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Empfangen — 09. Juli 2026 Leconomiste Maghrebin

Inflation sous‑jacente : ancrage persistant au‑dessus de 4%

09. Juli 2026 um 16:35

Selon le dernier rapport de l’INS, l’inflation sous‑jacente a légèrement augmenté à 4,9% en juin, contre 4,8% en mai, montrant que les prix non volatils conservent une dynamique soutenue. Les produits libres progressent de 6,3% sur un an.  Alors que les produits encadrés augmentent de seulement 1,3%.

Cette divergence met en évidence l’effet des mécanismes de régulation des prix : les biens non encadrés portent la majeure partie des ajustements tarifaires, alors que le contrôle des prix atténue temporairement les augmentations sur les produits réglementés.

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INS: quand l’alimentation fait monter les prix

09. Juli 2026 um 15:50

L’INS vient de publier son rapport détaillé sur les prix de consommation. Sur un an, les prix  alimentaires augmentent de 7,1%, contribution importante à l’inflation globale. La hausse est surtout portée  par  les produits animaux et certains produits frais : viande ovine (+18,3%), viande bovine (+13,6%), volaille (+13,5%), poissons frais (+11,7%) et fruits frais (+11,0%).

Ces hausses reflètent  des tensions d’offre (coûts d’approvisionnement, disponibilité saisonnière, conditions sanitaires ou logistiques) et/ou une transmission des coûts agricoles et d’importation vers le consommateur.

À l’autre extrémité, certains sous-groupes exercent un effet désinflationniste : les huiles alimentaires diminuent de 5,5% et les œufs de 3,1% sur un an, traduisant une correction des prix ou une amélioration de l’offre sur ces segments.

Sur un mois, le groupe « Alimentation et boissons » recule de 0,9%, porté par les baisses mensuelles de la volaille (-3,1%), des légumes frais (-2,7%), des œufs (-2,1%), des fruits frais (-1,6%) et de la viande ovine (-1,1%). Ce contraste entre un fort niveau annuel et un recul mensuel suggère une volatilité saisonnière et des effets de base récents.

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INS: habillement et hôtellerie tirent l’inflation mensuelle (+0,2%)

09. Juli 2026 um 15:17

Au mois de juin 2026, l’inflation annuelle s’est établie à 5,3%. Ce niveau résulte d’une combinaison de dynamiques hétérogènes entre les principaux groupes de consommation. D’une part, le rythme de progression des prix du groupe « Alimentation et boissons » a ralenti (7,1% en juin contre 8,2% en mai), ce qui a pesé modérément sur l’inflation annuelle. D’autre part, on observe une accélération des prix du Tabac (1,0% en juin contre 0,8% en mai) et une légère hausse du rythme pour le groupe « Loisirs et culture » (4,4% contre 4,3%). Ces mouvements contrastés expliquent en grande partie la stabilisation du taux global autour de 5,3%.

Sur un mois, l’indice des prix à la consommation a progressé de 0,2% entre mai et juin 2026. Les hausses mensuelles les plus marquées concernent l’habillement et les chaussures (+1,7%) et la restauration/hôtellerie (+1,0%), tandis que l’alimentation recule (-0,9%).

 

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Fatma Mseddi relance la bataille pour classer Ennahdha comme « organisation terroriste »

09. Juli 2026 um 14:21

Au cours de la journée du jeudi 9 juillet 2026, la députée Fatma Mseddi a déposé une proposition de loi composée de six articles, présentée comme visant à protéger la sécurité et la souveraineté nationales, ainsi que le régime républicain. Tout en empêchant l’utilisation des partis politiques et des associations comme couvertures pour des organisations terroristes.

L’article 2 du texte propose de qualifier le parti Ennahdha de « continuité politique et organisationnelle »  de l’organisation internationale des Frères musulmans en Tunisie et de le classer comme  « organisation terroriste ». La proposition de Fatma Mseddi prévoit également l’application de ces mesures à toute association ou structure dont le lien organisationnel, financier ou fonctionnel avec Ennahdha ou les Frères musulmans serait établi.

Le texte prévoit notamment la dissolution immédiate des organisations concernées, la perte du statut représentatif et parlementaire des dirigeants dont l’appartenance serait reconnue, ainsi que l’interdiction, pour les personnes visées, de se présenter aux élections ou d’exercer des fonctions publiques pendant une période de dix ans.

Cette initiative ne constitue toutefois pas une première pour Fatma Mseddi. La députée avait déjà porté cette revendication dans le débat public en 2023, dans le prolongement de ses positions sur le dossier des réseaux d’envoi de jeunes Tunisiens vers les zones de conflit. Avant elle, plusieurs figures de l’opposition avaient également appelé à des mesures contre Ennahdha, notamment après les assassinats politiques de 2013 et les débats liés au terrorisme et aux réseaux jihadistes.

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La Tunisie obtient un prêt de 312 millions de dollars auprès du Fonds monétaire arabe

09. Juli 2026 um 13:47

Aux dernières nouvelles, la Tunisie a signé un premier accord de prêt à moyen terme avec le Fonds monétaire arabe (FMA), pour un montant de 76,7 millions de dinars arabes de compte. Soit environ 312 millions de dollars. Et ce, afin de soutenir la stabilité économique et financière du pays.

Signé par le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Fethi Zouhair Nouri, et le directeur général du FMA, Fahd Ben Mohammed Al-Turki, l’accord prévoit un décaissement en trois tranches, avec une première tranche versée dès son entrée en vigueur.

Le communiqué de la BCT précise encore que le prêt sera remboursé sur sept ans, dont trois ans et demi de grâce, avant un remboursement en huit échéances semestrielles. Ce financement appuiera le programme de réformes économiques et financières du gouvernement,. De même qu’il contribuera au financement de la balance des paiements et renforcera la résilience de l’économie tunisienne, ainsi que les équilibres budgétaires et extérieurs. Il témoigne également de la confiance du Fonds monétaire arabe dans les réformes engagées par la Tunisie.

Il convient de noter que ni le BCT ni le Fonds monétaire arabe n’ont communiqué le taux d’intérêt et les autres conditions financières du prêt. Le communiqué officiel de la BCT se limite aux modalités de décaissement et de remboursement.

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L’équation iranienne : ingénieurs, drones et souveraineté

09. Juli 2026 um 10:17

Alors que les tensions américano-iraniennes pèsent sur l’environnement régional, la question des ingénieurs devient un indicateur stratégique de puissance, de fuite des compétences et de résilience économique.  En Iran, la formation scientifique reste massive malgré les sanctions et l’isolement international.

L’Iran formerait chaque année entre 230 000 et 234 000 ingénieurs, soit davantage que la France et l’Allemagne réunies, et à un niveau comparable à celui des États-Unis. C’est ce que révèlent les données relayées par la chaîne de télévision française BFMTV et l’Institut de statistique de l’UNESCO.  Cette capacité de formation explique pourquoi l’Iran est souvent cité parmi les grands pôles mondiaux de production de profils techniques; malgré un contexte de sanctions et de fortes tensions régionales.

Cette performance repose sur une politique de long terme en faveur des filières scientifiques et technologiques. En effet, le pays a massivement développé son enseignement supérieur technique, notamment aux sciences, à l’ingénierie et aux technologies, dans une logique d’autonomie industrielle et de montée en gamme du capital humain.

Autre fait marquant : la forte présence des femmes dans ces filières. Dans ce contexte actuel, l’Iran a fait de la formation scientifique un levier stratégique, en misant sur le nombre, la spécialisation et la continuité de son système universitaire.

Au-delà du chiffre, cette dynamique révèle un choix politique clair : investir dans le savoir pour consolider une puissance technologique au sein du pays. Dans un monde où les ressources humaines qualifiées deviennent un avantage géopolitique, l’Iran  souhaiterait-il maintenir un haut niveau de formation, malgré les contraintes extérieures, qui reste un facteur de puissance symbolique et industrielle? Tout dépendra de la suite…

On peut se demander si cette puissance de formation se traduit réellement dans la vie des quotidienne des Iraniens. Car les sources disponibles montrent un contraste net entre un système universitaire productif et une économie encore sous forte contrainte.

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La Tunisie devient-elle une “école de formation gratuite” pour l’étranger?

09. Juli 2026 um 10:12

Faut-il retenir les compétences et les valoriser sur place; ou encore faut-il les laisser partir ?
Sami JallouliSami Jallouli, politologue, est revenu sur les propos du ministre de l’Emploi et de la formation professionnelle qui a affirmé que l’Europe aura besoin de 10 millions de spécialistes des technologies de l’information et de la communication d’ici 2030, tout en appelant à former des compétences tunisiennes pour répondre aux besoins du marché européen. Une position qui, estime-t-il, relance le débat sur le rôle même de ce ministère.

Il part du constat via son post Fb, qu’en Tunisie, la politique de l’emploi semble enfermée dans un cercle vicieux qui ne se modifie pas avec le changement des responsables. Il précise dans ce contexte : « Il y a quelques années, un ancien ministre justifiait l’émigration des cadres par l’apport de devises étrangères; aujourd’hui, le ministre de l’Emploi présente les besoins de l’Europe en spécialistes du numérique comme une opportunité à saisir, à travers la formation de compétences tunisiennes destinées à ce marché. »

La question esssentielle est donc de savoir si le rôle de l’État est désormais d’exporter sa jeunesse plutôt que de créer des emplois sur le territoire national ? Ou encore est-il devenu de fournir des opportunités à l’étranger au lieu d’en générer au pays ?

Ainsi présenter l’émigration comme une chance revient, analyse-t-il, à masquer une réalité plus douloureuse. Incapable de créer un environnement favorable à l’émergence de grandes entreprises nationales ou d’attirer d’importants investissements dans le numérique, l’État aurait choisi la voie la plus courte : transformer sa jeunesse en ressource exportable, réduite à une simple statistique et à une source de devises.

Il ajoute entre autres : « Cette orientation ne constitue pas un succès politique, mais un aveu d’échec dans la conduite du développement local. Au lieu de faire de la Tunisie un hub de services numériques capable de rayonner à l’international depuis son propre territoire, l’État se contenterait d’en faire une école de formation gratuite au service des économies étrangères. Nous investissons dans l’éducation et la formation de nos jeunes- médecins, ingénieurs, techniciens et agents- pour les voir ensuite répondre aux besoins démographiques d’autres pays, pendant que nos institutions nationales restent souvent confiées à des profils inadaptés. »

Par ailleurs, il souligne à cet effet un profond déficit de vision économique. « Au lieu de s’attaquer à la bureaucratie qui freine l’initiative, de faciliter le financement des start-up et d’améliorer l’environnement de travail local, les responsables se limiteraient à accompagner la sortie des jeunes. Le véritable investissement dans les compétences devrait commencer par leur offrir les moyens de réussir en Tunisie. Transformer le ministère en simple relais vers l’étranger ne résout pas le chômage ; cela institutionnalise plutôt la fuite des cerveaux et fait de l’émigration un projet indirectement soutenu par l’État » poursuit-il.

Cette déclaration invite ainsi à s’interroger sur l’organisation actuelle des politiques de l’emploi et de la formation professionnelle, ainsi que sur les modalités les plus adaptées pour en assurer la mise en œuvre.

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