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Cancer du sein : la reconstruction mammaire est gratuite à l’Institut Salah-Azaïz

Von: R. I
26. Oktober 2026 um 08:02

Alors que la Tunisie enregistre environ 4 400 mastectomies par an, le recours à la reconstruction mammaire demeure marginal. Estimé à moins de 1 % par le chirurgien plasticien et reconstructeur, le Dr Radhi Ben Nasser, ce taux met en lumière le manque d’information des patientes sur les possibilités offertes après une ablation du sein. […]

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D’Oradour sur Glane à Hébron | Même barbarie, même force aveugle

26. Oktober 2026 um 07:58

Benyamin Netanyahu et Yoav Gallant sont sous mandat d’arrêt international émis par la CPI. Bezalel Smotrich, le ministre extrémiste des Finances et des Colonies et Itamar Ben Gvir, le ministre raciste de la Sécurité – qui réserve la peine de mort par pendaison aux seuls Palestiniens – devraient aussi être sous mandat d’arrêt. Il faut espérer que les pays démocratiques exécutent ces mandats et interdisent, à tout le moins, le passage des criminels israéliens dans leur espace aérien. (Ph. L’armée israélienne expulse 2 600 Palestiniens d’Hébron : une opération de punition collective dans l’impunité la plus totale).

Mohamed Larbi Bouguerra *

«Nous sommes en guerre depuis trois ans… Votre désir de vengeance est sain, vous ne devriez pas avoir honte de le dire. Nous en avons assez de ces c… qui disent que l’ennemi est comme nous. Nous devons l’anéantir.» (Émission ‘‘Patriotes’’ du 7 octobre 2026 de la Chaîne 14 israélienne dévouée à Netanyahu à 100%).  

Dans la France occupée, le 10 juin 1944, l’armée nazie de Hitler, exécute un effroyable massacre dans le village d’Oradour/Glane situé à une vingtaine de kilomètres de Limoges. La population de ce bourg votait socialiste avant l’arrivée du Maréchal Pétain qui acceptait la collaboration avec les occupants allemands. Elle alimentait de diverses façons les nombreux foyers de résistance des Forces Françaises de l’Intérieur (FFI) des alentours qui infligeaient aux Allemands de lourdes pertes.

La division SS Das Reich investit avec des blindés et des engins sur chenilles. Elle encercle le village pour le couper du monde, puis les Allemands rassemblent toute la population et demandent qu’on leur indique les caches d’armes et les villageois qui possèdent une arme. Ils séparent ensuite les femmes et les enfants qu’ils enferment dans l’église où ils mettent le feu après qu’une bombe de gaz mortel n’a pas fonctionné et fusillent les hommes faisant au total 642 victimes et un village dévasté, aujourd’hui encore en ruine.

Yinon Magal, ancien député à la Knesset (Parlement israélien) proche du PM Netanyahu déclare : «Voilà à quoi devrait ressembler tout le territoire de Gaza, sans une seule maison, pierre sur pierre» (Télérama, n° 4006, 21 octobre 2026, p. 33). Israël a tué plus de 1000 Palestiniens en Cisjordanie depuis le 7 octobre.

Résistance à Hébron

Vendredi 23 octobre 2026, deux résistants palestiniens de Hébron (Al-Khalil), Firas et Hammouda al-Jaaba, à bord d’une voiture bien fournie en d’armes automatiques – provenant d’un réseau de résistants en Turquie, semble-t-il – attaquent un check-point sur la route 35 près de Hébron, tenu par l’armée d’occupation, tuant deux soldats et blessant trois autres. Après une course poursuite, des drones et des hélicoptères, les militaires sionistes les ont abattus.

Pour le chef d’état-major de l’armée sioniste, Eyal Zamir, «c’était une attaque grave. Une grande quantité de munitions a été trouvée dans le véhicule utilisé par les terroristes… Ces munitions étaient destinées à être utilisées dans une attaque à plus grande échelle.» (Le Monde, 25-26 octobre 2026, p. 2)

«Il ne fait aucun doute que ce réseau terroriste a opéré sous le nez des responsables du renseignement de l’armée israélienne et du Shin Bet, malgré un avertissement général selon lequel le Hamas avait l’intention de mener des attaques dans la région avant les élections prévues ce mardi», regrette le journal anglophone de droite israélien The Jerusalem Post du 25 octobre 2026.

Les élections générales israéliennes prévues pour le mardi 27 octobre présageant un mauvais score en faveur de Netanyahou, celui-ci a annoncé «une opération militaire d’une ampleur jamais vue depuis la guerre des Six Jours» pour rallier à sa cause sionistes religieux et autres messianiques. (Lire Jack Khoury, Haaretz, 24 octobre 2026).

Du coup, dans la nuit de vendredi à samedi, 250 familles palestiniennes – soit près de 2000 personnes – des quartiers Al- Jalda et Deir Balah – densément peuplés – ont été évacuées de leurs maisons car elles se trouvaient dans le voisinage du logement des deux résistants qui ont attaqué l’armée d’occupation, selon Khaled Fahd al-Qawasmi, maire-adjoint de Hébron qui ajoute que les familles n’ont été autorisées à prendre avec elles que le strict nécessaire pour aller soit dans un centre d’accueil préparé par la mairie soit chez des proches.

Al-Qawasmi apprend par ailleurs que les bulldozers de l’armée sont entrés en action dans les deux quartiers pour démolir des habitations. Israël veut tout détruire, dans le cadre du nettoyage ethnique voulu par Smotrich et Ben Gvir, ces ministres racistes et suprémacistes ; comme cela a été fait en 2025 pour les camps de réfugiés à Jenine, Tulkarem et Naplouse mettant dehors plus de 30 000 Palestiniens.

L’armée israélienne affirme que l’opération durera plusieurs jours. Elle a bloqué les entrées et les sorties de la ville ainsi que ceux de la ville proche de Halhul autorisant cependant les gens à sortir par trois points de contrôle après accord des services de sécurité. Les militaires se sont lancés à la recherche de suspects de «terrorisme» et d’armes.

De son côté, Netanyahu déclare : «Nous allons saisir toutes les armes et toutes les structures terroristes seront démolies.» Exactement comme disait le général Lammerding de l’armée allemande à Oradour/Glane en 1944 !

Tout aussi clair, le ministre sioniste de la Défense éructe : «Tout le quartier du clan à Hébron d’où les terroristes ont émergé aujourd’hui sera vidé de ses habitants et l’infrastructure de terreur sera traitée et démolie. C’est le seul langage que le terrorisme djihadiste comprend. Comme à Gaza et au Liban.»

Les services israéliens prétendent que les deux résistants palestiniens viennent d’un clan auquel appartiennent d’anciens prisonniers palestiniens libérés dans le cadre de l’échange avec le soldat Gilad Shalit.

Netanyahu, Gallant et Smotrich devraient être sous mandat d’arrêt

L’ONG des droits de l’homme israélienne B’Tselem condamne les plans de déplacement des populations et déclare : «Israël annonce ses crimes en préparation. Netanyahou et Katz ont fait état de leur intention de vider leur voisinage à Hébron et de rééditer le déplacement massif et la destruction infligés aux camps de réfugiés de Cisjordanie. Hébron est déjà sous cordon militaire et les démolitions ont commencé près du site de l’attaque. C’est clairement l’‘‘Elimination Project’’ (Projet d’élimination). Les gouvernements ont été avertis. Ils doivent agir maintenant pour prévenir une nouvelle vague de nettoyage ethnique et de crimes de guerre.»

Les responsables des massacres commis par les Nazis allemands en France, en Ukraine, en Pologne, en Italie ont été jugés au procès de Nuremberg et condamnés.

Benyamin Netanyahu et Yoav Gallant sont sous mandat d’arrêt international émis par la CPI. Bezalel Smotrich, le ministre extrémiste des Finances et des Colonies et Itamar Ben Gvir, le ministre raciste de la Sécurité – qui réserve la peine de mort par pendaison aux seuls Palestiniens – devraient aussi être sous mandat d’arrêt.

Il faut espérer que les pays démocratiques exécutent ces mandats et interdisent, à tout le moins, le passage des criminels israéliens dans leur espace aérien.

La barbarie et la force aveugle exercées par Israël en Palestine occupée sont une honte pour l’Occident comme pour les pays arabes.

* Professeur honoraire à la Faculté des sciences de Tunis et ancien directeur associé de recherche au CNRS, Paris.

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Libye : la Tunisie, l’Algérie et l’Égypte réaffirment leur soutien à une solution politique globale

26. Oktober 2026 um 07:57

Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a participé, le 25 octobre 2026 à Alger, aux travaux de la réunion du mécanisme de concertation tripartite sur la Libye, aux côtés d’Ahmed Attaf, ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des […]

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Météo : pluies au Nord, hausse des températures et mer très agitée ce lundi

26. Oktober 2026 um 05:41

Le temps en Tunisie sera marqué, ce lundi 26 octobre 2026, par des passages nuageux sur la plupart des régions, accompagnés de pluies éparses sur l’extrême Nord, où les nuages seront plus denses. Selon les prévisions météorologiques, les températures enregistreront une légère hausse. Les maximales oscilleront généralement entre 22 et 27°C, tandis qu’elles avoisineront les […]

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Météo: Cette nuit, pluies éparses et chute des températures

25. Oktober 2026 um 19:09

Le temps sera marqué, cette nuit, par un ciel passagèrement nuageux sur l’ensemble du pays, devenant parfois très nuageux sur l’extrême nord-ouest et dans la région du Cap Bon, où des pluies éparses sont attendues. Selon les prévisions de l’Institut national de la météorologie (INM), les températures nocturnes oscilleront généralement entre 15 et 20 °C, […]

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Budget 2027: les recettes fiscales prévues estimées à 49.6 milliards de dinars

25. Oktober 2026 um 18:48

Les recettes fiscales de l’État tunisien devraient atteindre près de 49600 millions de dinars (MD) en 2027, selon les prévisions du projet de budget de l’État, soit une hausse de 4,7 % (+2215 MD) par rapport aux prévisions de 2026, indique un rapport du ministère des Finances. Ces recettes représenteraient 91,4 % des recettes budgétaires […]

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Tunisie-Algérie : Nafti reçu par Tebboune à Alger pour évoquer la coopération bilatérale et la Libye

25. Oktober 2026 um 18:00

M. Abdelmadjid Tebboune, Président de la République Algérienne Démocratique et Populaire, a reçu, aujourd’hui dimanche 25 octobre 2026, au Palais d’El Mouradia à Alger, M. Mohamed Ali Nafti, Ministre des Affaires Étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’Étranger, à l’occasion de sa visite en Algérie pour participer à la réunion du Mécanisme de […]

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Tribune – La réforme des banques publiques à l’épreuve de l’exécution du Plan 2026-2030

25. Oktober 2026 um 16:00

La réforme des banques publiques tunisiennes ne peut plus être appréciée à la seule aune des investissements informatiques, des nouveaux services numériques ou des opérations de restructuration financière. Son véritable critère de réussite réside dans sa capacité à améliorer durablement le financement de l’économie, la qualité du service rendu aux entreprises et aux citoyens, la maîtrise des risques et la performance des établissements.

 

Avec le Plan de développement 2026-2030, approuvé par la loi n° 2026-16 du 20 juillet 2026, la Tunisie dispose d’un cadre stratégique pluriannuel. Le projet de loi de finances pour 2027, déposé à l’Assemblée des représentants du peuple le 14 octobre 2026 et transmis à la Commission des finances et du budget le 16 octobre, ouvre désormais une nouvelle séquence : celle de la traduction des orientations économiques en résultats vérifiables. Il demeure, à cette date, en cours d’examen parlementaire.

Dans cette perspective, la réforme des banques publiques constitue un chantier structurant. Elle engage simultanément la gouvernance, le modèle économique, les systèmes d’information, les compétences et la capacité des établissements à accompagner les priorités nationales de développement.

 

De la stratégie à une obligation de résultats

Le premier enjeu est de sortir d’une conception fragmentée de la réforme. Une banque peut renouveler son système informatique, dématérialiser ses procédures et multiplier les canaux digitaux sans améliorer sensiblement la qualité de ses décisions de crédit, ses délais de traitement ou sa capacité à financer les entreprises productives.

La transformation numérique ne constitue donc pas une finalité autonome. Elle doit servir une stratégie économique explicite, déclinée en objectifs mesurables et en responsabilités clairement établies.

Pour les banques publiques, cette exigence implique de rapprocher trois dimensions trop souvent traitées séparément : la performance financière, la qualité du service et la contribution au développement économique. La rentabilité demeure indispensable à la pérennité des établissements, mais elle doit être appréciée avec la qualité du portefeuille de crédits, le coût du risque, la mobilisation de l’épargne, l’efficacité opérationnelle et la capacité à financer des projets économiquement viables.

Cette approche suppose également de distinguer les missions commerciales des éventuelles missions d’intérêt général confiées aux banques. Lorsqu’une intervention répond à un objectif public spécifique, ses finalités, ses modalités de financement et ses résultats attendus doivent être identifiés. La transparence de ces engagements protège à la fois les établissements, les finances publiques et les bénéficiaires.

Qui pilote la réforme ?

La réussite d’une transformation de cette ampleur dépend d’abord de la clarté du dispositif de pilotage. L’État actionnaire fixe les orientations stratégiques relevant de ses prérogatives, précise les attentes en matière de performance et veille à la cohérence entre les objectifs assignés aux banques et les priorités du Plan 2026-2030. Le ministère des Finances, à travers les structures compétentes, doit assurer le suivi des participations publiques et contribuer à la coordination des objectifs fixés aux établissements concernés. Les conseils d’administration ont, pour leur part, la responsabilité de traduire ces orientations en stratégies bancaires cohérentes, d’approuver les plans d’affaires et les investissements structurants, de suivre les risques et d’évaluer les résultats des directions générales. Leur rôle ne peut se limiter à valider périodiquement des documents : il doit s’exercer dans le suivi effectif des engagements et dans l’examen des écarts entre objectifs et réalisations.

Les directions générales assurent ensuite l’exécution. Elles doivent transformer les orientations en programmes opérationnels, mobiliser les ressources nécessaires, organiser la conduite du changement et rendre compte des résultats. Cette répartition des rôles ne signifie pas que l’État actionnaire se substitue aux organes de gestion. Elle vise, au contraire, à établir une chaîne de responsabilité lisible, respectueuse des compétences de chaque acteur et des exigences de supervision bancaire.

La Banque centrale de Tunisie conserve ses prérogatives de supervision prudentielle et de contrôle du respect du cadre réglementaire. La réforme ne saurait donc confondre pilotage de l’actionnariat public, gestion bancaire et supervision prudentielle. L’enjeu est d’éviter deux écueils : des orientations stratégiques sans traduction opérationnelle et des projets internes dont les objectifs ne sont pas suffisamment reliés aux priorités économiques.

 

Des contrats d’objectifs à des engagements mesurables

La déclinaison opérationnelle de la réforme pourrait s’appuyer sur des contrats d’objectifs pluriannuels entre l’État actionnaire et les banques publiques, complétés par des plans de transformation approuvés et suivis par leurs conseils d’administration. Ces contrats devraient préciser les objectifs, les indicateurs, les échéances, les moyens mobilisés et les modalités de reddition des comptes. Ils devraient également établir une situation de référence permettant de comparer les progrès accomplis, plutôt que de se limiter à des engagements généraux.

Quatre dimensions méritent une attention particulière. La première concerne la performance financière et la solidité des établissements : rentabilité durable, évolution du coût du risque, qualité des actifs, maîtrise des charges et adéquation des fonds propres aux exigences applicables.

La deuxième porte sur le financement de l’économie réelle : évolution des financements accordés aux petites et moyennes entreprises, accompagnement de l’investissement productif, traitement des demandes de crédit et qualité du suivi des engagements. Les résultats doivent être appréciés en tenant compte du risque, de la viabilité des projets et des conditions de financement, et non au seul regard des volumes distribués.

La troisième concerne la qualité du service : réduction des délais de traitement, simplification des démarches, fiabilité des opérations, accessibilité des services et résolution des réclamations. Les indicateurs doivent être comparables dans le temps et, lorsque cela est pertinent, entre établissements.

La quatrième porte sur la transformation technologique et humaine : disponibilité des systèmes, maîtrise des risques opérationnels et cybernétiques, qualité des données, interopérabilité des applications, évolution des compétences et adoption effective des nouveaux processus.

Ces indicateurs devraient être associés à des cibles annuelles, à des responsables identifiés et à des mécanismes de correction. Un tableau de bord périodique, consolidé au niveau de l’actionnaire public tout en préservant les responsabilités propres à chaque banque, permettrait de suivre les réalisations, les retards et les mesures correctives. La publication d’une synthèse des résultats, dans le respect du secret bancaire et des informations commercialement sensibles, renforcerait la transparence et permettrait d’évaluer la réforme sur des éléments concrets.

 

Le numérique : un levier de transformation du modèle bancaire

La modernisation technologique ne produit des gains durables que lorsqu’elle transforme les processus de bout en bout. La mise à niveau des systèmes de banque centrale — ou Core Banking —, l’ouverture sécurisée des services par des interfaces de programmation (API), la fiabilisation des données et l’automatisation des opérations doivent être conçues comme les composantes d’une même architecture cible. Leur valeur dépend de leur capacité à réduire les ruptures de traitement, à améliorer la qualité de l’information et à accélérer les décisions.

La digitalisation d’un processus inefficace ne fait souvent que déplacer sa complexité vers un autre canal. Il convient donc de revoir les circuits de décision, les responsabilités opérationnelles et les contrôles avant de généraliser l’automatisation. L’exploitation des données peut également améliorer la connaissance des entreprises, le suivi des risques et l’évaluation des besoins de financement. Les outils analytiques et, lorsque leur usage est justifié et maîtrisé, les solutions d’intelligence artificielle peuvent contribuer à la détection des anomalies, à l’analyse des dossiers et à la personnalisation des services. Leur déploiement doit toutefois s’accompagner de contrôles, de traçabilité, de sécurité et d’une supervision humaine adaptée.

La souveraineté numérique représente ici un enjeu de gouvernance autant que de technologie. La localisation et les conditions d’hébergement des données, la maîtrise des accès, la réversibilité des solutions, la dépendance aux fournisseurs et la continuité des activités doivent être évaluées au regard des exigences légales, prudentielles et opérationnelles applicables. L’objectif n’est pas de privilégier une solution par principe, mais de garantir la maîtrise des risques et la capacité de la banque à conserver le contrôle de ses fonctions critiques.

Enfin, aucun programme numérique ne peut réussir durablement sans investissement dans le capital humain. Les compétences informatiques, la maîtrise des données, la gestion des risques, la conduite du changement et la formation des équipes commerciales doivent évoluer au même rythme que les outils.

 

Le financement de l’économie, critère décisif

La réforme des banques publiques prend tout son sens lorsqu’elle améliore la capacité de financement des projets productifs. Cela suppose de mieux articuler l’analyse du risque bancaire avec les caractéristiques des entreprises, leurs perspectives d’activité et leurs besoins réels. La qualité des informations financières, l’accompagnement des PME, la simplification des procédures et le suivi des crédits constituent des leviers complémentaires.

Les banques publiques ne peuvent cependant se substituer à l’ensemble des instruments de politique économique. Le financement d’un projet doit reposer sur une évaluation rigoureuse de sa viabilité, de ses risques et de ses perspectives de remboursement. Lorsqu’une politique publique poursuit un objectif particulier, les mécanismes de soutien correspondants doivent être clairement définis et leur coût rendu lisible.

Une réforme efficace doit ainsi permettre de concilier trois exigences : soutenir l’investissement productif, préserver la solidité des banques et améliorer l’accès au financement dans les territoires et les secteurs qui en ont besoin. La performance ne se mesure donc pas uniquement au nombre de crédits accordés ou au volume des investissements numériques. Elle se mesure aussi à la capacité des financements à contribuer à la création de valeur, à la pérennité des entreprises et à une meilleure allocation des ressources.

 

Le PLF 2027, une étape dans une trajectoire pluriannuelle

Le projet de loi de finances pour 2027 doit être replacé dans une trajectoire qui dépasse l’exercice budgétaire annuel. Le Plan 2026-2030 appelle un suivi régulier des politiques, programmes et projets de développement. La réforme des banques publiques devrait s’inscrire dans cette logique de continuité, avec des objectifs cohérents d’une année à l’autre et une évaluation des résultats obtenus.

Il importe, à cet égard, de distinguer les mesures effectivement inscrites dans les textes adoptés des dispositions encore proposées dans le projet de loi de finances. L’examen du PLF 2027 doit permettre d’identifier les leviers budgétaires et réglementaires mobilisables, sans présumer de l’adoption définitive de ses dispositions.

L’enjeu est de construire une méthode d’exécution. Celle-ci devrait associer une situation de référence, des objectifs annuels, un calendrier de réalisation, des responsabilités clairement réparties et un dispositif d’évaluation permettant de corriger les écarts. Les projets technologiques devraient être suivis selon leurs coûts, leurs délais, leurs risques et leurs bénéfices effectivement constatés, plutôt qu’au seul regard de leur livraison technique.

Un bilan périodique de la réforme permettrait ainsi de distinguer les moyens engagés des résultats obtenus, et les réalisations ponctuelles des transformations réellement durables. La réforme des banques publiques ne se résume finalement ni à une opération de restructuration ni à un programme informatique. Elle exige une gouvernance cohérente, une exécution disciplinée, des compétences adaptées et une évaluation fondée sur des résultats vérifiables. La modernisation numérique crée des capacités ; la gouvernance organise leur mobilisation ; l’exécution transforme ces capacités en valeur économique.

C’est à cette dernière étape que se mesurera la contribution effective des banques publiques aux ambitions du Plan 2026-2030.

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Ligue des Champions — 2e tour préliminaire: Manche retour — Radès (18h00) : CA-TP Mazembe (aller : 1-1) Dicter sa loi

25. Oktober 2026 um 13:41

À Radès, le Club Africain disputera plus qu’un choc : une place en phase de groupes de la reine des compétitions continentales. La Presse — Le CA s’apprête donc à vivre un rendez-vous majeur de sa saison en cours en croisant dans son fief le Tout Puissant Mazembe, club réputé à l’échelle africaine. Après avoir arraché […]

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Ligue des champions — 2e tour préliminaire — EST-Al Souihly (1-0 et 3-1TAB): Signé Béchir Ben Saïd…

25. Oktober 2026 um 13:40

Bechir Ben Said magistral © La Presse/Photo : Mokhtar hmima Le gardien espérantiste a été décisif dans la loterie des penalties. Pénible mais précieux. La Presse — L’EST est le seul des trois plus grands favoris au titre en Ligue des champions à assurer sa place en phase des groupes. Al Ahly pas présent d’emblée, […]

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Aéronautique:  La Tunisie mise sur les talents de demain

25. Oktober 2026 um 13:29

La Tunisie rejoint le programme « AeroStar », lancé par « Boeing » et « Amideast » pour faire découvrir aux jeunes de 15 à 18 ans les métiers de l’aéronautique et du spatial. Cette initiative prévoit une formation de 60 heures et des projets collectifs, tandis que Tunis accueillera le camp régional et la cérémonie de remise des diplômes à […]

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Projet de budget 2027 : les grandes orientations économiques, sociales et fiscales de la Tunisie

Von: R. I
25. Oktober 2026 um 13:15

Le projet de budget de l’État tunisien pour 2027 s’articule autour de plusieurs priorités, notamment le renforcement de la protection sociale, le soutien aux catégories à revenus limités, l’amélioration des services publics essentiels et la réduction des disparités régionales. Il prévoit également de renforcer la mobilisation des ressources propres de l’État, de réduire progressivement le […]

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Projet de budget 2027 : la dimension sociale au cœur des priorités de l’État

25. Oktober 2026 um 13:02

Le renforcement de la dimension sociale constitue la pierre angulaire du projet de budget de l’État pour 2027. Cela se traduit par l’augmentation des enveloppes allouées aux secteurs essentiels, notamment, l’éducation, la santé et la protection sociale, ainsi que par l’appui aux programmes de solidarité nationale et d’égalité des chances. Le projet vise principalement à […]

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Tunisie: deux emprunts obligataires de 450 millions d’euros et 350 millions de dollars envisagés dans le projet de budget 2027

Von: M. B
25. Oktober 2026 um 12:46

Le projet de budget de l’État tunisien pour 2027 prévoit la mobilisation de 26,722 milliards de dinars de ressources d’emprunt pour financer les besoins de l’État, dont 19,845 milliards de dinars sur le marché intérieur et 6,877 milliards de dinars à l’étranger. Le document prévoit également la possibilité d’émettre deux emprunts obligataires sur les marchés […]

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Bilan des précipitations enregistrées au cours des dernières 24 heures

Von: S. R
25. Oktober 2026 um 12:43

Des précipitations ont été enregistrées dans plusieurs régions de Tunisie au cours des dernières 24 heures, entre samedi à 7 heures et dimanche à 7 heures, avec des cumuls atteignant 15 millimètres à Beni Mhira, dans le gouvernorat de Tataouine, et à Boukrim, dans le gouvernorat de Nabeul, selon les données relatives aux quantités de […]

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Projet de budget 2027 : le détail des nouveaux recrutements prévus par ministère

Von: R. I
25. Oktober 2026 um 12:36

Le projet de budget de l’État pour 2027 prévoit la création de 32 557 nouveaux postes dans la fonction publique, dont 5 663 destinés à la régularisation d’une nouvelle tranche d’agents des chantiers âgés de plus de 45 ans. Cette programmation s’inscrit dans la poursuite de la politique de l’État visant à promouvoir l’emploi et […]

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THÉÂTRE – « HAB MLOUK » DE FATHI AKKARI: Le chant du cimetière

25. Oktober 2026 um 12:32

Présentée récemment au Théâtre des Jeunes Créateurs, à la Cité de la culture, la pièce « Hab Mlouk » de Fathi Akkari explore les blessures intimes et collectives d’une société traversée par la violence. Entre théâtre, chant, danse et dérision, le spectacle fait du cimetière un lieu où les douleurs enfouies remontent à la surface et où […]

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Crevettes en Tunisie : sont-elles dangereuses pour la santé ?

25. Oktober 2026 um 12:24

L’abondance des crevettes sur les marchés tunisiens depuis l’ouverture, le 16 octobre, de la saison de pêche dans le golfe de Gabès, s’accompagne d’une multiplication des interrogations sur leur origine et leur innocuité. Face aux publications circulant sur les réseaux sociaux, l’Association TunSea pour la Science Participative rappelle que les crevettes commercialisées en Tunisie appartiennent […]

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Profil | Le destin contrarié de Olfa Hamdi

25. Oktober 2026 um 11:50

Olfa Hamdi, 38 ans, l’ancienne PDG de la compagnie aérienne nationale Tunisair qu’elle a dirigée pendant quelques semaines début 2021, et présidente d’un fantomatique parti créé en 2022 et appelé la Troisième République, est un cas vraiment à part sur la scène politique tunisienne. Venue de nulle part (du monde des affaires, dit-on) et portée par une soif démesurée de pouvoir, elle s’était jetée dans la mêlée, corps et âme et sans filet, faisant feu de tout bois et ne reculant devant aucun danger. Pour elle comme pour le pays, les choses n’ont pas évolué dans le sens qu’elle souhaitait. Loin s’en faut…

Latif Belhédi

Ambitieuse et sûre d’elle, Olfa Hamdi avait annoncé, en 2024, son intention de se présenter à l’élection présidentielle, mais elle n’a pas pu participer au scrutin, faute d’avoir atteint l’âge minimal requis de 40 ans. C’est cette témérité frisant l’insouciance que certains apprécient chez elle qui lui a valu une condamnation par le tribunal militaire à quatre ans de prison pour des chefs d’accusation incluant notamment le complot contre la sûreté de l’État et l’incitation des militaires à la désobéissance.

Incarcérée depuis son arrestation le 15 février dernier à l’aéroport international de Tunis-Carthage, à son retour d’un voyage à l’étranger, en vertu d’un avis de recherche émis à la demande de la justice militaire, on n’a pas beaucoup entendu ses partisans, si tant est que son parti compte suffisamment de membres pour la défendre et exiger sa libération. En réalité, on a peu entendu ces derniers, qui se sont évaporés du jour au lendemain, et la jeune femme n’a pas trouvé grand monde pour porter sa voix. A tel point qu’on a failli l’oublier jusqu’à ce que son avocat, Akram Moussa, annonce l’ouverture de son procès et communique à l’AFP sa condamnation par le tribunal militaire de Tunis à quatre ans de prison, au terme de deux procédures distinctes, chacune ayant abouti à une peine de deux ans de prison, assorties d’une amende de 40 000 dinars, un montant suffisamment dissuasif pour faire réfléchir à l’avenir tout quidam qui aurait envie de s’engager en politique.

En vérité, c’est très chèrement payé pour quelques publications sur les réseaux sociaux, dans lesquelles Olfa Hamdi critiquait le président de la république Kaïs Saïed et les forces armées. Selon son avocat, Olfa Hamdi fait l’objet de trois procédures judiciaires au total et avait déjà été condamnée, dans une affaire précédente, à deux ans de prison.

Si à Tunis, la condamnation de Mme Hamdi n’a pas suscité une grande émotion, elle n’a pas manqué de faire réagir aux États-Unis, son second pays où un porte-parole du département d’État a confirmé à l’AFP que Washington est au courant des poursuites judiciaires engagées contre la citoyenne tuniso-américaine et suit la situation de près. Service minimum en somme pour ne pas provoquer des fritures sur la ligne entre Washington et Tunis dont les relations semblent traverser une période d’entente cordiale, la Tunisie collaborant assez activement sur les plans sécuritaire et militaire.

Olfa Hamdi, dont la voix n’a plus été entendue depuis huit mois, peut toujours faire appel de ses condamnations. Sa libération dépend désormais du bon vouloir de ceux qu’elle critiquait il y a encore quelques mois et qui ont réussi à la faire taire.

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Tunisair : des discussions avec Boeing autour de la modernisation de la flotte

25. Oktober 2026 um 11:45

La modernisation de la flotte de Tunisair figure parmi les sujets abordés lors d’une rencontre entre les autorités tunisiennes et une délégation du constructeur aéronautique américain Boeing, tenue le 22 octobre à Tunis, en marge du lancement du programme AeroSTAR. Les discussions ont porté sur les perspectives de coopération dans l’aviation civile, le renforcement des […]

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