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Heute — 18. Februar 2026Haupt-Feeds

La Conect impulse les énergies renouvelables pour une relance verte!

18. Februar 2026 um 16:59

Une avancée majeure dans la transition énergétique: le 5ème round de projets d’électricité renouvelable sous régime d’autorisations a validé 185 initiatives, pour une capacité totale de 287 mégawatts et des investissements de 554 millions de dinars. Ces annonces ont été au cœur d’une séance organisée par le Groupement professionnel des énergies renouvelables de la CONECT.

Présente lors de cet événement, la ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Fatma Thabet Chiboub, a déclaré : “L’objectif en 2026 est d’accélérer la croissance des énergies renouvelables. Au-delà des 185 projets du 5e round, notre but est qu’ils démarrent le plus vite possible, dans le cadre d’une simplification des procédures administratives et d’un allègement des investissements dans les énergies renouvelables. Au titre de la loi de finances 2026, nous avons introduit un avantage fiscal : une contribution de l’État à hauteur de 3% pour rendre l’investissement en énergie plus attractif. »

Dans ce contexte d’accélération nationale pour diversifier le mix énergétique et exploiter les richesses naturelles tunisiennes en solaire et éolien, cette rencontre a favorisé un dialogue inclusif entre acteurs publics et privés. L’objectif était clair : évaluer les résultats de cette ronde et tracer des pistes pour booster l’attractivité du secteur.

De son côté, Aslan Berjeb, en marge de l’événement, a souligné dans une déclaration aux médias: « Nous avons avec nous des responsables du secteur privé et public, car nous croyons que le système des licences est crucial pour la transition énergétique et son accélération. Il convient particulièrement aux PME, aux projets régionaux de petite et moyenne taille, et accélère la transition énergétique. D’où l’importance de comprendre son cadre légal, pour qu’il soit mieux compris et utilisé. »

 

 

 

Par ailleurs, Sadok Besbes a ajouté : « Nous pouvons, en un temps court, créer des entreprises tunisiennes capables de fabriquer des panneaux photovoltaïques, et ainsi exporter cette expertise vers les pays voisins. Nous pouvons discuter avec des entreprises européennes, et aussi avec des entreprises tunisiennes qui ont réussi à pénétrer le marché africain. Par ailleurs, les investisseurs tunisiens peuvent exploiter l’immense potentiel solaire dont Dieu a doté le pays, bien supérieur à celui de nos voisins. »

 

 

Parmi les recommandations phares de la CONECT figurent un calendrier pluriannuel, le « Golden Permit », l’auto-raccordement, des lignes dédiées aux énergies renouvelables, l’indexation tarifaire, l’intégration du stockage et la formation des promoteurs. Parmi les engagements concrets : soumission d’un document officiel au ministère, création d’un comité de suivi, formations avant la 6e ronde et mises en relation des acteurs.

Cette conférence positionne ainsi la Tunisie comme un hub attractif des énergies renouvelables. Ces initiatives visent ultimement à hisser la part des renouvelables, à réduire les subventions énergétiques et à sécuriser l’approvisionnement national.

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Afrique numérique en construction : la Tunisie à l’heure des choix stratégiques (2026–2030)

18. Februar 2026 um 09:35

À l’aube du lancement de son Plan de développement 2026–2030, la Tunisie se trouve à un moment décisif de son repositionnement économique et stratégique. Dans une Afrique engagée dans la construction de son marché numérique, le partenariat avec l’Algérie offre une opportunité structurante pour renforcer la souveraineté technologique, l’attractivité économique et l’intégration régionale. Cette tribune analyse les choix clés auxquels la Tunisie est aujourd’hui confrontée.

Alors que l’Afrique accélère la mise en œuvre de sa stratégie de transformation numérique, une nouvelle géographie économique et technologique est en train de se dessiner à l’échelle du continent. La construction progressive du Marché unique numérique africain, portée par les orientations de l’Union africaine, ouvre une fenêtre d’opportunité pour les pays capables de se positionner comme pôles régionaux structurants.

Pour la Tunisie, le calendrier est particulièrement significatif. Le démarrage imminent du Plan de développement 2026–2030 coïncide avec une phase d’accélération continentale où le numérique devient un levier central de croissance, de souveraineté et d’intégration économique. Dans ce contexte, le rapprochement avec l’Algérie dépasse le cadre bilatéral : il constitue un choix stratégique, susceptible de repositionner durablement la Tunisie dans l’architecture de l’Afrique numérique en construction.

Économie : le numérique comme accélérateur de valeur et d’attractivité

Pour une économie tunisienne confrontée à des impératifs de relance, de montée en gamme et d’attraction de capitaux, la transformation digitale n’est plus un luxe, mais un levier économique structurant. Elle permet de réduire les coûts de transaction, d’améliorer la productivité, de faciliter l’intégration des PME aux chaînes de valeur régionales et de fluidifier les échanges transfrontaliers.

Dans cette perspective, le Marché unique numérique africain représente une opportunité majeure, à condition qu’il repose sur des pôles régionaux crédibles, capables d’organiser l’offre, la demande et l’investissement. La coopération tuniso-algérienne, si elle est orientée vers des projets concrets – infrastructures numériques, plateformes régionales, services à valeur ajoutée – peut contribuer à positionner la Tunisie comme point d’entrée économique vers les marchés africains, tout en renforçant son attractivité pour les investisseurs internationaux.

La stratégie numérique continentale met l’accent sur l’harmonisation réglementaire, la sécurisation des échanges et la création d’un cadre de confiance transfrontalier. Pour la Tunisie, l’enjeu est clair : traduire ces orientations africaines en avantages comparatifs au service de son nouveau cycle de développement.

Stratégie : souveraineté numérique et repositionnement régional

Au-delà des considérations économiques, le numérique est désormais un enjeu de souveraineté et de projection stratégique. La maîtrise des données, la sécurité des infrastructures critiques et la résilience face aux risques cyber conditionnent l’autonomie économique et la crédibilité internationale des États.

Dans le cadre du Plan 2026–2030, la Tunisie est appelée à clarifier son positionnement géoéconomique. Le partenariat avec l’Algérie offre une opportunité rare : celle de bâtir une capacité régionale partagée, permettant de réduire la dépendance technologique externe tout en renforçant le poids du Maghreb dans l’architecture numérique africaine.

La mise en œuvre effective de la Convention de Malabo sur la cybersécurité et la protection des données, la coordination des politiques publiques et la mutualisation de certaines capacités (centres de réponse aux incidents, infrastructures de données, normes communes) peuvent transformer la coopération bilatérale en outil stratégique de souveraineté collective. Pour la Tunisie, il ne s’agit pas de suivre une dynamique imposée, mais bien de co-construire un cadre régional aligné sur ses intérêts économiques, sécuritaires et industriels.

Numérique : capital humain, innovation et effet d’entraînement continental

Le principal atout de la Tunisie demeure son capital humain. Compétences numériques, ingénierie, écosystèmes de startups et capacité d’innovation constituent des ressources stratégiques à valoriser dans le prochain plan de développement. Mais cet avantage ne produira pleinement ses effets que s’il s’inscrit dans un écosystème élargi, capable d’absorber, de financer et de diffuser l’innovation à grande échelle.

La coopération avec l’Algérie, combinée à une ouverture maîtrisée vers l’Afrique subsaharienne, peut favoriser l’émergence d’un pôle numérique maghrébin, fondé sur l’interopérabilité, les normes ouvertes et le développement de solutions locales à vocation continentale. La stratégie africaine souligne l’importance de la formation, de la mobilité des talents et de la reconnaissance mutuelle des compétences : autant de chantiers que la Tunisie peut intégrer comme priorités opérationnelles de son Plan 2026–2030.

L’enjeu est d’éviter une juxtaposition d’initiatives dispersées. Ce qui est en jeu, c’est la capacité de la Tunisie à jouer un rôle d’entraînement, en structurant des projets numériques à impact, exportables et créateurs de valeur durable.

Perspective

À l’aube du Plan de développement 2026–2030, la Tunisie se trouve à un moment décisif. Le numérique peut devenir un pilier de souveraineté économique, un vecteur d’intégration régionale et un levier d’attractivité internationale. Le partenariat tuniso-algérien, s’il est inscrit dans une vision africaine cohérente, peut servir de modèle de coopération Sud-Sud, pragmatique et orienté résultats.

L’enjeu n’est plus de savoir si le Maghreb participera à la révolution numérique africaine, mais à quel niveau et avec quelle ambition. Pour la Tunisie, le choix est stratégique : rester en périphérie des dynamiques continentales ou s’affirmer comme acteur central de l’Afrique numérique en construction.

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Les analyses développées dans cette tribune sont proposées à titre de réflexion. Elles visent à nourrir le débat économique et stratégique, sans engager aucune autorité publique ou privée.

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Gestern — 17. Februar 2026Haupt-Feeds

Cloud et IA : les banques publiques, rempart de la souveraineté tunisienne

17. Februar 2026 um 16:10

À l’heure où le numérique devient un pilier de puissance et de résilience économique, la Tunisie se doit de repenser sa stratégie de souveraineté numérique. Abdelwaheb Ben Moussa explore dans cette tribune le rôle stratégique du cloud et de l’intelligence artificielle. Avec un focus sur les banques publiques comme infrastructures critiques. Il propose une approche pragmatique pour renforcer l’autonomie et la compétitivité nationale.

Souveraineté numérique : une condition de résilience

Le cloud et l’intelligence artificielle (IA) sont devenus des infrastructures critiques pour les États. Elles soutiennent les administrations, la santé, la finance, la défense et la planification économique. Sans contrôle sur ces technologies, la Tunisie risque de subir des dépendances étrangères, qu’elles soient commerciales ou géopolitiques.

Les expériences internationales offrent des leçons claires :

  • États-Unis : puissance économique par la domination des géants du cloud et de l’IA.
  • Chine : cloud fermé et IA intégrée à la stratégie nationale, souveraineté totale, mais ouverture économique limitée.
  • Europe : approche pragmatique, cloud de confiance et IA souveraine sur des niches critiques.

Ces modèles montrent que maîtriser le cloud et l’IA est aujourd’hui une condition de résilience et d’autonomie stratégique.

Les banques publiques : infrastructures critiques de l’économie tunisienne

Les banques publiques tunisiennes occupent une place centrale : elles gèrent les flux financiers, centralisent des données sensibles et soutiennent la politique monétaire. Leur vulnérabilité face à des solutions cloud étrangères pourrait compromettre la souveraineté économique.

La priorité est un cloud souverain ciblé sur les services bancaires critiques, accompagné d’une hybridation encadrée pour les services moins sensibles. Et ce, afin de sécuriser les données, tout en maintenant l’accès à l’innovation mondiale.

IA souveraine et sécurité fonctionnelle

Le couple IA–Cloud est central. Les modèles IA locaux peuvent :

  • Détecter les fraudes financières,
  • Sécuriser les transactions critiques,
  • Analyser les risques bancaires et monétaires.

Ces outils, entraînés sur des clusters nationaux sécurisés, garantissent une souveraineté fonctionnelle tout en restant compatibles avec les standards ouverts et les systèmes financiers globaux.

Gouvernance et mise en œuvre progressive

Une stratégie efficace repose sur :

  • Une feuille de route claire, priorisant les infrastructures critiques.
  • Des partenariats public-privé pour mutualiser compétences et investissements.
  • Des instances de gouvernance centralisées, coordonnant banques publiques, administrations et acteurs privés.
  • Le développement des talents numériques pour soutenir le cloud et l’IA souverains.

Cette approche pragmatique assure sécurité, résilience et intégration dans l’économie numérique mondiale.

Une souveraineté ciblée et extensible

La priorité sur les banques publiques ne ferme pas la voie à d’autres secteurs. En effet, la santé, l’énergie, l’administration peuvent être progressivement intégrées dans un écosystème numérique souverain et résilient.

Schéma stratégique intégré

Figure 1 – Stratégie Cloud & IA pour les banques publiques tunisiennes :

IA et Cloud

Légende :

  1. Cloud souverain sécurisé – Hébergement local des données financières et clusters IA.
  2. IA bancaire souveraine – Détection de fraude, analyse des flux et risques financiers.
  3. Cybersécurité avancée – Encryption, monitoring, protection des blocs financiers critiques.
  4. Interopérabilité internationale – Compatibilité avec les systèmes financiers globaux.
  5. Gouvernance et partenariats – Coordination État–banques publiques–experts, partenariats public-privé, instances centralisées.

 

Pour un débat national urgent

Le cloud et l’IA ne sont plus de simples outils technologiques : ils sont des leviers de souveraineté et de compétitivité. La Tunisie ne vise pas l’autarcie, mais une souveraineté fonctionnelle, protégeant les infrastructures critiques, encadrant les partenariats et favorisant l’innovation locale.

Le débat national est urgent : définir une stratégie cohérente et ambitieuse, centrée sur les banques publiques, et étendre progressivement la souveraineté numérique à d’autres secteurs stratégiques. La Tunisie nouvelle peut ainsi devenir résiliente, compétitive et stratégiquement autonome.

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L’analyse et les propositions présentées dans cette tribune n’engagent que l’auteur, Abdelwaheb Ben Moussa. Elles ne sauraient en aucun cas engager une autorité publique, institution ou organisation, et ont vocation à alimenter le débat et la réflexion stratégique sur la souveraineté numérique en Tunisie.

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Core Banking Systems, IA et souveraineté numérique : le vrai point de bascule des banques publiques tunisiennes

16. Februar 2026 um 17:19

Alors que la Tunisie se prépare à lancer l’exécution de son Plan de développement 2026‑2030, la transformation digitale des banques publiques change de nature. L’enjeu ne se limite plus à la digitalisation des services ou à l’expérience client, mais concerne désormais le cœur technologique, informationnel et souverain du système bancaire. À l’intersection des Core Banking Systems (CBS), de l’intelligence artificielle et de la cybersécurité se joue une question décisive : la capacité des banques publiques à soutenir la transformation économique nationale tout en préservant la souveraineté numérique et financière du pays.

 

Le CBS : colonne vertébrale invisible et stratégique

Le Plan 2026‑2030 place la digitalisation, l’inclusion financière et la modernisation du secteur bancaire au rang de priorités nationales. Dans ce contexte, les banques publiques deviennent des infrastructures critiques de la transformation digitale de l’État. Les Core Banking Systems structurent le traitement des dépôts et crédits, la gestion des paiements, la production réglementaire et, surtout, la donnée bancaire.

Même si des programmes de modernisation sont déjà engagés, la robustesse et l’intégration complète de ces systèmes restent un levier décisif pour que l’intelligence artificielle et la cybersécurité produisent leur plein effet. Les efforts existants sont notables, mais la trajectoire de transformation reste conditionnelle à l’alignement stratégique et technologique.

 

Digitalisation visible, dépendances invisibles

Les banques publiques ont fait des progrès tangibles avec des applications mobiles, des services à distance et une interconnexion accrue. Mais cette modernisation rapide révèle un paradoxe : la dépendance accrue aux architectures sous-jacentes, souvent partiellement externalisées ou propriétaires. Cette réalité soulève des questions de souveraineté numérique et financière. Qui contrôle les données bancaires ? Où sont-elles stockées ? Quelle autonomie pour la cybersécurité et l’intelligence artificielle ? Même les observateurs qui défendent l’usage de prestataires internationaux reconnaissent aujourd’hui que le contrôle des données et des systèmes critiques est un impératif stratégique.

 

IA bancaire : opportunité conditionnelle

L’intelligence artificielle promet scoring, détection de fraude et pilotage des risques. Mais sa fiabilité dépend directement du CBS et de la qualité des données. Une intégration trop rapide ou non supervisée pourrait créer des biais algorithmiques, des risques opérationnels ou des non-conformités réglementaires. Les banques publiques adoptent donc une approche progressive et prudente. Ce n’est pas un retard, mais une stratégie consciente pour allier innovation et stabilité, tout en restant compatibles avec les exigences nationales et internationales.

 

Cybersécurité et souveraineté numérique : un enjeu stratégique

La cybersécurité ne peut plus être traitée comme une fonction IT parmi d’autres. Dans un système bancaire digitalisé, interconnecté et piloté par la donnée, elle devient un pilier de souveraineté nationale. La souveraineté se décline sur trois axes : la maîtrise des données bancaires et leur localisation, la souveraineté technologique pour limiter la dépendance aux solutions propriétaires et garantir la résilience face aux crises, et la confiance financière, car une cyberattaque majeure pourrait freiner l’adoption digitale, fragiliser la crédibilité de l’État actionnaire et compromettre les objectifs du Plan 2026‑2030.

 

Régulation bancaire comme levier stratégique

La Banque centrale de Tunisie joue un rôle clé en orientant la modernisation des CBS, la localisation des données et les standards de cybersécurité. Plutôt que de freiner l’innovation, cette régulation structure le secteur et sécurise l’ensemble de l’écosystème, tout en assurant l’alignement avec les priorités nationales.

 

Moderniser les CBS n’est ni un luxe ni un projet isolé. C’est un choix stratégique et politique qui conditionne le financement durable de l’économie réelle, l’inclusion financière et territoriale, la transparence institutionnelle et la souveraineté nationale. Les banques publiques doivent donc aligner leurs systèmes centraux, l’intelligence artificielle et la cybersécurité avec les objectifs nationaux, tout en conservant une supervision humaine solide. C’est la condition pour transformer le cœur bancaire en levier crédible de la transformation économique tunisienne.

 

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Les analyses et opinions exprimées dans cette tribune n’engagent aucune autorité publique, institution financière ou organisation. Elles reflètent exclusivement le point de vue de l’auteur.

 

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Tunisie-Algérie : le numérique comme levier d’intégration concrète

11. Februar 2026 um 13:56

La Tunisie et l’Algérie disposent d’une opportunité stratégique : le numérique. Paiements électroniques, finance digitale et complémentarités économiques offrent un levier concret pour transformer les intentions en résultats mesurables — et tester l’intégration par l’action plutôt que par les accords classiques. Plus qu’un simple projet bilatéral, ce corridor pourrait institutionnaliser un hub numérique partagé, relié à l’Afrique et au reste du monde, et ouvrir un chemin tangible pour l’intégration maghrébine, dans un contexte de relance économique, d’inclusion et de développement intégral.

Une intégration économique encore partielle

Les relations économiques entre la Tunisie et l’Algérie sont anciennes mais restent limitées. Les échanges sont souvent freinés par des procédures lourdes, des contraintes financières et des cadres institutionnels fragmentés.

Malgré cela, le commerce bilatéral a progressé de 42 % en trois ans, et 25 accords sectoriels ont été signés lors de la dernière session de la Haute commission mixte. Les discussions autour d’un éventuel accord de libre-échange montrent une volonté politique d’avancer, même si les détails restent à définir. Comme le souligne l’expérience, l’intégration ne se décrète pas, elle se construit.

Le numérique : un levier concret pour un hub partagé et ouvert

Le numérique permet d’avancer par projets tangibles et mesurables. La création d’un corridor économique numérique ciblé pourrait constituer le socle concret pour institutionnaliser un hub numérique partagé, structurant durablement la coopération Tunisie-Algérie et connectant la région à l’Afrique et au reste du monde.

 Ce corridor pourrait inclure :

  • la digitalisation des paiements et de la facturation,
  • l’interopérabilité des systèmes financiers,
  • la traçabilité et la formalisation des transactions transfrontalières.

En organisant ces outils et standards de manière commune, le hub numérique devient un catalyseur pour l’intégration maghrébine, transformant ambition et coopération en résultats concrets.

Banques et finance numérique : un rôle stratégique

Le corridor numérique repose largement sur le secteur bancaire, en particulier sur le rôle des banques publiques. Elles peuvent soutenir :

  • les startups et PME innovantes,
  • les projets transfrontaliers,
  • la formalisation et la sécurisation des transactions numériques.

Ces instruments offrent à la fois soutien à l’innovation et maîtrise des risques, essentiels pour un hub numérique stable et ouvert à la région et au monde.

Complémentarités économiques à activer

La Tunisie apporte expertise technologique, capital humain qualifié et écosystème startup structuré. L’Algérie offre un vaste marché intérieur, des capacités financières et une dynamique de diversification économique.

Exploitées de manière coordonnée, ces complémentarités peuvent créer un écosystème numérique régional, structurer un hub partagé et préparer l’intégration maghrébine.

Banque centrale et stabilité financière

La montée des flux numériques transfrontaliers renforce le rôle des banques centrales :

  • encadrer l’innovation,
  • superviser les nouveaux acteurs et les systèmes de paiement,
  • garantir la sécurité et la cybersécurité des transactions.

L’innovation doit s’accompagner d’une stabilité rigoureuse, condition essentielle à la crédibilité d’un hub numérique institutionnalisé et ouvert à l’international.

Un levier pour la relance et le développement

Le corridor numérique constitue un outil concret pour soutenir le plan de développement :

  • favoriser la croissance via l’élargissement des marchés,
  • renforcer l’inclusion des PME et des jeunes,
  • contribuer à un développement intégral, plus formel et résilient.

Le numérique devient ainsi un point de convergence entre ambition nationale, coopération régionale et ouverture internationale, et un socle pour un hub numérique partagé Tunisie-Algérie, préfigurant l’intégration maghrébine.

Axes de réflexion pour le débat

À titre indicatif, plusieurs questions demeurent ouvertes :

  • comment articuler projets numériques et discussions commerciales bilatérales ?
  • quel rôle pour les banques publiques dans cette transformation ?
  • comment concilier innovation, inclusion et stabilité financière ?
  • quelle gouvernance pour un corridor numérique partagé et ouvert à la région et au monde ?

Ces questions nourrissent le débat sans préjuger des choix institutionnels futurs.

L’économie numérique offre à la Tunisie et à l’Algérie l’opportunité de tester l’intégration par l’action, en parallèle ou en amont des accords classiques. Avec la finance numérique, les banques et une coordination pragmatique, le corridor peut devenir un levier d’intégration concrète, un hub numérique partagé et un moteur pour l’intégration maghrébine, connecté à l’Afrique et au reste du monde.

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Cet article est rédigé à des fins de réflexion. Les analyses et propositions qu’il contient sont volontairement indicatives et ne sauraient engager aucune autorité publique ou privée.

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