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Heute — 20. Januar 2026Haupt-Feeds

KNOT Technologies lève 1 million de dollars pour dépoussiérer la billetterie grâce à l’IA

20. Januar 2026 um 12:25

La startup KNOT Technologies, spécialiste de la billetterie en ligne et du contrôle d’accès, vient de franchir une étape clé avec une levée de fonds de 1 million de dollars en pre-seed, menée par le fonds A15. Installée entre l’Égypte et le Royaume-Uni, la jeune pousse s’est donné une mission ambitieuse : transformer radicalement l’expérience des événements en direct grâce à l’intelligence artificielle.

Lancée à Londres en 2025 par Ahmed Abdalla et Hussein ElBendak, KNOT ne se contente pas de vendre des tickets. Elle a développé une plateforme “AI-native” pensée pour résoudre les maux qui rongent le secteur : la fraude, le manque de visibilité sur la demande et, surtout, l’hémorragie financière causée par le marché noir.

Pour les fondateurs, le constat est sans appel : les infrastructures actuelles sont dépassées. Après des mois d’immersion sur le terrain en Europe et dans la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord), ils ont identifié les mêmes failles partout :

  • Des organisateurs qui perdent le contrôle sur leurs ventes.
  • Des billets qui s’échangent sur des plateformes secondaires sans aucune traçabilité.
  • Des fans de plus en plus exposés aux arnaques.

Pour reprendre la main, KNOT a mis au point une couche technologique intelligente. Celle-ci permet d’authentifier l’identité des acheteurs, d’encadrer strictement les transferts de billets et de suivre la demande en temps réel. Résultat ? Moins de fuites vers les marchés parallèles et une relation plus directe et transparente entre l’organisateur et son public.

Le concept séduit déjà : bien que sortant à peine de sa phase de discrétion, la solution accompagne déjà plus de 50 clients professionnels.

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Alerte Trafic : routes inondées et perturbations

20. Januar 2026 um 11:33

À la suite des fortes pluies de ce matin, le ministère de l’Équipement et de l’Habitat signale d’importantes perturbations sur le réseau routier. La prudence est de mise : voici un point complet sur la situation par région.

Grand Tunis : Circulation difficile

  • Route Nationale 9 (RN9) : Attention, le bassin de rétention près de l’ambassade des États-Unis a débordé. On circule dans les deux sens, mais avec une extrême vigilance.
  • Route Régionale 33 m2 : Chaussée partiellement inondée. Il est vivement conseillé de contourner la zone via le quartier Salama.
  • Le Kram : La RR23 (au niveau de la caserne) reste praticable, mais restez prudents.

Gouvernorat de Ben Arous : Zones à éviter

Plusieurs axes sont totalement coupés en raison de la montée des eaux :

  • Ben Arous : Route locale 559 (entre le centre Chifa et la municipalité).
  • Banlieue Sud : La TL1 (entre Hammam-Lif et Borj Cédria).
  • Fouchana : Entrée de la ville bloquée sur la TL3.
  • Note : Les routes locales 557, 559 et 573 sont également touchées.

Nabeul et le Cap Bon : Déviations en cours

Le barrage El-Masri est sous surveillance, entraînant des complications :

  • Bou Argoub : Difficultés sur la TL1 et la RR27 (secteur caserne). Utilisez les ponts alternatifs mis en place.
  • Coupures signalées : La circulation est interrompue sur les axes TL26 et TL1, notamment vers Dar Chaabane et Korba.

Sousse et Bizerte : Fermetures préventives

  • Sousse : Par sécurité, la TL1 à l’entrée d’Enfidha et la RR48 à Akouda ont été fermées. Le tronçon de la TL1 entre les PK 24 et 30 est impraticable.
  • Bizerte : Débordement important sur la RN8 (au point kilométrique 48,5).

Le ministère appelle tous les usagers de la route à ne pas forcer le passage, à respecter les déviations et à suivre scrupuleusement les consignes de la Commission de lutte contre les catastrophes.

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Le CMF publie des fiches sur l’obligation verte et la finance durable

20. Januar 2026 um 10:40

Parce que comprendre l’économie est la première étape pour mieux investir, le Conseil du marché financier (CMF) continue de s’engager pour l’éducation financière en Tunisie.

Dans le prolongement de son partenariat avec la Banque de France (via son programme EDUCFI), le CMF vient de mettre en ligne deux nouvelles fiches pédagogiques. L’objectif est de décrypter des sujets souvent perçus comme complexes, mais essentiels aujourd’hui : les obligations vertes et la finance durable.

L’obligation verte (Green Bond): comment un investissement peut-il concrètement aider la planète? Cette fiche explique comment cet outil mobilise des fonds pour financer la transition énergétique et la lutte contre le changement climatique, tout en respectant les règles du marché.

La finance durable: pourquoi le profit ne fait plus tout ? Découvrez comment les critères ESG (Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance) transforment le monde de la finance pour créer une économie plus résiliente, inclusive et responsable.

Ces fiches font partie de la célèbre collection «ABC de l’économie» de la Banque de France. Le CMF les a soigneusement adaptées aux réalités du marché tunisien pour offrir une information fiable, claire et surtout utile au quotidien.

Le but est simple : Démocratiser la finance pour qu’elle ne soit plus réservée aux seuls experts, mais accessible à chaque citoyen, étudiant ou professionnel curieux.

Que vous soyez étudiant, épargnant ou simplement désireux de comprendre les enjeux de demain, ces fiches sont faites pour vous.

Retrouvez-les dès maintenant sur le site officiel du CMF: Consulter les fiches ABC de l’économie

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TGH valide ses comptes 2024 et affiche un résultat net bénéficiaire

20. Januar 2026 um 10:08

C’est dans un climat de confiance que s’est tenue, le 30 décembre dernier, l’Assemblée générale ordinaire de Tawsol Group Holding (TGH). Avec un taux de participation solide (plus de 74 % du capital représenté), les actionnaires ont validé les comptes de l’exercice 2024, marquant une étape clé pour la solidité financière du groupe.

Dans un contexte économique qui demande de l’agilité, Tawsol Group prouve sa résilience. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : le groupe affiche un résultat net consolidé de 1,15 million de dinars.

Au niveau de la société mère, les indicateurs sont tout aussi encourageants avec un bénéfice de près d’un million de dinars et un bilan qui s’établit à 138,4 millions de dinars. Ces performances témoignent de la capacité du groupe à transformer ses défis opérationnels en résultats concrets.

L’Assemblée a décidé d’affecter la quasi-totalité des bénéfices au renforcement des fonds propres.

L’essentiel à retenir : Sur un montant total à répartir de 3,3 millions de dinars (incluant les résultats antérieurs), le groupe a privilégié le report à nouveau et les réserves légales. Une stratégie claire qui vise à blinder l’assise financière pour soutenir les projets futurs.

L’assemblée a également été l’occasion de stabiliser le pilotage de l’entreprise :

  • Représentation : Ahmed Sellami a été officiellement désigné pour porter la voix des actionnaires minoritaires jusqu’en 2026.
  • Continuité : Le mandat de Moez Ben Ali, commissaire aux comptes, a été renouvelé pour trois exercices supplémentaires.
  • Confiance : Les administrateurs ont reçu le quitus pour leur gestion, validant ainsi les choix stratégiques opérés durant l’année écoulée.

En adoptant l’ensemble des résolutions à la quasi-unanimité, les actionnaires de Tawsol Group Holding envoient un signal fort au marché : celui d’un groupe serein, transparent et prêt à aborder ses prochaines échéances avec une structure financière saine.

 

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Deux startups fondées par des tunisiens dans le top 30 de l’industrial IoT en France

20. Januar 2026 um 09:12

C’est une nouvelle qui fait vibrer l’écosystème tech : en ce début d’année 2026, deux startups fondées par des talents tunisiens s’imposent au sommet du classement F6S des leaders de l’Industrial IoT (IIoT) en France.

Bien plus qu’une simple performance chiffrée, cette reconnaissance met en lumière des entrepreneurs qui marient ingénierie de pointe et enjeux durables.

Pour rappel, l’IoT industriel (ou Internet des Objets industriel) est le système nerveux de l’usine du futur. En connectant des capteurs intelligents aux machines, ces technologies permettent d’analyser des données en temps réel pour rendre la production plus fluide, économiser l’énergie et anticiper les pannes avant qu’elles n’arrivent.

Pixii Motors : La “Tesla” du scooter urbain prend la tête

Trônant à la première place du classement, Pixii Motors est la preuve que la mobilité de demain peut être à la fois élégante, intelligente et responsable. Fondée en 2021 par Anis Fekih, Wafa Dhifi et Imed Mlaweh, cette startup basée à Tunis et à Paris ne se contente pas de fabriquer des deux-roues électriques.

Leur innovation phare : Le modèle SHADOW. Grâce à une IA embarquée et une connectivité IoT totale, il gère lui-même son autonomie, adapte sa puissance et veille à la sécurité du conducteur en temps réel.

Le signal fort : Avec une levée de fonds de 472 000 $ (notamment auprès de Madica), l’entreprise confirme l’intérêt croissant des investisseurs pour des solutions de transport décarbonées qui ne sacrifient rien à la technologie.

Samak Tech : L’aquaculture entre dans l’ère connectée

À Lille, une autre révolution est en marche, mais sous l’eau cette fois. Samak Tech, cofondée par Mohamed Kharrat et Amine Bensalem, s’attaque au défi de la sécurité alimentaire grâce à des systèmes d’aquaculture totalement autonomes.

L’idée : utiliser des unités de production RAS (systèmes de recirculation) ultra-performantes. Grâce à des capteurs IoT, la qualité de l’eau (température, pH, oxygène) est surveillée 24h/24.

Cela permet par exemple d’élever des crevettes toute l’année, n’importe où, avec une précision chirurgicale. En automatisant le suivi de la croissance, Samak Tech rend l’aquaculture plus accessible, moins coûteuse et surtout plus prévisible.

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Gestern — 19. Januar 2026Haupt-Feeds

5 porteurs de projets profitent d’une prolongation unique de deux ans

19. Januar 2026 um 16:26

Bonne nouvelle pour les investisseurs : l’année 2026 démarre sous le signe du pragmatisme. Pour sa toute première réunion de l’année, ce lundi 19 janvier, la commission de la Tunisia Investment Authority (TIA) a choisi de donner de l’air à plusieurs porteurs de projets.

Un délai supplémentaire pour concrétiser les ambitions
Sur les sept dossiers à l’étude — provenant majoritairement de l’industrie et de l’innovation, mais aussi du secteur agricole — cinq ont reçu un feu vert pour une prolongation exceptionnelle.

Concrètement, ces entrepreneurs disposent désormais de deux années supplémentaires pour finaliser leurs programmes. Ce n’est pas un chèque en blanc, mais une mesure de soutien ciblée :

Unique : Cette prolongation ne pourra pas être renouvelée.

Justifiée : Elle répond à des circonstances particulières ayant freiné l’avancement initial des chantiers.

La TIA réaffirme son rôle de chef d’orchestre. L’Instance rappelle qu’elle est la seule instance légale capable de trancher sur ces questions de délais, quel que soit le secteur d’activité.

L’objectif est clair : éviter que des projets prometteurs ne tombent à l’eau à cause de blocages administratifs ou techniques. En travaillant main dans la main avec les autres structures publiques, la commission s’assure que chaque décision reste cohérente avec les ambitions économiques du pays.

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Selon le FMI, l’investissement en IA assure la résilience de l’économie mondiale

19. Januar 2026 um 16:01

L’économie mondiale fait preuve d’une résilience remarquable malgré un environnement marqué par des tensions géopolitiques et commerciales. Selon un rapport du Fonds monétaire international (FMI) de janvier 2026, la croissance mondiale devrait rester stable à 3,3% en 2026 et s’établir à 3,2% en 2027; des chiffres comparables aux estimations de 2025. 

Selon le même rapport, publié aujourd’hui 19 janvier, le principal moteur de cette résilience est l’essor des investissements liés aux nouvelles technologies; en particulier l’intelligence artificielle (IA). Ce dynamisme, particulièrement visible en Amérique du Nord et en Asie, compense les vents contraires générés par la réorientation des politiques commerciales. Aux États-Unis, les dépenses technologiques ont déjà contribué de manière significative à la croissance du PIB en 2025, neutralisant certains freins budgétaires temporaires. À l’inverse, la zone euro bénéficie moins de cet essor technologique et reste pénalisée par des coûts de l’énergie élevés, avec une croissance projetée modeste de 1,3% en 2026.

Sur le front des prix, l’inflation mondiale poursuit sa décrue. Elle devrait passer de 4,1% en 2025 à 3,4% en 2027. Ce retour vers les valeurs cibles des banques centrales est toutefois plus progressif aux États-Unis que dans les autres grandes puissances économiques. En conséquence, les trajectoires des taux directeurs divergent: une baisse est attendue au Royaume-Uni et aux États-Unis, tandis qu’ils devraient rester inchangés dans la zone euro et augmenter progressivement au Japon.

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Levez des fonds pour votre startup avec ASVLP DealRoom 2026. Détails!

19. Januar 2026 um 11:58

Les entrepreneurs tunisiens ont une belle opportunité pour faire connaître leurs startups à des investisseurs venus d’Afrique et d’ailleurs. L’ASVLP DealRoom 2026 vise principalement les startups en phase de lancement ou de croissance. Ce programme permet un accès direct à des business angels, des fonds de capital-risque et des investisseurs institutionnels qui s’intéressent particulièrement au marché africain.

Concrètement, le DealRoom n’est pas qu’une simple vitrine. C’est un espace pensé pour aider les startups sélectionnées à tisser de vraies relations avec des investisseurs actifs. Au moins 30 startups africaines auront la chance de se présenter devant ce réseau; avec en plus des retours personnalisés; des opportunités de suivi et du mentorat après l’événement.

Pour celles qui se démarqueront, l’expérience ira encore plus loin: les meilleures startups pourront pitcher en direct sur la scène principale de l’ASVLP; le 29 janvier 2026. Les 3 startups les plus prometteuses en phase de lancement et les trois en phase de croissance seront ainsi exposées devant un public composé de décideurs et d’investisseurs influents.

L’appel à candidatures s’adresse aux startups africaines qui souhaitent:

  • Lever des fonds et trouver de nouveaux partenaires.
  • Accéder à un réseau d’investisseurs actifs sur le continent.
  • Gagner en visibilité et en crédibilité stratégique.

La première étape pour être pris en considération pour le DealRoom est la participation à la conférence ASVLP 2026. La participation est gratuite mais strictement sur invitation.

Une fois inscrit à la conférence, vous pouvez postuler au DealRoom via ce lien.

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Naoufel Saïed dément sa nomination au ministère des Finances

19. Januar 2026 um 11:36

Naoufel Saïed, le frère du président de la République tunisienne Kaïs Saïed, a démenti via une publication sur son compte Facebook, hier 18 janvier 2026, avoir été nommé au poste de conseiller au ministère des Finances.
Cette clarification intervient après une vague de réactions sur les réseaux sociaux, alimentée par une polémique dépourvue de toute information officielle.
Naoufel Saïed a précisé qu’il s’agissait «d’un nouvel épisode s’ajoutant à une longue série de mensonges, de calomnies et de diffamations: je n’ai pas été nommé conseiller au ministère des Finances».

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Finance islamique: voici les pays africains qui s’imposent aujourd’hui!

19. Januar 2026 um 10:51

L’industrie mondiale de la finance islamique a atteint une valorisation record de 5 980 milliards de dollars en 2024, affichant une croissance impressionnante de 21% en un an. Si les marchés historiques d’Asie et du Golfe dominent toujours, le rapport 2025 souligne une expansion sans précédent sur le continent africain, marquée par l’arrivée de nouveaux pays dans le classement et des réformes réglementaires majeures.

Le rapport 2025, qui évalue désormais 140 pays, a accueilli quatre nouveaux entrants mondiaux, dont deux nations africaines: le Soudan du Sud et le Lesotho. Bien que ces pays affichent des scores encore modestes, leur inclusion témoigne de l’intérêt croissant pour les solutions financières éthiques à travers tout le continent.

En fait, plusieurs pays africains se distinguent par une amélioration significative de leur position ou par le franchissement d’étapes stratégiques:

  • Djibouti (37e rang mondial): le pays a enregistré une amélioration de ses scores, particulièrement dans les domaines de la sensibilisation (awareness) et de la performance financière.
  • L’Ouganda: citée comme l’une des juridictions ayant le plus progressé en matière de réglementation, l’Ouganda abrite désormais deux banques islamiques de plein exercice. Son autorité de régulation des assurances a également publié des directives sur le Takaful en 2024.
  • L’Égypte: le pays a grimpé dans le classement de la gouvernance grâce au renforcement de son cadre réglementaire. L’Égypte a officiellement reconnu les contrats d’assurance Takaful dans sa nouvelle loi sur les assurances introduite en 2024.
  • Le Nigeria: bien que classé 15e mondial en 2024 avec un score de 28, le Nigeria continue d’innover. En 2025, sa Banque centrale a introduit trois nouveaux instruments de liquidité destinés aux institutions financières non intéressées (non-interest financial institutions).

La dynamique de l’Afrique subsaharienne

Le secteur bancaire islamique connaît une traction particulière en Afrique subsaharienne. En 2024, la région comptait 104 banques et guichets islamiques répartis dans 28 pays.

  • Expansion des guichets: des groupes bancaires conventionnels ont lancé des guichets islamiques dans de nouvelles niches, comme au Bénin et au Togo via Coris Bank Baraka.
  • Kenya: en avril 2025, le Trésor national a commencé à former un conseil central de la charia pour guider les investisseurs et soutenir l’émission de Sukuk. Le pays a d’ailleurs vu la cotation de son premier Sukuk (Linzi Finco Trust Islamic) en avril 2024.
  • Éthiopie: l’Autorité du marché des capitaux a commandé une étude de feuille de route pour intégrer un marché des capitaux islamiques, considéré comme un impératif stratégique pour l’inclusion financière du pays.
  • Eswatini: la Banque centrale a annoncé en 2024 son intention d’attirer davantage de banques islamiques pour diversifier son paysage financier.

Réformes réglementaires et Sukuk

L’année 2025 a été marquée par une activité législative intense sur le continent:

  • Algérie: publication de la Loi sur les Sukuk souverains en juin 2025, permettant diverses structures telles que l’Ijara, la Musharaka et la Wakala.
  • Somalie: le président a signé en mai 2025 de nouvelles lois, dont une loi sur le Takaful, visant à élargir l’offre de services financiers.
  • Tanzanie: le pays continue de développer son système financier islamique avec l’émission de Sukuk supplémentaires, ce qui a boosté ses indicateurs de performance financière.

La Tunisie se distingue dans le rapport 2025 par une performance solide dans l’indicateur de la connaissance (knowledge), qui évalue l’éducation et la recherche en finance islamique, bien qu’elle ne figure pas parmi les nations les mieux classées au niveau global.

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La 5G en Tunisie, un très haut débit qui change les usages?

19. Januar 2026 um 09:37

Intitulé «KPI Clés Post Lancement de la 5G», ce rapport synthétise les principaux indicateurs de performance (KPI) du secteur des télécommunications à la suite du lancement de la 5G, basé sur les données de l’Observatoire de l’Instance nationale des télécommunications (INT) arrêtées à novembre 2025.

Au-delà de la croissance du parc, l’analyse de la consommation moyenne par abonné révèle une transformation profonde des habitudes. Cet indicateur est essentiel car il illustre comment les capacités supérieures de la 5G ont permis aux utilisateurs d’intensifier leurs usages.

  • Février 2025: 175 Go par abonné.                            
  • Novembre 2025: 338 Go par abonné.

Cette évolution représente une croissance de 93% de la consommation par utilisateur. Un pic de consommation a été atteint en juillet (390 Go/abonné), coïncidant potentiellement avec des périodes de vacances ou des événements saisonniers, avant de se stabiliser à un niveau élevé et constant supérieur à 330 Go/abonné pour le reste de l’année. Cette augmentation substantielle de la consommation par utilisateur atteste de l’adoption de nouveaux comportements numériques, rendus possibles par la performance du réseau 5G.

La synergie entre ces trois tendances — un parc d’abonnés multiplié par 18, chacun consommant près de deux fois plus de données — est ce qui a généré l’augmentation exponentielle de 7113% du trafic réseau, démontrant un retour sur investissement 5G puissant et cumulatif.

En fait, les trois enseignements stratégiques de ce rapport sont les suivants:

  1. Reprise financière robuste: la 5G a permis d’inverser une tendance financière baissière pour la transformer en une croissance à deux chiffres, confirmant son rôle de levier de revenus. La 5G s’est avérée le catalyseur décisif de cette dynamique.
  2. Succès phénoménal du FWA: le service FWA a été le principal bénéficiaire du lancement de la 5G, avec une croissance explosive de sa base d’abonnés. Cette adoption massive démontre l’existence d’une forte demande du marché pour des solutions d’accès internet à très haut débit, flexibles et performantes.
  3. Intensification des usages: l’intensification des usages, avec une consommation par abonné FWA approchant les 340 Go, révèle un appétit du marché pour le très haut débit qui dépasse les prévisions et ouvre la voie à la monétisation de services premium.

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Habib Kraiem nommé administrateur délégué de la CTN

03. Januar 2026 um 10:14

 

La compagnie tunisienne de la navigation (CTN) a annoncé mercredi 31 décembre 2025 la nomination de Habib Kraiem en tant qu’administrateur délégué, succédant à Damia Matoussi. 

 

 

 

 

 

La cérémonie de prise de fonctions de Habib Kraiem s’est déroulée en présence des membres du conseil d’administration ainsi que de plusieurs cadres de l’entreprise. Les dirigeants ont mis l’accent sur la nécessité de poursuivre les efforts pour atteindre les objectifs stratégiques fixés et renforcer la performance de la compagnie dans un secteur en pleine mutation. 

Au cœur de cette nomination, l’enjeu est double : assurer la continuité de la politique de développement maritime tout en adaptant la gouvernance à un environnement économique exigeant. La CTN, acteur clé du transport maritime de marchandises et de passagers en Tunisie, fait face à des défis importants liés à la compétitivité internationale, à l’innovation technologique et aux attentes croissantes des marchés locaux et régionaux. 

Habib Karîm apporte à la CTN un solide bagage académique et professionnel. Il est titulaire d’une maîtrise en gestion, option transport, obtenue à l’École supérieure de commerce de Tunis (1989-1993), avant de poursuivre un 3e cycle en administration des affaires maritimes à l’École d’administration des affaires maritimes de Bordeaux (1994-1996). Cette double formation combine des compétences en gestion d’entreprise et une expertise pointue en affaires maritimes, lui offrant une vision stratégique adaptée aux enjeux du transport maritime moderne.

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La Bourse nigériane enregistre sa plus forte hausse historique en 2025

02. Januar 2026 um 16:32

En 2025, la Bourse nigériane (NGX) a enregistré sa plus forte hausse jamais constatée, avec une capitalisation en croissance de 36 620 milliards de nairas (environ 25,3 milliards de dollars), atteignant 99 400 milliards de nairas (près de 68,6 milliards de dollars) fin décembre. L’indice général, NGX All-Share Index, a bondi de 51,19 %, confirmant la dynamique exceptionnelle du marché après une progression de 37,65 % en 2024.

Malgré un contexte économique compliqué, marqué par l’instabilité du naira en début d’année, une inflation élevée et un resserrement monétaire, les investisseurs sont progressivement revenus vers les actions. Cette reprise a été soutenue par de bons résultats d’entreprises, des annonces de dividendes attractives, des rachats de titres sous-évalués et une meilleure visibilité sur le marché des changes.

Le marché est resté largement animé par les investisseurs locaux, représentant plus de 83 % des transactions. La participation étrangère s’est améliorée, avec des flux entrants en hausse de 182 %, ce qui a permis d’afficher un solde net positif de 208 milliards de nairas, pour la première fois depuis trois ans. L’année boursière a également été marquée par des opérations majeures, dont la cession par TotalEnergies de sa participation dans le champ pétrolier de Bonga, l’acquisition de CHI Limited par UACN, l’introduction en Bourse de Legend Plc et le rachat de Guinness Nigeria par Tolaram.

 

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MEPS, la startup tunisienne qui transforme les déchets organiques en énergie et fertilisant, vise l’Afrique en 2026

02. Januar 2026 um 14:55

Transformer un problème environnemental en opportunité économique. C’est le pari de MEPS, une startup tunisienne fondée par Khouloud Ayachi, qui développe une solution innovante de production de biogaz et de fertilisant organique à partir de déchets, destinée aussi bien aux agriculteurs qu’aux acteurs du tourisme et de l’agroalimentaire.

À l’origine du projet, un constat personnel. Khouloud Ayachi explique que l’idée est née d’un problème vécu par sa famille d’agriculteurs et d’éleveurs de Bargou, lié à la gestion des déchets et aux coûts élevés de l’énergie et des intrants agricoles. «On a commencé par identifier un vrai besoin terrain, notamment chez les petits exploitants, qui n’ont pas accès à des solutions énergétiques adaptées», souligne-t-elle.

Khouloud Ayachi, fondatrice de MEPS, startup tunisienne spécialisée dans la production de biogaz et de fertilisant à partir de déchets organiques.

La solution développée par MEPS repose sur un système mécano-chimique intelligent, capable de produire simultanément de l’énergie et du fertilisant organique. Contrairement aux solutions classiques, souvent lourdes et industrielles, MEPS mise sur des installations personnalisées, adaptées à la taille et aux besoins réels de chaque utilisateur. «Même un agriculteur avec cinq vaches peut installer notre système. Il n’est pas obligé de passer par le photovoltaïque ou de continuer à dépendre du fuel», explique la fondatrice.

Le dispositif fonctionne de manière autonome, avec un système de détection anticipée des anomalies et un suivi à distance. MEPS a développé une application mobile et un dashboard web permettant de surveiller les performances de chaque installation. «On suit tous les systèmes installés, et on aide nos clients à comprendre combien de carbone ils économisent et comment ils entrent dans une logique d’économie circulaire», précise Khouloud Ayachi.

L’impact est à la fois environnemental et économique. Selon la CEO de MEPS, la solution permet de réduire jusqu’à 40% des coûts énergétiques et d’atteindre 100% d’économie sur l’achat de fertilisants chimiques, dont les prix pèsent lourdement sur les agriculteurs. «On parle de 15 à 16 mille dinars par an que le client n’a plus besoin de dépenser. Il peut même revendre l’excédent de fertilisant produit», affirme-t-elle.

La startup a également développé un modèle SaaS basé sur l’IoT, destiné aux clients disposant déjà d’installations similaires, afin de ne pas dépendre uniquement de la vente de machines. Ce système est actuellement en phase de test.

Pour l’instant, MEPS concentre ses efforts sur la Tunisie, son marché principal. Des projets pilotes sont en cours avec des éco-lodges, des agriculteurs et des structures locales. La phase de pilotage se poursuit avant le lancement de la production industrielle, prévu pour 2026. «On finalise les tests, puis on lancera le batch de production l’année prochaine», indique la fondatrice.

L’ambition de Khouloud dépasse toutefois les frontières nationales. En juin 2025, elle a été distinguée dans le prestigieux classement Forbes Afrique «30 under 30», qui met en lumière les jeunes talents africains les plus prometteurs dans divers domaines, une reconnaissance qui souligne l’impact et le potentiel de sa vision entrepreneuriale.

Sur le plan financier, MEPS prépare une levée de fonds de 3 millions de dinars prévue pour mars 2026, afin de soutenir la production et la commercialisation. L’objectif est clair: accélérer l’industrialisation et l’accès au marché. La startup prévoit également de conclure des partenariats avec des institutions de financement pour faciliter l’accès à la solution via des mécanismes de paiement adaptés.

Avec une machine capable de produire jusqu’à 250 kg par jour, un retour sur investissement estimé à quatre ans, et une approche inclusive pensée pour les petits producteurs, MEPS se positionne comme une startup à fort impact, au croisement de l’énergie, de l’agriculture et de l’économie circulaire. Pour Khouloud Ayachi, l’ambition est assumée: «L’objectif, c’est que le déchet devienne une ressource, partout où c’est possible».

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Le CMF adopte sa stratégie 2026 contre le blanchiment et le financement du terrorisme

02. Januar 2026 um 12:26

Le Conseil du marché financier (CMF) a adopté sa stratégie 2026 visant à renforcer la lutte contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et la prolifération des armes. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de sa mission légale de garantir l’intégrité et la transparence du marché financier tunisien, tout en soutenant les efforts nationaux de prévention des risques.

La stratégie s’articule autour de plusieurs axes complémentaires, alignés sur les standards internationaux et les recommandations du Groupe d’action financière (GAFI). Le premier axe concerne le renforcement de l’adhésion des acteurs du marché, en passant d’une conformité formelle à une approche basée sur les risques et la bonne gouvernance. Le CMF prévoit notamment de suivre la mise en œuvre des plans d’action issus des contrôles, de renforcer les structures de conformité et de contrôle interne, et d’intensifier les actions de sensibilisation, tout en favorisant les solutions numériques pour la connaissance du client et la surveillance des opérations.

Le deuxième axe met l’accent sur le développement des compétences, avec des programmes de formation spécialisés pour les cadres du CMF et les intervenants du marché, ainsi que la publication de guides sectoriels pour harmoniser l’application des exigences réglementaires et promouvoir une culture durable de conformité.

Le troisième axe vise à améliorer la qualité du reporting et de l’analyse, en relevant la précision des déclarations d’opérations suspectes, en respectant les délais légaux et en renforçant la coordination avec la Commission Tunisienne des Analyses Financières (CTAF), les autorités judiciaires et sécuritaires. Ce volet inclut également le développement d’outils numériques et de mécanismes d’alerte précoce.

Par ailleurs, la stratégie renforce l’application des sanctions financières ciblées, avec la vérification des dispositifs de filtrage, le gel immédiat des mesures sans notification préalable et la mise à jour des matrices de risques sur la base de l’évaluation nationale des risques 2025.

Enfin, le CMF prévoit d’améliorer son cadre de supervision et de contrôle en adoptant l’approche fondée sur les risques comme méthodologie centrale, et en développant des outils d’évaluation sectorielle et des mécanismes d’alerte pour concentrer ses interventions sur les activités les plus exposées.

Avec cette stratégie, le CMF réaffirme son engagement en faveur de la prévention, de la supervision et de la sanction, contribuant ainsi à la stabilité du marché financier tunisien, au renforcement de la confiance des acteurs et à l’alignement sur les meilleures pratiques internationales.

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Bourse de Tunis: les secteurs qui ont marqué 2025

02. Januar 2026 um 11:29

La Bourse de Tunis clôture l’année 2025 sur une dynamique sectorielle globalement très positive, avec dix indices sectoriels sur douze en hausse, dont sept ont fait mieux que le Tunindex. Ce bilan confirme un regain d’intérêt des investisseurs pour plusieurs segments clés de l’économie cotée, malgré des contre-performances ciblées dans certains secteurs industriels.

Dans le détail, le secteur des services aux consommateurs s’impose comme le grand gagnant de 2025, affichant une progression spectaculaire de 59,32%, contre seulement 4,19% en 2024. Cette performance place cet indice en tête du classement annuel et reflète une forte reprise de la demande intérieure ainsi qu’un repositionnement stratégique des entreprises du secteur. Le sous-secteur de la distribution suit la même trajectoire, avec une hausse quasi identique de 59,33%, confirmant son rôle moteur dans l’animation du marché.

Autre pilier de la cote, les biens de consommation enregistrent une performance solide de 40,40%, en nette amélioration par rapport à 2024. Cette évolution est portée notamment par les segments agroalimentaire et boissons, dont l’indice progresse de 42,60%, ainsi que par les produits ménagers et de soin personnel, en hausse de 33,58%. Ces résultats traduisent la résilience des valeurs défensives, souvent privilégiées en période d’incertitude économique.

Le secteur financier confirme également son attractivité. L’indice des sociétés financières affiche un gain de 39,48%, avec une contribution majeure des banques, en hausse de 39,53%, et des assurances, qui progressent de 30,20%. Les services financiers se distinguent particulièrement, avec une performance de 49,77%, la deuxième meilleure parmi les sous-secteurs cotés. Cette tendance s’explique par l’amélioration des marges, la solidité des bilans et une meilleure visibilité réglementaire.

À l’inverse, les secteurs industriels restent sous pression. L’indice des industries recule de 1,99%, tandis que le bâtiment et matériaux de construction enregistre une baisse plus marquée de 3,93%, après une année 2024 pourtant positive. Ces contre-performances traduisent les difficultés persistantes liées aux coûts des intrants, au ralentissement de certains projets et à une demande encore hésitante.

Dans l’ensemble, l’analyse sectorielle de 2025 met en évidence un marché à deux vitesses: d’un côté, des secteurs orientés vers la consommation et les services qui surperforment largement, et de l’autre, des segments industriels en phase d’ajustement. Cette configuration renforce l’idée que la sélection sectorielle reste un levier clé de performance à la Bourse de Tunis.

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Calendrier fiscal de janvier 2026: trois dates clés à retenir

02. Januar 2026 um 10:43

Le mois de janvier 2026 s’ouvre sur plusieurs échéances fiscales importantes. La Direction générale des impôts (DGI) rappelle, à travers son agenda fiscal, les dates limites de dépôt de la déclaration mensuelle, qui varient selon le statut du contribuable et le mode de déclaration utilisé. Ces obligations concernent aussi bien les personnes physiques que les personnes morales.

La première échéance est fixée au 15 janvier 2026. Elle concerne les personnes physiques, tenues de déposer leur déclaration mensuelle avant cette date. Cette obligation vise notamment les contribuables soumis à la retenue à la source ou exerçant une activité génératrice de revenus imposables. Le non-respect de ce délai peut entraîner des sanctions financières prévues par la législation fiscale en vigueur.

Une deuxième date clé intervient le 20 janvier 2026. Elle s’adresse aux personnes morales adhérentes au système de la télédéclaration et du télépaiement. Ces entreprises doivent non seulement déposer leur déclaration mensuelle, mais également procéder au paiement de la taxe due à distance. Ce dispositif numérique, encouragé par l’administration fiscale, s’inscrit dans la stratégie de modernisation des services fiscaux et de simplification des procédures pour les entreprises.

Enfin, la dernière échéance du mois est fixée au 28 janvier 2026. Elle concerne les personnes morales non adhérentes au système de la télédéclaration et du télépaiement. Pour ces structures, la déclaration mensuelle doit être déposée selon les modalités classiques auprès des services fiscaux compétents. Cette date marque ainsi la clôture du calendrier fiscal mensuel de janvier.

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Règles d’origine et accès aux marchés européens: le parlement adopte 3 accords pour les exportations tunisiennes

02. Januar 2026 um 10:20

L’Assemblée des représentants du peuple a adopté, mercredi 31 décembre 2025, trois projets de lois fondamentales liés à la révision des règles d’origine et des accords commerciaux liant la Tunisie à l’espace euro-méditerranéen. 

Le premier projet de loi, adopté par 85 voix pour, concerne la modification du protocole (B) de l’accord de libre-échange entre la Tunisie et les pays de l’AELE. Il redéfinit la notion de “produits originaires” et modernise les mécanismes de coopération administrative. L’objectif affiché est clair: permettre aux entreprises industrielles tunisiennes de mieux accéder aux avantages tarifaires, d’augmenter leurs exportations et de préserver, voire créer, des emplois.

Le deuxième texte, approuvé par 87 députés, porte sur l’amendement de l’accord euro-méditerranéen de partenariat avec l’Union européenne. Selon le gouvernement, cette révision vise à adapter l’accord aux évolutions du commerce international, tout en renforçant la capacité des entreprises tunisiennes à exporter vers un marché de près de 500 millions de consommateurs.

Le troisième projet, relatif aux règles d’origine préférentielles euro-méditerranéennes, constitue le volet le plus technique mais aussi le plus stratégique. Le nouveau régime introduit des facilitations majeures, notamment en faveur des petites et moyennes entreprises: assouplissement des critères d’origine, simplification des procédures douanières, élargissement du principe de cumul de la transformation industrielle et amélioration des conditions de calcul des coûts à la sortie d’usine. L’enjeu est de taille, puisque l’espace euro-méditerranéen capte près de 80% des exportations tunisiennes.

Les débats parlementaires ont toutefois mis en lumière plusieurs préoccupations. Des députés ont dénoncé le délai tardif de présentation de ces textes, s’interrogeant sur la capacité des PME à bénéficier réellement de ces avantages. D’autres ont exprimé leurs craintes quant à l’impact sur des secteurs sensibles, notamment l’agriculture, l’huile d’olive et le textile, ce dernier restant partiellement exclu de certaines mesures comme la suppression du “drawback”.

En réponse, le ministre du Commerce a insisté sur une approche “pragmatique et souveraine” des accords commerciaux. Il a rappelé que l’Union européenne demeure le premier investisseur en Tunisie, avec environ 3 400 entreprises employant près de 460 000 personnes, tout en soulignant que 95% des exportations tunisiennes restent concentrées sur trois marchés seulement. Un potentiel inexploité estimé à 20 milliards de dinars par an.

De son côté, le ministre des Affaires étrangères a présenté les règles d’origine comme un outil stratégique, et non une simple formalité technique. Selon lui, leur harmonisation permettrait de réduire les coûts, d’accélérer les délais et de renforcer la crédibilité de la Tunisie comme plateforme industrielle tournée vers l’export. Il a également annoncé l’ouverture prochaine de nouvelles négociations avec l’Union européenne, ainsi que des discussions avancées avec les États-Unis et l’Indonésie, notamment pour faciliter l’accès de l’huile d’olive tunisienne à ces marchés.

La ministre des Finances a, pour sa part, assuré que l’administration douanière est prête à appliquer ces nouvelles règles, tant sur le plan numérique que logistique. Elle a insisté sur le fait que ces amendements ne créent pas de nouveaux engagements, mais actualisent des dispositifs existants afin de mieux s’adapter aux transformations économiques mondiales.

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Conseil ministériel restreint: ce que vise la Tunisie en matière d’investissement

02. Januar 2026 um 08:44

La Tunisie s’engage dans une nouvelle étape de sa politique d’investissement. Réuni le 31 décembre 2025 au Palais de La Kasbah, un conseil ministériel restreint a été consacré à la révision du Code de l’investissement, un texte clé que les autorités veulent aligner sur les priorités économiques, sociales et technologiques du pays.

Présidé par la cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, ce conseil marque la volonté de l’État de poser les bases d’un cadre plus attractif, plus simple et plus équitable pour les investisseurs tunisiens et étrangers. Selon la présidence du gouvernement, malgré les réformes introduites par la loi n°71 de 2016, les autorités estiment que le dispositif actuel reste insuffisant pour répondre aux défis économiques actuels. Le futur Code de l’investissement vise ainsi à créer un environnement plus favorable à la création et au développement des entreprises, tout en tenant compte des mutations économiques mondiales et des exigences technologiques. L’objectif affiché est clair: transformer l’investissement en un véritable moteur de développement durable et inclusif.

Les priorités

Le projet de loi entend orienter les investissements vers des secteurs jugés stratégiques pour l’économie nationale. Parmi les objectifs annoncés figurent l’augmentation de la valeur ajoutée produite en Tunisie, le renforcement du contenu technologique des projets et l’amélioration de la capacité exportatrice du pays.

Le texte met également l’accent sur la création d’emplois décents, en particulier au profit des jeunes, et sur le développement de leurs compétences, dans un contexte de chômage structurel élevé.

Autre axe central: la réduction des disparités régionales. Le futur cadre légal vise à encourager les projets à fort impact de développement dans les régions, tout en intégrant la protection de l’environnement et l’équilibre territorial dans les choix d’investissement.

Sur le plan opérationnel, le gouvernement promet une rupture avec les lourdeurs administratives. Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a indiqué que le projet s’inspire des meilleures pratiques internationales.

Parmi les mesures prévues figurent l’unification du cadre juridique de l’investissement, la simplification des procédures et une digitalisation complète du parcours de l’investisseur. Une plateforme nationale dédiée à l’investissement devrait être mise en place, afin de centraliser les démarches et améliorer la transparence.

Le texte prévoit également la création d’un guichet unique pour les investisseurs, ainsi que des conditions assouplies pour les jeunes promoteurs et les nouveaux entrepreneurs, dans l’objectif de faciliter le lancement des projets.

Restaurer la confiance entre l’État et les investisseurs

Au-delà des textes, le gouvernement insiste sur la nécessité d’un changement de pratiques au sein de l’administration. La cheffe du gouvernement a appelé l’ensemble des structures publiques, aux niveaux central, régional et local, à interagir rapidement et positivement avec les investisseurs, à résoudre les blocages et à proposer des solutions concrètes.

Dans ce cadre, la présidence du gouvernement a mis à disposition une adresse électronique dédiée, investissement@pm.gov.tn, permettant aux investisseurs de signaler tout retard, blocage administratif ou dépassement des délais légaux.

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