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Gestern — 29. Mai 2026Leconomiste Maghrebin

Les IDE chinois ont dépassé 54 milliards d’euros

29. Mai 2026 um 11:54

Les investissements directs à l’étranger (IDE) de la Chine dans tous les secteurs ont atteint 429,42 milliards de yuans (environ 54,48 milliards d’euros) au cours des quatre premiers mois de 2026. Ce qui représente une augmentation annuelle de 3,9 %, révèlent les données officielles publiées le 28 mai.

Au cours de la même période, en plus des investissements directs à l’étranger (IDE) en yuans, les investisseurs chinois ont réalisé des investissements directs non financiers (investissements dans le secteur réel de l’économie, par exemple l’achat d’équipements et de bâtiments) dans 5 231 entreprises étrangères de 142 pays et régions, pour une valeur économique totale de 315,74 milliards de yuans (environ 40 milliards d’euros), soit une baisse de 13,9 % par rapport à l’année précédente. C’est ce qu’il ressort des données du ministère du Commerce et l’Administration d’État des changes (SAFE).

Les investissements directs à l’étranger (IDE) en Chine ont progressé malgré une baisse de l’utilisation effective de ces investissements. L’utilisation effective des IDE s’est établie à 287,69 milliards de yuans (environ 36,50 milliards d’euros) entre janvier et avril, soit une diminution de 10,3 % sur un an.

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Le commerce sino-russe bondit de 19,7 % à 85 milliards de dollars

25. Mai 2026 um 15:17

Le volume des échanges commerciaux entre la Chine et la Russie a progressé de 19,7 % sur un an durant les quatre premiers mois de 2026, atteignant 85,2 milliards de dollars, selon les données du ministère chinois du Commerce. Cette hausse confirme le renforcement continu des relations économiques entre les deux puissances.

Lors d’un point de presse à Pékin, He Yadong, porte-parole du ministère chinois du Commerce, a indiqué que les échanges annuels entre les deux pays dépassent désormais les 200 milliards de dollars depuis trois années consécutives. Cette dynamique est tirée par l’énergie, l’industrie, les équipements technologiques et les nouvelles chaînes logistiques régionales, explique Pékin.

A rappeler au passage que Pékin et Moscou ont récemment signé de nouveaux documents de coopération portant sur le commerce et le soutien au multilatéralisme. Les deux parties souhaitent intensifier leur coordination en matière de politiques économiques et commerciales, tout en développant de nouveaux moteurs de croissance dans les secteurs industriels et technologiques…

D’après les données des douanes chinoises, les exportations de la Chine vers la Russie ont augmenté de 23,1 % sur la période janvier-avril 2026, atteignant 37,83 milliards de dollars. Tandis que les exportations russes vers la Chine ont progressé de 17 %, à environ 47,41 milliards de dollars. La Russie conserve ainsi un excédent commercial d’environ 9,6 milliards de dollars vis-à-vis de la Chine.

Les hydrocarbures demeurent au cœur des exportations russes vers la Chine, notamment le pétrole, le gaz naturel et le charbon. En retour, Pékin exporte vers la Russie une large gamme de produits industriels et manufacturés : véhicules, équipements électroniques, machines-outils, smartphones et matériels spécialisés.

Cette montée en puissance du partenariat économique sino-russe intervient dans un contexte international marqué par les tensions commerciales et les recompositions géopolitiques. Pékin et Moscou affirment vouloir renforcer leur coordination dans les affaires multilatérales et promouvoir un ordre économique international qu’ils jugent « plus équilibré et plus équitable ».

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Entre guerre commerciale et lutte antidrogue, Pékin ajuste sa stratégie envers Washington

23. Mai 2026 um 08:22

La Chine a imposé de nouvelles restrictions à l’exportation sur certains ingrédients chimiques clés vers les États-Unis, le Mexique et le Canada, signe supplémentaire de sa coopération avec Washington pour lutter contre le trafic de drogue.

Cinq agences gouvernementales exigent désormais des licences d’exportation spéciales pour trois nouveaux composés chimiques réglementés, selon une annonce officielle et rapportée par Bloomberg. Ces substances sont des ingrédients clés dans la production de fentanyl illicite, un opioïde synthétique mortel qui a provoqué une grave crise de santé publique en Amérique du Nord.

Cette initiative intervient alors que les deux plus grandes économies mondiales cherchent à stabiliser leurs relations bilatérales. Les initiatives conjointes de lutte contre la drogue constituent l’un des rares domaines de coopération diplomatique fructueuse.

Cette annonce fait suite à de précédents rapports faisant état d’opérations antidrogue conjointes, notamment des opérations coordonnées le mois dernier dans les provinces chinoises du Liaoning et du Guangdong, ainsi que dans les États américains de Floride et du Nevada.

Les États-Unis maintiennent toujours un droit de douane de 10 % sur les importations chinoises, initialement imposé à titre de mesure punitive, car, selon Donald Trump, Pékin n’avait pas réussi à endiguer les exportations illégales de fentanyl et de ses précurseurs.

Rappelons que les droits de douane avaient été relevés l’an dernier dans un contexte de tensions commerciales, mais ils sont depuis retombés à un niveau effectif estimé à environ 21 %, suite aux négociations commerciales et à une décision de la Cour suprême américaine qui a invalidé certaines de ces mesures.

Les deux parties ont également conclu de nouveaux accords commerciaux avant le dernier sommet entre Donald Trump et Xi Jinping. Le gouvernement chinois a déclaré que les deux pays chercheraient à réduire les droits de douane sur au moins 30 milliards de dollars de marchandises.

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Chine : Alibaba défie Nvidia et lance une nouvelle puce d’IA

21. Mai 2026 um 11:39

Le géant chinois Alibaba Group a annoncé le lancement d’une nouvelle puce dédiée à l’intelligence artificielle. Et ce, dans un contexte de restrictions américaines croissantes visant les exportations de technologies avancées vers la Chine. Cette initiative intervient alors que Nvidia rencontre de fortes difficultés pour maintenir sa présence sur le marché chinois, en raison des contrôles imposés par Washington sur les semi-conducteurs stratégiques.

Alibaba a dévoilé mercredi 20 mai une nouvelle génération de processeurs spécialisés dans l’intelligence artificielle. Ils sont destinée aux centres de données, au cloud computing et aux modèles d’IA générative. Cette annonce marque une nouvelle étape dans la stratégie chinoise d’autonomie technologique face à l’intensification de la guerre commerciale et technologique entre Pékin et Washington.

Selon plusieurs médias économiques asiatiques, cette nouvelle puce a été développée par T-Head, la filiale d’Alibaba spécialisée dans les semi-conducteurs. Elle vise à réduire la dépendance des entreprises chinoises aux composants américains, notamment ceux produits par Nvidia, leader mondial des processeurs graphiques utilisés dans l’IA.

A cet égard, notons que depuis 2023, les États-Unis ont progressivement renforcé les restrictions sur les exportations de puces avancées vers la Chine, invoquant des préoccupations de sécurité nationale et le risque d’utilisation militaire des technologies d’intelligence artificielle. Sous la présidence de Donald Trump, revenu à la Maison-Blanche en janvier 2025, ces mesures ont encore été durcies.

Ces limitations ont fortement affecté Nvidia, dont plusieurs modèles haut de gamme destinés au marché chinois ont été interdits ou soumis à des licences spéciales. Malgré des versions adaptées conçues spécifiquement pour la Chine, le groupe américain peine désormais à conserver sa domination sur un marché stratégique représentant plusieurs milliards de dollars.

Dans ce contexte, Alibaba tente de profiter du vide technologique laissé par les entreprises américaines. Pékin encourage depuis plusieurs années ses grands groupes – Alibaba, Huawei, Baidu ou Tencent – à accélérer le développement de technologies nationales capables de concurrencer les géants occidentaux.

La nouvelle puce d’Alibaba devrait être utilisée dans ses infrastructures cloud, un secteur considéré comme central dans la compétition mondiale autour de l’intelligence artificielle. Le groupe chinois cherche notamment à renforcer ses capacités dans les grands modèles de langage et les applications industrielles de l’IA.

Cette annonce illustre également une évolution plus profonde de la rivalité sino-américaine : la bataille ne porte plus seulement sur le commerce ou les tarifs douaniers, mais sur le contrôle des technologies stratégiques du XXIe siècle – semi-conducteurs, intelligence artificielle, cloud et calcul haute performance.

Pour Washington, limiter l’accès de la Chine aux puces avancées permettrait de ralentir les progrès militaires et technologiques chinois. Pour Pékin par contre, ces restrictions confirment au contraire l’urgence de construire une souveraineté technologique complète.

La guerre des semi-conducteurs devient ainsi l’un des principaux champs de confrontation entre les deux premières puissances mondiales. Et dans cette compétition, Alibaba cherche désormais à s’imposer non seulement comme un géant du commerce électronique, mais aussi comme un acteur clé de l’architecture technologique chinoise de demain.

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Chine–États-Unis : vers un accord commercial de 30 milliards de dollars

20. Mai 2026 um 10:12

La Chine et les États-Unis avancent vers un mécanisme de réduction mutuelle des droits de douane portant sur environ 30 milliards de dollars de marchandises dites « non sensibles ». Et ce, dans le cadre d’une tentative de stabilisation de leurs relations commerciales après plusieurs années de tensions tarifaires et technologiques.

Le projet était au cœur des discussions préparatoires au sommet organisé à Pékin entre les présidents américain, Donald Trump, et chinois, Xi Jinping. C’est ce qu’a rapporté le 19 mai Bloomberg. Il prévoit la mise en place d’un mécanisme de « commerce administré » permettant aux deux puissances de réduire certaines barrières douanières sur des produits jugés non stratégiques, sans toucher aux secteurs considérés comme sensibles pour la sécurité nationale.

Cette approche marque un changement important dans la stratégie américaine. Washington ne chercherait plus à pousser Pékin à transformer son modèle économique dirigé par l’État, mais viserait plutôt un rééquilibrage pragmatique des échanges via des objectifs commerciaux chiffrés. Le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer, a comparé ce futur mécanisme à un « adaptateur » capable de connecter deux systèmes économiques très différents.

Selon plusieurs sources proches des négociations citées par le média, les réductions tarifaires pourraient concerner des secteurs comme l’agriculture, l’énergie ou certains biens de consommation. Pékin maintient actuellement des surtaxes importantes sur plusieurs produits américains, notamment le pétrole, le gaz naturel liquéfié et certaines denrées agricoles. Tandis que les États-Unis conservent des droits élevés sur de nombreux produits manufacturés chinois.

Les discussions s’inscrivent cependant dans un contexte de fort recul des échanges entre les deux premières économies mondiales. Le commerce bilatéral de biens aurait chuté de 29 % en 2025. Tandis que le déficit commercial américain vis-à-vis de la Chine est tombé à son plus bas niveau depuis près de vingt ans.

Des responsables américains évoquent également la possibilité de rétablir certaines exemptions tarifaires supprimées ces dernières années. Et ce, notamment sur des équipements industriels, des produits médicaux et certaines technologies non stratégiques. Un projet parallèle de « Board of Investment » destiné à encadrer les investissements croisés entre les deux pays serait aussi à l’étude, même si plusieurs secteurs industriels américains restent très méfiants vis-à-vis des capitaux chinois.

Malgré cette tentative de détente, les grandes barrières commerciales et technologiques mises en place depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche demeurent largement intactes. Les droits de douane américains sur certains produits chinois atteignent encore des niveaux record. Alors que Pékin poursuit sa politique de diversification commerciale vers l’Asie, l’Afrique et l’Amérique latine.

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L’UE impose la diversification des chaînes d’approvisionnement pour réduire la dépendance à la Chine

19. Mai 2026 um 16:17

L’Union européenne (UE) prépare une nouvelle série de règles visant à transformer en profondeur les chaînes d’approvisionnement des entreprises des 27 pays. Et ce, dans le but de réduire leur dépendance à la Chine et de renforcer la sécurité économique du bloc.

Selon des informations relayées le 18 mai, la Commission européenne travaille sur un dispositif réglementaire qui imposerait aux entreprises opérant dans des secteurs stratégiques – notamment les industries chimiques, mécaniques et manufacturières – de diversifier leurs sources d’approvisionnement en composants essentiels.

Le principe central de la réforme repose sur une obligation de multi-sourcing : les entreprises devraient s’approvisionner auprès d’au moins trois fournisseurs différents pour chaque composant critique, avec une limitation de la dépendance à un seul fournisseur, qui ne pourrait dépasser environ 30 à 40 % des volumes totaux.

Cette orientation s’inscrit dans une stratégie plus large qualifiée de « de-risking », qui vise à réduire les vulnérabilités européennes sans pour autant rompre les liens commerciaux avec Pékin. L’objectif affiché est d’éviter qu’une dépendance excessive à un seul pays ne fragilise les industries européennes en cas de tensions géopolitiques ou de perturbations des exportations.

Les autorités européennes estiment que les crises récentes et actuelles – pandémie de Covid-19, tensions commerciales, guerre au Moyen-Orient et restrictions chinoises sur certaines matières premières critiques – ont mis en évidence les limites du modèle d’interdépendance actuel. Certaines restrictions décidées par Pékin sur les terres rares et composants industriels ont notamment perturbé la production dans plusieurs secteurs, dont l’automobile.

Dans ce contexte, Bruxelles cherche à renforcer la résilience de son tissu industriel en imposant une diversification systématique des fournisseurs et en limitant les situations de dépendance quasi exclusive. Cette réforme pourrait également s’accompagner de mesures complémentaires, telles que des incitations à relocaliser certaines productions ou à développer des partenariats avec des pays tiers.

Si elle est adoptée, cette nouvelle réglementation marquerait une étape importante dans la politique industrielle européenne, traduisant un basculement stratégique : d’une logique d’optimisation des coûts vers une logique de sécurité et de souveraineté économique.

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