Normale Ansicht

Empfangen — 27. August 2026 Actualités Tunisie webdo.tn

Justice : 127 magistrats promus, 57 nominations dans la justice militaire

27. August 2026 um 14:12

Le Journal officiel de la République tunisienne a publié deux décrets portant sur de nouveaux mouvements au sein de la magistrature judiciaire et militaire. Au total, 127 magistrats de l’ordre judiciaire sont promus, tandis que 57 nominations ou affectations concernent la justice militaire, avec une entrée en vigueur fixée au 16 septembre 2026.

127 promotions dans l’ordre judiciaire

Le décret n° 2026-209, daté du 21 août et publié au JORT n°85 du 26 août, prévoit la promotion de 127 magistrats de l’ordre judiciaire. 54 magistrats passent du deuxième au troisième grade ; 73 magistrats passent du premier au deuxième grade.

Ces promotions entreront en vigueur à compter du 16 septembre 2026.

Il s’agit donc d’un mouvement de carrière concernant exclusivement la magistrature judiciaire, à distinguer des nouvelles affectations opérées dans la justice militaire.

57 mouvements dans la justice militaire

Le décret n° 2026-210, également daté du 21 août, concerne pour sa part 57 magistrats et officiers de la justice militaire.

Le mouvement comprend 13 magistrats de troisième grade, nommés à différents postes judiciaires, notamment celui d’assistant premier du procureur général de l’État, directeur de la justice militaire, de procureur général près la Cour d’appel militaire et de procureur de la République près le tribunal militaire permanent de Tunis.

Il prévoit également la nomination ou l’affectation de 13 magistrats de deuxième grade à différents postes au sein des juridictions militaires.

Enfin, 31 officiers, titulaires des grades de capitaine ou de premier lieutenant juge, sont nommés assistants du procureur de la République auprès des tribunaux militaires permanents de Tunis, du Kef et de Sfax.

Les deux textes ont été pris le 21 août 2026 et publiés au Journal officiel le 26 août. Leur entrée en vigueur est fixée au 16 septembre prochain. Les noms et les postes concernés figurent dans les textes publiés au JORT.

Lire aussi :

L’article Justice : 127 magistrats promus, 57 nominations dans la justice militaire est apparu en premier sur webdo.

PME tunisiennes financées par la BEI : Une prime pouvant atteindre 50.000 euros ouverte aux candidatures

27. August 2026 um 13:42

La Délégation de l’Union européenne en Tunisie a ouvert les candidatures à la prime d’investissement Rawafed+, destinée aux PME tunisiennes ayant bénéficié d’un financement dans le cadre de la ligne de crédit de la Banque européenne d’investissement (BEI). Cette subvention directe et non remboursable peut atteindre 50.000 euros, tandis que la première session d’examen des dossiers est prévue le 7 septembre 2026.

Une prime pouvant atteindre 50.000 euros

La prime Rawafed+ correspond à 10% du montant du crédit obtenu sur la ligne BEI, avec un minimum de 1000 euros et un plafond de 50.000 euros par entreprise. Chaque PME ne peut bénéficier que d’une seule prime.

Il s’agit d’une subvention directe non remboursable, conçue comme un financement complémentaire au crédit bancaire obtenu dans le cadre de la ligne BEI.

Toutes les PME ne sont pas éligibles

Le dispositif ne constitue donc pas une aide générale ouverte à toutes les PME tunisiennes. La prime est exclusivement réservée aux PME ayant obtenu un crédit d’investissement sur la ligne BEI et répondant à au moins l’un des critères d’inclusion sociale prévus par le dispositif.

Sont notamment ciblés les projets implantés dans des gouvernorats prioritaires, les initiatives favorisant l’emploi des femmes et des jeunes ainsi que les investissements présentant un impact environnemental ou contribuant à la résilience de l’entreprise.

Le site officiel de Rawafed+ identifie notamment 12 gouvernorats prioritaires : Béja, Le Kef, Gafsa, Jendouba, Kairouan, Kasserine, Kébili, Mahdia, Sidi Bouzid, Siliana, Tataouine et Zaghouan.

Les candidatures sont désormais ouvertes

Les entreprises éligibles doivent déposer leur demande exclusivement en ligne via la plateforme POPS.

La première session d’examen des candidatures est programmée pour le 7 septembre 2026. Le dispositif fonctionne ensuite sous forme de guichet : les dossiers peuvent être examinés dès qu’un nombre suffisant de candidatures complètes est atteint ou, à défaut, selon des sessions organisées périodiquement.

Chaque entreprise dispose par ailleurs de quatre mois à compter de la notification de son financement BEI pour présenter sa demande de prime.

L’appel restera ouvert jusqu’à l’épuisement des fonds disponibles et au plus tard jusqu’en décembre 2027.

Quels investissements peuvent être soutenus ?

La prime ne sert pas simplement à réduire le coût du crédit. Les actions financées doivent être directement liées au projet bénéficiant du financement BEI.

Le dispositif prévoit notamment des interventions dans les domaines de la technologie et des systèmes d’information, la formation et le développement des compétences, la stratégie et le développement externe, les achats liés à la production, l’acquisition d’équipements ainsi que la certification et la conformité.

Chaque PME peut proposer jusqu’à trois activités parmi les options prévues par le règlement.

Les actions doivent être engagées après l’attribution de la prime et après l’octroi du crédit BEI.

Une ligne BEI de 170 millions d’euros

Rawafed+ complète la ligne de crédit « Tunisie – Relance économique » de 170 millions d’euros, mise en place par la BEI pour faciliter l’accès des PME tunisiennes au financement.

Le projet Rawafed+ est financé par l’Union européenne et mis en œuvre par Expertise France. Il vise plus largement à améliorer l’accès des TPME au financement, à favoriser les investissements verts et à impact social et à soutenir la création et le maintien d’emplois durables.

Lire aussi :

L’article PME tunisiennes financées par la BEI : Une prime pouvant atteindre 50.000 euros ouverte aux candidatures est apparu en premier sur webdo.

Eau minérale : Plus de 470.000 litres saisis en août, les contrôles s’intensifient

27. August 2026 um 12:17

La lutte contre les pratiques spéculatives dans le secteur de l’eau minérale s’intensifie en Tunisie. Plus de 550 infractions ont été relevées et plus de 470.000 litres d’eau minérale saisis depuis le début du mois d’août, selon le directeur des recherches économiques au ministère du Commerce, Samir Khalfaoui. Les quantités saisies ont été réinjectées dans les circuits légaux et distribuées aux consommateurs, tandis que les unités de production fonctionnent désormais à un rythme normal, selon le responsable.

Les saisies ont plus que doublé

Le nouveau bilan marque une progression spectaculaire par rapport aux chiffres communiqués le 20 août.

Entre le 1er et le 18 août, les services du contrôle économique avaient annoncé 186.543 litres d’eau minérale saisis et 291 infractions dans ce secteur.

Au 27 août, le volume saisi dépasse désormais 470.000 litres, tandis que le nombre d’infractions dépasse 550. Le volume saisi a donc augmenté d’au moins 283.457 litres en quelques jours et représente désormais plus de 2,5 fois le précédent bilan.

Cette accélération intervient alors que la pénurie d’eau minérale a provoqué d’importantes tensions sur le marché durant le mois d’août.

Les eaux saisies remises dans les circuits légaux

Selon Samir Khalfaoui, les quantités saisies n’ont pas été simplement retirées du marché. Elles ont été orientées vers les circuits légaux et distribuées au profit des consommateurs.

Le responsable du ministère du Commerce indique également que les services régionaux et les équipes centrales de contrôle ont supervisé des opérations de distribution dans le cadre de ce dispositif.

L’objectif est donc double : sanctionner les pratiques considérées comme illégales tout en réinjectant rapidement les produits récupérés dans le circuit de distribution.

Des infractions liées surtout aux prix et à « l’accaparement »

Les plus de 550 infractions annoncées jeudi concernent principalement des hausses de prix et des pratiques monopolistiques, selon le directeur des recherches économiques.

Ce chiffre doit être distingué du bilan global du contrôle économique. Entre le 1er et le 18 août, le ministère du Commerce avait recensé 3826 infractions économiques tous secteurs confondus, dont 291 dans le seul secteur de l’eau minérale.

Le secteur de l’eau minérale fait donc l’objet d’un suivi spécifique, notamment depuis l’entrée en vigueur, le 19 août, de la décision fixant les marges bénéficiaires maximales et les prix de vente au public de l’eau minérale conditionnée.

Les unités de production tournent désormais normalement

Au-delà des opérations de contrôle, Samir Khalfaoui apporte également un élément important sur l’évolution de la pénurie.

Selon lui, les unités de production d’eau conditionnée fonctionnent actuellement à un rythme normal et sont en mesure de répondre aux besoins de la consommation.

Le responsable reconnaît toutefois que la consommation a fortement augmenté (+30%), contribuant à l’épuisement des stocks. Il cite également plusieurs facteurs ayant affecté le rythme de production au cours de la période précédente, notamment les fortes températures et les coupures répétées d’électricité.

Il estime ainsi que l’approvisionnement en eau conditionnée retrouvera son rythme normal une fois cette période exceptionnelle passée.

Une pénurie qui révèle plusieurs fragilités

Le nouveau bilan donne donc une image plus nuancée de la situation.

D’un côté, la production a repris un rythme jugé normal et les quantités saisies sont réinjectées dans les circuits de distribution. De l’autre, l’ampleur des saisies et le nombre d’infractions relevées montrent que les tensions sur le marché ne résultaient pas uniquement d’un problème de production.

Les contrôles ciblent précisément les hausses de prix et les pratiques monopolistiques, alors que la demande a fortement progressé avec les températures exceptionnellement élevées.

Lire aussi :

L’article Eau minérale : Plus de 470.000 litres saisis en août, les contrôles s’intensifient est apparu en premier sur webdo.

STEG : De nouvelles coupures d’électricité ce jeudi, voici les zones concernées

27. August 2026 um 10:51

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) annonce de nouvelles coupures tournantes d’électricité ce jeudi 27 août, dans plusieurs régions du pays. Elles pourraient intervenir entre 9h30 et 18h, de manière intermittente et selon l’état du réseau et l’équilibre entre la production et la consommation. Dans le Grand Tunis, une même période de coupure ne devrait pas dépasser deux heures, tandis que la liste des zones concernées reste susceptible d’évoluer.

Un nouveau recours aux coupures tournantes

La STEG explique que ces interruptions éventuelles visent à préserver la sécurité et la continuité du système électrique, en maintenant l’équilibre entre la production disponible et la consommation. Il s’agit donc de coupures susceptibles d’être déclenchées en fonction de la situation du réseau. Elles peuvent également être levées sans préavis.

Le dispositif intervient après plusieurs épisodes similaires enregistrés ces derniers jours. Mercredi 26 août, la STEG avait déjà annoncé des coupures tournantes entre 11h30 et 18h dans plusieurs régions, puis d’autres interruptions possibles entre 21h et minuit.

Le Grand Tunis largement concerné

Dans le Grand Tunis, les zones susceptibles d’être touchées sont notamment : Mornag, Borj Cédria, Radès, La Goulette, Ben Arous, Mégrine, Cité Ghazala, Mhamdia, Le Kram, El Medina El Jadida, Jardins d’El Menzah, Borj Touil, Sanhaja, Jadaida, Manouba, Aïn Zaghouan, Ennasr et La Soukra.

La STEG précise que les coupures seront intermittentes et qu’une période ne devrait pas dépasser deux heures dans cette région.

De nombreuses zones également dans les autres régions

Les avis publiés par la STEG couvrent une partie importante du territoire.

Dans le Cap Bon, sont notamment concernés Hammam Ghazez, Hammamet, Menzel Bouzelfa, Menzel Temime, Soliman, Takelsa, Béni Khalled, Béni Khiar, Somâa, Nabeul, Korba, Dar Chaâbane, Tazarka, Maâmoura et Kélibia.

À Zaghouan, la liste comprend notamment Zaghouan Nord, El Fahs, Bouachir, Zriba, Jebel Oust, Bir Mcherga et Ennadhour.

À Bizerte, les zones citées comprennent notamment Ghar El Melh, Utique, Sejnane, Mateur, Metline, Menzel Jemil, Menzel Bourguiba, Ghazala, Tinja, Jarzouna et Menzel Abderrahmane.

Le Nord-Ouest, le Centre, Sfax, le Sud et le Sud-Ouest sont également concernés par les avis de la STEG.

Dans le Sud, les zones citées couvrent notamment Gabès, Djerba, Kébili, Tataouine, Zarzis-Ben Guerdane et Médenine. Dans le Sud-Ouest, la liste comprend notamment Souk Jedid, Majel Bel Abbès, Foussana, Nefta, Degueche, Hazoua, Ouled Haffouz, Mezzouna et plusieurs autres localités.

Une liste qui peut encore changer

La STEG insiste sur un point important : la liste des zones n’est pas définitive.

D’autres secteurs peuvent être concernés au cours de la journée en fonction de l’évolution de la situation du réseau et des impératifs liés à l’équilibre entre production et consommation.

Le rétablissement du courant peut également intervenir sans préavis. Les habitants et les professionnels des zones concernées sont donc invités à prendre leurs précautions pendant la plage comprise entre 9h30 et 18h.

Pour signaler une urgence ou obtenir des informations, la STEG met à disposition de ses clients le 71 239 222. Le numéro vert d’urgence indiqué sur son site officiel est le 801 00 444.

Des coupures qui interviennent après plusieurs jours de tension

La répétition de ces annonces intervient dans un contexte de forte tension sur le système électrique tunisien, après les pics de consommation enregistrés pendant les épisodes de chaleur.

La question des coupures d’électricité a d’ailleurs été abordée mercredi par le président de la République, Kaïs Saïed, lors d’une réunion consacrée notamment à la situation de la STEG et de la SONEDE.

La présidence affirme que les enquêtes menées sur plusieurs coupures récentes d’eau et d’électricité ont conclu, dans certains cas, à des « actes de sabotage délibérément planifiés », et non à de simples pannes ordinaires. Cette accusation concerne des incidents faisant l’objet d’enquêtes et ne constitue pas, à ce stade, une explication officielle des coupures tournantes annoncées par la STEG pour ce jeudi.

Pour les usagers, le message de la journée reste néanmoins très concret : des coupures sont possibles entre 9h30 et 18h dans de nombreuses zones du pays, sans que chaque secteur soit nécessairement privé d’électricité pendant toute cette plage horaire.

Lire aussi :

L’article STEG : De nouvelles coupures d’électricité ce jeudi, voici les zones concernées est apparu en premier sur webdo.

Algérie : Au moins 12 morts dans les incendies qui ravagent le nord du pays

27. August 2026 um 09:23

Au moins 12 personnes ont péri dans les incendies de forêt qui ravagent depuis mercredi plusieurs régions du nord de l’Algérie, notamment les wilayas de Jijel, Béjaïa et Tizi Ouzou. Le bilan, communiqué par le ministre de l’Intérieur Saïd Sayoud, fait état de cinq morts à Jijel, quatre à Béjaïa et trois à Tizi Ouzou, tandis que des dizaines de personnes ont été blessées et que plusieurs familles ont dû être évacuées. Les opérations de lutte contre les incendies se poursuivent dans plusieurs wilayas du pays.

Douze morts dans trois wilayas

Le ministre algérien de l’Intérieur, Saïd Sayoud, a annoncé mercredi soir un bilan de 12 décès liés aux incendies.

Selon les données rapportées par Reuters et les médias algériens, cinq personnes sont mortes dans la wilaya de Jijel, quatre à Béjaïa et trois à Tizi Ouzou.

À Béjaïa, la situation est particulièrement préoccupante. Le ministre a fait état de 54 personnes souffrant de brûlures, dont six dans un état grave, prises en charge à l’hôpital de Souk El Tenine.

À Tizi Ouzou, trois femmes d’une même famille auraient péri à Boghni, victimes de l’inhalation de fumées, selon des médias locaux.

Des habitants évacués face à la progression des flammes

Les incendies ont également contraint plusieurs familles à quitter leurs logements dans les régions de Béjaïa et de Jijel.

Des images diffusées par des médias locaux montrent des habitants fuyant des zones menacées par les flammes et la fumée. À Jijel, plusieurs secteurs ont été touchés, notamment Ouled Yahia Khedrouche, Texenna, Ziama Mansouriah, Sidi Maarouf, Bordj Tahar et Chekfa.

La progression des feux a également entraîné la fermeture de plusieurs axes routiers dans l’est du pays. La Gendarmerie nationale a notamment signalé des coupures de routes à proximité de Béjaïa, Jijel et Sétif et appelé les automobilistes à éviter les secteurs concernés.

69 incendies encore actifs

L’ampleur du dispositif de secours reste considérable. Selon un bilan de la Protection civile établi mercredi à 20h, 159 incendies de couvert végétal avaient été recensés à travers plusieurs wilayas. Parmi eux, 90 avaient été éteints tandis que 69 étaient encore en cours.

Béjaïa comptait alors le plus grand nombre de foyers encore actifs, avec 18 incendies, devant Skikda avec 13, Tizi Ouzou avec 12 et Jijel avec sept. Des foyers étaient également signalés dans plusieurs autres wilayas, dont El Tarf, Mila, Annaba, Guelma, Constantine, Sétif et Boumerdès.

La Protection civile a déployé d’importants moyens pour contenir les flammes, alors que les vents violents compliquent les opérations d’extinction.

Les interventions se poursuivent dans plusieurs wilayas, alors que les autorités doivent également assurer la sécurité des populations menacées et l’évacuation des secteurs les plus exposés.

Ces incendies interviennent dans un contexte de fortes chaleurs et de sécheresse qui favorisent la propagation des feux dans le nord de l’Algérie. Le pays avait déjà connu plusieurs épisodes meurtriers au cours des dernières années, notamment à Béjaïa en 2023.

Lire aussi :

L’article Algérie : Au moins 12 morts dans les incendies qui ravagent le nord du pays est apparu en premier sur webdo.

Tunisie – Météo : Jusqu’à 48°C jeudi, puis une baisse marquée des températures

27. August 2026 um 09:04

La Tunisie connaît ce jeudi 27 août le pic d’un nouvel épisode de chaleur intense, avec des températures maximales comprises entre 44°C et 48°C dans plusieurs régions. L’Institut national de la météorologie (INM) prévoit toutefois une amélioration progressive à partir de vendredi, puis une baisse plus marquée durant le week-end. Cette évolution devrait mettre fin à l’épisode caniculaire actuel, même si les températures resteront globalement élevées et que les prévisions saisonnières annoncent un trimestre août-octobre plus chaud que la normale.

Jusqu’à 48°C ce jeudi

Le ciel sera clair à partiellement nuageux dans l’après-midi, avec un vent de secteur sud faible à modéré et une mer agitée au Nord, peu agitée sur le reste des côtes.

La principale caractéristique de la journée reste la chaleur. Les températures maximales varieront entre 44°C et 48°C, tandis qu’elles atteindront environ 41°C dans le Centre-Ouest et à proximité des côtes Est du Nord et du Centre, avec la présence du sirocco.

Ces valeurs correspondent à un écart particulièrement important par rapport aux normales saisonnières. Dans son bulletin de suivi, l’INM avait annoncé pour mercredi et jeudi des températures généralement comprises entre 42°C et 48°C, soit 8 à 12 degrés au-dessus des normales, sous l’effet notamment du sirocco.

L’épisode est suffisamment marqué pour avoir conduit l’INM à placer la quasi-totalité du pays en vigilance orange ces derniers jours. La température maximale officielle relevée récemment par le réseau national a atteint 47,9°C à Zaghouan, et non 50°C comme certaines informations relayées sur les réseaux sociaux ont pu le laisser entendre.

Vendredi : le début du reflux

Le changement de situation devrait commencer dès vendredi 28 août.

L’INM prévoit une baisse relative des températures, plus sensible dans les régions du Nord et sur les zones côtières. La chaleur restera néanmoins importante dans plusieurs régions intérieures et du Sud.

Cette première baisse constituera surtout une transition après les valeurs extrêmes enregistrées mercredi et jeudi. Il ne s’agira donc pas encore d’un retour généralisé à des températures de fin août plus classiques.

Samedi : la baisse devient nettement plus sensible

C’est surtout samedi 29 août que le changement devrait devenir perceptible à l’échelle nationale.

L’ingénieur principal de l’INM Bilal Yahyaoui a annoncé mercredi à la Radio nationale une baisse marquée des températures à partir de samedi. Cette évolution devrait apporter un soulagement après plusieurs journées de chaleur exceptionnelle.

Les prévisions disponibles pour Tunis illustrent l’ampleur du changement : après des maximales encore très élevées jeudi et vendredi, elles pourraient descendre autour de 30 à 34°C vendredi, puis continuer à baisser durant le week-end selon les modèles disponibles.

La baisse sera toutefois inégale selon les régions. Le Nord et les côtes devraient bénéficier plus rapidement du rafraîchissement, tandis que les régions intérieures et surtout le Sud resteront plus chaudes.

Dimanche et début de semaine : sortie de la canicule

La tendance devrait rester orientée à la baisse dimanche 30 août et lundi 31 août.

Pour le Grand Tunis, les prévisions disponibles placent les maximales autour de la trentaine durant cette période, très loin des 44 à 48°C attendus ce jeudi. Cette évolution permet de considérer que le pic de l’épisode caniculaire sera derrière nous à partir du week-end.

Il faut cependant distinguer la fin de la canicule actuelle d’un retour durable à la normale climatique.

Les prévisions saisonnières de l’INM pour août, septembre et octobre 2026 privilégient en effet un scénario de températures plus chaudes que les normales saisonnières. Autrement dit, une nette amélioration est attendue dans les prochains jours, mais elle ne signifie pas que toute nouvelle période de forte chaleur est exclue pour les prochaines semaines.

Quand les températures reviendront-elles à la normale ?

En revanche, il serait prématuré de parler d’un retour définitif aux normales saisonnières : l’INM prévoit un trimestre août-septembre-octobre plus chaud que la normale. Le scénario le plus probable est donc celui d’une forte baisse après le pic de jeudi, suivie de températures estivales encore élevées, avec la possibilité de nouvelles remontées ponctuelles.

La bonne nouvelle pour les prochains jours est néanmoins claire : les 44 à 48°C attendus ce jeudi devraient céder la place à des températures nettement moins extrêmes dès le week-end.

Lire aussi :

L’article Tunisie – Météo : Jusqu’à 48°C jeudi, puis une baisse marquée des températures est apparu en premier sur webdo.

Carburants : Agil rassure sur les stocks, malgré la grève annoncée des transporteurs

27. August 2026 um 08:45

Alors que l’annonce d’une grève des transporteurs de carburants les 23 et 24 septembre a ravivé les craintes de pénurie et provoqué des files d’attente dans certaines stations, Agil se veut rassurante. Son PDG, Khaled Bettine, a affirmé mercredi soir qu’aucune pénurie n’était enregistrée et que les dépôts de l’entreprise à Radès et Skhira disposaient de quantités suffisantes de carburant. Il précise que les livraisons vers les stations-service se poursuivent normalement, tout en s’exprimant sur les stocks et les opérations d’Agil, et non sur ceux de l’ensemble des distributeurs.

Agil assure que ses stocks sont suffisants

Intervenant sur Mosaïque FM mercredi 26 août à 21h40, Khaled Bettine a démenti l’existence d’un problème d’approvisionnement ou d’une pénurie de carburants. Le PDG d’Agil affirme que les réserves de l’entreprise dans les dépôts de Radès et de Skhira sont suffisantes et que l’approvisionnement des stations se déroule à un rythme normal.

Cette mise au point intervient quelques heures après la décision de la Fédération générale du pétrole et des produits chimiques d’observer une grève de deux jours dans le secteur du transport des carburants, les 23 et 24 septembre 2026. Le préavis doit être émis ce jeudi 27 août, laissant encore près d’un mois aux négociations pour tenter d’éviter le mouvement.

La déclaration d’Agil constitue donc, à ce stade, un élément rassurant pour les automobilistes : aucune pénurie n’est signalée dans les stocks de l’entreprise et les opérations de livraison se poursuivent normalement.

Mais cette assurance doit être correctement circonscrite. Les propos de Khaled Bettine portent sur Agil et ses propres dépôts. Ils ne permettent pas, à eux seuls, de conclure à une disponibilité identique des stocks chez l’ensemble des sociétés de distribution présentes sur le marché tunisien.

Une nouvelle grève après les perturbations du 20 août

L’inquiétude actuelle intervient dans un contexte encore marqué par les perturbations enregistrées le 20 août. Une grève surprise des chauffeurs de camions de transport de carburants avait alors paralysé la sortie des camions depuis la zone pétrolière de Radès et touché également la zone de Skhira. Le mouvement avait été levé après un accord et Agil avait annoncé la reprise de l’approvisionnement à son rythme normal.

Le lendemain, malgré cette reprise annoncée, plusieurs stations avaient encore connu une forte affluence et de longues files d’attente, certaines attendant l’arrivée des camions-citernes pour reprendre normalement leur activité.

C’est ce précédent qui explique en partie la réaction immédiate des automobilistes à l’annonce d’une nouvelle grève en septembre. À ce stade, toutefois, le mouvement n’est pas prévu pour les prochains jours et les négociations restent ouvertes.

Deux jours de grève prévus en septembre

La décision annoncée mercredi concerne les 23 et 24 septembre. Le secrétaire général de la Fédération générale du pétrole et des produits chimiques, Selim Sehimi, a indiqué que le préavis devait être publié jeudi, tout en laissant entendre que des discussions pourraient encore permettre d’éviter la grève.

Les revendications des chauffeurs portent notamment sur l’application d’accords antérieurs, les conditions de travail et certaines questions liées à la couverture sociale et aux augmentations salariales.

Pour l’heure, le message d’Agil est donc clair : pas de pénurie dans ses dépôts de Radès et Skhira et poursuite normale des livraisons. La véritable question se posera surtout à l’approche des 23 et 24 septembre si aucun accord n’est trouvé entre-temps.

Lire aussi :

L’article Carburants : Agil rassure sur les stocks, malgré la grève annoncée des transporteurs est apparu en premier sur webdo.

SNCFT : Cinq trains annulés en deux jours faute de locomotives

27. August 2026 um 08:28

La Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT) annule quatre dessertes ce jeudi 27 août 2026, après avoir déjà supprimé un train mercredi soir. En cause : un manque de locomotives qui perturbe plusieurs liaisons entre Tunis et les régions. La compagnie indique que ces suppressions se poursuivront jusqu’au retour à la normale de la circulation des trains concernés.

Quatre départs supprimés ce jeudi

Les voyageurs sont directement concernés par quatre annulations programmées ce jeudi. Il s’agit du train Le Kef–Tunis, prévu à 5h, du Sfax–Tunis, prévu à 5h15, du Métlaoui–Tunis, prévu à 7h20, et du Gabès–Tunis, prévu à 10h50.

Ces suppressions interviennent après celle du train Tunis–Gabès, dont le départ était prévu mercredi 26 août à 21h15. Au total, cinq voyages sont donc supprimés en l’espace de deux jours, exclusivement en raison du déficit de locomotives, selon un communiqué de la SNCFT.

Un problème qui dépasse la simple perturbation

La SNCFT présente ces annulations comme une conséquence du manque enregistré au niveau des locomotives et précise qu’elles seront maintenues dans l’attente du rétablissement du trafic normal. Aucun calendrier précis de reprise n’a été communiqué.

L’épisode remet surtout en lumière la fragilité du matériel moteur disponible. Il ne s’agit pas seulement d’un retard ponctuel : lorsque l’indisponibilité de locomotives conduit à supprimer plusieurs dessertes nationales sur deux journées consécutives, la capacité du parc à absorber les besoins du réseau devient directement une question de continuité du service.

Cette vulnérabilité n’est d’ailleurs pas nouvelle dans la documentation de la SNCFT. Un rapport de la compagnie évoquait déjà l’insuffisance du matériel et son taux élevé d’immobilisation parmi les facteurs expliquant la réduction de l’offre. Son rapport d’activité 2019 soulignait également la vétusté du matériel comme facteur de dégradation de la qualité du service.

La SNCFT n’a pas annoncé de date de retour à la normale pour les quatre dessertes supprimées ce jeudi. Les voyageurs concernés doivent donc vérifier l’état de leur liaison avant de se rendre en gare.

Lire aussi :

L’article SNCFT : Cinq trains annulés en deux jours faute de locomotives est apparu en premier sur webdo.

Empfangen — 26. August 2026 Actualités Tunisie webdo.tn

Carburants : La grève des transporteurs finalement décidée pour les 23 et 24 septembre

26. August 2026 um 20:28

MISE A JOUR : JEUDI 27 AOÛT à 10H15

La grève des travailleurs du transport des carburants est désormais officiellement fixée aux mercredi 23 et jeudi 24 septembre 2026 dans l’ensemble des lieux de travail du secteur en Tunisie. Un préavis de grève sectorielle a été adressé jeudi 27 août aux ministères concernés, à l’UTICA et aux représentants des entreprises de transport de marchandises et d’hydrocarbures.

Le transport des carburants se dirige vers une nouvelle grève en Tunisie. Alors que la Fédération générale du pétrole et des produits chimiques démentait encore mercredi matin l’existence d’un préavis ou d’un mouvement imminent, les représentants des chauffeurs ont finalement décidé, après une réunion tenue dans la journée, d’observer une grève de deux jours les 23 et 24 septembre 2026.

Un retournement en quelques heures

La situation a évolué rapidement mercredi. Dans la matinée, le secrétaire général de la Fédération générale du pétrole et des produits chimiques, Selim Sehimi, avait démenti l’existence d’un préavis de grève dans le transport des carburants.

Cette position était alors conforme à la situation à ce moment précis : aucun préavis n’avait encore été émis. La Fédération rappelait toutefois que plusieurs revendications professionnelles demeuraient en suspens.

À l’issue d’une réunion tenue mercredi avec les représentants des chauffeurs, la décision d’engager une nouvelle mobilisation a finalement été prise. Les syndicats ont fixé les dates des 23 et 24 septembre, tandis que le préavis doit être émis jeudi 27 août.

Pourquoi attendre près d’un mois ?

Le choix d’une date aussi éloignée n’est pas anodin. Selon les déclarations de Selim Sehimi aujourd’hui à Jawhara FM, les représentants syndicaux souhaitent profiter de cette période pour laisser davantage de temps aux négociations.

Le délai retenu dépasse ainsi largement le minimum réglementaire de dix jours. L’objectif est de permettre aux différentes parties de trouver une issue au conflit avant le début de la grève.

Sehimi a également affirmé que la Fédération restait ouverte au dialogue. Selon lui, une grande majorité des préavis de grève finissent d’ailleurs par aboutir à un accord et à l’annulation du mouvement.

La grève décidée pour septembre apparaît donc, à ce stade, comme un moyen de pression destiné à faire avancer les négociations plutôt que comme un mouvement déjà inéluctable.

Des revendications toujours en suspens

Le conflit porte notamment sur l’application d’engagements inscrits dans un procès-verbal datant de 2018, ainsi que sur la régularisation des cotisations sociales auprès de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).

Les travailleurs avaient déjà suspendu leur précédent mouvement après l’intervention de représentants de l’UGTT, qui avait permis de rétablir le dialogue avec les différentes parties.

Cette suspension n’a toutefois pas permis, jusqu’à présent, de parvenir à un règlement définitif des revendications.

La nouvelle menace intervient moins de deux semaines après la mobilisation surprise du 20 août, qui avait fortement perturbé le transport des carburants et l’approvisionnement de plusieurs stations-service avant d’être levée dans la soirée.

Cette première mobilisation avait déjà montré la capacité du conflit à provoquer rapidement des perturbations dans la distribution des carburants.

Mercredi matin encore, Webdo rapportait l’absence de préavis et le maintien du blocage des discussions avec la tutelle.

Quelques heures plus tard, le scénario a donc changé.

Un mois pour éviter une nouvelle paralysie

La décision de fixer la grève aux 23 et 24 septembre donne désormais aux autorités, aux employeurs et aux représentants syndicaux plusieurs semaines pour tenter de parvenir à un accord.

Pour les automobilistes et les entreprises dépendantes du transport routier des carburants, l’enjeu est important : après la perturbation du 20 août, une nouvelle mobilisation pourrait de nouveau affecter les livraisons vers les stations-service.

Mais contrairement à la mobilisation surprise du mois d’août, le mouvement de septembre est cette fois annoncé à l’avance. Le délai laissé aux négociations pourrait donc permettre d’éviter la grève si un accord intervient avant les 23 et 24 septembre.

Lire aussi :

Carburants : Aucun préavis de grève, le dialogue avec la tutelle toujours au point mort

L’article Carburants : La grève des transporteurs finalement décidée pour les 23 et 24 septembre est apparu en premier sur webdo.

Tunisie-Japon : Le partenariat entre dans une nouvelle phase, avec les investissements en ligne de mire

26. August 2026 um 20:20

La Tunisie et le Japon veulent donner un nouvel élan à leur coopération bilatérale, à l’occasion du 70e anniversaire de l’établissement de leurs relations diplomatiques. Cette volonté a été réaffirmée mercredi à Tunis lors d’une rencontre entre le secrétaire d’État aux Affaires étrangères, Mohamed Ben Ayed, et l’ambassadeur du Japon en Tunisie, Saito Jun. Les deux parties ont notamment insisté sur le suivi des résultats de la visite effectuée au Japon par la cheffe du gouvernement en août 2025 et sur la nécessité de renforcer le cadre juridique afin de favoriser les investissements.

Le suivi de la visite au Japon au centre des discussions

La rencontre intervient dans le prolongement de la participation de Sarra Zaâfrani Zenzri à la TICAD 9, organisée à Yokohama en août 2025.

À cette occasion, la cheffe du gouvernement avait multiplié les contacts avec les responsables et acteurs économiques japonais, en mettant notamment en avant les opportunités d’investissement en Tunisie. Webdo avait alors rapporté la volonté tunisienne de renforcer le partenariat avec Tokyo et d’attirer davantage d’entreprises japonaises.

Un an plus tard, Tunis et Tokyo veulent désormais assurer le suivi des résultats de cette séquence diplomatique et transformer cette dynamique en coopération concrète.

Un cadre juridique à renforcer

Mohamed Ben Ayed et Saito Jun ont également souligné la nécessité de bien préparer les prochaines échéances bilatérales et d’enrichir le cadre juridique qui régit les relations entre les deux pays.

L’objectif affiché est de consolider la coopération tuniso-japonaise, mais aussi de créer un environnement davantage favorable aux investissements japonais en Tunisie.

Cette orientation s’inscrit dans une dynamique déjà engagée lors de la TICAD 9, au cours de laquelle Tunis avait appelé les entreprises japonaises à renforcer leur présence et leurs investissements dans le pays.

70 ans de relations diplomatiques

L’année 2026 marque une étape symbolique pour les deux pays, avec le 70e anniversaire de l’établissement de leurs relations diplomatiques.

Les deux responsables ont salué la solidité de cette coopération historique et réaffirmé la volonté des dirigeants tunisien et japonais de la hisser à un niveau supérieur, dans l’intérêt des deux peuples.

Cette séquence intervient alors que Webdo avait déjà identifié, lors de la TICAD 9, plusieurs pistes pour approfondir ce partenariat, notamment dans l’innovation, la recherche scientifique, les technologies modernes et les énergies renouvelables.

L’entretien a enfin permis aux deux parties d’insister sur la poursuite de la concertation et de la coordination dans le cadre multilatéral.

Au-delà du volet économique, Tunis et Tokyo entendent ainsi maintenir une coopération diplomatique étroite, alors que le partenariat bilatéral entre dans une nouvelle étape après sept décennies de relations.

L’enjeu est désormais de donner une traduction concrète aux engagements et aux pistes de coopération identifiés au cours des dernières années, notamment en matière d’investissement et de développement.

L’article Tunisie-Japon : Le partenariat entre dans une nouvelle phase, avec les investissements en ligne de mire est apparu en premier sur webdo.

Pénurie d’eau minérale : Les producteurs tournent à plein régime, la demande reste 30% plus élevée

26. August 2026 um 19:47

Alors que les tensions persistent sur le marché tunisien de l’eau minérale conditionnée, les unités de production fonctionnent désormais à plein régime pour répondre aux besoins, affirme dans un communiqué la Chambre syndicale nationale de l’industrie des boissons non alcoolisées relevant de l’UTICA. Cette mise au point apporte un nouvel éclairage à une pénurie déjà marquée par les saisies de stocks et les injections exceptionnelles dans plusieurs régions.

Une demande dopée par les fortes chaleurs

Selon la Chambre, les tensions actuelles sur l’approvisionnement sont principalement liées à une hausse de 30% de la demande en eaux minérales conditionnées, conséquence directe des vagues de chaleur enregistrées dans le pays.

À cette pression exceptionnelle sur la consommation s’ajoutent les perturbations et coupures récurrentes d’électricité dans plusieurs régions. Ces interruptions ont affecté le fonctionnement normal de certaines unités et entraîné, dans certains cas, l’arrêt de lignes de production.

Les entreprises ont ainsi puisé dans une part importante de leurs stocks de sécurité, constitués précisément pour faire face aux périodes de forte demande. Cette consommation des réserves a contribué à creuser temporairement l’écart entre les quantités produites et les besoins du marché.

Les unités produisent à plein régime

La Chambre assure que le secteur est désormais pleinement mobilisé, en coordination avec les autorités, afin de rétablir le rythme normal d’approvisionnement dans les meilleurs délais.

Les producteurs poursuivent leur coordination avec les directions régionales du commerce et les différentes parties concernées afin de garantir la régularité des livraisons et de répartir au mieux les quantités disponibles entre les différentes régions.

Le suivi de la situation est également assuré à travers des réunions périodiques entre la Chambre, le ministère du Commerce et du Développement des exportations et l’Office national du thermalisme et de l’hydrothérapie (ONTH).

Une amélioration attendue avec la baisse des températures

La Chambre table sur une amélioration progressive de la situation dans les prochains jours, à mesure que les températures commenceront à baisser.

Selon elle, la diminution attendue de la demande devrait permettre aux quantités disponibles de dépasser à nouveau les besoins du marché et contribuer progressivement à la reconstitution des stocks.

Cette perspective intervient toutefois alors que Webdo rapportait encore récemment que les professionnels du secteur ne pouvaient pas garantir une date précise pour le retour à la normale et tablaient plutôt sur une détente progressive en septembre.

Après les saisies, la question de l’approvisionnement reste centrale

Ces nouvelles explications des producteurs interviennent après plusieurs mesures prises face à la pénurie. Des quantités importantes d’eau minérale avaient été saisies dans différentes régions, tandis que des opérations d’« injection » exceptionnelle ont été menées pour renforcer directement l’approvisionnement des commerces, notamment à Nabeul et à la Manouba.

La Chambre rejette pour sa part toute intention de provoquer une pénurie ou de pratiquer une quelconque forme de spéculation de la part de ses adhérents.

Elle appelle les consommateurs à privilégier les informations provenant des sources officielles et à éviter les achats excessifs susceptibles d’alimenter un mouvement de panique et d’accentuer temporairement les tensions sur le marché.

La situation reste donc sous surveillance : les producteurs affirment avoir accéléré la cadence, mais la normalisation effective de l’approvisionnement dépendra notamment de l’évolution de la demande et de la baisse des températures.

Lire aussi :

L’article Pénurie d’eau minérale : Les producteurs tournent à plein régime, la demande reste 30% plus élevée est apparu en premier sur webdo.

Train Casablanca-Alger-Tunis : 2350 km étudiés, mais la frontière reste à franchir

26. August 2026 um 11:28

Le vieux projet de liaison ferroviaire entre Casablanca, Alger et Tunis revient dans l’actualité après la publication, en juin 2026, par la Banque africaine de développement (BAD) du rapport d’achèvement du projet d’étude consacré au corridor transmaghrébin. Mais derrière les 2350 kilomètres et les milliards de dollars évoqués, le principal obstacle reste entier : la frontière terrestre entre le Maroc et l’Algérie demeure fermée.

Une étude désormais derrière le projet

Le projet transmaghrébin vise à remettre à niveau et moderniser une partie du réseau ferroviaire reliant les trois pays du Maghreb. Le corridor représente environ 2350 kilomètres entre Tunis, Alger et Casablanca.

L’objectif est notamment d’améliorer considérablement les performances de la liaison. Les projections associées au projet évoquent un temps de parcours entre Casablanca et Tunis pouvant passer d’environ 48 heures à moins de 25 heures, grâce à la modernisation des infrastructures et à l’amélioration des conditions d’exploitation.

L’achèvement de l’étude constitue donc une étape préparatoire importante. Mais il faut éviter une confusion : une étude de faisabilité achevée ne constitue ni une décision de construction ni un financement du projet.

Plusieurs milliards à trouver

C’est désormais l’un des principaux obstacles.

Le coût du projet transmaghrébin est régulièrement estimé autour de 3,8 milliards de dollars. Cette somme correspond à une estimation de l’investissement nécessaire et non à une enveloppe déjà mobilisée par la BAD ou par les trois États.

Autrement dit, le projet a progressé sur le plan des études, mais le passage à la réalisation nécessitera encore des décisions politiques, des montages financiers et la mobilisation de ressources considérables.

La différence entre les deux étapes est loin d’être symbolique : financer une étude et financer plusieurs milliers de kilomètres de voies, d’ouvrages, de systèmes de signalisation et d’équipements ferroviaires ne relève pas de la même échelle.

La Tunisie a son propre maillon à renforcer

Pour la Tunisie, le projet ne consiste pas simplement à faire circuler un train supplémentaire jusqu’à Alger.

Le corridor nécessite notamment de traiter la liaison entre le réseau algérien et le réseau tunisien, avec des infrastructures à moderniser et des connexions à renforcer. La liaison ferroviaire Tunis-Annaba, remise en service en 2024, constitue déjà un élément concret de cette continuité entre les deux pays.

Le projet transmaghrébin doit donc être considéré comme un ensemble d’infrastructures à remettre à niveau plutôt que comme la simple création d’une nouvelle ligne internationale.

Le paradoxe marocain-algérien

C’est ici que le projet se heurte à son obstacle le plus difficile.

La réalisation d’un train Casablanca-Alger-Tunis suppose nécessairement de pouvoir franchir la frontière maroco-algérienne. Or cette frontière terrestre demeure fermée depuis 1994, tandis que les relations diplomatiques entre les deux pays sont rompues depuis 2021.

Cela donne au projet une particularité : les études peuvent avancer indépendamment de la situation politique, mais le train, lui, ne pourra pas circuler sans un accord entre les deux pays.

C’est précisément ce qui distingue aujourd’hui le projet transmaghrébin d’un simple chantier ferroviaire national.

Du projet technique au projet politique

L’achèvement de l’étude permet désormais de mieux identifier les travaux nécessaires, les priorités et les conditions techniques de réalisation. La prochaine étape devra être beaucoup plus concrète : définir qui finance quoi, selon quel calendrier et avec quelle structure de gouvernance.

Il faudra également régler les questions liées à l’exploitation internationale de la ligne, aux contrôles frontaliers, aux normes ferroviaires et à l’interopérabilité des réseaux.

Le projet dispose donc désormais d’un élément essentiel : une base d’étude. Mais entre cette étude et le premier train reliant Casablanca à Tunis, il reste précisément la partie la plus lourde : transformer un corridor ferroviaire étudié en infrastructure financée, construite et politiquement exploitable.

Et c’est probablement là que se jouera l’avenir du train transmaghrébin.

Lire aussi :

L’article Train Casablanca-Alger-Tunis : 2350 km étudiés, mais la frontière reste à franchir est apparu en premier sur webdo.

Kairouan : Après le Mouled, 1,162 MD supplémentaires pour la propreté et l’environnement

26. August 2026 um 10:34

La municipalité de Kairouan bénéficiera d’une enveloppe supplémentaire de 1,162 million de dinars provenant du Fonds de protection des zones touristiques pour renforcer ses interventions en matière de propreté et d’entretien de l’environnement. L’annonce intervient au lendemain du Mouled, célébré mardi 25 août, dans une ville qui a enregistré une forte affluence de visiteurs et une activité touristique soutenue.

Une enveloppe pour renforcer les interventions municipales

Les crédits supplémentaires ont été accordés par le ministère du Tourisme à la municipalité de Kairouan afin de soutenir davantage ses interventions dans le domaine de la propreté et de l’entretien de l’environnement, tout en contribuant à améliorer les conditions d’accueil des habitants et des visiteurs.

Le financement provient du Fonds de protection des zones touristiques. Aucune ventilation détaillée de l’enveloppe entre les différentes opérations n’a été communiquée à ce stade.

L’annonce a été faite à l’issue de la visite effectuée les 24 et 25 août par le ministre du Tourisme, Sofiane Tekaya, à Kairouan. La délégation ministérielle a notamment suivi les activités liées au Mouled et visité plusieurs structures touristiques et artisanales de la médina, rapporte l’Agence TAP.

Une enveloppe annoncée au terme d’une forte affluence

Le calendrier est important : les principales célébrations du Mouled à Kairouan se sont achevées mardi. L’enveloppe annoncée intervient alors que la ville a connu une importante affluence durant les célébrations. Le ministère du Tourisme fait état notamment d’un taux d’occupation élevé dans les établissements d’hébergement touristique. Le spectacle lumineux organisé dans le cadre du Mouled aurait, à lui seul, attiré environ 80.000 personnes.

Cette fréquentation représente un enjeu particulier pour les services municipaux, appelés à gérer une pression accrue sur les espaces publics, la collecte des déchets et l’entretien de l’environnement.

Le tourisme religieux comme levier local

Au-delà de l’opération de propreté, le financement s’inscrit dans une volonté de soutenir l’activité touristique de Kairouan, notamment autour de son patrimoine religieux et culturel.

Durant sa visite, le ministre du Tourisme a également inspecté plusieurs résidences familiales de la médina, ainsi qu’un projet artisanal consacré à la transformation de produits alimentaires locaux. Il a par ailleurs visité le Salon national de l’artisanat, organisé dans sa septième édition avec la participation de 104 artisans représentant 21 gouvernorats.

Le Mouled apparaît ainsi comme un moment de forte concentration de visiteurs, mais également comme un test grandeur nature pour les capacités d’accueil et d’entretien de la ville.

Après les visiteurs, la gestion des retombées

L’intérêt de cette enveloppe de 1,162 MD réside donc moins dans son caractère exceptionnel que dans ce qu’elle révèle des coûts associés à l’activité touristique dans une ville patrimoniale.

Après le passage de dizaines de milliers de visiteurs, la municipalité doit maintenir la qualité des espaces publics et de l’environnement. Le recours au Fonds de protection des zones touristiques permet précisément de mobiliser des moyens supplémentaires pour accompagner cette pression.

Pour Kairouan, l’enjeu est désormais de transformer la forte fréquentation enregistrée autour du Mouled en activité touristique durable, tout en renforçant les services nécessaires à l’accueil des visiteurs.

Lire aussi :

L’article Kairouan : Après le Mouled, 1,162 MD supplémentaires pour la propreté et l’environnement est apparu en premier sur webdo.

Tunisie – Météo : Jusqu’à 48°C ce mercredi dans plusieurs régions

26. August 2026 um 09:19

La vague de chaleur se poursuit ce mercredi 26 août en Tunisie, avec une nouvelle hausse des températures et des maximales comprises entre 42 et 48°C, sous l’effet du sirocco. En parallèle, des cellules orageuses locales accompagnées de pluies sont attendues dans l’après-midi sur le Nord-Est, tandis que les vents devraient se renforcer près des côtes nord et sur les hauteurs.

Jusqu’à 48 °C dans plusieurs régions

Selon les prévisions de l’Institut national de la météorologie (INM), les températures atteindront ce mercredi des niveaux particulièrement élevés, avec des maximales généralement comprises entre 42 et 48°C.

Les valeurs les plus élevées sont notamment attendues à Kairouan, Tozeur et Kébili, où le mercure peut atteindre 48°C. À Tunis, la maximale prévue est de 45°C, tandis que plusieurs régions du Nord et du Centre dépasseront également les 44°C.

Cette chaleur s’inscrit dans un épisode où les températures dépassent les normales saisonnières de 7 à 11 degrés, avec la persistance du sirocco. L’INM prévoit par ailleurs le maintien de températures élevées dans la majorité des régions jusqu’à la fin de la semaine.

23 gouvernorats en vigilance orange

Face à cette situation, l’INM a également actualisé mercredi matin sa carte de vigilance météorologique. 23 gouvernorats sont placés en niveau de vigilance élevé, représenté par la couleur orange, tandis que Kasserine est le seul gouvernorat qui n’est pas concerné par ce niveau d’alerte.

La vigilance est liée notamment aux fortes chaleurs et au sirocco, mais également à l’apparition possible de cellules orageuses locales accompagnées de pluies après-midi.

Des orages malgré la chaleur

Le bulletin de mercredi apporte toutefois une évolution différente par rapport aux journées précédentes.

Le ciel sera partiellement nuageux et des cellules orageuses locales, accompagnées de pluies, pourront apparaître dans l’après-midi sur le Nord-Est.

Cette évolution concernera donc certaines régions alors que la majeure partie du pays restera confrontée à des températures dépassant largement les 40°C.

Les vents souffleront du secteur sud, d’abord faibles à modérés, avant de devenir relativement forts dans l’après-midi, notamment près des côtes nord et sur les hauteurs. La mer sera houleuse dans le Nord et peu agitée sur les côtes Est, selon l’INM.

Cette journée de mercredi constitue ainsi l’un des pics de l’épisode actuel, avec 48°C attendus dans plusieurs régions, avant une poursuite des fortes températures dans une grande partie du pays jusqu’à la fin de la semaine.

Lire aussi :

L’article Tunisie – Météo : Jusqu’à 48°C ce mercredi dans plusieurs régions est apparu en premier sur webdo.

Hôpital numérique : 120.000 examens à distance et des spécialistes accessibles depuis les régions

26. August 2026 um 09:08

En une année, l’hôpital numérique tunisien a permis de réaliser 120.000 examens d’imagerie à distance dans 26 hôpitaux, avec une couverture continue 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Au-delà de la télé-imagerie, le dispositif a également assuré 334 consultations médicales à distance, mobilisant 22 compétences médicales dans sept spécialités et couvrant 17 gouvernorats, avec un taux de satisfaction de 92%.

L’imagerie à distance change l’accès aux spécialistes

Le chiffre le plus important du premier bilan est celui des 120.000 examens radiologiques réalisés à distance. Ils ont été effectués dans 26 hôpitaux, avec une disponibilité permanente du service.

L’enjeu dépasse donc la simple numérisation des images médicales. Pour les établissements situés loin des grands pôles hospitaliers, la télé-imagerie permet de faire interpréter à distance des examens sans attendre la présence physique d’un spécialiste ni transférer systématiquement le patient.

C’est précisément cette dimension territoriale qui donne au dispositif son intérêt : la distance géographique devient moins contraignante pour accéder à une expertise médicale spécialisée.

Télé-imagerie, consultations et expertises : trois usages distincts

Le bilan du ministère distingue plusieurs niveaux de prise en charge.

Les 120.000 examens relèvent de la télé-imagerie. À cela s’ajoutent 334 consultations médicales à distance, assurées par 22 compétences médicales dans sept spécialités et couvrant 17 gouvernorats. Le taux de satisfaction annoncé pour ces consultations atteint 92%, tandis que seulement 5% des cas ont nécessité une hospitalisation.

S’agissant de ces 120.000 examens, il s’agit en fait de deux activités différentes, auxquelles s’ajoutent les expertises médicales à distance du dispositif.

Cette organisation permet au réseau de ne pas se limiter au diagnostic radiologique, mais d’étendre progressivement l’accès à des compétences spécialisées là où elles ne sont pas toujours disponibles localement.

À Médenine, l’urgence médicale franchit la distance

L’un des exemples les plus significatifs concerne la prise en charge à distance d’un AVC depuis Médenine.

Le premier cas traité dans ce cadre a permis à l’équipe spécialisée d’évaluer le patient et de mettre en œuvre un traitement thrombolytique en moins d’une heure.

L’exemple est particulièrement parlant : dans le cas d’un AVC, le temps constitue un facteur déterminant. La possibilité d’obtenir rapidement l’évaluation d’une équipe spécialisée à distance peut donc éviter qu’un patient attende un transfert vers un autre établissement avant de recevoir une prise en charge adaptée.

Le numérique ne remplace ainsi pas l’hôpital régional : il lui permet d’accéder à des compétences qui peuvent se trouver ailleurs.

Plus de 4000 cas suivis via « Najda »

Le dispositif s’appuie également sur la plateforme « Najda », lancée le 12 août 2025 pour unifier le parcours de prise en charge des AVC et accélérer la coordination entre les services d’urgence et les équipes spécialisées.

Selon le ministère, cette plateforme a permis de suivre plus de 4000 cas d’AVC aigus.

Ces résultats donnent une autre dimension au bilan de l’hôpital numérique : au-delà du volume d’examens réalisés, l’enjeu est désormais celui de la rapidité de la prise en charge, particulièrement dans les situations d’urgence.

Le projet d’hôpital numérique avait été officiellement lancé le 23 août 2025, avec le démarrage de ses premiers services de télémédecine depuis l’hôpital régional de Tabarka, selon le bilan publié cette semaine.

Un an plus tard, le dispositif couvre donc 26 hôpitaux pour la télé-imagerie et 17 gouvernorats pour les consultations à distance. Le ministère indique vouloir poursuivre l’élargissement du réseau afin de rapprocher les spécialités médicales des patients, réduire les déplacements et les délais d’attente et alléger la pression sur les hôpitaux publics. Le premier bilan montre ainsi que l’enjeu de l’hôpital numérique n’est pas seulement technologique. Son principal apport est territorial : faire parvenir l’expertise au patient plutôt que faire systématiquement déplacer le patient vers l’expertise

Lire aussi :

L’article Hôpital numérique : 120.000 examens à distance et des spécialistes accessibles depuis les régions est apparu en premier sur webdo.

11 milliards de dinars de recettes, 98 jours de réserves : Le paradoxe des devises

26. August 2026 um 08:35

La Tunisie a accumulé près de 11 milliards de dinars de recettes touristiques et de revenus du travail depuis le début de l’année au 20 août 2026. Malgré la progression de ces deux sources de devises et la baisse du service de la dette extérieure, les avoirs nets en devises restent sous pression : leur valeur atteint 25,155 milliards de dinars, mais leur couverture des importations recule à 98 jours, contre 107 jours un an auparavant.

Près de 11 milliards de dinars en huit mois

Les recettes touristiques ont atteint 5,127 milliards de dinars au 20 août, enregistrant une hausse de près de 5 % sur un an. Dans le même temps, les revenus du travail ont progressé de 5,4 %, pour atteindre 5,869 milliards de dinars.

À eux deux, ces flux ont ainsi généré 10,996 milliards de dinars, soit près de 11 milliards. Le montant représente une progression de près de 2 milliards par rapport au précédent pointage de juillet, lorsque tourisme et revenus du travail cumulaient un peu plus de 9 milliards de dinars.

Ces recettes constituent deux des principales sources de devises de la Tunisie. Leur progression est donc plutôt favorable pour les équilibres extérieurs, d’autant que le service de la dette extérieure s’est également inscrit en baisse.

Des réserves plus élevées, mais une couverture qui se dégrade

Le paradoxe apparaît lorsqu’on regarde les avoirs nets en devises sous un autre indicateur.

Les réserves atteignent 25,155 milliards de dinars, un niveau supérieur à celui enregistré un an auparavant. Pourtant, elles ne représentent plus que 98 jours d’importation, contre 107 jours un an plus tôt selon le point de comparaison retenu.

Autrement dit, la hausse de la valeur des réserves ne signifie pas automatiquement une amélioration de leur capacité à couvrir les besoins du pays. L’indicateur en jours dépend également du rythme des importations : lorsque les besoins d’importation augmentent, un même stock de devises permet de couvrir moins longtemps les achats extérieurs.

La situation s’était déjà illustrée au cours du mois d’août : les avoirs en devises avaient atteint 25,256 milliards de dinars le 10 août, pour une couverture de 99 jours, avant de revenir à 98 jours.

La dette extérieure pèse moins sur les ressources en devises

Un autre élément mérite d’être mis en regard de ces chiffres : le service de la dette extérieure recule.

Au 20 juillet, il s’élevait à environ 7,5 milliards de dinars, contre 9 milliards un an auparavant, soit une diminution de l’ordre de 1,5 milliard de dinars.

Cette tendance réduit théoriquement la pression exercée par les remboursements extérieurs sur les ressources en devises. Elle ne suffit toutefois pas à empêcher le recul de la couverture des importations.

Le contraste est donc particulièrement intéressant : les recettes touristiques progressent, les transferts des Tunisiens à l’étranger progressent, le service de la dette diminue et les réserves dépassent 25 milliards de dinars en valeur, mais le nombre de jours d’importation couverts reste orienté à la baisse.

Le vrai indicateur à surveiller

Le chiffre des 11 milliards de dinars ne doit donc pas être interprété isolément comme une amélioration mécanique de la situation extérieure.

Pour mesurer la solidité réelle du matelas de devises, il faut suivre simultanément les entrées de devises, les réserves, le service de la dette et surtout les besoins d’importation.

C’est ce croisement qui explique le paradoxe actuel : la Tunisie continue de bénéficier d’un flux important de devises provenant du tourisme et de sa diaspora, mais ces entrées doivent être mises en regard d’une économie dont les besoins extérieurs restent suffisamment élevés pour que la couverture des importations tombe à 98 jours.

Le chiffre des réserves reste donc élevé en valeur absolue, mais leur capacité relative à financer les importations constitue le véritable indicateur à surveiller dans les prochains mois.

Lire aussi :

L’article 11 milliards de dinars de recettes, 98 jours de réserves : Le paradoxe des devises est apparu en premier sur webdo.

Empfangen — 24. August 2026 Actualités Tunisie webdo.tn

Canicule : 19 gouvernorats en vigilance orange, jusqu’à 48°C cette semaine

24. August 2026 um 20:32

La Tunisie s’apprête à connaître une nouvelle vague de chaleur, appelée à se poursuivre jusqu’à la fin de la semaine, selon l’Institut national de la météorologie (INM). Après des maximales ayant atteint 46°C lundi, les températures grimperont jusqu’à 48°C mardi et mercredi, tandis que 19 gouvernorats sont désormais placés en vigilance orange.

Jusqu’à 48°C mardi et mercredi

Pour lundi, les températures maximales ont oscillé entre 38°C à Mahdia et 46°C à Tataouine, Tozeur et Kébili. Elles ont atteint 44°C à Béja, Kairouan, Sidi Bouzid et Gabès, et 45°C à Jendouba et Médenine.

La chaleur s’intensifiera mardi et mercredi, avec des températures dépassant de 7 à 11 degrés les normales saisonnières. Mardi, le mercure atteindra 47°C à Kairouan, Kébili et Tozeur, tandis que plusieurs autres régions, dont Béja, Jendouba, Gafsa, Gabès et Médenine, enregistreront jusqu’à 45°C.

Mercredi, la canicule concernera l’ensemble du pays, avec des maximales comprises entre 42°C à Nabeul et 48°C à Kairouan, Tozeur et Kébili.

Selon l’INM, cette vague de chaleur devrait se maintenir jusqu’à la fin de la semaine, avec des coups de sirocco.

19 gouvernorats en vigilance orange

Face à cette situation, l’INM a placé lundi 19 gouvernorats sur 24 en vigilance orange en raison des fortes températures.

La vigilance jaune concerne les cinq autres gouvernorats : Grand Tunis, Bizerte, Nabeul, Mahdia et Kasserine.

Cette situation pourrait également s’accompagner de phénomènes orageux. Des cellules orageuses locales sont attendues, notamment dans l’après-midi, avec des pluies et des vents forts sous orages pouvant dépasser 70 km/h en rafales.

L’INM appelle à la vigilance

L’Institut souligne que cette vague de chaleur présente un risque particulier pour les personnes âgées, les enfants, les personnes souffrant de maladies chroniques ou de troubles de santé, ainsi que celles prenant régulièrement des médicaments.

Les sportifs et les personnes travaillant à l’extérieur sont également invités à redoubler de prudence face aux risques de déshydratation et de coup de chaleur.

L’INM recommande notamment de boire régulièrement de l’eau, même sans sensation de soif, et d’éviter les sorties durant les heures les plus chaudes, entre 12h et 16h.

En cas de malaise ou de troubles du comportement liés à la chaleur, l’INM recommande de consulter un médecin ou de contacter la Protection civile au 198.

Lire aussi :

L’article Canicule : 19 gouvernorats en vigilance orange, jusqu’à 48°C cette semaine est apparu en premier sur webdo.

Tunisie : Le cash dépasse 30 milliards de dinars, un record qui met les banques sous pression

24. August 2026 um 20:25

La circulation des billets et des pièces en Tunisie vient de franchir un seuil inédit. Elle a atteint 30,04 milliards de dinars au 21 août 2026, contre 25,9 milliards un an plus tôt, soit une progression d’environ 16% en douze mois, selon les données de la Banque centrale de Tunisie rapportées par Reuters. Ce niveau représente environ 10,5 milliards de dollars et traduit une présence croissante de l’argent liquide en dehors du système bancaire.

Un record de liquidités hors des banques

Le chiffre est particulièrement significatif par son impact potentiel sur le financement de l’économie. Lorsque davantage d’argent est conservé sous forme de billets et de pièces plutôt que sur des comptes bancaires, les ressources disponibles dans le système bancaire peuvent se contracter.

Cette évolution est susceptible de compliquer la gestion de la liquidité des banques et de réduire les fonds pouvant être mobilisés pour financer les ménages et les entreprises, souligne Reuters.

Le phénomène intervient alors que l’économie tunisienne reste fortement dépendante du cash dans les transactions quotidiennes.

La réforme des chèques dans le viseur

Pour Reuters, la progression du cash serait en partie liée à la nouvelle réglementation des chèques entrée en vigueur en 2025.

Le durcissement des règles encadrant l’utilisation des chèques et le renforcement des sanctions contre les chèques sans provision ou invalides auraient incité certains particuliers et entreprises à retirer davantage d’espèces afin de régler leurs transactions.

Il convient toutefois de nuancer ce lien. Les données de la BCT montrent également que l’institution attribue l’évolution de la circulation fiduciaire à plusieurs facteurs, notamment les dépenses saisonnières liées au mois de Ramadan, aux fêtes, à la rentrée scolaire, à la saison estivale ou encore aux campagnes agricoles, ainsi qu’aux modifications réglementaires touchant certains instruments de paiement.

Le paradoxe des paiements électroniques

Le record intervient par ailleurs dans un contexte où les paiements électroniques progressent.

Au premier semestre 2026, les paiements représentaient 42% du nombre des opérations monétiques, contre 58% pour les opérations de retrait d’espèces. Dans le même temps, le nombre de chèques traités a reculé de 10,7% sur un an, pour atteindre 3,6 millions de chèques, tandis que leur montant a diminué de 12,5%, à 24,146 milliards de dinars.

Le recul du chèque ne signifie donc pas automatiquement une disparition du cash : une partie des transactions semble plutôt se déplacer vers les espèces, alors que les moyens de paiement numériques progressent encore lentement.

Un défi pour le financement de l’économie

Reuters souligne également que l’adoption des paiements électroniques et des services bancaires numériques reste lente, notamment en dehors des grandes agglomérations. Cette préférence persistante pour les espèces contribue à maintenir une quantité importante de monnaie en dehors des comptes bancaires.

Le franchissement des 30 milliards de dinars pose ainsi une question plus large : alors que la Tunisie cherche à développer les paiements numériques et à améliorer l’inclusion financière, une masse croissante de liquidités circule encore en dehors du système bancaire.

Pour les banques, l’enjeu est désormais de gérer cette demande élevée de cash sans que la sortie de liquidités ne pèse davantage sur leur capacité à financer l’économie.

Lire aussi :

L’article Tunisie : Le cash dépasse 30 milliards de dinars, un record qui met les banques sous pression est apparu en premier sur webdo.

Agriculture intelligente : Le projet tuniso-coréen de 13,5 millions de dollars passe à l’exécution

24. August 2026 um 19:45

Le projet ClimAT, consacré au développement d’une agriculture intelligente et résiliente au changement climatique, franchit une nouvelle étape avec la signature, lundi 24 août, de sa convention définitive entre la KOICA et le ministère tunisien de l’Agriculture. Doté d’un don de 13,5 millions de dollars, le programme sera déployé sur six ans, de 2026 à 2031, dans les gouvernorats de Tunis, Nabeul, Kairouan et Bizerte.

De la préparation à l’exécution

L’annonce marque le passage d’un projet encore en phase préparatoire à un programme désormais contractualisé et doté d’un cadre de mise en œuvre précis.

Financé sous forme de don par le gouvernement sud-coréen, ClimAT vise à renforcer les capacités tunisiennes face aux effets du changement climatique, en agissant à la fois sur la productivité agricole, la recherche et la formation.

Le projet sera réalisé avec la participation de l’IRESA, de l’AVFA et de l’Office des terres domaniales (OTD).

Trois fermes de démonstration

Le dispositif prévoit notamment la création de trois fermes de démonstration, destinées à expérimenter et diffuser des pratiques d’agriculture intelligente face au climat.

Le nouveau périmètre communiqué lors de la signature cite Tunis, Nabeul, Kairouan et Bizerte. En revanche, les informations disponibles ne permettent pas encore d’identifier avec certitude les trois fermes correspondant à ces territoires.

Cette précision est importante, car le projet présenté en 2025 évoquait alors des sites pilotes dans les fermes de l’OTD à Nabeul, Kairouan et Béja. L’ONAGRI avait également repris cette configuration dans sa présentation du projet.

Il convient donc, à ce stade, de parler d’un nouveau périmètre incluant Bizerte, sans affirmer que Béja a officiellement été remplacée par Bizerte tant que le détail de la convention ou des fermes pilotes n’est pas rendu public.

Un financement jusqu’en 2031

ClimAT ne se limite pas à la mise en place de sites expérimentaux. Le programme prévoit un volet consacré à la recherche, ainsi qu’au renforcement des compétences des acteurs agricoles.

L’objectif est notamment de développer des solutions adaptées aux conditions tunisiennes et de renforcer la capacité du secteur à faire face aux contraintes climatiques. Les travaux doivent s’inscrire dans une logique d’agriculture plus productive et plus résiliente.

Le projet s’inscrit ainsi dans la diversification de la coopération tuniso-coréenne, déjà active dans plusieurs secteurs, et élargit cette coopération au domaine agricole. L’ambassadeur de Corée en Tunisie a notamment souligné que l’agriculture constitue un nouveau secteur venant compléter les domaines de coopération existants, dont la digitalisation.

Avec 13,5 millions de dollars de financement non remboursable et une période d’exécution allant de 2026 à 2031, ClimAT entre désormais dans sa phase opérationnelle.

Pour la Tunisie, l’enjeu sera de transformer ce financement et les expériences menées dans les fermes de démonstration en solutions reproductibles, notamment dans un contexte où la raréfaction de l’eau et les dérèglements climatiques pèsent de plus en plus lourdement sur la production agricole.

Lire aussi :

L’article Agriculture intelligente : Le projet tuniso-coréen de 13,5 millions de dollars passe à l’exécution est apparu en premier sur webdo.

Pénurie d’eau minérale : Après plusieurs reports, le retour à la normale encore repoussé

24. August 2026 um 19:12

Le retour à la normale dans l’approvisionnement en eau minérale ne devrait finalement intervenir que progressivement à partir de septembre, selon une nouvelle déclaration de Lassâad Mezah, président de la Chambre des producteurs de boissons non alcoolisées. Alors qu’un rétablissement était encore annoncé dans les prochains jours, le responsable mise désormais sur une baisse de la consommation pour permettre aux producteurs de retrouver progressivement leur rythme habituel.

Une amélioration attendue en septembre

Intervenant lundi 24 août sur les ondes de la Radio nationale, Lassâad Mezah a indiqué que la situation devrait commencer à s’améliorer à partir de septembre, principalement sous l’effet de la diminution attendue de la consommation.

Il s’agit donc d’un nouveau décalage du calendrier de normalisation, alors que les difficultés d’approvisionnement persistent dans plusieurs régions.

Cette amélioration reste toutefois présentée comme une perspective et non comme une échéance ferme. La disponibilité des bouteilles dépendra notamment de la capacité des unités de production à reprendre un fonctionnement plus régulier.

La chaleur et les coupures électriques toujours en cause

Le président de la Chambre des producteurs de boissons non alcoolisées continue d’attribuer les perturbations aux conditions exceptionnelles enregistrées cet été.

La forte chaleur ainsi que les coupures d’électricité ont affecté le fonctionnement des usines et certains de leurs équipements, limitant les capacités de production alors même que la demande connaissait une forte progression.

Cette combinaison entre une consommation élevée et des contraintes pesant sur la production a contribué aux tensions observées sur le marché de l’eau minérale.

Un calendrier plusieurs fois repoussé

Cette nouvelle échéance contraste avec les précédentes annonces formulées par le même responsable. Le 20 août, Lassâad Mezah évoquait encore un retour à la normale « dans quelques jours ».

Plus tôt, une amélioration avait également été annoncée pour la semaine suivante. Le calendrier s’est donc progressivement décalé, illustrant les difficultés rencontrées par le secteur pour absorber les effets de la canicule et des perturbations électriques.

Pour l’heure, les producteurs tablent sur une détente progressive en septembre, sans pouvoir garantir une date précise de retour à une situation normale.

Lire aussi :

L’article Pénurie d’eau minérale : Après plusieurs reports, le retour à la normale encore repoussé est apparu en premier sur webdo.

❌