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Heute — 06. Februar 2026Haupt-Feeds

Cnam-pharmacies: la CCITF appelle à un modèle hybride public-privé. Détails

06. Februar 2026 um 10:59

Face aux 40% de dépenses de santé payées directement par les patients et aux retards chroniques de la Cnam, il est nécessaire de créer un système équilibré entre public et privé pour un accès équitable aux soins. C’est dans ce but que la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-française a réuni, le 5 février 2026 aux Berges du Lac, les professionnels de la santé pour en discuter.

Selon Molka El Moudir, vice-présidente du SPOT, les familles tunisiennes dépensent presque 60% de leur budget santé pour les médicaments. Les pharmacies rencontrent de grandes difficultés à cause des paiements très retardés de la Cnam, parfois jusqu’à 180 jours en 2025, et doivent emprunter auprès des banques, ce qui menace la disponibilité des soins. Dans cette optique, elle propose un modèle hybride pour compléter le système public, avec des règles claires sur les responsabilités et les délais de paiement. Une phase pilote permettrait de réduire le reste-à-charge des patients et de repositionner les pharmaciens comme conseillers plutôt que comme prêteurs. 

Pour sa part, Dr Samir Cherourou, porte-parole de l’Ordre national des médecins, a fait le point sur plusieurs défis comme par exemple la migration des jeunes médecins, le vieillissement démographique et les 40% d’out-of-pocket. Et d’ajouter les faiblesses de la Cnam, qui reçoit 6,75% des revenus et 5,5% du budget de l’État mais ne bénéficie pas des fonds transférés par les autres caisses, laissant un tiers de la population non couvert. Ses solutions incluent une assurance universelle solidaire, des complémentaires santé, des partenariats public-privé (PPP) contre les déserts médicaux, une bonne gouvernance et un dialogue sociétal pour mieux gérer les fonds existants.

Hafedh Lamouri, expert en droit du travail et de la sécurité sociale, indique que la Cnam semble avoir un excédent comptable de 900 Mtnd, mais qu’en réalité elle est déficitaire. Les cotisations non transférées par la CNSS et la CNRPS bloquent le système, laissant 2 millions de personnes sans couverture, dont 650 000 chômeurs, et 75% des bénéficiaires avec des pensions très faibles (moins de 5 000 d/an). Pour y remédier, il propose d’unifier les caisses de retraite via un recouvrement direct, de canaliser les taxes parafiscales à la Cnam, de renforcer la prévention et d’augmenter les plafonds pour les 24 affections longues, afin d’assurer un équilibre actuariel sur 30 ans.

Pour sa part, Mondher Khabcheche, président de la Ftusa, note que le secteur compte 24 sociétés, dont 15 dans la santé, avec un chiffre d’affaires de 8 800 Mtnd. Mais la branche santé est déficitaire, la couverture est faible (groupe/individuelle), les médecins partent à l’étranger et la pyramide des âges est inversée (2,3 actifs pour 1 retraité). Il suggère des niches fiscales (déductions comme pour l’assurance-vie), d’interconnecter retraite et santé, de développer les PPP et la prévention, en visant une couverture privée comme au Chili (20%) ou en France (13%).

Pour résumer, les panélistes s’accordent sur l’importance de prioriser le socle public pour les maladies chroniques et les populations vulnérables, tout en développant un modèle hybride avec phase pilote et règles précises. Ils insistent aussi sur la nécessité des réformes pour garantir une couverture universelle, améliorer la gouvernance, renforcer la prévention, et toujours placer le patient au centre du système.

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Ghazi Darghouth – Réforme des caisses sociales: des solutions urgentes en attendant”

06. Februar 2026 um 10:28

Face à un système de santé confronté à des déficits chroniques de la CNAM, notamment les retards de paiement jusqu’à 180 jours et 40 % de dépenses out-of-pocket malgré la réforme de 2004, Ghazi Darghouth, président de la commission santé de la CCITF, appelle à un modèle hybride public-privé. Lors de la rencontre-débat du 5 février 2026 aux Berges du Lac, il plaide pour des solutions concrètes, inspirées de l’étranger, afin de briser le cercle vicieux qui prive les patients de soins équitables.

Il souligne  dans une déclaration exclusive à leconomistemaghrebin.com que la santé et le secteur pharmaceutique sont liés, avec un enjeu central : le financement de la prise en charge des patients. Il estime que ce problème persiste depuis des années, malgré la réforme de l’assurance maladie en 2004. Les paiements directs des ménages le fameux « out-of-pocket » – représentent encore un pourcentage élevé des dépenses de santé.

Et de poursuivre : “Aujourd’hui, le système repose principalement sur les cotisations, mais les caisses sociales sont structurellement déficitaires. Cela crée un cercle vicieux : la CNAM manque de trésorerie pour payer la Pharmacie centrale et les hôpitaux, générant des conflits avec les prestataires. Au final, c’est le patient qui en pâtit, avec un modèle de tiers payant devenu hautement problématique.”

La CCITF a ouvert le débat de manière neutre, en se focalisant sur des solutions plutôt que sur les problèmes récurrents. Il faut s’inspirer de modèles étrangers et explorer de nouvelles approches.

Le partenariat public-privé (PPP) dans la santé publique pourrait-il réduire ce déficit et bénéficier aux deux secteurs ? Les hôpitaux abritent d’excellents médecins, mais souffrent d’une fuite des cerveaux et d’infrastructures dégradées, aggravées par la démographie : un vieillissement populationnel qui rend les caisses de retraite déficitaires à perpétuité.

Il conclut : « Une réforme profonde des caisses sociales résoudra le problème à long terme, mais des solutions à court et moyen termes sont urgentes pour assurer la prise en charge des patients. En somme, explorons ensemble. La Chambre veut être un espace de dialogue serein et de propositions concrètes. »

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13 ans après l’assassinat de Chokri Belaïd

06. Februar 2026 um 09:19

Y a-t-il de nouveaux éléments dans l’enquête sur les commanditaires de l’assassinat de Chokri Belaïd, figure emblématique de l’opposition tunisienne, abattu le 6 février 2013 ? La question d’actualité brûlante reste : treize ans après, où en est l’enquête ?

Quelles sont les révélations du comité de défense chargé de l’affaire ? Le pouvoir judiciaire doit s’y pencher sérieusement. La grande interrogation persiste : qui sont les vrais commanditaires ? Beaucoup de questions demeurent sans réponse. Aujourd’hui, assembler les pièces du puzzle s’avère impossible, treize ans après, sans identifier les commanditaires, planificateurs et financeurs de l’assassinat de Chokri Belaïd.

L’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD) commémore cet anniversaire par un appel pressant à la vérité complète et à la reddition de comptes. Elle dénonce un processus judiciaire incomplet, fragmenté et entravé par des retards, malgré les condamnations d’exécutants directs.

L’ATFD critique une approche technique et partielle occultant la complexité du crime – planification, instructions, financement, protections politiques ou sécuritaires – et laissant sans réponse cinq questions cruciales sur les identités des planificateurs, instructeurs, financeurs, exécutants et facilitateurs. Elle met en garde contre une justice sélective qui nourrit l’impunité, la peur et la violence politique, fragilisant la démocratie, tout en réclamant la reconnaissance des droits des familles et la protection des enfants victimes.

L’association exprime sa solidarité avec la famille, notamment Basma Khalfaoui et ses filles, visées par des campagnes de dénigrement prolongeant la violence contre les femmes. En somme, elle martèle : pas de démocratie sans justice exhaustive, ni fidélité aux victimes sans poursuites impartiales, transformant cette commémoration en mobilisation pour une vérité restauratrice. L’ATFD souligne que l’affaire reste au point mort.

Il y a quelques mois, le 14 octobre 2025, la Cour d’appel a rendu ses jugements sur 23 accusés. Un non-lieu pour neuf d’entre eux a été prononcé; la peine de mort pour deux (avec 105 et 110 ans supplémentaires); la prison à vie pour quatre autres (peines additionnelles); des confirmations des verdicts initiaux pour plusieurs; la prison à vie pour deux (dont un avec 20 ans supp.); 37 ans pour un dernier.

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Gestern — 05. Februar 2026Haupt-Feeds

Reconduction de Néjia Gharbi à la CDC : Trois ans de continuité assurés

05. Februar 2026 um 20:33

La Commission de surveillance de la CDC s’est réunie le 5 février 2026 pour valider la reconduction de Néjia Gharbi comme directrice générale pour trois ans (à partir du 1er février). Cette décision vise à maintenir la stabilité et la continuité de la gouvernance, au service des missions stratégiques de l’établissement public.

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Santé et assurance maladie: vers un modèle hybride au service du patient

05. Februar 2026 um 17:17

« Santé et assurance : construire un modèle hybride au service des patients ».  Telle est la rencontre-débat organisée par la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-française (CCITF) , ce jeudi 5 février 2026 aux Berges du lac. 

Une chose est sûre : les enjeux de la santé sont économiques, sociaux et de compétitivité. La santé reste prioritaire dans la collaboration tuniso-française. L’objectif est un dialogue apaisé reliant santé et économie, comme le COVID l’a démontré : un problème sanitaire paralyse l’économie mondiale. Cette rencontre vise une réflexion prospective, loin des débats stériles, avec des solutions concrètes.
Les dépenses directes des ménages représentent près de 40% des dépenses de santé en Tunisie (l’OMS recommande moins de 20%). Les assurances complémentaires ne couvrent que 3%. Pour les maladies chroniques, principale cause de mortalité, la Tunisie consacre moins de 2% (OCDE : environ 12%). Le véritable indicateur de performance est le « out-of-pocket » du patient, qui risque la faillite pour se soigner. Question centrale : comment bâtir un modèle d’assurance maladie équilibré, préservant la solidarité, sécurisant les parcours de soins et associant intelligemment acteurs publics et privés ?

Molka El Moudir, vice-présidente du Syndicat des pharmaciens d’officine (SPOT), souligne que plus de 59% des dépenses directes des ménages concernent les médicaments. Acteur de proximité, le pharmacien observe l’impact réel des mécanismes d’assurance. Le tiers payant est devenu inviable : depuis 2016, les officines financent la CNAM par des crédits bancaires ; en 2025, les retards atteignaient 180 jours, entraînant une rupture en décembre pour préserver la continuité des soins. Cela perturbe toute la chaîne : déficit de la PCT, perte de crédibilité internationale, cessation de paiement des officines (surtout rurales).

La CNAM est devenue « la banque de la santé »

Les modes actuels consistent au remboursement (délais de 3-6 mois, renonciations aux soins), tiers payant (refus faute de trésorerie), filière publique  montrent leurs limites. Ainsi la solution proposée est d’opter pour  un modèle hybride complémentaire au socle public, avec des règles claires (qui paie quoi ? quels délais ?), via une phase pilote pour réduire le reste-à-charge. En d’autres termes, le patient doit rester central, avec un accès équitable à des soins modernes. Les pharmaciens ne sont pas des banques, mais des conseillers.

De son côté, Dr Samir Cherourou, porte-parole de l’Ordre national des médecins, note que la Tunisie fait face à la migration des jeunes médecins, au vieillissement démographique et à un exporting pharmaceutique faible. La CNAM représente 6,75% des revenus + 5,5% du budget de l’État, mais les 40% d’out-of-pocket choquent encore. Si la CNAM a progressé (couverture de la classe moyenne, maladies chroniques, espérance de vie), elle souffre du non-transfert des fonds par les autres caisses sociales (seulement 1/5 des fonds dus). Le dialogue sociétal de 2017 appelait à une assurance universelle (alors que 1/3 de la population en est exclue).

Il insiste sur l’évidence du partenariat public-privé pour contrer les déserts médicaux et les coûts des dispensaires. Solutions : assurance universelle solidaire, complémentaires santé, bonne gouvernance (comptabilité publique défaillante). L’argent global est suffisant, mais mal géré.

Pour sa part, Hafedh Lamouri, expert en droit du travail et de la sécurité sociale, précise que la CNAM est excédentaire comptablement (900 MD), mais déficitaire en réalité : cotisations non transférées par la CNSS/CNRPS (priorité aux pensions). La chaîne est bloquée. Ce qui fait que la CNAM ne paie pas les hôpitaux, pharmaciens, grossistes ni PCT (déficit de 4 MM).

En termes de chiffres, où en sommes-nous?

Toutefois malgré  les failles persistantes du système public de santé, 60% des assurés optent pour cette option, tandis que 2 millions de personnes restent non couvertes, dont 650 000 chômeurs en 2025. Les pensions de retraite trop basses – moins de 5 000 dinars par an pour 75% des bénéficiaires  obligent à recourir au tiers payant.

Cela signifie également qu’une réforme profonde s’impose, unifiant les caisses de retraite (CNRPS et CNSS) via une caisse de recouvrement directe, canalisant les taxes parafiscales (tabac, alcool, pollution) directement vers la CNAM, renforçant la prévention (vaccins, check-ups) et relevant les plafonds trop bas (actuellement limités à 24 affections longues). Cette solution vise un équilibre actuariel sur 30 ans.

Mondher Khabcheche, président de la Fédération tunisienne des sociétés d’assurance (FTUSA), décrit un secteur avec 24 sociétés (15 en santé), régulé par la CGA. Chiffre d’affaires : 8 800 MD ; provisions : 8 800 MD. La branche santé est déficitaire (-25 MD en 2022, -5 000 D récemment), malgré la rentabilité commerciale. Autrement dit, il est important que la retraite et la santé soient interconnectées ; pyramide des âges inversée (2,3 actifs/retraité) ; espérance de vie féminine plus longue.

La couverture des assurances groupe, individuelle et internationale reste insuffisante, entraînant des fuites de fonds vers l’étranger. Le ratio sinistres/primes, comparable à celui de l’automobile, reflète une logique de consommation plutôt que de risque pur. À titre d’exemple, le Chili atteint 20% de couverture privée et la France 13%.

Pour des solutions à court terme, Mondher Khabcheche propose des niches fiscales similaires à l’assurance-vie (déduction de 100 000 D, rendement net de 6-7%), tout en restant optimiste sur les partenariats public-privé (PPP) et l’équilibre du secteur via la prévention.

Vers la fin du débat, les panélistes convergent vers un consensus clair : prioriser le socle public pour les maladies chroniques et les populations vulnérables, tout en développant un modèle hybride complémentaire avec des règles précises et une phase pilote. Ils appellent également à des réformes structurelles, incluant une couverture universelle, une meilleure gouvernance et une prévention renforcée, en plaçant toujours le patient au centre des préoccupations. Les différences entre secteurs public et privé sont soulignées : le public est excédentaire en santé grâce à des prestations limitées, mais déficitaire en retraites ; le privé présente l’inverse, avec une capitalisation viable en retraites mais une santé traitée comme une consommation courante.

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Tunisie-BEI : coopération renforcée pour le développement

05. Februar 2026 um 11:53

Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a rencontré dans la journée du mercredi 4 février 2026 Ulrich Brunnhuber, chef du département secteur public Moyen-Orient et Afrique du Nord à la Banque européenne d’investissement (BEI), ainsi qu’Anna Barone, la nouvelle directrice du bureau BEI en Tunisie.

Cette rencontre a servi à présenter la nouvelle responsable, à évaluer la coopération financière et technique en cours, les progrès des projets phares, et les perspectives à venir.

Samir Abdelhafidh a insisté sur l’importance de ce partenariat, qu’il souhaite approfondir en alignement avec les priorités tunisiennes et le plan de développement 2026-2030. Il a salué les financements de la BEI dans des secteurs stratégiques tels que l’éducation, les transports, les infrastructures hydriques et le soutien au secteur privé.

Ulrich Brunnhuber a réitéré l’engagement de la BEI à intensifier cette collaboration pour soutenir les objectifs tunisiens. Ravis des avancées récentes dans l’exécution des projets et l’utilisation des lignes de crédit pour les PME, il a appelé à renforcer les consultations bilatérales pour accélérer les programmes et financements futurs.

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La BEI a investi 398 M€ dans la 5G tunisienne en 2025

05. Februar 2026 um 10:18

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) a investi un record de 2,8 milliards d’euros dans 65 projets répartis sur six économies de la région sud et est de la Méditerranée (SEMED) Égypte, Jordanie, Liban, Maroc, Tunisie et Cisjordanie/Gaza en 2025, renforçant ainsi son soutien ferme aux économies partenaires dans des temps difficiles. Au total, 70 % des investissements de la BERD dans la région ont été destinés au secteur privé.

Ce chiffre record pour 2025, qui a fait de la région SEMED le troisième plus grand bénéficiaire régional des investissements de la BERD l’année dernière, fait suite à un investissement total de 2,4 milliards d’euros dans ces économies en 2024.

La BERD a également mobilisé un record de 747 millions d’euros d’investissements privés dans la région en 2025, contre 514 millions d’euros l’année précédente.

De son côté, la BEI a réalisé des investissements importants en Tunisie en 2025, avec 398 millions d’euros investis dans 12 projets.
Cela inclut une première tranche de 50 millions d’euros d’un prêt lié au développement allant jusqu’à 190 millions d’euros accordés à Tunisie Telecom. Ce prêt permettra à l’entreprise de moderniser son réseau mobile de la 4G vers la 5G, d’étendre son réseau de fibre optique (pour connecter jusqu’à 200 000 foyers à ce réseau) et de développer de nouvelles normes en matière de cybersécurité.

Selon le communiqué, avec le soutien de l’UE, la BEI a également réalisé son premier investissement en Tunisie dans le cadre du programme Youth in Business, en accordant un prêt de 15 millions de dinars tunisiens à Enda pour soutenir les micro-entreprises et les PME dirigées par des entrepreneurs de moins de 35 ans.

Par ailleurs, une nouvelle Facilité de financement de l’économie verte soutenue par l’UE propose 59 millions d’euros de prêts aux institutions financières locales pour des projets d’efficacité énergétique, d’énergie renouvelable, d’adaptation au climat et d’économie circulaire, avec un soutien supplémentaire en couverture de change de la part de TCX.

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Analyse : la chute politique de Saïf al-Islam selon Sami Jallouli

05. Februar 2026 um 09:14

Que sait-on de Saïf al-Islam Kadhafi, l’homme libyen ? Pour cerner son parcours, le politologue Sami Jallouli apporte un éclairage précieux via son récit publié sur Facebook.

Sous le titre évocateur « La fin prématurée ! « , Sami Jallouli, qui a connu la Libye de près avant 2011 grâce à ses visites professionnelles, dresse une vision claire de la scène politique, économique et sociale de l’époque. Il affirme que Saïf al-Islam Kadhafi n’a pas été éliminé politiquement hier, mais que sa fin a réellement commencé avec le lancement de son programme de réformes « Libye demain ».

Il précise dans ce contexte :  » “Les chats dodus”… C’est ainsi que Saïf al-Islam a commencé sa guerre contre la corruption en Libye en 2008. Je me souviens bien du grand débat qu’a suscité la réunion massive qu’il a présidée dans une salle de sports, qualifiant les symboles du vieux camp de “chats dodus”. Mes amis libyens me parlaient avec un optimisme prudent des contours de cette nouvelle phase.  Saïf al-Islam s’est lancé dans un plan de modernisation de la capitale Tripoli. « Et lorsque vous vous promeniez dans ses rues, des phrases attiraient votre attention, écrites sur les murs des bâtiments : “Démolition pour cause de développement”… Et parallèlement à l’intérieur, il a tissé des relations étendues avec de grandes capitales internationales, au point que le Forum de Davos lui a adressé une invitation officielle pour sa session 2011… qu’il n’a pas pu honorer en raison du changement des données politiques…  »

Il ajoute : « Saïf al-Islam a mené un processus de réconciliation audacieux avec des dirigeants islamistes, en tête desquels Abdel Hakim Belhaj, qui a publié à l’époque des révisions intellectuelles dans un livre. Même Ali Salabi lui a accordé un espace via un programme sur la chaîne libyenne détenue par Saïf al-Islam. Il a également réussi à attirer des opposants comme Suleiman Dogha et Faiiz Serry pour gérer la “Société Al-Ghad pour les services médiatiques”, qui possédait la chaîne Al-Libya et le journal Oureïna…  »

Avant de souligner :  » Saïf était sur le point de lancer des projets dans tous les domaines et semblait sérieux dans la conduite d’une phase de modernisation de l’État, mais il s’est heurté à une résistance violente de la part de la “vieille garde” entourant son père. Le début du clash a eu lieu lors de la visite surprise de Kadhafi à l’aube en 2009 au siège de la chaîne “Al-Libya” appartenant à la Société Al-Ghad, qu’il a décidé de nationaliser. Cela est survenu après une plainte de Hosni Moubarak, car la chaîne avait franchi les lignes rouges avec une audace inédite pour le régime. Et le coup fatal a été quand Saïf al-Islam a accueilli le journaliste égyptien Hamdi Qandil pour diffuser son célèbre programme “Crayon de plomb” depuis Tripoli…  »

Et de poursuivre : « À l’époque, Saïf al-Islam n’a pas réalisé que son attaque contre les clercs du régime jamahiriya, en particulier le trio : Ahmed Ibrahim (cousin de Kadhafi), Mahdi Embirsh et Faraj Boudebous, lui coûterait non seulement son avenir politique, mais la fin du régime tout entier. Ces hommes voyaient en Saïf une menace pour les piliers de la tente et un danger réel pour le système en place. Ils le considéraient comme un libéral qui démantèlerait leur héritage, car il apparaissait comme le leader d’une Libye totalement différente de celle fondée par Kadhafi et ses compagnons. C’est pourquoi je peux dire : Saïf al-Islam n’a pas été assassiné hier, mais son ambition a été assassinée avant 2011.  »

Jallouli conclut : « Je ne parlerai pas de ce qui s’est passé après cette date, car c’est une période soumise à d’autres critères. Mais malgré la complexité de la scène actuelle, mon seul espoir reste que le peuple libyen, dans toutes ses composantes, parvienne à une réconciliation complète et véritable… « 

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Stéphane Allain: « La Zlecaf, levier clé pour un marché durable »

04. Februar 2026 um 18:10

Au-delà des infrastructures et flux optimisés, la Zone de libre-échange continentale libère ressources, compétences et potentiel démographique des petits marchés. Loin du protectionnisme, elle catalyse partenariats publics-privés, commerce intra-africain fluide et croissance durable via hubs régionaux. Stéphane Allain, Fondateur d’AS Biz Dev, accompagnant les entreprises dans l’optimisation de leur performance commerciale et opérationnelle, en combinant stratégie, outils digitaux et automatisation. Ainsi il  décrypte les dynamiques positives favorisant le commerce  Europe-Afrique. Interview : 

Quelle barrière culturelle ou réglementaire priorisez-vous sur les marchés africains via la Tunisie ? Disposez-vous d’études ou de retours terrain pour la quantifier ?

Malgré son positionnement géographique et historique idéal, la Tunisie gagne à renforcer son orientation vers l’Afrique subsaharienne, aux côtés de ses liens traditionnels avec l’Europe et le Golfe. Ce potentiel culturel et identitaire s’appuie sur une meilleure connaissance des réalités locales et une approche relationnelle solide du commerce. La ZLECAf représente une opportunité stratégique majeure pour structurer ces échanges à long terme.

La Tunisie comme plateforme de co-production et d’accès aux marchés africains ?

Pour les PME françaises, l’Afrique offre un espace prometteur de création de valeur durable. La Tunisie brille par ses atouts : savoir-faire industriel reconnu (automobile, aéronautique, électronique), main-d’œuvre qualifiée, proximité culturelle avec l’Europe et insertion aisée dans les chaînes de valeur régionales. Le modèle gagnant évolue vers des chaînes africaines intégrées – production, assemblage, transformation, distribution où la valeur reste en partie sur le continent pour booster investissements, montée en gamme et consommation locale.

Quels sont les vrais leviers logistiques et infrastructurels ?

Dotée d’infrastructures adaptées, la ZLECAf atteindra pleinement son opérationnalité. Déjà, des flux intra-africains optimisés par des hubs directs diminuent délais et coûts. Le développement régional repose sur des ports performants, des lignes maritimes et aériennes directes, ainsi que des investissements publics via des PPP. Les États assurent un rôle pivotal pour garantir des échanges fluides et sécurisés à long terme.

 

Pour les PME françaises : quelle stratégie progressive ?

L’Afrique offre un marché accessible aux PME européennes, à condition d’adopter une méthode structurée. Visez 10-30% de votre CA export via une implantation progressive : adaptation des produits, respect des normes locales et construction de réseaux de confiance. L’objectif ? Une présence durable, ancrée dans des partenariats locaux et une croissance mesurée.
La souveraineté africaine s’épanouit par l’intégration régionale et mondiale, loin du protectionnisme. Les petits marchés atteignent une masse critique grâce à la ZLECAf, libérant ressources, compétences et potentiel démographique.

Concrètement, quelle contribution peut renforcer ces liens, notamment avec l’Afrique de l’Ouest ?

La ZLECAf crée un marché intégré durable, inspiré de l’expérience européenne : standardisation progressive, confiance et chaînes de valeur solides. Elle atténue les barrières non tarifaires (normes, marquages, douanes, logistique), facilitant les flux – y compris pour les produits africains vers les voisins, comme pour les européens.

Quels secteurs diversifier aujourd’hui pour réussir ?

Privilégiez les secteurs intensifs en main-d’œuvre, intégrables à des chaînes longues avec consommation locale. La mobilité (automobile, équipements, services) excelle : d’ici 2050, 60% des Africains auront moins de 25 ans, offrant un vivier mondial de croissance industrielle.

Dans votre portefeuille, quel pourcentage ciblez-vous pour l’Afrique francophone via des hubs comme la Tunisie, face à l’Europe, les USA et l’Asie ?

Face aux marchés matures (300 millions aux USA, milliard en Chine), l’Afrique francophone via la Tunisie est un hub stratégique attractif, générant croissance durable et attirant les grands acteurs économiques

Quels axes stratégiques pour l’intégration via la ZLECAf ? Kebour Ghenna (PACCI) plaide pour un dialogue public-privé solidaire. Partagez-vous cette vision ?

Absolument. Une vision tripartite optimise les retombées : des PPP publics maritimes pour un cabotage fluide, des initiatives privées dynamiques, et une confiance accrue pour lever les barrières.

Le mot de la fin

La souveraineté économique africaine rayonne par l’intégration et les chaînes régionales, surpassant le protectionnisme. La ZLECAf , levier clé pour un marché durable. Plus encore, la Zlecaf libère un potentiel immense en ressources, compétences  avec des opportunités culturelles, logistiques et politiques à portée de main.

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L’Afrique du Sud rejoint Afreximbank : 8 milliards de dollars pour l’industrie africaine

04. Februar 2026 um 16:51

L’Afrique du Sud a officiellement adhéré à l’Accord d’établissement de l’Afreximbank le 4 février 2026, devenant le 54e membre et intégrant ainsi la plus grande économie africaine (19,1% du commerce intra-africain en 2024) à cette banque multilatérale panafricaine.

Cette adhésion, approuvée par le Parlement sud-africain en 2025, s’inscrit dans un contexte de fragmentation des échanges mondiaux. Afreximbank lancera un programme pays de 8 milliards de dollars US aligné sur le plan national sud-africain à l’horizon 2030, visant à booster le développement industriel, les chaînes d’approvisionnement régionales et les flux commerciaux intra-africains. Le portefeuille de projets existants dépasse déjà 6 milliards de dollars dans des secteurs comme la santé, les finances, l’industrie, l’énergie et les mines.

Le président d’Afreximbank, Dr George Elombi, qualifie cette étape de « décisive » pour unifier les intérêts économiques africains, en collaboration avec le ministère sud-africain du Commerce (DTIC) dirigé par Parks Tau. Le président Cyril Ramaphosa souligne l’engagement pour l’intégration continentale, le développement industriel et le soutien aux entreprises via le Fonds de transformation, saluant la résilience d’Afreximbank.

Des programmes conjoints suivront, incluant le SATIPP (promotion du commerce et investissements), des garanties, financements de parcs industriels, zones économiques spéciales, exportateurs, projets, industries créatives et services de conseil.

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Ahmed Ounaïes : « La Libye n’est plus dans le chaos grâce à la redistribution pétrolière »

04. Februar 2026 um 16:30

Le 3 février 2026, la Libye est secouée par l’assassinat de Seif el-Islam Kadhafi, fils de Mouammar Kadhafi. Que révèle cette tragédie ? Quelle en est la lecture géopolitique ? Ahmed Ounaïes, ancien diplomate, livre son analyse dans une déclaration exclusive à leconomistemaghrebin.com

Il estime que la Libye n’est plus dans le chaos grâce à la redistribution pétrolière qui maintient une prospérité de base, mais sa fragilité persiste en phase de transition. Ahmed Ounaïes insiste sur l’urgence d’élections nationales pour renouveler les élites, gérer la rente pétrolière et surmonter le déficit culturel de légitimité politique, malgré l’assassinat de Seif el-Islam Kadhafi.

Il précise dans ce contexte : « Non, il ne s’agit plus de chaos : la Libye en est sortie. Grâce à ses ressources naturelles, une prospérité individuelle persiste à la base de la société, via la redistribution des revenus pétroliers à toutes les factions. Ce compromis, négocié par Dbeibah, assure une répartition des richesses nationales ».

Et de poursuivre : « Sa fragilité se justifie en phase de transition, mais pas pour une stabilisation durable. L’objectif initial était de réussir cette transition, puis d’organiser des élections nationales pour renouveler la classe politique : de nouveaux leaders jeunes et modernes, aptes à gérer la manne pétrolière,  une fortune jaillissant du sable sans effort citoyen. »

Et de conclure : « Il est temps de reconnaître la nécessité d’élections nationales pour relancer l’économie libyenne et restaurer une légitimité politique. Les Libyens peinent à légitimer un gouvernement issu du suffrage. Cette impasse révèle un retard politique profond dans la culture nationale libyenne ».

La suite de l’interview sera disponible dans le prochain numéro de l’Economiste Maghrébin

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Vincent Allain : « La souveraineté économique africaine dépend de l’intégration »

04. Februar 2026 um 16:14

De la ZLECAf comme levier d’intégration aux stratégies de partenariats public-privé (PPP) pour un cabotage fluide, en passant par une vision exécutive en trois niveaux (public, privé, confiance),Vincent Allain, expert en commerce Afrique-Europe, décrypte les barrières culturelles et logistiques freinant le commerce intra-africain via la Tunisie. Interview.

Quelle barrière culturelle ou réglementaire priorisez-vous sur les marchés africains via la Tunisie ? Avez-vous des études ou retours terrain pour la quantifier ?

Sans études précises, mes échanges au Sénégal avec la GIZ et mes observations terrain mettent en lumière une barrière culturelle clé : un sentiment de perte de souveraineté et un désir de réussir seul. Le commerce intra-africain souffre aussi de barrières non tarifaires, normes hétérogènes, marquages variés, douanes complexes et ruptures logistiques. Paradoxalement, un produit européen entre plus facilement sur un marché africain qu’un produit africain sur un marché voisin.

Concrètement, quelle contribution peut lever cette barrière pour renforcer les liens, notamment avec l’Afrique de l’Ouest ?

La ZLECAf est la solution pour créer un marché commun africain, inspiré de l’Europe. Les anciens commerçants tunisiens misent sur des réseaux personnels : « Je ne commerce qu’avec des contacts solides ». Les fondamentaux restent les mêmes : un bon produit, un prix compétitif et une fiabilité logistique.

En France, j’accompagne des entreprises vers l’Afrique. Les « vieux routiers » usent de méthodes archaïques : « Je connais quelqu’un qui connaît quelqu’un ». Ces débouchés restent sporadiques, sans vision structurée. L’Afrique, instable économiquement et politiquement, exige une stratégie couvrant 3 à 8 pays pour diluer les risques. Les Tunisiens ne maîtrisent pas l’Afrique par simple proximité, pas plus qu’un Européen ne connaît le Mali via un voisin. Les jeunes Tunisiens formés en Europe surestiment souvent leur expertise : l’Europe est un marché unique (monnaie, douanes, TVA harmonisées). La Tunisie, avec son marché exigu (12 millions d’habitants), doit s’interconnecter pour exporter. À l’horizon 2050, son avenir commercial est africain : exporter des produits finis ou intégrer des chaînes de valeur (ex. : produit tunisien assemblé au Maroc ou au Sénégal, revendu en Tunisie).

Quels secteurs diversifier aujourd’hui pour réussir ?

Sans vision macro, les échanges avec la TAA soulignent une mobilité croissante. L’Afrique, plus jeune en 2050 (60% de moins de 25 ans), attirera l’industrie, surtout l’automobile. Mais bâtissez une valeur partagée : en Tunisie, les offshores enrichissent l’Europe sans retenir la richesse. Progressez en salaires, crédit, banque et logistique. Voyez l’Afrique comme un horizon à 30 ans : adaptez produits, prix et qualité ; offrez des marges aux distributeurs pour des partenariats croisés.

Dans votre portefeuille, quel pourcentage ciblez-vous pour l’Afrique francophone via des hubs comme la Tunisie, face à l’Europe, aux USA ou à l’Asie ?

Face à des marchés homogènes comme les 300 millions de consommateurs américains ou le milliard de Chinois (avec un export intra-asiatique fluide), l’Afrique n’est pas « naturelle » pour un entrepreneur européen. Engagez-vous sur 25 ans via un « drapeau » prudent, des réseaux de confiance, 10 à 30% du CA à l’export, des adaptations (emballages, marquages comme en Algérie) et un cercle vertueux RSE/circuits courts qui attirera les grands acteurs.

Quels axes stratégiques pour l’intégration via la ZLECAf ? Kebour Ghenna, directeur exécutif de la Chambre panafricaine de commerce et d’industrie (PACCI), plaide pour un dialogue public-privé solidaire. Partagez-vous cela ?

Pour rentabiliser l’Afrique via une vision exécutive en trois niveaux (PPP publics maritimes, privé commercial, confiance anti-barrières), adoptez une méthode rigoureuse visant 10 à 30% du CA à l’export d’ici à 2050. Adaptez vos produits et tissez des réseaux solides – loin d’un marché « naturel » pour les PME européennes.

Le mot de la fin.

La souveraineté économique africaine dépend de l’intégration, pas du protectionnisme. Les petits marchés manquent de masse critique : intégrez les chaînes régionales et mondiales pour rayonner. L’Afrique regorge de ressources, de compétences et de démographie. La ZLECAf libérera ce potentiel, à condition de lever les freins culturels, logistiques et politiques.

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Assassinat de Seïf al-Islam Kadhafi : Sky News confirme la mort du fils de Kadhafi

03. Februar 2026 um 21:11

Sky News Arabia, citant une source de haut niveau, a annoncé la mort de Seïf al-Islam Kadhafi, tué mardi soir 3 février lors d’une attaque par quatre hommes armés dans le jardin de sa résidence à Hammadah, sud de Zenten (ouest de la Libye). Les assaillants ont désactivé les caméras de surveillance avant d’ouvrir le feu et de fuir.

Son représentant politique, Abdallah Othman, a confirmé le décès via un post officiel. Le procureur général libyen a ouvert une enquête, tandis que la brigade 444 a nié toute implication.

Selon un média français, le motif invoqué par son conseiller serait l’engagement de Seïf al-Islam dans l’élection présidentielle et ses chances réelles d’être élu. Ses soutiens se sont particulièrement manifestés dans les bastions historiques de Kadhafi, tels que Syrte, Bani Walid, Tarhuna, Sebha, et plus largement dans la région sud du Fezzan.

Il convient de rappeler qu’il a été longtemps vu comme le successeur potentiel de son père. Seïf al-Islam, âgé de 53 ans, avait cultivé l’image d’un modéré et d’un réformateur.

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BCT: Les réserves nettes en devises couvrent 107 jours

03. Februar 2026 um 20:32

Au 3 février 2026, les réserves nettes en devises atteignent 25,425 milliards de dinars, couvrant ainsi 107 jours d’importations, d’après les dernières données publiées par la Banque centrale de Tunisie (BCT).

Ce niveau confortable équivalent à plus de trois mois de besoins en biens et services importés. Ce qui renforce, pour certains experts, la résilience extérieure du pays face aux fluctuations des changes et aux tensions commerciales mondiales.

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BCT : Taux du marché monétaire recule à 6,99%

03. Februar 2026 um 19:39

À jour au 3 février 2026, le taux du marché monétaire (TMM) se maintient stable à 6,99%, signe d’une liquidité abondante sur le marché interbancaire, selon la Banque centrale de Tunisie (BCT).

Dans ce contexte, le taux moyen du marché monétaire (TMM) a chuté à 7,08% en janvier 2026, puis à 6.99 % contre 7,49% au T4 2025, son plus bas niveau depuis octobre 2022. Sur un an, il passe de 7,98% (janvier 2024) à 6,99% aujourd’hui, après un sommet à 7,99% en janvier 2025.

Cette dynamique découle de la décision du Conseil d’administration de la BCT, le 30 décembre 2025, de réduire le taux directeur de 50 points de base à 7%, en réaction à l’inflation en net recul : 5,4% prévue en moyenne pour 2025 (contre 7% en 2024).

Ces signaux renforcent la stabilité relative face aux pressions inflationnistes et défis commerciaux, boostant la confiance des acteurs économiques.

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Soft Power 2026 – La Tunisie, 3e au Maghreb et 75ème mondiale

03. Februar 2026 um 18:00

La Tunisie gagne quatre places pour s’installer à la 75e position mondiale dans le rapport Global Soft Power Index 2026, passant de la 79e à un score de 36,7 points. Ce classement met en lumière les atouts uniques du pays et ses perspectives prometteuses en matière d’investissement, d’énergie et d’innovation.

Un cadre constitutionnel pionnier pour l’investissement

Seule au monde, la Tunisie inscrit le Partenariat Public-Privé (PPP) directement dans sa Constitution. Ce choix stratégique positionne la collaboration public-privé comme un pilier essentiel pour booster les investissements et la croissance économique.

Ainsi selon le rapport, la Tunisie rayonne via des projets phares. A savoir, Elmed, interconnexion électrique maritime historique entre la Tunisie et l’Italie (coût : 1 100 milliards de dinars tunisiens), symbole du lien UE-Afrique.
L’objectif étant d’atteint 35% d’énergies renouvelables dans le mix électrique d’ici 2030, avec des avancées comme la station solaire de Mtabasta à Kairouan.

Par ailleurs, le pays se positionne comme hub des technologies émergentes :
Intelligence Artificielle (IA) : Clé pour booster la visibilité et la croissance des entreprises, y compris dans les secteurs traditionnels.

Mobilité électrique : Lancement de la BYD Dolphin, soutenu par des incitations fiscales, accélère la transition verte.

Il en va de même des alliances diplomatiques qui demeurent solides. A l’instar du soft power tunisien s’appuie sur des partenariats stratégiques, comme avec l’Inde : programmes ITEC pour le renforcement des capacités et investissements miniers conjoints (production d’acide phosphorique).
Les défis à relever pour un rayonnement maximal, comme celui de simplifier les codes fiscaux pour alléger les PME.
Développer le crowdfunding et transformer la Poste en banque pour financer startups et jeunes entrepreneurs. Et enfin
capitaliser sur une confiance domestique forte, encore sous-exploitée à l’international, pour une « réputation dormante » à conquérir.

En somme, la Tunisie dispose d’un potentiel immense pour convertir ses atouts en influence globale.

Classement du Maghreb

Maroc : 50e mondial, dominateur incontesté.
Tunisie : 75e, en progression de 4 places.
Algérie : 74e, en léger recul.
Libye : 127e-133e.
Mauritanie : 150e.

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Afrique de l’Ouest : le nouveau cœur de fer mondial conquis par Pékin

03. Februar 2026 um 15:03

L’Afrique de l’Ouest devient un bastion du minerai de fer mondial, avec Simandou en tête.

L’Afrique de l’Ouest s’impose comme un pilier mondial du minerai de fer, emmenée par Simandou. Focus sur les acteurs clés et projets phares, triés par capacité de production (prévue ou actuelle) données GlobalData, EITI et rapports relayés par Ecofin.

  • Simandou (Guinée) : 120 Mt/an à pleine capacité (dès 2026 : 35,4 Mt). Investissement : 20 Md$. Leaders : Baowu (Chine, 51 %), Rio Tinto et Chinalco. Export vers la Chine ; études pour aciérie locale en cours.

 

  • ArcelorMittal (Liberia) passera de 5 Mt actuels à 20-30 Mt/an d’ici 2026-2030, avec 1,8 Md$ investis. Mais aussi un accord ratifié jusqu’en 2050 (90 % des exportations libériennes) et une extension ferroviaire vers Buchanan.

 

  • China Kingho (Sierra Leone) cible 10 Mt/an initialement jusqu’à 30 Mt, via 1 Md$ d’investissement pour la plus grande mine du pays, avec export vers la Chine.

 

  • Ivanhoe Atlantic (Guinée, Kon Kweni) prévoit 2-5 Mt/an initialement, jusqu’à 30 Mt, avec concession ferroviaire approuvée.

 

  • SNIM (Mauritanie) assure une production historique stable, exploitée par une entreprise publique.

Ainsi la Chine domine via Baowu, Chinalco, Kingho et Union pour exporter le minerai de fer brut vers ses aciéries (54 % de la production mondiale d’acier). Tandis qu’ArcelorMittal cible l’Europe.

Enfin, notons que l’Afrique ne représente que 4 % de la production mondiale de minerai de fer; contre un maigre 1,2% de l’acier. Et ce, malgré un impact PIB massif (comme +26% en Guinée d’ici 2030 grâce à Simandou, selon le FMI); la transformation locale restant largement négligée.

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Tech africaine rebond de la dette, maturité en equity

03. Februar 2026 um 09:56

Après deux ans de réflexion, les investissements tech en Afrique remontent à 4,1 milliards de dollars en 2025 (+25%), selon le rapport Partech publié par l’agence Ecofin. Mais ce regain cache une mutation profonde : plus de dette, moins d’illusions, et un marché qui durcit ses critères.

Les investissements tech africains atteignent 4,1 milliards de dollars levés, soit en hausse de 25% par rapport à 2024. Le rapport Partech, relayé par l’agence Ecofin, acte ce rebond et marque la fin du coup d’arrêt de 2023-2024, que le resserrement monétaire mondial avait provoqué.

La dette truste désormais 41% des financements (1,6 milliard de dollars, +63 %), avec 107 opérations. Il s’agit d’ un record absolu, contre 31 % en 2024. Ce basculement révèle des start-up matures tout en imposant une discipline accrue. A savoir que des revenus, marges et modèles solides deviennent obligatoires. Les investisseurs, prudents, limitent les risques equity pour privilégier la croissance mesurée.

Par ailleurs, l’equity, qui s’élève à 2,4 milliards de dollars sur 462 deals (+8 %), se recentre sur les séries A et B, avec des tickets plus gros mais un seed sous tension. Fini les paris hasardeux : traction commerciale et finances saines sont les nouveaux passeports pour capter les capitaux.

En outre, il convient de noter que quatre hubs dominent : Kenya (1,04 milliard, boosté par la dette); Afrique du Sud (leader en equity pour la première fois depuis 2017); Nigeria et Égypte captent 72 % des flux. Seuls le Sénégal, le Maroc et le Ghana dépassent 50 millions en equity ailleurs, soulignant des inégalités criantes.

La fintech cède du terrain (769 millions, 25 % de l’equity), éclipsée par le cleantech (550 millions, +186 %), la healthtech (215 millions, +232 %) et les solutions B2B (238 millions, +55 %). L’écosystème s’adulte, avec plusieurs secteurs non fintech franchissant les 200 millions pour la première fois depuis 2021.

Toutefois, les start-up féminines progressent timidement : 10 % des montants, 19 % des opérations. Un pas en avant, mais les angles morts persistent dans cet écosystème en pleine maturation.

Ce paysage tech africain, plus dur mais plus solide, annonce un cycle adulte où la promesse seule ne suffit plus.

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DXC Technology vise à étendre ses activités en Tunisie

03. Februar 2026 um 09:40

La société américaine DXC Technology prévoit d’élargir ses opérations en Tunisie. Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, s’est entretenu lundi 2 février 2026 avec plusieurs responsables du groupe DXC Technology américain.

Implantée dans le pôle technologique d’El Ghazala, l’entreprise se spécialise dans les services informatiques, les technologies de l’information, le conseil, le développement de logiciels et emploie environ 350 ingénieurs et cadres techniques.

La rencontre, à laquelle participait le directeur général de l’Agence de promotion de l’investissement extérieur et chargé de la gestion de l’Agence tunisienne de l’investissement,  Jalel Tebib, a permis de présenter un aperçu des activités de l’entreprise depuis son lancement en Tunisie, de ses réalisations et de ses programmes futurs.

Les responsables de la société ont exprimé leur satisfaction quant aux conditions de travail en Tunisie, notamment la compétence des ressources humaines et la position géographique stratégique. Ce qui motive leur volonté de développer et d’étendre leurs activités dans les mois à venir.

Les représentants de l’entreprise américaine ont souligné l’importance d’établir des partenariats avec les universités tunisiennes spécialisées dans la recherche, l’innovation technologique et les médias, afin de répondre à leurs besoins en compétences.

De son côté, Samir Abdelhafidh a réaffirmé l’engagement du ministère et de ses structures liées à l’investissement, en coordination avec les autres entités concernées, à fournir le soutien et l’assistance nécessaires pour permettre à l’entreprise de réaliser ses programmes de développement dans les meilleures conditions. Il a mis en exergue l’importance accordée par l’État au secteur des technologies de l’information, grâce à la valeur ajoutée élevée qu’il génère et aux opportunités d’emploi qu’il offre, particulièrement aux diplômés de l’enseignement supérieur et aux compétences dans ce domaine porteur.

Il est à noter que le groupe DXC Technology américain est un leader mondial dans les services informatiques, les technologies de l’information et l’intelligence artificielle. Le groupe emploie environ 130 000 ingénieurs et cadres dans ses implantations présentes dans 70 pays.

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