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Empfangen — 21. August 2026 Actualités Tunisie webdo.tn

Après les délestages : Zaafrana, Bou Argoub… où en est le renforcement du réseau électrique ?

21. August 2026 um 20:32

Les délestages de juillet ont brutalement rappelé la fragilité du système électrique tunisien face aux pics de consommation. Depuis, deux nouvelles infrastructures majeures ont été mises en service : la station de Zaafrana, à Kairouan, le 13 juillet, puis le poste de transformation de Bou Argoub, à Nabeul, ce 21 août. Deux projets distincts, mais qui témoignent d’un même impératif : renforcer un réseau soumis à une pression croissante.

Zaafrana, première pièce d’un programme de 17 postes

Le 13 juillet, la STEG mettait officiellement en service la station de transformation haute et moyenne tension de Zaafrana, dans le gouvernorat de Kairouan, pour un investissement proche de 25 millions de dinars.

Le projet constitue la première réalisation officiellement annoncée d’un programme national portant sur 17 postes de transformation. La station, raccordée au poste de Msaken II, doit notamment améliorer l’alimentation électrique de plusieurs délégations du sud de Kairouan et renforcer la stabilité du réseau pendant les périodes de forte consommation.

Mais cette mise en service ne constitue pas une réponse conçue en quelques semaines après les délestages. Le contrat de Zaafrana avait été signé en 2020 et le chantier avait accumulé les retards en raison de la pandémie de Covid-19 et des difficultés d’approvisionnement liées à la guerre en Ukraine.

La prochaine étape annoncée concerne Ben Guerdane, dans le gouvernorat de Médenine, suivie de Bir Chaâbane, à Kasserine.

Bou Argoub, un autre chantier stratégique

Un peu plus d’un mois après Zaafrana, c’est au Cap Bon qu’une autre infrastructure importante a été mise en service, a annoncé aujourd’hui la Radio nationale.

Le nouveau poste de Bou Argoub, d’une valeur de 47,094 millions de dinars, fonctionne à des niveaux de tension de 225/33 kV et dispose de deux transformateurs. Il est relié à Grombalia, Jebel Ressas et Bouficha par trois lignes aériennes doubles.

Son rôle est différent de celui d’une centrale électrique : le poste ne produit pas d’électricité. Il renforce la capacité du réseau à transporter, transformer et répartir l’énergie entre plusieurs zones.

Ce projet est particulièrement intéressant dans le contexte actuel car il contribue à consolider les échanges électriques entre le Cap Bon, le Grand Tunis et le Sahel.

Le problème n’est donc pas seulement de produire davantage

L’été 2026 a mis en évidence une réalité souvent moins visible : la sécurité électrique ne dépend pas uniquement des mégawatts produits par les centrales.

Lorsque la demande grimpe brutalement, notamment sous l’effet de la climatisation, il faut également disposer d’un réseau suffisamment robuste pour acheminer cette énergie vers les zones de consommation et absorber les variations de charge.

Les délestages de juillet ont justement illustré cette pression sur le système. La STEG avait alors programmé plusieurs opérations de coupure tournante afin de préserver la sécurité et la continuité du réseau.

Dans ce contexte, chaque nouveau poste de transformation constitue une pièce supplémentaire du dispositif.

Et les 15 autres postes ?

C’est désormais la question qui mérite d’être suivie.

Les sources disponibles confirment que Zaafrana est la première réalisation du programme des 17 postes et que Ben Guerdane et Bir Chaâbane figurent parmi les prochaines étapes annoncées.

Les documents techniques de la STEG permettent par ailleurs d’identifier plusieurs autres infrastructures prévues dans le cadre du développement du réseau, notamment à Skhira, Jemmal, Noyel, Sanhaja et Bir Chaâbane, avec différents niveaux de tension et raccordements.

Mais leur état d’avancement en août 2026 n’est pas suffisamment documenté dans les sources publiques consultées pour affirmer qu’elles sont déjà opérationnelles.

C’est donc moins le nombre de postes inaugurés que leur rythme réel de mise en service qui constitue désormais l’indicateur à surveiller.

Après les délestages, la question n’est plus seulement de savoir combien de projets électriques sont annoncés. Elle est de savoir combien sont effectivement entrés en exploitation, combien restent en chantier et combien attendent encore leur mise en service.

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Huile d’olive : En Afrique, la Tunisie dépend presque entièrement du marché égyptien

21. August 2026 um 19:19

La Tunisie affiche des ambitions croissantes sur les marchés africains, mais la géographie de ses exportations d’huile d’olive révèle une réalité beaucoup plus concentrée. Si l’Afrique ne reçoit que 3,8 % des volumes tunisiens exportés, l’Égypte à elle seule en absorbe 3,3 %. Autrement dit, près de 87 % de l’huile d’olive tunisienne destinée au continent africain prend le chemin du marché égyptien, selon un calcul effectué à partir de la ventilation géographique des volumes exportés.

L’Égypte, presque à elle seule

Le constat est saisissant. Sur les 3,8 % des volumes d’huile d’olive tunisienne exportés vers l’Afrique, 3,3 points correspondent à la seule Égypte, rapporte l’Observatoire national de l’Agriculture (ONAGRI).

Le calcul est simple : 3,3 % rapportés aux 3,8 % destinés au continent représentent environ 86,8 %, soit près de 87 % du débouché africain.

Derrière l’Égypte, la présence tunisienne apparaît beaucoup plus limitée et fragmentée. Le continent africain, pourtant régulièrement présenté comme un espace stratégique pour le développement des exportations tunisiennes, reste donc un marché encore marginal pour l’huile d’olive.

Une présence africaine encore très concentrée

Ce chiffre ne signifie pas que l’Égypte absorbe 87 % de l’ensemble des exportations tunisiennes d’huile d’olive. Il s’agit bien de 87 % des volumes destinés au continent africain.

La nuance est importante : l’Afrique elle-même ne représente qu’une part réduite des débouchés de l’huile d’olive tunisienne. Et, à l’intérieur de cette faible part, un seul marché concentre l’essentiel des expéditions.

Cette dépendance géographique contraste avec l’objectif de diversification des marchés et pose la question de la capacité de la Tunisie à élargir réellement ses débouchés africains au-delà de l’Égypte.

L’Arabie saoudite et la Jordanie, des marchés secondaires

La ventilation des exportations montre également que l’Arabie saoudite et la Jordanie représentent ensemble 7,7 % des volumes exportés.

Ces deux marchés occupent donc une place plus importante, à eux seuls, que l’ensemble du continent africain hors Égypte.

Le contraste souligne la concentration des débouchés tunisiens selon les zones géographiques : alors que l’Afrique ne capte qu’une faible proportion des volumes, le marché égyptien domine presque totalement cette présence continentale.

Le défi de la diversification

La forte progression récente des exportations tunisiennes d’huile d’olive masque ainsi une autre réalité : celle de la concentration géographique des marchés.

Pour la Tunisie, l’enjeu ne se limite plus à augmenter les volumes exportés. Il consiste également à diversifier les destinations, notamment sur un continent africain où la présence de l’huile d’olive tunisienne demeure, pour l’instant, largement dépendante d’un seul pays.

L’Égypte apparaît ainsi comme la porte d’entrée principale de l’huile d’olive tunisienne en Afrique. Mais au-delà de ce marché, le potentiel de diversification sur le continent reste encore largement à conquérir.

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Migration : 4829 retours volontaires depuis janvier, plus du double en trois mois

21. August 2026 um 18:59

Le nombre de migrants ayant bénéficié du mécanisme de retour volontaire depuis la Tunisie poursuit sa progression. Selon le dernier bilan communiqué par le ministère des Affaires étrangères, 4829 personnes ont regagné volontairement leur pays d’origine depuis le début de l’année 2026, portant à 25.103 le nombre total de bénéficiaires depuis le lancement du programme. Un chiffre qui marque une nette accélération par rapport au précédent bilan de la mi-mai.

2726 retours supplémentaires en trois mois

Le 19 mai dernier, le bilan faisait état de 22.377 retours volontaires cumulés, dont 2103 enregistrés depuis le début de l’année 2026.

Trois mois plus tard, le compteur annuel atteint désormais 4829 retours, soit 2726 personnes supplémentaires ayant bénéficié du dispositif depuis la mi-mai.

Autrement dit, le nombre de retours volontaires enregistrés en 2026 a été multiplié par 2,3 depuis le précédent bilan. En seulement trois mois, davantage de retours ont ainsi été enregistrés que durant les quatre premiers mois et demi de l’année.

Cette évolution traduit une accélération sensible du rythme des départs dans le cadre du programme de retour volontaire mis en œuvre depuis la Tunisie.

Un total de 25.103 bénéficiaires

Avec les chiffres communiqués ce 21 août, le nombre total de migrants en situation irrégulière ayant bénéficié du mécanisme atteint désormais 25.103 personnes.

Ce bilan concerne les opérations organisées dans le cadre du programme de retour volontaire et ne comprend pas les migrants ayant quitté la Tunisie par le biais de vols commerciaux réguliers.

La progression est donc également visible sur le cumul global : depuis le bilan de mai, celui-ci a augmenté de 2726 bénéficiaires, passant de 22.377 à 25.103.

Un dispositif qui change d’échelle

Au-delà du chiffre global, c’est surtout l’évolution du rythme qui retient l’attention. Alors que 2103 retours avaient été enregistrés depuis le 1er janvier à la mi-mai, ce total a dépassé 4800 trois mois plus tard.

Le mécanisme de retour volontaire constitue ainsi l’un des principaux instruments mobilisés dans la gestion de la migration irrégulière en Tunisie, en permettant aux personnes concernées de regagner leur pays d’origine dans un cadre organisé.

Reste désormais à observer si cette cadence se maintiendra au cours des prochains mois. Avec 4 829 retours déjà enregistrés en moins de huit mois, le bilan 2026 pourrait connaître une progression nettement plus importante que celle observée au printemps.

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Tunisie–Inde : Une chambre d’affaires en projet et un forum tous les six mois

21. August 2026 um 18:45

La coopération économique entre la Tunisie et l’Inde pourrait bientôt s’appuyer sur deux nouveaux mécanismes destinés à renforcer les échanges entre les entreprises des deux pays. Au lendemain du Forum tuniso-indien organisé le 20 août, l’ambassadrice de l’Inde en Tunisie a évoqué la poursuite des démarches en vue de créer une chambre d’affaires bilatérale et d’instaurer un rendez-vous économique semestriel, organisé alternativement en Tunisie et en Inde. À ce stade, aucune annonce ne fait toutefois état de contrats d’investissement précis conclus à l’issue de cette rencontre.

Une présence permanente au-delà des forums

L’idée d’une chambre d’affaires tuniso-indienne constitue l’un des principaux prolongements envisagés après le forum. L’objectif serait de disposer d’une structure permanente capable de rapprocher les entreprises, de faciliter les contacts et d’accompagner le développement de projets communs.

Contrairement à un forum ponctuel, une telle structure permettrait d’inscrire les relations économiques dans la durée. Elle pourrait notamment jouer un rôle d’interface entre les opérateurs privés, identifier des opportunités de partenariat et favoriser une meilleure connaissance des marchés tunisien et indien.

Les secteurs évoqués dans le cadre du rapprochement entre les deux pays couvrent notamment la pharmacie, le numérique, l’agroalimentaire, la mécanique, l’électronique ainsi que les composants automobiles.

Un forum tous les six mois

Le second mécanisme envisagé repose sur l’organisation régulière d’un forum économique tuniso-indien tous les six mois, alternativement dans les deux pays.

L’enjeu est d’éviter que les rencontres entre opérateurs économiques ne restent limitées à des événements isolés. Ce rythme semestriel permettrait d’assurer un suivi des discussions engagées, de présenter régulièrement de nouvelles opportunités et, surtout, de transformer progressivement les intentions de coopération en projets concrets.

Lors de la rencontre avec une délégation d’hommes d’affaires, le ministre du Commerce a d’ailleurs souligné l’importance de l’Inde en tant que partenaire économique pour la Tunisie et la nécessité de développer davantage les échanges entre les deux pays.

Des intentions institutionnelles, mais pas encore de contrats annoncés

C’est précisément sur ce point que la distinction reste importante. Les annonces intervenues après le Forum tuniso-indien du 20 août concernent, pour l’heure, la mise en place d’outils destinés à structurer et intensifier la coopération économique.

La création d’une chambre d’affaires et l’instauration d’un forum semestriel constituent donc des perspectives institutionnelles et organisationnelles, et non l’annonce d’investissements ou de contrats déjà conclus.

La prochaine étape consistera ainsi à mesurer la capacité de ces nouveaux mécanismes à déboucher sur des partenariats concrets dans les secteurs ciblés. Car entre la volonté de rapprocher les milieux d’affaires et la signature effective de projets industriels ou d’investissements, il reste encore une étape essentielle à franchir.

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Transporteurs de carburants : Accord ou nouveau préavis de grève ce vendredi ?

21. August 2026 um 11:03

La grève surprise des transporteurs de carburants, déclenchée jeudi avant d’être levée quelques heures plus tard, n’aura donc été qu’un avertissement. Une réunion de négociation est prévue ce vendredi 21 août pour examiner les revendications des chauffeurs. À l’issue de cette rencontre, deux scénarios sont désormais sur la table : un accord permettant de tourner la page, ou l’ouverture d’une procédure pouvant conduire à une nouvelle grève, cette fois précédée d’un préavis légal de dix jours.

Une mobilisation qui a pris l’UGTT de court

Le mouvement de jeudi présente une particularité : il n’avait pas été décidé par les structures de l’UGTT, selon Salouen Smiri, secrétaire général adjoint de la centrale syndicale et secrétaire général de la Fédération de la pétrochimie.

Intervenant vendredi matin sur Jawhara FM, le responsable syndical a expliqué que les structures syndicales avaient découvert le mouvement au même moment que les autres acteurs. La mobilisation serait partie de chauffeurs protestant contre plusieurs difficultés sociales et professionnelles.

Une fois informée, la fédération a pris contact avec ses structures syndicales et différents responsables, notamment le président-directeur général de la Société nationale de distribution des pétroles (SNDP-Agil), afin de rétablir le dialogue et permettre la reprise du travail.

L’activité a finalement repris jeudi, mais cette issue rapide ne signifie pas que les revendications ont disparu.

Des revendications qui dépassent le seul salaire

Selon Salouen Smiri, la colère des chauffeurs est alimentée par des conditions de travail particulièrement difficiles. Le responsable syndical affirme que certains conducteurs peuvent travailler 15, 16, voire 18 heures par jour.

À cette question du temps de travail s’ajoutent des problèmes liés à la couverture sociale. Selon le responsable syndical, certains chauffeurs découvriraient, lorsqu’ils ont besoin de soins pour eux-mêmes ou leurs familles, que leur carnet de soins est bloqué alors même que les cotisations sont prélevées sur leurs rémunérations.

Le dossier ne serait par ailleurs pas nouveau. Les discussions entre les différentes parties dureraient depuis plus d’un an, tandis que les revendications portent notamment sur l’application d’accords antérieurs, dont un procès-verbal datant de 2018, ainsi que sur les majorations salariales.

Le mouvement de jeudi apparaît ainsi moins comme une revendication isolée que comme l’aboutissement d’un mécontentement accumulé.

C’est désormais la réunion de ce vendredi qui doit permettre de mesurer la capacité des parties à sortir du face-à-face.

Selon Salouen Smiri l’émission d’un préavis de grève changerait sensiblement la nature du conflit. Contrairement au mouvement surprise de jeudi, une nouvelle grève devrait s’inscrire dans la procédure prévue par le Code du travail.

L’article 376 bis prévoit qu’une décision de grève doit être précédée d’un préavis de dix jours, adressé à l’autre partie ainsi qu’au Bureau régional de conciliation ou, à défaut, à l’Inspection régionale du travail territorialement compétente. Le même article prévoit également l’approbation de la centrale syndicale ouvrière.

Autrement dit, le scénario d’une nouvelle paralysie ne serait pas immédiat. Mais si les négociations échouent, le conflit pourrait entrer dans une phase beaucoup plus formelle.

Le précédent des files devant les stations

L’enjeu dépasse largement les seuls transporteurs. La mobilisation de jeudi a montré à quelle vitesse une perturbation du transport des carburants peut produire un effet psychologique sur les automobilistes.

Le blocage des mouvements des transporteurs dans la zone pétrolière de Radès a rapidement fait naître des craintes sur l’approvisionnement des stations-service. Des files d’attente se sont formées dans le Grand Tunis puis dans d’autres régions, certains automobilistes cherchant à remplir leur réservoir par précaution.

La situation a ainsi illustré une mécanique désormais connue : l’incertitude sur l’approvisionnement peut provoquer une ruée avant même qu’une pénurie généralisée ne soit établie.

La reprise du travail a permis d’éviter, jeudi, qu’une perturbation de quelques heures ne se transforme en crise prolongée. Mais elle n’a pas réglé le dossier social.

Pour les automobilistes comme pour les acteurs de la distribution pétrolière, la différence est loin d’être théorique : une journée de mobilisation surprise a suffi à créer la panique dans plusieurs stations. Un conflit annoncé et prolongé pourrait avoir des conséquences autrement plus importantes.

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Tunisie – Météo : Orages, grêle et rafales de plus de 70 km/h attendus ce vendredi

21. August 2026 um 09:54

Le temps sera partiellement nuageux ce vendredi 21 août 2026 sur l’ensemble de la Tunisie, avant une dégradation progressive dans l’après-midi sur les régions du Nord-Ouest et du Centre. Des cellules orageuses accompagnées de pluies et de chutes de grêle sont attendues, avec une extension possible vers certaines régions de l’Est. Les températures poursuivront par ailleurs leur légère hausse, avec des maximales pouvant atteindre 41 °C dans plusieurs régions.

Une dégradation orageuse attendue dans l’après-midi

Selon les prévisions de l’Institut national de la météorologie (INM), les nuages deviendront progressivement très abondants l’après-midi sur le Nord-Ouest et le Centre.

Des cellules orageuses accompagnées de pluies et de grêle pourront alors se développer avant de gagner certaines régions de l’Est. Cette évolution appelle à la vigilance, notamment dans les zones directement concernées par les orages.

Le risque ne tient pas uniquement aux précipitations. Le vent pourra se renforcer temporairement lors de l’apparition des cellules orageuses, avec des rafales dépassant 70 km/h.

Jusqu’à 41 °C malgré les orages

Cette instabilité intervient alors que la chaleur reste bien présente sur le pays.

Les températures maximales seront comprises entre 34 et 38 °C sur les régions côtières et les hauteurs, tandis qu’elles atteindront 39 à 41 °C dans le reste des régions. Une apparition locale de sirocco est également prévue.

La journée s’annonce ainsi contrastée : chaleur persistante dans une grande partie du pays, mais évolution orageuse dans plusieurs régions à partir de l’après-midi.

Des vents plus soutenus et une mer agitée

Le vent soufflera du secteur Sud au Nord et au Centre et du secteur Est au Sud. Il sera assez fort près des côtes et faible à modéré à l’intérieur du pays.

Son intensité pourra toutefois augmenter temporairement avec les cellules orageuses, ce qui explique les rafales pouvant dépasser 70 km/h.

Du côté de la mer, elle sera agitée dans le Nord et peu agitée à localement agitée sur les côtes Est.

Cette situation marque donc une nouvelle journée de transition entre une chaleur toujours élevée et une instabilité atmosphérique susceptible de produire localement des phénomènes plus marqués.

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Empfangen — 20. August 2026 Actualités Tunisie webdo.tn

Carburants : La grève surprise levée à Radès, reprise des livraisons

20. August 2026 um 14:22

Mise à jour à 19h00

La grève surprise observée ce jeudi 20 août 2026 dans la zone pétrolière de Radès a été levée. Le mouvement des chauffeurs de camions-citernes avait provoqué le blocage des sorties de véhicules et interrompu temporairement les livraisons de carburants vers les stations-service.

L’information de la levée du mouvement a été rapportée dans la soirée par la TAP, quelques heures après le déclenchement de la grève.

Reprise après plusieurs heures de blocage

Depuis la matinée, les camions-citernes étaient immobilisés dans la zone pétrolière de Radès, empêchant les opérations habituelles de transport entre les dépôts et les stations-service.

Cette situation avait fait craindre des perturbations de l’approvisionnement si le mouvement venait à se prolonger. Aucune pénurie de carburant à l’échelle nationale n’avait toutefois été établie.

La levée de la grève écarte désormais le scénario d’un blocage prolongé de ce maillon important de la chaîne de distribution des hydrocarbures.

Des revendications sociales à l’origine du mouvement

La grève avait été déclenchée sur fond de revendications professionnelles des chauffeurs de camions de transport de carburants.

Le mouvement concernait notamment des questions liées aux conditions de travail et à l’application d’accords sectoriels portant sur les majorations salariales.

Son caractère soudain avait rapidement attiré l’attention en raison du rôle stratégique de la zone pétrolière de Radès dans l’approvisionnement des stations-service.

Avec la levée du mouvement, les livraisons peuvent reprendre après plusieurs heures de perturbation. Il faudra néanmoins observer le rythme de retour à la normale dans les stations éventuellement affectées par le retard accumulé au cours de la journée.

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Rentrée 2026-2027 : Ouverture des inscriptions scolaires

20. August 2026 um 13:58

A l’approche de la rentrée scolaire 2026-2027, les parents sont appelés à effectuer une nouvelle démarche en ligne. Le ministère de l’Éducation ouvre, ce jeudi 20 août à partir de 20h00, l’opération d’inscription et de réinscription à distance pour les élèves du primaire, du cycle préparatoire et du secondaire.

Cette nouvelle campagne marque une étape importante dans la généralisation des procédures numériques liées à la rentrée. Les familles concernées devront effectuer leurs démarches via la plateforme officielle dédiée à la vie scolaire.

Une procédure désormais en ligne

L’opération concerne les élèves déjà scolarisés dans les établissements publics et appelés à poursuivre leur parcours durant l’année scolaire 2026-2027. Les parents devront donc procéder à la réinscription de leurs enfants dans les délais prévus par le ministère.

Le dispositif concerne également les opérations d’inscription destinées aux élèves qui intègrent les différents niveaux concernés, selon les modalités fixées par l’administration éducative.

Cette démarche s’inscrit dans la volonté de réduire progressivement les procédures administratives effectuées directement dans les établissements et de centraliser les opérations liées à la scolarité sur une plateforme numérique.

Plusieurs campagnes déjà lancées

Cette ouverture générale intervient après le lancement d’autres opérations d’inscription pour la prochaine rentrée.

Les inscriptions en première année primaire avaient été ouvertes plus tôt dans l’année, tandis que celles concernant les classes préparatoires, destinées notamment aux enfants nés en 2021, ont débuté le 18 août 2026.

La campagne ouverte ce jeudi soir vient ainsi compléter le calendrier des inscriptions à distance pour la prochaine année scolaire.

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Déchets : A Béja, la Tunisie teste une méthode japonaise contre le méthane

20. August 2026 um 13:28

A Béja, la gestion des déchets devient le terrain d’une expérience mêlant technologie japonaise, réduction des émissions de méthane et coopération climatique. La Tunisie déploie, avec l’appui du Japon, la méthode dite « Fukuoka » au niveau d’une unité de traitement des déchets, dans le cadre du Mécanisme de crédit conjoint (JCM) conclu entre les deux pays.

L’objectif dépasse la seule amélioration du traitement des déchets. Le projet s’inscrit dans une démarche plus large de réduction des émissions de gaz à effet de serre, de développement de l’économie circulaire et de coopération internationale autour des mécanismes de l’Accord de Paris.

Béja comme laboratoire climatique

La méthode Fukuoka constitue le cœur technologique de cette expérience. Développée au Japon, elle repose sur un mode de stockage semi-aérobie des déchets destiné à favoriser la circulation de l’air dans les installations d’enfouissement.

Cette configuration permet notamment de réduire les émissions de méthane, un gaz à effet de serre particulièrement puissant, tout en améliorant les conditions de stabilisation des déchets et la gestion des eaux de drainage.

Pour la Tunisie, l’intérêt est donc double : améliorer progressivement les pratiques de gestion des déchets tout en s’attaquant à une source importante d’émissions.

Le projet de Béja ne constitue d’ailleurs pas une initiative apparue du jour au lendemain. Sa mise en œuvre s’inscrit dans le cadre d’une coopération engagée depuis plusieurs années entre les partenaires tunisiens et japonais.

Du traitement des déchets aux crédits carbone

L’autre dimension du projet est directement liée à la politique climatique internationale.

Le dispositif s’inscrit dans le cadre du Mécanisme de crédit conjoint (JCM) entre la Tunisie et le Japon, lui-même aligné sur l’article 6 de l’Accord de Paris. Ce mécanisme permet de soutenir des projets utilisant des technologies ou des savoir-faire permettant de réduire les émissions de gaz à effet de serre.

À terme, les réductions d’émissions obtenues grâce au projet peuvent ainsi être quantifiées et valorisées dans le cadre du mécanisme de coopération carbone.

Le traitement des déchets devient alors plus qu’une question environnementale locale : il s’intègre à une architecture internationale de financement et de comptabilisation de l’action climatique.

Une expérience destinée à dépasser Béja

L’intérêt du projet réside également dans sa dimension pilote. Les résultats obtenus à Béja doivent permettre d’accumuler des données, de mesurer l’efficacité de la méthode et de capitaliser sur l’expertise développée.

Cette expérience pourrait ainsi servir de référence pour d’autres territoires confrontés aux mêmes difficultés de gestion des déchets et de réduction des émissions de méthane.

C’est précisément dans cette logique qu’une session de formation a été organisée les 18 et 19 août 2026 à destination d’une délégation réunissant des représentants de plusieurs pays africains, avec le soutien d’ONU-Habitat.

L’objectif était de partager les expériences et les compétences, mais aussi de renforcer les capacités dans deux domaines désormais étroitement liés : la gestion durable des déchets et l’action climatique.

Un modèle à l’épreuve du terrain

Le véritable enjeu se situe désormais dans la capacité de cette technologie à démontrer son efficacité dans les conditions tunisiennes.

Si l’expérience de Béja permet de réduire effectivement les émissions de méthane tout en améliorant la gestion du site, elle pourrait ouvrir la voie à une diffusion plus large de la méthode.

La Tunisie ne se contente donc pas d’importer une technologie japonaise : elle cherche à faire de Béja un terrain d’expérimentation susceptible d’alimenter une coopération climatique à l’échelle africaine.

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Tunisie – Météo : Jusqu’à 42°C et un sirocco attendu ce jeudi

20. August 2026 um 09:20

La chaleur reste bien installée en Tunisie ce jeudi 20 août 2026. Selon les prévisions de l’Institut national de la météorologie (INM), les températures maximales varieront entre 32 et 37°C sur les régions côtières et les hauteurs, et entre 37 et 42°C dans le reste du pays, avec la poursuite du sirocco.

Le ciel sera peu nuageux sur l’ensemble du territoire. Le vent soufflera du secteur est, faible à modéré, avant de se renforcer relativement au cours de l’après-midi près des côtes est. La mer sera peu agitée à localement agitée sur les côtes orientales.

Une chaleur encore marquée à l’intérieur du pays

Si les zones côtières bénéficieront de températures relativement plus modérées, l’intérieur et plusieurs régions du sud continueront d’affronter une chaleur soutenue, avec des maximales pouvant atteindre 42°C, sous l’effet du sirocco.

Cette configuration météorologique prolonge ainsi les conditions estivales chaudes qui continuent de dominer sur une grande partie du pays en cette deuxième moitié du mois d’août.

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Don d’organes en Tunisie : 11 donneurs, 31 greffes… mais une attente toujours immense

19. August 2026 um 12:08

La transplantation d’organes connaît une nette amélioration en Tunisie. Depuis avril et jusqu’au 15 août 2026, onze donneurs en état de mort cérébrale ont permis de réaliser 31 greffes, dont six au profit d’enfants. Le chiffre confirme une dynamique engagée depuis 2025, mais ne doit pas masquer l’essentiel : face à près de 1600 patients en attente d’un rein, le pays manque toujours cruellement de donneurs.

Une progression qui se confirme

Les chiffres permettent de mesurer le chemin parcouru. En 2024, 23 greffes avaient été réalisées à partir de donneurs en état de mort cérébrale. En 2025, le bilan s’est nettement amélioré : 16 donneurs ont permis 46 transplantations, soit 23 reins, 11 foies et 12 cœurs.

Au 15 août 2026, onze donneurs ont déjà permis 31 greffes : 22 reins, trois foies et six cœurs. À ce stade de l’année, la Tunisie a donc déjà réalisé près des deux tiers du nombre de greffes effectuées à partir de donneurs décédés sur l’ensemble de 2025.

La tendance est encourageante. Mais elle doit être replacée dans une réalité beaucoup plus lourde.

Le besoin progresse plus vite

En octobre 2024, le CNPTO faisait état de 1525 patients inscrits sur les listes d’attente. Un an plus tard, ce nombre approchait 1700, dont environ 1600 pour une greffe rénale.

Le problème est donc moins la capacité des équipes médicales à réaliser les transplantations que la disponibilité des organes.

Le cas du rein est particulièrement révélateur. En 2025, 73 greffes rénales ont été réalisées, mais seulement 23 provenaient de donneurs décédés. Les 50 autres étaient issues de donneurs vivants.

La transplantation tunisienne repose ainsi encore largement sur la possibilité de trouver un donneur vivant, alors que les besoins dépassent largement cette capacité.

Un potentiel de donneurs qui reste sous-exploité

Le chiffre le plus préoccupant se trouve peut-être en amont du prélèvement. En 2025, sur environ 100 situations de mort cérébrale, seules 16 familles avaient donné leur accord pour le prélèvement d’organes.

Autrement dit, la question n’est pas uniquement de savoir combien de transplantations les hôpitaux peuvent réaliser. Elle consiste d’abord à déterminer combien de dons potentiels parviennent réellement jusqu’au bloc opératoire. C’est là que se situe l’un des principaux leviers de progression.

La sensibilisation du public et, surtout, l’accompagnement des familles confrontées à la mort cérébrale d’un proche deviennent donc aussi importants que les moyens médicaux et chirurgicaux.

La prochaine étape sera de transformer cette amélioration ponctuelle en tendance durable. Car avec près de 1600 patients en attente d’un rein, chaque donneur supplémentaire ne représente pas seulement une opération de plus : il peut réduire une liste d’attente qui, pour certains patients, continue de s’allonger plus vite qu’elle ne se vide.

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Tunisie : La chaleur revient en force dès samedi, jusqu’à 46°C dimanche et lundi

19. August 2026 um 11:19

La Tunisie s’apprête à connaître une nouvelle séquence de forte chaleur à partir du samedi 22 août. Selon l’Institut national de la météorologie (INM), les températures grimperont nettement dimanche et lundi, jusqu’à 40 à 46°C dans la plupart des régions, avant une baisse mardi. Mais cette accalmie pourrait être de courte durée : le mercure repartira ensuite à la hausse jusqu’à la fin de la semaine.

Un pic attendu dimanche et lundi

Après quelques journées relativement moins chaudes, la situation devrait changer dès samedi. L’INM prévoit une hausse des températures dans la plupart des régions du pays, avec un épisode particulièrement marqué dimanche 23 et lundi 24 août. Les maximales dépasseront alors les normales saisonnières de 6 à 10 degrés et se situeront généralement entre 40 et 46°C.

Le sirocco fera également son apparition, contribuant à renforcer la chaleur, notamment dans les régions exposées aux vents chauds provenant du Sud.

Cette configuration pourrait ainsi produire un contraste important entre les températures actuellement observées et celles attendues au début de la semaine prochaine.

Une baisse mardi, mais pas la fin de la chaleur

Le scénario annoncé par l’INM présente toutefois une particularité : le pic de chaleur ne devrait pas être suivi d’un véritable retour à des températures de saison.

Une baisse est attendue mardi 25 août. Mais cette amélioration devrait rester temporaire puisque les températures repartiront ensuite à la hausse. Pour la fin de la semaine prochaine, l’INM prévoit à nouveau des températures supérieures aux normales saisonnières, cette fois de 4 à 8 degrés.

La Tunisie pourrait donc connaître une succession de deux séquences chaudes en l’espace de quelques jours, séparées par une brève parenthèse de fraîcheur relative.

Une chaleur qui s’inscrit dans un été déjà très chaud

Cette nouvelle prévision ne constitue pas un épisode isolé dans le contexte météorologique de cet été. Le bulletin saisonnier de l’INM publié en juin prévoyait déjà des températures supérieures aux normales pour l’ensemble de la période juillet-août-septembre 2026, avec une chaleur particulièrement marquée dans le Centre et le Sud.

L’enjeu n’est donc pas seulement le chiffre de 46°C attendu dimanche ou lundi. Il réside également dans la répétition des épisodes de forte chaleur et leur faible espacement.

Cette succession peut accentuer la pression sur les populations, les ressources en eau et les systèmes de refroidissement, tout en maintenant une forte demande énergétique.

À ce stade, le scénario météorologique est donc assez lisible : hausse à partir de samedi, pic dimanche et lundi, baisse mardi, puis nouvelle remontée jusqu’à la fin de la semaine. La principale incertitude concerne désormais l’intensité exacte de cette seconde hausse et sa répartition entre les régions.

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Endoscopie digestive : Pourquoi la Tunisie fait venir des experts de l’hôpital de Sheffield

19. August 2026 um 10:10

Des experts de l’hôpital de Sheffield participent, du 17 au 19 août, à une formation consacrée aux techniques avancées d’endoscopie digestive à l’hôpital universitaire Mongi Slim de La Marsa. Si l’information peut donner l’impression que la Tunisie cherche à rattraper un retard, la réalité est plus nuancée : le pays dispose déjà d’une expertise dans ce domaine et cherche surtout à renforcer ses compétences sur des techniques particulièrement spécialisées.

Pourquoi Sheffield ?

Le choix de l’établissement britannique n’est pas anodin. Le service d’endoscopie de Sheffield figure parmi les 20 centres d’excellence de la World Endoscopy Organization (WEO) dans le monde et parmi les deux seuls centres britanniques bénéficiant de cette reconnaissance.

Son activité témoigne d’un niveau de spécialisation élevé, avec notamment plus de 10.000 gastroscopies, 7500 coloscopies, environ 1200 CPRE et 560 écho-endoscopies réalisées chaque année.

Il ne s’agit donc pas, pour les équipes tunisiennes, d’apprendre les bases de l’endoscopie digestive. L’enjeu se situe davantage dans la maîtrise et la standardisation de techniques diagnostiques et thérapeutiques avancées, ainsi que dans l’actualisation des pratiques.

La Tunisie dispose déjà d’une expertise

Cette coopération prend d’autant plus de sens que la Tunisie cherche elle-même à devenir un pôle régional dans ce domaine.

La World Endoscopy Organization a identifié le pays comme un partenaire prometteur pour le développement de la formation en endoscopie digestive en Afrique. En 2026, un programme soutenu notamment par la JICA prévoit ainsi des sessions de formation à Nabeul destinées à des professionnels africains, avec l’intervention d’équipes tunisiennes.

Le paradoxe est donc intéressant : la Tunisie reçoit des experts britanniques tout en commençant elle-même à transmettre son savoir-faire à d’autres pays africains.

L’endoscopie moderne dépasse largement la simple exploration de l’estomac ou du côlon. Elle comprend notamment l’écho-endoscopie, la CPRE et différentes techniques interventionnelles et thérapeutiques complexes.

À ce niveau, la performance ne dépend pas uniquement de la disponibilité du matériel. Elle repose aussi sur la sélection des patients, les protocoles, la qualité du geste, l’interprétation des examens et la capacité à prévenir ou traiter les complications.

C’est précisément ce type de perfectionnement que permettent les échanges avec des centres internationaux à forte activité.

Une coopération qui révèle une montée en gamme

Il serait donc trompeur de présenter cette formation comme la preuve d’un retard tunisien en endoscopie digestive.

Elle témoigne plutôt d’une volonté de faire progresser une expertise déjà existante vers les standards les plus avancés, en confrontant les pratiques locales à celles de centres internationaux de référence.

Le mouvement est d’ailleurs désormais dans les deux sens : Sheffield apporte son expertise en Tunisie, tandis que des équipes tunisiennes s’apprêtent à former des professionnels africains.

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Libye : Tunis au cœur d’un nouveau round pour débloquer le processus électoral

19. August 2026 um 09:18

Tunis accueillera jeudi 20 août une nouvelle réunion du mécanisme libyen « 4+4 », sous l’égide des Nations unies. Cette huitième session intervient après plusieurs avancées techniques sur le processus électoral, mais sans règlement politique permettant encore de transformer ces compromis en élections nationales. À travers ce nouveau round, l’enjeu est donc moins de faire dialoguer les protagonistes que de vérifier si le dialogue peut enfin produire des décisions applicables.

Un mécanisme pour contourner le blocage

Annoncée par Hanna Tetteh, représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU pour la Libye, la réunion réunira les huit membres du format « 4+4 ».

Ce mécanisme rassemble deux représentants de la Chambre des représentants, deux du Haut Conseil d’État, deux du Gouvernement d’unité nationale et deux représentants du commandement militaire de l’Est. Il a été conçu comme un cadre restreint destiné à traiter certains des blocages qui empêchent la progression du processus politique.

Son intérêt tient précisément à son format : réunir autour d’une même table des acteurs issus des principales structures rivales, alors que le dialogue politique plus large peine à produire un compromis définitif.

Des compromis, mais toujours pas de scrutin

Les réunions précédentes ont permis des avancées, notamment sur certains aspects du cadre électoral. Début août, le comité est également parvenu à un accord sur un mécanisme de désignation du président de la Haute Commission nationale électorale.

Mais ces avancées techniques ne doivent pas masquer la réalité politique : la Libye n’a toujours pas réussi à créer les conditions nécessaires à l’organisation d’élections nationales acceptées par les principales parties. C’est là que se situe le véritable défi de la réunion de jeudi.

Le problème libyen n’est plus l’absence de mécanismes de dialogue. Les formats se multiplient, les discussions se poursuivent et certains compromis sont trouvés. Le verrou se situe désormais dans la capacité des institutions et des forces rivales à accepter des règles communes et à renoncer à une partie de leurs intérêts propres.

Le temps presse

Devant le Conseil de sécurité, Hanna Tetteh a également alerté sur la fragilisation des infrastructures et la dégradation des services publics, notamment dans le secteur de l’électricité.

Ce constat rappelle que l’impasse politique n’est pas une question abstraite réservée aux institutions. Elle a des conséquences directes sur le fonctionnement de l’État et sur la vie quotidienne des Libyens.

La multiplication des difficultés économiques et sociales renforce ainsi la pression sur les acteurs politiques. Mais elle souligne également le risque d’un nouveau cycle de discussions sans débouché concret.

Tunis, plus qu’un lieu de réunion

La tenue de cette nouvelle session dans la capitale tunisienne confirme le rôle que Tunis continue de jouer comme espace de médiation et de dialogue dans le dossier libyen.

Mais le véritable indicateur de réussite ne sera pas le nombre de réunions organisées ni même l’annonce de nouveaux compromis.

Il sera de savoir si le « 4+4 » peut contribuer à franchir le dernier obstacle : passer du compromis technique à l’accord politique susceptible d’ouvrir réellement la voie aux élections.

Pour l’ONU comme pour les Libyens, c’est désormais là que se joue la crédibilité de ce processus.

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Tunisie – Météo : Jusqu’à 43°C dans le Sud, le sirocco maintient la chaleur

19. August 2026 um 08:39

La chaleur restera bien installée ce mercredi 19 août en Tunisie, avec des températures maximales comprises entre 31°C et 43°C. Les régions côtières et les hauteurs seront relativement épargnées, tandis que les températures grimperont jusqu’à 41°C dans plusieurs régions intérieures et à 43°C à Tozeur sous l’effet du sirocco.

Une chaleur plus marquée à l’intérieur

Selon les prévisions de l’Institut national de la météorologie (INM), le ciel sera peu nuageux sur l’ensemble du pays.

Les températures maximales varieront entre 31°C et 36°C sur les régions côtières et les hauteurs, tandis qu’elles atteindront 37°C à 41°C dans le reste du pays.

Le Sud-ouest connaîtra les températures les plus élevées, avec un maximum de 43°C attendu à Tozeur, où le sirocco contribuera à accentuer la sensation de chaleur.

Des vents plus soutenus sur les côtes

Le vent soufflera de secteur nord sur le Nord et le Centre et de secteur est dans le Sud. Il sera relativement fort près des côtes, alors qu’il restera faible à modéré à l’intérieur du pays.

La mer sera agitée au Nord et peu agitée sur les autres côtes.

La journée s’annonce ainsi contrastée entre des températures plus modérées sur le littoral et les hauteurs et une chaleur nettement plus forte dans les régions intérieures, particulièrement dans le Sud-ouest.

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Retraites, santé, couverture sociale : La Tunisie ouvre le chantier de la grande réforme

19. August 2026 um 08:29

Le gouvernement vient d’ouvrir un chantier qui pourrait redessiner en profondeur le système de protection sociale. Retraites, couverture sociale, assurance maladie, gouvernance des caisses et numérisation sont désormais réunies dans une même démarche de réforme. Mais derrière l’ambition affichée, les principales questions restent encore ouvertes : quels changements pour les assurés, quel effort pour les cotisants et surtout quel financement pour cette nouvelle architecture ?

Changer d’échelle

Réunie mardi 18 août à la Kasbah, une séance de travail ministérielle consacrée à la réforme de la sécurité sociale a débouché sur une décision claire : la préparation immédiate des textes relatifs aux réformes structurelles.

Le gouvernement entend ainsi dépasser les ajustements ponctuels pour engager une révision globale du système. Le constat avancé est celui d’un modèle confronté à des transformations profondes : vieillissement de la population, évolution du marché du travail, progression du secteur informel, développement du travail indépendant et apparition de nouvelles formes d’activité.

Le système de protection sociale doit donc, selon l’exécutif, être adapté à une réalité qui n’est plus celle dans laquelle ses principaux mécanismes ont été conçus.

Les travailleurs hors radar

L’un des axes les plus révélateurs concerne les catégories qui restent insuffisamment couvertes.

Le gouvernement cite notamment les travailleurs du secteur informel, les actifs agricoles et de la pêche, les indépendants ainsi que les travailleurs des plateformes et des nouveaux métiers.

L’enjeu est majeur : étendre la protection sociale sans appliquer mécaniquement à ces catégories les règles conçues pour le salariat traditionnel.

Il faudra donc imaginer des modalités d’affiliation et de contribution adaptées à des revenus parfois irréguliers, simplifier les procédures et rapprocher les services des bénéficiaires.

Cette extension de la couverture pourrait également constituer un enjeu financier pour les caisses sociales, en élargissant à terme leur base de cotisants.

Les retraites restent le dossier sensible

La réforme des retraites figure bien au cœur du projet. Le communiqué évoque une révision globale et structurelle destinée à adapter les régimes aux évolutions démographiques, économiques et professionnelles. Mais aucune mesure précise n’est encore annoncée, selon le communiqué de la Présidence du Gouvernement.

Pas de nouvel âge légal de départ à la retraite, pas de modification annoncée de la durée de cotisation, pas de changement détaillé du calcul des pensions ni des taux de contribution.

Cette prudence n’est pas anodine. Toute réforme des retraites touche directement l’équilibre entre générations, le niveau de revenu des retraités et la capacité contributive des actifs.

Le gouvernement privilégie donc, à ce stade, le principe d’une mise en œuvre progressive, fondée sur les études et diagnostics déjà réalisés.

Santé et sécurité sociale : rapprocher deux mondes

Autre dimension importante : la réforme ne s’arrêtera pas aux caisses sociales.

L’exécutif veut renforcer l’articulation entre protection sociale et système de santé, notamment dans la prise en charge des soins et des médicaments. Une meilleure coordination entre caisses, structures sanitaires et prestataires est recherchée, avec l’objectif d’améliorer l’accès aux services et leur qualité.

Le gouvernement entend également soutenir la production pharmaceutique locale de médicaments essentiels et de vaccins, dans une logique de renforcement de la sécurité sanitaire du pays.

La numérisation constitue enfin un autre pilier du projet : modernisation de l’identifiant social, digitalisation des services, traitement plus rapide des demandes et poursuite de la numérisation du dossier médical.

Le financement, grande inconnue

C’est ici que commence la partie la plus délicate.

Élargir la couverture sociale, améliorer les prestations, moderniser les caisses et renforcer la prise en charge sanitaire nécessitera des ressources et des arbitrages. Or, le communiqué ne fournit pour l’instant aucune donnée financière ni calendrier détaillé permettant de mesurer l’ampleur de l’effort attendu.

Le gouvernement annonce une première phase de mesures urgentes, suivie de réformes à court et moyen terme, tandis que les transformations structurelles seront conduites progressivement.

L’ambition est donc désormais posée. Reste le passage décisif du principe à l’acte.

La véritable portée de cette réforme se mesurera moins aux annonces générales qu’aux textes qui seront prochainement présentés : c’est là que se révéleront les gagnants, les contributeurs supplémentaires et les efforts demandés aux assurés.

Pour l’heure, la Tunisie vient surtout de franchir une première étape : celle de la décision politique de s’attaquer simultanément aux retraites, à la couverture sociale, à la santé et à la gouvernance du système. Le chantier est ouvert. Le débat, lui, ne fait que commencer.

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Empfangen — 18. August 2026 Actualités Tunisie webdo.tn

Transferts des Tunisiens à l’étranger : Une manne financière encore peu orientée vers l’investissement

18. August 2026 um 13:15

Les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger constituent l’une des principales sources de devises du pays. En hausse régulière, ces flux soutiennent les revenus des familles et contribuent aux équilibres extérieurs. Mais derrière ces milliards de dinars se pose une question stratégique : comment transformer une partie de cette épargne en investissement productif ?

Des milliards de dinars injectés dans l’économie

Les transferts des Tunisiens à l’étranger ont atteint 8,7616 milliards de dinars en 2025, contre 8,2626 milliards en 2024, soit une progression proche de 6%. La tendance s’est poursuivie en 2026 : ils ont atteint 4,7452 milliards de dinars au 10 juillet, contre 4,5151 milliards à la même période de 2025, soit une hausse de 230,1 millions de dinars.

Le poids de ces flux est loin d’être négligeable. Selon la Banque mondiale, les transferts personnels reçus par la Tunisie représentaient 6,3% du PIB en 2024. Ils constituent ainsi, avec les recettes touristiques, une source essentielle de devises pour le pays.

Une épargne qui reste largement tournée vers la consommation

Ces transferts jouent avant tout un rôle social. Ils permettent aux familles de financer leurs dépenses courantes, le logement, les études ou encore les soins. Une fonction indispensable, mais qui limite mécaniquement leur impact sur la croissance lorsqu’ils sont principalement consacrés à la consommation.

Le véritable enjeu consiste donc à orienter une partie de cette épargne vers l’investissement : PME, activités industrielles et de services, start-up ou projets régionaux créateurs d’emplois.

Le gouverneur de la Banque centrale, Fethi Zouhair Nouri, soulignait déjà en mai 2025 la nécessité d’intégrer davantage ces ressources à l’économie nationale sous forme de projets d’investissement. Il estimait alors à environ 120 dollars par mois le transfert moyen d’un Tunisien résidant à l’étranger, contre 200 dollars au niveau mondial.

Le Maroc et l’Égypte montrent l’ampleur du potentiel

Les chiffres régionaux donnent une idée de l’importance de cette manne. En Égypte, les transferts ont atteint 43,1 milliards de dollars entre juillet 2025 et mai 2026, en hausse de 31,2% sur un an.

Au Maroc, ils se sont élevés à 61,48 milliards de dirhams au premier semestre 2026, contre 55,95 milliards un an auparavant. Sur l’ensemble de 2025, ils avaient atteint 122,02 milliards de dirhams.

À l’échelle mondiale, la Banque mondiale estime à 685 milliards de dollars les transferts reçus par les pays à revenu faible et intermédiaire en 2024.

Transformer une manne en levier de croissance

Pour la Tunisie, le défi n’est donc plus de démontrer l’importance de sa diaspora. Il consiste à créer les conditions permettant de convertir une partie de ses ressources financières en capital productif.

Procédures simplifiées, projets clairement identifiés, mécanismes de financement adaptés et climat de confiance sont autant de conditions nécessaires.

Car les Tunisiens de l’étranger apportent bien plus que des devises : ils disposent aussi de compétences, d’expériences et de réseaux internationaux. Mieux connecter ces ressources à l’économie nationale permettrait de faire des transferts non plus seulement un soutien aux équilibres extérieurs, mais un véritable moteur d’investissement et de création d’emplois.

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Douane tunisienne : Un nouveau système numérique pour gérer l’origine des marchandises

18. August 2026 um 12:30

La Tunisie poursuit la digitalisation de ses procédures douanières avec le lancement des travaux techniques d’un système électronique intégré consacré aux règles d’origine. Mené dans le cadre de la coopération tuniso-sud-coréenne et financé par la Corée du Sud, le projet doit permettre à terme de mieux déterminer l’origine des marchandises et d’appliquer plus précisément les avantages douaniers prévus par les accords commerciaux.

Un outil pour déterminer l’origine des produits

Derrière l’appellation technique de « système électronique intégré d’origine » se trouve un dispositif destiné à simplifier la gestion d’une question essentielle dans le commerce international : déterminer l’origine réelle d’une marchandise.

Dans le cadre d’un accord de libre-échange, l’origine d’un produit ne correspond pas nécessairement au pays depuis lequel il est expédié. Elle dépend de règles précises liées notamment à la composition du produit, à la provenance des matières utilisées, à leur valeur ou encore au degré de transformation réalisé.

Cette détermination est importante puisque les marchandises répondant aux critères prévus peuvent bénéficier de droits de douane préférentiels, voire d’exonérations selon l’accord concerné.

Vers une gestion numérique des règles d’origine

Le futur système doit permettre aux opérateurs économiques et à la Douane tunisienne de gérer électroniquement les informations relatives à l’origine des marchandises, rapporte l’Agence TAP.

Pour les entreprises, l’objectif est de faciliter les démarches liées au commerce extérieur et la justification de l’origine de leurs produits. Pour la Douane, il s’agit notamment de disposer d’un outil permettant de vérifier plus efficacement si une marchandise remplit les conditions nécessaires pour bénéficier d’un régime préférentiel.

La digitalisation doit également contribuer à une meilleure traçabilité, à davantage de transparence et à une réduction des traitements administratifs et des risques d’erreur.

Une coopération tuniso-sud-coréenne

Le projet s’inscrit dans le cadre de la coopération technique entre la Douane tunisienne et son homologue sud-coréenne. Son financement est assuré par la Corée du Sud.

Une première rencontre avait eu lieu en avril 2026 pour établir un diagnostic et identifier les besoins techniques nécessaires à la préparation du système.

Les travaux actuellement engagés constituent une nouvelle étape. Ils se poursuivront jusqu’au 18 septembre 2026, avec pour objectif de finaliser la préparation des aspects techniques nécessaires à la mise en place du dispositif.

Une précision est toutefois essentielle : le système n’est pas encore opérationnel. Les travaux lancés concernent sa préparation technique et sa future mise en place.

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Sections préparatoires : Les inscriptions en ligne ouvertes pour les enfants nés en 2021

18. August 2026 um 12:02

Les inscriptions à distance aux sections préparatoires pour l’année scolaire 2026-2027 ont débuté ce mardi 18 août 2026 à midi. Cette opération concerne les enfants nés en 2021 et s’adresse aux familles souhaitant inscrire leurs enfants dans les écoles primaires publiques ou privées, les jardins d’enfants ainsi que les kouttabs. Les parents disposent jusqu’au vendredi 28 août pour effectuer les démarches en ligne sur la plateforme officielle du ministère de l’Éducation.

Une procédure entièrement à distance

Selon un communiqué conjoint des ministères de l’Éducation, de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées, et des Affaires religieuses, les inscriptions sont ouvertes depuis ce mardi à 12 heures.

Les parents ou tuteurs concernés doivent effectuer l’inscription à travers la plateforme viescolaire.education.tn, dédiée aux services de la vie scolaire du ministère de l’Éducation.

L’opération se poursuivra jusqu’au 28 août 2026, date limite fixée pour l’enregistrement des enfants concernés.

Plusieurs structures d’accueil concernées

Le dispositif ne se limite pas aux seules écoles primaires. Les enfants nés en 2021 peuvent être inscrits dans les écoles primaires publiques et privées, mais également dans les jardins d’enfants et les kouttabs proposant des sections préparatoires.

Cette organisation vise à faciliter l’accès des enfants à cette étape préscolaire et à permettre aux familles d’accomplir les formalités sans avoir à se déplacer auprès des établissements.

Une étape avant l’entrée à l’école

Les sections préparatoires constituent une étape importante dans le parcours éducatif de l’enfant. Elles permettent notamment de préparer progressivement les enfants à leur future intégration dans l’enseignement primaire, à travers des activités éducatives adaptées à leur âge.

Avec l’ouverture anticipée des inscriptions en ligne, les autorités misent également sur la simplification des démarches administratives et sur une meilleure organisation des affectations pour la prochaine année scolaire.

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Gafsa : Un agent de sécurité meurt lors d’une opération contre le trafic de drogue

18. August 2026 um 11:27

Un agent de la brigade de lutte contre les stupéfiants de Kasserine a trouvé la mort lundi 17 août à Gafsa, lors d’une opération visant un appartement soupçonné d’être utilisé pour le trafic de drogue. Ramzi Mhamdi a été grièvement blessé après une chute du toit d’un immeuble au cours de l’intervention. Malgré son transfert en urgence à l’hôpital régional de Gafsa, il a succombé à ses blessures.

Une opération dans le centre-ville de Gafsa

L’intervention s’est déroulée dans l’un des quartiers du centre-ville de Gafsa, dans le cadre d’une opération sécuritaire destinée à démanteler une activité présumée de trafic de stupéfiants.

Selon des sources sécuritaires, les forces de l’ordre ont procédé à la perquisition d’un appartement qui aurait été utilisé par des individus impliqués dans ce trafic. Deux suspects ont été arrêtés au cours de l’opération, rapporte Mosaique fm.

Une lutte antidrogue qui se veut plus offensive

Cette intervention s’inscrit dans un contexte de renforcement affiché de la lutte contre le trafic de stupéfiants en Tunisie. Les autorités multiplient les opérations ciblées contre les réseaux de trafic et cherchent également à adapter l’arsenal juridique face à l’évolution du phénomène.

En juin 2026, des représentants du ministère de l’Intérieur auditionnés par l’Assemblée des représentants du peuple avaient notamment souligné la progression du trafic et de la consommation de drogues, dans le cadre de l’examen d’une réforme de la loi n°92-52 relative aux stupéfiants.

Les chiffres des saisies témoignent par ailleurs de l’ampleur de la mobilisation. Au cours du premier semestre 2026, les services de la Douane ont saisi plus de 214 kilogrammes de stupéfiants, dont 78,4 kilogrammes de cocaïne et 134,5 kilogrammes de cannabis, ainsi que près de 180 000 comprimés stupéfiants.

Une chute après l’attaque d’un chien

Lors de l’intervention, Ramzi Mhamdi aurait été surpris et attaqué par un chien particulièrement agressif, que les suspects auraient utilisé pour tenter d’entraver l’intervention des forces de sécurité.

Au cours de l’intervention, l’agent a chuté du toit de l’immeuble, subissant de graves blessures, notamment à la tête. Rapidement pris en charge par ses collègues, il a été transporté vers l’hôpital régional de Gafsa dans un état critique.

Malgré les soins prodigués par les équipes médicales, Ramzi Mhamdi n’a pas survécu à ses blessures.

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