Normale Ansicht

Global Attractiveness Index 2026 : la Tunisie gagne 12 places mais reste reléguée au 105e rang mondial

14. September 2026 um 13:18

La Tunisie fait un bond de 12 positions dans l’édition 2026 du Global Attractiveness Index (GAI) et se hisse à la 105e place mondiale. Si ce sursaut traduit une amélioration nette de son score, il ne permet pas encore au pays d’extirper son économie du groupe à « attractivité moyenne-faible ». Tout en maintenant un écart significatif avec ses voisins maghrébins.

Publié le 4 septembre 2026 par le cabinet The European House – Ambrosetti (TEHA Group), le Global Attractiveness Index livre son verdict annuel sur la capacité de 146 économies à attirer et retenir les investissements, les compétences, les entreprises et les capitaux.

Pour la Tunisie, le cru 2026 apporte une bouffée d’oxygène au niveau comptable : le pays gagne 12 places pour s’établir au 105e rang mondial avec un score de 22,8 points; contre la 117e position (17,1 points) enregistrée en 2025.

Un rebond statistique qui masque des fragilités structurelles

Malgré cette progression encourageante, la Tunisie demeure ancrée dans le groupe des économies à « Medium-Low Attractiveness » (attractivité moyenne-faible). Une catégorie caractérisée par des blocages récurrents pesant sur l’environnement des affaires, la productivité et la rétention du capital humain.

L’évaluation du GAI s’appuie sur quatre piliers stratégiques :

  • L’ouverture : l’intégration commerciale, financière et touristique.
  • L’innovation : la capacité à générer et adopter des technologies de pointe.
  • L’efficacité : la performance économique, le cadre fiscal et la productivité du travail.
  • La dotation en ressources (Endowment) : les infrastructures de base, le capital humain et les ressources naturelles.

C’est précisément sur ces axes, notamment l’efficience institutionnelle et la modernisation des infrastructures logistiques, que le pays accuse un retard de compétitivité dû aux contraintes de financement public.

Distancée par le trio maghrébin et hors du Top 10 africain

À l’échelle du continent africain, la Tunisie se classe au 11e rang. Le pays continue de subir le contrecoup de la concurrence régionale, se faisant devancer par les trois autres poids lourds d’Afrique du Nord en l’occurrence :

  • Le Maroc se hisse au 84e rang mondial (28,7 points), porté par la montée en gamme de ses infrastructures et la diversification de son tissu industriel ;
  • L’Algérie occupe la 85e place (28,6 points) ;
  • L’Égypte se positionne en 88e position (27,6 points).

Le leadership africain reste quant à lui préservé par l’Île Maurice (83e mondial avec 28,9 points), plébiscitée pour la fluidité de son écosystème financier et de ses services aux entreprises.

Les États-Unis indétrônables, les EAU au sommet du monde arabe

À l’échelle internationale, le sommet du classement reste dominé par les États-Unis (score maximal de 100 points), suivis par la Chine (93,1 points) et Singapour (85,1 points). L’Allemagne (4e), le Royaume-Uni (5e) et le Japon (6e) complètent le peloton de tête des grandes puissances industrielles.

Dans le monde arabe, les Émirats arabes unis font figure d’exception en décrochant une brillante 7e place mondiale, s’imposant comme la seule nation de la région MENA au sein du Top 10 global, devant la Suisse (8e), les Pays-Bas (9e) et la France (10e).

En somme, pour la Tunisie, ce gain de 12 places constitue un signal de reprise qu’il faudra désormais consolider par des réformes structurelles profondes, indispensables pour sortir durablement de la zone de vulnérabilité et capter de nouveaux investissements directs étrangers (IDE).

L’article Global Attractiveness Index 2026 : la Tunisie gagne 12 places mais reste reléguée au 105e rang mondial est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Rentrée scolaire 2026 : 672 MDT investis, un bond de 40 % en un an

14. September 2026 um 12:05

Le volume des investissements réalisés au titre de l’année scolaire en cours a atteint près de 672 millions de dinars (MDT), soit une hausse estimée à 40 % par rapport à la saison précédente. C’est ce qu’a indiqué le directeur général du Centre national des technologies en éducation, Skandar Ghania, qualifiant cette rentrée scolaire d’exceptionnelle à tous les niveaux.

Sur le plan des inscriptions, le taux d’inscription  à distance a atteint 98 %, un niveau record obtenu après la généralisation du processus d’inscription numérique à l’ensemble des cycles d’enseignement, dans les établissements publics comme privés. Iskandar Ghania a précisé que les opérations de paiement électronique constituent l’indicateur direct et précis permettant de connaître le nombre réel d’élèves inscrits dans le secteur public.

En matière d’infrastructures, 23 nouveaux établissements ont été ouverts, parmi lesquels deux établissements de la deuxième chance implantés à Nabeul et à Béja, ainsi qu’un complexe sportif à Kairouan. Ce dispositif s’accompagne de la création de 291 nouveaux espaces d’enseignement, répartis entre salles de classe et laboratoires, pour un coût total avoisinant 150 MDT. Les opérations d’entretien ont quant à elles concerné plus de 1 500 établissements éducatifs, dont environ 1 200 seront entièrement prêts dès le démarrage de l’année scolaire, mobilisant des crédits financiers dépassant 400 MDT.

La sécurité des établissements n’a pas été négligée. Des programmes spécifiques ont été adoptés pour renforcer la sûreté des écoles, avec l’installation de caméras de surveillance dans les établissements dépourvus de gardiens de nuit. Une enveloppe d’environ 68 MDT a par ailleurs été consacrée à la construction et à la rénovation de clôtures d’établissements éducatifs, notamment celles menaçant de s’effondrer.

Concernant les équipements pédagogiques, du matériel spécifique a été alloué aux classes préparatoires ainsi qu’à l’ensemble des autres cycles. L’acquisition la plus notable concerne 100 000 tables doubles, pour un coût avoisinant 33,6 MDT, destinées à équiper plus de 6 300 salles de classe.

L’article Rentrée scolaire 2026 : 672 MDT investis, un bond de 40 % en un an est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Partenariat Tunisie-Madagascar : cap sur l’innovation, le transport maritime et l’investissement

12. September 2026 um 12:31

La Chambre de commerce tuniso-malgache a signé à Bruxelles un accord de partenariat avec le groupe GTIS FZE et Macademya, la désignant partenaire d’affaires officiel de l’ensemble. L’accord a été conclu par Mohamed Habib Ben Romdhane, président de la chambre, et Yassine El Fassi, représentant du groupe.

L’initiative vise à concrétiser des projets et des investissements effectifs afin d’accroître le volume des échanges entre les deux pays, de renforcer la présence des entreprises tunisiennes à Madagascar et de valoriser, par ricochet, le positionnement de la Tunisie comme porte d’entrée vers d’autres marchés régionaux.

Cette alliance intervient dans un contexte où la Tunisie cherche à diversifier ses marchés extérieurs en Afrique, tandis que Madagascar, forte de plus de 32 millions d’habitants, fait face à d’importants défis d’infrastructures, d’emploi et d’investissement. Des données de la Banque mondiale indiquent une croissance d’environ 3 % pour l’économie malgache en 2025, alors que le niveau des échanges bilatéraux reste actuellement en deçà du potentiel réel des deux nations. En effet, les exportations de Madagascar vers la Tunisie s’élevaient à 2,39 millions de dollars en 2024, tandis que ses importations en provenance de la Tunisie atteignaient 12,09 millions de dollars (produits industriels et agroalimentaires).

Le cadre d’action défini par les signataires cible en priorité les technologies innovantes, le transport maritime avec une attention particulière portée au projet BatoBus Madagascar, la formation professionnelle ainsi que les projets structurants. En facilitant la mise en relation des acteurs économiques et des investisseurs, ce rapprochement s’inscrit dans une dynamique globale de développement des relations économiques tuniso-africaines.

L’article Partenariat Tunisie-Madagascar : cap sur l’innovation, le transport maritime et l’investissement est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

L’Algérie veut moderniser ses ports et simplifier l’investissement

10. September 2026 um 14:40

L’Algérie engage une nouvelle réorganisation de ses ports commerciaux, avec l’objectif de spécialiser chaque infrastructure dans certains secteurs et de mieux répartir les flux d’importation et d’exportation.

L’Algérie veut revoir en profondeur l’organisation de ses ports commerciaux. Le président Abdelmadjid Tebboune a chargé le gouvernement d’élaborer un dispositif permettant de spécialiser les différents ports dans des activités ou secteurs déterminés, afin de mieux répartir les opérations d’importation et d’exportation et de dynamiser les échanges commerciaux.

La décision a été prise le 9 septembre lors d’une réunion gouvernementale consacrée au secteur de l’investissement, en présence notamment des ministres des Finances, de l’Industrie, du Commerce, de l’Agriculture et du Travail, ainsi que de représentants des Douanes et de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement.

Dans ce nouveau schéma, le port de Mostaganem, dans l’ouest du pays, sera exclusivement dédié aux opérations d’importation réalisées par les entreprises et établissements publics. L’objectif est de répartir plus efficacement l’activité portuaire entre les différentes infrastructures nationales.

Cette idée de spécialisation n’est toutefois pas nouvelle. Elle avait été avancée dès août 2022 par l’ancien ministre des Transports, Abdallah Moundji, dans le cadre d’une réflexion visant à réorganiser le trafic maritime commercial et à répartir les activités entre les ports selon une logique plus équilibrée.

Pour les autorités algériennes, la spécialisation doit notamment permettre de corriger les déséquilibres actuels entre les ports. Certaines infrastructures concentrent une part importante du trafic, tandis que d’autres restent sous-exploitées. Cette situation contribue à la congestion portuaire et entraîne des coûts supplémentaires liés à l’attente prolongée des navires au large.

La réforme vise ainsi à réduire les temps d’attente, améliorer la fluidité des opérations et optimiser les capacités existantes, plutôt que de faire reposer l’amélioration du commerce extérieur uniquement sur la construction de nouvelles infrastructures.

Cette orientation intervient alors que l’Algérie cherche plus largement à renforcer ses infrastructures logistiques et à moderniser la gestion de ses ports. Des mesures précédentes avaient notamment porté sur l’extension des horaires de travail dans plusieurs grands ports commerciaux afin de fonctionner en continu, 24 heures sur 24 et sept jours sur sept.

Le foncier industriel au cœur de la réforme

La réforme portuaire s’accompagne d’une autre mesure destinée à soutenir l’investissement : le lancement immédiat d’un recensement national du foncier industriel. Le gouvernement veut disposer d’une base de données précise sur les terrains disponibles et ceux déjà affectés à des projets industriels. L’objectif est de mieux connaître les réserves foncières mobilisables et de les intégrer dans une véritable cartographie nationale de l’investissement.

Selon des données présentées au Parlement en avril dernier par l’ancien ministre de l’Industrie, Yahia Bachir, le portefeuille foncier industriel comptait 1 675 terrains disponibles, représentant une superficie totale supérieure à 3 100 hectares. Parmi eux, 1 427 terrains étaient destinés à l’investissement industriel.

Depuis 2022, la gestion du foncier industriel a été progressivement retirée aux autorités locales au profit de l’Agence nationale du foncier industriel, avec l’ambition de réduire les délais d’accès aux terrains nécessaires à la réalisation des projets.

Le « guichet unique » doit devenir opérationnel

Autre volet de la réforme : l’activation effective du « guichet unique » destiné aux investisseurs. Abdelmadjid Tebboune a demandé sa mise en service effective d’ici à la fin septembre 2026, afin de réduire les procédures administratives et de faciliter la réalisation des projets.

Le président algérien a également ordonné l’accélération de la numérisation des procédures d’investissement, en coordination notamment avec les services fiscaux, les Domaines de l’État et les Douanes.

La digitalisation de l’administration économique constitue depuis plusieurs années l’un des axes majeurs de la politique gouvernementale. Mais sa mise en œuvre a rencontré des résistances. En février 2025, Tebboune avait évoqué l’existence de blocages au sein de certaines administrations et accusé des intérêts financiers de s’opposer à la numérisation de plusieurs services économiques. Une commission d’enquête avait alors été chargée d’identifier les responsables de ces entraves.

Avec la spécialisation des ports, le recensement du foncier industriel et la généralisation du guichet unique, Alger cherche donc à agir simultanément sur trois maillons essentiels de la chaîne économique : la logistique, le foncier et les procédures administratives. L’enjeu est de réduire les coûts et les délais qui pèsent encore sur le commerce extérieur et l’investissement, tout en améliorant l’utilisation des infrastructures existantes.

L’article L’Algérie veut moderniser ses ports et simplifier l’investissement est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Industrie : Les investissements déclarés progressent de 18% et près de 13.000 emplois annoncés

09. September 2026 um 08:35

Les investissements industriels déclarés ont progressé de 18% durant les quatre premiers mois de 2026, selon les données de l’APII. La période a enregistré 745 projets déclarés pour un montant global de 754,6 millions de dinars et un potentiel de 12.934 emplois. Ces chiffres viennent préciser l’annonce faite mardi par le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Slah Zouari, qui avait évoqué une hausse de 18% des investissements industriels et environ 13.000 emplois supplémentaires.

754,6 millions de dinars d’investissements déclarés

Intervenant le 8 septembre lors de la cinquième réunion ministérielle du COMESA consacrée à l’industrie, organisée en Zambie par visioconférence, Slah Zouari a présenté la hausse des investissements industriels comme un indicateur du dynamisme du secteur et de son rôle dans la création d’emplois. Il avait toutefois indiqué seulement que cette progression concernait « les premiers mois » de 2026, sans préciser la période ni le montant correspondant.

Les données de l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation permettent désormais de préciser ce point : sur les quatre premiers mois de l’année, 745 projets industriels ont été déclarés, représentant 754,6 millions de dinars d’investissements. La hausse de 18% concerne donc les investissements déclarés par rapport à la même période de 2025.

Près de 13.000 emplois potentiels

L’autre chiffre avancé par le ministre, celui d’environ 13.000 emplois supplémentaires, correspond également aux données de l’APII. L’agence recense exactement 12.934 emplois potentiels associés aux projets industriels déclarés durant les quatre premiers mois de 2026.

Ces 12.934 emplois correspondent à un potentiel d’emplois lié aux projets déclarés. Ils ne doivent donc pas être interprétés comme 13.000 recrutements déjà effectués ou comme des postes effectivement occupés.

Les industries agroalimentaires en tête

La progression est particulièrement marquée dans les industries agroalimentaires, dont les investissements déclarés ont augmenté de 59,7%, à 312,9 millions de dinars.

Les industries diverses enregistrent pour leur part une hausse de 90,4%, portant leurs investissements à 128,5 millions de dinars. Les industries mécaniques et électriques, importantes pour l’activité exportatrice, affichent une progression plus modérée de 9,6%, à 217,5 millions de dinars.

Ces secteurs figurent également parmi les activités que Slah Zouari a présentées comme porteuses pour la diversification de la base productive, l’augmentation de la valeur ajoutée et le renforcement de la compétitivité tunisienne.

Lire aussi :

L’article Industrie : Les investissements déclarés progressent de 18% et près de 13.000 emplois annoncés est apparu en premier sur webdo.

A Tunis, de nouveaux hôtels arrivent en dépit des défis de l’investissement

Tunis-Capitale continue d’attirer les grandes enseignes hôtelières, mais les chantiers à l’arrêt, certains depuis plusieurs années, rappellent les défis de l’investissement et la rigidité de la législation.

Tunis confirme son attractivité pour les grandes chaînes hôtelières internationales. Hilton, Accor, Marriott ou encore Radisson misent sur la capitale tunisienne, convaincus par le potentiel d’un marché porté par le tourisme d’affaires, les événements internationaux, le développement des quartiers du Lac et des Jardins de Carthage ainsi que la stabilité de la destination en termes d’arrivées de visiteurs de l’étranger.

Cette dynamique se traduit par plusieurs projets d’hôtels qui devraient enrichir l’offre d’hébergement haut de gamme au cours des prochaines années. Mais derrière ces annonces porteuses d’optimisme, la réalité des investissements demeure plus contrastée. Plusieurs projets emblématiques restent à l’arrêt, illustrant les difficultés administratives, juridiques ou financières auxquelles se heurtent les investisseurs.

5 projets portés par des enseignes internationales

Parmi les réalisations les plus avancées figure le Hilton Garden Inn des Jardins de Carthage. L’établissement de 170 chambres est annoncé pour une ouverture en janvier 2027. Il sera dirigé par Belhassen Tebourbi.

Le groupe Accor poursuit également son développement avec un Novotel actuellement en construction sur la route touristique de Gammarth. Le groupe prévoit également l’arrivée de l’enseigne Pullman aux Berges du Lac 2, rue de la Feuille d’Érable. Le contrat de franchise a été signé et l’ouverture est envisagée à l’horizon 2029-2030.

Du côté du groupe Marriott, un hôtel sous l’enseigne W Hotels est projeté dans la zone dite « Lac 0 ». Si le contrat de marque a été conclu, les travaux n’ont pas encore démarré.

Le groupe GNC poursuit, pour sa part, les travaux de son futur Radisson au Kram à un rythme peu soutenu et avec un retard conséquent sur le planning prévu. Aucune date d’ouverture est actuellement envisagée.

Ces investissements témoignent de l’intérêt renouvelé des opérateurs internationaux pour Tunis, une destination qui cherche à renforcer son offre hôtelière afin d’accompagner le développement du tourisme d’affaires, des congrès et d’une clientèle internationale à plus forte valeur ajoutée.

Des projets toujours bloqués

À côté de ces perspectives encourageantes, plusieurs dossiers restent toutefois figés depuis plusieurs années.

À Gammarth, le chantier du futur Dar Ismail (sur le site de l’ancien Kahena) est à l’arrêt, tout comme celui du projet La Cigale/Dar Naouar, porté par le groupe Majda, qui n’a toujours pas démarré.

Le projet de conversion de l’hôtel Le Palace sous enseigne Hilton demeure suspendu en raison de procédures juridiques frappant le groupe Alliance.

Aux Berges du Lac 2, le projet hôtelier développé par la société Tredco, comprenant 146 chambres et 19 suites, est interrompu depuis 2023, laissant un chantier inachevé.

Autre dossier emblématique, celui de la reconstruction de l’Hôtel du Lac, portée par la Lafico. Après l’entame des travaux de démolition, le chantier est aujourd’hui totalement interrompu.

À Sidi Bou Saïd, le mythique Hôtel Amilcar, loué par la CTDT auprès de l’UGTT, attend toujours sa renaissance. Le projet de reconstruction, qui devait aboutir à une réouverture sous l’enseigne Ritz-Carlton avec 129 suites, annoncée à l’époque pour 2014, reste lui aussi à l’arrêt.

Entre attractivité et réalités du terrain

La multiplication des signatures de contrats avec de grandes enseignes internationales confirme que Tunis conserve un réel pouvoir d’attraction auprès des investisseurs et des groupes hôteliers mondiaux. La capitale bénéficie d’atouts reconnus : une position stratégique en Méditerranée, une demande soutenue en hébergement d’affaires et une montée en gamme progressive de son offre touristique.

Toutefois, le passage de l’annonce à la réalisation demeure un exercice complexe. Les délais administratifs, les contraintes foncières, les procédures juridiques, les difficultés de financement ou encore les changements de conjoncture rallongent considérablement les calendriers d’exécution.

Si les nouveaux projets traduisent une confiance retrouvée dans le potentiel hôtelier de Tunis, ils rappellent également qu’au-delà des effets d’annonce, la réussite d’un investissement repose avant tout sur la capacité à lever les obstacles qui retardent la concrétisation des chantiers. C’est à cette condition que la capitale pourra pleinement transformer ses ambitions en nouvelles capacités d’accueil et consolider son positionnement parmi les grandes destinations urbaines de la Méditerranée.

©Destination Tunisie

L’article A Tunis, de nouveaux hôtels arrivent en dépit des défis de l’investissement est apparu en premier sur Tourisme, hôtels, voyages en Tunisie et ailleurs.

❌