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Tunisair : le ministre du Transport parle d’un héritage lourd et promet un redressement accéléré.

Face au Parlement hier, le ministre du Transport, Rachid Amri a imputé l’état du groupe Tunisair a un passif sur lequel son département est en train de travailler pour y remédier.

La situation de Tunisair continue de cristalliser les inquiétudes à la lumière des dernières déclarations du ministre du Transport. Devant les députés, le 20 avril 2026, le ton s’est voulu lucide sur l’ampleur des difficultés mais à la fois (un peu trop) optimiste sur le redressement en cours.

Le constat initial fait par le ministre a toutefois été jugé surprenant : celui-ci a soutenu avoir trouvé une compagnie dans une « situation lamentable », réduite à opérer avec seulement six à sept avions en état de service. Une configuration minimale pour une compagnie nationale, symptomatique selon le ministre d’années de gestion dégradée. Une déclaration qui n’est pas passée inaperçue dans les milieux avisés qui y ont vu un dédouanement de sa part, imputant implicitement la responsabilité de la situation à l’ancien dirigeant de la compagnie.

À cela s’ajoute un endettement jugé critique, évalué à près de 2 600 millions de dinars selon le chiffre avancé à l’ARP, niveau d’endettement qui a durablement pesé sur la capacité d’investissement et de fonctionnement de l’entreprise.

Etats financiers et retards de publication

Sur le plan financier, un effort de mise à jour est en cours promet Rachid Amri. Les états financiers des exercices 2021 et 2022 ont été validés, tandis que ceux de 2023, 2024 et 2025 devraient l’être dans le courant de l’année 2026. Une étape indispensable pour restaurer la crédibilité de la compagnie, aujourd’hui jugée non bancable. « Elle ne peut pas contracter de prêt dans sa situation actuelle, mais elle va le redevenir », a-t-il assuré, évoquant un objectif de retour progressif à la confiance des partenaires financiers.

Au cœur de cette stratégie, un plan de sauvetage qualifié d’« urgent » est déployé à court terme. L’objectif : remettre rapidement en exploitation un maximum d’appareils afin de générer des revenus, tout en finançant les réparations nécessaires, notamment celles des moteurs, particulièrement coûteuses.

Flotte en cours de développement

La flotte constitue ainsi un indicateur clé de ce redressement. Actuellement, Tunisair dispose de 12 avions opérationnels, auxquels s’ajoutent deux appareils en réparation, attendus en service d’ici la fin du mois. Dès juin, la flotte devrait atteindre 16 avions grâce à l’intégration de deux appareils supplémentaires, un Airbus A320 et un Airbus A330, pour lesquels les moteurs ont été acquis et les contrats finalisés.

À horizon fin 2026, la compagnie ambitionne d’exploiter 18 avions, dont trois en location de type « dry lease », avec option d’achat selon le ministre, quoique cette affirmation soit discutable étant donné que les appareils sous ce régime sont restitués à la fin du bail.

Selon les projections présentées, un seuil de 21 appareils serait nécessaire pour atteindre l’équilibre financier, illustrant le lien direct entre capacité opérationnelle et viabilité économique.

Filiales en déficit

Le ministre a également évoqué la situation des six filiales du groupe, bizarrement toutes décrites comme fortement endettées (les résultats montrent  au contraire qu’Amadeus qu’il a citée est la seule bénéficiaire), mais engagées dans des processus d’assainissement. Un chantier parallèle, essentiel pour restaurer la cohérence et la performance globale du groupe.

Sur le plan opérationnel, des progrès ont été revendiqués concernant l’état des avions, longtemps critiqué. Le ministre a indiqué qu’un indicateur interne de sécurité et de conformité (qu’il a désigné par le terme facteur), qui atteignait auparavant des niveaux préoccupants (jusqu’à 3,5), est désormais repassé sous la barre de 1. Une amélioration qui aurait permis de lever certaines immobilisations et de renforcer les standards de sûreté et de sécurité.

Enfin, la situation de Tunisair Express a été qualifiée de « plus préoccupante encore ». Malgré des tarifs de billets jugés élevés, la filiale demeure déficitaire et dépendante de subventions. Des mesures sont toutefois prévues, avec l’exploitation d’au moins deux avions de capacité moyenne d’ici la fin de l’année, dans l’espoir de renforcer son modèle économique.

Entre diagnostic sévère hérité du passé et projections volontaristes, le discours officiel dessine une trajectoire de redressement rapide, mais encore conditionnée à la capacité de la compagnie à exécuter son plan dans un contexte financier contraint.

Le sauvetage de Tunisair s’annonce ainsi comme un test majeur de résilience pour cette entreprise dont la main-mise de l’Etat demeure encore très prononcée malgré la décision de modifier son mode de gouvernance depuis 2024 qui n’a, dans les faits, jamais été appliqué malgré la nomination d’un président de conseil.

©Destination Tunisie

 

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La Goulette 2026 : combien rapportent réellement les croisières

210.000 croisiéristes ont accosté au port de la Goulette depuis le début de l’année 2026. Un chiffre qui confirme l’attractivité de l’escale.

Ils sont visibles à plusieurs kilomètres à la ronde. Dès qu’ils jettent l’ancre, c’est toute une ruche qui se met en place. Au port de la Goulette, chaque arrivée de navire s’accompagne d’une dynamique intense où s’activent guides, bus, taxis, commerçants et autres opérateurs.

Deux acteurs majeurs

Actuellement, le port enregistre deux escales régulières par semaine, opérées notamment par les compagnies Costa Croisières et MSC Croisières, représentant environ 9 000 passagers hebdomadaires. Des négociations sont par ailleurs en cours pour l’ajout de deux escales régulières supplémentaires par semaine.

Cette tendance s’inscrit dans une progression plus large du trafic : le nombre de passagers est ainsi passé d’environ 56 000 en 2022 à une projection de près de 500 000 d’ici là fin 2026.

Recettes en devises

« Sur la base d’une hypothèse prudente — 80 % des passagers débarquant avec une dépense moyenne de 50 euros par personne — les recettes générées atteindraient près de 360 000 euros par semaine, soit plus de 18 millions d’euros par an en devises », commente Sami Debbiche, directeur général de Goulette Shipping Cruise (GSC), la société qui gère le village touristique et le port des croisières de la Goulette.

À ces montants, s’ajoutent d’autres sources de revenus, notamment les taxes passagers, les frais de stationnement des navires et les services portuaires. Autant de flux financiers qui profitent à la fois à l’autorité portuaire et au terminal de croisière, renforçant ainsi l’apport global de cette activité à l’économie nationale, souligne encore le responsable.

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Les estimations pour l’année 2026 portent sur 500.000 croisiéristes débarquant au terminal Goulette Shipping Cruises.

Stratégie promotionnelle

Au-delà des chiffres, les autorités multiplient les initiatives pour consolider cette dynamique. La direction du terminal de croisière de La Goulette mène, en coordination avec les acteurs institutionnels — dont le ministère du Tourisme — une stratégie active de promotion de la destination. Celle-ci repose notamment sur des contacts directs avec les compagnies internationales et une présence régulière dans les salons professionnels dédiés au secteur.

Lors d’une rencontre tenue le 25 mars 2026, le ministre du Tourisme, Sofiene Tekaya, a échangé avec des responsables du secteur, dont Silvio Loiodice, directeur des croisières chez Costa.

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De droite à gauche: Sofiene Tekaya (ministre du Tourisme), Slim Ben Jabballah (réceptif des compagnies MSC et Costa) et Silvio Loiodice, directeur des croisières chez Costa.

Ce dernier a confirmé l’intérêt croissant pour la Tunisie dans les itinéraires maritimes, indiquant qu’en moyenne 6 600 passagers arrivent par escale, dont près de 90 % participent à des excursions vers des sites culturels et touristiques, avec une attention particulière portée aux produits de l’artisanat local.

Perspectives 2027

Dans cette perspective, la compagnie prévoit d’intensifier sa programmation vers la Tunisie à partir de 2027, invoquant notamment la stabilité sécuritaire du pays et la diversité de son offre touristique. Les autorités tunisiennes considèrent désormais le tourisme de croisière comme un levier stratégique de diversification.

L’objectif affiché est double : renforcer l’attractivité des ports, améliorer leur capacité d’accueil et hisser la qualité des services, tout en valorisant une offre culturelle à forte valeur ajoutée.

Dans ce contexte, la montée en puissance des escales à La Goulette apparaît comme l’un des indicateurs les plus tangibles du repositionnement progressif de la Tunisie sur la carte des grandes destinations méditerranéennes de croisière.

©Destination Tunisie

 

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Aéroports TAV Tunisie : réviser les accords aériens pour libérer Enfidha et Monastir

TAV Tunisie attend un signe fort de l’État pour libérer le potentiel de ses infrastructures aéroportuaires.

Avec une superficie de 4 300 hectares, l’aéroport d’Enfidha-Hammamet est la plus vaste infrastructure aéroportuaire d’Afrique du Nord.

Malgré cette dimension, le site enregistre un volume de trafic nettement inférieur à ses capacités techniques.

Lors d’une rencontre récente avec les médias, Mélanie Lefebvre, directrice générale de TAV Tunisie, qui gère les aéroports d’Enfidha-Hammamet et de Monastir-Habib Bourguiba, a souligné ce déséquilibre en précisant que la Tunisie dispose d’une infrastructure de haute performance dont l’exploitation actuelle se retrouve limitée à un usage minimal.

Aujourd’hui, bien que TAV Tunisie table sur une croissance de 5 % dans la conjoncture actuelle du trafic des passagers pour l’aéroport d’Enfidha, ce chiffre reste en deçà des capacités réelles de l’infrastructure.

En 2025, l’aéroport n’a accueilli que 1,5 million de passagers, alors qu’il est dimensionné pour 7 millions et jusqu’à 28 millions à terme avec les extensions prévues.

Ce décalage représente un manque à gagner colossal, particulièrement pour l’État. On estime que le plein usage de ce site pourrait rapporter à la Tunisie jusqu’à 7 milliards de dinars par an.

Le verrou des accords aériens obsolètes

Pourquoi un tel blocage ? L’un des obstacles majeurs, selon la première responsable de TAV Tunisie, réside dans les barrières administratives.

La Tunisie est encore régie par des accords bilatéraux aériens obsolètes, qui ne correspondent plus aux réalités du marché mondial, explique-t-elle.

Ces textes rigides limitent l’accès des compagnies aériennes étrangères, notamment européennes comme EasyJet, les empêchant d’ouvrir de nouvelles lignes vers Enfidha, précise encore Mélanie Lefebvre.

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Pour TAV Tunisie, la mise à jour de ces accords est une urgence absolue. Le potentiel est là, mais les barrières administratives agissent comme un frein au développement des aéroports d’Enfidha et Monastir, affirme-t-elle.

En revanche, l’opérateur affiche une volonté claire de diversifier ses sources de revenus en allant chercher des marchés à forte valeur ajoutée tels que la Russie et les pays du Golfe.

Ce sont des régions où la demande pour la destination Tunisie est forte, mais où les liaisons peinent à se structurer faute d’une vision réglementaire moderne.

L’État gagnant

Il est crucial de comprendre la structure économique de ce partenariat entre TAV Tunisie et l’État:

Les frais aéroportuaires perçus par TAV Tunisie ne représentent que 3 % des recettes totales générées par les passagers transitant par Enfidha et Monastir. Les 97 % restants tombent directement dans l’escarcelle de l’économie tunisienne : hôteliers, restaurateurs, artisans, commerçants, etc.

Dans cette optique, l’argument d’attendre pour investir ne tient pas. Pourquoi attendre l’échéance de la fin de la concession en 2047 pour développer l’infrastructure ?

L’État a tout intérêt à ce qu’Enfidha se développe dès maintenant, considère la directrice générale. D’autant plus que récupérer, au terme du contrat, un aéroport doté de quatre terminaux actifs et dynamiques est une perspective bien plus lucrative que de reprendre un site sous-exploité avec un seul terminal fonctionnel.

De plus, bien que l’extension de l’aéroport de Tunis-Carthage nécessite du temps, Enfidha offre une solution immédiate et extensible à exploiter dès à présent.

L’appel au « signe fort »

Aujourd’hui, TAV Tunisie, qui emploie plus de 600 compétences tunisiennes et investit massivement, dont 35 millions de dinars pour la rénovation imminente de Monastir, attend un signal politique. L’opérateur ne demande pas seulement des autorisations, il demande un partenariat de vision.

Le message envoyé à l’État est clair : « Il suffit de dire que l’État est prêt à travailler avec nous », déclare Mélanie Lefebvre. Ce signe fort permettrait de débloquer des investissements supplémentaires, de résoudre les problèmes de connectivité comme la liaison ferroviaire promise et de transformer enfin cet aéroport de classe mondiale en un véritable hub méditerranéen.

Enfidha-Hammamet n’est pas un projet en attente, c’est une solution en attente.

Entre les accords à dépoussiérer et les marchés internationaux à conquérir, les leviers de croissance sont identifiés.

Il ne reste plus qu’à l’État à tendre la main pour qu’Enfidha prenne enfin son envol définitif.

Destination Tunisie 

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L’aéroport d’Enfidha se relance dans l’activité cargo

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Une liaison ferroviaire en projet pour desservir Tunis-Carthage

Selon les données officielles, le projet sera réalisée en trois phases distinctes, couvrant un total de plus de 20 kilomètres

Dans le cadre de son Plan de développement 2026-2030, l’État tunisien a annoncé hier un projet de création d’une nouvelle ligne de transport public ferroviaire destinée à améliorer la desserte de l’aéroport Tunis-Carthage et à renforcer la mobilité dans le Grand Tunis.

La première phase prévoit la réalisation d’un tronçon de 8 km reliant l’Avenue de la République à l’aéroport, en passant par le quartier de La Perle du Lac.

La deuxième phase, longue de 10 km, prolongera la ligne depuis La Perle du Lac jusqu’à la zone économique du Kram, également connue sous l’appellation Lac 3.

Enfin, une troisième phase de 4 km permettra d’étendre le réseau vers les quartiers des Jardins de Carthage, d’Aïn Zaghouan et de Bhar Lazreg, à proximité de l’hôpital Hôpital Mongi Slim La Marsa.

Parallèlement à ces développements d’infrastructure, un appel d’offres a été lancé pour l’acquisition de 30 rames ferroviaires destinées à exploiter cette future ligne.

Ce projet s’inscrit dans une volonté de fluidifier l’accès à l’aéroport et accompagner son plan d’extension qui a également été confirmé.

Image d’illustration générée par IA

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Extension de l’aéroport Tunis-Carthage : un choix stratégique qui interroge

Le gouvernement tunisien a officiellement tranché concernant l’avenir de l’Aéroport international de Tunis-Carthage. Il a dévoilé hier son projet d’extension, sans toutefois aborder la nature de son financement.

La décision annoncée officiellement hier en conseil des ministres a clarifié une fois pour toutes les grandes orientations de l’Etat pour ce qui concerne le futur de l’aéroport Tunis-Carthage, première porte d’entrée dans le pays par voie aérienne avec 60 % du trafic tous aéroports confondus.

Il n’y aura donc pas de nouvel aéroport à construire comme cela avait été évoqué, de même que l’option de délocalisation vers l’Aéroport international d’Enfidha-Hammamet n’est de toute évidence plus à l’ordre du jour.

Le schéma retenu est celui d’une extension des infrastructures existantes avec la réalisation d’un nouveau terminal d’une capacité de 11,5 millions de passagers, portant la capacité globale à 18,5 millions (contre une surcapacité de 7,2 de voyageurs actuellement) en plus de la rénovation de l’actuel terminal pour porter sa capacité à 7 millions de passagers.

Une orientation qui, si elle répond de toute évidence à une logique budgétaire évidente, soulève néanmoins plusieurs interrogations de fond.

Une décision avant tout économique ?

Tout porte à croire que le choix retenu repose essentiellement sur des considérations financières et des impératifs de rationalisation des dépenses publiques. L’extension apparaît comme la solution la moins coûteuse à court terme.

Mais cette approche privilégie-t-elle une vision stratégique à long terme ? Certains observateurs estiment que les conséquences des arbitrages actuels risquent d’être reportées sur les générations futures, notamment si le choix arrêté s’avérait inadapté.

Les professionnels du tourisme laissés en marge : Autre point sensible : l’absence de consultation élargie des acteurs du tourisme et du voyage. Les professionnels du secteur, en première ligne avec leurs partenaires internationaux et leurs clients, disposent pourtant d’une lecture fine des tendances du marché, des attentes des compagnies aériennes et de l’évolution des flux touristiques.

Leur expertise aurait pu enrichir le débat stratégique autour d’une consultation appelée à fixer les enjeux de compétitivité de la destination Tunisie.

La question de la gouvernance et de la qualité de service : Au-delà des infrastructures, plusieurs voix s’interrogent sur les méthodes de gestion actuelles au sein de l’aéroport. Les critiques portent notamment sur des processus jugés peu flexibles et insuffisamment orientés vers l’expérience passager.

Sans réforme structurelle de la gouvernance et des pratiques opérationnelles, une extension physique suffira-t-elle à améliorer la qualité de service ?

L’angle mort de la législation aérienne : Peu de débats publics ont également porté sur le cadre réglementaire de l’aviation civile. Or, la législation actuelle impose encore des restrictions notamment sur les droits de trafic, un facteur déterminant dans l’attractivité d’une plateforme aéroportuaire.

Le dossier de l’Open Sky semble par ailleurs avoir été relégué au second plan, alors même qu’une clause prévoit que l’aéroport de Tunis-Carthage bénéficie d’une période de « protection » de cinq ans. Une situation qui continue d’alimenter les interrogations sur la stratégie d’ouverture du ciel tunisien.

Et le rôle de Tunisair dans cette nouvelle configuration ?

La question de l’adaptation de l’aéroport aux besoins spécifiques de la compagnie nationale, Tunisair, demeure également posée. Le futur terminal a-t-il été pensé comme un véritable levier de croissance pour son trafic, avec des infrastructures alignées sur la nature de son réseau et ses ambitions de développement ?

La réponse à cette question sera déterminante pour la compétitivité de la compagnie et, par extension, pour le positionnement régional de Tunis.

Les riverains face à l’augmentation du trafic

Enfin, un point majeur semble peu abordé : l’impact sur les habitants de Tunis et des zones limitrophes. Les quartiers des Berges du Lac, de La Soukra ou encore de l’Ariana, situés dans le périmètre aéroportuaire et sous les axes de servitude aéronautique (couloirs d’approche et de décollage), pourraient voir les nuisances sonores s’intensifier proportionnellement à l’augmentation du mouvement des avions.

Les riverains ont-ils été consultés ? Des mesures d’atténuation sont-elles prévues dans les plans futurs ? L’argument stipulant que les avions sont moins bruyants évoqués par certains est particulièrement maigre.

Une vision à clarifier

L’extension de l’aéroport Tunis-Carthage constitue indéniablement un choix structurant pour l’avenir du transport aérien tunisien. Mais au-delà des chiffres et des capacités annoncées, c’est une vision globale qui est attendue : gouvernance modernisée, cadre réglementaire adapté, intégration des besoins des compagnies, concertation avec les professionnels et prise en compte des impacts environnementaux.

Car un aéroport n’est pas seulement une infrastructure. C’est un outil stratégique au service d’un pays, de son économie et de ses citoyens. Et dans ce dossier, à l’heure où cet article est publié, aucune information n’a filtré sur le budget consacré et sur sa provenance. L’information officielle s’est limitée à indiquer que le projet entre dans le cadre du Plan de développement 2026-2030.

©Destination Tunisie

 

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L’aéroport d’Enfidha se relance dans l’activité cargo

L’activité cargo à Enfidha-Hammamet reprend, portée par une volonté forte du gestionnaire de l’aéroport, TAV Tunisie.

A Enfidha-Hammamet, le trafic aérien ne sera plus exclusivement charter. 9 ans après son interruption, l’activité cargo va reprendre sur le terminal. TAV Tunisie l’a annoncé officiellement le 6 février courant. Cette reprise s’amorcera dans le cadre d’un partenariat avec la Chambre de commerce et d’industrie du centre laquelle réaffirme son engagement à soutenir les opérateurs économiques, à faciliter l’accès des entreprises aux marchés internationaux et à promouvoir des solutions logistiques performantes au service des activités d’importation et d’exportation.

La relance de l’activité cargo repose sur un engagement clair de l’aéroport qui a signé un ensemble de protocoles d’accord avec des opérateurs spécialisés: Express World Group, Cargo Wings Express ou encore Savino Del Bene.

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Cérémonie officielle de relance de l’activité cargo à l’aéroport Enfidha-Hammamet

Mélanie Lefebvre, directrice générale de TAV Tunisie, a souligné que « la relance du terminal cargo marque une étape déterminante dans [notre] stratégie de développement » ajoutant en substance qu’il s’agit d’accompagner les entreprises tunisiennes et de renforcer le positionnement de la Tunisie en Méditerranée.

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Transport aérien intérieur : la Fédération tunisienne de l’hôtellerie tire la sonnette d’alarme

Dans un communiqué publié ce 27 décembre, la Fédération tunisienne de l’hôtellerie (FTH) a exprimé sa profonde préoccupation face aux perturbations récurrentes affectant les vols domestiques, notamment ceux desservant Djerba et Tozeur.

La situation du transport aérien intérieur en Tunisie suscite une vive inquiétude au sein des professionnels du tourisme. Retards excessifs, parfois supérieurs à dix heures, annulations de dernière minute : pour la Fédération, ces dysfonctionnements ne peuvent plus être considérés comme de simples incidents ponctuels. Ils traduisent, selon elle, une crise structurelle du transport aérien intérieur, aux répercussions directes sur l’économie nationale et sur l’image de la destination tunisienne à l’échelle internationale.

La FTH rappelle que le transport aérien intérieur constitue un service stratégique et souverain, essentiel à la cohésion territoriale et au bon fonctionnement de l’activité économique et touristique. Son affaiblissement a entraîné, selon l’organisation professionnelle, un véritable isolement de certaines régions. Djerba et Tozeur se retrouvent ainsi, de facto, soumises à une forme de blocus non déclaré, affectant les citoyens dans leur vie quotidienne, tant sur le plan sanitaire que familial et professionnel.

Désorganisation des programmes contractuels

Le secteur touristique figure parmi les premières victimes de cette situation. La Fédération dénonce un coup dur porté aux efforts de promotion du tourisme saharien et du tourisme insulaire, ainsi qu’une désorganisation des programmes contractuels conclus avec les agences de voyages, compromettant la crédibilité de la destination tunisienne auprès des partenaires étrangers.

À cela s’ajoute l’absence d’alternatives viables. Le transport terrestre, souligne la FTH, ne peut raisonnablement se substituer au transport aérien, compte tenu des longues distances et du manque d’infrastructures et d’équipements adaptés.

La Fédération déplore par ailleurs la faiblesse chronique des liaisons aériennes, internes comme internationales, dont souffrent les aéroports de Djerba, Tozeur et d’autres régions de l’intérieur du pays tout au long de l’année. Une situation qui accentue les déséquilibres régionaux et met en péril la pérennité des entreprises touristiques et économiques locales.

Face à ce qu’elle qualifie de situation alarmante, portant atteinte au droit constitutionnel des citoyens à la mobilité et nuisant à la réputation de la Tunisie, la Fédération tunisienne de l’hôtellerie appelle les autorités de tutelle à une intervention immédiate et urgente. Elle exhorte également le gouvernement à prendre des décisions courageuses et structurantes pour réformer en profondeur le secteur du transport aérien et mettre fin à une crise qui ne cesse de s’aggraver.

La FTH avertit enfin que la poursuite de l’inaction face à ces dysfonctionnements menace directement la compétitivité de l’économie nationale et la durabilité du secteur touristique tunisien.

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Pour les voyageurs résidents : le timbre à 60 DT désormais en ligne

Bonne nouvelle pour les voyageurs résidents en Tunisie. Le ministère des Finances annonce la mise en place d’un service de paiement électronique des droits de timbre, accessible directement via son site officiel.

Ce nouveau dispositif concerne :

  • Le timbre de voyage pour les départs de l’aéroport Tunis-Carthage, destiné aussi bien aux résidents tunisiens qu’aux étrangers soumis à cette obligation.

  • L’émission, le renouvellement ou le remplacement des passeports pour les Tunisiens de l’étranger, aussi bien à bord des navires de la CTN (Compagnie Tunisienne de Navigation) que dans les locaux du Centre des Tunisiens à l’étranger, situé avenue Kheireddine Pacha à Tunis.

Pour simplifier les démarches, le paiement en ligne est désormais possible via le site marchand créé pour la circonstance.

Cette initiative s’inscrit dans la stratégie de modernisation des services administratifs et vise à faciliter les formalités de voyage.

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The Gate, un nouveau magazine premium pour les voyageurs arrivant à Enfidha et Monastir

Dans une démarche de contribution à la promotion de la destination tunisienne et afin d’apporter un service complémentaire à ses passagers, TAV Tunisie annonce avoir lancé cet été un magazine gratuit dénommé The Gate conçu pour accueillir les voyageurs notamment dès leur arrivée en Tunisie.

et distribué dans les aéroports d’Enfidha-Hammamet et Monastir-Habib Bourguiba, et mis à la disposition des voyageurs sur des présentoirs, entre autres dans la zone de livraison des bagages, The Gate se présente comme une invitation à découvrir la Tunisie hors des sentiers battus, sous son angle le plus authentique.

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Couverture du premier numéro du magazine The Gate réalisé par le pôle édition presse de l’agence Markédia (qui possède également le présent site Destination Tunisie).

À travers une présentation élégante et en couleurs, ce magazine bilingue (français-anglais) met en lumière la richesse et la diversité de la Tunisie à travers plusieurs articles phares permettant de mieux percevoir sa culture, son patrimoine et certaines de ses traditions, qu’elles soient artisanales, culinaires ou encore olfactives.

« Nous avons la conviction qu’au-delà de leur rôle opérationnel, nos deux aéroports doivent aussi être des ambassadeurs de la destination, en donnant envie aux voyageurs de partir à la rencontre des richesses de la Tunisie », a déclaré Mélanie Lefebvre, Directrice Générale de TAV Tunisie.

De son côté, Hédi Hamdi, éditeur du magazine et directeur général de l’agence Markédia, a indiqué qu’il s’agissait, à travers cette publication, « de rappeler à chaque voyageur que la Tunisie n’est pas seulement une destination balnéaire… mais une destination de cœur ».

Plusieurs rubriques enrichissent le contenu du magazine qui se veut aussi un city guide pour la région du Sahel avec notamment une énumération des rendez-vous incontournables des festivals d’été, des recommandations de restaurants dans les régions de Sousse, Monastir et Hammamet, la liste des musées dans ces régions avec les infos pratiques à connaître ainsi qu’une rubrique pour les enfants destinée à les occuper de manière ludique.

Au-delà de la clientèle touristique, The Gate comprend également des informations pratiques destinées aux Tunisiens résidents à l’étranger (TRE). Ceci en plus de la présentation des différents services proposés aux passagers dans les aéroports d’Enfidha et de Monastir.

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Publié en éditions saisonnières – été et hiver –, et disponible en version digitale, The Gate s’inscrit dans l’engagement de TAV Tunisie à enrichir l’expérience de ses passagers et à valoriser la destination.

L’objectif est clair : offrir aux voyageurs en général et aux touristes en particulier des repères fiables, utiles et inspirants dès leur arrivée, tout en contribuant à promouvoir une image moderne, chaleureuse et dynamique de la Tunisie.

« The Gate est bien plus qu’un magazine : c’est une porte d’entrée vers la Tunisie authentique, ses trésors cachés et sa richesse culturelle. Une manière d’accueillir nos voyageurs en leur donnant envie d’aller plus loin », a encore ajouté Mme Lefebvre.

Avec plus de 3 millions de voyageurs attendus d’ici la fin de l’année, les aéroports d’Enfidha et de Monastir consolident d’année en année leur rôle stratégique dans la dynamique touristique tunisienne.

Les annonceurs publicitaires intéressés pour figurer dans ce magazine peuvent contacter le département commercial à l’adresse: commercial@markedia.tn ou par tél au : 21 308 309

Plus d’information sur le magazine The Gate

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L’aéroport d’Enfidha-Hammamet installe des Kumulus Water

Chez TAV Tunisie, on estime que cette initiative représente une première étape vers un modèle aéroportuaire plus durable, où le bien-être humain et la préservation de la planète vont de pair.

Dans le cadre de ses engagements en faveur du développement durable, de l’amélioration de la qualité de vie au travail et de l’optimisation des services au sein de ses aéroports, TAV Tunisie annonce l’installation de plusieurs machines Kumulus Water à l’aéroport international Enfidha-Hammamet.

Le lancement officiel du projet a eu lieu le jeudi 31 juillet 2025, en présence de Mélanie Lefebvre, Directrice Générale de TAV Tunisie, ainsi que de l’ensemble du personnel aéroportuaire.

Cette initiative s’inscrit dans une politique RSE ambitieuse visant à proposer une alternative écologique, économique et durable à la consommation d’eau en bouteille. Grâce à cette technologie innovante, l’humidité de l’air ambiant est captée, filtrée, minéralisée, puis transformée en eau potable — sans aucun raccordement au réseau hydraulique. Chaque machine peut produire en moyenne 30 litres d’eau potable par jour, permettant de :

-Réduire significativement la consommation de plastique à usage unique ;

-Limiter les émissions de CO₂ liées au transport et à la logistique de l’eau ;

-Garantir un accès permanent à une eau fraîche, saine, certifiée et minéralisée ;

-Favoriser l’hydratation et le bien-être des employés de l’aéroport.

« Ce projet illustre parfaitement notre volonté d’intégrer des solutions innovantes et responsables au sein de nos infrastructures. Nous sommes fiers de contribuer activement à la protection de l’environnement, tout en améliorant le quotidien de nos collaborateurs », a déclaré Mélanie Lefebvre.

Lors de la cérémonie, les participants ont assisté à un atelier de présentation (« onboarding »), suivi de démonstrations pratiques et d’une dégustation d’eau Kumulus dans les espaces de détente du personnel. Une animation ludique sous forme de quiz a également permis de sensibiliser les collaborateurs aux enjeux liés à l’eau et à la durabilité.

Dans les prochains jours, l’aéroport international de Monastir Habib-Bourguiba sera également équipé de machines Kumulus Water, confirmant ainsi la volonté de TAV Tunisie d’étendre cette démarche durable à l’ensemble de ses plateformes aéroportuaires.

Kumulus Water, start-up franco-tunisienne fondée à Paris, est aujourd’hui reconnue au niveau international pour ses solutions innovantes d’eau atmosphérique. Lauréate de plusieurs prix prestigieux (EBRD, SelectUSA, VivaTech), elle collabore déjà avec des partenaires majeurs tels que Sanofi, l’IFC, World Bank Group, PWC ou encore plusieurs ONG internationales.

 

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