Plusieurs entreprises membres de la Tunisian Automotive Association (TAA) ont obtenu le statut d’Opérateur Économique Agréé (AEO) lors de la cérémonie organisée le 12 février 2026 au siège de la Direction Générale des Douanes.
La cérémonie, placée sous le thème “Vers un partenariat fondé sur la confiance, la simplification et l’excellence”, s’est tenue en présence de la ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, du directeur général des douanes, du président de l’Utica et du président de la Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie (Conect).
A dire vrai, le statut AEO, délivré conformément aux standards de l’Organisation Mondiale des Douanes (WCO), reconnaît les entreprises respectant les normes réglementaires et douanières, et utilisant des mécanismes modernes pour faciliter leurs échanges commerciaux internationaux.
“Ce label permet de bénéficier de procédures simplifiées, d’un traitement prioritaire et de gains de temps dans les opérations d’import-export”, précise la TAA dans un communiqué.
La CONECT a tenu, le mardi 17 février 2026, une conférence nationale dédiée aux énergies renouvelables, en présence de Fatma Thabet Chiboub, ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie. Placée sur le thème « Projets EnR sous régime d’autorisations : cadre, enjeux et perspectives », cette rencontre a salué l’approbation de 185 projets (287 MW de puissance installée, 554 millions de dinars d’investissements), une étape décisive pour booster la transition énergétique et promouvoir l’équité régionale.
Dans un contexte marqué par la dépendance énergétique et l’objectif de 35 % d’énergies renouvelables d’ici 2030, cette dynamique vise à simplifier les procédures, sécuriser les investissements et surmonter les obstacles (raccordement, délais) afin de positionner la Tunisie comme un hub vert régional. Sadok Besbes, président du Groupe Professionnel des Énergies Renouvelables à la CONECT, revient sur la conférence du 17 février en réaffirmant que la Tunisie a réuni tous les atouts pour devenir un hub régional des énergies renouvelables : ressources naturelles abondantes; compétences locales solides; et vif intérêt des investisseurs internationaux. Le défi majeur reste d’accélérer les démarches, de renforcer les infrastructures réseau et de consolider la confiance des acteurs.
Les conclusions de la conférence de la CONECT soulignent le succès éclatant de la cinquième ronde du régime des autorisations. Avec 185 projets validés, une puissance installée totale de 287 MW et des investissements atteignant 554 millions de dinars, ce mécanisme s’affirme comme un puissant levier de création de valeur, d’emplois et de sécurité énergétique. La répartition géographique des projets dans les régions intérieures met en lumière le rôle des énergies renouvelables pour favoriser le développement régional et l’équité territoriale.
Une avancée majeure dans la transition énergétique: le 5ème round de projets d’électricité renouvelable sous régime d’autorisations a validé 185 initiatives, pour une capacité totale de 287 mégawatts et des investissements de 554 millions de dinars. Ces annonces ont été au cœur d’une séance organisée par le Groupement professionnel des énergies renouvelables de la CONECT.
Présente lors de cet événement, la ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Fatma Thabet Chiboub, a déclaré : “L’objectif en 2026 est d’accélérer la croissance des énergies renouvelables. Au-delà des 185 projets du 5e round, notre but est qu’ils démarrent le plus vite possible, dans le cadre d’une simplification des procédures administratives et d’un allègement des investissements dans les énergies renouvelables. Au titre de la loi de finances 2026, nous avons introduit un avantage fiscal : une contribution de l’État à hauteur de 3% pour rendre l’investissement en énergie plus attractif. »
Dans ce contexte d’accélération nationale pour diversifier le mix énergétique et exploiter les richesses naturelles tunisiennes en solaire et éolien, cette rencontre a favorisé un dialogue inclusif entre acteurs publics et privés. L’objectif était clair : évaluer les résultats de cette ronde et tracer des pistes pour booster l’attractivité du secteur.
De son côté, Aslan Berjeb, en marge de l’événement, a souligné dans une déclaration aux médias: « Nous avons avec nous des responsables du secteur privé et public, car nous croyons que le système des licences est crucial pour la transition énergétique et son accélération. Il convient particulièrement aux PME, aux projets régionaux de petite et moyenne taille, et accélère la transition énergétique. D’où l’importance de comprendre son cadre légal, pour qu’il soit mieux compris et utilisé. »
Par ailleurs, Sadok Besbes a ajouté : « Nous pouvons, en un temps court, créer des entreprises tunisiennes capables de fabriquer des panneaux photovoltaïques, et ainsi exporter cette expertise vers les pays voisins. Nous pouvons discuter avec des entreprises européennes, et aussi avec des entreprises tunisiennes qui ont réussi à pénétrer le marché africain. Par ailleurs, les investisseurs tunisiens peuvent exploiter l’immense potentiel solaire dont Dieu a doté le pays, bien supérieur à celui de nos voisins. »
Parmi les recommandations phares de la CONECT figurent un calendrier pluriannuel, le « Golden Permit », l’auto-raccordement, des lignes dédiées aux énergies renouvelables, l’indexation tarifaire, l’intégration du stockage et la formation des promoteurs. Parmi les engagements concrets : soumission d’un document officiel au ministère, création d’un comité de suivi, formations avant la 6e ronde et mises en relation des acteurs.
Cette conférence positionne ainsi la Tunisie comme un hub attractif des énergies renouvelables. Ces initiatives visent ultimement à hisser la part des renouvelables, à réduire les subventions énergétiques et à sécuriser l’approvisionnement national.
La Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (Conect) a organisé, mardi 17 février 2026, une Conférence nationale consacrée aux énergies renouvelables, placée sous le thème : «Projets d’énergies renouvelables sous régime des autorisations : cadre actuel, enjeux et perspectives d’amélioration». L’organisation patronale a voulu créer un espace de dialogue entre décideurs publics, investisseurs et professionnels du secteur, dans un contexte marqué par l’accélération de la transition énergétique en Tunisie.
Lotfi Sahli
Cette rencontre a rassemblé l’ensemble des acteurs concernés par le secteur, notamment des opérateurs économiques, la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg), l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), la Direction de l’énergie, des industriels, des bureaux d’études et des investisseurs. Plusieurs institutions financières et organismes publics ont également pris part aux échanges, dont la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) de Tunisie ainsi que deux banques de la place, dont une spécialisée dans la finance islamique.
A l’ouverture des travaux, le président du Groupement professionnel des énergies renouvelables (GPER) au sein de la Conect, Sadok Besbes, a insisté sur l’importance du régime des autorisations comme levier de relance du secteur. Selon lui, ce mécanisme constitue un outil déterminant pour redynamiser l’investissement et renforcer la confiance des opérateurs économiques. Il a souligné que de nombreuses entreprises, tunisiennes et étrangères, manifestent un intérêt croissant pour les projets d’énergies renouvelables, à condition que le cadre réglementaire soit lisible et les procédures suffisamment fluides.
Vision, simplification, accélération
Le président de la Conect, Aslan Ben Rejeb, a mis en avant l’importance stratégique des licences accordées aux projets d’énergies renouvelables, tant sur le plan juridique que financier, soulignant leur rôle déterminant dans l’accélération de la transition énergétique, notamment pour les PME régionales, qui y trouvent un levier de compétitivité et de diversification. Ben Rejeb a salué le lancement d’un cinquième cycle d’octroi de licences, révélateur de la volonté des autorités de stimuler le secteur. Estimant que le déficit énergétique peut devenir une opportunité, il a plaidé pour un soutien accru au secteur privé, à travers des procédures simplifiées et une vision claire. Toutefois, il a insisté sur la nécessité d’un accompagnement plus soutenu du secteur privé, appelant à des procédures accélérées, à une simplification administrative et à une vision stratégique claire de la part du ministère de tutelle.
La ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Fatma Thabet Chiboub, a annoncé l’octroi de 187 licences pour des projets d’énergies renouvelables, soulignant le rôle central de ce mécanisme dans la transition énergétique. Elle a indiqué que ce dispositif vise à accompagner les entreprises industrielles et de services souhaitant couvrir leurs besoins en énergie verte. Le système permet également aux PME de produire et de commercialiser leur propre électricité. Selon la ministre, cet investissement constitue une opportunité stratégique pour l’État, l’économie nationale et les opérateurs privés.
La conférence a donné la parole aux principaux acteurs institutionnels du secteur énergétique. Des représentants de la Direction générale de l’énergie, de l’ANME et de la Steg sont intervenus pour exposer, chacun dans son domaine de compétence, l’état d’avancement du programme des énergies renouvelables.
Fatma Chiboub Thabet.
Contraintes techniques, réglementaires et financières
Les intervenants ont exprimé leur engagement et leur enthousiasme à accompagner la mise en œuvre de cette stratégie nationale, tout en reconnaissant l’existence de contraintes techniques, réglementaires et financières. Ils ont détaillé les efforts entrepris pour moderniser le cadre juridique, renforcer les infrastructures du réseau électrique et améliorer les mécanismes d’intégration de l’électricité verte. Tous ont insisté sur la nécessité d’une coordination étroite entre les institutions publiques et les opérateurs privés afin d’assurer la réussite durable du programme et d’atteindre les objectifs fixés en matière de transition énergétique.
Un débat particulièrement riche et animé a suivi les interventions des différents responsables et experts présents. Les échanges ont porté sur les problématiques les plus sensibles liées au régime des autorisations, notamment les délais d’instruction des dossiers, la complexité des procédures administratives et le manque de visibilité pour les porteurs de projets.
La question du raccordement au réseau électrique a occupé une place centrale dans les discussions. Plusieurs participants ont soulevé les difficultés techniques et les contraintes liées à la capacité d’absorption du réseau, ainsi que les coûts et les délais associés aux travaux de connexion. Les intervenants ont également évoqué la nécessité d’une meilleure planification des infrastructures et d’une coordination renforcée entre les différentes parties prenantes.
Ce débat a permis de mettre en lumière les attentes du secteur privé, tout en ouvrant la voie à des propositions concrètes visant à fluidifier les procédures et à accélérer la mise en œuvre des projets.
La conférence s’est clôturée par l’intervention de Wael Chouchane, secrétaire d’État auprès de la ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, chargé de la Transition énergétique, qui a salué la qualité des débats et l’engagement de tous les acteurs présents, soulignant l’importance de la concertation entre le secteur public et le secteur privé pour réussir la transition énergétique. Il a également réaffirmé la volonté de l’État de soutenir les projets d’énergies renouvelables, en insistant sur la nécessité de simplifier les procédures et de renforcer les infrastructures pour permettre un développement durable et efficace du secteur.
Interrogé sur la capacité des réseaux électriques de transport et de distribution à soutenir une telle expansion des projets d’énergies renouvelables, le directeur général adjoint de la Steg s’est déclaré confiant.
La filière du café en Tunisie se dote enfin d’une organisation représentative. La Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie (CONECT) a annoncé la création du Groupement des Torréfacteurs de Café, présidé par Jasser Lahmar, afin de donner une voix unifiée aux acteurs du secteur et de relancer une filière en crise.
Une filière sous tension depuis des années
“Le café a désormais sa voix à la CONECT”, a déclaré avec satisfaction Aslan Ben Rejeb, président de la confédération, dans un message publié sur Facebook. Il a rappelé les nombreuses difficultés traversées par la filière : monopole de l’importation par l’État, prix administrés, pénuries récurrentes, et essor du marché parallèle qui “déstabilise la concurrence loyale et expose le consommateur à des produits non contrôlés”.
Le café vert, matière première des torréfacteurs, reste aujourd’hui importé exclusivement par l’Office du Commerce de Tunisie (OCT), un monopole qui engendre, selon la CONECT, des ruptures d’approvisionnement à répétition, accentuées par les hausses de prix mondiaux et les difficultés logistiques de l’office public.
Ouvrir l’import et tracer la filière
Pour sortir de cette impasse, Aslan Ben Rejeb plaide pour une ouverture contrôlée du marché : permettre à davantage d’acteurs privés agréés d’importer du café vert, à condition de respecter des critères stricts de traçabilité, de qualité et de contrôle sanitaire.
Il propose également d’autoriser les échanges de café vert entre torréfacteurs, afin de donner plus de flexibilité au marché et d’alléger la dépendance à l’importation. Autre piste : créer une plateforme numérique nationale pour tracer les flux de café, réduire la contrebande et garantir la transparence des circuits.
Vers une gouvernance « par la data »
La CONECT appelle à passer d’une “logique de gestion de pénurie” à une gouvernance basée sur les données : publication des volumes importés, calendrier prévisionnel, mécanismes anti-spéculation et instance de concertation entre l’État et les professionnels.
“Libéraliser la filière, ce n’est pas déréguler, c’est responsabiliser les acteurs, renforcer les contrôles et couper l’oxygène au marché parallèle”, résume Ben Rejeb, qui voit dans cette réforme un moyen de soutenir les PME torréfactrices et de redonner de la visibilité aux cafetiers tunisiens.
Der Finanzexperte Moez Hadidane zeigt mit dem Finger auf die wegen der seiner Meinung nach ungerechte Verteilung der staatlichen Subventionierungen in Tunesien. Als Gast bei Mehr