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Empfangen — 24. August 2026 Actualités Tunisie webdo.tn

Canicule : 19 gouvernorats en vigilance orange, jusqu’à 48°C cette semaine

24. August 2026 um 20:32

La Tunisie s’apprête à connaître une nouvelle vague de chaleur, appelée à se poursuivre jusqu’à la fin de la semaine, selon l’Institut national de la météorologie (INM). Après des maximales ayant atteint 46°C lundi, les températures grimperont jusqu’à 48°C mardi et mercredi, tandis que 19 gouvernorats sont désormais placés en vigilance orange.

Jusqu’à 48°C mardi et mercredi

Pour lundi, les températures maximales ont oscillé entre 38°C à Mahdia et 46°C à Tataouine, Tozeur et Kébili. Elles ont atteint 44°C à Béja, Kairouan, Sidi Bouzid et Gabès, et 45°C à Jendouba et Médenine.

La chaleur s’intensifiera mardi et mercredi, avec des températures dépassant de 7 à 11 degrés les normales saisonnières. Mardi, le mercure atteindra 47°C à Kairouan, Kébili et Tozeur, tandis que plusieurs autres régions, dont Béja, Jendouba, Gafsa, Gabès et Médenine, enregistreront jusqu’à 45°C.

Mercredi, la canicule concernera l’ensemble du pays, avec des maximales comprises entre 42°C à Nabeul et 48°C à Kairouan, Tozeur et Kébili.

Selon l’INM, cette vague de chaleur devrait se maintenir jusqu’à la fin de la semaine, avec des coups de sirocco.

19 gouvernorats en vigilance orange

Face à cette situation, l’INM a placé lundi 19 gouvernorats sur 24 en vigilance orange en raison des fortes températures.

La vigilance jaune concerne les cinq autres gouvernorats : Grand Tunis, Bizerte, Nabeul, Mahdia et Kasserine.

Cette situation pourrait également s’accompagner de phénomènes orageux. Des cellules orageuses locales sont attendues, notamment dans l’après-midi, avec des pluies et des vents forts sous orages pouvant dépasser 70 km/h en rafales.

L’INM appelle à la vigilance

L’Institut souligne que cette vague de chaleur présente un risque particulier pour les personnes âgées, les enfants, les personnes souffrant de maladies chroniques ou de troubles de santé, ainsi que celles prenant régulièrement des médicaments.

Les sportifs et les personnes travaillant à l’extérieur sont également invités à redoubler de prudence face aux risques de déshydratation et de coup de chaleur.

L’INM recommande notamment de boire régulièrement de l’eau, même sans sensation de soif, et d’éviter les sorties durant les heures les plus chaudes, entre 12h et 16h.

En cas de malaise ou de troubles du comportement liés à la chaleur, l’INM recommande de consulter un médecin ou de contacter la Protection civile au 198.

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Tunisie : Le cash dépasse 30 milliards de dinars, un record qui met les banques sous pression

24. August 2026 um 20:25

La circulation des billets et des pièces en Tunisie vient de franchir un seuil inédit. Elle a atteint 30,04 milliards de dinars au 21 août 2026, contre 25,9 milliards un an plus tôt, soit une progression d’environ 16% en douze mois, selon les données de la Banque centrale de Tunisie rapportées par Reuters. Ce niveau représente environ 10,5 milliards de dollars et traduit une présence croissante de l’argent liquide en dehors du système bancaire.

Un record de liquidités hors des banques

Le chiffre est particulièrement significatif par son impact potentiel sur le financement de l’économie. Lorsque davantage d’argent est conservé sous forme de billets et de pièces plutôt que sur des comptes bancaires, les ressources disponibles dans le système bancaire peuvent se contracter.

Cette évolution est susceptible de compliquer la gestion de la liquidité des banques et de réduire les fonds pouvant être mobilisés pour financer les ménages et les entreprises, souligne Reuters.

Le phénomène intervient alors que l’économie tunisienne reste fortement dépendante du cash dans les transactions quotidiennes.

La réforme des chèques dans le viseur

Pour Reuters, la progression du cash serait en partie liée à la nouvelle réglementation des chèques entrée en vigueur en 2025.

Le durcissement des règles encadrant l’utilisation des chèques et le renforcement des sanctions contre les chèques sans provision ou invalides auraient incité certains particuliers et entreprises à retirer davantage d’espèces afin de régler leurs transactions.

Il convient toutefois de nuancer ce lien. Les données de la BCT montrent également que l’institution attribue l’évolution de la circulation fiduciaire à plusieurs facteurs, notamment les dépenses saisonnières liées au mois de Ramadan, aux fêtes, à la rentrée scolaire, à la saison estivale ou encore aux campagnes agricoles, ainsi qu’aux modifications réglementaires touchant certains instruments de paiement.

Le paradoxe des paiements électroniques

Le record intervient par ailleurs dans un contexte où les paiements électroniques progressent.

Au premier semestre 2026, les paiements représentaient 42% du nombre des opérations monétiques, contre 58% pour les opérations de retrait d’espèces. Dans le même temps, le nombre de chèques traités a reculé de 10,7% sur un an, pour atteindre 3,6 millions de chèques, tandis que leur montant a diminué de 12,5%, à 24,146 milliards de dinars.

Le recul du chèque ne signifie donc pas automatiquement une disparition du cash : une partie des transactions semble plutôt se déplacer vers les espèces, alors que les moyens de paiement numériques progressent encore lentement.

Un défi pour le financement de l’économie

Reuters souligne également que l’adoption des paiements électroniques et des services bancaires numériques reste lente, notamment en dehors des grandes agglomérations. Cette préférence persistante pour les espèces contribue à maintenir une quantité importante de monnaie en dehors des comptes bancaires.

Le franchissement des 30 milliards de dinars pose ainsi une question plus large : alors que la Tunisie cherche à développer les paiements numériques et à améliorer l’inclusion financière, une masse croissante de liquidités circule encore en dehors du système bancaire.

Pour les banques, l’enjeu est désormais de gérer cette demande élevée de cash sans que la sortie de liquidités ne pèse davantage sur leur capacité à financer l’économie.

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Agriculture intelligente : Le projet tuniso-coréen de 13,5 millions de dollars passe à l’exécution

24. August 2026 um 19:45

Le projet ClimAT, consacré au développement d’une agriculture intelligente et résiliente au changement climatique, franchit une nouvelle étape avec la signature, lundi 24 août, de sa convention définitive entre la KOICA et le ministère tunisien de l’Agriculture. Doté d’un don de 13,5 millions de dollars, le programme sera déployé sur six ans, de 2026 à 2031, dans les gouvernorats de Tunis, Nabeul, Kairouan et Bizerte.

De la préparation à l’exécution

L’annonce marque le passage d’un projet encore en phase préparatoire à un programme désormais contractualisé et doté d’un cadre de mise en œuvre précis.

Financé sous forme de don par le gouvernement sud-coréen, ClimAT vise à renforcer les capacités tunisiennes face aux effets du changement climatique, en agissant à la fois sur la productivité agricole, la recherche et la formation.

Le projet sera réalisé avec la participation de l’IRESA, de l’AVFA et de l’Office des terres domaniales (OTD).

Trois fermes de démonstration

Le dispositif prévoit notamment la création de trois fermes de démonstration, destinées à expérimenter et diffuser des pratiques d’agriculture intelligente face au climat.

Le nouveau périmètre communiqué lors de la signature cite Tunis, Nabeul, Kairouan et Bizerte. En revanche, les informations disponibles ne permettent pas encore d’identifier avec certitude les trois fermes correspondant à ces territoires.

Cette précision est importante, car le projet présenté en 2025 évoquait alors des sites pilotes dans les fermes de l’OTD à Nabeul, Kairouan et Béja. L’ONAGRI avait également repris cette configuration dans sa présentation du projet.

Il convient donc, à ce stade, de parler d’un nouveau périmètre incluant Bizerte, sans affirmer que Béja a officiellement été remplacée par Bizerte tant que le détail de la convention ou des fermes pilotes n’est pas rendu public.

Un financement jusqu’en 2031

ClimAT ne se limite pas à la mise en place de sites expérimentaux. Le programme prévoit un volet consacré à la recherche, ainsi qu’au renforcement des compétences des acteurs agricoles.

L’objectif est notamment de développer des solutions adaptées aux conditions tunisiennes et de renforcer la capacité du secteur à faire face aux contraintes climatiques. Les travaux doivent s’inscrire dans une logique d’agriculture plus productive et plus résiliente.

Le projet s’inscrit ainsi dans la diversification de la coopération tuniso-coréenne, déjà active dans plusieurs secteurs, et élargit cette coopération au domaine agricole. L’ambassadeur de Corée en Tunisie a notamment souligné que l’agriculture constitue un nouveau secteur venant compléter les domaines de coopération existants, dont la digitalisation.

Avec 13,5 millions de dollars de financement non remboursable et une période d’exécution allant de 2026 à 2031, ClimAT entre désormais dans sa phase opérationnelle.

Pour la Tunisie, l’enjeu sera de transformer ce financement et les expériences menées dans les fermes de démonstration en solutions reproductibles, notamment dans un contexte où la raréfaction de l’eau et les dérèglements climatiques pèsent de plus en plus lourdement sur la production agricole.

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Pénurie d’eau minérale : Après plusieurs reports, le retour à la normale encore repoussé

24. August 2026 um 19:12

Le retour à la normale dans l’approvisionnement en eau minérale ne devrait finalement intervenir que progressivement à partir de septembre, selon une nouvelle déclaration de Lassâad Mezah, président de la Chambre des producteurs de boissons non alcoolisées. Alors qu’un rétablissement était encore annoncé dans les prochains jours, le responsable mise désormais sur une baisse de la consommation pour permettre aux producteurs de retrouver progressivement leur rythme habituel.

Une amélioration attendue en septembre

Intervenant lundi 24 août sur les ondes de la Radio nationale, Lassâad Mezah a indiqué que la situation devrait commencer à s’améliorer à partir de septembre, principalement sous l’effet de la diminution attendue de la consommation.

Il s’agit donc d’un nouveau décalage du calendrier de normalisation, alors que les difficultés d’approvisionnement persistent dans plusieurs régions.

Cette amélioration reste toutefois présentée comme une perspective et non comme une échéance ferme. La disponibilité des bouteilles dépendra notamment de la capacité des unités de production à reprendre un fonctionnement plus régulier.

La chaleur et les coupures électriques toujours en cause

Le président de la Chambre des producteurs de boissons non alcoolisées continue d’attribuer les perturbations aux conditions exceptionnelles enregistrées cet été.

La forte chaleur ainsi que les coupures d’électricité ont affecté le fonctionnement des usines et certains de leurs équipements, limitant les capacités de production alors même que la demande connaissait une forte progression.

Cette combinaison entre une consommation élevée et des contraintes pesant sur la production a contribué aux tensions observées sur le marché de l’eau minérale.

Un calendrier plusieurs fois repoussé

Cette nouvelle échéance contraste avec les précédentes annonces formulées par le même responsable. Le 20 août, Lassâad Mezah évoquait encore un retour à la normale « dans quelques jours ».

Plus tôt, une amélioration avait également été annoncée pour la semaine suivante. Le calendrier s’est donc progressivement décalé, illustrant les difficultés rencontrées par le secteur pour absorber les effets de la canicule et des perturbations électriques.

Pour l’heure, les producteurs tablent sur une détente progressive en septembre, sans pouvoir garantir une date précise de retour à une situation normale.

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Uniformes militaires néerlandais : La FTTH conteste la version des Pays-Bas

24. August 2026 um 18:51

Le retard dans la livraison des nouveaux uniformes de l’armée néerlandaise, fabriqués en partie en Tunisie, fait désormais l’objet de deux versions contradictoires. Alors que le ministère néerlandais de la Défense affirme que la forte chaleur a provoqué des problèmes électriques ayant temporairement paralysé l’usine tunisienne, Haythem Bouajila, président de la Fédération tunisienne du textile et de l’habillement (FTTH), attribue principalement le retard à l’arrivée tardive de matières premières importées.

La version du ministère néerlandais

Dans un communiqué publié le 20 août, le ministère néerlandais de la Défense a annoncé que la distribution des nouveaux uniformes aux militaires serait repoussée au début de l’année 2027.

Selon les autorités néerlandaises, les températures exceptionnellement élevées enregistrées en Tunisie ont provoqué des problèmes électriques dans l’usine chargée d’une partie de la production. Ces difficultés auraient entraîné un arrêt temporaire de l’activité et contribué au retard accumulé.

Cette version avait été reprise dans l’article initial de Webdo, consacré à l’impact de la canicule tunisienne sur la production des uniformes destinés à l’armée néerlandaise.

La FTTH conteste le lien avec les coupures

Une nouvelle déclaration vient toutefois apporter un autre éclairage sur les causes du retard.

Haythem Bouajila, président de la FTTH, estime que les difficultés rencontrées par l’entreprise tunisienne concernée ne sont pas principalement liées aux perturbations électriques. Selon lui, le facteur déterminant réside dans l’arrivée tardive de matières premières provenant de l’étranger.

Cette précision remet donc en question le rôle attribué aux coupures d’électricité et aux fortes chaleurs dans le calendrier de production.

Deux versions, une même conséquence

À ce stade, les deux versions ne sont pas conciliées.

D’un côté, le ministère néerlandais de la Défense établit officiellement un lien entre les températures élevées, des problèmes électriques et l’arrêt temporaire de l’usine en Tunisie. De l’autre, la FTTH avance une explication différente, mettant l’accent sur les chaînes d’approvisionnement et les retards dans l’acheminement des matières premières.

La conséquence, elle, n’est pas contestée : la livraison des nouveaux uniformes aux militaires néerlandais a été repoussée au début de 2027.

La déclaration de la FTTH constitue donc un droit de réponse à la version présentée initialement par les autorités néerlandaises. Elle ne permet pas, à elle seule, de déterminer quelle cause a effectivement pesé le plus lourd dans le retard.

La question reste ainsi ouverte : problèmes électriques liés aux fortes chaleurs ou difficultés d’approvisionnement en matières premières ?

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Rentrée universitaire : Tunisie Telecom mise sur une rentrée 100% connectée

24. August 2026 um 18:28

À l’approche de la rentrée universitaire 2026-2027, Tunisie Telecom renouvelle son offre promotionnelle FIBRE TT & WAFFI Étudiants, destinée aux étudiants qui résident loin du domicile familial. L’opérateur propose des solutions Internet fixe en Très Haut Débit, en Fibre ou en VDSL, à des tarifs préférentiels à partir de 50 Mb/s, avec la gratuité des frais de raccordement.

Une offre pensée pour les étudiants

Disponible jusqu’au 30 octobre 2026, l’offre vise à répondre aux besoins des étudiants en matière de connexion Internet, notamment pour les études, la recherche, la communication et les différents usages numériques.

Tunisie Telecom cible particulièrement les jeunes qui doivent s’installer dans une nouvelle ville à l’occasion de leur parcours universitaire et qui ont besoin d’une connexion fixe performante dans leur logement.

Le Très Haut Débit à partir de 50 Mb/s

Avec FIBRE TT & WAFFI Étudiants, les bénéficiaires peuvent accéder à une connexion fixe en Très Haut Débit, selon l’éligibilité de leur logement, en fibre optique ou en VDSL.

Les tarifs préférentiels proposés débutent à 50 Mb/s, tandis que les frais de raccordement sont offerts dans le cadre de la promotion.

L’objectif est de permettre aux étudiants de disposer d’une connexion suffisamment performante pour accompagner leurs activités universitaires et leurs usages numériques quotidiens.

Une stratégie autour du Très Haut Débit

Cette campagne s’inscrit dans la stratégie de Tunisie Telecom visant à développer l’accès au Très Haut Débit et à élargir progressivement son adoption auprès des différentes catégories de la population.

À travers cette offre dédiée, l’opérateur national entend ainsi accompagner les étudiants au moment d’une étape importante de leur parcours, tout en renforçant l’accès aux infrastructures de connectivité fixe.

La promotion FIBRE TT & WAFFI Étudiants restera accessible jusqu’au 30 octobre 2026.

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Panne électrique : Mahdia et Sfax confrontées à de nouvelles coupures d’eau

24. August 2026 um 11:45

Une panne électrique survenue au niveau de la principale station de pompage de Kerker perturbe ce lundi 24 août la distribution d’eau potable dans plusieurs zones des gouvernorats de Mahdia et de Sfax. Selon la SONEDE, les perturbations et interruptions sont prévues entre 10h et 20h.

Kerker à nouveau à l’origine des perturbations

La panne électrique a entraîné l’arrêt de la station principale de pompage de Kerker, qui alimente plusieurs secteurs des deux gouvernorats. La SONEDE précise que les perturbations sont directement liées à cette interruption de l’alimentation électrique.

Cet épisode rappelle une situation similaire survenue fin juillet, lorsque la même station avait déjà été affectée par une coupure d’électricité, provoquant des perturbations de l’approvisionnement dans plusieurs délégations de Mahdia et de Sfax.

Plusieurs délégations de Mahdia concernées

À Mahdia, les perturbations touchent notamment El Jem, Boumerdès, Sidi Alouane, Melloulèche, El Bradâa, Chebba, Souassi, Ouled Chamekh, Hébira et Chorbane.

La liste est donc plus étendue que celle initialement rapportée, avec plusieurs délégations déjà concernées par l’épisode de juillet.

Des zones de Sfax également touchées

Dans le gouvernorat de Sfax, sont concernés El Hencha, le centre Kamoun relevant de Menzel Chaker, Jebiniana et la région de Ghraba.

Les perturbations affectent également les zones situées en hauteur des délégations de Sakiet Ezzit et Sakiet Eddaïer, ainsi que El Aouabed, El Baqaa El Beida et la route de l’Aïn, relevant de Sfax Sud.

Une nouvelle alerte sur la fragilité du réseau

La répétition de ce type d’incident met en évidence la dépendance de l’approvisionnement en eau à la continuité de l’alimentation électrique des infrastructures de pompage.

Elle intervient alors que la pression sur les réseaux d’eau reste particulièrement forte en cette période estivale. En juillet, l’Observatoire tunisien de l’eau avait recensé 608 signalements, dont 549 concernant des coupures non annoncées et des perturbations de distribution. Mahdia et Sfax figuraient parmi les gouvernorats les plus concernés, avec respectivement 51 et 42 signalements.

La SONEDE annonce ainsi une fenêtre de perturbations allant jusqu’à 20h ce lundi, avec un retour progressif à la normale attendu après le rétablissement de l’alimentation de la station.

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Carnets Scandinaves (5) : Dans le train du retour

24. August 2026 um 11:29

J’ai repéré deux bars irlandais « Sir Winston » et le « Wild Rover ». Je reviens dans les parages, l’ambiance y est plutôt tiède et malgré des bières alléchantes, je passe mon chemin. J’aurais bien voulu m’y encanailler mais les prix sont horriblement chers. Je finis par me rabattre sur une bouteille de Doctor Pepper achetée chez l’épicier du coin, un 7/11 qui apparemment ne ferme pas de la nuit. J’ai une longue histoire d’amour avec ce docteur moustachu et le soda qu’il a concocté en 1885. Je bois avec plaisir et presse un peu le pas dans le réseau de rues qui peu à peu se vident.

Un autre bistrot irlandais, « The Dubliner », me fait de l’œil. Vais-je me laisser tenter malgré le temps qui m’est compté ? Je préfère poursuivre mon chemin dans cette ville dont je ne sais presque rien. La bière attendra des heures moins intenses et peut-être, un jour prochain, me sera-t-il donné de savourer une Guiness à Dublin.

Dans le train du retour. La boucle est presque bouclée et il ne me restera bientôt que quelques heures à passer à Copenhague avant de rallier Paris puis Tunis. Souvent, ce voyage scandinave a ressemblé à une course contre la montre. Chaque minute était précieuse même au cœur de toutes ces nuits duelles puisque le jour ne fléchissait presque jamais.

Le convoi vient de s’ébranler. Oslo qui rime avec solo est maintenant derrière moi. Un dernier regard sur la ville et ses banlieues alors que le train prend de la vitesse. J’ai l’esprit déjà ailleurs mais je continue à savourer ces vingt-quatre heures de veille et d’éveil qui m’ont rappelé mes premiers voyages à Prague, Amsterdam ou Helsinki. Certains de ces souvenirs ont presque cinquante ans et sont habités par les bruissements d’un temps révolu.

D’autres bribes de mémoire remontent depuis le début de ce voyage en train qui me rappelle un livre de Michel Butor et un autre d’Alain Rondeau.

Je me sens à l’image d’un personnage qui se serait échappé d’un roman pour en vivre un autre. Depuis le début, je n’ai pas cessé de discrètement observer les passagers et parfois m’entretenir avec eux. Aujourd’hui, le train a l’air d’une tour de Babel nomade : une famille indienne est à ma gauche et à côté et en face de moi, ce sont des Suédois qui reviennent à Malmö.

Juste derrière, un couple de Libanais voyagent avec leurs enfants. Au-delà, j’ai du mal à voir car la voiture s’étire en longueur, avec une allée centrale et des sièges sur les côtés.

Je ne sais pourquoi ce train m’évoque les immeubles humainement bigarrés du Passage et de Lafayette lorsque malgré les différences, l’harmonie était la règle tacite entre Siciliens, Maltais et Tunisiens juifs ou musulmans. Ce que m’apprennent constamment les villes européennes – où qu’elles soient – réside dans cette diversité assumée, ce meltingpot qui saute aux yeux et constitue un élément important de l’identité occidentale dans son ensemble.

Loin de moi l’idée de disserter. Il n’en reste pas moins que notre propre diversité tunisienne est derrière nous, figée dans les oripeaux de la nostalgie et de villes qui ne sont plus. Pourtant, les migrants africains et même nos propres conjoints interrogent notre conscience du monde, de notre identité et de l’altérité d’où qu’elle vienne.

Malheureusement, au lieu de répondre aux questions contemporaines, nous préférons esquiver en cherchant à justifier ce qui ne saurait l’être.

Parfois, le paysage norvégien me tire de ma rêverie. Des bras de mer qui s’enfoncent dans les terres, des granges rouges qui attendent les meules de foin, toutes les déclinaisons du vert et bien sûr quelques clochers qui, altiers, ponctuent villes et villages. Je ne me sens pas étranger à ce paysage. Autrement dit, je le reconnais et en saisit pleinement la beauté et certains détails.

Parfois, je savoure certaines similitudes avec d’autres contrées que j’ai également traversées en train. Mais ici, alors que nous approchons de la frontière suédoise, la sensation est différente à cause de la lumière qui change sans arrêt, des nuages que le vent ne cesse de repousser et aussi du jour dont les tonalités successives me rappellent, par leurs fluctuations, les bleus innombrables de la baie de la Marsa.

Il pleut et le vent est plus fort. De ma fenêtre, je vois les ondulations des arbres et la nature qui regorge d’eau. Ni oliviers, ni palmiers : la Méditerranée est loin alors que la Baltique est proche. L’horizon s’est obscurci et se confond avec les forêts qui barrent mon regard alors que les petites gares se succèdent et se ressemblent.

Ma réflexion continue bercée par le ronronnement du train. Toutefois, ma nuit blanche et Morphée finissent par me rattraper. Je renonce à écrire à cause de mes yeux qui se ferment. Une sieste ne pourra me faire que du bien.

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Hammam-Lif : Un agent de la Poste placé en garde à vue après l’affaire des 800 dinars

24. August 2026 um 11:02

L’affaire révélée dimanche après la diffusion d’une vidéo sur les réseaux sociaux connaît un nouveau développement. Le parquet près le Tribunal de première instance de Ben Arous a ordonné le placement en garde à vue d’un agent de la Poste tunisienne, soupçonné d’avoir détourné des fonds appartenant à des clients.

Une vidéo à l’origine de l’affaire

L’affaire avait débuté avec la diffusion d’une vidéo montrant une femme âgée dans un bureau de poste, alors qu’elle souhaitait effectuer un retrait de 800 dinars.

Selon les éléments rapportés dans la vidéo, l’opération aurait été enregistrée pour un montant de 832 dinars sur le compte de la cliente, alors que celle-ci n’aurait reçu que les 800 dinars demandés.

La séquence, largement relayée sur les réseaux sociaux, avait suscité une vague d’indignation et de nombreuses interrogations sur les circonstances de l’opération.

La Poste avait annoncé une enquête

Face à la polémique, la Poste tunisienne avait annoncé dimanche avoir pris les mesures nécessaires afin de vérifier les circonstances de l’opération.

L’établissement public avait assuré qu’il ne tolérerait aucun manquement dont la responsabilité serait établie et que les mesures nécessaires seraient prises à la lumière des résultats des investigations. La Poste avait également affirmé que la loi serait appliquée avec rigueur à toute personne dont la responsabilité serait confirmée.

Le dossier passe au judiciaire

Le dossier connaît désormais une évolution concrète avec l’intervention du parquet.

La brigade de la police judiciaire de Hammam-Lif a été chargée de placer l’agent en garde à vue, dans le cadre des investigations portant sur des soupçons de détournement de fonds appartenant à des clients du bureau où il exerce, rapporte aujourd’hui Mosaique fm.

Cette décision marque un changement de dimension dans l’affaire : après les vérifications annoncées par la Poste à la suite de la vidéo, les faits font désormais l’objet d’une procédure judiciaire.

Les responsabilités restent à établir

À ce stade, il convient toutefois de distinguer les faits rapportés dans la vidéo des responsabilités qui pourraient être retenues au terme de l’enquête.

L’agent est soupçonné de détournement et son placement en garde à vue ne préjuge pas de sa culpabilité. Les investigations devront notamment déterminer les circonstances exactes de l’opération de retrait et établir si une infraction a effectivement été commise.

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Gaza : Le piège des soldats musulmans

24. August 2026 um 10:47

Ils devaient être plusieurs milliers. Jusqu’à 8000 Indonésiens, auxquels devaient s’ajouter des Marocains, des Kazakhs, des Kosovars ou encore des Albanais. Sur le papier, leur mission est rassurante : stabiliser Gaza, protéger les civils, sécuriser l’aide humanitaire et accompagner le retrait israélien. Mais derrière ces objectifs se cache une question beaucoup plus embarrassante : que feront réellement ces soldats musulmans lorsqu’ils seront sur le terrain ?

L’annonce d’un contingent marocain pouvant atteindre 500 hommes remet aujourd’hui cette question au premier plan. Car si l’envoi de soldats arabes et musulmans à Gaza peut spontanément être perçu comme un engagement en faveur des Palestiniens, le mandat de la Force internationale de stabilisation (ISF) est beaucoup plus complexe.

Cette force n’a pas seulement vocation à s’interposer entre Israéliens et Palestiniens. Elle doit participer à l’établissement d’un nouvel ordre sécuritaire dans la bande de Gaza.

Et c’est précisément là que commence le problème.

8000 Indonésiens qui ne sont jamais partis

Le cas de l’Indonésie est révélateur. Jakarta avait envisagé de fournir entre 5000 et 8000 militaires. Une contribution considérable puisque l’ISF doit théoriquement compter environ 20 000 hommes. Le plus grand pays musulman du monde aurait ainsi pu constituer à lui seul près de 40% de cette force.

Puis tout s’est arrêté.

L’escalade militaire entre Israël, les États-Unis et l’Iran a officiellement conduit Jakarta à suspendre son déploiement. Mais cette décision est intervenue alors qu’une question devenait déjà politiquement sensible en Indonésie : dans quel camp ces militaires se retrouveraient-ils réellement ?

Car l’ISF n’est pas une classique mission de Casques bleus. Elle doit protéger les civils et faciliter l’aide humanitaire, certes. Elle doit aussi accompagner le retrait progressif de l’armée israélienne et permettre à une nouvelle police palestinienne de prendre progressivement le contrôle du territoire. Mais elle doit également contribuer à la démilitarisation de Gaza.

Protéger les Palestiniens… et en désarmer d’autres

C’est tout le paradoxe.

Un soldat indonésien ou marocain pourrait demain sécuriser un convoi humanitaire destiné à des familles palestiniennes. Quelques heures plus tard, il pourrait être appelé à sécuriser des armes récupérées ou à empêcher la reconstitution d’une infrastructure militaire appartenant à une faction palestinienne.

La même force serait donc chargée de protéger les Palestiniens et de participer au désarmement de groupes palestiniens.

La différence est fondamentale. Et elle pourrait devenir explosive dans les opinions publiques musulmanes si les premières images montrant des militaires marocains, indonésiens ou kazakhs confrontés à des Palestiniens venaient à circuler.

D’autant que cette force internationale ne serait pas indépendante des puissances directement impliquées dans le conflit.

Sous commandement américain

L’ISF doit fonctionner sous commandement unifié américain et coordonner ses opérations notamment avec Israël et l’Égypte.

Pour les pays musulmans participants, l’équation devient alors extrêmement délicate.

Ils peuvent considérer qu’ils viennent remplacer progressivement l’armée israélienne, protéger la population et permettre aux Palestiniens de retrouver une administration et une police propres.

C’est probablement la justification politique la plus forte de leur présence.

Mais une autre lecture est possible : celle de soldats musulmans participant à l’application sur le terrain d’un ordre sécuritaire conçu sous leadership américain et dont l’un des objectifs majeurs demeure le désarmement du Hamas et des autres groupes armés.

Entre ces deux lectures existe une frontière extrêmement mince.

Pourquoi le Maroc accepte-t-il ce risque ?

L’annonce concernant les quelque 500 Marocains devient dès lors beaucoup plus intéressante qu’un simple chiffre.

Rabat sait nécessairement combien l’image d’un soldat marocain à Gaza sera politiquement sensible.

La monarchie entretient des relations avec Israël depuis la normalisation de 2020 tout en continuant d’afficher son soutien à la cause palestinienne. Le roi Mohammed VI préside par ailleurs le Comité Al-Qods.

Envoyer des militaires à Gaza permettrait donc au Maroc de montrer qu’il participe directement à la stabilisation et à la reconstruction du territoire palestinien.

Mais cette présence comporte un risque considérable : que ces militaires soient perçus non plus comme des protecteurs, mais comme les exécutants arabes d’un dispositif imposé de l’extérieur.

L’Indonésie semble avoir compris la difficulté. Ses milliers de soldats préparés pour Gaza sont toujours restés chez eux.

Le Maroc paraît aujourd’hui disposé à avancer avec un contingent beaucoup plus limité.

Reste une question essentielle, à laquelle ni les chiffres ni les déclarations diplomatiques ne répondent encore vraiment :

lorsqu’un soldat musulman entrera à Gaza sous l’uniforme de l’ISF, sera-t-il là pour protéger les Palestiniens — ou pour leur imposer le nouvel ordre de l’après-guerre ?

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Mémoire : Kalthoum Bornaz, dix ans après

24. August 2026 um 10:39

Né le 24 août 1945, Kalthoum Bornaz est décédée le 3 septembre 2016 suite à un malheureux accident domestique.

Diplômée de l’Idhec en 1968, cette cinéaste a eu un long parcours de scripte et de monteuse avant de passer à la réalisation avec le court métrage « Couleurs fertiles » en 1984.

Kalthoum Bornaz réalisera ensuite plusieurs autres films courts et deux longs métrages de fiction qui sont « Kesswa, le fil perdu » et le second opus « Chtar Mhaba » respectivement en 1996 et 2008.

Elle fut une grande cinéaste et nous a laissé ces deux films inoubliables. À sa sortie, « Kesswa » avait surpris le public confronté à une jeune mariée lancée dans une dérive urbaine à la recherche d’une salle des fêtes.

Quelques années plus tard, son deuxième long métrage « Chtar Mhaba » posait dès 2008, la question de la parité dans l’héritage à travers les personnages de Sélim et Sélima, deux jumeaux face à leur père.

Kalthoum Bornaz a également réalisé un moyen métrage en 1987. Ce film intitulé « Trois personnages pour un théâtre » est un plaidoyer pour sauver le Théâtre municipal de Tunis alors menacé de démolition.

Paix à son âme dix ans après son tragique accident. Elle reste dans nos mémoires grâce à ses films et aux travaux documentaires de sa sœur aînée Alia Bornaz Baccar.

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Raghed, une enfant de cinq ans aux prises avec le diabète et en manque de couverture sociale

24. August 2026 um 10:19

C’est à la fois un cri du cœur et un appel au secours que vient de lancer Ali Bouhouchi pour aider sa fille Raghed à retrouver une enfance pleine d’espoir.

Avec des mots simples et précis, ce père de famille explique la situation de sa fille diabétique depuis son plus jeune âge et dépendante d’outils que la Caisse nationale d’assurance maladie ne couvre pas.

C’est d’une pompe à insuline et d’un système de surveillance continue du glucose que cette famille a besoin comme l’explique Ali Bouhouchi dans une lettre aux bonnes volontés dont voici le texte.

« Je suis le papa de Raghed Bouhouchi, une petite fille de 5 ans, atteinte d’un diabète de type 1 depuis l’âge de 2 ans.

Depuis trois ans, Raghed vit un combat quotidien. Chaque journée est rythmée par 3 à 5 injections d’insuline rapide, une injection d’insuline à action prolongée, ainsi que 6 à 8 contrôles de sa glycémie. Malgré son jeune âge, elle supporte courageusement ces soins douloureux.

Elle nous demande souvent pourquoi elle doit subir toutes ces piqûres alors que son frère peut vivre normalement. En tant que parents, il est très difficile de voir son enfant souffrir sans pouvoir lui offrir les meilleures solutions.

Aujourd’hui, notre priorité est de lui offrir une pompe à insuline et un système de surveillance continue du glucose (CGM) afin d’améliorer sa qualité de vie et de limiter les injections quotidiennes.

Il faut également préciser que la CNAM ne rembourse actuellement que l’insuline. Les équipements indispensables tels que la pompe à insuline, le système de surveillance continue (CGM) ainsi que les capteurs, qui doivent être remplacés régulièrement, restent entièrement à notre charge et représentent un coût très important pour notre famille.

Si le montant des dons le permet, nous souhaiterions également financer une évaluation médicale spécialisée en Chine et, uniquement si les médecins spécialistes considèrent cette option adaptée à l’état de santé de Raghed, couvrir les frais d’un éventuel traitement par cellules souches dans le cadre des recherches et essais cliniques actuellement menés.

Les dons serviront à financer :

  • L’achat d’une pompe à insuline.
  • Un système de surveillance continue du glucose (CGM).
  • Les capteurs et consommables, à renouveler régulièrement.
  • Les consultations et le suivi médical spécialisé.
  • Si les fonds le permettent, les frais de voyage, d’examens médicaux et d’un éventuel traitement en Chine, uniquement sur avis favorable des médecins spécialistes.

Chaque don, même le plus modeste, représente un immense espoir pour Raghed. Si vous ne pouvez pas contribuer financièrement, le simple partage de cette cagnotte nous sera d’une aide précieuse.

Merci infiniment pour votre générosité, votre solidarité et vos prières. Ensemble, nous pouvons offrir à Raghed une vie plus sereine et un avenir meilleur ».

Tel est le message d’un père au chevet de sa fille de cinq ans, un père qui espère que son appel fera boule de neige et aidera Raghed, son enfant malade à retrouver l’espoir.

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Nebhana : Le curage du barrage démarre ce lundi avec un plan en quatre axes

24. August 2026 um 10:11

Le nettoyage et le curage du barrage de Nebhana doivent démarrer ce lundi 24 août, au lendemain de la visite de Kaïs Saïed sur le site. Le ministère de l’Agriculture a annoncé un plan d’intervention en quatre axes, qui vise également plusieurs pratiques affectant les ressources hydriques.

Un démarrage fixé au 24 août

Le ministère de l’Agriculture a annoncé le lancement, ce lundi, des opérations de nettoyage et de curage du barrage de Nebhana, dans le gouvernorat de Kairouan.

L’annonce a été faite dimanche par Mohamed Chamseddine Harrabi, responsable au ministère de l’Agriculture, à l’issue d’une réunion de travail consacrée à la situation du barrage et aux interventions à engager.

Elle intervient surtout au lendemain de la visite effectuée par le président de la République, Kaïs Saïed, à Nebhana. Lors de cette visite, alors qu’un responsable indiquait que les opérations de curage devaient commencer la semaine suivante, le chef de l’État avait demandé leur lancement dès le lendemain : « Demain, ça commence ».

Un plan en quatre axes

Le dispositif annoncé ne se limite pas au curage du barrage.

Le premier axe porte sur le nettoyage et le curage de Nebhana. Le deuxième concerne la lutte contre le pompage anarchique de l’eau.

Le troisième volet vise les atteintes aux oueds ainsi que les forages illégaux. Enfin, le quatrième porte sur les occupations et les atteintes au domaine public hydraulique.

L’intervention doit ainsi agir à la fois sur l’état du barrage et sur certaines pratiques susceptibles d’affecter la disponibilité, l’acheminement ou la préservation des ressources en eau.

De l’instruction présidentielle à l’intervention

La succession des annonces est particulièrement rapide. Samedi, Kaïs Saïed demandait que le curage commence dès le lendemain. Dimanche, le ministère de l’Agriculture annonçait son démarrage pour ce lundi et détaillait les quatre axes retenus.

Lors de sa visite, le président avait également critiqué l’état du barrage et des oueds qui l’alimentent, estimant que les opérations d’entretien nécessaires n’avaient pas été réalisées régulièrement.

Le curage doit notamment permettre de retirer les dépôts accumulés et de faciliter l’arrivée de l’eau vers le barrage.

L’exécution désormais attendue sur le terrain

L’annonce intervient dans un contexte de fortes tensions autour de l’approvisionnement en eau en Tunisie, avec des perturbations ayant provoqué plusieurs mouvements de protestation durant l’été.

À Nebhana, l’enjeu dépasse désormais la seule opération de curage. La lutte contre le pompage anarchique, les forages illégaux et les atteintes au domaine public hydraulique élargit l’intervention à la gestion de la ressource autour du barrage.

Après l’instruction présidentielle et l’annonce du ministère, le principal indicateur sera donc le démarrage effectif des travaux et, à plus long terme, leur impact sur la capacité de Nebhana à mieux capter et préserver ses ressources en eau.

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Sidi Bou Saïd raconté aux enfants par la voix, la plume et le dessin

24. August 2026 um 10:06

Les plus petits auront désormais leur livre pour aller à la découverte de Sidi Bou Saïd grâce à un ouvrage original destiné en priorité aux enfants de 3 à 6 ans.

L’éditeur La Voix du livre vient en effet de publier un ouvrage bilingue (tunisien et français) intitulé « Mima, on va où? A Sidi Bou Saïd ».

Écrit par Emna Mrad, illustré par Dorra Borgi et édité par Zakia Bouassida, cet ouvrage est accompagné d’un livre audio dans les deux langues lu par l’auteure avec une musique originale composée par le flûtiste Mohamed Ben Salha.

L’ouvrage est complété par des bonus ludiques pour jouer, apprendre de nouveaux mots tunisien et français ainsi que la translittération qui permet à ceux qui ne maitrisent pas l’alphabet arabe de lire le tunisien en lettres latines.

L’événement de lancement aura lieu mercredi 26 août à 18h30 à la Librairie Fahrenheit 451 à Carthage Dermech.

Au programme : une lecture dans les deux langues animée par l’auteure qui sera accompagnée par le flûtiste, un coloriage collectif, des dédicaces illustrées et beaucoup de surprises pour les grands et les petits.

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Tunisie – Météo : Jusqu’à 47° avec des orages attendus dans l’Ouest

24. August 2026 um 09:38

La chaleur reste intense ce lundi 24 août en Tunisie, avec des températures pouvant atteindre 47°C dans plusieurs régions. Selon les prévisions de l’Institut national de la météorologie (INM), le ciel sera généralement peu nuageux, avant une dégradation locale dans l’après-midi avec l’apparition de cellules orageuses accompagnées de pluies dans l’Ouest du Nord et du Centre.

Jusqu’à 47°C avec le sirocco

Les températures varieront entre 37°C et 42°C dans les régions côtières et sur les hauteurs. Elles grimperont jusqu’à 43°C à 47°C dans le reste du pays, sous l’effet du sirocco.

Le vent soufflera de secteur Est, faible à modéré dans l’ensemble, mais deviendra relativement fort durant l’après-midi près des côtes ainsi que dans le Sud.

Des orages attendus dans l’Ouest

Le temps restera peu nuageux sur la majorité du territoire durant la matinée. Dans l’après-midi, les nuages deviendront toutefois plus denses dans les régions occidentales du Nord et du Centre.

Des cellules orageuses accompagnées de pluies pourront alors se développer localement, apportant une évolution temporaire des conditions météorologiques dans ces zones malgré les fortes chaleurs.

La mer sera peu agitée à agitée. Une dégradation est notamment attendue en fin de journée au large des côtes nord, où les conditions maritimes pourraient devenir plus difficiles.

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Tarente 2026 : Firas Katoussi offre l’or à la Tunisie, le bilan passe à huit médailles

24. August 2026 um 08:57

La Tunisie a décroché dimanche sa première médaille d’or aux Jeux méditerranéens de Tarente 2026 grâce à Firas Katoussi, sacré en taekwondo dans la catégorie des moins de 80 kg. La délégation tunisienne a également obtenu deux nouvelles médailles, l’argent pour Wafa Masghouni (-67 kg) et le bronze pour Ahmed Jaouadi sur 800 mètres nage libre. Le bilan tunisien atteint désormais huit médailles : une en or, deux en argent et cinq en bronze.

Firas Katoussi débloque le compteur en or

Après plusieurs podiums depuis le début de la compétition, la Tunisie tient enfin sa première médaille d’or.

Firas Katoussi s’est imposé dans la catégorie des moins de 80 kg en taekwondo, offrant à la délégation tunisienne son premier titre à Tarente. Cette performance permet à la Tunisie de franchir un nouveau cap dans son parcours aux Jeux méditerranéens.

Le taekwondo continue ainsi d’alimenter le tableau tunisien et confirme son importance dans la moisson de médailles enregistrée en Italie.

Wafa Masghouni décroche l’argent

La journée a également été marquée par la médaille d’argent de Wafa Masghouni, engagée dans la catégorie des moins de 67 kg.

Cette nouvelle performance porte à deux le nombre de médailles d’argent remportées par la Tunisie depuis le début de la compétition.

Avec l’or de Katoussi et l’argent de Masghouni, le taekwondo tunisien s’installe donc parmi les disciplines les plus performantes de la délégation.

Jaouadi double la mise

En natation, Ahmed Jaouadi a ajouté une nouvelle médaille de bronze au compteur tunisien en terminant troisième du 800 mètres nage libre.

Le nageur tunisien signe ainsi son deuxième podium à Tarente, après avoir déjà décroché le bronze sur 400 mètres nage libre.

Cette nouvelle médaille permet à Jaouadi de contribuer directement à deux reprises à la moisson tunisienne et porte à cinq le nombre de médailles de bronze de la délégation.

Huit médailles au total

Avec ces trois nouveaux podiums enregistrés dimanche, la Tunisie totalise désormais huit médailles aux Jeux méditerranéens de Tarente 2026 :

La délégation tunisienne poursuit ainsi sa progression dans cette édition avec un premier titre désormais inscrit à son tableau, tandis que les compétitions se poursuivent dans les différentes disciplines.

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Naufrage au large de Zarzis : Le bilan atteint 12 morts, deux personnes toujours disparues

24. August 2026 um 08:47

Le bilan du naufrage d’une embarcation au large de Zarzis s’est alourdi à douze morts, selon une actualisation de la Direction générale de la Garde nationale. Sur les 15 occupants du bateau, un seul a survécu tandis que deux personnes restent portées disparues. Les recherches se poursuivent alors qu’une enquête judiciaire a également été ouverte pour déterminer les circonstances du drame.

Neuf corps repêchés dimanche

Les opérations de recherche menées au large de Zarzis ont permis de récupérer neuf corps supplémentaires dimanche, après trois dépouilles repêchées la veille.

Le bilan atteint ainsi douze morts, sur les quinze personnes qui se trouvaient à bord de l’embarcation. Une personne a été secourue et deux autres restent introuvables.

Les unités mobilisées poursuivent les opérations de ratissage en mer afin de localiser les deux personnes portées disparues. Plusieurs moyens avaient été engagés depuis le début des recherches, notamment des unités maritimes ainsi que des moyens aériens.

Un survivant, deux disparus

Le nouveau bilan permet désormais d’établir une répartition précise des quinze occupants : 12 décès, un survivant et deux disparus.

Cette actualisation marque une nette évolution par rapport aux premières informations communiquées après le naufrage. L’article initial publié par Webdo faisait notamment état de deux corps retrouvés et de douze personnes portées disparues avant les nouvelles opérations de récupération.

Les recherches restent donc en cours et pourraient encore faire évoluer le bilan définitif.

Une enquête judiciaire ouverte

Parallèlement aux opérations de recherche, le parquet a ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire à la suite du naufrage.

Confirmée par le porte-parole officiel de la Direction générale de la Garde nationale, Houssem Eddine Jebabli, cette procédure porte sur des faits liés au franchissement clandestin des frontières maritimes ayant entraîné la mort.

L’enquête doit notamment permettre d’établir les circonstances précises du naufrage et de déterminer les éventuelles responsabilités liées à cette traversée clandestine.

Les recherches se poursuivent

Alors que le bilan humain s’alourdit, les autorités poursuivent les opérations pour tenter de retrouver les deux personnes encore portées disparues.

Les familles concernées sont informées de l’évolution des recherches, tandis que les dépouilles récupérées font l’objet des procédures nécessaires avant leur remise aux familles.

Ce nouveau drame vient une nouvelle fois illustrer les risques auxquels sont exposées les personnes qui prennent la mer à bord d’embarcations précaires dans l’espoir de rejoindre l’Europe.

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Tunisie-Algérie : Saïed et Tebboune affichent leur unité

24. August 2026 um 08:34

Le président de la République, Kaïs Saïed, s’est entretenu dimanche après-midi par téléphone avec son homologue algérien, Abdelmadjid Tebboune. Les deux dirigeants ont réaffirmé leur détermination commune à faire face aux défis dans un contexte régional et international marqué par des évolutions rapides et imprévisibles. Ils ont également renouvelé leur volonté d’œuvrer ensemble dans tous les domaines, dans l’intérêt des deux peuples.

Une nouvelle concertation entre Tunis et Alger

Selon un communiqué de la Présidence de la République, l’entretien entre Kaïs Saïed et Abdelmadjid Tebboune a porté sur la nécessité de poursuivre l’action commune face aux différents défis auxquels sont confrontés les deux pays.

Les deux chefs d’État ont insisté sur la volonté de maintenir et de renforcer la coopération bilatérale, sans qu’aucun dossier particulier ne soit détaillé dans le communiqué de la Présidence de la République.

Cet échange intervient toutefois dans un contexte où les relations tuniso-algériennes ont récemment été marquées par plusieurs déclarations du président algérien consacrées à la stabilité et à la sécurité de la Tunisie.

Tebboune avait alerté sur les risques de déstabilisation

Fin juillet, Abdelmadjid Tebboune avait affirmé que la Tunisie pouvait être la cible de tentatives de déstabilisation en raison de sa proximité avec l’Algérie. Il avait notamment estimé que ceux qui chercheraient à fragiliser la Tunisie pourraient ensuite s’en prendre à l’Algérie.

Le président algérien avait également tenu un discours particulièrement ferme concernant le recours au terrorisme contre la Tunisie, affirmant que l’Algérie ne resterait pas passive face à une telle menace.

Ces déclarations avaient été présentées à Alger comme relevant de la défense d’un intérêt sécuritaire commun, la stabilité de la Tunisie étant considérée comme étroitement liée à celle de l’Algérie. Elles avaient néanmoins suscité différentes lectures en Tunisie, certains observateurs s’interrogeant sur les destinataires exacts du message de Tebboune.

Un partenariat présenté comme constant

L’entretien de dimanche s’inscrit ainsi dans la continuité d’une relation bilatérale que Tunis et Alger souhaitent maintenir à un niveau élevé.

Kaïs Saïed et Abdelmadjid Tebboune ont réaffirmé leur volonté « profonde et constante » d’œuvrer ensemble dans tous les domaines, dans l’intérêt des deux peuples frères.

Au-delà des questions sécuritaires, cette coopération couvre notamment des dimensions économiques, énergétiques et politiques. La séquence récente a également illustré la solidarité entre les deux pays, l’Algérie ayant notamment apporté son soutien à la Tunisie lors de sa crise électrique de l’été.

Le nouvel échange entre les deux présidents vient donc confirmer, sans annoncer de nouvelle décision particulière, la volonté de Tunis et d’Alger de maintenir une concertation étroite dans un environnement régional jugé de plus en plus incertain.

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