occupe également une position « honorable » dans le classement relatif à la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD), se situant autour de la 66e place sur 167 pays.

Pour autant, le responsable estime que ces performances demeurent insuffisamment perceptibles pour les citoyens. Selon lui, un décalage persiste entre les indicateurs et la réalité vécue au quotidien. « Lorsque le citoyen voit des déchets dans la rue ou sur les plages, il lui est difficile de percevoir les progrès reflétés par les rapports internationaux », a-t-il expliqué.

Face à ce constat, l’ANPE entend placer l’être humain au cœur de son action. Si les infrastructures et les réglementations demeurent indispensables, elles ne sauraient à elles seules garantir le succès de la transition écologique.

« On peut investir des centaines de millions de dinars dans les stations de traitement et de valorisation des déchets. Mais si les déchets ne sont pas triés à la source, les coûts augmentent et les projets risquent d’échouer », a averti le directeur général.

L’Agence mise ainsi sur l’éducation, la culture environnementale et la sensibilisation comme leviers prioritaires. Plusieurs initiatives citoyennes, portées par des élèves, des associations, des maisons de jeunes, des établissements éducatifs et des collectivités locales, ont été mises à l’honneur lors de cette manifestation.

En conclusion, Mohamed Naceur Jeljeli a résumé sa vision en une formule : « Il est impossible de construire une économie verte avec des mentalités qui ne le sont pas. Les équipements peuvent nettoyer les plages, mais seule la conscience citoyenne peut empêcher qu’elles soient polluées. »

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Tunisie | 13 000 mètres cubes de déchets ramassés sur les plages

05. Juni 2026 um 10:27

Environ 13 000 mètres cubes de déchets ont été ramassés sur les plages tunisiennes lors de la dernière campagne de nettoyage du littoral menée par l’Agence tunisienne de protection et d’aménagement du littoral (Apal). 85 % de ces déchets étaient du plastique, soit plus de 11 000 mètres cubes de bouteilles, sacs, emballages et autres matériaux éparpillés le long de la côte.

Ces données ont été communiquées par Nabil Mokhtar, responsable du programme de nettoyage des plages à l’Apal, sur les ondes de Mosaïque FM.

Selon M. Mokhtar, l’accumulation de déchets sur les côtes reste largement liée aux comportements individuels, notamment l’abandon de plastique et d’emballages sur les plages ou directement dans la mer.

En prévision de la prochaine saison balnéaire, le programme annuel de nettoyage a été étendu à 152 plages, réparties sur environ 180 kilomètres de littoral, couvrant une superficie totale de près de 6 500 hectares.

Les opérations, déjà en cours, devraient se poursuivre tout au long de l’été et, si nécessaire, jusqu’en octobre.

L’inquiétude porte notamment sur la persistance des matières plastiques dans le milieu marin. Un sac plastique peut mettre entre 100 et 500 ans à se dégrader, tandis qu’une bouteille plastique peut persister dans l’environnement pendant environ 450 ans. De plus, la dégradation ne résout pas le problème : les déchets se fragmentent en microplastiques susceptibles de contaminer l’eau, les sédiments et la chaîne alimentaire marine.

Ce problème est particulièrement préoccupant pour la Tunisie, pays qui possède plus de 1 300 kilomètres de côtes et dont l’économie repose fortement sur la baignade, le tourisme côtier et la pêche.

La présence de déchets sur les plages représente donc non seulement une menace pour les écosystèmes marins et la biodiversité, mais aussi un risque pour l’attractivité touristique du pays et les activités économiques liées au secteur maritime.

La campagne Apal s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale «Littoral sans plastique», promue par le ministère de l’Environnement avec le soutien de la Banque mondiale. Cette stratégie vise à réduire la pollution plastique marine grâce à une meilleure gestion des déchets dans les villes côtières, aux outils de l’économie circulaire et à des actions de sensibilisation. Les autorités tunisiennes soulignent toutefois que les campagnes de collecte, bien que nécessaires, ne sauraient remplacer la prévention.

La réduction des plastiques à usage unique, le tri et l’élimination appropriés des déchets, ainsi qu’une plus grande responsabilisation des usagers des plages, demeurent essentiels pour limiter l’accumulation de déchets le long du littoral méditerranéen tunisien.

I. B.

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La Tunisie relance la valorisation des peaux d’animaux de sacrifice

27. Mai 2026 um 12:00

L’Institut national de formation environnementale appelle les citoyens à participer activement à la réussite de la campagne nationale de collecte des peaux issues des sacrifices de l’Aïd, en adoptant des pratiques de dépôt propres, organisées et respectueuses de l’environnement.

Selon l’institut, ces peaux constituent une ressource économique sous-exploitée, capable d’alimenter plusieurs filières industrielles, notamment la maroquinerie, la chaussure, la fabrication de sacs ainsi que divers produits artisanaux. Leur valorisation permettrait ainsi de réduire le gaspillage et de transformer un déchet potentiel en matière première à forte valeur ajoutée.

Réduire la pollution et renforcer l’économie circulaire

Au-delà de l’aspect industriel, la collecte organisée des peaux contribue à limiter les impacts environnementaux liés à leur abandon dans la nature ou leur mélange avec les déchets ménagers. Une mauvaise gestion de ces déchets organiques peut en effet générer des nuisances sanitaires et des risques de pollution.

Lire aussi : Aïd El-Idha : 40 mille tonnes de déchets

Cette initiative s’inscrit pleinement dans une dynamique d’économie circulaire, visant à prolonger la durée de vie des ressources, à encourager le recyclage et à réduire l’empreinte écologique des activités humaines.

Consignes pratiques aux citoyens

L’institut recommande plusieurs gestes simples pour garantir l’efficacité de la collecte : éviter de jeter les peaux dans la nature ou avec les ordures ménagères, les nettoyer autant que possible, les conserver dans des sacs adaptés, puis les déposer dans les points de collecte agréés.

Il insiste également sur l’importance de la sensibilisation collective afin de diffuser une culture de responsabilité environnementale et d’encourager des comportements citoyens plus respectueux.

Un potentiel de développement local

En optimisant la récupération de ces matières premières, la Tunisie pourrait renforcer ses industries locales de transformation du cuir, créer de nouvelles opportunités d’emploi et consolider ses chaînes de valeur. Cette démarche s’inscrit dans une logique plus large de développement durable, combinant protection de l’environnement et soutien à l’économie nationale.

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Snapshot : Devant l’école de Bhar Lazreg, un sacrilège qui s’assume

24. April 2026 um 10:22

Depuis plusieurs semaines, des vandales ordinaires souillent le seuil d’une école en jettant leurs poubelles en face de la porte d’entrée de l’établissement scolaire.

Comme une benne à ordures se trouve à proximité, il devient évident que ces actes sont prémédités et visent le savoir ainsi que les écoliers.

Il y a quelques jours, un panneau rudimentaire a été placé pour signifier et souligner l’interdiction de jeter des déchets. Le panneau a été arraché et ce manège sacrilège continue comme pour nous dire que les pollueurs gagnent toujours et ne respectent même pas les enfants et leur école.

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Déchets plastiques : La Tunisie étudie une hausse du soutien financier

17. April 2026 um 10:29

Le ministre de l’Environnement, Habib Abid, a indiqué que le secteur de la collecte des déchets plastiques fait actuellement l’objet de discussions avec les acteurs concernés, dans le cadre d’une réflexion sur ses difficultés structurelles.

Dans une réponse à une question écrite du député Abdessatar Zraïri, le ministre a précisé que plusieurs réunions ont été tenues avec les entreprises de collecte contractées par l’Agence nationale de gestion des déchets. Ces échanges ont notamment porté sur les contraintes financières et opérationnelles auxquelles fait face la filière.

Proposition de révision à la hausse des prix

Parmi les pistes évoquées figure une proposition de révision à la hausse des prix de reprise de certains types de déchets plastiques. Cette mesure viserait à améliorer la rentabilité de la collecte et à renforcer l’attractivité du secteur, souvent jugé peu viable dans ses conditions actuelles.

Le ministre a toutefois souligné qu’aucune décision n’a été arrêtée à ce stade. Le projet reste à l’étude en coordination avec le ministère des Finances, qui devra évaluer la possibilité d’intégrer cette mesure dans les lois de finances de 2026 ou 2027.

Lire aussi : Tunisie : 10.000 « barbéchas » valorisent 200.000 tonnes de déchets chaque année

Cette orientation, encore au stade de proposition, s’inscrit dans un contexte plus large de recherche de solutions pour améliorer la gestion des déchets plastiques et soutenir les opérateurs du secteur.

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Tunisie : Vers des amendes, une appli mobile et des travaux d’intérêt général contre les déchets sauvages

15. April 2026 um 13:01

Face à la dégradation croissante de la propreté dans plusieurs villes tunisiennes, un groupe de députés a déposé devant la commission parlementaire de l’Industrie, du Commerce, des Ressources naturelles, de l’Énergie et de l’Environnement une proposition de loi visant à interdire et sanctionner plus fermement le dépôt anarchique de déchets dans les espaces publics.

Le texte se veut structuré autour d’une double logique : responsabiliser l’État sur les équipements nécessaires et imposer une responsabilité citoyenne renforcée, à travers la sensibilisation et des amendes graduelles.

Entre prévention et répression

La proposition impose d’abord à l’État et aux collectivités de mettre à disposition des conteneurs et infrastructures de collecte adaptés, condition jugée indispensable pour rendre la règle applicable.

En parallèle, elle prévoit des sanctions financières progressives, des mesures éducatives selon la gravité des infractions, le recours possible à des travaux d’intérêt général, et l’obligation, dans certains cas, de participer au nettoyage des espaces publics.

Les initiateurs du texte défendent la protection de la propreté urbaine comme un véritable “droit collectif”, dans le prolongement de l’article 45 de la Constitution garantissant le droit à un environnement sain.

Une application mobile pour signaler les contrevenants

Parmi les nouveautés majeures, la proposition introduit un mécanisme digital de signalement via une application mobile, permettant aux citoyens de notifier les infractions constatées dans leur quartier ou dans les lieux publics.

Ce dispositif viendrait compléter les constats dressés par les agents municipaux et les forces habilitées, avec l’objectif de mieux documenter les infractions et accélérer les interventions.

Cette innovation marque une volonté d’entrer dans une gestion plus intelligente et participative de la propreté urbaine.

Le projet met également l’accent sur la prévention à long terme, avec le renforcement des campagnes de sensibilisation dans les établissements scolaires, les espaces publics, les quartiers à forte densité, et les zones les plus touchées par les dépôts sauvages.

Les jeunes et la société civile devraient être davantage impliqués dans les actions de contrôle, d’éducation et de valorisation des déchets.

Tri sélectif, vidéosurveillance et sanctions aggravées

Lors des débats, plusieurs députés ont plaidé pour aller plus loin en proposant des conteneurs dédiés au tri sélectif, le recours à des dispositifs de surveillance, le renforcement des moyens des municipalités, un durcissement des sanctions pour les déchets médicaux, industriels et électroniques, et une meilleure protection des ressources en eau et des espaces verts.

Certains élus ont toutefois rappelé que la législation actuelle prévoit déjà des sanctions, estimant qu’une révision du cadre existant pourrait parfois être plus efficace qu’un nouveau texte.

Un enjeu de santé publique et d’attractivité urbaine

Au-delà de la propreté, les députés soulignent que l’enjeu touche directement la santé publique, l’environnement, l’image des villes, l’attractivité touristique, et la qualité de vie des habitants.

Dans un contexte de moyens municipaux limités et d’absence d’un véritable code de l’environnement, cette initiative ambitionne de combler plusieurs vides juridiques et de poser les bases d’une réponse plus moderne aux crimes environnementaux.

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Déchets ménagers en Tunisie : 3,3 millions de tonnes par an, un défi environnemental majeur

27. März 2026 um 12:38

La Tunisie fait face à une pression croissante en matière de gestion des déchets. Devant le Parlement, le ministre de l’Environnement, Habib Abid, a dressé, aujourd’hui, un état des lieux préoccupant, révélant l’ampleur des volumes produits et les défis structurels liés à leur traitement, tout en appelant à un sursaut collectif pour surmonter les blocages.

Une production massive et un système sous pression

Chaque année, la Tunisie génère environ 3,3 millions de tonnes de déchets ménagers, collectés par les municipalités à l’aide d’un parc de plus de 3400 véhicules, un niveau qui met à rude épreuve les capacités de gestion existantes.

Face à cette réalité, le système actuel repose principalement sur les décharges contrôlées, considérées comme un levier essentiel pour lutter contre la prolifération des dépôts anarchiques.

17 décharges contrôlées, mais une couverture incomplète

Le pays compte actuellement 17 décharges contrôlées opérationnelles, dont 11 gérées par l’Agence nationale de gestion des déchets et 6 sous la responsabilité des municipalités.

Ces installations permettent de traiter près de 2,8 millions de tonnes de déchets, soit une grande partie des volumes produits annuellement. Toutefois, le ministre a précisé que le rôle de son département se limite essentiellement à la réception et à l’acheminement des déchets vers ces sites, laissant apparaître des limites dans la chaîne globale de gestion.

Certaines régions restent par ailleurs dépourvues d’infrastructures adaptées, accentuant les déséquilibres territoriaux.

Le défi de l’acceptation sociale

Au-delà des contraintes techniques et logistiques, un obstacle majeur persiste : le refus des populations locales d’accueillir des infrastructures de traitement à proximité de leurs lieux de vie.

Le ministre a ainsi évoqué le phénomène dit du « Not In My Backyard » (NIMBY), soulignant que cette opposition freine considérablement la mise en œuvre des projets. Il a appelé les députés à jouer un rôle actif dans la sensibilisation des citoyens afin de favoriser l’acceptation de ces équipements pourtant indispensables.

Entre volumes en hausse, infrastructures insuffisantes et résistances sociales, les autorités sont confrontées à une équation complexe qui nécessite des réponses structurelles et une mobilisation collective.

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