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FTDES | «La justice tunisienne consacre l’impunité des pollueurs»

20. Februar 2026 um 10:48

Dans le communiqué suivant, intitulé «Non à la criminalisation du combat environnemental. Non à la violation du droit à la vie», publié jeudi 19 février 2026, le Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDES) exprime son indignation après les condamnations à la prison prononcées à l’encontre de militants pacifiques pour l’environnement à Gabès.

Le FTDES suit avec indignation les condamnations par contumace à un an de prison prononcées à l’encontre du militant social et environnementaliste Khayreddine Debaya et d’un certain nombre de militants et militantes du mouvement environnementaliste de Gabès, pour avoir participé à un sit-in pacifique devant l’administration régionale du Complexe chimique tunisien en 2020.

– Ces condamnations ont été prononcées le 8 mars 2023 à l’encontre de 12 militants pour «entrave à la liberté du travail» et de 8 mois à l’encontre d’un autre militant, dans des pratiques qui rappellent des contextes antérieurs, même avant la révolution du 17 décembre – 14 janvier, afin de criminaliser et d’épuiser le mouvement social, et ce, sans aucune convocation ni notification aux condamnés au cours des dernières années.

– Le fait de transformer une entité industrielle accusée de violer le droit à l’environnement et à la santé en «victime» d’une manifestation pacifique, tout en poursuivant les défenseurs des droits environnementaux, reflète un profond déséquilibre dans la balance de la justice et consacre une politique d’impunité au profit des pollueurs, en contrepartie de la répression des voix qui revendiquent le droit à la vie, à la dignité et à la justice environnementale.

Le FTDES:

– exprime sa solidarité absolue avec toutes les personnes condamnées dans cette affaire, avec les militants du mouvement environnemental et avec les habitants de Gabès ;

– demande l’arrêt de l’exécution des peines et l’abandon des poursuites abusives contre les militants du mouvement environnemental et tous les habitants de Gabès qui revendiquent le droit à la vie ;

– dénonce la poursuite des politiques de criminalisation des revendications sociales, d’intimidation des défenseurs des droits et d’utilisation des forces de sécurité et de la justice pour s’opposer aux droits à la vie et à la dignité.

– appelle au respect du droit de manifester pacifiquement, garanti par la Constitution et les conventions internationales ;

– renouvelle son appel à répondre aux revendications des habitants de Gabès en démantelant les unités et en garantissant le droit à la vie.

Communiqué.

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427 mouvements verts en 2025 : record absolu selon le FTDES

18. Februar 2026 um 16:35

A fin 2025, 5 196 protestations ont été enregistrées en Tunisie, dont 427 mouvements environnementaux, soit environ 8% du total. Tel est le bilan du dernier rapport du FTDES. 

Cela dit, l’aggravation des crises et la dégradation de la situation environnementale, l’aggravation de la crise sociale est restée en marge des priorités, contrairement aux revendications sociales comme l’emploi, la santé et le coût de la vie.​

Sous la pression des crises sociales, économiques, sanitaires et du resserrement de l’espace public et politique, la plupart des mouvements environnementaux sont vus comme un « luxe protestataire ». Ils restent majoritairement isolés et temporaires, incapables de se transformer en revendication nationale unificatrice, en raison de la faiblesse du discours environnemental unifié liant justice environnementale et justice sociale, rendant l’environnement une priorité dans l’action politique et militante, compte tenu de son lien étroit avec les autres droits.​

L’exemple le plus saillant est la crise de la pollution à Gabès, illustrant le lien organique entre le droit à un environnement sain, le droit à la santé, à l’éducation et au développement ; ce mouvement environnemental le plus marquant de l’année par sa continuité, sa mobilisation et sa capacité d’organisation a connu une escalade depuis septembre 2025.​

Principales causes des mouvements

Le droit à l’eau potable représente la revendication principale (41% des mouvements environnementaux, 175 mouvements), contre 136 pour le droit à un environnement sain et 116 de nature villageoise. Cette hausse coïncide avec le début de la saison estivale et la montée des températures, avec 219 mouvements entre mai et août (50% du total), dont 109 en juin.​

Les gouvernorats sont les plus touchés sont Kairouan (20%, 88 mouvements, surtout pour l’eau potable, reflétant des protestations petites, répétées et dispersées liées à la crise quotidienne de subsistance), suivi de Gabès (58 mouvements, modèle de militantisme à haute symbolique nationale et internationale autour d’une question enracinée) et Gafsa (45 mouvements, mêlant environnement et revendications sociales comme l’emploi).​

Les mouvements contre la pollution industrielle représentent environ 14% (ex. : habitants de Gabès depuis septembre 2025 pour démanteler les unités polluantes du complexe chimique, et Sahib El Djebel à El Houaria). Les protestations contre les déchets et décharges (9%) incluent Al Maslin (Mahdia, février 2025) et Ain Nakhela (Manouba). 19 mouvements visent la pollution des eaux usées, comme à Ksebt El Médiouni (Monastir, juin 2025, avec mortalité massive de poissons).

Le secteur agricole représente 27% : 26 mouvements pour l’irrigation régulière, 35 protestations ouvrières (ex. : rassemblement central devant le ministère de l’Agriculture le 12 juin dans la campagne « Badge rouge »), luttes contre les ravageurs (puceron cotonnier à Nabeul/Kairouan, criquets du désert à Kasserine), incendies (4 800 ha de forêts détruits) et prix bas de l’huile d’olive (8 dinars/litre).

En somme, malgré l’aggravation des crises environnementales, le militantisme vert n’a pas suivi l’essor des protestations sociales. Les données proviennent d’institutions publiques, médias et réseaux sociaux.

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Europe | Vers l’accélération des expulsions forcées des migrants tunisiens

13. Februar 2026 um 08:13

Quelque 14 717 demandes d’asile ont été déposées par des Tunisiens en 2024 auprès de pays européens, dont 10 057 en Italie. Avec les nouvelles règles et dispositions européennes, une grande partie de ces demandes vont être rejetées et les demandeurs renvoyés vers leur pays, estime le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES), qui souligne dans un communiqué, publié le 11 février 2026, que la Tunisie ne remplit pas les critères de la classification «pays sûr» par l’UE.   

L’Ong a exprimé son «ferme rejet» suite à l’approbation par le Parlement européen (PE) de la première liste commune de l’Union européenne (UE) des «pays d’origine sûrs», qui inclut la Tunisie, pour le refoulement des demandeurs d’asile. L’ONG a dénoncé le risque d’impact direct sur le traitement des demandes d’asile des citoyens tunisiens dans l’espace Schengen et un risque accru de renvoi.

La position du Forum fait suite au vote du PE sur les amendements aux règles de procédure en matière d’asile, qui, selon le PE, visent à accélérer le traitement des demandes provenant d’États considérés comme «sûrs» et à définir plus uniformément les critères permettant de déclarer un pays tiers «sûr» pour qu’une demande soit déclarée irrecevable.

Dans la déclaration du FTDES, l’UE est accusée d’instrumentaliser ce classement pour légitimer l’expulsion forcée de migrants tunisiens. Selon l’Ong, la désignation de «pays d’origine sûr» suppose des protections juridiques effectives, le plein respect des droits humains et l’absence de risque de torture ou de persécution – conditions qui, à son avis, ne sont pas pleinement remplies dans le contexte tunisien actuel, notamment pour les activités politiques, civiques, journalistiques et syndicales.

Le Forum soutient que l’inscription de la Tunisie sur la liste entraînera un traitement accéléré des demandes d’asile tunisiennes, augmentant ainsi la probabilité de rejets rapides et, par conséquent, de rapatriements forcés.

Dans sa déclaration, l’Ong cite environ 14 717 demandes d’asile déposées par des citoyens tunisiens en 2024, dont 10 057 en Italie, afin de souligner l’ampleur du phénomène.

Le FTDES conteste également l’approbation parallèle par le PE des nouvelles conditions d’application du concept de «pays tiers sûr», qui autorise les États membres à déclarer une demande irrecevable lorsqu’il existe un lien avec un pays tiers, un point de transit, ou un accord ou une entente permettant le transfert du demandeur vers ce pays, la demande devant être examinée «au fond».

Dans ce contexte, le Forum met en garde contre le risque que ces règles n’ouvrent la voie à de futurs accords politiques sur la gestion de l’asile avec la Tunisie, rappelant l’accord de partenariat signé en juillet 2023 entre la Commission européenne et la Tunisie, dans lequel la question migratoire occupait une place centrale.

En conclusion, le Forum appelle à ce que le droit individuel d’asile soit garanti «sans préjugés» et exprime sa solidarité avec les Tunisiens contraints de quitter le pays en raison de violations ou de menaces à leurs droits.

Enfin, le Forum réitère sa condamnation des politiques qu’il qualifie d’«inhumaines» de l’UE, l’accusant de restreindre la liberté de circulation et de priver de fait l’accès à la protection.

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ONG | La Tunisie n’est pas un pays sûr pour le rapatriement des migrants

10. Februar 2026 um 13:12

Une déclaration commune, relayée par le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES), appelle les députés européens à rejeter la proposition d’une liste européenne commune de prétendus «pays d’origine sûrs». La déclaration exige explicitement que la Tunisie, entre autres pays, ne soit pas considérée comme un «lieu sûr» pour le rapatriement des migrants irréguliers arrêtés en Europe.

Selon le texte, inclure la Tunisie reviendrait à «nier la protection», permettant des procédures accélérées et des rapatriements, dans un contexte de dégradation des droits et de répression politique.

La proposition débattue à Strasbourg, et qui sera soumise au vote en séance plénière le 10 février 2026, vise à établir une première liste européenne commune de pays d’origine considérés comme «sûrs», qui, conformément à la proposition de la Commission européenne, inclurait le Bangladesh, la Colombie, l’Égypte, l’Inde, le Kosovo, le Maroc et la Tunisie. Cette mesure, selon la communication du Parlement, permettrait un traitement plus rapide des demandes d’asile déposées par les citoyens de ces pays.

Dans le document relancé par le FTDES, les organisations signataires contestent l’idée que le label «pays sûr» reflète automatiquement la réalité sur le terrain.

La déclaration dénonce la «transition antidémocratique» intervenue après 2021 sous la présidence de Kaïs Saïed, évoquant la répression de l’opposition, de la société civile, des médias et de l’indépendance de la justice, ainsi que, sur le plan migratoire, les violations des droits des migrants et des réfugiés. Elle exige explicitement que la Tunisie ne soit pas considérée comme un «lieu sûr» pour les personnes secourues en mer ou interceptées et ramenées à terre.

Parmi les signataires de la déclaration figurent notamment I Watch, Médecins Sans Frontières, SOS Méditerranée, Sea-Watch, Alarm Phone, Pro Asyl, ECCHR, Emergency et Mediterranea Saving Humans, ainsi que des réseaux et collectifs œuvrant pour la surveillance des frontières et les opérations de sauvetage.

I. B. (avec Ansamed).

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Tunisie : L’OST révèle une expansion inédite des mouvements sociaux

05. Dezember 2025 um 15:21

Les mobilisations sociales ont connu une envolée spectaculaire en Tunisie cette année. Selon les derniers chiffres publiés vendredi par l’Observatoire social tunisien (OST), rattaché au FTDES, les mouvements de protestation ont bondi de 83,4% entre janvier et novembre 2025 par rapport à la même période de 2024.

Entre janvier et fin novembre 2025, 4838 actions collectives ont été enregistrées, contre 2638 durant la même période en 2024, soit une progression de 83,4%. Le seul mois de novembre a compté 589 mobilisations civiles et politiques, un niveau en hausse d’environ 80% d’une année à l’autre.

Natures des mobilisations

Le rapport souligne une multiplication des marches menées par différentes forces politiques et organisations civiles. Les revendications portent principalement sur le droit à l’emploi pour les diplômés au chômage, l’amélioration des conditions de travail, la régularisation de situations administratives, la titularisation et l’application d’accords en suspens.

Les sit-in arrivent en tête des modes d’action, suivis des grèves de la faim, des grèves de travail, du port du brassard rouge et de la diffusion de communiqués.

Carte des protestations

Tunis demeure l’épicentre des mobilisations avec 135 actions recensées sur le mois de novembre. La capitale est suivie par la Manouba (65), Gafsa (50) et Kasserine (35). Bizerte, Tozeur, Sousse et Gabès enregistrent chacun 22 mouvements, tandis que Médenine, Nabeul, Tataouine, Mahdia, Le Kef, Zaghouan, Ariana et Monastir restent actifs à un niveau moindre.

Lire aussi

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Tunisie : Après l’ATFD, la suspension du FTDES accentue la pression sur la société civile

27. Oktober 2025 um 19:56

Quelques jours après la suspension de l’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD), les autorités ont décidé de geler pour un mois les activités du Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDES). Cette décision, notifiée récemment aux responsables de l’organisation, a été reçue avec incompréhension par ses membres, qui assurent avoir respecté toutes les obligations légales et administratives.

Selon Romdhane Ben Amor, porte-parole du FTDES, cette mesure s’inscrit dans la continuité d’une série de contrôles et d’audits engagés depuis plusieurs mois.

« Ce qui se passe aujourd’hui peut se reproduire demain. Rien ne nous fera peur ni n’affaiblira notre détermination. Où que nous soyons, nous resterons fidèles aux opprimés et attachés aux valeurs de justice et de dignité », a-t-il déclaré dans un message rendu public.

Lire aussi:

Tunisie – Suspension de l’ATFD : Une vague de réactions solidaires contre une décision jugée arbitraire

Un acteur historique du débat social

Créé en 2011, dans le sillage de la révolution, le FTDES s’est imposé comme un acteur central de l’analyse sociale en Tunisie, publiant régulièrement des études sur le chômage, les inégalités régionales, la pauvreté ou les migrations. Ses travaux ont souvent alimenté le débat public et contribué à éclairer les politiques sociales.

L’organisation a indiqué qu’elle se conformerait à la décision administrative tout en réaffirmant son engagement “envers les causes sociales et les luttes pour la dignité”.

Un contexte de vigilance accrue

Cette suspension intervient dans un climat de surveillance renforcée du secteur associatif, marqué ces derniers mois par plusieurs vérifications administratives et financières.
Si les autorités affirment agir dans le cadre de la loi, certaines voix au sein de la société civile redoutent un rétrécissement progressif de l’espace d’expression indépendant.

Le décret-loi 88 de 2011, qui garantit la liberté d’association, reste en vigueur. Mais son interprétation et son application suscitent aujourd’hui des débats sur l’équilibre entre contrôle administratif et vitalité du tissu associatif, pilier de la vie démocratique tunisienne depuis plus d’une décennie.

Pour approfondir:

Tunisie : L’État relance la traque des fonds étrangers dans le milieu associatif

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Tunesien: 133 Selbstmorde im Jahr 2024

Von: Redaktion
14. Januar 2025 um 15:12

Das tunesische Forum für wirtschaftliche und soziale Rechte (FTDES) hat den digitalen Bericht des tunesischen sozialen Observatoriums (OST) für das vierte Quartal 2024 veröffentlicht. Daraus Mehr

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Alarm wegen der Schildlaus, die den Anbau von Kaktusfeigen bedroht

Von: Redaktion
24. Februar 2024 um 20:46

Experten warnen vor der Gefahr der Ausbreitung der Schildlaus (Karminschildlaus, Cochenilleschildlaus, Cochenillelaus oder Cochenille), einem grenzüberschreitenden Schädling, der durch den Klimawandel verstärkt wird und die Mehr

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